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SUJET: Production Et Consommation de Porc Dans La Sous-Préfecture de Korhogo

L'étude analyse la production et la consommation de porc dans la sous-préfecture de Korhogo, en Côte d'Ivoire, mettant en lumière les dynamiques socio-économiques et les contraintes culturelles qui influencent ces pratiques. Bien que l'élevage porcin soit une source de revenus pour certains ménages, sa consommation est limitée par des facteurs socioculturels et religieux. L'objectif est de mieux comprendre les réalités locales et d'identifier les potentialités et les obstacles à la filière porcine dans cette région.

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SUJET: Production Et Consommation de Porc Dans La Sous-Préfecture de Korhogo

L'étude analyse la production et la consommation de porc dans la sous-préfecture de Korhogo, en Côte d'Ivoire, mettant en lumière les dynamiques socio-économiques et les contraintes culturelles qui influencent ces pratiques. Bien que l'élevage porcin soit une source de revenus pour certains ménages, sa consommation est limitée par des facteurs socioculturels et religieux. L'objectif est de mieux comprendre les réalités locales et d'identifier les potentialités et les obstacles à la filière porcine dans cette région.

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SUJET : Production et consommation de porc dans la sous-préfecture de

Korhogo

1. Introduction

La viande est une excellente source protéique pour l’alimentation humaine (Lecerf, 2014). Le
porc vient en deuxième position mondiale après le bœuf pour la consommation de sa viande
(FAO, 2012). La Côte d’Ivoire ne produit que 8 300 tonnes et importe 23 800 tonnes de
viande de porc pour la consommation locale. Toutefois, le secteur de l’élevage dans sa
généralité occupe une place stratégique dans l’économie nationale. En effet, il contribue de
manière significative à la sécurité alimentaire et constitue une source importante de revenus
pour de nombreux ménages. l’élevage porcin en particulier, connaît, depuis quelques années,
un développement progressif. Cette évolution s’explique notamment par sa rentabilité, son
cycle de production relativement court et la demande croissante en protéines animales.

La production et la consommation du porc renvoient à l’ensemble des activités liées à


l’élevage, à la transformation et à l’utilisation de la viande porcine par les populations. Elles
traduisent ainsi non seulement les pratiques des producteurs, mais aussi les circuits de
distribution et les habitudes alimentaires des consommateurs. Cependant, ces dynamiques ne
s’expriment pas de la même façon partout ; elles varient selon les contextes territoriaux et les
réalités locales. C’est dans cette perspective que s’inscrit la sous-préfecture de Korhogo,
située au nord de la Côte d’Ivoire. Dans cette localité, la filière porcine occupe une place
paradoxale. En effet, si l’élevage porcin constitue une source de revenus non négligeable pour
certains ménages, sa consommation demeure relativement limitée en raison de considérations
socioculturelles et religieuses. Dès lors, une question centrale se pose : comment s’organisent
la production et la consommation du porc dans la sous-préfecture de Korhogo et quels sont les
facteurs qui influencent ces pratiques ? L’analyse de cette problématique vise à mieux
comprendre les réalités locales de la filière porcine.

2. Intérêt

L’intérêt de cette étude est à la fois scientifique, économique et social. Sur le plan
scientifique, elle contribue à une meilleure compréhension des dynamiques spatiales et socio-
économiques de l’élevage porcin en milieu urbain et périurbain. En effet, en analysant les
formes d’organisation de la production et de la consommation du porc, cette recherche permet
d’enrichir les travaux existants en géographie rurale, en géographie économique ainsi qu’en

1
développement local, tout en apportant des données empiriques issues d’une enquête de
terrain.

Sur le plan économique, la filière porcine apparaît comme une activité génératrice de revenus
pour de nombreux acteurs, notamment les producteurs, les commerçants et les
transformateurs. Ainsi, cette étude permet non seulement d’identifier les potentialités
économiques de la production porcine dans la sous-préfecture de Korhogo, mais aussi de
mettre en évidence les contraintes qui limitent son développement et sa rentabilité.

Enfin, sur le plan social, l’analyse des pratiques de consommation du porc offre un éclairage
sur les comportements alimentaires des populations locales. Elle permet de mieux comprendre
les facteurs socioculturels, religieux et économiques qui influencent la demande, contribuant
ainsi à une lecture plus fine des interactions entre société, culture et espace.

3. Objectifs et hypothèses de l’étude


a) Les objectifs
 Objectif général

Analyser les systèmes de production et les modes de consommation du porc dans la sous-
préfecture de Korhogo.

 Objectifs spécifiques
- Identifier les zones de concentration des activités de production de porc dans la sous-
préfecture de Korhogo
- Examiner la structure de la filière porcine dans la sous-préfecture de Korhogo
- Etudier les fréquences de consommation et contraintes liées à la consommation du
porc dans la sous-préfecture de Korhogo

b) Les hypothèses
 Hypothèse générale

La filière porcine à Korhogo est portée par une dynamique de production périurbaine
croissante, mais son efficacité économique et son intégration sur le marché sont limitées par
une organisation informelle et des barrières socio sanitaires au niveau de la consommation.

 Hypothèses spécifiques

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- L'activité de production porcine sont concentré dans les zones périphériques de
Korhogo
- La filière porcine est structurée de manière atomisée et informelle.
- La fréquence de consommation du porc est dictée par le pouvoir d'achat, mais elle
reste fortement contrainte par les interdits religieux et les préoccupations liées à la
sécurité sanitaire de la viande de porc.

4. Revue de littérature

a. La production porcine en Afrique : caractéristiques générales et contraintes

La production porcine en Afrique est majoritairement assurée par de petits exploitants


évoluant dans des systèmes extensifs ou semi-intensifs, caractérisés par une faible technicité
et une intégration limitée aux marchés formels. Selon Joseph K. Ali (2024, pp. 1-3), l’élevage
porcin africain repose principalement sur des exploitations familiales, avec des effectifs
réduits et une alimentation peu contrôlée, souvent constituée de résidus agricoles et de déchets
ménagers. Cette situation limite fortement la productivité et la rentabilité des élevages.
L’auteur souligne également que l’Afrique ne représente qu’environ 4,6 % du cheptel porcin
mondial, ce qui traduit un retard structurel de la filière par rapport à d’autres régions du
monde.

Par ailleurs, la production porcine est confrontée à des contraintes sanitaires majeures,
notamment la peste porcine africaine, identifiée comme l’un des principaux freins au
développement du secteur. Ali (2024, pp. 4-6) montre que les épizooties entraînent non
seulement des pertes massives de cheptel, mais aussi une méfiance des éleveurs vis-à-vis de
l’investissement dans cette activité. Ces éléments permettent de comprendre la vulnérabilité
des systèmes porcins locaux et servent de cadre d’analyse pour les réalités observées dans les
pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire.

b. La production porcine en Côte d’Ivoire : dynamique nationale et insuffisance


structurelle

En Côte d’Ivoire, la production porcine demeure marginale par rapport aux besoins nationaux
en protéines animales. D’après le rapport conjoint de la FAO et du Ministère des Ressources

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Animales et Halieutiques (MIRAH, 2020, pp. 12-15), la production nationale de viande
porcine est largement insuffisante pour satisfaire la demande intérieure. Les auteurs estiment
que les besoins annuels dépassent 60 000 tonnes, tandis que la production locale n’en couvre
qu’environ 17 %, créant ainsi un déficit structurel important.

Ce déficit est accentué par les crises sanitaires récurrentes, notamment la peste porcine
africaine, qui a provoqué depuis les années 1990 une réduction significative des effectifs
porcins, particulièrement dans les régions septentrionales du pays. Le rapport FAO-MIRAH
(2020, pp. 18-20) précise que ces crises ont entraîné l’abandon de l’activité par de nombreux
éleveurs et une stagnation durable de la filière. Ainsi, la production porcine ivoirienne reste
peu modernisée, faiblement structurée et incapable de répondre à la croissance de la demande,
ce qui justifie l’intérêt scientifique d’une étude localisée dans une sous-préfecture comme
Korhogo.

c. La consommation de viande porcine en Côte d’Ivoire : évolution et dépendance aux


importations

La consommation de viande porcine en Côte d’Ivoire connaît une progression constante,


portée par l’urbanisation, l’évolution des habitudes alimentaires et la recherche de sources de
protéines relativement accessibles. Selon Agence Ecofin (2025, pp. 2-4), la viande porcine
constitue la deuxième viande la plus consommée après le bœuf, notamment sous forme de
porc braisé et de produits transformés. Cependant, cette augmentation de la consommation
n’est pas accompagnée d’une hausse proportionnelle de la production nationale.

Face à cette situation, les importations jouent un rôle central dans l’approvisionnement du
marché ivoirien. D’après Sikafinance (2026, pp. 1-3), la Côte d’Ivoire est devenue le
deuxième importateur africain de viande porcine en provenance du Brésil, avec des volumes
en forte croissance depuis 2019. Cette dépendance aux importations révèle la faiblesse de la
filière locale et accentue la concurrence entre production nationale et produits étrangers,
souvent moins coûteux. Ce contexte national permet d’éclairer les pratiques de consommation
observées à l’échelle locale, notamment dans les centres urbains et semi-urbains du Nord
ivoirien.

d. Facteurs socio-économiques et spatiaux de la consommation de porc

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La consommation de viande porcine est étroitement liée aux facteurs socio-économiques,
notamment le niveau de revenu, le cadre de vie et les pratiques culturelles. Selon l’Analyse
Pays – Côte d’Ivoire (2025, pp. 27-30), la consommation annuelle moyenne de viande est
estimée à environ 13 kg par habitant, dont 4,2 kg de viande porcine. Ce rapport souligne que
la consommation est plus élevée dans les zones urbaines, où les ménages disposent d’un
pouvoir d’achat relativement plus important et d’un accès facilité aux marchés.

Ces dynamiques révèlent également une dimension spatiale importante : les zones rurales
assurent une partie de la production tandis que les centres urbains concentrent l’essentiel de la
consommation. Cette dissociation entre lieux de production et lieux de consommation
contribue à une organisation territoriale spécifique des flux de viande porcine. Dans ce cadre,
l’étude de la sous-préfecture de Korhogo permet d’analyser comment s’articulent production
locale, circuits de commercialisation et pratiques de consommation dans un espace régional
en mutation.

e. Synthèse critique et justification de l’étude à Korhogo

L’analyse de la littérature montre que la production porcine en Afrique et en Côte d’Ivoire


reste marquée par des contraintes structurelles, sanitaires et organisationnelles, tandis que la
consommation connaît une croissance soutenue. Les travaux de Ali (2024), de la FAO-
MIRAH (2020) et des analyses économiques récentes (Agence Ecofin, 2025 ; Sikafinance,
2026) convergent pour souligner un déséquilibre persistant entre l’offre locale et la demande
nationale.

Cependant, la plupart de ces études adoptent une approche macro-économique ou nationale,


laissant peu de place aux analyses locales et territorialisées. Les données spécifiques sur des
espaces comme la sous-préfecture de Korhogo restent rares, voire inexistantes. Cette lacune
scientifique justifie la présente étude, qui vise à analyser les logiques locales de production et
de consommation de porc, ainsi que leurs implications spatiales et socio-économiques. Ainsi,
l’étude contribue à enrichir la littérature existante par une approche géographique ancrée dans
les réalités locales.

5. Enoncé de deux théorie et son rapport avec le sujet


 La théorie des systèmes de production agricole

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Énoncé de la théorie

La théorie des systèmes de production agricole considère l’activité agricole comme un


système organisé, composé d’éléments interdépendants tels que les acteurs (éleveurs), les
moyens de production (terre, cheptel, main-d’œuvre, capital), les techniques utilisées et
l’environnement socio-économique. Selon Jean-Marc Jouve (1992) et Marcel Mazoyer et
Laurence Roudart (2006), la performance d’un système de production dépend de la cohérence
entre ces éléments et de sa capacité à s’adapter aux contraintes naturelles, économiques et
sociales. Cette théorie met l’accent sur les logiques de fonctionnement interne des
exploitations et sur les interactions entre production, ressources disponibles et stratégies des
producteurs.

Rapport avec le sujet

Appliquée à la production et à la consommation de porc dans la sous-préfecture de Korhogo,


cette théorie permet d’analyser les modalités locales de l’élevage porcin. Elle aide à
comprendre comment les éleveurs organisent la production (choix des races, alimentation,
soins vétérinaires, taille des élevages) en fonction des contraintes locales telles que le climat,
l’accès aux intrants, les risques sanitaires et les ressources financières limitées. Elle permet
également d’expliquer les faibles niveaux de production observés et la prédominance des
systèmes extensifs. Ainsi, cette théorie offre un cadre analytique pertinent pour étudier les
dysfonctionnements du système de production porcine et leurs répercussions sur l’offre locale
destinée à la consommation.

 La théorie de l’offre et de la demande (théorie du marché)

Énoncé de la théorie

La théorie de l’offre et de la demande repose sur l’idée que les quantités produites et
consommées d’un bien dépendent de l’interaction entre les producteurs et les consommateurs
sur le marché. Selon Alfred Marshall (1890), le prix d’un produit résulte de l’équilibre entre
l’offre, qui dépend des coûts de production et des capacités productives, et la demande,
influencée par le revenu, les préférences culturelles et le prix des produits substituables. Cette
théorie permet d’expliquer les situations de pénurie, de surplus ou de dépendance aux
importations lorsqu’un déséquilibre persiste entre l’offre et la demande.

Rapport avec le sujet


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Dans la sous-préfecture de Korhogo, cette théorie permet d’interpréter le déséquilibre entre la
production locale de porc et la consommation croissante. La demande de viande porcine,
stimulée par les habitudes alimentaires et l’urbanisation, dépasse largement l’offre issue des
élevages locaux. Cette situation entraîne une hausse des prix ou un recours à des produits
importés ou provenant d’autres régions. L’analyse de l’offre et de la demande permet ainsi de
comprendre les mécanismes économiques qui structurent les circuits de commercialisation du
porc à Korhogo et de mettre en évidence les limites de la production locale face à une
demande en constante évolution.

6. Méthodologie de l’étude et collecte de données

La présente étude adoptera une approche méthodologique mixte, combinant des données
qualitatives et quantitatives, afin d’analyser de manière approfondie les dynamiques de
production et de consommation de porc dans la sous-préfecture de Korhogo. La collecte des
données s’appuiera sur des sources secondaires et primaires, complétées par une stratégie
d’échantillonnage adaptée aux réalités du terrain.

 Sources de données secondaires

Les données secondaires ont été mobilisées afin de construire le cadre théorique, d’éclairer le
contexte national et régional de la filière porcine et de situer la zone d’étude. Elles
proviendront essentiellement de documents institutionnels, d’ouvrages scientifiques et de
publications académiques. Il s’agit notamment des rapports du Ministère des Ressources
Animales et Halieutiques (MIRAH), des publications de la FAO, des données statistiques de
l’Institut National de la Statistique (INS) ainsi que d’articles scientifiques portant sur la
production animale et la consommation de viande en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.
Ces sources ont permis de mieux comprendre l’évolution de la production porcine, les
contraintes sanitaires, les tendances de consommation et le poids économique de la filière,
tout en identifiant les insuffisances documentaires à l’échelle locale, justifiant ainsi l’intérêt
de l’étude de terrain dans la sous-préfecture de Korhogo.

 Sources de données primaires

Les données primaires seront collectées directement sur le terrain dans la sous-préfecture de
Korhogo afin de saisir les réalités locales de la production et de la consommation de porc.

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Cette collecte reposera principalement sur des enquêtes par questionnaire, des entretiens semi-
directifs et des observations directes.

Les questionnaires seront administrés aux éleveurs de porcs afin de recueillir des informations
relatives aux systèmes d’élevage, aux effectifs, aux pratiques alimentaires, aux difficultés
rencontrées et aux circuits de commercialisation. Par ailleurs, des enquêtes seront menées
auprès des consommateurs et des commerçants de viande porcine sur les marchés afin
d’identifier les habitudes de consommation, la fréquence d’achat, les préférences et la
perception des prix.

Les entretiens semi-directifs concerneront certains acteurs clés tels que les responsables
locaux de l’élevage, les vétérinaires ou les leaders communautaires, afin d’approfondir
l’analyse des contraintes structurelles et organisationnelles de la filière porcine. L’observation
directe permettra de compléter les données recueillies, notamment en ce qui concerne les
conditions d’élevage, d’abattage et de vente de la viande porcine.

 Échantillonnage

L’échantillonnage sera réalisé selon une méthode raisonnée et empirique, tenant compte de la
disponibilité des acteurs et de la diversité des pratiques observées dans la zone d’étude. Les
enquêtés seront sélectionnés dans différents quartiers et localités de la sous-préfecture de
Korhogo afin d’assurer une représentativité spatiale minimale.

L’échantillon sera composé principalement d’éleveurs de porcs, de commerçants de viande


porcine et de consommateurs. Ce choix permettra de couvrir l’ensemble de la chaîne locale,
de la production à la consommation. La taille de l’échantillon sera déterminée en fonction des
contraintes de terrain, notamment le temps disponible et l’accessibilité des acteurs, tout en
veillant à la diversité des profils (âge, sexe, activité principale).

Cette stratégie d’échantillonnage visera à produire des résultats fiables et exploitables,


capables de rendre compte des dynamiques locales de la production et de la consommation de
porc dans la sous-préfecture de Korhogo.

7. Analyse de données

L’analyse des données a été réalisée à partir des informations collectées auprès des éleveurs et

des consommateurs de porc dans la sous-préfecture de Korhogo. Les données ont été traitées à

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l’aide des méthodes statistiques descriptives, notamment les effectifs, les fréquences et les
pourcentages, afin de mieux interpréter les résultats de l’enquête.

o Analyse des données sur la production de porc

Les résultats montrent que la production porcine dans la sous-préfecture de Korhogo est

majoritairement traditionnelle. La majorité des éleveurs disposent de petits effectifs de porcs,


généralement compris entre 5 et 20 têtes. La plupart des éleveurs utilisent des méthodes peu
modernisées, avec une alimentation basée sur les résidus agricoles et ménagers.
L’encadrement vétérinaire reste insuffisant, ce qui favorise l’apparition de maladies et
entraîne parfois des pertes importantes. Les données indiquent également que l’élevage porcin
constitue une activité secondaire pour une grande partie des producteurs, pratiquée en
complément de l’agriculture ou du petit commerce.

o Analyse des données sur la consommation de porc

L’analyse des données relatives à la consommation révèle que le porc est consommé de façon
irrégulière par les ménages. La fréquence de consommation dépend principalement du niveau
de revenu, du prix de la viande et des facteurs socioculturels et religieux. La consommation
est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural, notamment lors des cérémonies, des fêtes
et des événements sociaux. Les consommateurs interrogés estiment que la viande de porc est
appréciée pour son goût, mais son prix relativement élevé limite parfois son accessibilité.

o Analyse des contraintes et opportunités

Les principales contraintes identifiées à travers l’analyse des données sont :

• le coût élevé de l’alimentation animale ;

• le manque de financement ;

• les maladies animales ;

• l’insuffisance de formation des éleveurs.

Cependant, les données révèlent aussi des opportunités, notamment une demande croissante
de la viande de porc et un marché local favorable, ce qui montre que la filière porcine possède
un potentiel de développement important dans la sous-préfecture de Korhogo.

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