Guide Cphs
Guide Cphs
GUIDE
A l’usage des membres des
Commissions paritaires d’hygiène et de sécurité
et des préposes a l’hygiène et a la sécurité.
CPHS
DIRECTION DE LA PREVENTION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL
ET DES MALADIES PROFESSIONNELLES
SOMMAIRE
INTRODUCTION p3
Le microclimat p 37
Les poussières p 40
Le bruit p 43
L'éclairage p 46
Le risque électrique p 49
La prévention:
L’accident du travail; p 69
L’accident du trajet; p 69
Les maladies professionnelles. P 70
Annexes
2
Introduction
Les prérogatives de la CHS sont consignées dans le décret 05/09 du 08 Janvier 2005
relatif aux commissions paritaires et aux préposés à l'hygiène et à la sécurité (en annexe 2
du présent document), cependant, et afin de permettre à tous les intervenants de parler
un même langage: celui de la prévention, l'information et la formation dans ce domaine
doivent être clairement définis et admis également par tous.
3
Les visites d'inspection
I - Objectif et définition:
Permettant d'avoir une vue générale sur l'ensemble des lieux de travail, la visite d'inspection
organisée périodiquement a pour principal objectif d'évaluer et d'apprécier les risques potentiels et
d'attirer l'attention des différents services sur la nécessité d'entreprendre les travaux, réparations et
aménagements utiles pour les éliminer et sauvegarder le travailleur.
• sont-elles suffisantes: du point de vue nombre par rapport aux effectifs ·employés,
Par ailleurs, la visite d'inspection et de contrôle des lieux de travail peut être effectuée : .
Pour être méthodique, cette visite doit porter sur la totalité des installations, équipements, locaux,
machines,. produits, etc...existants dans l'unité.
1 -Locaux de travail :
• éclairage :
4
1.2 -Etat des murs, des plafonds, de la toiture
murs délabrés, peintures défraichies,
plafonds avec moisissures, écaillés .
fenêtres et portes :.
vitres cassées', fermant mal (courant d'air),
fenêtres à guillotines ou châssis ouvrant, mal appropriés, risques de
chutes 'de hauteur...
portes ouvrant de l'intérieur/de l'extérieur (sortie précipitée en cas de
danger est-elle possible)
portes coupe-feu en bon état.
-en hauteur, 2 mètres et plus,
-en largeur, 0,80 mètre.
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-aux échelles de secours,
-aux interrupteurs et commandes de sécurité/secours,
-aux matériels de lutte contre le Jeu.
2 -Locaux annexes :
S'agissant des vestiaires, water-closet (W.C.), lavabos, douches; il convient de s'inquiéter à chaque
fois de leur:
• état de propreté (nettoyage régulier, fréquent, systématique),
• bon fonctionnement,
• eau courante : froide -chaude (suffisante et disponible),
• hygiène générale: chauffage, climatisation, aération, odeurs incommodes, etc...
• de leur nombre par rapport à l'effectif des travailleurs.
a) -Machines en général:
• moyen d'arrêt rapide et facilement accessible,
• état de l'appareillage électrique/
• éclairage,
• si nécessaire, protecteurs pare-éclats ou lunettes,
• dispositifs de verrouillage des organes de commande en cas d'arrêt pour
réparation ou nettoyage.
b) -Organes dangereux (courroies, volants, engrenages en mouvements, contrepoids,
clavettes, vérins pneumatiques, etc...) :
• carters: enlevés (voir le motif), à modifier, à réparer, à réaliser.
c) -Machines dangereuses:
• visite, entretien et réglage des dispositifs de sécurité et des organes condi
tionnant la sécurité,
• essais de fonctionnement des dispositifs de sécurité,
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• accès pont roulant.
d)-Machines portatives:
• tension d'alimentation ou type de matériel adapté au lieu d'emploi.
4 -Installations électriques :
/
• parties sous tension, accessibles et non protégées (interrupteurs, boites de connexion, fusibles,
etc...),
5 -Etat des:
6 -Chaines et élingues :
• marquage,
• râteliers ou tréteaux de rangement,
• chaines et élingues à réparer ou à réformer,
• examen des chainons et des torons.
7-Outillage individuel :
7
La Campagne de
Sécurité
I. Définition :
La campagne de sécurité est une action organisée au niveau de l'unité ou de l'entreprise et qui
consiste à développer d’une manière intense pendant une période courte (quelque jours à un mois,
au maximum) des moyens variés en vue d'un objectif précis et préalablement défini.
• des moyens existants au niveau de l'unité et qui doivent, si nécessaire, être préparés,
• du collectif des travailleurs ou des catégories de travailleurs pouvant être concernés par
le déroulement de la campagne de sécurité,
• des moyens supplémentaires ou de l'assistance complémentaire à rechercher après de services
ou d'institutions extérieurs à l'unité ou à l'entreprise.
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Il est important, lorsque cela est le cas, de s'enquérir suffisamment à l'avance des possibilités
d'assistance et d'entraide qui peuvent être effectuées par des organismes spécialisés.
Dans tous les cas, il est nécessaire de requérir le concours actif de l'ensemble des services de l'unité (ou de
l'entreprise) pouvant être concernés par la campagne, et en particulier les représentants des travailleurs.
2- Pendant la campagne:
Veiller au déroulement du programme de travail établi. En cas de nécessité ou d'urgence, n'hésitez pas à le
corriger. Faire le point' régulièrement sur la manière dont la campagne se déroule. Porter une attention
particulière à ce que l'ensemble des participants (ou travailleurs) soient conscients et imprégnés des objectifs de
la campagne. Dans tous les cas, sachez être à l'écoute des participants.
3- Après la campagne:
• les faiblesses dans l'organisation, la mise en œuvre des moyens, le manque d'intérêt des travailleurs pour la
campagne, le non-respect du programme, etc...
Prendre toutes dispositions utiles pour assurer le suivi des observations et des
résultats enregistrés pendant la campagne.
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L'Analyse des tâches et la
sécurité du travail
1. -Objectif recherché :
Une des bases sur lesquelles repose la protection de l'homme au travail réside dans l'analyse
du travail et particulièrement des tâches que le travailleur exécute à son poste.
Il va s'agir dans ce cadre de s'intéresser à l'ensemble des opérations que réalise le travailleur
(sans exclusion) pour déterminer si chacune des opérations (prise séparément ou combinée
avec d'autres) exécutées peut être à l'origine:
• d'un risque pour le travailleur ou bien,
• d'un risque pour plusieurs de ses collègues.
• Lorsque deux (2) travailleurs travaillent à proximité l'un de l'autre, quels risques y-a-
t-il . Rechercher dans ce cas, les risques liés aux tâches réalisées respectivement
par chaque travailleur.
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• Se représenter le travailleur pendant qu'il se déplace et voir contre quoi
il risque de se blesser.
• Peut-iI toucher des surfaces brûlantes des parties de machines non protégées
pendant leurs marche, des fils électriques mal isolés, des bords coupants,
ébréchés ?
• Y-a-t-il des substances ou des fluides corrosifs ou radioactifs.
• Peut-il y .avoir rupture soudaine de l'équilibre de quelque chose
du fait d'une traction exercée par le travailleur d'une façon ou
d'une autre?
• y -a-t-il utilisation de produits chimiques (solides, liquides ou
gazeux) pouvant donner lieu à un accident du travail ou une maladie
professionnelle.
N.B. Il est extrêmement important d'identifier non seulement ce contre quoi le travailleur
peut se heurter mais aussi comment le contact peut se passer et s'effectuer.
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la prise en charge et l'examen approfondi des doléances et des observations des travailleurs sur leurs
Chaque opération étant analysée du point de vue des risques, on recherche alors les moyens
d'éliminer ou de réduire les effets des. facteurs de risques: -élaboration de modes opératoires
intégrant la sécurité, -action sur l'environnement, -utilisation des moyens de protection, -
formation du personnel, etc…
conditions générales de travail... Sont un des moyens possibles pour lutter contre les accidents de travail.
RETENIR QUE:
L'organisation du travail doit toujours être' adaptée de manière à ce que les travailleurs soient le
mieux protégés contre les risques d'accidents possibles pouvant découler d'une organisation du
travail qui ne prend pas en compte l'hygiène et la sécurité des travailleurs, à leurs postes de
travail et pendant leurs temps de travail.
l'aménagement des temps de travail avec l'introduction de pauses (pour se restaurer, pour
récupérer, pour diminuer l'astreinte intellectuelle ou nerveuse...) notamment pour tenir compte
de l'intensité du travail et des conditions générales de production,
L'amélioration des conditions de transport (pour éviter l'accumulation d'une fatigue inutile...),
l'introduction d'une alimentation saine et adaptée aux efforts physiques dépensés par les
travailleurs.
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Les nouveaux
recrutés et la
Sécurité
I. -Objectif recherché :
Afin de prévenir les conséquences des risques qu'il pourrait encourir lui-même ou faire subir à
ses collègues, tout travailleur nouvellement· recruté ou bien nouvellement réaffecté à un poste
de travail doit recevoir une information suffisante en matière d'hygiène et de sécurité du travail.
2 --Faire connaitre les mesures générales de sécurité contre les risques liés aux :
• machines, outils et produits utilisés,
• l'électricité, etc...
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-initier à l'utilisation des moyens de lutte contre l'incendie,
-faire connaitre les mesures particulières: interdiction de fumer, interdiction de flammes nues, etc...
Retenir que:
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TRAVAUX DANGEREUX NECESSITANT UNE SURVEILLANCE PARTICULIERE
La liste suivante n'est pas exhaustive. Dans tous les cas, il n'est pas recommandé de laisser
travailler un ouvrier seul à un poste de travail dangereux ou essentiel à la sécurité des autres
travailleurs. D'autre part, tout ouvrier ou groupe d'ouvriers dont le lieu de travail est isolé du reste de
l'entreprise, doit faire l'objet d'une surveillance directe ou indirecte de jour comme de nuit. Enfin, la
surveillance des personnes occupées à des travaux dangereux, ne les dispense pas de
l'autorisation de travail lorsqu'elle est nécessaire. L'arrêté interministériel du 9 Juin 1997, fixant la
liste des travaux où les travailleurs sont fortement exposés aux risques professionnels, prévoit une
visite médicale semestrielle avec les examens para-cliniques appropriée. De même, il fait obligation
aux employeurs de déclarer ces travaux à l'Inspection du Travail, à l'organisme de Sécurité Sociale
et à la Direction de la Santé de wilaya. La liste figurant en annexe de l'arrêté comprend les travaux
comportant la préparation, l'emploi, la manipulation ou l'exposition à certains agents chimiques, les
travaux comportant l'exposition aux risques infectieux et parasitaires, et les travaux comportant
l'exposition à certains risques physiques.
Nous citons ci-après quelques travaux dangereux nécessitant une surveillance particulière :
• travaux sur canalisation de gaz en charge,
• travaux sur des circuits sous tension ou à proximité de conducteurs sous tension.
Remarque:
Les travaux suivants ne doivent être entrepris qu'en cas de force majeur et à titre exceptionnel :
Travaux sur des appareils en fonctionnement, tels que machines, appareils de levage, etc...
• travaux en hauteur, lorsque la protection du travailleur ne peut être assurée qu'au moyen
d'une ceinture de sécurité,
• travaux nécessitant la neutralisation des dispositifs de sécurité des travailleurs,
• Manœuvre des gros véhicules,
• travaux dans les zones d'opération 'des appareils de levage,
• travaux tous-terrains ou au fond d'un puits,
• travaux sur des cuves de fermentation: ..;
• travaux à la surface de l'eau:
• travaux dans des chambres froides, etc...
IMPORTANT:
Toute anomalie constatée on tout évènement anormal observé doivent être signalés
au responsable hiérarchique.
Ne pas le faire, oublier de le faire peut exposer, peut-être, les travailleurs à des dangers
ou provoquer des dommages matériels
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La Manutention
I. Définition:
La manutention est définie comme étant l'opération qui consiste à déplacer un objet quelconque
(matériels, matières, produits, etc...) d'un endroit à un autre:
• soit à l'aide de la force humaine (manutention manuelle),
2 ŔlI y a manutention mécanique lorsque un travailleur déplace une charge à l'aide d'un chariot à
moteur.
La manutention manuelle et mécanique sont liées entre elles et se complètent. Les principales
opérations de manutention (manuelle et mécanique) consistent à :
• saisir un objet au sous-sol, au sol ou à un niveau supérieur,
• faire effectuer un déplacement à cet objet selon un plan horizontal ou vertical (ou les
deux à la fois) en le poussant, en le tirant ou en le soulevant,
• déposer un objet enfin.
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encombrement (volume) ils peuvent donc par leur nature, leur forme, leur poids ou leur valeur
présenter des risques d'accidents du travail, de maladies professionnelles ou de dégâts matériels
importants ou graves:
Ce type de manutention demeuré encore, malgré les progrès techniques enregistrés, assez
important, représente plus de 60% des temps de production et a été à l'origine d'accidents de
travail et de maladies professionnelles nombreux.
Les principaux risques d'accidents et de maladies professionnelles liés aux activités de manutention
manuelle sont : les blessures, les brûlures diverses, les contusions, les fractures, les hernies, les
lombalgies, les déformations osseuses, l'incendie, l'explosion (bouteilles de gaz sous pression), les
intoxications (fuites de liquides nocifs, etc...).
3 -Du déplacement suivant le lieu, le mode et les surfaces de circulation et compte tenu de :
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Mesures de prévention :
La prévention des risques dus aux manutentions manuelles peut être étudiée sous plusieurs
formes.
1 -Assurer les manutentions des objets lourds et dangereux par des moyens mécaniques,
remplacer lorsque cela est possible la manutention manuelle par la manutention mécanique.
2 -Donner une formation appropriée sur les méthodes et les techniques de saisie, de préhension,
du déplacement, de pose et sur les risques résultants des différentes opérations et des produits
manipulés à l'ensemble des travailleurs affectés aux travaux de manutention manuelle.
3 -Utiliser des accessoires auxiliaires tels que pinces de saisie, leviers, chariots à roues, crics,
diables, etc...
4 -Faciliter par, des signalisations appropriées, la nature, l'état et le poids des objets à manipuler.
5 ŔInitier les travailleurs aux risques liés à la manutention et donner des consignes et des
instructions de travail précises et claires.
7 - Organiser et faciliter les manutentions par ordre de stockage : • objets lourds placés à 1 mètre
au niveau du sol, au niveau de la ceinture,
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Les risques liés à l'utilisation continue ou intermittente de ces différents appareils sont variés et nécessitent
des études précises pour prévenir leurs conséquences.
• Fractures et mort par chûtes de charges suite à un mauvais élingage, décrochage, rupture d'organes,
effet de la force de gravité, etc...
2-Mesures de prévention :
2.4 -Aux appareils de levage travaillant par préhension et déplacement horizontaux tels que grues, ponts
roulants, palans, portiques, etc... d'être munis de :
2.5 -Tous les appareils de manutention et leurs accessoires doivent être vérifiés périodiquement:
Tous les appareils et accessoires, doivent porter visiblement des plaques d'identité indiquant les caractéristiques
de charge d’identification et éventuellement d'homologation. La charge sur les appareils doit être visible du sol.
2.6 -Un système de signalisation (danger, aires de circulation, etc...) doit être mis en place.
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La conduite des chariots automoteurs
1 -CONDUITE:
1.1 -Les chariots ne doivent être conduits que par des personnes titulaires d'une autorisation de
conduite délivrée par l'employeur après avis du médecin du travail et du service sécurité.
2 CIRCULATION
-Ne pas conduire avec les mains glissantes ou souillées de graisse.
-Rouler toujours à droite, fourches abaissées près du sol, à 15 cm environ.
-Circuler à la vitesse d'un homme au pas à l'intérieur des bâtiments
et au maximum à 15 km/h à l'extérieur des bâtiments
• n'abandonner jamais l'engin sur un plan incliné, même avec le frein serré:
• descendre toujours un plan incliné à très faible vitesse:
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Si c'est nécessaire, il ne faut pas hésiter à recevoir l'aide d'un «guide» qui vous accompagnera.
-Avant chaque prise de charge, il faut s'assurer que celle-ci est en rapport avec la force de l'engin. -
N'accepter aucune charge mal équilibrée sur les palettes.
un chiffon entre ces pièces et les fourches de l'appareil pour éviter leur glissement
-Ne prenez jamais une charge si du personnel est présent à côté de l'engin.
-Interdire le passage sous une charge, sous quelque motif que ce soit.
-Dans le cas de charge à prendre ou à déposer à grande hauteur, manœuvrer lentement. Avancez
ou reculez sans à-coup.
4 -ASCENSEUR ET MONTE-CHARGES
-S'il s'agit uniquement de déposer une charge, assurez-vous que l'ascenseur ou le monte-charge
peut supporter le poids qu'il va recevoir.
-Présentez-vous dans l'axe de la porte d'accès -Pénétrer dans la cabine très lentement.
5 -MISE A L'ARRET
-Mettre l'appareil toujours à l'emplacement prévu (garage, parking, box, etc...). -Placez les fourches
à plat sur le sol ou élevez-les à plus de deux (2) mètres.
6 -INTERDICTIONS
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7 -EQUIPEMENT DES CHARIOTS
• des protections des organes mécaniques en mouvement s'ils sont situés à proximité
immédiate du conducteur:
• un klaxon de puissance suffisante,
• un rétroviseur pour les chariots à cabine fermée,
• des feux avant et arrière, si les véhicules sont susceptibles d'être utilisés
après la tombée de la nuit dans des endroits insuffisamment éclairés,
• un extincteur sur les chariots à moteur thermique.
8 -VISITES PERIODIQUES
-Inspection une fois par semaine des différents éléments des appareils par un personnel
spécialement désigné.
-Semestriellement: visite générale afin de déceler toute défectuosité susceptible d'occasionner un
accident.ˇ
-Le résultat des visites doit être consigné sur un registre spécial (carnet de bordˇ de l'engin).
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Risques liés
aux machines
Les lésions causés par les machines sont le résultat, généralement, d'un contact direct du
travailleur avec l'un des éléments dangereux de la machine, mais elles peuvent également ê[Link]
conséquence de l'un des incidents suivants:
a- Le rejet violent de la pièce (exemple : une pièce de bois projetée par une scie circulaire)
ou l'éclatement d'un élément de la machine (exemple : la rupture d'une meule).
b- L'entrée en contact avec une pièce tournante (exemple-: une barre prise dans le mandrin
d'un tour).
c - L'entrée en contact de la pièce à usiner (exemple: une barre rigide) avec un galet.
d- La chute d'une pièce mobile - ce qui peut arriver sur des machines lourdes à mouvement
alternatif telles que les presses - chute qu'il faut prévenir en se servant de freins ou de
cales.
e- L'entrée en contact avec une surface très chaude.
f- Le fait de s'empêtrer dans des matériaux et d'être attiré vers un organe dangereux (exemple:
les cylindres d'un malaxeur à caoutchouc).
g- Les vêtement flottants, les cheveux ou tout objet sortant des poches (exemple: des chiffons
de nettoyage) qui se prennent dans un organe mobile, les gants aussi lorsqu'ils sont portés
à proximité de certaines machines comme les fraiseuses.
I. Principes :
1 -L'usage des protecteurs partiels est à· proscrire, sauf cas de force majeure, comme les
meules, du fait qu'ils peuvent aggraver le risque en cadrant les éléments dangereux, sans en
interdire l'accès. Il est toujours préférable d'utiliser des protecteurs complets ne comportant
aucune discontinuité et les ouvertures éventuelles dans les protections ne devraient pas
autoriser l'accès aux éléments dangereux.
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2 -Les protecteurs doivent être aussi enveloppants que possible de façon à dégager au
maximum l'espace qui les entoure et où il faut travailler.
3 -Les protecteurs ne doivent pas gêner ou freiner la production, cette condition est plus facile
à remplir lorsqu'il en est tenu compte au stade de l’étude. Il faut également tenir compte, de
l'entretien normal des protecteurs, de manière qu'il puisse être pratiqué avec un minimum de
risques. j>
4 -Les protecteurs, peuvent être fabriqués avec des tôles, du grillages métallique, du métal
déployé, des barres et des tiges de métal, des stratifiés de plastique, des plastiques renforcés
et du verre feuilleté. Ils ne doivent pas présenter d'arêtes vives, pas plus que leurs pièces
mobiles ne doivent constituer de zones de coincement.
PROTECTEURS FIXES
Les protecteurs de ce type doivent être solidement Ils peuvent être utilisés sur les organes, les trans-
assujettis et ne peuvent être enlevés qu'à l'aide d’un missions et bien souvent, les parties travail/antes. Très
outil spécial dont seules les personnes autorisées à le résistants, à l'usure; ils sont à employer de préférence
faire peuvent disposer. S'il n'est pas indispensable de pour protéger les arbres, aux manchons de toutes sor-
voir l'organe ou la pièce protégée, ils seront de préfé- tes qui ne sont pas fixes. Les dispositifs fixes à parois
rence à parois métalliques pleines. pleines protègent également des fragments projetés
Si les éléments à protéger doivent rester visibles, par les machines.
selon le cas, des grilles, des grillages ou des matériaux Les matériaux transparents peuvent être employés
transparents. Les 'barreaux seront disposés paralléle- lorsque les conditions s'y prêtent et que leur surface
ment au sens du déplacement des organismes mobi- intérieure ne risque pas d'être rendue opaque par des
les de façon qu'il n'y ait pas-de déplacements projections ou des piqûres.
tangentiels dans le champ de vision.
Parfois, il faut que les protecteurs des parties tra- Ce types de protecteurs sont destinés aux scies cir-
vaillantes comportent une partie réglable. Le disposi- culaires, aux fraises, aux lames des raboteuseset aux
tif de réglage doit être sûr et facile à manœuvrer et meules.
doit se trouver en un endroit sûr. Avant de procéder
au réglage il faut arrêter la machine.
24
Remarque :
plètement la zone dangereuse, de plus en dehors du
conducteur de la machine personne n’est protégé. Monter des commandes à deux mains sur des machines à
transmission électrique, hydraulique ou pneumatique
soulèvent certaines difficultés :
• Il suffit que la transmission tombe en panne ou fonctionne
mal pour que les commandes ne puissent plus remplir leur
office.
Il est difficile de réaliser des boutons et autres dispositifs
de commande qui ne puissent être mal employés certains
peuvent être bloqués, d'autres actionnés par une seule
main parce qu'ils sont très rapprochés l'un de l'autre,
d'autres encore obéissent à une simple pression de
genoux.
PROTECTEURS A VERROUILLAGE
Le principe du verrouillage consiste à élever passagèrement Quand il est nécessaire d'avoir accès, la machine étant
le protecteur fixe tout en s'assurant" que la machine est arrêtée, à un élément qui est dangereux lorsque la machine
coupée au préalable de sa source d'énergie et qu'elle ne marche. Tel est Je cas de l'alimentation discontinue d’un
puisse pas être remise en marche tant que le protecteur pétrin mécanique, de l'alimentation et de la mise en place
n'est pas en place. des pièces à usiner sur une presse et de l'entrée dans un
Quant l'inertie des organes de la machine est faible et qu'ils monte charge ou un ascenseur car un protecteur fixe ne
s'immobilisent aussitôt qu'ils ne sont plus alimentés en laisserait pas suffisamment de place pour permettre de
énergie : un système de verrouillage mécanique peut être procéder aux opérations nécessaires, au surplus, quand il
installé dans un protecteur et un ensemble de poulies fixes est parfois indispensable de pouvoir accéder souvent à la
ou amovibles sur des machines actionnées par électricité zone protégée pour le nettoyage ou pour remplacer des
entre un protecteur et un isolateur ou un interrupteur pièces.
principal, un système des interrupteurs solidarisés avec le
protecteur, le verrouillage des protecteurs des machines
avec des circuits de commandes hydraulique ou
pneumatique.
PROTECTEURS AUTOMATIQUES
Il existe un type de protecteur automatique qui repousse de On l'utilise en particulier pour protéger le (s) organe (s) à
la zone dangereuse le travailleur ou la partie de son corps mouvement alternatif de presse à métaux, des massicots
qui s'y trouve. Ce dispositif consiste généralement en une et des presses à briques (chasse-mains).
barre ou un grillage actionné par l'intermédiaire d'une
tringlerie.
Un autre type de protecteur automatique consiste en un
faisceau de lumière qui tombe sur une cellule photoélectrique
après avoir balayé la zone dangereuse, si le faisceau est
coupé par un obstacle (main, etc...) se trouvant dans cette
zone dangereuse, il provoque l'arrêt de la machine.
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TABLEAU DES ELEMENTS ET ORGANES DANGEREUX
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ELEMENTS EN ROTATION PAR INTERMITTANCE RISQUES:
Il s'agit des volants, poulies et pignons à rayons, les solutions Des travailleurs peuvent se faire happer entre les rayons
ou entre les rayons et d'autres éléments se trouvant à
de continuité dans la surface, toujours dangereuses, se
proximité.
retrouvent sur d'autres éléments de machines y compris les
PREVENTION :
pâles et rotors de ventilateurs ou des mélangeurs et
malaxeurs. Ces éléments peuvent être protégés par des carters mais
cela revient à créer un risque supplémentaire de
coincement entre les pâles ou les rotors et ces parois du
carters. Les risques doivent être éliminés au stade de
l'étude (fabrication).
On peut citer en exemple de telles surfaces dangereuses Même risque que pour les éléments formant saillies sur des
celles des tambours revêtus de textiles équipant les cordes, organes mobiles et en plus une partie quelconque du corps
les rouleaux à pointes, les tambours de machines à laver et peut être coincée dans l'angle rentrant formé pour ces
les tambours malaxeurs comportant des saillies à leurs organes.
surfaces ainsi que les surfaces en rotation.
PREVENTION :
Il faut porter des vêtements appropriés et se débarrasser
de toute bague ou bracelet, de même les gants sont à
prescrire sauf lorsqu'on se sert de meules et autres outils
abrasifs.
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OUTILS ROTATIFS ABRASIFS OU TRANCHANTS : RISQUES:
Ils sont nombreux et divers: fraises, outils de perçage, de Ces outils peuvent atteindre ou saisir la main ou le bras
formage et d'alésage, scies et lames circulaires, toupies,
outils de raboteuse ou d'étau-limeur, outils de coupe à ruban, principalement.
trancheuses à pâtisserie ou à confiserie. C'est le tranchant PREVENTION :
qui est le plus dangereux, surtout lorsqu'il est dentelé. La partie travaillante doit être protégée avec un dispositif
réglable. Les lames doivent être protégées entièrement
Quant aux meules, elles sont dangereuses au toucher et jusqu'au point de coupe.
peuvent, de surcroit éclater.
Les lames de cisailles à guillotines servant à tronçonner le Leurs bords coupants sont dangereux, ils peuvent
métal, le papier, le caoutchouc, etc... sont des éléments à
découper les tissus ou autres matériaux en feuilles, à occasionner des blessures.
trancher le pain ou à couper 'le bois, certains de ces PREVENTION:
machines sont portatives.
Un protecteur basé sur le principe de la cellule photo-
électrique.
Les mécanismes à manivelles ou à pièce de liaison à Dommage corporel par le contact avec la zone de
mouvement alternatif présentant des zones de cisaillement cisaillement ou d'écrasement.
soit entre leurs divers organes, soit entre eux et d'autres PREVENTION :
éléments. 11 se peut aussi que les extrémités d'organes à
mouvement alternatif se rapprochent suffisamment d'autres
pièces pour créer une zone d'écrasement.
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Les outils à main
-Les outils à main, à l'usage des ateliers, doivent être de bonne qualité et appropriés au travail
auquel ils sont destinés.
-Les outils à main ne doivent pas être utilisés à d'autres [Link] que celles pour lesquelles ils sont
conçus.
-Les outils à main doivent être trempés, taillés et réparés uniquement par des personnes qualifiées
pour ces travaux.
-Il est interdit de laisser trainer des outils sur les planchers, dans les passages, les escaliers ou
autres lieux dans lesquels des personnes travaillant ou circulent, installez-les dans des porte outils.
-Des porte outils seront commodément installés pour le rangement des outils à main.
-Les outils à main doivent être maintenus dans un bon état, et doivent être inspectés régulièrement
par un travailleur qualifié et désigné à cet effet.
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Le stockage
I. Définition :
Le stockage est une action d'entreposage de marchandises diverses, en quantité plus ou
moins importante, en prévision des demandes des utilisateurs.
pour déterminer les quantités de marchandises à stocker et reconnaitre tous les risques qui
peuvent résulter.
choix du mode de stockage: silos, fosses enterrées, réservoirs, puits, caisses, sacs, en
tas ou en vrac, hauteur du gerbage, etc...
choix du lieu de stockage: à l'air libre, souterrain, sous-abri, proche ou éloigné des
postes de travail, des lieux de travail, des lieux d'habitation, etc...
choix du niveau (par rapport au sol) du lieu de stockage: au sous-sol, au sol, sur
étagères, en étage,
30
choix des locaux de stockage: forme, dimension, résistance des matériaux utilisés, des
parois et des planchers, voies d'accès et de sortie, aires de circulation à l'intérieur des
locaux pour les travailleurs ou les engins, signalisation, éclairage et installations
électriques, aération naturelle, humidité essentiellement.
'.ı '
choix des méthodes et consignes, contre les déprédations et les vols des denrées
entreposées, etc....
-choix des méthodes de protection des denrées stockées contre les intempéries, les
dégâts des eaux, la foudre, les cataclysmes naturels, etc…
RETENIR QUE:
Le stockage est une affaire sérieuse qui ne doit pas être improvisée.
Ne pas respecter les règles essentielles de stockage, c’est :
N'HESITEZ PAS:
31
L’Incendie
Le feu, par les ravages qu'il peut provoquer, reste un des plus grands fléaux qui menacent le
patrimoine économique national.
La naissance d'un incendie peut avoir des causes multiples et ses conséquences peuvent aller
jusqu'à la destruction complète et totale d’un atelier, d'une usine etc... avec parfois des
dommages corporels graves: brûlures, mort d'hommes.
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• aux gaz d'échappements de véhicules à moteur,
• à l'observation de règles de sécurité (non respect de l'interdiction de fumer etc…)
ou à la négligence (jet de cigarette non éteinte sur des matières ou des 1
Considérées comme accident du travail, les brûlures du corps (ou d'une partie du corps) d'un
travailleur peuvent être provoquées par:
• le courant électrique, dans le cas:
-d'installations ou d'équipements défectueux,
-d'insuffisance de la formation è la sécurité,
le contact avec :
- des corps chauds tuyauterie, gaz d'échappements etc...,
- des fluides portés à haute température (vapeur d'eau,..) ou des produits inflammables,
- des projections de particules incandescentes ou en fusion (scories, métaux...),
- une flamme nue (ex. chalumeau..) suite à une utilisation défectueuse de l'outil de travail,
- des produits chimiques (acides, soudes etc ) suite à une opération de transvasement ou à un
choc, une chute etc …
33
Ces moyens et matériels de lutte contre l'incendie doivent être :
• choisis en fonction des différents risques d'incendie,
• placés aux endroits et lieux les plus appropriés,
• accessibles aux travailleurs qui doivent être en mesure de les manipuler correctement,.
• périodiquement vérifiés, contrôlés et rechangés, s’il y a lieu.
34
CONSIGNES GENERALES EN CAS D'INCENDIE
1-Alarme:
Toute personne remarquant une fumée ou décelant une odeur anormale de brûlé, doit
immédiatement appeler la standardiste qui aurait Ies consignes voulues.
Même si ce foyer est extrêmement minime, elle doit donner l'alarme en utilisant le moyen
prévu par les consignes générales affichées (boitiers d'alarme ou téléphone).
35
CONSIGNES D’ALARME
36
Le micro climat
I - Généralités - Définitions
A RETENIR:
Le corps 'humain a une température de 37° (degrés) et on dit qu'il est thermo-régulé. Lorsque les
contraintes thermiques varient, (en cas de chaleur ou de froid), l'organisme de l'homme, par effort
supplémentaire plus ou moins important arrive à compenser les écarts thermiques pour se
maintenir à sa température normale de 37°.
Cependant les possibilités du corps humain sont limitées pour des raisons multiples:
37
D'UNE MANIERE GENERALE, L'ECART DE TEMPERATURE: SUPPORTABLE
SANS DOMMAGE POUR L'ORGANISME HUMAIN EST DE: DEUX (02) DEGRES.
Ces effets peuvent être passagers ou durables si la nuisance thermique est ponctuelle ou
permanente.
d -Sur la sensation de bien-être : la sensation de bien être thermique est subjective. Elle
dépend des personnes et pour une même personne, elle peut varier avec les saisons et l'âge.
38
information des travailleurs concernés (mesures à prendre pour les travailleurs exposés à la
chaleur ou travaillant en ambiance froide ou humide) .
Selon les cas, une alimentation appropriée (à l'ambiance chaude ou froide) devra être fournie
aux travailleurs.
39
Le travail dans les ambiances poussièreuses
Les poussières sont un polluant particulaire en suspension dans l'atmosphère des lieux de travail .
Des poussières de composition différente (ou de matières différentes) peuvent présenter des risques
différents et spécifiques.
Exemples:
-Amiante Asbestose
-Silice (quartz) Silicose
-Coton Byssinose
..
etc...
40
conditions doivent être réunies, liées à:
-la nature des particules, celles-ci doivent être combustibles (amidon, sucre, farine; bois,
charbon; matière plastique, métaux légers tels l'aluminium, produits chimiques organiques,
etc...);
-les dimensions des particules (elles doivent être fines);
-la concentration de l'air en particules (supérieure à 10 g/m3).
Ces conditions réunies, l'explosion intervient:
0
-si la température ambiante atteint 400 C, mais il est préférable de retenir comme limite de
sécurité la température de 150 C qui est la température d'ignition d'une poussière ayant
0
-si la poussière entre en contact avec une décharge électrique ou une étincelle de plus de 10
milli joules (moins s'il s'agit de décharge répétées).
4. La prévention
Celle-ci doit tendre à supprimer les risques d'explosion, ainsi qu'à éviter l'inhalation de
poussières par les travailleurs. Différentes méthodes existent pour cela :
41
difficile à pratiquer si les-poussières sont en suspension dans l'air, le principe à respecter,
chaque fois, que c'est possible, est que l'aspiration doit se faire très près de la source
d'émission de poussières. Le résultat sera encore 'plus probant si elle vient se greffer sur un
système d'isolation de la source d'émission.
Pour ce qui est de la ventilation générale des locaux, il est préférable de la considérer comme
simple complément. La ventilation générale permet, en effet, un renouvellement convenable de
l'air dans les locaux de travail.
Par ailleurs, il y a lieu de ne pas éliminer la pollution dans les ateliers pour en faire
profiter ensuite tout le voisinage !
Dans ce cas, les affections évitées aux travailleurs de l'entreprise, pourraient menacer toute la
population alentour. Un système d'épuration de l'air rejeté à l'extérieur doit être prévu,
permettant si nécessaire un recyclage de l'air.
42
Le bruit
I. Généralités - Définition :
1 -Qu'est-ce le bruit ? Le bruit est un mélange de sons de fréquence et de durée diverses
produites par l'environnement dans lequel évolue les hommes et les travailleurs.
Le bruit est transmis jusqu'aux cellules du cerveau de l'homme par l'intermédiaire de l'oreille.
2 -Différents types de bruit : Dans la réalité vécue par les travailleurs sur les lieux de travail,
il existe différents types de bruits:
a) le bruit continu (exemple: usine de filature «textile», usine produisant de l'énergie
électrique),
b) le bruit intermittent (exemple: circulation automobile),
c) le bruit impulsif (exemple: atelier de martelage, forgeage).
3 -La mesure du bruit : D'une manière générale, l'unité de mesure couramment utilisée pour
établir le niveau sonore (du bruit) est le Décibel (db). L'appareil utilisé pour effectuer la mesure
du bruit est le SONOMETRE. Il est actuellement admis que pour l'organisme humain:
1 -Effets extra auditifs du bruit : Le bruit peut gêner les [Link], perturber le
comportement et l'attention de l'homme au travail.
Il peut aussi entrainer une diminution du rendement et de la productivité.
Il est souvent une cause de fatigue.
Lorsqu'il est excessif, il peut provoquer des maux de têtes et des vertiges.
43
Cependant, ces effets disparaissent rapidement dès que le travailleur n'est plus dans la zone
bruyante.
2 -Effets du bruit sur l'audition: Les atteintes à l'audition (ou à l'acuité auditive) varient du simple
malaise à la surdité complète et définitive.
a -LA FATIGUE AUDITIVE: Le bruit peut provoquer une fatigue auditive qui fait que l'oreille perd
brusquement son acuité auditive.
Si cette fatigue auditive se répète fréquemment, elle peut conduire à une surdité professionnelle
provoquée par le bruit.
b -LA SURDITE : Elle est causée par l'exposition à un bruit intense et permanent . La surdité
professionnelle due au bruit est généralement bilatérale, mais le degré d'atteinte de la fonction:
auditive de chaque oreille dépend de l'intensité du bruit qui a atteint l’oreille interne et de la
sensibilité propre de l'une et l'autre oreille. Dès que le travailleur atteint d’une surdité par
traumatisme auditif est éloigné de tout milieu bruyant, la perte d'audition se stabilise au niveau
atteint.
2 -La protection individuelle : Si une réduction suffisante du bruit ne peut être obtenue par action
sur la machine elle-même ou sur l'appareil générateur de bruit (protection collective). Il convient de
recourir à la protection individuelle. Elle consiste essentiellement à munir les travailleurs exposés à
des bruits d'intensité sonore élevée d'appareils de protection individuelle, de différents types
(casques, bouchons d'oreille, serre-têtes, réduction du temps d'exposition etc...).
3 -La surveillance médicale: Son intérêt réside dans le dépistage à l'embauche des sujets
présentant une sensibilité particulière au bruit (visites d'embauche). A cet effet, l'établissement d'un
audiogramme à l'embauche permet de saisir (éventuellement) les déficits auditifs des travailleurs et
d'assurer leur affectation en fonction de ce déficit.
Elle est constituée également, par des mesures de protection individuelle, (visites périodiques
comportant aussi un examen audiométrique des sujets exposés au bruit).
44
A RETENIR
• l'emboutissage,
• l'estampage,
• le martelage,
• le rivetage des· métaux par percussion,
• le tissage sur métiers à navette battante,
• la mise au point des propulseurs, des réacteurs et des moteurs à piston
(notamment au niveau des bancs d'essai)
• l'emploi et ou la destruction d'explosifs,
l'utilisation en galeries souterraines ou en puits d'accès aux galeries souterraines
de marteaux, pneumatiques et perforateurs pneumatiques (qui présentent en plus
un risque dû aux vibrations)..
• Pour mémoire
45
L'éclairage des
lieux de travail
• L’ECLAIRAGE.
I. Pourquoi un bon éclairage est-il nécessaire ?
L'éclairage des lieux de travail est un des éléments principaux de la sécurité des travailleurs
appelés à travailler dans ces lieux.
Lorsque l'éclairage des lieux et des postes de travail, des machines ou équipements est
insuffisant ou inadapté, l'organisme humain se fatigue et des accidents de travail peuvent
survenir.
Dans tous les cas, on doit rechercher et utiliser l'ensemble des possibilités offertes par
l'éclairage naturel et artificiel en évitant l'éblouissement des yeux à chaque fois.
UN PRINCIPE A RESPECTER
1 -Les travailleurs affectés à des travaux éprouvant les yeux (travaux sur table ou écran,
oscilloscope, instruments grossissants) doivent faire l'objet d'une surveillance médicale.
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2 -Dans tous les cas, un examen systématique de la vue au moment de l'embauche devrait être
pratiqué.
3 -Un examen périodique de la vue des travailleurs en poste est recommandé.
SACHEZ QUE:
• L'ECLAIRAGE DE SECURITE.
L'éclairage de sécurité est une garantie que se donne l'entreprise, l'unité, le chantier etc... pour
permettre aux travailleurs de quitter leurs lieux de travail en cas de nécessité en ordre, et/ou en
toute sécurité en évitant les erreurs d'orientation, les risques de chutes ou de heurts.
Il permet également aux travailleurs de prendre les mesures de sécurité nécessaires pour
éviter des dommages matériels aux installations, machines, équipements, etc...
L'éclairage de sécurité doit être conçu différemment de l'éclairage de secours dont l'objectif
est de permettre aux installations de continuer à fonctionner en cas d'interruption de
l'éclairage normal.
Ayant pour mission fondamentale de permettre, dans, des délais limités, l'évacuation en toute
sécurité des travailleurs, l'éclairage de sécurité devra être conçu en fonction des conditions
particulières propres au fonctionnement de chaque lieu de travail: usine, atelier, bureau,
chantier, etc...
A titre indicatif, les éléments d'appréciation suivants doivent être pris en compte pour
l'établissement d'un système d'éclairage de sécurité:
1 -Choisir avec soin et en fonction des conditions particulières du lieu de travail la source
d'énergie électrique la plus appropriée pour l'alimentation du circuit d'éclairage de sécurité:
47
2 Veiller à l'entretien convenable et périodique de l'installation d'éclairage de sécurité pour
garantir son bon état de fonctionnement et pendant la durée nécessaire à l'évacuation des
lieux de travail par l'ensemble des travailleurs.
3 Les emplacements des sources d'éclairage de sécurité doivent être étudiés avec soin pour
permettre aux travailleurs en cas de besoin :
• de ·prendre les mesures de sécurité utiles pour quitter leurs postes de travail.
RETENIR QUE:
Pour lutter contre la panique, qui peut avoir des conséquences graves, les
travailleurs doivent être informés de l'existence du système d'éclairage de
sécurité et des mesures de précaution à prendre lorsqu'il est fait usage de ce
système.
48
Prévention des
risques liés à
l'Electricité
1. Rappel:
Le risque lié à l'usage de l'électricité est d'autant plus dangereux que le courant électrique est
invisible et qu'il n'est décelable que par le toucher lorsque le corps humain entre en contact,
accidentellement, avec un conducteur électrique sous tension.
Les principaux accidents d'origine électrique peuvent être classés en deux grandes catégories:
-Douleurs
-Electrocution Chute du travailleur à la suite d'une
-Brûlures directes (internes ou électrocution
externes) du corps humain... Brûlures ou asphyxie par suite
d'incendie ou explosion provoquée
par le courant électrique ...
49
placés à l'extérieur des tableaux, armoires et coffrets d'alimentation électrique.
3 -Interdiction de pénétrer-dans les locaux réservés aux électriciens qualifiés.
4 -Nécessité d'examiner chaque jour l'état du matériel électrique.
Pour détecter toute anomalie éventuelle des installations, matériels et outils portatifs électriques, il est
.recommandé : .
, -de procéder à l'examen de l'état apparent de l'isolation (ex. câbles d'alimentation...), -de procéder
à l'examen de l'aspect extérieur des coffrets, armoires et panneaux (ex. poignées de manœuvres, fiches,
raccordement, prises de courant...)
- de signaler au service chargé de la maintenance des installations électriques :
• toute odeur anormale qui, souvent, signale le début d'un court-circuit (risque d'incendie ou
d'explosion),
. •. tout grésillement ou tout bruit anormal qui signale, souvent, un échauffement indésirable
au niveau des moteurs, coffrets, câbles, etc...,
• toute existence de foyer d'éclairage hors d'usage (ampoule, lampe, néon, rampe
d'éclairage...).
• les engins mobiles ne soient pas exposés aux intempéries ou encore «abandonnées» à la
fin du travail sans être débranchés,
• les fiches de prises de courant, les rallonges et les raccordements ne trainent pas au sol et
notamment à proximité des zones de circulation des travailleurs ou des engins roulants,
• l'appareillage électrique ne soit pas mouillé lors du nettoyage des postes et planchers de
travail.
IMPORTANT:
Les appareils portatifs à mains ne doivent être alimentés qu'en basse tension ou en très basse tension.
Dans les endroits humides ou à l'intérieur d'enceintes métalliques, seule la très basse tension doit être
employée en veillant à ce que les transformateurs de sécurité soient placés à l'extérieur de ces
enceintes ou dans des endroits secs.
Il faut veiller à l'observation de précautions particulières lorsque des travailleurs travaillent à proximité
d'installations électriques ou sur des machines et ceci dans le but d'éviter les accidents
Avant tout travail de terrassement, il est nécessaire de s'assurer que la présence sur le chantier de câbles
électriques (souterrains, à ras de terre ou aériens) ne constituent pas une source d'accident pour les
travailleurs.
Dans le cas d'existence de câble souterrains, il est utile de demander aux services concernés le plan
d'implantation de ces câbles.
50
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBLIGATOIRES
• Pour les appareils désignés ci-dessus, s'il est justifié que l'acier Vérification Tous les 3 ans
est efficacement protégé contre l'action des condensats.
Epreuve Tous les 3 ans
- Pour les appareils contenant les gaz suivants : fluor, fluorure de Tous les 2 ans
Vérification
bore, acide chlorhydrique, tétroxyde d'azote, oxychlorure de
carbone, acide bromhydrique. Tous les 2 ans
Epreuve
-Pour les appareils fixes contenant les gaz ci-après : air,
oxygène, azote, gaz rares de l'air, hydrogène, hydrocarbures Tous les 3 ans
(exempts d'impuretés corrosives), gaz ammoniac, anhydride Vérification
carbonique, bromure ou chlorure de méthyle, oxyde d'éthylène, Tous les 10 ans
éther méthylique, monoéthylamine, chlorure de vinyle, anhydride Epreuve
sulfureux (récipients en cuivre).
Epreuve
Tous les 3 ans
Visite
1.2 -Générateurs de vapeur Tous les 5 ans
Hebdomadaire
Après chaque inter
Vérification spéciale vention
51
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBUGATOIRES
DESIGNATION FREQUENCE
INTERVENTION
52
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBLIGATOIRES
6 -INSTALLATION ELECTRIQUE
7-CUVES
8 -MACHINES
53
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBLIGATOIRES
14 -SOURCES RADIOACTIVES
Contrôle Tous les 3 ans
14. 1 -Appareils générateurs électriques de rayonnements de l'installation ionisants
à poste fixe
54
Assainissement de
l'atmosphère,
Hygiène des locaux
et des travailleurs
I –Assainissement de l'atmosphère :
C'est l'ensemble des opérations permettant de débarrasser l'air des toxiques et de toutes les
suspensions, à l'aide de moyens naturels ou techniques (ventilation, climatisation) permettant
ainsi l'adaptation du microclimat à l'homme.
Pour la respiration et l'hygiène des travailleurs, il y a nécessité d'un apport d'oxygène et d'une
évacuation des gaz carboniques, de vapeurs d'eau, d'odeurs ou de fumée qui ne peuvent
3
s'obtenir que par une aération suffisante (en moyenne 7 m /heure d'air sont nécessaires par
3
personne dans les locaux fermés et 11 m /heure d'air par personne dans un dortoir).
La ventilation a généralement pour fonction soit de procurer un air frais aux travailleurs, soit
d'abaisser la concentration des polluants de l'air.
Il y a deux (2) types de ventilations :
1 -La ventilation naturelle : qui est basée essentiellement sur la construction du bâtiment et
son orientation par rapport au climat (direction des vents, etc...)
Les différentes ouvertures d’un local, (portes, fenêtres), sa hauteur ont une grande importance.
Mais souvent la ventilation naturelle est insuffisante à elle seule, et on a recours à une
ventilation artificielle.
2 -La ventilation artificielle: qui se réalise par l'un des deux moyens suivants ou les deux en
même temps :
• en insufflant l'air : ventilation soufflante qui consiste à souffler une certaine quantité
d'air pur à l'intérieur des locaux,
• en aspirant l'air vicié (fumées, poussières) pour le rejeter à l'extérieur.
On doit veiller à ce que les installations de ventilation ne présentent pas de danger surtout dans
les locaux où il y a des risques d'incendie ou d'explosion.
Par ailleurs, les travailleurs doivent avoir à leur disposition les moyens d'assurer la propreté
individuelle (vestiaires, lavabos, douches, etc...). Ces installations doivent être situées dans des
locaux isolés des ateliers, bien aérés, éclairés et bien chauffés pendant l'hiver.
Les armoires doivent être munies de leurs accessoires (cadenas, cintre, etc...), et être à double
compartiment pour isoler le linge de ville des tenues, équipements de travail.
56
L
Les Equipements de
Protection Individuelle
D'autre part, ces vêtements de travail doivent toujours être conçus de manière à:
1 éviter les risques d'accrochage par les organes ou pièces en mouvement,
2 -faciliter l'aisance des mouvements pendant le travail,
3 -permettre l'habillage et le déshabillage sans difficultés.
57
Il. Les règles essentielles de la protection individuelle
Robustesse :
Compte tenu des difficultés d'approvisionnement en équipement de protection individuelle, il
convient de veiller à la robustesse en prenant connaissance à chaque fois que cela est
possible du degré d'USURE et de la durée d'UTILISATION.
Adaptation au travailleur:
Il convient de retenir qu'un équipement de protection individuelle incommode n'est pas
facilement accepté par les travailleurs. Aussi, il est nécessaire de veiller à choisir des
équipements :
• qui ne constituent pas une gêne supplémentaire pour les travailleurs,
• qui ne soient pas encombrants et lourds à porter par les travailleurs,
• qui tiennent bien en place, lorsqu'ils sont portés par les travailleurs ou bien qui
n'imposent pas aux travailleurs des gestes et des efforts supplémentaires (et souvent
inutiles) pour les faires tenir,
• qui ne soient pas d'un maniement difficile ou délicat pour être porté par les travailleurs
avant de commencer le travail ou pour être enlevés à la fin du travail.
L'équipement de protection individuelle doit être réalisé avec des matières qui n'exigent pas un
entretien délicat, difficile ou susceptible d'entraîner des dépenses supplémentaires importantes.
58
Les toilettes,
Les vestiaires et lavabos,
Les douches
LES TOILETTES.
I. Installation :
Dans les unités employant un personnel mixte, les cabinets seront nettement séparés pour le
personnel masculin et le personnel féminin..
Les cabinets ne doivent pas communiquer directement avec les locaux où les travailleurs sont
appelés à séjourner.
Il. –Aménagements:
Les cabinets doivent être aménagés et ventilés de manière à ne dégager aucune odeur; ils
seront convenablement éclairés.
Ils devront être nettoyés régulièrement et disposer d'eau courante (chasse d'évacuation, etc...)
ou à défaut, d'une réserve fréquemment renouvelée.
Les portes sont pleines et munies d'un loquet fermant de l'intérieur.
Les vestiaires et les lavabos doivent être installés dans un local spécial, isolé des ateliers, mais
placés à proximité, de préférence, sur le passage de la sortie des travailleurs.
Si les vestiaires et lavabos sont situés dans des locaux séparés, ifs doivent communiquer par
un passage couvert.
Des installations séparées, en cas d'existence d'un personnel mixte, doivent être prévues.
Les vestiaires doivent également être pourvus d'un nombre suffisant de sièges ou bancs.
Il. Aménagements:
Le sol et les parois des locaux doivent être en matériaux imperméables et les peintures d'un ton
clair. Les lavabos, doivent être à eau courante à raison d'un orifice par 5 personnes. Lorsqu'il
n'existe pas de distribution d'eau courante, les installations pourront être dotées d'un réservoir. Des
moyens de nettoyage, de séchage ou d'essuyage doivent être mis à la disposition des travailleurs.
Ils doivent être, enfin, bien éclairés et convenablement, aérés.
LES DOUCHES
I. Aménagement :
Le sol et les parois des locaux affectés aux douches doivent être en matériaux imperméables et les
peintures des murs d'un ton clair et facilement lavables. Ces douches doivent être régulièrement
nettoyées.
Les douches devront être pourvues d'eau chaude et seront installées dans des cabines
individuelles à raison d'au moins une pomme pour 8 personnes.
Il. Observations :
Il serait souhaitable de prévoir 2 cellules d'habillage ou de déshabillage par cabine
de douche, et ce pour permettre un passage rapide des travailleurs.
Pour prévenir les chûtes, des caillebotis, des tapis ou tout autre dispositif
antidérapant devraient être prévus.
61
Le
Gardiennage
Les gardiens, en plus des rondes prévues, sont tenus d'effectuer une ronde exceptionnelle dans
l'heure qui suit l'arrêt du travail.
Retenir que:
62
Les premiers soins
Les premiers soins donnés à un ·travailleur victime d'un accident de travail ont une grande
importance car ils peuvent faciliter la guérison du blessé.
Mais le secouriste n'est pas un médecin, sa mission essentielle est de soulager, calmer et préparer
l'évacuation de la victime vers un centre de santé (C.M.S, hôpital, polyclinique, etc...) ou vers
l'infirmerie de l'unité s'il en existe une au niveau des lieux de travail.
Dans tous les cas, une boite des premiers soins devrait être disponible sur les lieux de travail: au
niveau des ateliers ou équipe de travail et en particulier à proximité des lieux des postes de travail
reconnus potentiellement à haut degré de risque d'accident.
Cette boite de premiers soins devra être rangée d'une manière visible, facile d'accès, régulièrement
vérifiée et contrôlée. Les travailleurs doivent être informés de son implantation.
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Plaies
L'infection est la plus redoutable complication des plaies. Celle-ci peut être provoquée par des
microbes apportés par l'objet-même qui a causé la blessure (machine, outil, pierre) mais aussi par
les personnes qui soignent le blessé (mains sales, objets non stérilisés, etc...).
On ne doit jamais toucher une plaie avec des mains ou des objets non désinfectés.
Petite plaie (écor- Nettoyer, désinfecter, pan- Ne pas négliger .Ies piqûres
chure, plaie superfi- ser avec des mains propres profondes qui saignent peu
cielle) et des pansements stérilisés (clous). Elles peuvent se
compliquer de tétanos, les
montrer au médecin.
0
2 Hémorragie artérielle: Garroter le membre le plus N'aller pas chercher le gar-
Le sang est rouge près possible au-dessus de la rot de l'infirmerie, ne vous
vif et s'écoule en plaie et serrer progressive- adressez pas au pharmacien,
jet saccadé ment jusqu'à ce que la plaie placer d'abord un garrot
ne saigne plus. Diriger provisoire, vous irez à l'infirmerie
d'extrême urgence le blessé ou à la pharmacie vers l'hôpital
(épingler sur ensuite, chaque minute
ses· vêtements une fiche compte !
indiquant l'heure de la pose du
garrot)
64
Fractures
On appelle fracture la rupture d'un os. En dehors des fractures des os du crâne qui se caractérisent
par une hémorragie buccale, nasale ou auditive, souvent suivie de syncope, les fractures des os
des membres entraînent :
Seul le médecin peut réduire une fracture c'est-à-dire remettre en place les os
brisés. En attendant on procédera ainsi:
Douleur-à l'endroit de la Appliquer un pansement sur la plaie Ne chercher pas à savoir s'il s'agit
blessure. Impotence du s'il y en a une, immobiliser le d'une fracture, d'une luxation ou
membre. Déformation ou d'une entorse.
déviation membre pour éviter les douleurs et
les complications que peut entraîner En cas de doute, agir toujours
le transport. Appeler le médecin ou comme s'il y avait fracture.
l'ambulance.
65
Brulures
ASPECT:
Selon l'aspect, on distingue les brûlures :
• du premier degré : inflammation de la peau qui devient rouge (ex. contact rapide avec
une surface moyennement chaude, coup de soleil),
• Deuxième degré: formation de cloques comparables aux ampoules,
• Troisième degré : épiderme et derme sont détruits, les chairs sont sanguinolentes ou
carbonisées.
ETENDUE:
Les grands brûlés (1/3 de la surface du corps) succombent souvent parce que les phénomènes de
respiration et de transpiration cutanées sont stoppés. Ajoutons qu'une issue fatale, consécutive à
une crise d'urémie est à redouter le sixième et le dixième jour. Ainsi, une brûlure du deuxième degré
très étendue est-elle plus grave qu'une brûlure localisée du troisième degré.
Brûlure
Granddes yeux :
brûlé LeNe pas intervenir.
couvrir Appeler
pour qu'il ne un
se refroidisse En aucun cas, ne mettre un
* * pasmédecin
pendantou le mieux
transport et l'envoyer
conduire pansement sur l'œil!. car ce
d’extrême urgence dans un service Ne pas le déshabiller, sauf si ses
hospitalier vêtements sont imprégnés d'un
liquide encore chaud ou caustique.
Par la chaleur immédiatement la victime pansement pourrait
Ne rien mettre sur ses brûlures.
à l'hôpital. Entrainer des accidents
Ne pas y toucher.
Par un caustique Laver à grande eau. Diriger graves et même la perte
Vers un hôpital de la vue
66
Syncopes
La syncope est une perte de connaissance, s'accompagnant dans les cas graves d'un arrêt des
mouvements cardiaques. Consécutive à la frayeur, à la fatigue, à un mauvais état général, les
signes avant-coureurs de la syncope sont la pâleur du visage, l'apparition de sueur à la racine des
cheveux et aux tempes.
Perte de connais- Allonger le malade. S'il vomit, Ne pas asseoir le malade, ni lui
sance par intoxica le coucher sur un côté ou soulever la tête.
tion, électrocution, tourner la tête sur un côté.
noyade, asphyxie Dégrafer ses vêtements, déga
ger le cou et le haut de la poitrine,
s'assurer qù'il respire.
10 S'il respire: Flageller le visage avec un Ne rien faire boire tant que le
linge mouillé, Frictionner la malade n'est pas revenu à lui
poitrine et le corps avec des
Serviettes humides. Faire respi
rer du vinaigre
0
2 S'il ne respire pas: Pratiquer, sans perdre une Ne pas attendre le médecin ou
minute, la respiration artificielle. l'appareil de réanimation pour
Appeler le médecin pratiquer la respiration artifi
cielle. Ne pas arrêter les,.mouve-
ments avant l'arrivée du médecin
qui seul, constatera les signes de
mort réelle.
Ne rien faire boire au malade
67
AUTRES BLESSURES ET CONTUSIONS
Ne jamais négliger les contusions et plaies crâniennes, même si elles ne paraissent pas graves au moment de l'accident.
Crâne:
10 Le blessé a perdu Panser la plaie s'il y en a une. Ne pas attendre que " ça
connaissance passe ".
Traitement de la syncope.
68
Définitions des risques garantis par la législation
sur les accidents du travail et les maladies
professionnelles.
A. L’accident du travail est défini aux articles 6, 7 et 8 de la loi n° 83/13 du 2 Juillet 1983
relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles modifiée et complétée par
l’ordonnance n° 96/19 du 6 Juillet 1996 :
Art 6 : Est considéré comme accident du travail, tout accident ayant entraîné une lésion corporelle,
imputable à une cause soudaine, extérieure et survenu dans le cadre de la relation de travail.
Art 7 (modifié par l’article de 2 de l’ordonnance): Est également considéré comme accident du travail
l’accident survenu au cours :
Art 8 (modifié par l’article de 3 de l’ordonnance): Est, en outre, considéré comme accident du travail,
même si l’intéressé n’a pas la qualité d’assuré social, l’accident survenu au cours :
Art 9 : La lésion se produisant ou le décès survenant, soit au lieu et au temps du travail, soit en un temps
voisin de l’accident, soit au cours du traitement consécutif à l’accident, doivent être considérés, sauf preuve
contraire, comme résultant du travail.
B. L’accident du trajet est également considéré comme accident du travail. (Article 12 de la loi
n° 83/13).
Art 12 : Est assimilé à un accident du travail, l’accident survenu pendant le trajet effectué par l’assuré pour se
rendre à son travail ou en revenir, quel que soit le mode de transport utilisé, à condition que le parcours n’ait
pas été, sauf urgence ou nécessité, cas fortuit ou force majeure, interrompu ou détourné.
69
Le parcours ainsi garanti est compris entre, d’une part, le lieu de travail, et d’autre part, le lieu de résidence ou
un lieu assimilé tel que celui où le travailleur se rend habituellement, soit pour prendre ses repas, soit pour des
motifs d’ordre familial.
Seules les maladies figurant dans l’annexe 1 de l’arrêté interministériel du 5 Mai 1996, fixant la liste des maladies
présumées d’origine professionnelles, sont susceptibles d’être indemnisées par la législation sur les accidents du
travail et les maladies professionnelles. Les caractères suivants, nécessaires et suffisants, énumérés dans les tableaux
de cette annexe permettent de les définir :
4) Un délai de prise en charge qui correspond à la limite maximale entre l’arrêt de travail dangereux et
l’apparition des symptômes ;
REMARQUE IMPORTANTE :
Il n’appartient pas à l’employeur de juger si tel accident relève des dispositions de la législation sur les accidents du
travail et les maladies professionnelles : seul l’organisme de Sécurité Sociale est habilité à cet effet , à charge pour
lui d’apprécier les réserves que le chef d’entreprise serait amené à formuler (loi n°83/13).
Art 15 : L’obligation faite à l’employeur de souscrire une déclaration s’impose, même si l’accident n’a pas entraîné
d’incapacité de travail ou ne parait pas être imputable au travail.
70
ANNEXE1
Loi 88/15 modifiant et complétant la loi 85/05 relative à la promotion et à la protection de la santé.
Ordonnance n° 96-19 modifiant et complétant la loi n° 83-13 du 2 juillet 1983 relative aux accidents
de travail et au maladies professionnelles.
Loi 04/20 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre
du développement durable.
LES DECRETS:
71
Décret n° 84-28 fixant les modalités d'application du titre III, IV et VIII de la loi n° 83-13 du 2 juillet
1983 relative aux accidents de travail et aux maladies professionnelles.
Décret 85/231 fixant les conditions et modalités d’organisation et de mise en œuvre des
interventions et secours en cas de catastrophes.
Décret 86/132 fixant les règles de protection des travailleurs contre les risques de rayonnements
ionisants ainsi que celles relatives au contrôle de la détention et d’utilisation des substances
radioactives et des appareils émettant des rayonnements ionisants.
Décret 87/182 relatif aux huiles à base de PCB, aux équipements électriques qui en contiennent et
aux matériaux contaminés par ce produit.
Décret exécutif 91/05 relatif aux prescriptions générales de protection applicables en matière
d’hygiène et de sécurité en milieu de travail.
Décret exécutif 93/74 portant règlement général des exploitations des substances minérales.
Décret exécutif n° 93-161 réglementant le déversement des huiles et lubrifiants dans le milieu naturel
.
Décret exécutif 93/165 réglementant les émissions atmosphériques de fumées, gaz, poussières,
odeurs et particules solides des installations fixes.
Décret exécutif 93/191 relatif aux aus activités de recherche et d’exploitation des substances
minérales.
Décret exécutif 93/206 relatif à la prévention et la surveillance dans les institutions, administrations
et organismes publics ainsi que dans les entreprises publiques économiques.
Décret exécutif 95/405 relatif au contrôle des produits phytosanitaires à usage agricole.
Décret exécutif 96/98 déterminant la liste et le contenu des livres et registres spéciaux obligatoires
pour les employeurs.
72
Décret exécutif 96/209 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil
National d’Hygiène, de Sécurité et de Médecine du Travail.
Décret exécutif 97/37 définissant les conditions et les modalités de fabrication, de conditionnement,
d’importation et de commercialisation sur le marché national des produits cosmétiques et
d’hygiène corporelle.
Décret exécutif 97/254 relatif aux autorisations préalables à la fabrication et àl’importation des
produits toxiques ou présentant un risque particulier.
Décret exécutif 97/424 fixant les conditions d’application du titre V de la loi 83/13 modifiée et
complétée , relatif à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Décret exécutif 98/339 définissant la réglementation applicable aux installations classées et fixant
leur nomenclature.
Décret exécutif 2000/73 complétant le décret exécutif 93/165 réglementant les émissions atmosphériques de
fumées, gaz, poussières, odeurs et particules solides des installations fixes.
Décret exécutif 01/342 relatif aux prescriptions particulières de protection et de sécurité des
travailleurs contre les risques électriques au sein des organismes employeurs.
Décret exécutif 02/01 fixant le règlement général d’exploitation et de sécurité des ports.
Décret exécutif 02/68 fixant les conditions d’ouverture et d’agrément des laboratoires d’analyses de
la qualité.
Décret exécutif 03/451 définissant les règles de sécurité applicables aux activités portant sur les
matières et produits chimiques dangereux ainsi que les récipients de gaz sous pression.
Décret exécutif n° 03-452 fixant les conditions particulières relatives au transport routier de matières
dangereuses
Décret exécutif n° 04-409 fixant les modalités de transport des déchets spéciaux dangereux.
73
Décret exécutif 05/08 relatif aux prescriptions particulières applicables aux substances, produits ou
préparations dangereuses en milieu de travail
Décret exécutif 05/09 relatif aux commissions paritaires et aux préposés à l’hygiène et sécurité du
travail
Décret exécutif 05/12 relatif aux prescriptions particulières d’hygiène et de sécurité applicables aux
secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique.
Décret exécutif 05/117 relatif aux mesures de protection contre les rayonnements ionisants.
Décret exécutif 05/130 fixant les conditions d’exercice et de modalité d’agrément des agents de
contrôle sécurité sociale.
Décret exécutif 05/467 fixant les conditions et modalités de contrôle aux frontières de la conformité
des produits importés.
Décret exécutif n° 06-02 définissant les valeurs limites, les seuils d'alerte et les objectifs de qualité de
l'air en cas de pollution atmosphérique.
Décret exécutif n° 06-138 réglementant l'émission dans l'atmosphère de gaz, fumées, vapeurs,
particules liquides ou solides, ainsi que les conditions dans lesquelles s’exerce leur contrôle.
Décret exécutif 06/139 fixant les conditions et les modalités d’exercice des activités de remorquage,
de manutention et d’acconage dans les ports.
Décret exécutif 06/141 définissant les valeurs limites des rejets d’effluents liquides industriels.
Décret exécutif n° 06-362 modifiant et complétant le décret exécutif n° 96-59 portant missions et
organisant le fonctionnement de l’inspection générale de l’environnement.
74
LES ARRETES :
Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les méthodes de contrôle en matière d'utilisation des
sources radioactives et des appareils émettant des rayonnements ionisants.
Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les modalités de détention et d’utilisation des
substances radioactives et des appareils émettant des rayonnements ionisants à des fins
médicales.
Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les limites de dose annuelles d’exposition aux
rayonnements ionisants.
Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les limites dérivées de concentration dans l’air et les
limites d’incorporation annuelles ainsi que les valeurs de facteurs de qualité et de débit de
fluence des neutrons.
Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 précisant les conditions d'utilisation des dosimètres
individuels destinés au contrôle des équivalents de dose reçus par les travailleurs soumis au
risque d'exposition externe.
Arrêté interministériel du 05 Mai 1996 fixant l liste des maladies présumées d’origine
professionnelles ainsi que ses annexes 1 et 2.
Arrêté interministériel du 9 Juin 1997 fixant la liste des travaux où les travailleurs sont fortement
exposés aux risques professionnels.
Arrêté interministériel du 28 décembre 1997 fixant la liste des produits de consommation présentant
un caractère de toxicité ou un risque particulier ainsi que la liste des substances chimiques dont
l’utilisation est interdite ou réglementée pour la fabrication desdits produits.
75
Arrêté interministériel du 15 juin 1999 relatif aux règles techniques que doivent respecter les
entreprises effectuant des activités de confinement et de retrait de l'amiante.
Arrêté du 16 Octobre 2001 fixant le contenu , les modalités d’établissement et de tenue des
documents obligatoirement établis par le médecin du travail.
Arrêté du 16 Octobre 2001 fixant les normes en matière de moyens humains, de locaux et
d’équipements des services de médecine du travail.
Arrêté du 16 Octobre 2001 fixant les modalité d’application des dispositions de l’article 30 du décret
exécutif 93/120 relatif à l’organisation de la médecine du travail.
Arrêté du 1er Octobre 2003 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à
l’inhalation de poussières d’amiante.
Arrêté du 19 Mai 2004 relatif aux conditions d’exploitation des machines minières.
Arrêté du 20 Novembre 2004 portant nomination des membres du Conseil National d’Hygiène, de
Sécurité et de Médecine du Travail.
76
ANNEXE 2
ARTICLE 2
Les commissions paritaires d'hygiène et de sécurité, désignées ci-après, les "commissions
d'entreprise" sont instituées au sein de chaque organisme employeur occupant plus de neuf (9)
travailleurs dont la relation de travail est à durée indéterminée.
Lorsque l'entreprise est composée de plusieurs unités, il est institué, au sein de chacune d'elles, une
commission paritaire d'hygiène et de sécurité, désignée ci-après "la commission d'unité".
ARTICLE 3
Les commissions d'unité, ont pour attributions :
- de suggérer les améliorations jugées nécessaires; à ce titre, elles sont associées à toute initiative
portant notamment sur les méthodes et procédés de travail les plus sûrs, le choix et l'adaptation du
matériel, de l'appareillage et de l'outillage indispensables aux travaux exécutés, et l'aménagement des
postes de travail;
- d'établir un rapport annuel d'activités; une copie de ce rapport est transmise au responsable de
l'organisme employeur, à la commission d'entreprise ainsi qu'à l'inspecteur du travail territorialement
compétent.
77
ARTICLE 4
Les commissions d'unité procèdent à l'inspection des lieux de travail, en vue de s'assurer :
ARTICLE 5
Les commissions d'unité reçoivent, de l'organisme employeur, les informations, ainsi que les moyens
matériels nécessaires à l'exercice de leurs missions.
ARTICLE 6
Les commissions d'unité sont associées à toute enquête menée à l'occasion de chaque accident du
travail ou de chaque maladie professionnelle.
Les conclusions de l'enquête citée à l'alinéa 1er ci-dessus sont communiquées, dans un délai qui ne
dépasse pas quarante huit (48) heures, par l'organisme employeur, à l'inspecteur du travail
territorialement compétent.
ARTICLE 7
Les commissions d'unité participent à l'élaboration du programme de formation et perfectionnement
des équipes chargées des services d'incendie et de sauvetage et veillent à l'observation des consignes
prescrites.
ARTICLE 8
La commission d'entreprise est chargée :
- d'examiner et/ou de participer à l'élaboration, au suivi, et au contrôle des programmes annuels et/ou
pluriannuels de prévention des risques professionnels établis au sein de l'organisme employeur;
- d'organiser des séminaires, rencontres et stages à l'intention des membres des commissions d'unité;
- d'établir des statistiques sur les accidents du travail et les maladies professionnelles au niveau de
l'entreprise;
- d'établir un rapport annuel d'activités qu'elle soumet au responsable de l'organisme employeur; elle en
adresse une copie à l'inspecteur du travail territorialement compétent.
78
ARTICLE 9
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise sont composées :
A. Au niveau de l'unité :
B. Au niveau de l'entreprise :
Les membres représentant les travailleurs au sein des commissions d'entreprise ou des commissions
d'unité sont désignés par la structure syndicale la plus représentative, ou à défaut, par le comité de
participation.
Dans le cas où il n'existe ni structure syndicale, ni comité de participation, ils sont élus par le collectif
des travailleurs.
ARTICLE 10
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise sont installées par l'employeur.
ARTICLE 11
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise sont présidées par le responsable de
l'organisme employeur ou son représentant dûment mandaté.
ARTICLE 12
Les membres des commissions d'unité et les membres des commissions d'entreprise, sont désignés
pour une période de trois (3) ans, renouvelable.
ARTICLE 13
Les membres des commissions d'unité et ceux des commissions d'entreprise sont choisis en raison de
leur qualification ou de leur expérience en matière d'hygiène et de sécurité.
ARTICLE 14
Participe aux travaux des commissions prévues par le présent décret, en qualité de conseiller, selon le
cas, le médecin du travail de l'entreprise ou celui de l'unité.
ARTICLE 15
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise peuvent faire appel, lors de leurs travaux ou
inspections des lieux de travail, et à titre consultatif, au concours de toute personne qualifiée ou
organisme compétent en matière d'hygiène, de sécurité et de médecine du travail.
ARTICLE 16
79
Le secrétariat de la commission d'unité et le secrétariat de la commission de l'entreprise sont assurés
par un travailleur ayant une qualification en matière d'hygiène et de sécurité; il est désigné par le
responsable de l'organisme employeur.
ARTICLE 17
Les commissions d'unité se réunissent au moins une fois par mois.
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise se réunissent, sur convocation de leur
président, à la suite de tout accident du travail grave ou incident technique majeur.
Elles se réunissent aussi, à la demande des membres représentant les travailleurs, à la demande du
médecin du travail ou à l'initiative de leur président.
ARTICLE 18
Les réunions des commissions d'unité et des commissions d'entreprise se tiennent sur les lieux de
travail dans un local approprié.
ARTICLE 19
Le temps de présence aux réunions des commissions d'unité et des commissions d'entreprise, pendant
les heures de travail, ainsi que celui consacré à des tâches individuelles confiées par ces commissions,
sont rémunérés comme temps de travail.
ARTICLE 20
Les procès-verbaux des réunions des commissions d'unité et des commissions d'entreprise, ainsi que
les rapports établis par elles, sont consignés sur le registre d'hygiène, de sécurité et de médecine du
travail. Ce registre, et celui des accidents du travail, et les statistiques y afférentes, sont tenus à la
disposition de l'inspecteur du travail territorialement compétent, ainsi qu'à tout corps d'inspection et de
contrôle légalement habilité.
ARTICLE 21
Les autres règles de fonctionnement des commissions d'unité et des commissions d'entreprise sont
fixées par leur règlement intérieur établi dans les huit (8) jours qui suivent leur installation.
ARTICLE 22
Conformément aux dispositions de l'article 23, alinéas 2 et 3, de la loi n° 88-07 du 26 janvier 1988
susvisée, un préposé permanent à l'hygiène et à la sécurité, assisté de deux (2) travailleurs les plus
qualifiés en la matière, est obligatoirement désigné par le responsable de l'organisme employeur
occupant plus de neuf (9) travailleurs, dont la relation de travail est à durée déterminée.
Toutefois, dans les organismes employeurs occupant neuf (9) travailleurs et moins, un préposé à
l'hygiène et à la sécurité est désigné par l'organisme employeur.
ARTICLE 23
Les préposés à l'hygiène et à la sécurité, prévus à l'article 22 ci-dessus sont installés par l'employeur.
80
ARTICLE 24
Les préposés à l'hygiène et à la sécurité, prévus à l'article 22 ci-dessus, s'assurent, conjointement avec
le responsable de l'organisme employeur ou son représentant, et en consultation avec le médecin du
travail, de l'application des mesures relatives à la prévention des risques professionnels, conformément
aux attributions prévues aux articles 3 à 8 ci-dessus.
ARTICLE 25
Les préposés à l'hygiène et à la sécurité, prévus à l'article 22 ci-dessus, communiquent aux
responsables de l'organisme employeur un rapport annuel sur la situation des risques professionnels et
proposent toutes mesures nécessaires. Celles-ci ainsi que le rapport bilan sont consignés sur le registre
de l'hygiène, de la sécurité et de la médecine du travail.
ARTICLE 26
Les membres des commissions d'unité et des commissions d'entreprise, ainsi que les préposés à
l'hygiène et à la sécurité, sont tenus au respect du secret professionnel, en ce qui concerne les
informations et toutes les questions présentant un caractère confidentiel.
ARTICLE 27
La composition, l'organisation, le fonctionnement, ainsi que les attributions des commissions paritaires
au sein des institutions et administrations publiques sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé du
travail et de l'autorité chargée de la fonction publique.
ARTICLE 28
Des textes ultérieurs préciseront, en tant que de besoin, les modalités d'application des dispositions du
présent décret.
ARTICLE 29
Les organismes employeurs relevant du ministère de la défense nationale demeurent régis par les
dispositions réglementaires qui leur sont propres.
ARTICLE 30
Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
Ahmed OUYAHIA.
81