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Guide Cphs

Le document est un guide destiné aux membres des Commissions paritaires d'hygiène et de sécurité, détaillant leurs attributions et responsabilités en matière de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Il aborde divers risques liés aux conditions de travail, ainsi que des méthodes de prévention et d'inspection des lieux de travail. La mobilisation des partenaires sociaux est essentielle pour garantir la santé et la sécurité des travailleurs, tout en assurant une prise en charge sociale adéquate.

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Le document est un guide destiné aux membres des Commissions paritaires d'hygiène et de sécurité, détaillant leurs attributions et responsabilités en matière de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Il aborde divers risques liés aux conditions de travail, ainsi que des méthodes de prévention et d'inspection des lieux de travail. La mobilisation des partenaires sociaux est essentielle pour garantir la santé et la sécurité des travailleurs, tout en assurant une prise en charge sociale adéquate.

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MINISTERE DU TRAVAIL, DE L’EMPLOI ET DE LA SECURITE SOCIALE.

CAISSE NATIONALE DES ASSURANCES SOCIALES


DES TRAVAILLEURS SALARIES.
CNAS

GUIDE
A l’usage des membres des
Commissions paritaires d’hygiène et de sécurité
et des préposes a l’hygiène et a la sécurité.

CPHS
DIRECTION DE LA PREVENTION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL
ET DES MALADIES PROFESSIONNELLES

SOMMAIRE
INTRODUCTION p3

Les attributions de la CHS

 Les visites d'inspection des lieux de travail p4


 La campagne de sécurité p8
 L'analyse des tâches p 10
 Les nouveaux recrutés p 13

Les risques mécaniques

 Les travaux dangereux p 15


 La manutention p 16
 Les chariots automoteurs p 20
 Les risques liés aux machines p 23
 Les outils à main p 29
 Le stockage p 30
 L'incendie p 32

Les risques physiques:

 Le microclimat p 37
 Les poussières p 40
 Le bruit p 43
 L'éclairage p 46
 Le risque électrique p 49

La prévention:

 La maintenance des équipements (tableau des visites) p 51


 L'hygiène des locaux p 55
 Les équipements de protection individuelle (EPI) p 57
 Toilettes, vestiaires et douches p 60
 Le gardiennage p 62
 Les premiers soins. p 63

Les risques pris en charge par la CNAS:

 L’accident du travail; p 69
 L’accident du trajet; p 69
 Les maladies professionnelles. P 70

Annexes

Annexe 1 : La législation algérienne en matière de prévention (réf textes réglementaires) p 71

Annexe2 : Le décret exécutif n° 05/09. P 77

2
Introduction

Chaque année, notre pays, enregistre des milliers d'accidents du travail et de


maladies professionnelles, dont la charge en matière de réparation est confiée à la Caisse
Nationale des Assurances Sociales des Travailleurs Salariés (C.N.A.S.). L'évolution
financière de cette charge, pose le problème de pérennité du système actuel de Sécurité
Sociale, assurant également pour un grand nombre d'assurés sociaux des domaines aussi
larges que variés tels que "l'assurance maladie", "la retraite" ou "le chômage".

Aussi, la mobilisation de tous les partenaires sociaux autour des programmes de


santé et de sécurité au travail, permettra-t-elle de garantir l'intégrité physique de nos
travailleurs, mais assurera également la prise en charge sociale de leurs familles dans les
meilleures conditions.

A ce titre, la Commission Paritaire d'Hygiène et de Sécurité est un instrument


privilégié pour mettre en œuvre cette politique de santé et de sécurité des travailleurs.
Elle repose sur le principe de responsabilité partagée ente employeurs et salariés, qui
permet à ces deux parties d'identifier les problèmes de santé et de trouver des solutions,
dans le respect de leurs droits et obligations mutuels.

Les membres de cette commission, deux ou trois représentants l'organisme


employeur, et deux ou trois représentants des travailleurs, lorsque le nombre de ces
derniers est supérieur à neuf occupés de manière permanente, se réunissent
régulièrement et inspectent les lieux de travail et les conditions de déroulement de
l'activité, aux fins de sensibiliser l'ensemble des partenaires aux questions de sécurité, de
relever les dangers auxquels sont exposés les travailleurs et de proposer les mesures
nécessaires pour éliminer les risques potentiels.

Les prérogatives de la CHS sont consignées dans le décret 05/09 du 08 Janvier 2005
relatif aux commissions paritaires et aux préposés à l'hygiène et à la sécurité (en annexe 2
du présent document), cependant, et afin de permettre à tous les intervenants de parler
un même langage: celui de la prévention, l'information et la formation dans ce domaine
doivent être clairement définis et admis également par tous.

C'est le but que ce modeste ouvrage se propose d'apporter en guise de support


pédagogique au travail quotidien de ces délégués, membres de la CHS, et dont l'intérêt
demeure leurs préoccupations de la sauvegarde de la santé de l'homme au travail.

3
Les visites d'inspection

I - Objectif et définition:

Permettant d'avoir une vue générale sur l'ensemble des lieux de travail, la visite d'inspection
organisée périodiquement a pour principal objectif d'évaluer et d'apprécier les risques potentiels et
d'attirer l'attention des différents services sur la nécessité d'entreprendre les travaux, réparations et
aménagements utiles pour les éliminer et sauvegarder le travailleur.
• sont-elles suffisantes: du point de vue nombre par rapport aux effectifs ·employés,
Par ailleurs, la visite d'inspection et de contrôle des lieux de travail peut être effectuée : .

• au niveau de l'ensemble de l'unité ou,


• au niveau d'une partie seulement (atelier, service, etc...).

Pour être méthodique, cette visite doit porter sur la totalité des installations, équipements, locaux,
machines,. produits, etc...existants dans l'unité.

Il - Méthode d'observation pour la visite d'inspection et de contrôle des lieux de travail

1 -Locaux de travail :

1.1 - Ordre - propreté - hygiène


• Aération, ventilation, humidité
présence de gaz, vapeurs, fumées, poussières: sont-ils gênants pour le travailleur.

état des sols :

-sont-ils glissants, sales, non nettoyés régulièrement, encombrés de déchets, détritus,


chûtes, fosses, trappes, caniveaux non visibles, dépourvus de garde,

-sont-ils réguliers, crevassés,


-y a-t-il des rigoles ou trappes d'évacuations de liquides.

• éclairage :

-est-il naturel, suffisant ou non, éblouissant ou non,


-est-il artificiel, suffisant ou non, permanent,

- existe-il des zones d'ombres, d'obscurité à des postes de travail,


-est-il éblouissant à certains postes de travail.

4
1.2 -Etat des murs, des plafonds, de la toiture
 murs délabrés, peintures défraichies,
 plafonds avec moisissures, écaillés .

 toitures en bon ou en mauvais état:


-tuiles/vitres cassées, manquantes,
-risques de chutes de matériaux
-risques de pénétration de ·pluies

fenêtres et portes :.
vitres cassées', fermant mal (courant d'air),
fenêtres à guillotines ou châssis ouvrant, mal appropriés, risques de
chutes 'de hauteur...
portes ouvrant de l'intérieur/de l'extérieur (sortie précipitée en cas de
danger est-elle possible)
portes coupe-feu en bon état.
-en hauteur, 2 mètres et plus,
-en largeur, 0,80 mètre.

1.3 - Aires de circulation:

• permettent-elles, à la fois le passage d'un engin, véhicule et des travailleurs


sans aucun danger pour ces derniers,
· • sont-elles éclairées suffisamment et balisées si nécessaire.,
• sont-elles encombrées ou non, (risque de heurt et d'accrochage, tuyauterie apparentes,
angles vifs, ...)
• sont-elles protégées contre les intempéries (pluies...).

1.4 - Aires de stockage :


• empilage en hauteur, n'est-il pas dangereux (risques de chutes),
stockage de produits dangereux (nocifs, toxiques, inflammables ) est-il réalisé
correctement? Ces produits peuvent-ils être manipulés sans risques:
d'incendie,
d'explosion,
de radiation,ˇ
de contamination,ˇ
• sont-ils étiquetés de manière lisible et visible ...

1.5 -Voies d'accès :


• est-il possible d'accéder sans risques (notamment dans le cas de déplacement précipité
des travailleurs, exemple: panique),
-aux voies de passages et aux escaliers,
-aux sorties de secours (qui sont signalées de façon claire),

5
-aux échelles de secours,
-aux interrupteurs et commandes de sécurité/secours,
-aux matériels de lutte contre le Jeu.

1.6 -Les garde-corps, main-courantes, garde-fous, balcons:


• sont-ils suffisants, convenablement placés, étudiés,
• en bon état de fonctionnement,
• en matériau solide et résistant à la charge.

1.7 -Matériel anti-incendie :


• est-il suffisant et adapté aux différents risques de feu possibles,
• est-il placé dans les endroits appropriés et faciles d'accès,
• est-·il facilement repéré,
• les consignes de sécurité incendie sont-elles en place,
• est-il vérifié (prêt à être utilisé si nécessaire),
• les travailleurs savent-ils l'utiliser correctement.

2 -Locaux annexes :

S'agissant des vestiaires, water-closet (W.C.), lavabos, douches; il convient de s'inquiéter à chaque
fois de leur:
• état de propreté (nettoyage régulier, fréquent, systématique),
• bon fonctionnement,
• eau courante : froide -chaude (suffisante et disponible),
• hygiène générale: chauffage, climatisation, aération, odeurs incommodes, etc...
• de leur nombre par rapport à l'effectif des travailleurs.

3 -Protection des machines et dispositifs ou organes dangereux :

a) -Machines en général:
• moyen d'arrêt rapide et facilement accessible,
• état de l'appareillage électrique/
• éclairage,
• si nécessaire, protecteurs pare-éclats ou lunettes,
• dispositifs de verrouillage des organes de commande en cas d'arrêt pour
réparation ou nettoyage.
b) -Organes dangereux (courroies, volants, engrenages en mouvements, contrepoids,
clavettes, vérins pneumatiques, etc...) :
• carters: enlevés (voir le motif), à modifier, à réparer, à réaliser.
c) -Machines dangereuses:
• visite, entretien et réglage des dispositifs de sécurité et des organes condi
tionnant la sécurité,
• essais de fonctionnement des dispositifs de sécurité,

6
• accès pont roulant.
d)-Machines portatives:
• tension d'alimentation ou type de matériel adapté au lieu d'emploi.

4 -Installations électriques :
/
• parties sous tension, accessibles et non protégées (interrupteurs, boites de connexion, fusibles,
etc...),

• câbles en mauvais état absence de mise à la terre


• état des conducteurs de protection des liaisons.

5 -Etat des:

• Echelles, escabeaux, planches, tréteaux, échafaudages, etc...

6 -Chaines et élingues :

• marquage,
• râteliers ou tréteaux de rangement,
• chaines et élingues à réparer ou à réformer,
• examen des chainons et des torons.

7-Outillage individuel :

• bonne adaptation au travail,


• utilisation convenable
• maintien en bon état,
• rangement possible et convenable.

8 -Vêtements de travail et articles de protection:

• Vêtements flottants, cheveux longs non protégés, foulards, cravates,


bagues, bracelets,
• ouvriers dépourvus des articles de protection nécessaires à leur travail,
• articles non adaptés au travail à effectuer, en mauvais état, à réparer ou à remplacer.

7
La Campagne de
Sécurité

I. Définition :
La campagne de sécurité est une action organisée au niveau de l'unité ou de l'entreprise et qui
consiste à développer d’une manière intense pendant une période courte (quelque jours à un mois,
au maximum) des moyens variés en vue d'un objectif précis et préalablement défini.

Il. Quelques règles à respecter:


1 -Toute campagne de sécurité doit être sérieusement préparée avec:
1.1 -la réunion de l'ensemble des moyens (matériels, humains, financiers, etc...)
nécessaires;
1.2 -l'établissement d'4n programme de travail pour toute la durée de la campagne;

1.3 - la définition des objectifs à rechercher.

2 -Toute campagne de sécurité doit faire l'objet d'une évaluation objective:


2.1 -pendant le déroulement même de la campagne pour rectifier et corriger les « erreurs »
éventuelles;
2.2 -à la fin du déroulement de la campagne.

III. Ce qu'il faut retenir:


Une campagne de sécurité ne s'improvise pas. Elle doit permettre de répondre à un besoin précis et
atteindre un objectif bien cerné.
1 -Avant toute campagne:
Rechercher et définir l'objectif en partant des conditions concrètes de travail de l'unité ou de
l'entreprise.
La connaissance de l'état des risques sur les lieux de travail ainsi que l'analyse des informations
statistiques disponibles peuvent, dans de nombreux cas, être le point de départ. Pour préciser
l'objectif (ou les objectifs) de la campagne de sécurité envisagée ainsi que le (ou les) thème (s) qui
seront abordés durant la campagne. Il est toujours utile d'adapter les thèmes en fonction:

• des moyens existants au niveau de l'unité et qui doivent, si nécessaire, être préparés,
• du collectif des travailleurs ou des catégories de travailleurs pouvant être concernés par
le déroulement de la campagne de sécurité,
• des moyens supplémentaires ou de l'assistance complémentaire à rechercher après de services
ou d'institutions extérieurs à l'unité ou à l'entreprise.

8
Il est important, lorsque cela est le cas, de s'enquérir suffisamment à l'avance des possibilités
d'assistance et d'entraide qui peuvent être effectuées par des organismes spécialisés.

Dans tous les cas, il est nécessaire de requérir le concours actif de l'ensemble des services de l'unité (ou de
l'entreprise) pouvant être concernés par la campagne, et en particulier les représentants des travailleurs.

2- Pendant la campagne:

Veiller au déroulement du programme de travail établi. En cas de nécessité ou d'urgence, n'hésitez pas à le
corriger. Faire le point' régulièrement sur la manière dont la campagne se déroule. Porter une attention
particulière à ce que l'ensemble des participants (ou travailleurs) soient conscients et imprégnés des objectifs de
la campagne. Dans tous les cas, sachez être à l'écoute des participants.

3- Après la campagne:

Faire une critique sérieuse et objective de la campagne.


Déterminer avec précision :

• les faiblesses dans l'organisation, la mise en œuvre des moyens, le manque d'intérêt des travailleurs pour la
campagne, le non-respect du programme, etc...

• Analyser les causes des défaillances constatées.


• les aspects positifs qu'il convient de diffuser.

Prendre toutes dispositions utiles pour assurer le suivi des observations et des
résultats enregistrés pendant la campagne.

9
L'Analyse des tâches et la

sécurité du travail

1. -Objectif recherché :
Une des bases sur lesquelles repose la protection de l'homme au travail réside dans l'analyse
du travail et particulièrement des tâches que le travailleur exécute à son poste.

Il va s'agir dans ce cadre de s'intéresser à l'ensemble des opérations que réalise le travailleur
(sans exclusion) pour déterminer si chacune des opérations (prise séparément ou combinée
avec d'autres) exécutées peut être à l'origine:
• d'un risque pour le travailleur ou bien,
• d'un risque pour plusieurs de ses collègues.

Il. -Méthodes d'analyse des tâches en relation avec la sécurité du travail


1 Le travailleur peut-il être heurté par quelque chose pendant l'opération.

• Risque-t-il d'être heurté (à la tête, au visage, au corps...) par un objet en mouvement. Il


est nécessaire de rechercher tout ce qui, dans le voisinage immédiat du poste de travail,
est en mouvement, doit se mettre en mouvement ou peut se mettre en mouvement et
mettre en danger l'intégrité physique du travailleur.

• Existe-t-il des objets en mouvement n'ayant pas de bases fixes, exemple: chariots à
main, chariots à moteur, ponts roulants, etc...
• Y -a-t-il des risques de projections: paillettes, copeaux, liquides, gaz...
• Peut-il y avoir des déplacements soudains et inattendus d'objets qui tombent,
glissent, roulent...
• Qu'y a-t-il autour du travailleur qui. peut occasionner de telles choses ?

• Lorsque deux (2) travailleurs travaillent à proximité l'un de l'autre, quels risques y-a-
t-il . Rechercher dans ce cas, les risques liés aux tâches réalisées respectivement
par chaque travailleur.

• Quelqu'un. d'autre autour ou à sa proximité utilise-t-il des outils ou des matériels


qui risquent de heurter le travailleur d'une façon quelconque?

2 Le travailleur peut-il se heurter contre quelque chose dans cette opération.

10
• Se représenter le travailleur pendant qu'il se déplace et voir contre quoi
il risque de se blesser.
• Peut-iI toucher des surfaces brûlantes des parties de machines non protégées
pendant leurs marche, des fils électriques mal isolés, des bords coupants,
ébréchés ?
• Y-a-t-il des substances ou des fluides corrosifs ou radioactifs.
• Peut-il y .avoir rupture soudaine de l'équilibre de quelque chose
du fait d'une traction exercée par le travailleur d'une façon ou
d'une autre?
• y -a-t-il utilisation de produits chimiques (solides, liquides ou
gazeux) pouvant donner lieu à un accident du travail ou une maladie
professionnelle.

N.B. Il est extrêmement important d'identifier non seulement ce contre quoi le travailleur
peut se heurter mais aussi comment le contact peut se passer et s'effectuer.

3 Le travailleur peut-il être pris entre plusieurs objets au cours du travail ?


• Une partie de son corps risque-t-elle d'être prise entre quelque chose en
mouvement et quelque chose de fixe ou entre deux objets en mouvement.
4 Le travailleur peut-il être "pris sur" ou "pris dans" au cours du travail ?
• Pris sur : vêtements flottants du travail happés par un objet en mouvement.
• Pris dans: Qui introduit par mégarde son doigt et n'arrive plus à le ressortir.

5 Le travailleur peut-il tomber pendant cette étape du travail? où ? quand et comment ?


6 Possibilité d'accidents divers.
• Le travailleur risque-t-il d'être gazé, surmené, exposé à des situations ou expériences
dangereuses telles que lumière intense, température élevée etc...

Modèle de fiche pour l'analyse de la tâche


(à des fins de prévention)

Poste de travail Date

Eléments, faits, évènements


Description dès opérations normaux-ou anormaux pouvant se Nature de l'accident susceptible
élémentaires conjuguer à l'opération élémentaire de se produire
et entrainer un accident

11
la prise en charge et l'examen approfondi des doléances et des observations des travailleurs sur leurs

Chaque opération étant analysée du point de vue des risques, on recherche alors les moyens
d'éliminer ou de réduire les effets des. facteurs de risques: -élaboration de modes opératoires
intégrant la sécurité, -action sur l'environnement, -utilisation des moyens de protection, -
formation du personnel, etc…
conditions générales de travail... Sont un des moyens possibles pour lutter contre les accidents de travail.

RETENIR QUE:

L'organisation du travail n'est ni un dogme immuable ni un carcan rigide.

L'organisation du travail doit toujours être' adaptée de manière à ce que les travailleurs soient le
mieux protégés contre les risques d'accidents possibles pouvant découler d'une organisation du
travail qui ne prend pas en compte l'hygiène et la sécurité des travailleurs, à leurs postes de
travail et pendant leurs temps de travail.

Dans tous les cas,

l'aménagement des temps de travail avec l'introduction de pauses (pour se restaurer, pour
récupérer, pour diminuer l'astreinte intellectuelle ou nerveuse...) notamment pour tenir compte
de l'intensité du travail et des conditions générales de production,

L'amélioration des conditions de transport (pour éviter l'accumulation d'une fatigue inutile...),
l'introduction d'une alimentation saine et adaptée aux efforts physiques dépensés par les
travailleurs.

12
Les nouveaux
recrutés et la
Sécurité

I. -Objectif recherché :
Afin de prévenir les conséquences des risques qu'il pourrait encourir lui-même ou faire subir à
ses collègues, tout travailleur nouvellement· recruté ou bien nouvellement réaffecté à un poste
de travail doit recevoir une information suffisante en matière d'hygiène et de sécurité du travail.

Il. -Information des nouveaux recrutés :

1 -Faire connaitre l'entreprise, l'unité et notamment:


• les objectifs .et les missions da l'unité,
• les installations, équipements, matériels, méthodes de travail utilisés, les produits
fabriqués etc...,
• l'organisation du travail (horaires, pauses...),
• les lieux de travail' : atelier, équipe...,
• le ~poste de travail d'affectation,
• informations .sur l'hygiène et la sécurité concernant le poste de travail,
• mesures de prévention à observer.

2 --Faire connaitre les mesures générales de sécurité contre les risques liés aux :
• machines, outils et produits utilisés,
• l'électricité, etc...

3 -Initier et contrôler l'initiation à l'équipement de protection individuelle du point de vue de :

• sa manipulation et la manière correcte de porter cette protection individuelle,


• son entretien et son rangement.
• faire connaître l'équipe d'incendie,
4 -Initier aux consignes générales (et particulières) de lutte contre l'incendie:

13
-initier à l'utilisation des moyens de lutte contre l'incendie,
-faire connaitre les mesures particulières: interdiction de fumer, interdiction de flammes nues, etc...

5 Informer sur l'organisation générale:


-des secours en cas d'incendie ou d'accidents: infirmerie, ambulance, médecin,
responsable à prévenir etc...,
-de l'évacuation général~ des locaux en cas de sinistre etc...

6 Donner toutes les informations jugées utiles : -


commission d'hygiène et de sécurité,
-service de sécurité du travail,
-service de médecine du travail ou C.H.S., -
gardiennage, permanence etc...

Retenir que:

Si l'information des travailleurs nouvellement recrutés ou affectés


à un poste de travail est indispensable, la formation au poste de travail
(y compris sous l'aspect hygiène et sécurité) doit être privilégiée.

14
TRAVAUX DANGEREUX NECESSITANT UNE SURVEILLANCE PARTICULIERE

La liste suivante n'est pas exhaustive. Dans tous les cas, il n'est pas recommandé de laisser
travailler un ouvrier seul à un poste de travail dangereux ou essentiel à la sécurité des autres
travailleurs. D'autre part, tout ouvrier ou groupe d'ouvriers dont le lieu de travail est isolé du reste de
l'entreprise, doit faire l'objet d'une surveillance directe ou indirecte de jour comme de nuit. Enfin, la
surveillance des personnes occupées à des travaux dangereux, ne les dispense pas de
l'autorisation de travail lorsqu'elle est nécessaire. L'arrêté interministériel du 9 Juin 1997, fixant la
liste des travaux où les travailleurs sont fortement exposés aux risques professionnels, prévoit une
visite médicale semestrielle avec les examens para-cliniques appropriée. De même, il fait obligation
aux employeurs de déclarer ces travaux à l'Inspection du Travail, à l'organisme de Sécurité Sociale
et à la Direction de la Santé de wilaya. La liste figurant en annexe de l'arrêté comprend les travaux
comportant la préparation, l'emploi, la manipulation ou l'exposition à certains agents chimiques, les
travaux comportant l'exposition aux risques infectieux et parasitaires, et les travaux comportant
l'exposition à certains risques physiques.
Nous citons ci-après quelques travaux dangereux nécessitant une surveillance particulière :
• travaux sur canalisation de gaz en charge,
• travaux sur des circuits sous tension ou à proximité de conducteurs sous tension.

Remarque:
Les travaux suivants ne doivent être entrepris qu'en cas de force majeur et à titre exceptionnel :

•L'intervention dans des réservoirs ou accumulateurs de matières, l'intervention ne


doit avoir lieu qu'après vidange et aération des réservoirs et des accumulateurs,

Travaux sur des appareils en fonctionnement, tels que machines, appareils de levage, etc...

• travaux en hauteur, lorsque la protection du travailleur ne peut être assurée qu'au moyen
d'une ceinture de sécurité,
• travaux nécessitant la neutralisation des dispositifs de sécurité des travailleurs,
• Manœuvre des gros véhicules,
• travaux dans les zones d'opération 'des appareils de levage,
• travaux tous-terrains ou au fond d'un puits,
• travaux sur des cuves de fermentation: ..;
• travaux à la surface de l'eau:
• travaux dans des chambres froides, etc...

IMPORTANT:

Toute anomalie constatée on tout évènement anormal observé doivent être signalés
au responsable hiérarchique.
Ne pas le faire, oublier de le faire peut exposer, peut-être, les travailleurs à des dangers
ou provoquer des dommages matériels

15
La Manutention

I. Définition:
La manutention est définie comme étant l'opération qui consiste à déplacer un objet quelconque
(matériels, matières, produits, etc...) d'un endroit à un autre:
• soit à l'aide de la force humaine (manutention manuelle),

• soit à l'aide de moyen matériels (manutention mécanique).


Exemples:
1 -Il y, a manutention manuelle lorsque un travailleur décharge sur son dos en s'aidant de ses
mains et de l'ensemble de son corps un camion chargé de sacs de ciment.

2 ŔlI y a manutention mécanique lorsque un travailleur déplace une charge à l'aide d'un chariot à
moteur.

La manutention manuelle et mécanique sont liées entre elles et se complètent. Les principales
opérations de manutention (manuelle et mécanique) consistent à :
• saisir un objet au sous-sol, au sol ou à un niveau supérieur,
• faire effectuer un déplacement à cet objet selon un plan horizontal ou vertical (ou les
deux à la fois) en le poussant, en le tirant ou en le soulevant,
• déposer un objet enfin.

Il. Les marchandises :


Les marchandises qui font l'objet habituellement de la manutention ou qui sont stockées sont
représentées par des produits divers, alimentaires, agricoles, forestiers, miniers, pétroliers,
chimiques, mécaniques, sidérurgiques, textiles etc..., livrés:

-sous forme de solides, liquides ou gaz,


-en vrac ou dans des emballages (en métal, verre, bois, papiers, tissus ou jute, etc).
Ces produits se présentent sous des emballages différents par leur poids et leur

16
encombrement (volume) ils peuvent donc par leur nature, leur forme, leur poids ou leur valeur
présenter des risques d'accidents du travail, de maladies professionnelles ou de dégâts matériels
importants ou graves:

1 -Pour les travailleurs: blessures, brûlures, intoxications, empoisonnements et irradiations.


2 -Pour les installations et équipements: incendies et explosions.
3 -Pour les marchandises en tant que telles :

• altération des produits alimentaires, notamment périssables,


• casse d'objets fragiles, (verre ou autres, ...)
• vol d'objets précieux ou d'utilisation réservée (explosifs),
• détériorations, dégradations, etc...

III. Manutention manuelle :


Pour les manutentions manuelles, il est fait appel à la force musculaire (et aux organes humains)
en vue d'exécuter le travail nécessaire aux déplacements des objets.

Ce type de manutention demeuré encore, malgré les progrès techniques enregistrés, assez
important, représente plus de 60% des temps de production et a été à l'origine d'accidents de
travail et de maladies professionnelles nombreux.
Les principaux risques d'accidents et de maladies professionnelles liés aux activités de manutention
manuelle sont : les blessures, les brûlures diverses, les contusions, les fractures, les hernies, les
lombalgies, les déformations osseuses, l'incendie, l'explosion (bouteilles de gaz sous pression), les
intoxications (fuites de liquides nocifs, etc...).

Ces accidents peuvent se produire généralement lors :


1 -De la saisie des objets à mains nues et suivant le lieu, la nature, la forme, l'état, le poids et
l'encombrement:
• l'objet est au sol, ou au sous-sol, sur une étagère, sur un tas, sur une table, en étage,

• l'objet est pointu, coupant, chaud, explosif, corrosif, lourd ou encombrant.


2 ŔDe la préhension compte tenu du poids, forme, nature, etc...
• l'objet est lourd, avec ou sans prise pour le porter ou le soulever,
• l'objet est dans un emballage solide ou fragile,
• l'objet est lui même fragile.

3 -Du déplacement suivant le lieu, le mode et les surfaces de circulation et compte tenu de :

• distances horizontales ou verticales plus ou moins éloignées,


• l'objet est chargé sur l'épaule, le dos, les bras,
• état et dimensions des surfaces de circulation (sol, échelles, escaliers).

4 -de la pose ou décharge notamment le lieu, le mode de celle-ci :


• l'objet est au sol ou en hauteur (étagères, tas, etc...),
• l'objet est posé, jeté, balancé.

17
Mesures de prévention :
La prévention des risques dus aux manutentions manuelles peut être étudiée sous plusieurs
formes.

1 -Assurer les manutentions des objets lourds et dangereux par des moyens mécaniques,
remplacer lorsque cela est possible la manutention manuelle par la manutention mécanique.

2 -Donner une formation appropriée sur les méthodes et les techniques de saisie, de préhension,
du déplacement, de pose et sur les risques résultants des différentes opérations et des produits
manipulés à l'ensemble des travailleurs affectés aux travaux de manutention manuelle.

Ce type de formation est appelé : enseignement de gestes et postures.

3 -Utiliser des accessoires auxiliaires tels que pinces de saisie, leviers, chariots à roues, crics,
diables, etc...

4 -Faciliter par, des signalisations appropriées, la nature, l'état et le poids des objets à manipuler.

5 ŔInitier les travailleurs aux risques liés à la manutention et donner des consignes et des
instructions de travail précises et claires.

6 -Mettre à la disposition des travailleurs des équipements de protection individuelle, gants,


chaussures, combinaisons, tabliers appropriés au type de risques encourus.

7 - Organiser et faciliter les manutentions par ordre de stockage : • objets lourds placés à 1 mètre
au niveau du sol, au niveau de la ceinture,

• éviter le gerbage des charges au dessus de la tête,


• disposition des tas (sacs, caisses, fûts, ballots,).

IV. Manutention mécanique :


La manutention mécanique fait appel à une force et aux organes mécaniques alimentés par des
sources d'énergie diverses (électriques, hydrauliques, pneumatique) pour exécuter le travail
nécessaire aux déplacements des objets.

Le développement économique en exigeant des quantités de matières importantes, met en œuvre


des objets lourds et encombrants dans la vie industrielle, et impose donc que des moyens
nombreux, variés et adaptés selon que cet objet à déplacer est solide, liquide ou gazeux, en vrac
ou dans des emballages.

1 -Les principaux appareils de levage et de manutention sont :

• les suceuses pneumatiques pour grains,


• les soutireuses pour liquides,
• les transporteurs à vis, à balancelles, à bandes, à rouleaux,
• les sauterelles,
• les transporteurs à godets, à plans inclinés,
• les monte-charges,
• les ponts, portiques, palans et grues.

18
Les risques liés à l'utilisation continue ou intermittente de ces différents appareils sont variés et nécessitent
des études précises pour prévenir leurs conséquences.

1.1 -Avec les appareils de manutention continue, il y a risque:


• d'explosion lors des manutentions de substances dangereuses et explosives,

• d’incendie lors-des manutentions des substances inflammables,


• de happements, de heurts et de blessures avec les organes en mouvement.
1.2 ŔAvec les appareils à mouvements alternatifs notamment les appareils de levage tels que grues,
ponts roulants, portiques et palans, c'est à dire les appareils faisant appel à des organes auxiliaires tels
que élingues, crochets, câbles et chaînes pour la saisie et le déplacement des charges, il y a risque de :

 Blessures, brûlures et contusions lors de l'élingage et des déplacements des charges

• Fractures et mort par chûtes de charges suite à un mauvais élingage, décrochage, rupture d'organes,
effet de la force de gravité, etc...

1.3 -Avec les chariots à moteurs, les risques potentiels sont :


• le renversement du chariot et des charges,
• les heurts et tamponnages,
• les organes en mouvement,
• les gaz d'échappement (toxiques, nocifs, irritants).

2-Mesures de prévention :

Les mesures de prévention à adopter peuvent être définies de manière à permettre:

2.1 -aux travailleurs d'être formés et informés sur les risques.


2.2 -D'assurer une résistance et une stabilité satisfaisantes :
Les organes et accessoires doivent être de nature à éviter les risques liés aux matières
manutentionnées tels qu'incendies, explosions résultant de chocs, de chûtes, d'écrasement, etc...ı
2.3 -Pour les appareils mus par une ,énergie électrique ou susceptibles d'accumuler des charges
statiques, les installations électriques, les carcasses métalliques et les pièces sujettes à des charges
statiques doivent être à la terre.

2.4 -Aux appareils de levage travaillant par préhension et déplacement horizontaux tels que grues, ponts
roulants, palans, portiques, etc... d'être munis de :

• limiteurs de charge et de course,


• de freins de rétention de charge en cas de panne d'énergie,
• de butées de fin de courses,
• de moyens d'amarrage pour ceux exposés aux vents

2.5 -Tous les appareils de manutention et leurs accessoires doivent être vérifiés périodiquement:

-A chaque prise de poste par l'utilisateur;


-Tous les trois mois, six mois ou un an par les services spécialisés.

Tous les appareils et accessoires, doivent porter visiblement des plaques d'identité indiquant les caractéristiques
de charge d’identification et éventuellement d'homologation. La charge sur les appareils doit être visible du sol.

2.6 -Un système de signalisation (danger, aires de circulation, etc...) doit être mis en place.

19
La conduite des chariots automoteurs

1 -CONDUITE:

1.1 -Les chariots ne doivent être conduits que par des personnes titulaires d'une autorisation de
conduite délivrée par l'employeur après avis du médecin du travail et du service sécurité.

1.2 -A la prise du travail, le conducteur doit s'assurer:


• du bon fonctionnement des divers mécanismes : direction, freins, levage, inclinaison et
avertisseurs:
• de l'état apparent des principaux organes: fourches et dispositifs de levage, gonflage des pneus
s'il y a lieu. '

1.3 -Si le chariot n'est pas en bon état de marche:


• il faut le laisser à l'arrêt:
• il faut prévenir le responsable concerné pour exécuter les remises en état nécessaires.

2 CIRCULATION
-Ne pas conduire avec les mains glissantes ou souillées de graisse.
-Rouler toujours à droite, fourches abaissées près du sol, à 15 cm environ.
-Circuler à la vitesse d'un homme au pas à l'intérieur des bâtiments
et au maximum à 15 km/h à l'extérieur des bâtiments

-Laisser un espace, un intervalle d'au moins 6 m si vous suivez un autre véhicule.


-Veillez aux possibilités de passage en hauteur et en largeur.
-Ralentissez et klaxonner à tous les passages dangereux ainsi qu'à l'approche .
des piétons mais sans abuser de l'avertisseur.
-Marquer un temps d'arrêt devant les portes, et franchissez-les lentement et toujours au centre.
-Les démarrages, virages et arrêts doivent toujours s'effectuer progressivement et sans précipitation.

-Sur un plan incliné :

• n'abandonner jamais l'engin sur un plan incliné, même avec le frein serré:
• descendre toujours un plan incliné à très faible vitesse:

• si l'engin est chargé, il faut descendre en marche arrière.


-Ne jamais passer sur les câbles électriques et rallonges déposés sur le sol.
-Dans les cas, (qui doivent être exceptionnels), où la charge trop haute gêne la visibilité,
rouler en marche arrière, mais en faisant face au sens de la circulation.

20
Si c'est nécessaire, il ne faut pas hésiter à recevoir l'aide d'un «guide» qui vous accompagnera.

3 -MANŒUVRE DES CHARGES (Prise de la charge)

-Avant chaque prise de charge, il faut s'assurer que celle-ci est en rapport avec la force de l'engin. -
N'accepter aucune charge mal équilibrée sur les palettes.

-Etre prudent à l'évacuation des charges, éloigner-les.


-En aucun cas, une charge fractionnée ne doit dépasser la hauteur de l'étrier.
-Pour manutentionner des pièces métalliques non posées sur palettes, interposez

un chiffon entre ces pièces et les fourches de l'appareil pour éviter leur glissement
-Ne prenez jamais une charge si du personnel est présent à côté de l'engin.

-Interdire le passage sous une charge, sous quelque motif que ce soit.
-Dans le cas de charge à prendre ou à déposer à grande hauteur, manœuvrer lentement. Avancez
ou reculez sans à-coup.

4 -ASCENSEUR ET MONTE-CHARGES

-S'il s'agit uniquement de déposer une charge, assurez-vous que l'ascenseur ou le monte-charge
peut supporter le poids qu'il va recevoir.
-Présentez-vous dans l'axe de la porte d'accès -Pénétrer dans la cabine très lentement.

5 -MISE A L'ARRET

-Mettre l'appareil toujours à l'emplacement prévu (garage, parking, box, etc...). -Placez les fourches
à plat sur le sol ou élevez-les à plus de deux (2) mètres.

Enlevez la clé de contact. -Serrez le frein de parking et calez à l'avant et à t'arrière.


-Signalez immédiatement toute anomalie constatée au cours de la conduite, pendant la journée de
travail

6 -INTERDICTIONS

-De surcharger les véhicules ou de modifier leur contrepoids.


-De laisser un véhicule sans surveillance avec les organes en prise ou le moteur tournant à vide. -
D'utiliser un chariot .pour pousser des wagons ou véhicules.
-De transporter des personnes, sauf agencement spécialement prévu à cet effet.
-De circuler la charge haute
-De transporter des récipients sous pression de gaz, sans dispositif offrant des garanties
suffisantes contres les risques de chute.
-De fumer pendant le remplissage des réservoirs 'ou à proximité des batteries d'accumulateurs en
charge.

21
7 -EQUIPEMENT DES CHARIOTS

Il doit comprendre obligatoirement:


• un dosseret ou protège-tête, évitant la chute sur le conducteur de charges instables:

• des protections des organes mécaniques en mouvement s'ils sont situés à proximité
immédiate du conducteur:
• un klaxon de puissance suffisante,
• un rétroviseur pour les chariots à cabine fermée,
• des feux avant et arrière, si les véhicules sont susceptibles d'être utilisés
après la tombée de la nuit dans des endroits insuffisamment éclairés,
• un extincteur sur les chariots à moteur thermique.

8 -VISITES PERIODIQUES
-Inspection une fois par semaine des différents éléments des appareils par un personnel

spécialement désigné.
-Semestriellement: visite générale afin de déceler toute défectuosité susceptible d'occasionner un
accident.ˇ
-Le résultat des visites doit être consigné sur un registre spécial (carnet de bordˇ de l'engin).

22
Risques liés
aux machines

Les lésions causés par les machines sont le résultat, généralement, d'un contact direct du
travailleur avec l'un des éléments dangereux de la machine, mais elles peuvent également ê[Link]
conséquence de l'un des incidents suivants:
a- Le rejet violent de la pièce (exemple : une pièce de bois projetée par une scie circulaire)
ou l'éclatement d'un élément de la machine (exemple : la rupture d'une meule).

b- L'entrée en contact avec une pièce tournante (exemple-: une barre prise dans le mandrin
d'un tour).
c - L'entrée en contact de la pièce à usiner (exemple: une barre rigide) avec un galet.

d- La chute d'une pièce mobile - ce qui peut arriver sur des machines lourdes à mouvement
alternatif telles que les presses - chute qu'il faut prévenir en se servant de freins ou de
cales.
e- L'entrée en contact avec une surface très chaude.
f- Le fait de s'empêtrer dans des matériaux et d'être attiré vers un organe dangereux (exemple:
les cylindres d'un malaxeur à caoutchouc).
g- Les vêtement flottants, les cheveux ou tout objet sortant des poches (exemple: des chiffons
de nettoyage) qui se prennent dans un organe mobile, les gants aussi lorsqu'ils sont portés
à proximité de certaines machines comme les fraiseuses.

PRINCIPE DE LA PROTECTION DES MACHINES

I. Principes :
1 -L'usage des protecteurs partiels est à· proscrire, sauf cas de force majeure, comme les
meules, du fait qu'ils peuvent aggraver le risque en cadrant les éléments dangereux, sans en
interdire l'accès. Il est toujours préférable d'utiliser des protecteurs complets ne comportant
aucune discontinuité et les ouvertures éventuelles dans les protections ne devraient pas
autoriser l'accès aux éléments dangereux.

23
2 -Les protecteurs doivent être aussi enveloppants que possible de façon à dégager au
maximum l'espace qui les entoure et où il faut travailler.
3 -Les protecteurs ne doivent pas gêner ou freiner la production, cette condition est plus facile
à remplir lorsqu'il en est tenu compte au stade de l’étude. Il faut également tenir compte, de
l'entretien normal des protecteurs, de manière qu'il puisse être pratiqué avec un minimum de
risques. j>

4 -Les protecteurs, peuvent être fabriqués avec des tôles, du grillages métallique, du métal
déployé, des barres et des tiges de métal, des stratifiés de plastique, des plastiques renforcés
et du verre feuilleté. Ils ne doivent pas présenter d'arêtes vives, pas plus que leurs pièces
mobiles ne doivent constituer de zones de coincement.

Il. Choix des protecteurs:


Pour s'aider dans le choix d’un protecteur, il ne faut pas, oublier qu'une machine se compose
essentiellement de quatre parties :

a- L’élément force motrice,


b- La transmission intercalée entre le moteur et le mécanisme utilisateur,
c- Les organes de transmission de la machine,
d- Les parties travaillantes de la machine c'est-à-dire, celles qui exécutent réellement
le travail.

TYPES DE PROTECTEURS UTILISATIONS

PROTECTEURS FIXES
Les protecteurs de ce type doivent être solidement Ils peuvent être utilisés sur les organes, les trans-
assujettis et ne peuvent être enlevés qu'à l'aide d’un missions et bien souvent, les parties travail/antes. Très
outil spécial dont seules les personnes autorisées à le résistants, à l'usure; ils sont à employer de préférence
faire peuvent disposer. S'il n'est pas indispensable de pour protéger les arbres, aux manchons de toutes sor-
voir l'organe ou la pièce protégée, ils seront de préfé- tes qui ne sont pas fixes. Les dispositifs fixes à parois
rence à parois métalliques pleines. pleines protègent également des fragments projetés
Si les éléments à protéger doivent rester visibles, par les machines.
selon le cas, des grilles, des grillages ou des matériaux Les matériaux transparents peuvent être employés
transparents. Les 'barreaux seront disposés paralléle- lorsque les conditions s'y prêtent et que leur surface
ment au sens du déplacement des organismes mobi- intérieure ne risque pas d'être rendue opaque par des
les de façon qu'il n'y ait pas-de déplacements projections ou des piqûres.
tangentiels dans le champ de vision.
Parfois, il faut que les protecteurs des parties tra- Ce types de protecteurs sont destinés aux scies cir-
vaillantes comportent une partie réglable. Le disposi- culaires, aux fraises, aux lames des raboteuseset aux
tif de réglage doit être sûr et facile à manœuvrer et meules.
doit se trouver en un endroit sûr. Avant de procéder
au réglage il faut arrêter la machine.

COMMANDE A DEUX MAINS


Le travailleur ne peut manœuvrer les commandes Elle sont employées, par exemple, sur les presses
de ce type qu'en se servant des deux mains. Ces com- à embrayage que If] conducteur ne peut embrayer
mandes ne doivent pas utilisées seules, mais en même qu'en manœuvrant des deux mains deux leviers
temps qu'une ou plusieurs, car elles n'isolent pas com- solidarisés.

24
Remarque :
plètement la zone dangereuse, de plus en dehors du
conducteur de la machine personne n’est protégé. Monter des commandes à deux mains sur des machines à
transmission électrique, hydraulique ou pneumatique
soulèvent certaines difficultés :
• Il suffit que la transmission tombe en panne ou fonctionne
mal pour que les commandes ne puissent plus remplir leur
office.
 Il est difficile de réaliser des boutons et autres dispositifs
de commande qui ne puissent être mal employés certains
peuvent être bloqués, d'autres actionnés par une seule
main parce qu'ils sont très rapprochés l'un de l'autre,
d'autres encore obéissent à une simple pression de
genoux.

PROTECTEURS A VERROUILLAGE
Le principe du verrouillage consiste à élever passagèrement Quand il est nécessaire d'avoir accès, la machine étant
le protecteur fixe tout en s'assurant" que la machine est arrêtée, à un élément qui est dangereux lorsque la machine
coupée au préalable de sa source d'énergie et qu'elle ne marche. Tel est Je cas de l'alimentation discontinue d’un
puisse pas être remise en marche tant que le protecteur pétrin mécanique, de l'alimentation et de la mise en place
n'est pas en place. des pièces à usiner sur une presse et de l'entrée dans un
Quant l'inertie des organes de la machine est faible et qu'ils monte charge ou un ascenseur car un protecteur fixe ne
s'immobilisent aussitôt qu'ils ne sont plus alimentés en laisserait pas suffisamment de place pour permettre de
énergie : un système de verrouillage mécanique peut être procéder aux opérations nécessaires, au surplus, quand il
installé dans un protecteur et un ensemble de poulies fixes est parfois indispensable de pouvoir accéder souvent à la
ou amovibles sur des machines actionnées par électricité zone protégée pour le nettoyage ou pour remplacer des
entre un protecteur et un isolateur ou un interrupteur pièces.
principal, un système des interrupteurs solidarisés avec le
protecteur, le verrouillage des protecteurs des machines
avec des circuits de commandes hydraulique ou
pneumatique.

Si l'inertie de certains organes rotatifs est considérable ce qui


fait qu'ils continuent de tourner pendant un moment après la
coupure de l'alimentation en énergie. Dans ce cas, il est
nécessaire d'incorporer un dispositif de freinage ou système
de verrouillage qui peut être électrodynamique au stade des
études ou électromécanique sur les organes de faible poids.

PROTECTEURS AUTOMATIQUES
Il existe un type de protecteur automatique qui repousse de On l'utilise en particulier pour protéger le (s) organe (s) à
la zone dangereuse le travailleur ou la partie de son corps mouvement alternatif de presse à métaux, des massicots
qui s'y trouve. Ce dispositif consiste généralement en une et des presses à briques (chasse-mains).
barre ou un grillage actionné par l'intermédiaire d'une
tringlerie.
Un autre type de protecteur automatique consiste en un
faisceau de lumière qui tombe sur une cellule photoélectrique
après avoir balayé la zone dangereuse, si le faisceau est
coupé par un obstacle (main, etc...) se trouvant dans cette
zone dangereuse, il provoque l'arrêt de la machine.

DISPOSITIFS TACTILES D'ARRET EN CAS DE DANGER


Ils sont utilisés sur les organes de machines qui se déplacent
constamment dans les cas suivants :
• Lorsqu'une partie du corps doit pénétrer dans un espace
C'est généralement une barre ou une grille fonctionnant situé entre des organes dangereux, par exemple les
sous une certaine pression, quand celle-ci dépasse le niveau platines d'une presse à imprimer.
prévu, la machine s'arrête (parfois avec l'appoint d'un • Quand le travailleur risque de s'empêtrer dans des
dispositif de freinage). matériaux par exemple à proximité d'un mélangeur à
caoutchouc.

25
TABLEAU DES ELEMENTS ET ORGANES DANGEREUX

ARBRES & BROCHES : RISQUES:


On trouve des arbres et des broches sur tous les types Les accidents se produisent généralement lorsqu'un pan de
de machines, sources de force motrice et de vêtement flottant, des cheveux ou des objets se trouvant
transmissions entre les unes et les autres. Même dans les poches sont happés par un tel organe, il arrive ainsi
parfaitement lisses et sans aucune saillie, même que la machine mutile gravement le travailleur parfois en lui
tournant à faible vitesse, ils sont toujours dangereux. arrachant tout le cuir chevelu.

Les barres métalliques en rotation qui sont en cours PREVENTION :


d'usinage sont également dangereuses de même que les
extrémités des arbres et des broches, qui dépassent, Protecteur enveloppant pour extrémité d'arbre.
sont' fréquemment la cause des accidents.

ANGLES RENTRANTS & ZONES DE COINCEMENT RISQUES:


FORMES PAR DES ORGANES EN ROTATION:
Ces angles et zones se forment au point de jonction des Quelle que soit la vitesse de rotation des organes, les
roues d'engrenage, de roues de friction, des rouleaux et angles rentrants sont toujours dangereux et plus encore
lorsque le travailleur risque de s'empêtrer dans des
cylindres tournants en sens inverse. De tels rouleaux et
matériaux tels que le caoutchouc, l'argile, etc...
cylindres servant à de multiples usages: laminage des
métaux, travail de la pate ou des confiseries, imprimerie,
calandrage dans les blanchisseries, concassage et PREVENTION :
broyage des minerais et minéraux, mélange ou malaxage Les organes en rotation composés de plusieurs segments
des peintures, du caoutchouc ou de l'argile, calandrage doivent être assujettis de façon à présenter une surface
du papier et des tissus, etc... discontinue.

ANGLES RENTRANTS FORMES PAR DE (S) RISQUES:


COURROIE (S) ET DE (S) POULIE (S) :
On les trouve aux points de contact entre les poulies et Le principal risque auquel s'expose le travailleur, surtout
les courroies ou câbles de transmission, les pignons et lorsqu'il porte des vêtements flottants, est de se faire
les chaines, les poulies, tambours d'enrouement et les happer entre deux de ces éléments.
câbles ou chaines. Les poulies à flasques et à gorge, il
convient de le noter à ce propos, sont plus dangereuses Quand une machine en marche est obstruée pour une
que les poulies à simple gorge. raison quelconque, les outils utilisés pour la dégager
risquent d'être violemment projetés au loin. Des lésions
peuvent également être causées par le contact

avec la surface d'un élément dont la vitesse est élevée.


PREVENTION :
Quelle que soient leurs dimensions, leurs vitesses ou la
puissance de la commande, ces organes doivent toujours
être recouverts de protecteurs à moins que leur accès ne
soit autrement interdit.

ELEMENTS FORMANT SAILLIE SUR ORGANES RISQUES:

MOBILES: Les éléments en saillies sur des organes mécaniques


peuvent happer les vêtements, les cheveux, les bijoux,
Les clavettes, vis de réglages et boulons faisant saillie etc...
sur des arbres ou des crabotages, les attaches des
courroies peuvent être très dangereuses
PREVENTION :

Tous ces éléments doivent être conçus ou protégés de


façon que les dangers soient prévenus.

26
ELEMENTS EN ROTATION PAR INTERMITTANCE RISQUES:

Il s'agit des volants, poulies et pignons à rayons, les solutions Des travailleurs peuvent se faire happer entre les rayons
ou entre les rayons et d'autres éléments se trouvant à
de continuité dans la surface, toujours dangereuses, se
proximité.
retrouvent sur d'autres éléments de machines y compris les
PREVENTION :
pâles et rotors de ventilateurs ou des mélangeurs et
malaxeurs. Ces éléments peuvent être protégés par des carters mais
cela revient à créer un risque supplémentaire de
coincement entre les pâles ou les rotors et ces parois du
carters. Les risques doivent être éliminés au stade de
l'étude (fabrication).

TAMBOURS - ROULEAUX & CYLINDRES DONT LA RISQUES:


SURFACE EST DANGEREUSE

On peut citer en exemple de telles surfaces dangereuses Même risque que pour les éléments formant saillies sur des
celles des tambours revêtus de textiles équipant les cordes, organes mobiles et en plus une partie quelconque du corps
les rouleaux à pointes, les tambours de machines à laver et peut être coincée dans l'angle rentrant formé pour ces
les tambours malaxeurs comportant des saillies à leurs organes.
surfaces ainsi que les surfaces en rotation.
PREVENTION :
Il faut porter des vêtements appropriés et se débarrasser
de toute bague ou bracelet, de même les gants sont à
prescrire sauf lorsqu'on se sert de meules et autres outils
abrasifs.

VIS SANS FIN ET ROTORS HELICOIDAUX : RISQUES:


Logés dans des carters complets, des augets, ou des carters Des zones de coincement peuvent se trouver entre la
partiels, ils servent à mélanger, à hacher, à refouler et à périphérie de la vis sans fin et son carter ou entre deux vis
transporter. Ils équipent notamment les transports à vis sans sans fin parallèles, une zone particulièrement dangereuse
fin, les hache-viandes, les malaxeurs à argile, les malaxeurs existe à l'endroit où la vis sans fin débouche sur l'orifice de
à poudre, les barrettes et les malaxeurs à savon. refoulement pratiqué dans le carter comme c'est le cas sur
les hache-viandes ou les doigts risquent d'être écrasés ou
amputés.
PREVENTION :
Il ne faut jamais introduire la main dans une ouverture pour
enlever un objet ou de la matière bloquant un transporteur,
mais d'abord d'arrêter celui-ci sinon il se remettrait en
marche aussitôt l'obstacle enlevé, et la main risquerait
d'être gravement blessée.

SURFACE D'ELEMENTS A MOUVEMENT TRES RISQUES:


RAPIDE:
Même lisses, les surfaces de certains organes à mouvement Ces éléments peuvent couper ou brûler les parties du
rapides, tels que les volants, les cuves, sont très corps qui entrent en contact avec eux. Les cuves tournant
dangereuses. à grande vitesse sur des machines telles que les
centrifugeuses sont encore plus dangereuses du fait que le
travailleur happé par une telle cuve est attiré dans la
machine. le danger est encore plus grand lorsque le
travailleur risque de s'empêtrer dans les matériaux
travaillés sur ces machines.
PREVENTION :
Ces organes doivent rester protéger de façon appropriée
afin d'empêcher que le travailleur puisse prendre contact
avec les éléments en mouvement.

27
OUTILS ROTATIFS ABRASIFS OU TRANCHANTS : RISQUES:

Ils sont nombreux et divers: fraises, outils de perçage, de Ces outils peuvent atteindre ou saisir la main ou le bras
formage et d'alésage, scies et lames circulaires, toupies,
outils de raboteuse ou d'étau-limeur, outils de coupe à ruban, principalement.
trancheuses à pâtisserie ou à confiserie. C'est le tranchant PREVENTION :
qui est le plus dangereux, surtout lorsqu'il est dentelé. La partie travaillante doit être protégée avec un dispositif
réglable. Les lames doivent être protégées entièrement
Quant aux meules, elles sont dangereuses au toucher et jusqu'au point de coupe.
peuvent, de surcroit éclater.

OUTILS A MOUVEMENTS ALTERNATIFS TELS QUE RISQUES:


POINÇONS:
Les mains ou autres parties du corps prises entre les
Il s'agit des outils montés sur des presses à pédale ou à éléments fixes et l'outils en mouvement sont écrasés ou
levier, mécaniques, hydrauliques ou pneumatiques, les
amputées.
machines à fileter et à cintrer et les machines à estamper.
PREVENTION:

Un système de protection automatique qui repousse de la


zone dangereuse.

LAMES ET SCIES A MOUVEMENT ALTERNATIF: RISQUES:

Les lames de cisailles à guillotines servant à tronçonner le Leurs bords coupants sont dangereux, ils peuvent
métal, le papier, le caoutchouc, etc... sont des éléments à
découper les tissus ou autres matériaux en feuilles, à occasionner des blessures.
trancher le pain ou à couper 'le bois, certains de ces PREVENTION:
machines sont portatives.
Un protecteur basé sur le principe de la cellule photo-
électrique.

PLATEAUX ET PLATINES: RISQUES:


Le danger provient de leur fermeture, lorsque la platine
Ils équipent certaines presses à imprimer et autres machines
s'abaisse sur la plaque fixe ou le tampon. La main risque
servant à plier ou à découper le carton, les panneaux de
de se trouver dans la zone dangereuse au moment de la
fibres, les plastiques sur les presses à vêtements et les
fermeture.
machines à meuler de fonderie.
PREVENTION :
Système de protection formé par un dispositif tactile
d'arrêt ou par photocellule.

ORGANES QUI FORMENT ZONE DE CISAILLEMENT : RISQUES:

Les mécanismes à manivelles ou à pièce de liaison à Dommage corporel par le contact avec la zone de
mouvement alternatif présentant des zones de cisaillement cisaillement ou d'écrasement.
soit entre leurs divers organes, soit entre eux et d'autres PREVENTION :
éléments. 11 se peut aussi que les extrémités d'organes à
mouvement alternatif se rapprochent suffisamment d'autres
pièces pour créer une zone d'écrasement.

28
Les outils à main

-Les outils à main, à l'usage des ateliers, doivent être de bonne qualité et appropriés au travail
auquel ils sont destinés.
-Les outils à main ne doivent pas être utilisés à d'autres [Link] que celles pour lesquelles ils sont
conçus.
-Les outils à main doivent être trempés, taillés et réparés uniquement par des personnes qualifiées
pour ces travaux.
-Il est interdit de laisser trainer des outils sur les planchers, dans les passages, les escaliers ou
autres lieux dans lesquels des personnes travaillant ou circulent, installez-les dans des porte outils.

-Des porte outils seront commodément installés pour le rangement des outils à main.

-Les outils à main doivent être maintenus dans un bon état, et doivent être inspectés régulièrement
par un travailleur qualifié et désigné à cet effet.

29
Le stockage

I. Définition :
Le stockage est une action d'entreposage de marchandises diverses, en quantité plus ou
moins importante, en prévision des demandes des utilisateurs.

Il. Règles du stockage


1-Principe général
Un bon stockage exige de l'ordre et de la sécurité. Aussi, on doit, dans chaque opération de
stockage, tenir compte des caractéristiques
• chimiques,
• physiques,
• biologiques, etc...

pour déterminer les quantités de marchandises à stocker et reconnaitre tous les risques qui
peuvent résulter.

• soit des matières stockées, elles-mêmes,


• soit du contact de celles-ci avec un environnement donné (ambiances de
travail, moyens humains, matériels, etc..).

2-Conditions générales de stockage


Les conditions de stockage varient considérablement en fonction des substances et des
quantités de substances à entreposer. En règle générale, les mesures suivantes sont à prendre
en considération pour éviter des accidents aux conséquences parfois tragiques :

 choix du mode de stockage: silos, fosses enterrées, réservoirs, puits, caisses, sacs, en
tas ou en vrac, hauteur du gerbage, etc...
 choix du lieu de stockage: à l'air libre, souterrain, sous-abri, proche ou éloigné des
postes de travail, des lieux de travail, des lieux d'habitation, etc...
 choix du niveau (par rapport au sol) du lieu de stockage: au sous-sol, au sol, sur
étagères, en étage,

30
 choix des locaux de stockage: forme, dimension, résistance des matériaux utilisés, des
parois et des planchers, voies d'accès et de sortie, aires de circulation à l'intérieur des
locaux pour les travailleurs ou les engins, signalisation, éclairage et installations
électriques, aération naturelle, humidité essentiellement.
 '.ı '

 choix des aménagements, surfaces et installations de déchargement, moyens


mécaniques à mettre en place (engins, véhicules, outils), installations d'aérage,
d'éclairage et signalisation de secours, de climatisation, de ventilation artificielle
dispositifs automatiques de lutte contre l'incendie, les explosions, choix d’extincteurs,
etc...
 choix des consignes générales. et particulières en matières de sécurité du travail ainsi
que des méthodes de formation et d’information des travailleurs affectés à ces locaux

 choix des méthodes et consignes, contre les déprédations et les vols des denrées
entreposées, etc....
 -choix des méthodes de protection des denrées stockées contre les intempéries, les
dégâts des eaux, la foudre, les cataclysmes naturels, etc…

RETENIR QUE:

Le stockage est une affaire sérieuse qui ne doit pas être improvisée.
Ne pas respecter les règles essentielles de stockage, c’est :

• exposer les travailleurs affectés à ces travaux à des risques d'accidents et de


maladies professionnelles souvent aux conséquences graves,
• exposer les lieux de travail à des risques d’incendie et d'explosion,
• exposer l'entreprise à des pertes de production importantes.

N'HESITEZ PAS:

• A faire appliquer la règlementation dite des «établissements


classés» lorsqu'elle intéresse l'activité.

• A faire appel aux organismes spécialisés pour résoudre vos


problèmes complexes de stockage de produits toxiques ou
matières dangereuses.

31
L’Incendie

Le feu, par les ravages qu'il peut provoquer, reste un des plus grands fléaux qui menacent le
patrimoine économique national.
La naissance d'un incendie peut avoir des causes multiples et ses conséquences peuvent aller
jusqu'à la destruction complète et totale d’un atelier, d'une usine etc... avec parfois des
dommages corporels graves: brûlures, mort d'hommes.

I. Les causes d'un incendie :


Les causes d'un incendie peuvent être variées et notamment liées:

1 Au courant électrique, quand il s'agit:

 d'une installation ancienne,


 d'une installation qui ne répond pas aux normes élémentaires de sécurité
 matériel de mauvaise qualité (avec isolation insuffisante et absence de disjoncteurs
coupe-circuit), branchements «bricolés» etc...,
 'une surcharge de la ligne,
• d'un appareil laissé sous tension...

2 Aux appareils de chauffage dans le cas de :

• projection de cendres chaudes sur des sols ou des planchers combustibles,


• mauvaise installation des conduites d'évacuation des fumées et leur manque d'entretien
périodique,
• matières inflammables (papiers, déchets imprégnés de matières grasses, copeaux,
scories, paillettes etc…) à proximité d’un appareil de chauffage etc…

3 A des causes diverses, en particulier celles liées :


• au stockage défectueux de matières inflammables,
• au manque d'entretien (graissage, nettoyage) de pièces mécaniques en mouvement.
• à l'utilisation de produits inflammables près d'une source de chaleur (lors d'opérations de
soudage, découpage au chalumeau etc...),
• à la fermentation,

32
• aux gaz d'échappements de véhicules à moteur,
• à l'observation de règles de sécurité (non respect de l'interdiction de fumer etc…)
ou à la négligence (jet de cigarette non éteinte sur des matières ou des 1

déchets, résidus combustibles).

Il. Les causes de Brûlures :

Considérées comme accident du travail, les brûlures du corps (ou d'une partie du corps) d'un
travailleur peuvent être provoquées par:
• le courant électrique, dans le cas:
-d'installations ou d'équipements défectueux,
-d'insuffisance de la formation è la sécurité,
 le contact avec :
- des corps chauds tuyauterie, gaz d'échappements etc...,
- des fluides portés à haute température (vapeur d'eau,..) ou des produits inflammables,
- des projections de particules incandescentes ou en fusion (scories, métaux...),
- une flamme nue (ex. chalumeau..) suite à une utilisation défectueuse de l'outil de travail,
- des produits chimiques (acides, soudes etc ) suite à une opération de transvasement ou à un
choc, une chute etc …

III. La lutte contre l'incendie:


1 -La prévention
La prévention contre l'incendie repose sur le principe qui consiste à rechercher et à éliminer les
causes pouvant donner naissance à un feu.
Pour cela, il est donc nécessaire:
• de tenir compte des prescriptions de sécurité incendie, au moment de la conception des
bâtiments et locaux (espacement, résistance au feu, disposition des locaux...) et de
l'organisation du travail
• de privilégier l'installation de murs et portes coupe-feu,
• de privilégier dans la construction, la rénovation et l'aménagement l'usage de matériaux
faiblement combustibles ou ignifugés,
• de prévoir toutes dispositions utiles (installation électrique antidéflagrante). si les locaux
de travail sont appelés à recevoir des activités dangereuses du point de vue des risques
d'incendies ou d'explosions,
• de prévoir des zones de dégagements, des couloirs et passages et des portes de sorties
en nombre suffisant pour faciliter, en cas de besoin, l'évacuation des travailleurs,
• de développer les contrôles et inspections visant à reconnaitre et éliminer
les sources d'incendies,
. • de promouvoir et d'intensifier la formation, l'information et la sensibilisation des
travailleurs sur les risques d'incendie.

2 Les moyens de lutte contre l'incendie:

33
Ces moyens et matériels de lutte contre l'incendie doivent être :
• choisis en fonction des différents risques d'incendie,
• placés aux endroits et lieux les plus appropriés,
• accessibles aux travailleurs qui doivent être en mesure de les manipuler correctement,.
• périodiquement vérifiés, contrôlés et rechangés, s’il y a lieu.

Parmi ces différents moyens, on distingue:

• les seaux anti-incendie et les seaux pompes,


• les extincteurs qui doivent être de différents types selon la nature du sinistre à combattre,
• les postes d'incendie avec bouches d'incendie, ou réservoir d'eau convenablement
signalés,
• les systèmes de détection automatiques (ex. Spinkler),
• tuyau caoutchouc (diamètre 20 mm).

L'instruction et la formation des travailleurs à la


manipulation des moyens de lutte contre
l'incendie sont indispensables.
Retenir que:

34
CONSIGNES GENERALES EN CAS D'INCENDIE

1-Alarme:
Toute personne remarquant une fumée ou décelant une odeur anormale de brûlé, doit
immédiatement appeler la standardiste qui aurait Ies consignes voulues.
Même si ce foyer est extrêmement minime, elle doit donner l'alarme en utilisant le moyen
prévu par les consignes générales affichées (boitiers d'alarme ou téléphone).

2 -Sans attendre l'arrivée de l'équipe d'incendie:


Toute personne présente attaque le feu à la base des flammes en utilisant les extincteurs
appropriés les plus proches (respecter les interdictions pour les feux d'origine électrique).
Une personne se rend au devant des secours afin de les guider. Le personnel des locaux
voisins n'ayant pas de missions particulières en cas d'incendie reste à son poste de travail en
évitant tout attroupement.

3 -Appel de l'équipe d'incendie:


A l'audition du signal d'appel, les membres de l'équipe appliquent sans délai les consignes qui
leur ont été données par leur chef d'équipe incendie;

4 -Evacuation des locaux :


Lorsque retentit le signal d'évacuation, les personnes désignées canalisent et guident le
personnel dont elles ont la charge jusqu'au point de rassemblement prévu et s'assurent
qu'aucune personne n'est restée dans les locaux.

5 -Pour ne pas entraver l'action des secours:


N'encombrez pas l'accès aux équipements, issues et sorties de secours.
Sachez par où sortir en cas de sinistre..
Ne détériorez pas le matériel de lutte contre l'incendie et n'en faites pas un usage autre que
celui pour lequel il est destiné.
Signalez immédiatement tout équipement de lutte contre le feu hors d'usage ou déchargé (ex.
appareil extincteur...).

6 -Pour éviter le risque d'incendie :


Ne fumez pas et ne provoquez pas d'étincelles dans les locaux où sont entreposées des
matières inflammables.
Après usage, enfermez dans des récipients métalliques, clos et étanches les chiffons et
papiers gras ou imprégnés de liquides inflammables.
Ne laissez pas séjourner les matières inflammables dans ou sous les escaliers, passages,
comptoirs ainsi qu'à proximité des issues des locaux.

35
CONSIGNES D’ALARME

1-Consignes générales à tous les travailleurs de l’entreprise ou de l’unité


Chacun en découvrant un foyer d'incendie doit donner l'alarme en indiquant le lieu exact,
l'heure et si possible la nature du feu, en appelant la centrale téléphonique au numéro spécial
qui sera reporté sur tous les appareils téléphoniques (de préférence en rouge). .

NB : Il est judicieux de prévoir un numéro d'appel à la centrale téléphonique


(standard) qui soit le même que celui usuellement utilisé pour appeler les pompiers,
soit le numéro 14 afin que ce numéro soit lié directement à l'incendie.

2 -Consignes particulières à la centrale téléphonique (standard) :


Dès que retentit la sonnerie du numéro·d'appel 14, la téléphoniste doit immédiatement prendre
note des informations d'alarme qu'elle reçoit et les remettre directement au chef et/ou s/chef
d'intervention, et alerter les pompiers de l'entreprise.
Puis tenir libre une ligne externe afin d'appeler sur demande,
a -le médecin,
b -l'ambulance,
c -l'hôpital,
d -la protection civile,
e -police ou Darak El Watani.

Tous ces numéros d'appel seront à sa disposition.


Elle doit également aviser la direction.
Ces consignes concernent également le gardien lorsque celui-ci reprend la fonction de la
centrale téléphonique (standard).

3 -Consignes pour le service gardiennage :


Lorsque le service est fait par deux ou plusieurs personnes sous forme de rondes avec ou
sans horloge de contrôle, il peut être utile que, ces derniers soient équipés de radio portatives
ou de tout autre moyen de communication en liaison avec le planton central. Celui-ci, dès
l'appel, assurera les mêmes cdnsignes que la standardiste.

N'OUBLIEZ JAMAIS QUE LE FEU SE PROPAGE Â UNE TRES GRANDE VITESSE


On dit qu'il faut éteindre un feu avec :
•1 Un verre d'eau à la 1ère minute.
•ı Un seau d'eau à la 2ème minute.
• Une t:onne d'eau à la 3ème minute.

36
Le micro climat

I - Généralités - Définitions

On appelle microclimat le climat environnant un postes de travail ou un groupe de poste de travail


(atelier, etc...).
Le microclimat est défini par les paramètres suivants :
1 -La température sèche ambiante : mesurée par un Thermomètre visuel;
2-L'humidité relative : mesurée par l'Hygromètre;
3 -La vitesse de l'air : mesurée par l'Anémomètre.
Influencé directement par :
• le climat,
• la nature de l'activité et les procédés de fabrication ou de production, le microclimat des
lieux de travail peut être modifié si l'on agit sur t'unau l'ensemble des facteurs le composant,
c'est-à-dire la température, l'humidité ou la vitesse de l'air.

A RETENIR:

Le corps 'humain a une température de 37° (degrés) et on dit qu'il est thermo-régulé. Lorsque les
contraintes thermiques varient, (en cas de chaleur ou de froid), l'organisme de l'homme, par effort
supplémentaire plus ou moins important arrive à compenser les écarts thermiques pour se
maintenir à sa température normale de 37°.

Cependant les possibilités du corps humain sont limitées pour des raisons multiples:

• état de santé du travailleur: fatigue, maladie, etc...


• Habitudes vestimentaires non adaptées à la mesure du travail,
• «agression» thermique importante : température élevée ou trop basse (froid),
humidité importante ou air sec, courant d'air intense, etc...
Dans ces cas, l'accumulation ou la perte de chaleur font perdre au corps humain sa capacité
de s'autoréguler et il y a nuisance thermique.

37
D'UNE MANIERE GENERALE, L'ECART DE TEMPERATURE: SUPPORTABLE
SANS DOMMAGE POUR L'ORGANISME HUMAIN EST DE: DEUX (02) DEGRES.

Il. Effets du microclimat :


a -Sur la sécurité du travail : on a constaté, dans certains postes de travail, que les accidents
du travail augmentaient ou diminuaient en fonction des variations du microclimat.
b -Sur la productivité: la productivité peut varier d'u simple au double lorsque la
température' varie dans un atelier.
c -Sur la santé: variant en fonction de l'intensité et de la durée des contraintes thermiques, les
effets du microclimat sur la santé de l'homme au travail s'expriment par:

• Une agitation nerveuse et psychologique,


• une sensation psychologique pouvant entraîner une augmentation du taux d'erreur et
une réduction dé la concentration mentale,
• une fatigue excessive,
• des brûlures, l'insolation ou la surcharge thermique.

Ces effets peuvent être passagers ou durables si la nuisance thermique est ponctuelle ou
permanente.

d -Sur la sensation de bien-être : la sensation de bien être thermique est subjective. Elle
dépend des personnes et pour une même personne, elle peut varier avec les saisons et l'âge.

III. Adaptation du microclimat à l'homme et prévention des effets :


a -Adaptation des horaires de travail: Il s'agit d'aménager les horaires de travail de façon à
faire coïncider certains travaux avec les périodes pendant lesquelles le microclimat est le
mieux adapté à leur nature.
b -Protection contre la chaleur externe solaire:
• protection par des parois opaques,
• protection par des parois vitrées (orientation des fenêtres, stores et peintures
absorbantes, etc...).

c -Protection contre les sources de chaleur intérieures :


• protection contre les sources de chaleurs intérieures (four, hotte d'aspiration),
• pose de divers écrans,
• ventilation adéquate,
• climatisation des postes de travail,
• diminuer la durée de l'exposition à la chaleur ou au froid.

L'acclimatation des travailleurs peut s'effectuer progressivement lorsqu'il s'agit de nouveaux


embauchés affectés à certains postes de travail à température élevée (ex. fonderies). Elle peut
durer une vingtaine (20) de jours.
L'ensemble de ces mesures de prévention doit être complété par une bonne

38
information des travailleurs concernés (mesures à prendre pour les travailleurs exposés à la
chaleur ou travaillant en ambiance froide ou humide) .

VI. Surveillance médicale:


Toute personne devant travailler dans des ambiances chaudes doit faire l'objet au préalable
d'une visite médicale approfondie. Les personnes présentant une insuffisance cardiaque
devant être réaffectées.
La surveillance médicale doit être périodique afin de s'assurer de la permanence des aptitudes
des travailleurs affectés à des postes ou des zones de travail particulièrement chauds ou froids
et humides.

V. La protection individuelle des travailleurs :


Des vêtements spéciaux sont conçus pour la protection contre la chaleur. Il doivent être
confectionnés avec des tissus ignifugés et aluminisées. Pour favoriser les échanges
thermiques par évaporation, ces vêtements doivent être très amples.
De même qu'il existe des vêtements adaptés au froid dont il convient de doter les travailleurs
lorsque cela s'avère être nécessaire (travailleurs des entrepôts frigorifiques, par exemple).

Selon les cas, une alimentation appropriée (à l'ambiance chaude ou froide) devra être fournie
aux travailleurs.

39
Le travail dans les ambiances poussièreuses

Les poussières sont un polluant particulaire en suspension dans l'atmosphère des lieux de travail .
Des poussières de composition différente (ou de matières différentes) peuvent présenter des risques
différents et spécifiques.

Exemples:

Types de poussière Risques potentiels

-Amiante Asbestose
-Silice (quartz) Silicose

-Coton Byssinose

..
etc...

1. Classement des risques liés aux poussières


Les risques liés aux poussières peuvent être classés en fonction des critères suivants:
 dimension des particules;
 densité des particules;
 surface des particules;
 composition chimique.

2 -Les effets biologiques des poussières


Si l'effet de la composition chimique est très important dans l'apparition des diverses affections
il est clairement mis en évidence dans le tableau (1) ci-dessus), il faut noter qu'un 'autre critère
joue également un grand rôle: les petites particules ayant des effets plus prononcés de par leur
dimension réduites.

3. Les risques d'explosion


Pour qu'il y ait explosion dans une ambiance poussiéreuse, un certain nombre de

40
conditions doivent être réunies, liées à:
-la nature des particules, celles-ci doivent être combustibles (amidon, sucre, farine; bois,
charbon; matière plastique, métaux légers tels l'aluminium, produits chimiques organiques,
etc...);
-les dimensions des particules (elles doivent être fines);
-la concentration de l'air en particules (supérieure à 10 g/m3).
Ces conditions réunies, l'explosion intervient:
0
-si la température ambiante atteint 400 C, mais il est préférable de retenir comme limite de
sécurité la température de 150 C qui est la température d'ignition d'une poussière ayant
0

séjourné sur une surface chaude par phénomène de combustion lente;

-si la poussière entre en contact avec une décharge électrique ou une étincelle de plus de 10
milli joules (moins s'il s'agit de décharge répétées).

4. La prévention
Celle-ci doit tendre à supprimer les risques d'explosion, ainsi qu'à éviter l'inhalation de
poussières par les travailleurs. Différentes méthodes existent pour cela :

a -Le remplacement ou la substitution d'une matière par Une autre :


A opérer chaque fois qu'à une matière dégageant des poussières très toxiques, on peut
substituer une matière moins toxique.
Ce procédé est bien souvent moins coûteux que d'autres (exemple : la laine de verre peut
remplacer l'amiante).
b -Les méthodes humides :
Le principe est d'humidifier les matériaux à traiter pour éviter tout dégagement de poussières.
L'humidification se faisant par condensation ou capillarité:
• une certaine teneur en humidité est nécessaire;
• le procédé doit être utilisé avant le traitement du matériau pulvérulent, car une fois la
poussière dégagée, le procédé devient inefficace ou plus compliqué (puisqu'il faut pulvériser l'eau à
grande pression, y ajouter éventuellement des agents mouillants pour réussir à humidifier les
particules en suspension dans l'air).

c -L'isolation ou mise en appareil clos:


Si on ne peut empêcher le dégagement de poussières (ce qui reste la meilleure solution), on
peut cependant isoler les poussières, surtout si elles sont explosibles.
L'isolation permet également d'éviter aux travailleurs l'inhalation de poussières. Un autre
avantage de ce procédé est qu'il rend beaucoup plus simple l'installation d'un système de
dépoussiérage, par la concentration en un seul lieu des sources de poussières.
Pratiquement, l'isolation peut se réaliser part la mise en appareil clos du type de la cabine de
sablage à manches, qui permet à l'opérateur de commander les opérations en restant à
l'extérieur de l'appareil clos.

d-L’aspiration des poussières :


Complément indispensable des plus efficaces, l'aspiration étant beaucoup plus

41
difficile à pratiquer si les-poussières sont en suspension dans l'air, le principe à respecter,
chaque fois, que c'est possible, est que l'aspiration doit se faire très près de la source
d'émission de poussières. Le résultat sera encore 'plus probant si elle vient se greffer sur un
système d'isolation de la source d'émission.
Pour ce qui est de la ventilation générale des locaux, il est préférable de la considérer comme
simple complément. La ventilation générale permet, en effet, un renouvellement convenable de
l'air dans les locaux de travail.
Par ailleurs, il y a lieu de ne pas éliminer la pollution dans les ateliers pour en faire
profiter ensuite tout le voisinage !

Dans ce cas, les affections évitées aux travailleurs de l'entreprise, pourraient menacer toute la
population alentour. Un système d'épuration de l'air rejeté à l'extérieur doit être prévu,
permettant si nécessaire un recyclage de l'air.

42
Le bruit

I. Généralités - Définition :
1 -Qu'est-ce le bruit ? Le bruit est un mélange de sons de fréquence et de durée diverses
produites par l'environnement dans lequel évolue les hommes et les travailleurs.

Le bruit est transmis jusqu'aux cellules du cerveau de l'homme par l'intermédiaire de l'oreille.

2 -Différents types de bruit : Dans la réalité vécue par les travailleurs sur les lieux de travail,
il existe différents types de bruits:
a) le bruit continu (exemple: usine de filature «textile», usine produisant de l'énergie
électrique),
b) le bruit intermittent (exemple: circulation automobile),
c) le bruit impulsif (exemple: atelier de martelage, forgeage).

3 -La mesure du bruit : D'une manière générale, l'unité de mesure couramment utilisée pour
établir le niveau sonore (du bruit) est le Décibel (db). L'appareil utilisé pour effectuer la mesure
du bruit est le SONOMETRE. Il est actuellement admis que pour l'organisme humain:

-un bruit de 85 décibels est une côte d'ALERTE


-un bruit de" 90 décibels est une côte de DANGER.
Il. Effets du bruit sur l'homme au travail:
Les effets du bruit sur l'homme au travail sont directement liés:
-à la sensibilité individuelle de chaque travailleur et,
-à la nature du bruit: sa fréquence, son niveau, sa répartition pendant la journée de travail.

1 -Effets extra auditifs du bruit : Le bruit peut gêner les [Link], perturber le
comportement et l'attention de l'homme au travail.
Il peut aussi entrainer une diminution du rendement et de la productivité.
Il est souvent une cause de fatigue.
Lorsqu'il est excessif, il peut provoquer des maux de têtes et des vertiges.

43
Cependant, ces effets disparaissent rapidement dès que le travailleur n'est plus dans la zone
bruyante.
2 -Effets du bruit sur l'audition: Les atteintes à l'audition (ou à l'acuité auditive) varient du simple
malaise à la surdité complète et définitive.
a -LA FATIGUE AUDITIVE: Le bruit peut provoquer une fatigue auditive qui fait que l'oreille perd
brusquement son acuité auditive.
Si cette fatigue auditive se répète fréquemment, elle peut conduire à une surdité professionnelle
provoquée par le bruit.

b -LA SURDITE : Elle est causée par l'exposition à un bruit intense et permanent . La surdité
professionnelle due au bruit est généralement bilatérale, mais le degré d'atteinte de la fonction:
auditive de chaque oreille dépend de l'intensité du bruit qui a atteint l’oreille interne et de la
sensibilité propre de l'une et l'autre oreille. Dès que le travailleur atteint d’une surdité par
traumatisme auditif est éloigné de tout milieu bruyant, la perte d'audition se stabilise au niveau
atteint.

III. Lutte et moyen de protection contre le bruit:


En premier lieu, il incombe aux constructeurs de prendre les mesures nécessaires déjà au cours de
l'élaboration des plans des machines et installations pour que celles-ci ne produisent que des bruits
, qui n'atteignent pas les valeurs limites.
Les effets nocifs du bruit peuvent être combattus :
• en éliminant ou en réduisant le bruit à la source,
• en restreignant le champ de propagation du bruit,
• en utilisant des protecteurs d'ouïes,
• en éliminant la durée d'exposition au bruit,
• en prévenant, du point de vue médical, les lésions dues au bruit.
D'une manière générale, les mesures à mettre en œuvre sont de trois niveaux complémentaires :
1 -La protection collective :
2-Là protection individuelle;
3 -La surveillance médicale.
1 -La protection collective: Il s'agit de porter l'effort sur l'atténuation de la source du bruit. C'est la
lutte contre le bruit à la source, ex. modifier le processus de travail (constructeur) ou agir sur les
machines (capotage, revêtement) et en développant:
-la lutte contre le bruit,
-l'isolation antibruit (amortisseur en caoutchouc),
-l'isolation acoustique des locaux de travail bruyants (capots, écrans, murs insonorisés ).

2 -La protection individuelle : Si une réduction suffisante du bruit ne peut être obtenue par action
sur la machine elle-même ou sur l'appareil générateur de bruit (protection collective). Il convient de
recourir à la protection individuelle. Elle consiste essentiellement à munir les travailleurs exposés à
des bruits d'intensité sonore élevée d'appareils de protection individuelle, de différents types
(casques, bouchons d'oreille, serre-têtes, réduction du temps d'exposition etc...).

3 -La surveillance médicale: Son intérêt réside dans le dépistage à l'embauche des sujets
présentant une sensibilité particulière au bruit (visites d'embauche). A cet effet, l'établissement d'un
audiogramme à l'embauche permet de saisir (éventuellement) les déficits auditifs des travailleurs et
d'assurer leur affectation en fonction de ce déficit.

Elle est constituée également, par des mesures de protection individuelle, (visites périodiques
comportant aussi un examen audiométrique des sujets exposés au bruit).

44
A RETENIR

• l'emboutissage,
• l'estampage,
• le martelage,
• le rivetage des· métaux par percussion,
• le tissage sur métiers à navette battante,
• la mise au point des propulseurs, des réacteurs et des moteurs à piston
(notamment au niveau des bancs d'essai)
• l'emploi et ou la destruction d'explosifs,
 l'utilisation en galeries souterraines ou en puits d'accès aux galeries souterraines
de marteaux, pneumatiques et perforateurs pneumatiques (qui présentent en plus
un risque dû aux vibrations)..

Sont des travaux qui risquent de provoquer la surdité si des mesures


efficaces de lutte contre le bruit ne sont pas mises en œuvre.

• Pour mémoire

45
L'éclairage des
lieux de travail

• L’ECLAIRAGE.
I. Pourquoi un bon éclairage est-il nécessaire ?

L'éclairage des lieux de travail est un des éléments principaux de la sécurité des travailleurs
appelés à travailler dans ces lieux.

Lorsque l'éclairage des lieux et des postes de travail, des machines ou équipements est
insuffisant ou inadapté, l'organisme humain se fatigue et des accidents de travail peuvent
survenir.

Il. Les moyens d'éclairage:

Dans tous les cas, on doit rechercher et utiliser l'ensemble des possibilités offertes par
l'éclairage naturel et artificiel en évitant l'éblouissement des yeux à chaque fois.

Les différents équipements d'éclairage artificiel:


-lampe à incandescence (ampoule à vis ou à baïonnette),
-néon,
-lampes fluorescentes,
doivent être choisis en fonction de la nature des tâches ou des travaux à effectuer pour éviter
à chaque fois l'éblouissement des yeux et rechercher les meilleures conditions du CONFORT
VISUEL.
Les foyers lumineux doivent être nettoyés et entretenus régulièrement pour que l'éclairement
nécessaire à l'accomplissement convenable de l'activité soit toujours maintenu.

UN PRINCIPE A RESPECTER

1 -Les travailleurs affectés à des travaux éprouvant les yeux (travaux sur table ou écran,
oscilloscope, instruments grossissants) doivent faire l'objet d'une surveillance médicale.

46
2 -Dans tous les cas, un examen systématique de la vue au moment de l'embauche devrait être
pratiqué.
3 -Un examen périodique de la vue des travailleurs en poste est recommandé.

SACHEZ QUE:

-chaque couleur a une influence particulière sur l'organisme humain, -


l'utilisation de couleurs appropriées:
• d'ambiance: plafonds, murs, sols, mobiliers etc...
• de signalisation employées à des fins de sécurité ou d’identification des lieux, des
locaux, des produits, etc...
jouent un rôle important dans la sécurité du travail mais aussi sur la production.
Dans tous les cas, il est fortement recommandé de mettre au point un système de signalisation
des zones de risques, de dangers par une utilisation rationnelle des couleurs complétée par
des schémas, des figures ou des instructions.

• L'ECLAIRAGE DE SECURITE.

I. Définition de l'éclairage de sécurité :

L'éclairage de sécurité est une garantie que se donne l'entreprise, l'unité, le chantier etc... pour
permettre aux travailleurs de quitter leurs lieux de travail en cas de nécessité en ordre, et/ou en
toute sécurité en évitant les erreurs d'orientation, les risques de chutes ou de heurts.

Il permet également aux travailleurs de prendre les mesures de sécurité nécessaires pour
éviter des dommages matériels aux installations, machines, équipements, etc...

L'éclairage de sécurité doit être conçu différemment de l'éclairage de secours dont l'objectif
est de permettre aux installations de continuer à fonctionner en cas d'interruption de
l'éclairage normal.

Il. Les principes de l'éclairage de sécurité :

Ayant pour mission fondamentale de permettre, dans, des délais limités, l'évacuation en toute
sécurité des travailleurs, l'éclairage de sécurité devra être conçu en fonction des conditions
particulières propres au fonctionnement de chaque lieu de travail: usine, atelier, bureau,
chantier, etc...
A titre indicatif, les éléments d'appréciation suivants doivent être pris en compte pour
l'établissement d'un système d'éclairage de sécurité:
1 -Choisir avec soin et en fonction des conditions particulières du lieu de travail la source
d'énergie électrique la plus appropriée pour l'alimentation du circuit d'éclairage de sécurité:

47
2 Veiller à l'entretien convenable et périodique de l'installation d'éclairage de sécurité pour
garantir son bon état de fonctionnement et pendant la durée nécessaire à l'évacuation des
lieux de travail par l'ensemble des travailleurs.
3 Les emplacements des sources d'éclairage de sécurité doivent être étudiés avec soin pour
permettre aux travailleurs en cas de besoin :
• de ·prendre les mesures de sécurité utiles pour quitter leurs postes de travail.

 d'évacuer, sans aucun risque, leur lieux de travail.


Le recours à une signalisation réfléchissante ou fluorescente des obstacles, couloirs, portes,
dénivellations est vivement recommandée pour baliser les itinéraires à emprunter par les
travailleurs.

RETENIR QUE:

En règle générale, l'interruption brutale de l'éclairage créer toujours un début de


panique.

Pour lutter contre la panique, qui peut avoir des conséquences graves, les
travailleurs doivent être informés de l'existence du système d'éclairage de
sécurité et des mesures de précaution à prendre lorsqu'il est fait usage de ce
système.

48
Prévention des
risques liés à
l'Electricité

1. Rappel:

Le risque lié à l'usage de l'électricité est d'autant plus dangereux que le courant électrique est
invisible et qu'il n'est décelable que par le toucher lorsque le corps humain entre en contact,
accidentellement, avec un conducteur électrique sous tension.

Les principaux accidents d'origine électrique peuvent être classés en deux grandes catégories:

ACCIDENTS DIRECTS ACCIDENTS INDIRECTS

-Douleurs
-Electrocution Chute du travailleur à la suite d'une
-Brûlures directes (internes ou électrocution
externes) du corps humain... Brûlures ou asphyxie par suite
d'incendie ou explosion provoquée
par le courant électrique ...

Il. Consignes générales pour la prévention des risques électriques :

1 -Interdiction de toucher aux fils conducteurs électriques.


2 -Interdiction d'intervenir sur les installations électriques :
• en cas de nécessité, faire appel aux .travailleurs qualifiés et spécialement chargés
des travaux électriques,
• les seuls branchements à effectuer doivent être réalisés par l'intermédiaire de prises
de courant en bon état,
• les seuls commandes que les travailleurs peuvent manipuler doivent être:
-les boutons, poussoirs, commutateurs, ...
-les volants...

49
placés à l'extérieur des tableaux, armoires et coffrets d'alimentation électrique.
3 -Interdiction de pénétrer-dans les locaux réservés aux électriciens qualifiés.
4 -Nécessité d'examiner chaque jour l'état du matériel électrique.
Pour détecter toute anomalie éventuelle des installations, matériels et outils portatifs électriques, il est
.recommandé : .
, -de procéder à l'examen de l'état apparent de l'isolation (ex. câbles d'alimentation...), -de procéder
à l'examen de l'aspect extérieur des coffrets, armoires et panneaux (ex. poignées de manœuvres, fiches,
raccordement, prises de courant...)
- de signaler au service chargé de la maintenance des installations électriques :

• toute odeur anormale qui, souvent, signale le début d'un court-circuit (risque d'incendie ou
d'explosion),

. •. tout grésillement ou tout bruit anormal qui signale, souvent, un échauffement indésirable
au niveau des moteurs, coffrets, câbles, etc...,
• toute existence de foyer d'éclairage hors d'usage (ampoule, lampe, néon, rampe
d'éclairage...).

5 -Nécessité de veiller à l'entretien de l'appareillage électrique.


.L'utilisation des installations, matériels et outils électriques dans de bonnes conditions de sécurité
du travail dépend de la qualité de l’entretien de ces équipements.

Aussi, il est nécessaire de veiller à ce que:

• les engins mobiles ne soient pas exposés aux intempéries ou encore «abandonnées» à la
fin du travail sans être débranchés,
• les fiches de prises de courant, les rallonges et les raccordements ne trainent pas au sol et
notamment à proximité des zones de circulation des travailleurs ou des engins roulants,
• l'appareillage électrique ne soit pas mouillé lors du nettoyage des postes et planchers de
travail.

IMPORTANT:
Les appareils portatifs à mains ne doivent être alimentés qu'en basse tension ou en très basse tension.
Dans les endroits humides ou à l'intérieur d'enceintes métalliques, seule la très basse tension doit être
employée en veillant à ce que les transformateurs de sécurité soient placés à l'extérieur de ces
enceintes ou dans des endroits secs.
Il faut veiller à l'observation de précautions particulières lorsque des travailleurs travaillent à proximité
d'installations électriques ou sur des machines et ceci dans le but d'éviter les accidents

• un contact accidentel avec des pièces conductrices de courant électrique ou encore à,


• une remise en marche inattendue de la machine.

Avant tout travail de terrassement, il est nécessaire de s'assurer que la présence sur le chantier de câbles
électriques (souterrains, à ras de terre ou aériens) ne constituent pas une source d'accident pour les
travailleurs.

Dans le cas d'existence de câble souterrains, il est utile de demander aux services concernés le plan
d'implantation de ces câbles.

50
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBLIGATOIRES

DESIGNATION INTERVENTION FREQUENCE


.
1- APPAREILS A PRESSION
,. 1 -Appareils à pression de gaz

 Récipients mobiles ou mi-fixes en acier contenant ou ayant contenu Vérification Annuelle


du gaz obtenu par la distillation de combustibles solides
Epreuve Annuelle

• Pour les appareils désignés ci-dessus, s'il est justifié que l'acier Vérification Tous les 3 ans
est efficacement protégé contre l'action des condensats.
Epreuve Tous les 3 ans

- Pour les appareils contenant les gaz suivants : fluor, fluorure de Tous les 2 ans
Vérification
bore, acide chlorhydrique, tétroxyde d'azote, oxychlorure de
carbone, acide bromhydrique. Tous les 2 ans
Epreuve
-Pour les appareils fixes contenant les gaz ci-après : air,
oxygène, azote, gaz rares de l'air, hydrogène, hydrocarbures Tous les 3 ans
(exempts d'impuretés corrosives), gaz ammoniac, anhydride Vérification
carbonique, bromure ou chlorure de méthyle, oxyde d'éthylène, Tous les 10 ans
éther méthylique, monoéthylamine, chlorure de vinyle, anhydride Epreuve
sulfureux (récipients en cuivre).

• Pour tous les appareils non compris ci-dessus


Vérification

Epreuve
Tous les 3 ans
Visite
1.2 -Générateurs de vapeur Tous les 5 ans

• Examen intérieur et extérieur Tous les 18 mois


• Vérification détaillée maximum
Tous les 10 ans
Epreuve

2~ APPAREILLAGE POUR TRAVAUX DANS L'AIR


COMPRIME

• Réservoirs, sas et tronçons de cheminée Epreuve Après chaque répara


• Pour tout l'appareillage tion ou transformation
• Boulonnage des tronçons de cheminée Après inutilisation de
Epreuve 3 ans
Etanchéité A chaque ouverture de
Vérification chantier

Hebdomadaire
Après chaque inter
Vérification spéciale vention

3- APPAREILS DE LEVAGE ET DE MANUTENTION


3. 1 -Ascenseurs et monte-charg~s
• Fonctionnemeflt (des portes, dispositifs de sécurité) Examen rapide Journellement
• Accessoires de levage (câbles, chaÎnes, crochets) Contrôle Semestrielle
• Organes de sécurité Contrôle Annuelle

51
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBUGATOIRES

DESIGNATION FREQUENCE
INTERVENTION

3.2 -Appareils de levage

• Examen à fond de l'appareil Annuelle


Examen minutieux
• Chaînes, câbles, cordages, élingues, palonniers et
Annuelle
Contrôle
crochets Pour mémoire: épreuve avant la mise en service, après
arrêt dé plus de trois mois depuis le dernier contrôle, après
démontage et après modification

3.3 -Chariots automoteurs à conducteurs portés


• Eléments d'équipements Inspection Examen Hebdomadaire
• Visites générales détaillé Semestrielle

3.4 -Ponts élévateurs pour l'entretien des


véhicules roulants
• Type ascenseur hydraulique Contrôle niveau du Hebdomadaire
• Type à plate-forme suspendue
liquide Contrôle
minutieux Trimestrielle

3.5 -Plans inclinés


• Dispositif de liaison entre les stations recettes Essai Début de chaque reprise
• Bon fonctionnement de l'installation du travail Chaque jour
Essai avant la mise en service

• Tous les organes de l'installation, câble tracteur et patte


Examen Mensuelle ou après
d'attache, épissures
arrêt prolongé
• Tout l'appareil Vérification et épreuve Annuelle

3.6 -Téléphérique de service susceptibles de


transporter des personnes
• Organes, câbles Hebdomadaire
Vérification
• Installation Annuelle Semestrielle
• Utilisation intensive Examen Avant le départ du
• Liaison téléphonique ou radiotéléphonique
Examen
• Appareils de sécurité
Essai
véhicule Avant le premier
Vérificationı voyage, après un arrêt
prolongé ou un incident

4 -BATIMENTS Examen Avant la mise en service et


à la suite d'incident ou
4. 1 -Matériel, engins installations, dispositifs de toutes natures d'effort anormal
utilisés sur le chantier

4.2 -Appareils de levage

52
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBLIGATOIRES

DESIGNATION INTERVENTION FREQUENCE

4.2.1 -Mus mécaniquement en vue du transport ou de l'élévation


du personnel (appareils et accessoires)

4.2.2 -Mus à la main (appareils et organes annexes)


• Lorsqu'ils sont utilisés pour le transport (élévation du personnel) Examen Trimestrielle

• Organes annexes Examens Avant la remise en


service si le dernier
examen date -de plus de
3 mois

-Câbles, Chaîne cordages et crochets de suspension (autres


4.~ Examen
que ceux qui font partie d'un appareil de levage) Annuelle

• Utilisés pour l'élévation du personnel (exemple échafaudages Examen


volants) Trimestrielle

4.4 -Echafaudages Examen Trimestrielle


4.5 -travaux souterrains
• Parois des puits et des galeries souterraines, toit de ces Avant les travaux
Examen
dernières,
• Travaux de consolidation effectués,
• Dispositifs de soutènement,
• Travaux de consolidations effectués,
• Dispositifs de soutènements.

5 -ECHELLES (profession autres que le bâtiments) Contrôle Semestrielle

6 -INSTALLATION ELECTRIQUE

6. 1 -Du 1ergroupe Vérification Annuelle


ème
6.2 -Du 2 groupe Vérification Tous les 3 ans
ème Vérification Tous les 10 ans
6.3 -Du 3 groupe Contrôle Annuelle
6.4 -Résistance des prises de terre
6.5 -Installations électriques dans des locaux humides ou
imprégnés de matières corrosives.

7-CUVES

7. 1 -Cuves, bassins, réservoirs contenant des produits corrosifs


Vérification Annuelle

7.2 -Cuves de brasserie, de tanneries Vidange Semestrielle


Nettoyage Semestrielle

8 -MACHINES

8.1 -Presses à métaux

53
TABLEAU DES VISITES ET DES INTERVENTIONS OBLIGATOIRES

DESIGNATION INTERVENTION FREQUENCE

• Appareillage et dispositif de sécurité Examen complet Trimestrielle

8.2 -Presses à mouler par injection


• Dispositifs de sécurité ' Examen complet Trimestrielle

8.3 ŔMeules Contrôle Avant

Vérification A chaque début de poste

8.4 ŔCentrifugeuses Examen Annuelle

• Emploi de matières corrosives ou abrasives Examen Semestrielle

9-MATERIEL D'INCENDIE Vérification et essais Trimestrielle

10 -INSTALLATION DE PEINTURE PAR


,-PULVERISATION

• Système d'aspiration Nettoyage Hebdomadaire


11 ~ HUILERIES PROCEDANT A L'EXTRACTION
PAR L'ESSENCE
11 .1 -Appareils, canalisations et organes de sûreté
fonctionnant sous pression intérieure de vapeur Epreuve A la mise en service
d'essence et non assujettis aux dispositions relatives
aux appareils sous pression de gaz
Vérification Annuelle
11 .2 -Résistance des prises de terre dans les ateliers à
Danger d'explosion Contrôle Semestrielle
11.3 -Installations électriques de l'extraction Vérification Semestrielle
12 -ENTREPRISES DE MATURATION DE FRUITS
ET LEGUMES PAR CHAUFFAGE AU GAZ
A FLAMME NUE
• Canalisation, vannes, appareils de chauffage,
dispositifs de commande et de sécurité Vérification Trimestrielle
13 -FOUR A MAZOUT
• Filtre Nettoyage Trimestrielle
• Citerne Nettoyage Tous les 3 ans

14 -SOURCES RADIOACTIVES
Contrôle Tous les 3 ans
14. 1 -Appareils générateurs électriques de rayonnements de l'installation ionisants
à poste fixe

Contrôle Tous les 2 ans


14.2 -Appareils générateurs électriques de rayonnement, de l'installation ionisants
à poste mobile

14.3 -Sources scellées Contrôle Annuelle


de l'installation

54
Assainissement de
l'atmosphère,
Hygiène des locaux
et des travailleurs

I –Assainissement de l'atmosphère :
C'est l'ensemble des opérations permettant de débarrasser l'air des toxiques et de toutes les
suspensions, à l'aide de moyens naturels ou techniques (ventilation, climatisation) permettant
ainsi l'adaptation du microclimat à l'homme.
Pour la respiration et l'hygiène des travailleurs, il y a nécessité d'un apport d'oxygène et d'une
évacuation des gaz carboniques, de vapeurs d'eau, d'odeurs ou de fumée qui ne peuvent
3
s'obtenir que par une aération suffisante (en moyenne 7 m /heure d'air sont nécessaires par
3
personne dans les locaux fermés et 11 m /heure d'air par personne dans un dortoir).

La ventilation a généralement pour fonction soit de procurer un air frais aux travailleurs, soit
d'abaisser la concentration des polluants de l'air.
Il y a deux (2) types de ventilations :

1 -La ventilation naturelle : qui est basée essentiellement sur la construction du bâtiment et
son orientation par rapport au climat (direction des vents, etc...)
Les différentes ouvertures d’un local, (portes, fenêtres), sa hauteur ont une grande importance.
Mais souvent la ventilation naturelle est insuffisante à elle seule, et on a recours à une
ventilation artificielle.

2 -La ventilation artificielle: qui se réalise par l'un des deux moyens suivants ou les deux en
même temps :
• en insufflant l'air : ventilation soufflante qui consiste à souffler une certaine quantité
d'air pur à l'intérieur des locaux,
• en aspirant l'air vicié (fumées, poussières) pour le rejeter à l'extérieur.

On doit veiller à ce que les installations de ventilation ne présentent pas de danger surtout dans
les locaux où il y a des risques d'incendie ou d'explosion.

Il. Hygiène des locaux et des travailleurs :


On doit attacher une grande importance à l'hygiène des locaux car c'est d'elle que dépend
considérablement la santé des travailleurs et par la même le rendement et la production de
l'entreprise.
L'ensemble des travailleurs doivent être sensibilisés sur l'importance de l'hygiène des lieux de
travail.

1 -Le nettoyage des locaux :


• nettoyage du sol (au moins 1 fois par jour). Il doit être effectué de préférence en
dehors des heures de travail,
• les murs et les plafonds doivent être nettoyés et repeints régulièrement.

Ce type de nettoyage (et sa fréquence) peut varier en fonction de la nature de l'activité.

2 -Assainissement des locaux et installations sanitaires :


Il s'agit à ce niveau de maintenir l'atmosphère à l'abri de toute émanation provenant d'égouts,
fosses d'aisance, de l'évacuation de fumées, de poussières, de gaz incommodes et toxiques et
ceci dans le but de préserver la santé des travailleurs.

Par ailleurs, les travailleurs doivent avoir à leur disposition les moyens d'assurer la propreté
individuelle (vestiaires, lavabos, douches, etc...). Ces installations doivent être situées dans des
locaux isolés des ateliers, bien aérés, éclairés et bien chauffés pendant l'hiver.

Les armoires doivent être munies de leurs accessoires (cadenas, cintre, etc...), et être à double
compartiment pour isoler le linge de ville des tenues, équipements de travail.

Des moyens de nettoyage, de séchage ou d'essuyage appropriés doivent être prévus et en


nombre suffisant.

3 -L'alimentation des travailleurs:


Les repas ne doivent jamais être pris sur les lieux de travail, mais dans un réfectoire. Celui-ci
doit être bien aéré, éclairé et convenablement chauffé pendant la saison froide. Leur nettoyage
se fera après chaque repas.

De l'eau potable (courante si possible ou fréquemment renouvelée), et si nécessaire des


boissons chaudes ou froides doivent être disponibles et en quantité suffisante.

56
L
Les Equipements de
Protection Individuelle

I. Tenue de travail et protection individuelle:


Faire la différence entre vêtement de travail et équipement de protection individuelle n'est pas
toujours facile à réaliser et assez souvent il a été constaté une confusion entre deux types de
vêtements.
En règle générale, les vêtements de travail ou tenues de travail ou encore bleus de travail sont
mis à la disposition des travailleurs pour les protéger contre les souillures provoquées par le
milieu de travail (poussières, graisse, produits manipulés, nature du milieu, etc...).

D'autre part, ces vêtements de travail doivent toujours être conçus de manière à:
1 éviter les risques d'accrochage par les organes ou pièces en mouvement,
2 -faciliter l'aisance des mouvements pendant le travail,
3 -permettre l'habillage et le déshabillage sans difficultés.

Nature du vêtement Utilisation possible

Vêtements en toile ou en 'coton Protection contre les poussières,


(combinaison...) les graisses, les peintures

Vêtements en tissu huilé ou enduits de


Travaux aux intempéries, avec des
matière plastique, en caoutchouc naturel ou
acides...
synthétique

Vêtements en cuir: ignifugé ou imper- Soudage, manutention...


méabilisé (tablier...)

Vêtements de nature diverse: Travaux en ambiance:


• à base d'amiante, • chaude,
• matelassés ou fourrés, • froide.
• métallisés, etc... Travaux «anti-feu» etc...

57
Il. Les règles essentielles de la protection individuelle

Adaptation à la nature du risque: Avant de choisir un équipement de protection individuelle, il


faut connaître:
• la nature du risque à éviter,
• les caractéristiques exactes des matériaux ou matières entrant dans la composition
de l'équipement choisi,
• les performances de l'équipement choisi.

Robustesse :
Compte tenu des difficultés d'approvisionnement en équipement de protection individuelle, il
convient de veiller à la robustesse en prenant connaissance à chaque fois que cela est
possible du degré d'USURE et de la durée d'UTILISATION.
Adaptation au travailleur:
Il convient de retenir qu'un équipement de protection individuelle incommode n'est pas
facilement accepté par les travailleurs. Aussi, il est nécessaire de veiller à choisir des
équipements :
• qui ne constituent pas une gêne supplémentaire pour les travailleurs,
• qui ne soient pas encombrants et lourds à porter par les travailleurs,
• qui tiennent bien en place, lorsqu'ils sont portés par les travailleurs ou bien qui
n'imposent pas aux travailleurs des gestes et des efforts supplémentaires (et souvent
inutiles) pour les faires tenir,
• qui ne soient pas d'un maniement difficile ou délicat pour être porté par les travailleurs
avant de commencer le travail ou pour être enlevés à la fin du travail.

Facilité de leur entretien :

L'équipement de protection individuelle doit être réalisé avec des matières qui n'exigent pas un
entretien délicat, difficile ou susceptible d'entraîner des dépenses supplémentaires importantes.

58
Les toilettes,
Les vestiaires et lavabos,
Les douches

LES TOILETTES.
I. Installation :

Il doit y avoir un cabinet et un urinoir pour 25 travailleurs, un cabinet pour 25 femmes.

Dans les unités employant un personnel mixte, les cabinets seront nettement séparés pour le
personnel masculin et le personnel féminin..
Les cabinets ne doivent pas communiquer directement avec les locaux où les travailleurs sont
appelés à séjourner.

Il. –Aménagements:

Les cabinets doivent être aménagés et ventilés de manière à ne dégager aucune odeur; ils
seront convenablement éclairés.
Ils devront être nettoyés régulièrement et disposer d'eau courante (chasse d'évacuation, etc...)
ou à défaut, d'une réserve fréquemment renouvelée.
Les portes sont pleines et munies d'un loquet fermant de l'intérieur.

LES VESTIAIRES ET LAVABOS


I. Installation :

Les vestiaires et les lavabos doivent être installés dans un local spécial, isolé des ateliers, mais
placés à proximité, de préférence, sur le passage de la sortie des travailleurs.

Si les vestiaires et lavabos sont situés dans des locaux séparés, ifs doivent communiquer par
un passage couvert.
Des installations séparées, en cas d'existence d'un personnel mixte, doivent être prévues.

Les vestiaires doivent également être pourvus d'un nombre suffisant de sièges ou bancs.
Il. Aménagements:

Le sol et les parois des locaux doivent être en matériaux imperméables et les peintures d'un ton
clair. Les lavabos, doivent être à eau courante à raison d'un orifice par 5 personnes. Lorsqu'il
n'existe pas de distribution d'eau courante, les installations pourront être dotées d'un réservoir. Des
moyens de nettoyage, de séchage ou d'essuyage doivent être mis à la disposition des travailleurs.
Ils doivent être, enfin, bien éclairés et convenablement, aérés.

LES DOUCHES

I. Aménagement :
Le sol et les parois des locaux affectés aux douches doivent être en matériaux imperméables et les
peintures des murs d'un ton clair et facilement lavables. Ces douches doivent être régulièrement
nettoyées.
Les douches devront être pourvues d'eau chaude et seront installées dans des cabines
individuelles à raison d'au moins une pomme pour 8 personnes.

Il. Observations :
Il serait souhaitable de prévoir 2 cellules d'habillage ou de déshabillage par cabine
de douche, et ce pour permettre un passage rapide des travailleurs.

Pour prévenir les chûtes, des caillebotis, des tapis ou tout autre dispositif
antidérapant devraient être prévus.

61
Le
Gardiennage

Toute personne employée à une activité de gardiennage, doit savoir au minimum:

• tenir le registre de gardiennage (inscription des visiteurs...),




se servir d'un téléphone,
utiliser les extincteurs et combattre tout début d'incendie,
-.
• comment donner l'alerte.

Les gardiens, en plus des rondes prévues, sont tenus d'effectuer une ronde exceptionnelle dans
l'heure qui suit l'arrêt du travail.

Retenir que:

• Pendant les horaires de travail,


• Après le départ des travailleurs,
• Durant les jours fériés ,....

LES LIEUX DE TRAVAIL SONT SOUS LA SEULE


SURVEILLANCE DES GARDIENS

62
Les premiers soins

I. L'importance des premiers soins :

Les premiers soins donnés à un ·travailleur victime d'un accident de travail ont une grande
importance car ils peuvent faciliter la guérison du blessé.

Mais le secouriste n'est pas un médecin, sa mission essentielle est de soulager, calmer et préparer
l'évacuation de la victime vers un centre de santé (C.M.S, hôpital, polyclinique, etc...) ou vers
l'infirmerie de l'unité s'il en existe une au niveau des lieux de travail.

D'ure manière générale, le secourisme, défini comme l'apprentissage de gestes et de techniques


élémentaires (simples) doit permettre de ne pas provoquer une aggravation de l'état du travailleur
blessé, à la suite d'un accident de travail.

Il. La boite des premiers soins :

Dans tous les cas, une boite des premiers soins devrait être disponible sur les lieux de travail: au
niveau des ateliers ou équipe de travail et en particulier à proximité des lieux des postes de travail
reconnus potentiellement à haut degré de risque d'accident.

Cette boite de premiers soins devra être rangée d'une manière visible, facile d'accès, régulièrement
vérifiée et contrôlée. Les travailleurs doivent être informés de son implantation.

63
Plaies

L'infection est la plus redoutable complication des plaies. Celle-ci peut être provoquée par des
microbes apportés par l'objet-même qui a causé la blessure (machine, outil, pierre) mais aussi par
les personnes qui soignent le blessé (mains sales, objets non stérilisés, etc...).

On ne doit jamais toucher une plaie avec des mains ou des objets non désinfectés.

CE QU'IL FAUT FAIRE LES ERREURS A EVITER

Petite plaie (écor- Nettoyer, désinfecter, pan- Ne pas négliger .Ies piqûres
chure, plaie superfi- ser avec des mains propres profondes qui saignent peu
cielle) et des pansements stérilisés (clous). Elles peuvent se
compliquer de tétanos, les
montrer au médecin.

Plaie importante Nettoyer le pourtour de la Ne pas essayer de nettoyer


plaie, panser. Diriger le la plaie, car le seul traite-
blessé vers un médecin ment efficace est le net-
toyage. chirurgical.

Plaie avec. hémorragie : Panser, au besoin en serrant Ne jamais placer de garrot

Plaie importante Nettoyer le pourtour


le pansement pourde la
arrêter Ne pas
quant essayer de
l'hémorragie nettoyer
n'est pas l
plaie, panser. Diriger
l'écoulement du sang le la plaie, car le seul traite-
artérielle (danger de gangrène)
10 Hémorragie veineuse
blessé vers un médecin ment efficace est le net-
toyage. chirurgical.

0
2 Hémorragie artérielle: Garroter le membre le plus N'aller pas chercher le gar-
Le sang est rouge près possible au-dessus de la rot de l'infirmerie, ne vous
vif et s'écoule en plaie et serrer progressive- adressez pas au pharmacien,
jet saccadé ment jusqu'à ce que la plaie placer d'abord un garrot
ne saigne plus. Diriger provisoire, vous irez à l'infirmerie
d'extrême urgence le blessé ou à la pharmacie vers l'hôpital
(épingler sur ensuite, chaque minute
ses· vêtements une fiche compte !
indiquant l'heure de la pose du
garrot)

64
Fractures

On appelle fracture la rupture d'un os. En dehors des fractures des os du crâne qui se caractérisent
par une hémorragie buccale, nasale ou auditive, souvent suivie de syncope, les fractures des os
des membres entraînent :

• Une douleur vive;


• Une déformation du membre;
• L'apparition de l'os au travers de la plaie (fracture ouverte).

Seul le médecin peut réduire une fracture c'est-à-dire remettre en place les os
brisés. En attendant on procédera ainsi:

CE QU'IL FAUT FAIRE LES ERREURS A EVITER

Douleur-à l'endroit de la Appliquer un pansement sur la plaie Ne chercher pas à savoir s'il s'agit
blessure. Impotence du s'il y en a une, immobiliser le d'une fracture, d'une luxation ou
membre. Déformation ou d'une entorse.
déviation membre pour éviter les douleurs et
les complications que peut entraîner En cas de doute, agir toujours
le transport. Appeler le médecin ou comme s'il y avait fracture.
l'ambulance.

1° Fracture du A défaut d'attelles (planchettes de


bois), attacher à l'aide de trois
membre inférieur
lacets ou de liens quelconques les
deux jambes l'une contre l'autre.

Ne pas remuer le membre, sauf


pour mettre, avec précaution le
blessé sur un brancard ou sur un
lit. Ne pas essayer d'enlever les
vêtements. Découdre ou découper
la jambe du pantalon, la manche de
la veste, les souliers.
Placer avec délicatesse le bras
2° fracture du membre
dans une écharpe triangulaire
supérieur remontant au-dessus du coude

65
Brulures

La gravité d'une brûlure dépend


• de son aspect,
• de son étendue.

ASPECT:
Selon l'aspect, on distingue les brûlures :
• du premier degré : inflammation de la peau qui devient rouge (ex. contact rapide avec
une surface moyennement chaude, coup de soleil),
• Deuxième degré: formation de cloques comparables aux ampoules,
• Troisième degré : épiderme et derme sont détruits, les chairs sont sanguinolentes ou
carbonisées.

ETENDUE:
Les grands brûlés (1/3 de la surface du corps) succombent souvent parce que les phénomènes de
respiration et de transpiration cutanées sont stoppés. Ajoutons qu'une issue fatale, consécutive à
une crise d'urémie est à redouter le sixième et le dixième jour. Ainsi, une brûlure du deuxième degré
très étendue est-elle plus grave qu'une brûlure localisée du troisième degré.

CE QU'IL FAUT FAIRE LES ERREURS A EVITER


Petit brûlé
Ne mettre sur la brûlure ni
Recouvrir la brûlure d'un pansement
médicament, ni pommade, ni huile
stérile comme pour une plaie
quelconque.

Grand brûlé Le couvrir pour qu'il ne se refroidisse


pas pendant le transport et l'envoyer
d’extrême urgence dans un service Ne pas le déshabiller, sauf si ses
hospitalier vêtements sont imprégnés d'un
liquide encore chaud ou caustique.
Ne rien mettre sur ses brûlures.
Ne pas y toucher.

CE QU'IL FAUT FAIRE


Petit brûlé
Brûlures par causti- Laver à grande eau puis agir Ne mettre sur la brûlure ni
Recouvrir la brûlure d'un pansement
ques (acides ou comme précédemment médicament, ni pommade, ni huile
stérile comme pour une plaie
alcalins) quelconque.

Brûlure
Granddes yeux :
brûlé LeNe pas intervenir.
couvrir Appeler
pour qu'il ne un
se refroidisse En aucun cas, ne mettre un
* * pasmédecin
pendantou le mieux
transport et l'envoyer
conduire pansement sur l'œil!. car ce
d’extrême urgence dans un service Ne pas le déshabiller, sauf si ses
hospitalier vêtements sont imprégnés d'un
liquide encore chaud ou caustique.
Par la chaleur immédiatement la victime pansement pourrait
Ne rien mettre sur ses brûlures.
à l'hôpital. Entrainer des accidents
Ne pas y toucher.
Par un caustique Laver à grande eau. Diriger graves et même la perte
Vers un hôpital de la vue

66
Syncopes

La syncope est une perte de connaissance, s'accompagnant dans les cas graves d'un arrêt des
mouvements cardiaques. Consécutive à la frayeur, à la fatigue, à un mauvais état général, les
signes avant-coureurs de la syncope sont la pâleur du visage, l'apparition de sueur à la racine des
cheveux et aux tempes.

CE QU'IL FAUT FAIRE LES ERREURS A EVITER

Perte de connais- Allonger le malade. S'il vomit, Ne pas asseoir le malade, ni lui
sance par intoxica le coucher sur un côté ou soulever la tête.
tion, électrocution, tourner la tête sur un côté.
noyade, asphyxie Dégrafer ses vêtements, déga
ger le cou et le haut de la poitrine,
s'assurer qù'il respire.

10 S'il respire: Flageller le visage avec un Ne rien faire boire tant que le
linge mouillé, Frictionner la malade n'est pas revenu à lui
poitrine et le corps avec des
Serviettes humides. Faire respi
rer du vinaigre

0
2 S'il ne respire pas: Pratiquer, sans perdre une Ne pas attendre le médecin ou
minute, la respiration artificielle. l'appareil de réanimation pour
Appeler le médecin pratiquer la respiration artifi
cielle. Ne pas arrêter les,.mouve-
ments avant l'arrivée du médecin
qui seul, constatera les signes de
mort réelle.
Ne rien faire boire au malade

67
AUTRES BLESSURES ET CONTUSIONS
Ne jamais négliger les contusions et plaies crâniennes, même si elles ne paraissent pas graves au moment de l'accident.

CE QU'IL FAUT FAIRE LES ERREURS A EVITER

Ventre: En cas de blessure au ventre, au Ne rien faire manger ni boire au


thorax, à la colonne vertébrale ou blessé.
aux yeux" appeler d'urgence un
Thorax (poitrine) : médecin et, s'il tarde, conduire le Ne pas pratiquer la respiration
plus tôt pos sible le blessé à un artificielle.
service de chirurgie.
Colonne vertébrale : Ne remuer le blessé qu'avec
d'extrêmes précautions.
S'abstenir de toute
Yeux: intervention.

Crâne:

10 Le blessé a perdu Panser la plaie s'il y en a une. Ne pas attendre que " ça
connaissance passe ".
Traitement de la syncope.

Appeler le médecin ou trans- lçi encore les minutes


porter le blessé à l'hôpital. comptent.

2 Le blessé n'a pas


perdu connaissance, Panser la plaie. Appeler immé-
plaie saignante diatement le médecin ou le -
transporter d'4rgence à
abondamment ou
l'hôpital.
écoule-ment sanguin
même par le nez ou les
oreilles

3 Le blessé n'a pas panser la plaie s'il y en a une.


perdu connaissance et Si dans les jours qui suivent
n'a pas d'écoulement
apparaissent des troubles tels
sanguin parle nez ou les
oreilles que torpeur, maux de tête,
nausées ou vomissements,
envoyer d'urgence le 'blessé à
l'hôpital

68
Définitions des risques garantis par la législation
sur les accidents du travail et les maladies
professionnelles.

A. L’accident du travail est défini aux articles 6, 7 et 8 de la loi n° 83/13 du 2 Juillet 1983
relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles modifiée et complétée par
l’ordonnance n° 96/19 du 6 Juillet 1996 :

 Art 6 : Est considéré comme accident du travail, tout accident ayant entraîné une lésion corporelle,
imputable à une cause soudaine, extérieure et survenu dans le cadre de la relation de travail.

 Art 7 (modifié par l’article de 2 de l’ordonnance): Est également considéré comme accident du travail
l’accident survenu au cours :

 D’une mission à caractère exceptionnel ou permanent accomplie hors de l’établissement


conformément aux instructions de l’employeur ;

 De l’exercice ou à l’occasion d’un mandat électoral ;

 De cours d’études suivis régulièrement en dehors des heures de travail.

 Art 8 (modifié par l’article de 3 de l’ordonnance): Est, en outre, considéré comme accident du travail,
même si l’intéressé n’a pas la qualité d’assuré social, l’accident survenu au cours :

 D’activités sportives organisées par l’organisme employeur ;

 De l’accomplissement d’un acte de dévouement dans l’intérêt public ou de sauvetage d’une


personne en danger.

 Art 9 : La lésion se produisant ou le décès survenant, soit au lieu et au temps du travail, soit en un temps
voisin de l’accident, soit au cours du traitement consécutif à l’accident, doivent être considérés, sauf preuve
contraire, comme résultant du travail.

B. L’accident du trajet est également considéré comme accident du travail. (Article 12 de la loi
n° 83/13).

Art 12 : Est assimilé à un accident du travail, l’accident survenu pendant le trajet effectué par l’assuré pour se
rendre à son travail ou en revenir, quel que soit le mode de transport utilisé, à condition que le parcours n’ait
pas été, sauf urgence ou nécessité, cas fortuit ou force majeure, interrompu ou détourné.

69
Le parcours ainsi garanti est compris entre, d’une part, le lieu de travail, et d’autre part, le lieu de résidence ou
un lieu assimilé tel que celui où le travailleur se rend habituellement, soit pour prendre ses repas, soit pour des
motifs d’ordre familial.

C. Les intoxications, infections et affections présumées d’origine professionnelle particulière


peuvent être considérées comme maladies professionnelles.

Seules les maladies figurant dans l’annexe 1 de l’arrêté interministériel du 5 Mai 1996, fixant la liste des maladies
présumées d’origine professionnelles, sont susceptibles d’être indemnisées par la législation sur les accidents du
travail et les maladies professionnelles. Les caractères suivants, nécessaires et suffisants, énumérés dans les tableaux
de cette annexe permettent de les définir :

1) Un syndrome ou une maladie (néphrite, anémie dermite …) ;

2) Un toxique ou un agent nocif (plomb, tétanos) ;

3) Une profession exposant au toxique ou à l’agent nocif ;

4) Un délai de prise en charge qui correspond à la limite maximale entre l’arrêt de travail dangereux et
l’apparition des symptômes ;

5) Parfois une durée d’exposition au risque.

REMARQUE IMPORTANTE :
Il n’appartient pas à l’employeur de juger si tel accident relève des dispositions de la législation sur les accidents du
travail et les maladies professionnelles : seul l’organisme de Sécurité Sociale est habilité à cet effet , à charge pour
lui d’apprécier les réserves que le chef d’entreprise serait amené à formuler (loi n°83/13).

Art 15 : L’obligation faite à l’employeur de souscrire une déclaration s’impose, même si l’accident n’a pas entraîné
d’incapacité de travail ou ne parait pas être imputable au travail.

Dans ce dernier cas, l’employeur fait assortir sa déclaration de réserves.

70
ANNEXE1

LA LEGISLATION ALGERIENNE EN MATIERE DE


PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS.
(Références des textes réglementaires).
L’article 55 de la Constitution de novembre 1996 stipule :

« le droit à la prévention, à la sécurité et à l’hygiène dans le travail


est garanti par la Loi. »

LES LOIS ET ORDONNANCES:

 Loi 83/03 relative à la protection de l’environnement.

 Loi 83/13 relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.

 Loi 85/05 modifiée et complétée relative à la protection et à la promotion de la santé.

 Loi 88/07 relative à l’hygiène, à la sécurité et à la médecine du travail.

 Loi 88/15 modifiant et complétant la loi 85/05 relative à la promotion et à la protection de la santé.

 Loi 90/03 relative à l’Inspection du Travail modifiée et complétée.

 Loi 90/11 modifiée et complétée relative aux relations de travail.

 Ordonnance n° 96-19 modifiant et complétant la loi n° 83-13 du 2 juillet 1983 relative aux accidents
de travail et au maladies professionnelles.

 Loi 01/19 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets.

 Loi 01/20 relative à l’aménagement et développement durable du territoire.

 Loi 02/09 relative à la protection et à la promotion des personnes handicapées.

 Loi 03/10 relative à la protection de l’environnement dans le cadre du développement durable.

 Loi 04/04 relative à la normalisation

 Loi 04/20 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre
du développement durable.

 Ordonnance 06/07 modifiant et complétant la loi 85/05 relative à la promotion de la santé.

LES DECRETS:

71
 Décret n° 84-28 fixant les modalités d'application du titre III, IV et VIII de la loi n° 83-13 du 2 juillet
1983 relative aux accidents de travail et aux maladies professionnelles.

 Décret 85/231 fixant les conditions et modalités d’organisation et de mise en œuvre des
interventions et secours en cas de catastrophes.

 Décret 85/232 relatif à la prévention des risques de catastrophes.

 Décret 86/132 fixant les règles de protection des travailleurs contre les risques de rayonnements
ionisants ainsi que celles relatives au contrôle de la détention et d’utilisation des substances
radioactives et des appareils émettant des rayonnements ionisants.

 Décret 87/182 relatif aux huiles à base de PCB, aux équipements électriques qui en contiennent et
aux matériaux contaminés par ce produit.

 Décret exécutif 90/78 relatif aux études d’impact sur l’environnement.

 Décret exécutif 90/79 portant réglementation du transport des matières dangereuses.

 Décret présidentiel n° 90-198 portant réglementation des substances explosives.

 Décret exécutif n°90-245 portant réglementation des appareils à pression de gaz.

 Décret exécutif n°90-246 portant réglementation des appareils à pression de vapeur.

 Décret exécutif 91/05 relatif aux prescriptions générales de protection applicables en matière
d’hygiène et de sécurité en milieu de travail.

 Décret exécutif 93/74 portant règlement général des exploitations des substances minérales.

 Décret exécutif 93/120 relatif à l’organisation de la médecine du travail.

 Décret exécutif n° 93-160 réglementant les rejets d'effluents liquides industriels.

 Décret exécutif n° 93-161 réglementant le déversement des huiles et lubrifiants dans le milieu naturel
.

 Décret exécutif 93/165 réglementant les émissions atmosphériques de fumées, gaz, poussières,
odeurs et particules solides des installations fixes.

 Décret exécutif 93/184 réglementant l’émission des bruits.

 Décret exécutif 93/191 relatif aux aus activités de recherche et d’exploitation des substances
minérales.

 Décret exécutif 93/206 relatif à la prévention et la surveillance dans les institutions, administrations
et organismes publics ainsi que dans les entreprises publiques économiques.

 Décret exécutif 95/405 relatif au contrôle des produits phytosanitaires à usage agricole.

 décret exécutif n° 96-59 modifié et complété, portant missions et organisant le fonctionnement de


l’inspection générale de l’environnement ;

 Décret exécutif 96/98 déterminant la liste et le contenu des livres et registres spéciaux obligatoires
pour les employeurs.

72
 Décret exécutif 96/209 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil
National d’Hygiène, de Sécurité et de Médecine du Travail.

 Décret exécutif 97/37 définissant les conditions et les modalités de fabrication, de conditionnement,
d’importation et de commercialisation sur le marché national des produits cosmétiques et
d’hygiène corporelle.

 Décret exécutif 97/254 relatif aux autorisations préalables à la fabrication et àl’importation des
produits toxiques ou présentant un risque particulier.

 Décret exécutif 97/424 fixant les conditions d’application du titre V de la loi 83/13 modifiée et
complétée , relatif à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

 Décret exécutif 98/339 définissant la réglementation applicable aux installations classées et fixant
leur nomenclature.

 Décret présidentiel n°99-64 modifiant et complétant certaines dispositions du Décret présidentiel


n°90-198 du 30 juin 1990 portant réglementation des substances explosives.

 Décret exécutif n° 99-95 relatif à la prévention des risques liés à l’amiante.

 Décret exécutif 2000/73 complétant le décret exécutif 93/165 réglementant les émissions atmosphériques de
fumées, gaz, poussières, odeurs et particules solides des installations fixes.

 Décret exécutif 2000/253 portant création, organisation et fonctionnement de l’Institut National de


la Prévention des Risques Professionnels.

 Décret exécutif 01/341 fixant la composition, les attributions et le fonctionnement de la Commission


Nationale d’homologation des normes d’efficacité des produits, dispositifs et appareils de
protection.

 Décret exécutif 01/342 relatif aux prescriptions particulières de protection et de sécurité des
travailleurs contre les risques électriques au sein des organismes employeurs.

 Décret exécutif 02/01 fixant le règlement général d’exploitation et de sécurité des ports.

 Décret exécutif 02/68 fixant les conditions d’ouverture et d’agrément des laboratoires d’analyses de
la qualité.

 Décret exécutif 02/427 relatif aux conditions d’organisation de l’instruction, l’information et de la


formation des travailleurs dans le domaine de la prévention des risques professionnels.

 Décret exécutif 03/353 portant création, organisation et fonctionnement du comité national de


protection sanitaire contre le risque toxique.

 Décret exécutif 03/451 définissant les règles de sécurité applicables aux activités portant sur les
matières et produits chimiques dangereux ainsi que les récipients de gaz sous pression.

 Décret exécutif n° 03-452 fixant les conditions particulières relatives au transport routier de matières
dangereuses

 Décret exécutif n° 04-409 fixant les modalités de transport des déchets spéciaux dangereux.

 Décret exécutif n° 05/05 portant organisation et fonctionnement de l’Inspection Générale du Travail.

73
 Décret exécutif 05/08 relatif aux prescriptions particulières applicables aux substances, produits ou
préparations dangereuses en milieu de travail

 Décret exécutif 05/09 relatif aux commissions paritaires et aux préposés à l’hygiène et sécurité du
travail

 Décret exécutif 05/10 fixant les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement du


comité interentreprises d’hygiène et de sécurité

 Décret exécutif 05/11 fixant les conditions de création, d’organisation et de fonctionnement du


service d’hygiène et de sécurité ainsi que ses attributions.

 Décret exécutif 05/12 relatif aux prescriptions particulières d’hygiène et de sécurité applicables aux
secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique.

 Décret exécutif 05/117 relatif aux mesures de protection contre les rayonnements ionisants.

 Décret exécutif 05/119 relatif à la gestion des déchets radioactifs.

 Décret exécutif 05/130 fixant les conditions d’exercice et de modalité d’agrément des agents de
contrôle sécurité sociale.

 Décret exécutif 05/464 relatif à l’organisation et fonctionnement de la normalisation.

 Décret exécutif 05/465 relatif à l’évaluation de la conformité.

 Décret exécutif 05/467 fixant les conditions et modalités de contrôle aux frontières de la conformité
des produits importés.

 Décret exécutif n° 06-02 définissant les valeurs limites, les seuils d'alerte et les objectifs de qualité de
l'air en cas de pollution atmosphérique.

 Décret exécutif n° 06-138 réglementant l'émission dans l'atmosphère de gaz, fumées, vapeurs,
particules liquides ou solides, ainsi que les conditions dans lesquelles s’exerce leur contrôle.

 Décret exécutif 06/139 fixant les conditions et les modalités d’exercice des activités de remorquage,
de manutention et d’acconage dans les ports.

 Décret exécutif 06/141 définissant les valeurs limites des rejets d’effluents liquides industriels.

 Décret exécutif 06/223 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de


l’organisme de prévention des risques professionnels dans les activités du bâtiment, des travaux
publics et de l’hydraulique.

 Décret exécutif n° 06-362 modifiant et complétant le décret exécutif n° 96-59 portant missions et
organisant le fonctionnement de l’inspection générale de l’environnement.

74
LES ARRETES :

 Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les méthodes de contrôle en matière d'utilisation des
sources radioactives et des appareils émettant des rayonnements ionisants.

 Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les modalités de détention et d’utilisation des
substances radioactives et des appareils émettant des rayonnements ionisants à des fins
médicales.

 Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les limites de dose annuelles d’exposition aux
rayonnements ionisants.

 Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 fixant les limites dérivées de concentration dans l’air et les
limites d’incorporation annuelles ainsi que les valeurs de facteurs de qualité et de débit de
fluence des neutrons.

 Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 portant classification des principes radionucléïdes.

 Arrêté interministériel du 10 fév. 1988 précisant les conditions d'utilisation des dosimètres
individuels destinés au contrôle des équivalents de dose reçus par les travailleurs soumis au
risque d'exposition externe.

 Arrêté interministériel du 10 février 1988 fixant la délimitation et la signalisation particulière des


zones réglementées et interdites

 Arrêté interministériel du 5 nov. 1989 relatif à la procédure de contrôle des opérations de


chargement et de déchargement de marchandises dangereuses.

 Arrêté interministériel du 10 août 1993 portant conditions d'isolement des établissements de


production ou de conservation des substances explosives.

 Arrêté interministériel du 02 Avril 1995 fixant la convention-type relative à la médecine du travail


établie entre l’organisme employeur et le secteur sanitaire ou la structure compétente ou le
médecin habilité.

 Arrêté interministériel du 10 Avril 1995 fixant la composition de la commission des maladies


professionnels.

 Arrêté interministériel du 17 février 1996 relatif aux conditions d’aptitude et à la surveillance


médicale particulière des scaphandriers plongeurs.

 Arrêté interministériel du 05 Mai 1996 fixant l liste des maladies présumées d’origine
professionnelles ainsi que ses annexes 1 et 2.

 Arrêté interministériel du 9 Juin 1997 fixant la liste des travaux où les travailleurs sont fortement
exposés aux risques professionnels.

 Arrêté interministériel du 28 décembre 1997 fixant la liste des produits de consommation présentant
un caractère de toxicité ou un risque particulier ainsi que la liste des substances chimiques dont
l’utilisation est interdite ou réglementée pour la fabrication desdits produits.

75
 Arrêté interministériel du 15 juin 1999 relatif aux règles techniques que doivent respecter les
entreprises effectuant des activités de confinement et de retrait de l'amiante.

 Arrêté du 16 Octobre 2001 fixant le contenu , les modalités d’établissement et de tenue des
documents obligatoirement établis par le médecin du travail.

 Arrêté du 16 Octobre 2001 fixant les normes en matière de moyens humains, de locaux et
d’équipements des services de médecine du travail.

 Arrêté du 16 Octobre 2001 fixant le rapport-type de médecin du travail.

 Arrêté du 16 Octobre 2001 fixant les modalité d’application des dispositions de l’article 30 du décret
exécutif 93/120 relatif à l’organisation de la médecine du travail.

 Arrêté du 1er Octobre 2003 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à
l’inhalation de poussières d’amiante.

 Arrêté du 19 Mai 2004 relatif aux conditions d’exploitation des machines minières.

 Arrêté du 20 Novembre 2004 portant nomination des membres du Conseil National d’Hygiène, de
Sécurité et de Médecine du Travail.

 Arrêté du 09 Février 2005 portant désignation des membres du Conseil d’Administration de


l’Institut National de la Prévention des Risques Professionnels.

76
ANNEXE 2

Décret exécutif n° 05-09 du 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 8 janvier


2005 relatif aux commissions paritaires et aux préposés à l'hygiène et à la sécurité.
ARTICLE 1
Le présent décret a pour objet, de fixer en application de l'article 23 de la loi n° 88-07 du 26 janvier
1988 susvisée, les dispositions applicables :

- aux commissions paritaires d'hygiène et de sécurité;

- aux préposés permanents et aux préposés à l'hygiène et à la sécurité.

ARTICLE 2
Les commissions paritaires d'hygiène et de sécurité, désignées ci-après, les "commissions
d'entreprise" sont instituées au sein de chaque organisme employeur occupant plus de neuf (9)
travailleurs dont la relation de travail est à durée indéterminée.

Lorsque l'entreprise est composée de plusieurs unités, il est institué, au sein de chacune d'elles, une
commission paritaire d'hygiène et de sécurité, désignée ci-après "la commission d'unité".

La direction générale de l'organisme employeur est considérée comme unité - siège.

ARTICLE 3
Les commissions d'unité, ont pour attributions :

- de s'assurer de l'application des prescriptions législatives et réglementaires en vigueur, en matière


d'hygiène et de sécurité;

- de suggérer les améliorations jugées nécessaires; à ce titre, elles sont associées à toute initiative
portant notamment sur les méthodes et procédés de travail les plus sûrs, le choix et l'adaptation du
matériel, de l'appareillage et de l'outillage indispensables aux travaux exécutés, et l'aménagement des
postes de travail;

- de procéder à toute enquête, à l'occasion de chaque accident du travail ou maladie professionnelle


grave, aux fins de prévention;

- de contribuer à l'information des travailleurs, ainsi qu'à la formation et au perfectionnement des


personnels concernés, en matière de prévention des risques professionnels; à ce titre, elles veillent et
participent, à l'information des nouveaux embauchés, des travailleurs affectés à de nouvelles tâches ou
dans de nouveaux ateliers, au sujet des risques auxquels ils peuvent être exposés et des moyens de s'en
protéger;

- de développer le sens du risque professionnel et l'esprit de sécurité au sein des travailleurs;

- d'établir des statistiques relatives aux accidents du travail et maladies professionnelles;

- d'établir un rapport annuel d'activités; une copie de ce rapport est transmise au responsable de
l'organisme employeur, à la commission d'entreprise ainsi qu'à l'inspecteur du travail territorialement
compétent.

77
ARTICLE 4
Les commissions d'unité procèdent à l'inspection des lieux de travail, en vue de s'assurer :

- de l'existence de bonnes conditions d'hygiène et de salubrité;

- du respect et de l'application des prescriptions réglementaires en matière de contrôles périodiques et


de vérification des machines, installations et autres appareils;

- du bon entretien et du bon usage des dispositifs de protection.

Elles en évaluent les résultats.

ARTICLE 5
Les commissions d'unité reçoivent, de l'organisme employeur, les informations, ainsi que les moyens
matériels nécessaires à l'exercice de leurs missions.

ARTICLE 6
Les commissions d'unité sont associées à toute enquête menée à l'occasion de chaque accident du
travail ou de chaque maladie professionnelle.

Les conclusions de l'enquête citée à l'alinéa 1er ci-dessus sont communiquées, dans un délai qui ne
dépasse pas quarante huit (48) heures, par l'organisme employeur, à l'inspecteur du travail
territorialement compétent.

ARTICLE 7
Les commissions d'unité participent à l'élaboration du programme de formation et perfectionnement
des équipes chargées des services d'incendie et de sauvetage et veillent à l'observation des consignes
prescrites.

ARTICLE 8
La commission d'entreprise est chargée :

- de coordonner et d'orienter les activités des commissions d'unité;

- de participer à l'élaboration de la politique générale de l'organisme employeur en matière d'hygiène et


de sécurité;

- d'examiner et/ou de participer à l'élaboration, au suivi, et au contrôle des programmes annuels et/ou
pluriannuels de prévention des risques professionnels établis au sein de l'organisme employeur;

- d'organiser des séminaires, rencontres et stages à l'intention des membres des commissions d'unité;

- de réunir toute information et toute documentation de nature à contribuer au développement et au


renforcement de l'hygiène, de la sécurité et de la médecine du travail dans les unités;

- d'établir des statistiques sur les accidents du travail et les maladies professionnelles au niveau de
l'entreprise;

- d'établir un rapport annuel d'activités qu'elle soumet au responsable de l'organisme employeur; elle en
adresse une copie à l'inspecteur du travail territorialement compétent.

78
ARTICLE 9
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise sont composées :

A. Au niveau de l'unité :

- de deux (2) membres représentant la direction de l'unité;

- de deux (2) membres représentant les travailleurs de l'unité.

B. Au niveau de l'entreprise :

- de trois (3) membres représentant la direction de l'entreprise;

- de trois (3) membres représentant les travailleurs de l'entreprise.

Les membres représentant les travailleurs au sein des commissions d'entreprise ou des commissions
d'unité sont désignés par la structure syndicale la plus représentative, ou à défaut, par le comité de
participation.

Dans le cas où il n'existe ni structure syndicale, ni comité de participation, ils sont élus par le collectif
des travailleurs.

ARTICLE 10
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise sont installées par l'employeur.

ARTICLE 11
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise sont présidées par le responsable de
l'organisme employeur ou son représentant dûment mandaté.

ARTICLE 12
Les membres des commissions d'unité et les membres des commissions d'entreprise, sont désignés
pour une période de trois (3) ans, renouvelable.

En cas d'interruption du mandat d'un membre de la commission d'unité ou de la commission


d'entreprise, il est remplacé dans les mêmes formes.

ARTICLE 13
Les membres des commissions d'unité et ceux des commissions d'entreprise sont choisis en raison de
leur qualification ou de leur expérience en matière d'hygiène et de sécurité.

ARTICLE 14
Participe aux travaux des commissions prévues par le présent décret, en qualité de conseiller, selon le
cas, le médecin du travail de l'entreprise ou celui de l'unité.

ARTICLE 15
Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise peuvent faire appel, lors de leurs travaux ou
inspections des lieux de travail, et à titre consultatif, au concours de toute personne qualifiée ou
organisme compétent en matière d'hygiène, de sécurité et de médecine du travail.

ARTICLE 16

79
Le secrétariat de la commission d'unité et le secrétariat de la commission de l'entreprise sont assurés
par un travailleur ayant une qualification en matière d'hygiène et de sécurité; il est désigné par le
responsable de l'organisme employeur.

ARTICLE 17
Les commissions d'unité se réunissent au moins une fois par mois.

Les commissions d'entreprise se réunissent au moins une fois par trimestre.

Les commissions d'unité et les commissions d'entreprise se réunissent, sur convocation de leur
président, à la suite de tout accident du travail grave ou incident technique majeur.

Elles se réunissent aussi, à la demande des membres représentant les travailleurs, à la demande du
médecin du travail ou à l'initiative de leur président.

ARTICLE 18
Les réunions des commissions d'unité et des commissions d'entreprise se tiennent sur les lieux de
travail dans un local approprié.

ARTICLE 19
Le temps de présence aux réunions des commissions d'unité et des commissions d'entreprise, pendant
les heures de travail, ainsi que celui consacré à des tâches individuelles confiées par ces commissions,
sont rémunérés comme temps de travail.

ARTICLE 20
Les procès-verbaux des réunions des commissions d'unité et des commissions d'entreprise, ainsi que
les rapports établis par elles, sont consignés sur le registre d'hygiène, de sécurité et de médecine du
travail. Ce registre, et celui des accidents du travail, et les statistiques y afférentes, sont tenus à la
disposition de l'inspecteur du travail territorialement compétent, ainsi qu'à tout corps d'inspection et de
contrôle légalement habilité.

ARTICLE 21
Les autres règles de fonctionnement des commissions d'unité et des commissions d'entreprise sont
fixées par leur règlement intérieur établi dans les huit (8) jours qui suivent leur installation.

ARTICLE 22
Conformément aux dispositions de l'article 23, alinéas 2 et 3, de la loi n° 88-07 du 26 janvier 1988
susvisée, un préposé permanent à l'hygiène et à la sécurité, assisté de deux (2) travailleurs les plus
qualifiés en la matière, est obligatoirement désigné par le responsable de l'organisme employeur
occupant plus de neuf (9) travailleurs, dont la relation de travail est à durée déterminée.

Toutefois, dans les organismes employeurs occupant neuf (9) travailleurs et moins, un préposé à
l'hygiène et à la sécurité est désigné par l'organisme employeur.

ARTICLE 23
Les préposés à l'hygiène et à la sécurité, prévus à l'article 22 ci-dessus sont installés par l'employeur.

Une ampliation du procès-verbal d'installation est adressée à l'inspecteur du travail territorialement


compétent.

80
ARTICLE 24
Les préposés à l'hygiène et à la sécurité, prévus à l'article 22 ci-dessus, s'assurent, conjointement avec
le responsable de l'organisme employeur ou son représentant, et en consultation avec le médecin du
travail, de l'application des mesures relatives à la prévention des risques professionnels, conformément
aux attributions prévues aux articles 3 à 8 ci-dessus.

ARTICLE 25
Les préposés à l'hygiène et à la sécurité, prévus à l'article 22 ci-dessus, communiquent aux
responsables de l'organisme employeur un rapport annuel sur la situation des risques professionnels et
proposent toutes mesures nécessaires. Celles-ci ainsi que le rapport bilan sont consignés sur le registre
de l'hygiène, de la sécurité et de la médecine du travail.

ARTICLE 26
Les membres des commissions d'unité et des commissions d'entreprise, ainsi que les préposés à
l'hygiène et à la sécurité, sont tenus au respect du secret professionnel, en ce qui concerne les
informations et toutes les questions présentant un caractère confidentiel.

ARTICLE 27
La composition, l'organisation, le fonctionnement, ainsi que les attributions des commissions paritaires
au sein des institutions et administrations publiques sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé du
travail et de l'autorité chargée de la fonction publique.

ARTICLE 28
Des textes ultérieurs préciseront, en tant que de besoin, les modalités d'application des dispositions du
présent décret.

ARTICLE 29
Les organismes employeurs relevant du ministère de la défense nationale demeurent régis par les
dispositions réglementaires qui leur sont propres.

ARTICLE 30
Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.

Fait à Alger, le 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 8 janvier 2005.

Ahmed OUYAHIA.

81

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