Expose Compta
Expose Compta
COMPTABILITE BANCAIRE
OPERATIONS DE CREDIT
Membres du groupe 4 :
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INTRODUCTION
Le crédit bancaire est une opération par laquelle une banque ou un établissement financier
met à la disposition d’un client ou d’un membre une somme d’argent remboursable à une
échéance convenue moyennant le paiement d’intérêt. Les opérations de crédit ont une
importance capitale car celles-ci représentent l’actif principal du bilan d’une banque (créances
sur la clientèle), la principale source de revenus de la banque (intérêts perçus) et permettent
aussi de financer les investissements afin de permettre le développement économique. Aussi,
le crédit bancaire présente la caractéristique d’être hautement risquée d’où sa réglementation
stricte. De plus, on distingue plusieurs formes de crédits bancaires selon plusieurs aspects.
Selon la durée, nous avons les crédits à court terme ou à moins d’un an (découvert bancaire,
escompte commercial), les crédits à moyen terme avec une échéance comprise entre 1 et 5 ans
(crédit d’investissement, crédit-bail) et les crédits à long terme avec une échéance supérieure
à 5 ans (crédit immobilier, prêts hypothécaires). Selon la clientèle, nous avons les crédits aux
particuliers, les crédits aux entreprises et les crédits interbancaires. Selon le champ
géographique aussi, nous avons les crédits internes et les crédits internationaux. Il est donc
crucial pour nous d’apporter des détails détaillés par rapport à la notion de crédit bancaire.
Ainsi, avant de vous parler de la vie du crédit (gestion du crédit avec différés des intérêts,
gestion du crédit sans incidence de paiement, gestion du crédit avec retard dans le
remboursement, gestion des impayés du crédit, dotations aux provisions et reprises sous
provisions), nous vous édifierons sur le processus d’octroi du crédit et la comptabilisation du
crédit.
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Dans le système bancaire, l’octroi d’un crédit constitue un acte majeur qui engage à la fois la
responsabilité financière et juridique de l’établissement prêteur. Il ne s’agit pas d’une simple
transaction, mais d’une décision d’investissement de la part de la banque, qui doit s’assurer de
la rentabilité du prêt tout en maîtrisant le risque de non-remboursement.
Les crédits par caisse regroupent l’ensemble des avances de fonds qu’une banque accorde
directement à ses clients sur leurs comptes courants ou sous forme de facilités de trésorerie.
Ils constituent une forme de financement à court terme, souvent utilisée pour combler un
besoin temporaire de liquidité (décalage de trésorerie, paiement de fournisseurs, avance sur
factures, etc.).
1. La demande de crédit
Le processus d’octroi d’un crédit débute toujours par la demande formelle de financement
présentée par le client à sa banque. Cette étape constitue la porte d’entrée de la relation de
crédit, car c’est à ce moment que l’établissement financier prend connaissance du besoin
exprimé, de son objet et de la situation du demandeur. La demande peut être formulée par un
particulier, une entreprise commerciale, une association, ou tout autre agent économique. Elle
doit être claire, complète et justifiée, car elle servira de base à l’instruction du dossier.
Généralement, cette demande est matérialisée par une lettre de demande de crédit ou par le
remplissage d’un formulaire standardisé fourni par la banque.
Le client y précise :
- La durée du crédit, qui détermine la nature du prêt (court, moyen ou long terme).
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Pour les particuliers, le dossier comprend souvent des justificatifs de revenus et d’identité.
Pour les entreprises, il s’agit d’un dossier plus complet incluant les bilans, comptes de
résultat, plan de financement et documents juridiques (statuts, registre de commerce, etc.).
2. L’analyse du dossier
Une fois le dossier constitué, il est transmis au service des engagements ou au comité de
crédit de la banque pour étude. Cette analyse constitue le cœur du processus d’octroi. Elle vise
à apprécier la solvabilité, la rentabilité et la capacité de remboursement du client, mais aussi la
qualité du projet à financer.
Pour ce faire, les établissements de crédit se basent sur la célèbre règle des “cinq C du
crédit” :
- La Capacité, qui concerne la faculté du client à générer des revenus suffisants pour
assurer le remboursement du crédit et le paiement des intérêts. Elle se mesure à travers
les états financiers, les revenus stables ou les flux de trésorerie prévisionnels.
À partir de ces éléments, la banque procède à une notation interne du risque et élabore une
fiche d’analyse de crédit. Cette fiche permet de quantifier les éléments financiers (ratios de
solvabilité, rentabilité, liquidité) et d’apprécier la viabilité du projet. Si le client présente une
situation fragile, la banque peut recommander un refus ou exiger des garanties
supplémentaires avant tout accord.
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3. La décision d’octroi
- L’accord du crédit, lorsque le dossier est jugé satisfaisant et les garanties suffisantes ;
- Le refus du crédit, si le risque est jugé trop élevé ou le projet non viable ;
Lorsque le crédit est accepté, la banque émet un accord de principe adressé au client. Ce
document précise les conditions financières (montant, taux d’intérêt, durée, modalités de
remboursement), les frais à la charge du client (frais de dossier, assurance, commissions) ainsi
que les garanties exigées.
Cet accord n’a pas encore de valeur comptable, mais il engage moralement les deux parties à
conclure le contrat de crédit.
Le contrat de crédit, une fois signé, constitue la base légale de la relation bancaire. Il doit être
archivé dans le dossier du client et transmis au service de la comptabilité après déblocage des
fonds. Le crédit n’est toutefois comptabilisé qu’à partir du moment où les fonds sont
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La mise en place du crédit correspond au déblocage effectif des fonds. C’est l’étape qui
matérialise la décision d’octroi. Avant cette opération, la banque vérifie que toutes les
conditions suspensives sont levées : réception des garanties, signature du contrat, assurance
du crédit si nécessaire et autorisation du comité de crédit.
Le déblocage peut se faire selon plusieurs modalités. Dans le cas d’un crédit par caisse, il
s’agit généralement d’un virement sur le compte courant du client, d’une mise à disposition de
liquidités à la caisse, ou encore de l’ouverture d’une ligne de crédit utilisable en tout ou partie
selon les besoins du client.
C’est seulement à partir de ce moment que la banque enregistre comptablement la créance sur
la clientèle à l’actif de son bilan. Le compte concerné est un compte de la classe 3 du Plan
Comptable Bancaire OHADA, généralement intitulé « Crédits à la clientèle ».
La mise en place marque donc la transition entre la phase administrative et juridique du crédit
et sa phase comptable. Elle donne naissance à un lien financier direct entre la banque et son
client : la banque détient une créance, et le client devient débiteur.
L’octroi du crédit ne met pas fin à la responsabilité de la banque. Une fois les fonds
débloqués, celle-ci assure un suivi permanent du dossier. Ce suivi vise à s’assurer que le client
respecte les conditions convenues et que le risque demeure maîtrisé.
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1- Comptabilisation
À ce stade, la promesse de financement faite par la banque est constatée en comptabilité par :
- Le crédit du compte 9923 – Compte général des engagements donnés sur ordre de la
clientèle.
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Avant le déblocage effectif des fonds, la banque procède à la réception des garanties offertes
par le client.
Cette écriture traduit la prise en compte, par la banque, des sûretés apportées par le client
avant la mise à disposition du crédit.
- Le crédit des comptes 371, 372 ou 373, selon le type de compte concerné,
Autrement dit, le déblocage des fonds marque la mise effective du crédit à la disposition du
client.
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Cas Pratique :
La société ABC SARL fait une demande de crédit le 12 mars 2016 pour un montant de 12
000 000 F auprès de la CBC. Elle présente tous les documents demandés par la banque et
propose un terrain en garantie d’une valeur estimée à 18 000 000 F.
Le 03/04/2016, la CBC adresse à ABC une lettre d’offre pour un montant de 9 500 000 F.
ABC accepte l’offre le 18/04/2016. La mise en place effective du crédit (déblocage des fonds)
a lieu le 02/05/2016.
TAF : enregistrez toutes les opérations liées à ce dossier dans le journal classique de la CBC
Solution :
03/04/2016
Promesse de financement
18/04/2016
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02/05/2016
MAD du crédit N°
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La gestion du crédit avec différé d'intérêts, est également appelée différé de paiement
ou différé d'amortissement ; elle permet à l'emprunteur de reporter temporairement le
remboursement du capital emprunté, tout en continuant à supporter certains frais. Ce
dispositif est particulièrement utile pour des projets comme la construction d'une maison ou la
réalisation de travaux importants, où l'occupation du bien est différée, ou pour éviter le cumul
de mensualités de crédit immobilier et de loyers. Il existe deux principaux types de différé : le
différé partiel et le différé total.
Dans un différé partiel, l'emprunteur ne rembourse que les intérêts d'emprunt, ainsi que
la prime d'assurance et d'éventuels frais, pendant la période de différé. Le capital emprunté
reste inchangé, ce qui signifie que le montant dû à la banque ne diminue pas durant cette
phase. Ce type de différé est souvent utilisé pour gérer les flux de trésorerie, notamment lors
de la construction d'un bien immobilier neuf ou d'une vente en l'état futur d'achèvement
(VEFA). Il permet de maintenir un niveau de vie stable en continuant à payer un loyer
pendant la durée du chantier. Durant la période de différé partiel, les mensualités sont donc
réduites au montant des intérêts, calculés sur le capital emprunté initial, sans amortissement
du capital.
Comptabilisation
Lors du déblocage partiel des fonds, l'entreprise doit enregistrer l'écriture comptable
correspondante en débitant le compte bancaire (512) et en créditant le compte d'emprunt
(164), en précisant le montant réellement reçu.
Application
Exemple 1
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Dans la banque BICEC, un emprunt de 250 000 est accordé à un client, à un taux
d'intérêt annuel de 3 %.
Solution
I= 250 000 × 3 % / 12
I= 625
Ecriture comptable
Exemple 2
Taux nominal : 3 %
Dans cet exemple, les intérêts du prêt s’élèvent à : (200 000 x 3) x 15 = 90 000.
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Ecriture comptable
Avance reçue et
164 200000
compte courant bloqué
Intérêt des
661 90000
emprunts et dettes
Effet à
512 290000
l’encaissement
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Comptabilisation
Lors de la réception des fonds liés à un emprunt, une écriture doit être passée pour
enregistrer le déblocage du crédit. Cela se traduit par un débit au compte 512 (Banque) et un
crédit au compte 164 (Emprunts auprès des établissements de crédit), reflétant l'augmentation
de la trésorerie et la création d'une dette. Ensuite, Lors des remboursements mensuels, les
écritures doivent être décomposées en deux parties distinctes : le remboursement du capital et
le paiement des intérêts. Le capital remboursé est débité au compte 164 (Emprunts auprès des
établissements de crédit), tandis que les intérêts sont débités au compte 661 (Intérêts des
emprunts et dettes). Le montant total du remboursement est crédité au compte 512 (Banque)
pour refléter le débit effectué sur le compte bancaire. Si l'emprunt est accompagné d'une
assurance, le montant de la prime doit également être débité au compte 616 (Primes
d’assurances).
Application
Pour calculer le coût et les échéances, il est essentiel de connaître le montant initial
emprunté, le taux d'intérêt annuel, la durée du différé et la durée totale du prêt.
Par exemple, pour un prêt de 250 000 à 3 % sur 25 ans avec un différé total de 12
mois, les intérêts cumulés s'élèvent à 7 500 (625 par mois × 12 mois), portant le capital à
rembourser à 257 500 à la fin de la période de différé.
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Solution
Ecriture comptable
Numéro Numéro
Elément
de compte de compte Débit Crédit
s
débit crédit
Effet à
512 250000
l’encaissement
Avance
164 reçue et compte 250000
courant bloqué
Numéro Numéro
Elément
de compte de compte Débit Crédit
s
débit crédit
Avance
Intérêt
Effet à
512 257500
l’encaissement
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Ce montant est ensuite amorti sur les années restantes, ce qui augmente le montant
des mensualités par la suite. Le coût total du crédit est plus élevé avec un différé, car les
intérêts sont calculés quotidiennement sur le capital restant dû, même pendant la période de
différé. Comme la dette est la plus importante au début du crédit, le coût des intérêts est
maximal durant cette phase, ce qui augmente le coût global du prêt. Ce type de crédit peut
également présenter des risques d'endettement excessif si l'emprunteur est tenté de dépenser
plus que prévu, en raison du report des remboursements. Les frais bancaires associés peuvent
également être plus élevés que pour un prêt traditionnel.
La gestion du crédit sans incidence de paiement concerne les crédits dont le rembourse ment
se déroule normalement, c’est-à-dire sans retard, ni impayé. Le client respecte les échéances
fixées au contrat (dates, montants, intérêts). Elle repose sur une gestion rigoureuse des
finances personnelles et de l’entreprise, une bonne évaluation de la solvabilité du client et la
mise en place des processus de suivi.
Pour mieux comprendre la gestion du crédit sans incident de paiement, il est important de
présenter les principales pratiques recommandées, tant pour les particuliers que pour les
entreprises.
-La budgétisation et le suivi de dépenses permettent de connaitre avec précision les revenus
et les dépenses, afin d’éviter les découverts et avoir une vision claire de sa situation financière
-Les alertes bancaires sont utiles pour être informé en temps réel de chaque transaction, il est
aussi essentiel de vérifier régulièrement ses informations bancaires (la validité de la carte ou
les coordonnées de prélèvement) pour éviter un rejet de paiement,
Elle repose sur le suivi rigoureux des clients et des flux financiers
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-Il faut évaluer la solvabilité du client avant d’accorder un crédit en analysant l’historique,
la rentabilité et son niveau d’endettement
-Rédiger des contrats précisant les conditions de paiement et s’assurer que les factures
contiennent toutes les informations nécessaires,
-Une communication avec les clients avant ou à la date d’échéance, permet de confirmer la
réception de la facture et de rappeler la date limite de paiement ;
-le suivi des paiements à travers des écrits aide à maintenir une discipline financière ;
-la mise en demeure, si le paiement n’est pas toujours effectué, une mise en demeure est
essentielle pour formaliser la demande et établir un calendrier de résolution ;
Cas pratique :
Le 2 Janvier N+1, la Banque X accorde à Mme Amina un crédit d’équipement de 5000 000
F,5 amortissements annuels constants de 1 000 000 FCFA, taux 10%, %TVA 19,25%
Solution :
02/01/N+1
71 500 000
434 96 250
Chaque mois, la même écriture est enregistrée. Les produits d’intérêts prélevés y compris la
TVA sur les intérêts échus et payés, par le débit du compte ordinaire du client (371/372) selon
le cas
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Contact et rappel
Des pénalités de retard et des frais supplémentaires sont appliqués pour compenser le manque
En cas de non- paiement, des poursuites judiciaires peuvent être engagées pour recouvrer la
dette ;
La saisie
Le bien financé ou d’autres actifs peuvent être saisis pour rembourser le crédit impayé ;
l’emprunteur quant à lui doit contacter sa banque dès les premières difficultés de
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remboursement, demander une suspension temporaire des paiements (si possible) pour
surmonter une période difficile.
Il peut s’exposer aux conséquences telles que les difficultés à obtenir de futurs crédits due au
fait de sa mauvaise réputation financière, il peut être inscrit au fichier des incidents de
paiement (le client devient moins solvable aux yeux des banques)
Cas pratique
Madame Amina a obtenu un crédit d’équipement auprès d’ECOBANK de 5 000 000 FCFA, le
02 janvier N, à rembourser en 5 échéances annuelles égales de 1 000 000 FCFA ,Le taux
d’intérêt est de 10 %, et la TVA sur les intérêts est de 19,25 %.Elle paie normalement la 1ʳᵉ
échéance (02 janvier N+1), mais la 2ᵉ échéance (02 janvier N+2) est réglée avec 2 mois de
retard (le 02 mars N+2).Le taux d’intérêt de retard est de 2 % par an. Les intérêts de retard
sont de 4 923 FCFA, TVA incluse de 948 FCFA
Solution
N+1 5 000 000 1 000 000 500 000 96 250 1 596 250
N+2 4 000 000 1 000 000 400 000 77 000 1 477 000
02/01/N+1
71 500 000
434 96 250
La deuxième échéance échue est non encore payée, on constate juste le retard temporaire
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02/01/N+2
71 404 923
434 77 948
Les causes des impayés de crédit au Cameroun sont multiples, incluant des facteurs liés au
client, à l'institution financière et à l'environnement économique. Les principaux facteurs
incluent la fragilité financière des emprunteurs (due à une baisse d'activité ou une mauvaise
gestion), le manque de suivi adéquat par les prêteurs, l'insuffisance des garanties, et une
mauvaise gestion du crédit.
- Fragilité financière : C'est une cause fréquente, résultant d'une baisse de chiffre
d'affaires, de charges excessives, d'un endettement élevé ou d'une mauvaise trésorerie.
- Gestion déficiente : Certains clients n'ont pas une bonne gestion de leur trésorerie et
de leurs finances.
- Objectif du crédit : La nature du crédit peut être un facteur, influençant le risque de
remboursement.
- Manque de garanties : L'absence de garanties suffisantes augmente le risque de
défaut de paiement.
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La gestion des impayés de crédit au Cameroun suit une approche structurée, commençant par
le recouvrement amiable (relances par téléphone, SMS ou visites) et évoluant vers des
procédures plus formelles (poursuites judiciaires ou la saisie) si le problème persiste. Ces
étapes comprennent l'envoi d'une mise en demeure, suivie d'une éventuelle sommation de
payer par voie d'huissier. Si le recouvrement reste infructueux, une procédure judiciaire peut
être engagée pour obtenir un titre exécutoire permettant des saisies.
Madame Amina a obtenu auprès d’ECOBANK un crédit d’équipement d’un montant de 5 000
000 FCFA, le 02 janvier N, remboursable en 5 échéances annuelles égales (amortissement
constant de 1 000 000 FCFA par an).Le taux d’intérêt annuel est de 10 %, et la TVA sur les
intérêts est de 19,25 % ,
Les intérêts sont calculés chaque année sur le capital restant dû.
La 2ᵉ échéance (02 janvier N+2) n’a pas été payée à la date prévue : il y a donc
impayé.
Cette échéance devient une créance impayée jusqu’à son règlement le 02 mars N+2.
Les intérêts de retard sont de 4 923 FCFA, TVA incluse de 948 FCFA.
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N+1 5 000 000 1 000 000 500 000 96 250 1 596 250
N+2 4 000 000 1 000 000 400 000 77 000 1 477 000
On constate que la 2eme échéance est impayée, on passe donc les écritures de constatation ;
02/01/N+2
02/01/N+2
9853 77 000
9973 77 000
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Ces comptes permettent de constater les produits à recevoir sans les intégrer dans les produits
encaissés tant que la créance n’est pas réglée.
Le crédit est la principale activité des banques, si son octroi est toujours soumis à la volonté
du banquier, il n'en est pas ainsi de son remboursement. Lorsque le remboursement d'un crédit
bancaire ne s'effectue pas conformément aux dispositions contractuelles, la créance née de ce
crédit devient une créance en souffrance. Elles sont différentes des autres types de créances
bancaires, et ont un régime adapté à leurs spécificités.
Les créances en souffrance sont classées minutieusement et soumises à des règles pour
protéger le banquier contre leur perte éventuelle. Cependant le banquier doit procéder à leur
recouvrement. Il dispose de plusieurs moyens pour cela, le recouvrement amiable avec la
restructuration de la créance, les modes alternatifs de réalisation des suretés, les procédures
simplifiées de recouvrement et les voies d'exécution. Mais de nombreuses lacunes tant
institutionnelles que pratiques entachent le recouvrement des créances en souffrance et il est
récurent qu'elles se transforment en pertes. Le banquier est alors obligé de les reclasser en
créances irrécouvrables, ensuite en perte. La perte des créances en souffrance a un impact
négatif sur la banque. Elle crée un manque à gagner pour la banque, et peut être source de
sanctions pour cette dernière allant des mesures d'assainissement à la liquidation de
l'établissement de crédit. À une plus grande échelle, la perte des créances en souffrance peut
fragiliser l'économie de tout un pays.
Les créances en souffrance matérialisent la réalisation d'un des multiples risques qui peuplent
le paysage bancaire : le risque de crédit. C'est le risque pour un établissement de crédit que
les débiteurs n'honorent pas totalement leurs engagements. Autrement dit, il est le risque de
perte consécutive au défaut d'un emprunteur d'honorer un engagement de remboursement des
dettes (prêts bancaires) qu'il a contractées ; le risque de crédit se décline en deux variantes : le
risque de non remboursement et le risque d'immobilisation.
Le risque de non remboursement est le risque le plus redouté par les banquiers. Il apparait
quand le client en raison d'une dégradation de sa situation financière ou par mauvaise foi, n'est
plus en mesure ou refuse tout simplement de rembourser les prêts qui lui ont étés octroyés. Le
risque d'immobilisation est un risque proprement bancaire, un simple retard dans le
remboursement d'une créance ou le décalage entre les ressources et les emplois peut être
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Les créances en souffrance, compte tenu de leur degré de risque de perte sont reparties en
trois catégories :
Les créances impayées sont des sommes non payées à l'échéance contractuelle. Elles sont
notamment constituées :
- Des échéances de crédits autres qu'immobiliers impayées pendant une durée inférieure ou
égale à 90 jours ;
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- Des dépassements par rapport aux limites de crédit autorisées (montant et/ou période de
validité) enregistrés sur les comptes courants, qui ne sont pas régularisés dans un délai
inférieur ou égal à 90 jours ;
- Des intérêts et/ou du principal des titres de créance échus et impayés pendant une durée
inférieure ou égale à 90 jours. Sont également considérés comme impayés les concours
frappés de déchéance de terme depuis moins de 90 jours, pour tout motif autre que la
survenance d'impayés ou l'incapacité de remboursement du débiteur.
- Les concours autres que les crédits immobiliers comportant au moins une échéance impayée
depuis plus de 90 jours ;
- Les encours des crédits immobiliers comportant au moins une échéance impayée depuis plus
de 180 jours ;
- Les encours des opérations de location-simple, de location avec option d'achat ou de crédit-
bail afférents à des biens immobiliers comportant au moins un loyer impayé depuis plus de
180 jours ;
- Les encours des opérations de location-simple, de location avec option d'achat ou de crédit-
bail afférents à des biens mobiliers comportant un loyer impayé depuis plus de 90 jours ;
- Les soldes débiteurs des comptes courants ou ordinaires sans aucun mouvement créditeur
significatif depuis plus de 90 jours ;
- Les soldes débiteurs des comptes courants ou ordinaires en dépassement par rapport aux
limites de crédit autorisées (montant et/ou période de validité), qui n'est pas régularisé dans un
délai supérieur à 90 jours ;
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- Les créances ayant un caractère contentieux (concours ayant fait l'objet d'une mise en
recouvrement judiciaire, d'une procédure collective engagée à rencontre du débiteur -
règlement préventif, redressement judiciaire, liquidation de biens, faillite personnelle -,
créances donnant lieu à un recouvrement litigieux ou à une procédure arbitrale, résiliation du
contrat de crédit-bail) ;
- Les titres de créance échus et impayés depuis plus de 90 jours. Sont également considérés
comme créances douteuses :
- Les concours frappés de déchéance du terme depuis plus de 90 jours, autres que ceux visés
par l'article 8 ; - les engagements par signature Irrévocables, en faveur de contreparties qui
présentent un risque probable ou certain de défaillance partielle ou totale ou dont les concours
sont classés comme douteux.
2. RÈGLES DE PROVISIONNEMENT
Les établissements de crédit sont tenus de constituer des provisions spécifiques et des
provisions à caractère général pour couvrir leur risque de crédit. Les provisions à caractère
général portent sur l'encours global des créances saines, des créances sensibles, des créances
immobilisées et des créances impayées inscrites au bilan. Les provisions spécifiques sont
constituées pour la couverture des créances douteuses.
La « dotation » signifie ici : l’enregistrement comptable d’une charge pour couvrir une
créance identifiée comme à risque (imputable aux résultats de l’établissement). C’est le
mécanisme par lequel l’établissement constitue une « couche de sécurité » face à la perte
probable.
Pour les créances douteuses non couvertes par une garantie de l’État ou équivalente :
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o Si la créance n’est pas garantie par une garantie éligible – alors la provision
doit couvrir : au minimum 50 % la 1ʳᵉ année, 100 % la 2ᵉ année.
Les provisions spécifiques doivent être comptabilisées «au plus tard à la date d’arrêté
annuel des comptes suivant le déclassement en créances douteuses ».
c. Application pratique
Il vérifie s’il existe une garantie éligible (gage, hypothèque, caution…) et quel est son
taux de couverture.
Selon le cas :
L’écriture comptable typique : débit d’un compte 681 « Dotation aux provisions »
(charge) / crédit d’un compte 791 « Provision pour créances douteuses » (passif ou
réduction d’actif selon régime) dans le plan comptable de l’établissement.
Cet aspect est important car la dotation pour créance douteuse s’inscrit dans le cadre des
provisions spécifiques.
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EXERCICE D’APPLICATION
Une hypothèque d’une valeur estimée à 30 000 000 FCFA avait été prise comme garantie.
La banque décide au 31 décembre 2024 de classer cette créance comme douteuse et
d’appliquer le règlement COBAC R-2018/01 relatif au provisionnement des créances.
Travail à faire :
Solution
Provision à constituer :
Selon le règlement COBAC R-2018/01, pour une créance douteuse non entièrement garantie,
la banque doit provisionner 50 % de la partie non garantie la première année.
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Écriture comptable :
Dotations aux
Elle permet à ECOBANK Cameroun de reconnaître une perte probable sur cette
créance.
Elle réduit le résultat de la banque, mais donne une image fidèle de ses actifs.
Une « reprise sur provision » est l’opération comptable inverse de la dotation : lorsqu’une
charge (provision) avait été constituée mais que l’événement incertain (la perte) ne se réalise
pas ou partiellement, on « reprise » c’est-à-dire on réduit la provision ou on l’annule, et on
comptabilise un produit (ou une diminution de charge).
b. Conditions de reprise
Lorsque l’établissement juge que la créance classée douteuse est recouvrable ou que la
garantie couvre le montant engagé.
Lorsque l’arriéré est apuré et que les paiements reprennent de façon régulière.
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Il faut que l’événement qui avait justifié la provision soit levé ou partiellement
supprimé.
Le règlement rappelle que les intérêts générés par les créances douteuses ne sont pas
comptabilisés dans les produits tant que la classification demeure.
d. Importance de la reprise
Elle évite que des provisions « inutiles » pèsent indûment sur le résultat.
EXERCICE D’APPLICATION
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Travail à faire :
Solution
Le risque résiduel diminue de moitié sur la partie restante (25 000 000 FCFA).
Montant de la reprise :
Écriture comptable :
Portée de l’opération :
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