INTRODUCTION
Depuis qu’il est apparu, il ya plus de 30 ans, le VIH/SIDA a Provoqué 35 millions de décès dans le
monde. La transmission Mère-Enfant est la source d’infection VIH, le plus important chez les enfants
âgés de moins de 15 ans. [1]
Au niveau mondial, les enfants constituent pour près de 13% dans les nouvelles infections à VIH,90%
des nouvelles infections pédiatriques sont survenues en Afrique Subsaharienne et 13,5% des décès
concernent des enfants. La mortalité des enfants infectés est toujours préoccupante, car plus de
50%de ceux qui sont atteints de VIH/SIDA meurent avant l’âge de 2 ans des suites d’infections
opportunistes ou de maladies classiques. A cet effet, pour lutter contre la transmission du VIH de la
mère à l’enfant, plusieurs stratégies et techniques de communication ont été retenues dont le
counseling.
En effet, la PTME repose sur des stratégies de counseling et le dépistage prénatal de routine,
l’administration d’une trithérapie antirétrovirale prescrite dès la 14e semaine de la grossesse à la
mère associée à des pratiques obstétricales sans risques et par l’appropriation pour une option
d’allaitement adaptée à l’alimentation du nouveau-né contribue à réduire le risque de transmission.
[3]
La recherche scientifique a démontré que si les femmes enceintes vivant avec le VIH ont accès aux
antirétroviraux, le risque de transmission du virus à leurs enfants peut être réduit de 5%. Pour cela, le
counseling en matière de VIH/SIDA est essentiel et c’est un processus qui commence dès le premier
contact avec le client et se développe à travers une relation professionnelle. De ce fait, la
communication est au centre de la relation conseiller/client. Le conseiller doit utiliser un langage que
le client comprend et être précis dans ses propos. [2]
Ainsi, la qualité de services offerts en counseling et dépistage est très déterminante dans le cadre de
la PTME en en vue d’avoir « une génération sans SIDA ». Mais aujourd’hui des nombreuses études
rapportent qu’il ya des insuffisances du contenu du conseil de groupe et du counseling à cause du
faible niveau de connaissance des agents de santé à utiliser des termes adaptés à leur auditoire que
sont les femmes enceintes et irrégularité du conseil personnalisé lié à une insuffisance dans
l’organisation des services. [4]
C’est dans cette optique que nous avons jugé utile de mener une étude sur le thème : « Qualité de
services offerts en counseling et dépistage aux femmes enceintes dans le cadre de prévention de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) lors des consultations prénatales (CPN) santé . »
Notre étude s’articule autour des quatre (4) chapitres suivants :
Chapitre I : Cadre théorique ;
Chapitre II : Cadre méthodologique ;
Chapitre III : Présentation, interprétation et analyse des données ;
Chapitre IV : Vœux et Suggestions.
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE
1-1 Justification et pertinence du thème
L’obtention Du Diplôme d’Etat d’Infirmier est couronnée par un mémoire de fin de cycle sur un
thème choisi par l’étudiant et le soumet à un jury afin de juger ce travail.
Plusieurs raisons ont motivé notre choix pour ce thème. En effet, en dépit du fait que la
transmission pédiatrique du VIH constitue un réel problème de santé publique en raison de ses
conséquences socio sanitaires et économiques, la sérologie VIH positive était toujours une
préoccupation majeure pour les cliniciens et les patients. En plus notre choix a été motivé aussi
par les constats lors de nos stages dans différentes structures sanitaires. C’est ainsi que notre
choix est porté sur le thème : « Qualité de services offerts en counseling et dépistage aux
femmes enceintes dans le cadre de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant
(PTME) lors des Consultations Prénatales (CPN) au centre de santé d’Atrone du 1er Novembre
2015 au 31 Mai 2016»
Ainsi les recommandations de la présente étude contribueront à renforcer les attitudes
favorables des prestataires et à modifier celles qui sont défavorables en matière d’activités de
counseling et le dépistage dans le cadre de la PTME.
.
1-2 Définition opérationnelle des concepts
Pour rendre la compréhension un peu plus facile, les termes ci-après sont définis selon nous comme
suit :
Qualité : ce qui rend une marchandise ou un service plus ou moins appréciable pour le
consommateur ou l’utilisateur ou encore, ensemble des fonctionnalités et autres
caractéristiques d’un produit ou d’un service ayant la capacité à répondre à des besoins
exprimés ou implicites.
Services offerts : présentation au choix, à l’appréciation ou à l’acceptation de quelque chose
par quelqu’un qui rentre dans le cadre du fonctionnement périodique ou régulier d’un
service.
Counseling : c’est un processus par lequel une personne est aidée à exprimer ses problèmes
à identifier des solutions possibles ainsi que les conséquences de sa décision.
« Counseling »pourrait se traduire en français par donner des conseils.
Counseling et dépistage : ce sont des paquets d’activités menés lors des séances des
consultations prénatales avec les femmes enceintes afin de les amener à accepter le
dépistage du VIH dans le but de prévenir la transmission du VIH à leurs futurs enfants au cas
où la femme est séropositive et dans le cas contraire, les sensibiliser à rester séronégative
Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant : ce sont des paquets d’activités
menés au sein de la communauté ou au niveau des formations sanitaires pour prévenir la
contamination de l’enfant d’une mère enceinte séropositive pendant la grossesse,
l’accouchement et l’allaitement.
Consultation prénatale : c’est un suivi médical préventif d’une femme pendant sa grossesse
qui doit effectuer de visites périodiques avant son accouchement au niveau d’une formation
sanitaire.
1-3 PROBLEMATIQUE
En 2O15, environ 2,1 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH/SIDA et
1,1millions de personnes ont été infectées par le VIH depuis le début de l’épidémie. [3]
Dans le monde 150.000 enfants ont été nouvellement infectés par le VIH 2O15 les enfants
contribuent pour près de 13% dans les nouvelles infections à VIH et 9O% des nouvelles
infections pédiatriques sont survenues en Afrique Subsaharienne et 13% des décès concernent
des enfants.
La mortalité des enfants infectés est toujours préoccupante, car plus de 5O% de ceux qui sont
atteints de VIH /SIDA meurent avant l’âge de 2ans des suites d’infections opportunistes ou de
maladies classiques. [4]
En Afrique subsaharienne, les jeunes femmes sont particulièrement [Link] à l’échelle
mondiale, 64% de tous les adolescents qui contractent le VIH sont des filles. C’est pourquoi les
stratégies de la PTME reposent sur le counseling et le dépistage prénatal de routine,
l’administration d’une trithérapie antirétrovirale prescrite dès la 14e semaine à la mère associée
à des pratiques obstétricales sans risques et par l’appropriation pour une option d’allaitement
adaptée à l’alimentation du nouveau- né contribue à réduire le risque de transmission.
A cet effet, le counseling en matière de VIH/SIDA est un processus qui commence dès le 1 er
contact avec le client et se développe à travers une relation professionnelle .Ainsi, le counseling
consiste notamment à évaluer le risque personnel de transmission du VIH et à faciliter
l’adoption comportements préventifs.
Cependant, le rôle du conseiller ne consiste pas à donner uniquement des conseils, mais plutôt à
faciliter l’expression du client, à l’aider dans sa compréhension de lui- même, des difficultés
rencontrées, pour qu’il puisse assimiler les informations reçues au cours de l’entretient et
prendre une décision. Le counseling en matière de VIH/SIDA à la particularité de mener des
actions de soutien et de prévention. Le conseiller doit être habilité à faire l’annonce d’un
résultat, le à gérer les réactions du client et des membres de sa famille.[5]
Le conseiller soit à mesure d’utiliser un langage que le client comprend et soit précis dans ses
propos. Mais aujourd’hui des nombreuses études rapportent qu’il y a des insuffisances du
contenu de conseil de groupe et du counseling à cause du faible niveau de connaissance des
agents à utiliser des termes adaptés a leur auditoire que sont les femmes en enceintes et
irrégularité du conseil personnalisé lié à une insuffisance dans l’organisation des services .[8]
En conséquence, en 2O15, [Link] enfants étaient encore infectés par le VIH dont plus de 9O
% en Afrique sud du Sahara .Pour cela, toutes les femmes enceintes qui se présentent au service
de la CPN doivent recevoir des informations complètes sur les points suivants :
Prévention du VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants, notamment dans le cadre des
interventions de la PTME et les services de dépistage du VIH, de après le test et de soutien.
Le dépistage du VIH et le conseil pour la PTME aide également les femmes en enceintes
séronégatives à éviter la contamination. [7]
Des études ont montré que si le counseling est conduit selon les normes ,les femmes
accepteraient plus facilement le dépistage et les résultats dans le cadre de la PTME et le risque de
transmission du virus à leurs enfants peut être réduit à moins de 5%.c’est pourquoi il est urgent que
les programmes offrent des traitements efficaces de PTME au cours de cette période ,afin
d’empêcher que les enfants ne soient infectés par le VIH .Ainsi, le conseil des femmes enceintes
séropositives qui connaissent leur sérologique peut les aider à prendre des décisions en toute
connaissance de cause pendant leur grossesse, bénéficier des interventions appropriées et en temps
voulu afin de réduire TME notamment grâce :au traitement /à la prophylaxie antirétrovirale ,au
conseil et au soutien relatifs à l’alimentation du nourrisson ,aux informations et au conseil sur le
planning familial ,être sensibilisées à l’importance d’accoucher dans une formation sanitaire où les
précautions universelles et les pratiques obstétricales a moindre risque sont appliquées.[9]
En Afrique de l’ouest et du centre, sept pays dans la région (Burundi,cameroun,côte d’ivoire ,Tchad,
RDC ,Ghana et Nigeria)font partie des 21 pays prioritaires en Afrique subsaharienne pour
l’élimination du VIH, de la mère à l’enfant (éTME).le besoin non satisfait pour les femme enceintes
séropositives dans les pays prioritaires se présente comme suit :25% en Côte d’ivoire,38% au Ghana,
39% Cameroun,42% au Burundi, et jusqu’à 67% en RDC ,73% au Nigeria et 81% au Tchad n’avaient
pas reçu de médicaments antirétroviraux pour l’éTME
Par ailleurs la part des pays AOC dont les décès annuels dus au sida en Afrique subsaharienne a
augmenté au fil des années jusqu’à atteindre un pic de 36% en 2O13 (estimations de l’ONUSIDA) fort
probablement par ce que l’AOC est en retard par rapport aux améliorations en matière d’accès au
conseil et traitement antirétroviral. [1O]
A cet effet, l’OMS et L’ONUSIDA recommandent de commencer le conseil et le dépistage à l’initiation
du soignant par une formation de base transmise avant le test, soit individuellement soit en groupe.
Le patient doit donner son consentement éclairé à la procédure, après avoir reçu toutes les
informations nécessaires .le conseil et l’offre du test VIH doivent être systématiques en CPN sans
oublier le conjoint. Le conseil post-test doit toujours être individuel ; quelque soit le résultat, le
conseil et dépistage volontaire (CDV) du partenaire soit fortement encouragé. Cependant des
insuffisances ont été relevées dans la conduite des activités de counseling lors des activités
CPN/CDV/PTME dans les formations sanitaires. [11]
Au Tchad, depuis la notification du 1er cas de sida en 1986, la séroprévalence de l’infection par le VIH
évolue de manière pernicieuse, surtout dans certains groupes cibles vulnérables et dans certaines
régions du pays.
L’analyse de la situation du VIH et du sida de type évolutif avec des disparités régionales.
Selon les résultats de l’enquête de 2O14-2O15, la séroprévalence de l’infection par le VIH dans la
population entre 15-49ans est de 1,6%et de 2,9% pour les femmes enceintes pour l’ensemble du
pays, pour une population de 13.839.143 d’habitants en 2O16. [12]
Au Tchad, 1enfant sur 2 né avec le VIH n’atteint pas son deuxième anniversaire. Environ [Link]
enfants vivent avec le VIH et 84% d’entre eux ne bénéficient d’aucun traitement. Par ailleurs,
seulement 15% des femmes déclarent avoir effectué un test du VIH.
Le Tchad a montré un lent déclin de 25% du nombre de nouvelles infections à VIH chez les enfants de
2OO9 à 2O13, et il y a eu réduction de 2O% du nombre des femmes nouvellement infectées par le
VIH (âgées de 15-49ans).Le taux final de la transmission de la mère à l’enfant reste élevé à 32%, ce
qui souligne le défi de maintenir les femmes sous traitement antirétroviral pendant toute la durée de
l’allaitement maternel. [13]
La prévalence du VIH au Tchad est de 2,5% en 2O12 à 1,6% en 2O15 au niveau national.
Malgré ces progrès, le taux d’infection au VIH est particulièrement élevé parmi les populations
vulnérables. Selon le CNLS, 8.3OO nouvelles personnes sont infectées par le virus chaque année au
Tchad et on estime que 8.5OO personnes sont décédées du sida en 2O14 contre [Link] en 2OO5.
Le taux de dépistage chez la population générale est très faible ceci est dû a l’ignorance au déni de la
maladie, à la pauvreté, au bas niveau d’instruction et à la faible disponibilité des services. De plus, du
fait de la peur de la stigmatisation, la population a peu d’engouement pour le dépistage.[14]
Pour mieux faire face à la pandémie, le gouvernement s’est doté d’une politique de santé dont
l’objectif est d’assuré à la population offre de pyramide sanitaire en vue d’accélérer la réduction de la
mortalité et de la morbidité pour l’atteinte des ODD à l’horizon 2O3O ;et d’autre part d’un plan
stratégique accéléré de riposte au sida pour la période 2O14 -2O17,dont la PTME constitue un axe
important.[15]-
En matière de prise en charge médicale, à l’instar de la plupart des pays de la sous- région,
l’approche district a été adoptée et l’on 87 structure de soins et prescription des ARV. Ainsi, le
nombre des malades sous ARV est passé [Link] en fin 2OO7,en plus de 4O .OOO malades en 2O14
grâce à la gratuité des ARV, des examens complémentaires et des médicaments contre les infections
opportunistes. Il existe également 13O centres de dépistages volontaires qui assurent au quotidien le
dépistage du VIH.
Au niveau régional et district, les interventions de lutte contre la TME ne sont ni intégrées dans le
processus de planification sanitaire régionale ni dans le paquet minimum d’activités(PMA)des centres
de santé.la faiblesse de la coordination des interventions de PTME est aussi observée à travers une
insuffisance de supervision des prestataires des sites par les membres de l’équipes cadre de district
(ECD)notamment sur le conseil et dépistage des femmes enceintes.[16]
A cet effet, dans le cadre de notre mémoire de fin d’étude, nous allons nous focaliser à la de services
offerts en counseling et dépistage aux femmes enceintes dans le cadre de prévention de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME)lors des consultation prénatales (CPN)au centre
santé d’Atrone du District Sanitaire de N’djamena-sud.
Ce qui nous amène à poser les questions suivantes :
1°) Quelles sont les connaissances des femmes venues en consultation prénatale (CPN) par rapport à
la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant au centre santé d’Atrone ?
2°) Quelles sont les connaissances des agents de santé en matière de prévention de la transmission
du VIH de la mère a l’enfant lors des consultations prénatales (CPN) au niveau de centre santé
d’Atrone ?
3°)Quelles sont les pratiques des agents de santé en matière de counseling et dépistage dans le cadre
de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant lors de consultation prénatale(CPN)au
centre santé d’Atrone ?
4°) Quelles sont les obstacles liés à la qualité de services offerts dans le cadre de prévention de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant lors des consultations prénatales (CPN) au centre de santé
d’Atrone ?
DIAGRAMME D’ANALYSE
Insuffisance Insuffisance
d’accueil/orientation de counseling pré-test
et post-test lors des CPN
Irrégularité des séances des
causeries de groupe en
rapport avec la PTME
Sous information des Faible importance
Femmes enceintes en accordé au dépistage Refus d’accepter les
Matière de PTME du VIH par les femmes résultats positifs
lors des CPN pour la
PTME
Taux élevé de transmission du VIH de la mère à l’enfant/problème de santé général
Commentaire du Diagramme d’analyse :
Ce digramme nous renseigne sur les conséquences de la défaillance à la réception et de l’insuffisance
de causerie de groupe et aussi du counseling dans le cadre de le PTME.
Ce model est holistique et offre la possibilité de maitriser ce qui doit être pris en compte pour
contribuer à la réduction des cas par rapport à la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Ce modèle prend en considération :
L’accueil au niveau de la réception ;
Des réceptions des causeries de groupe en rapport avec la PTME ;
Et le counseling individuel pré-test et post-test lors des CPN.
Ces trois facteurs joueraient un rôle significatif en ce qui concerne la PTME.
Les différentes flèches représentées sur ce schéma montrent clairement que des liens existent
entre la PTME et la possible transmission du VIH de la mère enceinte séropositive à son enfant si des
informations adaptées et fiables ne leurs sont pas fournies à chaque étape lors de la visite des
femmes au niveau des formations sanitaires. Selon les descriptions cliniques à l’arrivée, les femmes
présentent des sérieuses inquiétudes par rapport à leur état de santé en général et son statut
sérologique en particulier. A cet effet, lors des consultations prénatales si elle n’a pas eue toutes les
informations utiles, cette femme ne sera pas prête à accepter son statut en cas de la séropositivité.
Pire encore, elle va être dans un état de déni permanent et de la culpabilité ainsi elle va poser la
question de savoir pourquoi c’est elle qui est contaminée par le VIH. Ace stade, la femme va se
rétracter sur elle-même et ces comportements ont souvent une influence négative sur la relation
femme/entourage et se transforment rapidement en cercle vicieux. Parfois les prestataires de soins
sont aussi surchargés par les activités ; n’ont pas suffisamment du temps pour s’occuper
véritablement des femmes en matière de counseling et si parfois cela est fait, la qualité n’est pas au
rendez-vous et que les femmes repartent sous informées. C’est pourquoi, la sous information des
femmes en matière de la PTME ne favorise pas chez cette dernière la création d’un environnement
propice pour une communication optimale et cela entraine dans la plupart des cas le refus des
résultats positifs par les femmes.
En définitif, il est possible de considérer que les insuffisances de counseling entrainent la sous
information en matière de la PTME et cela entraine un taux élevé de contamination de l’enfant par
la mère soit pendant la grossesse ou l’accouchement ou bien pendant l’allaitement. Ainsi, la
défaillance au niveau de l’accueil, l’insuffisance des causeries de groupe et la faible qualité de
counseling individuel pendant les CPN sont en partie responsable de la contamination de l’enfant par
le VIH au cas où la mère est séropositive.
1-4 BUT ET OBJECTIFS DE LA RECHERCHE
Pour réaliser cette étude nous avons défini le but et les objectifs de recherche. Ci-après :
BUT
Contribuer à l’amélioration de la qualité de counseling et dépistage dans le cadre de prévention de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant dans les formations sanitaires pour une meilleure
performance du programme éTME.
1-5 OBJECTIF GENERAL :
Analyser la qualité de services offerts en counseling et dépistage aux femmes enceintes dans le cadre
de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant lors de s consultations prénatales
(CPN)dans le centre santé d’Atrone.
1-6 OBJECTIFS SPECIFIQUES :
1-Décrire les caractéristiques sociodémographiques des enquêtes ;
2-Déterminer les connaissances des femmes venues en consultation prénatales par rapport à la
PTME au centre de santé d’Atrone ;
3-Déterminer les connaissances des agents de santé en matière de la PTME lors des consultations
prénatales (CPN) au niveau du centre de santé d’Atrone ;
4-Identifier les pratiques des agents de santé en matière de counseling et dépistage dans le cadre
de la PTME lors des consultations prénatales(CPN) au niveau du centre de santé d’Atrone ;
5-Vérifier la disponibilité des réactifs et intrants de la PTME ;
6-Identifier les obstacles liés à la qualité de services offerts dans le cadre de prévention de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant lors des consultations prénatales(CPN) au centre de santé
d’Atrone ;
7-Formuler des recommandations pour améliorer la qualité des services offerts en counseling et
dépistage aux femmes venues en consultation prénatales(CPN)dans le cadre de prévention de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant(PTME) au centre de santé d’Atrone ;
1-7 Question Spécifique de recherche
L’objectif de la question spécifique de recherche est que la perspective d’élimination de la
transmission du VIH /SIDA de la mère à l’enfant, le SIDA devient-il un « véritable problème de santé
publique » ?
L’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est désormais à l’agenda international.
La disponibilité des tests des traitements dans les pays en développement se généralise et les
stratégies de lutte font consensus.
Médicalement, le défi peut être rélevé.l’objectif peut être atteint à condition d’une implantation en
routine du dispositif au niveau des centres de santé [Link] observations faites au BURKINA
FASO montrent à cet égard que la réalisation de cette activités confronte les centres de santé aux
problème connus de reporting,de délégation de tâches ,de formation des personnels, de ruptures de
stocks, d’information des mères, comme tous les autres problèmes de santé. C’est pourquoi on peut
dire que désormais l’élimination de la transmission de mère à l’enfant n’est plus un « véritable
problème de santé publique ».
1.8-QUESTION DE RECHERCHE
Les questions de recherche ont été validées par l’OMS dans plusieurs pays en ce concerne
l’élimination de la transmission du VIH et de la syphilis de la mère à l’enfant :
-En veillant à ce que les enfants naissent en bonne santé, on leur donne le meilleur départ possible
dans la vie.
C’est extrêmement encourageant de voir que les pays réussissent à éliminer la transmission de la
mère à l’enfant de ces deux infections, a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret
Chen « c’est un énorme succès et un signal fort indiquant clairement que le monde s’achemine vers
une génération sans SIDA. »
L’élimination de la transmission mère enfant du VIH et de la syphilis est cruciale dans les efforts pour
combattre les infections sexuellement transmissibles et venir à bout du Sida d’ici à 2030.
1-9 L’Hypothèse de recherche
En ce qui concerne notre recherche nous retenons deux hypothèses de la lutte concrète
recommandée par l’OMS :
- Les structures sanitaires seraient les sources d’information de la transmission et de la prévention
du VIH chez les femmes enceintes ;
- les facteurs liés à la connaissance des femmes enceintes sur la transmission et la prévention du
VIH, seraient le niveau d’etude, l’âge, la profession et la confession religieuse.
CHAPITRE II : CADRE METHODOLOGIQUE
2.1 STRUCTURE DU CENTRE DE SANTE D’ATRONE
. Avant d’aborder la structure, il est utile que soit relatée l’évolution du centre de santé revitalisé
d’Atrone dans le temps.
2.2 HISTORIQUE DU CADRE D’ETUDE
Le centre de santé d’Atrone est créé en 2012, il a été fonctionnel en 2013 et revitalisé le 18
Février 2014.
2.3 Situation géographique
Le Centre de Santé d’Atrone est situé dans le 7e Arrondissement au SUD-EST de N’Djaména avec
une superficie d’environ 1000 m², renferme tous les services qui répondent aux normes d’un
grand centre de santé.
2.4 Structures et fonctionnent
Le centre de santé revitalisé d’Atrone est sous tutelle de l’Hôpital de District de l’union, il
fonctionne avec une répartition de 33 personnels permanents à différent niveau de poste de
responsabilité qui sont chargés d’exécuter et de coordonner les activités avec :
- Sept (7) Sages-femmes Diplômées d’Etat ;
- Quatre (4) Infirmiers Diplômés d’Etat ;
- Quatre (4) Agents Techniques de Santé ;
- Deux (2) Agents Techniques de Santé Accoucheuses ;
- Deux (2) Techniciens de Laboratoire ;
- Trois (3) Assistants Sociaux Diplômés d’Etat ;
- Un (1) Comptable ;
- Quatre (4) Filles de Salles ;
- Un (1) Garçon de Salle ;
- Une (1) Conseillère psycho-sociale (CPS).
2.5 Activité du champ d’étude
Le Centre de santé revitalisé d’Atrone dispose des unités de soins qui couvrent la quasi-
totalité des besoins de santé.
L’éventail très large des activités s’adresse à toute la population du 7e Arrondissement y compris
le 8e et 9e qui viennent pour différentes prestations de soins.
Sur le plan organisationnel, le centre de santé revitalisé d’Atrone est divisé en Quatorze (14)
Unités qui sont entre autres :
- Le PEV pour la vaccination des enfants ;
- La consultation Curative ;
- La prise en charge des malnutris ;
- La Consultation prénatale recentrée ;
- La salle d’accouchement ;
- La salle d’observation ;
- La salle de soins ;
- La pharmacie ;
- La consultation post-natale ;
- Une Salle pour la PTME ;
- Le Laboratoire ;
- La planification familiale ;
- Le Bureau de la responsable du service
- Le Bureau du comptable.
2.6 Difficultés rencontrées
Comme tout chercheur, nous étions confrontés à des difficultés parmi lesquelles :
- Insuffisance de collaboration de certaines femmes enceintes ;
- Manque d’un communicateur au niveau de centre de santé :
- Le retard des réponses à nos guides d’entretien.
Ces difficultés ont sans nul doute de répercussions sur notre travail, nous en sommes
conscients.
2.7 Revue de la littérature
La PTME désigne les programmes et interventions conçus pour réduire ou empêcher la
transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant. On entend par transmission du VIH/SIDA de
la mère à l’enfant (TME) la contamination du fœtus ou de l’enfant par une mère infectée par
le VIH. En Afrique, c’est par sa fréquence, le deuxième mode de transmission.
Selon l’OMS, le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant (proportion du nombre
d’enfants infectés par rapport au nombre d’enfants nés de mère séropositive) en Afrique de
35% sans interventions :10% sont contaminés dans les derniers semaines de la
grossesse,15% pendant le travail et 10% pendant l’allaitement.
Elle constitue une approche globale et multisectorielle de prise en charge des cas de
VIH/SIDA.
Malheureusement, peu d’individus en Afrique Subsaharienne ont connaissance de leur
statut sérologique car peu ont accès au conseil et au dépistage du VIH, seul ou en couple.
Lorsque les individus sont testés, le partage des résultats du test reste encore faible,
souvent en raison de contraintes socioculturelles, de peur de la stigmatisation et du rejet.
[2]
Dans le monde, 150.000 enfants ont été nouvellement infectés par le VIH en 2015, les
enfants contribuent pour près de 13% dans les nouvelles infections à VIH et 90% des
nouvelles infections pédiatriques sont surviennent en Afrique Subsaharienne et 13,5% des
décès concernent des enfants. La mortalité des enfants infectés est toujours préoccupante
car plus de 50% de ceux qui sont atteints du VIH§SIDA meurent avant l’âge de 2 ans des
suites d’infections opportunistes ou de maladies classiques.
En Afrique Subsaharienne, les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables. Si à
l’échelle mondiale, 64% de tous les adolescents qui contractent le VIH sont des filles, ce
nombre s’élève à 74% et les femmes contractent l’infection à VIH 5 à 7ans plus tôt que les
hommes. Dans les pays d’Afrique Australe où la prévalence est la plus forte, de plus de la
moitié des femmes de 20 à 24 ans vivent avec le VIH. [4]
Le Counseling VIH/SIDA est donc un avis dirigé qui devrait conduire à une prise de décision.
La personne qui bénéficie du counseling est appelée cliente. Le client est donc assisté par le
conseiller qui l’aide à se maintenir dans les meilleures conditions psychologiques, physiques
et sociales.
La région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre couvre 25 pays, pour une population d’environ
425 millions d’habitants. Le Sida représente un problème de santé publique majeur avec
une prévalence moyenne de 2,3% enregistré en 2013. Une caractéristique clé de l’épidémie
est liée à son caractère hétérogène, avec une prévalence se situant entre 0,4% au Niger,
niveau le plus bas, et 6,2% en Guinée équatoriale, niveau le plus élevé. Selon les estimations
de l’ONUSIDA 2013, la région comptaient près de 6,2 millions de personnes vivant avec le
VIH, soit 17,4% de la charge mondiale du VIH.
Les femmes sont touchées de manière disproportionnée, environ 58%, tandisque les enfants
représentent à eux seuls14% des PVVIH, comparativement à 7% enregistré en 1990. Six (6)
de 25 Pays comptabilisent à eux seuls 82% des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Le
Nigeria à lui seul compte 52%de la population des PVVIH dans la région, suivi par le
Cameroun (10%),la République Démocratique du Congo (7%),la cote d’Ivoire (6%),le
Ghana(4%) et le Tchad (1,6%). [2]
Au Burkina Faso dans une étude menée en 2008 a fait ressortir que malgré l’intégration de
l’offre de CDV dans le PMA des formations sanitaires, le conseil et dépistage n’est pas réalisé
de façon régulière et les différents programmes d’activités des formations sanitaires ne le
prévoient pas non plus .L’étude a fait ressortir quelques causes probables qui sont :
insuffisances du contenu du conseil de groupe à cause du faible niveau de connaissance des
agents à utiliser des termes adaptés à leur auditoire qui sont les femmes
enceintes ;irrégularité du conseil personnalisé lié à une insuffisance dans l’organisation des
services, faible pouvoir décisionnel de la femme en ce qui concerne le test VIH .
Méconnaissance des risques encourus et des perspectives de prise en charge par les
femmes enceintes. Dans cette étude, un peu plus de la moitié des femmes (15/25 soit 60%)
estiment que le lieu où elles sont reçues garanti la confidentialité,13/25 soit 52%)la moitié
des femmes interrogées affirment avoir été bien accueillies à leur arrivée dans les
formations sanitaires tandisque 84% (21/25)d’entre elles affirment avoir accès aux agents
de santé à tout moment . Seulement 24% (6/25) des femmes interrogées disent avoir pu
établir une communication efficace avec les agents de santé, leur échange a porté
principalement sur les posologies des médicaments pour la prévention du paludisme, la date
d’accouchement ,l’hygiène de la grossesse, l’alimentation de la femme et le prochain
rendez-vous. Cependant, plus de la moitié des femmes (16/25 soit 64%) pensent que les
agents de santé ne s’intéressent pas à leur préoccupation lors de la dernière visite et 28%
(7/25) d’entre elles affirment n’avoir pas été satisfaites des réponses à leurs questions. Des
difficultés rencontrées par les prestataires lors du processus de prélèvement du fait que le
conseil dépistage est irrégulier. La proportion des agents qui affirment réaliser le conseil
individuel et qui disent rencontrer des obstacles au processus de prélèvement est de 57%
/7) alors qu’elle est de 100% 6/6 chez celles qui ne font pas du tout le conseil individualisé ;
nous pouvons déduire que les prestataires pourraient ne pas encourager suffisamment les
femmes à se soumettre au processus de prélèvement du fait de l’obligation de référer les
clients pour le prélèvement. Des suggestions pour améliorer le CDV du point de vue de
prestataires : Plus de la moitié des prestataires (9/13 soit 75%) souhaitent procéder au
prélèvement dans les formations sanitaires tandisque quatre (4) proposent l’instauration
d’une équipe mobile de prélèvement. Au total64%des femmes interrogées disent avoir déjà
entendu parler de l’influence du Sida sur la grossesse, 92%(23/25) connaissent la possibilité
d’une transmission du VIH de la mère à l’enfant mais 56%(14/25) d’entre elles ne savent pas
l’existence de la PTME. Au Total38% des femmes enceintes ayant des connaissances
préalables sur la TMES interrogées citent les ARV comme moyen de réduction du risque.
La majorité des femmes interrogées (20/25 soit 80%) situent bien le ou les moments de
transmission du VIH de la mère à l’enfant. Le mode de transmission le plus connu est le
rapport sexuel (72%) et dans une moindre mesure l’utilisation des objets souillés et la
transfusion. [4]
Au Tchad le rapport de sérosurveillance sentinelle du VIH et des IST chez les
femmes enceintes pour l’année 2012 montre que la tranche d’âge de 29à24 ans a été
signicativement la plus représentée à 31%et celle de 40ans et plus faiblement à 2%. On a
0,8% dont les informations sur l’âge n’ont pas été données. Les primipares représentent la
plus grande part à 35,5% et 0,3% n’ont pas été renseignés concernant leur parité. Cette
différence est significative .Les mariées ont été significativement les plus représentées à
93,3% [6]
Au Sénégal, l’étude de Dr Diarra Kita sous le thème « contribution à l’amélioration de
l’application de la PTME au Sénégal : cas du centre hospitalier ABBAS NDO DE DAKAR en
2008 » a montrée que 75% des agents interrogés reconnaissent qu’il ya description de
poste. Mais toutefois, il ressort que dans 70% des cas, les agents de santé ne tiennent pas de
causeries et là où sont tenues les qualités sont médiocres. IL faut déplorer que dans 75%, les
femmes bénéficient de counseling individuel. Les agents affirment qu’ils n’ont pas reçu de
supervision depuis 10 mois. IL ya également du manque de matériel IEC pour mener à bien
les séances de sensibilisation sur la PTME et toutes les femmes dépistées positives au VIH
sont référées vers d’autres structures pour la prise en charge. [17]
Au Tchad l’Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS)
2014-2015, les résultats montrent que la moitié des femmes et des hommes sont de
religion musulmane (respectivement 52% et 51%), les chrétiens représentent 44% des
femmes et 44% des hommes ; dans ce dernier groupe la proportion des protestants est plus
élevée que celle des catholiques, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Par
rapport à la connaissance du VIH/SIDA, à 92%les femmes connaissent les voies de
contamination et que 65%des enquêtés de la ville de N’Djaména citent les rapports
sexuels. [12[
A Abidjan, en Côte d’Ivoire, dans un programme de PTME où le dépistage est proposé aux
femmes, une étude menée par [Link]é déssa Roland A. sous le thème « Analyse du dispositif
de financement des activités de la PTME »,a montrée que plus de 90% les agents de santé
proposent le test de dépistage du VIH aux femmes lors des CPN et plus de 67% des femmes
sont favorables au dépistage du VIH dans le cadre de la PTME. L’étude rapporte que tous les,
résultats positifs ont été obtenus par la combinaison d’une stratégie décentralisée
notamment l’approche district et l’implication effective des acteurs communautaires dans la
lutte contre le VIH/SIDA et que les liens opérationnels ont été établis entre les districts et les
acteurs communautaires à l’image des groupes d’auto-support, afin de permettre une
meilleure information et sensibilisation des communautés et pour améliorer la prévention
du VIH, l’observance des traitements et l’utilisation des services PTME. Dans 65% les
femmes acceptent le dépistage et 53% d’entre elles se font dépister effectivement. [18]
Au Tchad dans une présentation faite en 2014 à Jonhesbourg en Afrique du Sud par Dr
BONGDENE N’GARBAYE Hélène coordonnatrice Nationale de la PTME ; où elle a fait cas de la
planification décentralisée au niveau des districts sanitaires comme levier d’accélération
vers l’é-TME au Tchad [16]
Les Groupes de recherche en prévention sur la transmission mère-enfant du VIH dans les
pays du Sud : l’apport des sciences sociales lors de l’atelier thématique du Groupe Mère et
Enfant de l’action coordonnée No 12 du vendredi 14 Janvier 2011 que les femmes refusent
par manque de confiance dans les prestations de soins en terme de confidentialité et les
peurs liées à la discrimination en plus un conseil pré-test parfois fait dans des salles avec un
va et vient des personnels du centre et des stagiaires et le résultat est parfois rendu dans
la salle où sont faites les CPN, en présence de stagiaires.[11]
Au Niger, le plan é-TME 2013-2015 : dans sa synthèse des goulots d’étranglements de la
PTME il ya :
Insuffisance de personnels qualifiés en la matière suivi des nourrissons exposés
insuffisamment intégré dans les sites PTME,(nombre insuffisant d’agent de santé
formés)
Insuffisance de travail en équipe (intrasite et intersite) pour une prise en charge
optimale du couple mère-enfant (CPN-Maternité-CN-Site prescripteur) ;
Insuffisance de communication entre les acteurs PTME/PEC pédiatrique ;
Insuffisance dans la gestion des intrants, etc… . [19]
2.8 Méthodologie
2.8.1 Type d’étude :
Il s’agit d’une étude descriptive transversale qui vise à analyser la qualité de
Services offerts en counseling et dépistage aux femmes enceintes dans le
Cadre de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant lors des
Consultations prénatales (CPN).
Définition opérationnelle des variables
Variables Définitions Modalités Echelle de mesure
opérationnelles des
variables
Age Nombre d’années 15-19 Quantitative
révolues de la 20-24 discrète
naissance à la date 25-29
de l’enquête 30-34
35-39
40-44
45-49
Appartenance Affiliation Femme au foyer ; Quantitative
socio- professionnelle Fonctionnaire ; nominale
professionnelle duquel l’enquêtée Commerçante.
s’identifie
Situation Statut de Mariée ; Quantitative
matrimoniale l’enquêtée vis-à-vis Divorcée ; nominale
de son état civil Célibataire ;
Veuve.
Niveau Degré d’acquisition Aucun ; Quantitative
d’instruction de connaissance et Coranique ; ordinale
de savoir réalisé Primaire ;
sur une échelle Secondaire ;
d’apprentissage Supérieur.
Religion Appartenance à Musulmane ; Quantitative
une religion Chrétienne nominale
Catholique ;
Chrétienne
protestante ;
Autres.
Les variables liés aux niveaux de connaissance de femmes venues en consultation
prénatale (CPN) par rapport à la prévention de la transmission du VIH de la mère à
l’enfant
Faible connaissance L’enquêtée à une Oui ; Qualitative binaire
des modes de notion sur les Non.
transmission du VIH différentes voies
de transmission
du VIH de la mère
à son enfant
Connaissance sur la C’est de savoir si Oui ; Qualitative binaire
transmission de la les femmes Non.
mère séropositive enceintes
du VIH à son enfant détiennent des
informations sur
la transmission du
VIH de la mère
enceinte
séropositive à son
futur enfant
Satisfaction des Opinions des Oui ; Qualitative binaire
causeries en groupe femmes enceintes Non.
silles sont
satisfaites ou pas
des causeries de
groupe organisés
au niveau du
centre de santé
lors des CPN
Information de Les connaissances Oui ; Qualitative binaire
l’existence de la dont les femmes Non.
possibilité qu’une enceintes
mère séropositive disposent sur
puisse donner l’existence de la
naissance à un possibilité où non
enfant sain qu’une mère
enceinte
séropositive
puisse donner
naissance à un
enfant sans VIH
Opinion sur l’accueil C’est de savoir si Très bon ; Qualitative ordinale
au niveau des les femmes Bon ;
formations enceintes sont Mauvais.
sanitaires satisfaites de
l’accueil au niveau
de centre de santé
qui offrent les
activités
CPN/CDVPTME.
Opinions sur les Ce sont les Oui ; Qualitative binaire
confiances opinions des Non.
accordées aux femmes enceintes
agents de santé. enquêtées si elles
donnent
confiance aux
agents de santé
ou pas par
rapport aux
prestations dans
le cadre de la
PTME
Recueille sur le Ici c’est de savoir Oui ; Qualitative binaire
consentement pour si les femmes Non.
le dépistage du VIH enceintes sont
informées ou pas
pour le dépistage
du VIH dans le
cadre de la PTME
lors des CPN.
Dépistage du VIH C’est de savoir si Oui ; Qualitative binaire
les femmes Non.
enceintes sont
effectivement
dépistées ou pas
lors des CPN dans
le cadre de la
PTME.
Stigmatisation Acton de Oui ; Qualitative binaire
repousser ou Non.
dénigrer un
individu du fait de
sa séropositivité.
Rejet social Rompre toute Oui ; Qualitative binaire
relation sociale Non.
avec la personne
séropositive.
Les variables liés au service de santé
Planification des Programmation et Oui ; Qualitative binaire
activités PTME exécution des Non.
activités PTME
dans les plans
d’activités du
district et le micro
plan du centre de
santé
Supervision des Avoir reçu ou non Oui ; Qualitative binaire
activités PTME des visites de Non.
soutien et
d’encadrement
périodiques des
supérieurs sur la
PTME
Identification des C’est le Refus des Qualitative
goulots recensement et la femmes à nominale
d’étranglements lors documentation de accepter de se
des supervisions tous les dépister ;
problèmes Peur aux maris
pouvant entraver en cas de
la bonne marche séropositivité ;
des activités dans Négation au
le cadre de la VIH ;
PTME que ça soit Peur d’être
au niveau de la dénoncées par
communauté ou les agents de
au niveau des santé ;
services de santé Méconnaissance
lors des des voies de
supervisions. contamination ;
Ruptures des
intrants ;
Formation des
agents.
Organisation des C’est la tenue Oui ; Qualitative binaire
séances de effective ou non Non.
sensibilisation dans des séances
les quartiers avec les d’informations et
leaders d’opinions de sensibilisation
dans le cadre de la dans les quartiers
PTME. à l’endroit des
leaders
communautaire
dans le cadre de la
PTME.
Formation en C’est la formation Oui ; Qualitative binaire
technique de reçue ou pas par Non.
dépistage précoce l’agent de santé
avec détermine HIV. qui lui permet de
faire le
prélèvement sur
place après
counseling post-
test.
Ruptures des C’est le manque Oui ; Qualitative binaire
réactifs et d’intrants qui sont Non.
consommables nécessaires pour
le dépistage du
VIH dans le cadre
de la PTME pour
une période plus
ou moins longue.
Organisation des C’est la tenue Oui ; Qualitative binaire
séances de causerie effective des Non.
de groupe séances de
causerie de
groupe ou non
dans les
formations
sanitaires en
matière de la
PTME.
Formation en C’est le Oui ; Qualitative binaire
technique de renforcement des Non.
counseling etr capacités des
d’animation de agents de santé
causerie de groupe en technique de
counseling et
d’animation de
causerie de
groupe en matière
de la PTME.
Proposition pour le Les agents de Oui ; Qualitative binaire
dépistage santé font de Non.
systématique proposition
systématique aux
femmes enceintes
lors des CPN ou
pas dans le cadre
de la PTME.
Implication de C’est Oui ; Qualitative binaire
certains agents dans l’appréciation de Non.
les activités l’agent de santé
de reconnaitre sa
participation ou
non aux activités
en matière de la
PTME au niveau
de son poste de
santé.
Collaboration entre C’est l’existence Oui ; Qualitative binaire
les centres de santé d’échangés Non.
et les maternités d’informations
entre les centres
de santé et les
maternités ou non
pour le suivi des
femmes enceintes
durant la
grossesse jusqu’à
l’accouchement.
2.82 Echantillon et technique d’échantillonnage
[Link] Echantillonnage :
Nous utilisons la méthode d’échantillonnage non probabiliste par commodité
Pour choisir les patients et les agents de santé. Nous considérons toutes les
Femmes enceintes venues pour la CPN qui sont présentes le jour de l’enquête.
[Link] Taille de l’échantillon :
La taille de l’échantillon est de :
60 Femmes enceintes venues pour la CPN/CDV/PTME ;
La responsable du centre de santé ;
La conseillère psychosociale du centre santé d’Atrone.
[Link] Technique de collecte de données
Trois (3) techniques seront utilisées pour recueillir les données, il s’agit
de :
- L’interview des femmes enceintes venues pour la CPN/CDV/PTME ;
- L’interview avec la responsable du centre de santé et la conseillère
psychosociale ;
- L’analyse documentaire à travers les cahiers de rapport trimestriels.
[Link] Outils (instrument) de collecte de données
Les différents outils utilisés lors de la collecte de données sont :
- Les questionnaires ;
- Un guide d’entretien avec la responsable du centre de santé
d’Atrone et la conseillère psychosociale ;
- Une grille d’analyse documentaire portant sur les rapports.
[Link] Déroulement de l’enquête
Avant de mener cette étude, nous avons obtenu un accord préalable
Des autorités de l’ECADESS et une lettre de demande d’autorisation
De recherche a été adressée au Médecin-Chef du District Sanitaire
De N’Djaména-Sud où une autorisation de recherche nous a été
Signée par le Médecin-Chef du district. Cela nous a permis de prendre
Contact avec le chef de centre de santé et d’avoir des informations
Nécessaires sur notre population cible après les rendez-vous fixés
En commun accord avec les responsables à différents niveaux.
[Link] Pré-test
Il a été réalisé un pré-test de l’outil de collecte de données aux centres de
Santé d’Abena, Chagoua et d’Amtoukoui du 2 au 4 Aout 2017, qui nous a
Permis d’évaluer l’efficacité des outils et d’apporter des corrections
relativement certains paramètres tels que la compréhension et la
Cohérence et les objectifs de la recherche avant leur administration au
véritable groupe cible.
[Link] Déroulement de l’enquête proprement dite
La collecte des données s’est étalée du +,,,,,,,,,,,,,,au centre de santé
d’Atrone plus précisément dans les unités choisies qui offrent les
activités CPN/CDV/PTME.
Ainsi, nous avons commencé à administrer les questionnaires
Adressées aux femmes enceintes venues pour la CPN/CDV/PTME par
L’interview. Et ensuite le guide d’entretien aux responsables du service
et la conseillère psychosociale (CPS) pour ce qui est de l’analyse
documentaire, elle est faite au fur et à mesure que nous administrons
les questionnaires.
[Link] Traitement et analyse des données
Dans le cadre de notre étude, nous avons procédé à un traitement informatique
des données à l’aide des logiciels suivants :
Epi infos version WINDOWS S3.3.2 pour la conception des différents
masques des saisis et l’analyse des données collectées sur le terrain ;
Microsoft Excel pour les représentations graphiques ;
Microsoft WORLD pour la représentation tabulaire et la rédaction finale du
document.
[Link] Population cible
Notre population d’étude est composée de :
Toutes les femmes enceintes venues en CPN/CDV/PTME, la responsable et la
Conseillère psychosociale du centre de santé d’Atrone.
CHAPITRE III : PRESENTATION, INTERPRETATION ET ANALYSE DES
DONNEES
1. PRESENTATION DES RESULTATS DE L’ENQUETE :
Le résultat de nos différentes investigations se présente comme ci-
dessous.
3.1.1. Résultats issus de l’entretien avec les femmes enceintes
venues pour la consultation la consultation prénatale (CPN).
[Link]. Caractéristiques sociodémographiques des femmes
enquêtées :