Suppra
Suppra
2. La conjonction « et »
La conjonction de deux propositions P,Q que nous noterons « Pet Q » ou « 𝑃 ∧ 𝑄 » est
vraie si et seulement si Pet Q sont vraies simultanément, fausse dans tous les autres
cas.
Deux propositions sont incompatibles si leur conjonction est toujours fausse.
Par exemple, les propositions P, non P sont incompatibles, ce n’est qu’un cas très
particulier d’ « incompatibilité ».
Le point de vue intuitif consiste à considérer comme toujours fausse la proposition « P
et (non P) » (Principe de non contradiction)
Table de vérité de la conjonction
P Q P∧Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 0
1
3. La disjonction « ou »
La disjonction de deux propositions P,Q que nous noterons « P ou Q » ou « P∨ 𝑄 » est
vraie qi au moins une des propositions P,Q est vraie, fausse dans tous les autres cas (
c’est-à-dire si P et Q sont fausses simultanément).
Le point de vue intuitif consiste à considérer comme toujours vraie la proposition «ou
bien P , ou bien non P) » (Principe du tiers-exclu)
Table de vérité de la conjonction
P Q P∨Q
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 0
Définition : Soient P et Q deux propositions. On dit que P est une condition suffisante de Q
ou de manière équivalente que Q est une condition nécessaire de P lorsque 𝑃 ⇒ 𝑄 est vraie
Si 𝑃 ⇒ 𝑄, on voit que pour que P soit vraie, il faut que Q soit vraie, alors que pour que Q soit
vraie, il suffit que P soit vraie.
Table de vérité de l’implication
P Q 𝑃⇒𝑄
1 1 1
1 0 0
0 1 1
0 0 1
2
I.1.4. L’équivalence
Deux propositions sont équivalentes si chacune d’elles implique l’autre. L’équivalence est
vraie lorsque les deux propositions ont simultanément la même valeur de vérité.
𝑃 ⇒ 𝑄 et 𝑄 ⇒ 𝑃
𝑃⇔𝑄
La transitivité de l’équivalence
Règle : [(𝑷 ⇔ 𝑸) 𝒆𝒕 (𝑸 ⇔ 𝑹) ] ⇒ (𝑷 ⇔ 𝑹)
Comment prouver une équivalence
Pour rédiger la preuve qu’une équivalence est vraie. Il est souvent utile de la séparer en deux
volets. On démontre successivement que les deux implications qui la constituent sont vraies.
Noud dirons :
➢ Pour que Q [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑃] soit vraie il faut et il suffit que P [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑄] soit vraie.
➢ Q [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑃] est vraie si et seulement si P [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑄] est vraie.
➢ La vérité de Q [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑃] est une condition nécessaire et suffisante de la vérité de
P [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑄]
Table de vérité de l’équivalence
P Q 𝑃⇔𝑄
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 1
Règle de dualité : Etant donné deux propositions P,Q les deux équivalences suivantes,
connues sous le nom de règle de dualité, sont vraies :
𝑛𝑜𝑛(𝑃 𝑒𝑡 𝑄) ⇔ [(𝑛𝑜𝑛 𝑃) 𝑜𝑢 (𝑛𝑜𝑛 𝑄)]
𝑛𝑜𝑛(𝑃 𝑜𝑢 𝑄) ⇔ [(𝑛𝑜𝑛 𝑃) 𝑒𝑡 (𝑛𝑜𝑛 𝑄)]
3
I.1.5. Quelques modes de raisonnement
A. La contraposition
Les propositions 𝑃 ⇒ 𝑄 et 𝑛𝑜𝑛 𝑄 ⇒ 𝑛𝑜𝑛 𝑃 sont synonymes. La proposition 𝑛𝑜𝑛 𝑄 ⇒ 𝑛𝑜𝑛 𝑃
est appelée la contraposée de 𝑃 ⇒ 𝑄.
Dans la pratique, lorsque l’on devra démontrer une implication, on se demandera s’il n’est
pas plus simple, en fonctions des hypothèses de l’énoncé, de prouver sa contraposée.
4
I.2. ENSEMBLES ET ELEMENTS
I.2.1. Définitions
1. Un ensemble est une collection d’éléments.
On peut définir un ensemble E par la liste de ses éléments : 𝐸 = {𝑎, 𝑒, 𝑚, 𝑡, ℎ, 𝑞, 𝑢, 𝑖}. On dit
que l’ensemble E est défini en extension. Dans certains cas, on peut définir un ensemble par
une propriété caractéristique de ses éléments, l’ensemble E est alors donné en compréhension.
L’appartenance d’un élément 𝑥 à un ensemble E se note 𝑥 ∈ 𝐸 (qui se lit 𝑥 appartient à E).
On dit alors que 𝑥 est un élément de E. On note aussi 𝐸 ∋ 𝑥 (qui se lit E comprend ).
La négation de l’appartenance d’un élément 𝑥 à E se note 𝑥 ∉ 𝐸 (qui se lit 𝑥 n’appartient pas
à E).
2. L’ensemble vide, noté ∅ , est un ensemble qui ne comprend aucun élément.
Ainsi, quel que soit 𝑥 : 𝑥 ∈ ∅ est toujours fausse
𝑥 ∉ ∅ est toujours vraie
3. Le cardinal d’un ensemble E est le nombre d’éléments de E.
On note : 𝒄𝒂𝒓𝒅(𝑬)
𝑐𝑎𝑟𝑑(∅) = 0
Un ensemble E est fini s’il est vide ou si 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐸) = 𝑎, 𝑎 ∈ ℕ.
Un ensemble non fini est appelé infini.
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• Antisymétrique, c’est-à-dire [(𝐸 ⊂ 𝐹 ) 𝑒𝑡 (𝐹 ⊂ 𝐸 )] ⇒ 𝐸 = 𝐹
• Transitive, c’est-à-dire [(𝐸 ⊂ 𝐹 ) 𝑒𝑡 (𝐹 ⊂ 𝐺 )] ⇒ 𝐸 ⊂ 𝐺
La réflexivité de l’inclusion montre que l’égalité des ensembles est un cas particulier de
l’inclusion, on emploie d’inclusion stricte pour caractériser le cas où :
𝐹 ⊂ 𝐸 𝑒𝑡 𝐹 ≠ 𝐸
E est donc une partie de E, on l’appelle partie pleine de E.
La définition de l’implication montre que pour tout 𝑥 et tout ensemble E :
𝑥∈∅⇒𝑥∈𝐸
Donc, pour tout ensemble E : ∅ ⊂ 𝐸, c’est-à-dire l’ensemble vide est une partie de tout
ensemble, on l’appelle partie vide de E.
Une partie non vide de E, distincte de E, est appelée partie propre de E.
En particulier
∁𝐸𝐸 = ∅ 𝑒𝑡 ∁∅𝐸 = 𝐸
I.2.5. Ensemble des parties d’un ensemble
Considérons l’ensemble des parties d’un ensemble E, elles décrivent un nouvel ensemble
appelé ensemble des parties de E et noté 𝒫(𝐸) ; on a donc :
𝐴 ⊂ 𝐸 ⇔ 𝐴 ∈ 𝒫(𝐸)
En particulier si a est un élément de E (non vide) :
𝑎 ∈ 𝐸 ⇔ {𝑎} ⊂ 𝐸 ⇔ {𝑎} ∈ 𝒫(𝐸)
Quel que soit E nous avons :
∅ ∈ 𝒫(𝐸) 𝑒𝑡 𝐸 ∈ 𝒫(𝐸)
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I.3. OPERATIONS SUR LES ENSEMBLES
I. 3.1. Intersection de deux ensembles
Soient E et F deux ensembles. On appelle intersection de E et de F l’ensemble, noté 𝐸 ∩ 𝐹,
constitué des éléments appartenant à la fois à E et à F. (Le symbole ∩ se lit « inter »).
Lorsque l’intersection de deux ensembles E et F n’est pas vide, on dit que « E et F se
coupent » ou que « E coupe F » ou que « F coupe E » ou encore que « E et F se rencontrent ».
Lorsque l’intersection de E et de F est l’ensemble vide, on dit que E et F sont disjoints.
Les propriétés suivantes sont immédiates :
➢ Idempotence, quel que soit l’ensemble E, 𝐸 ∩ 𝐸 = 𝐸
➢ Commutativité, quels que soient les ensembles E et F, 𝐸 ∩ 𝐹 = 𝐹 ∩ 𝐸
➢ Associativité, quels que soient les ensembles E,F et G, (𝐸 ∩ 𝐹) ∩ 𝐺 = 𝐸 ∩ (𝐹 ∩ 𝐺)
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Définitions
1. Un recouvrement 𝓡 d’une partie A de E est une famille des parties de E dont la
réunion contient A.
Cette définition peut s’expliciter de la manière suivante : (∀𝑥 ∈ 𝐴), (∃𝑋 ∈ 𝓡) 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑥 ∈ 𝑋
2. Une partition P d’un ensemble E est un recouvrement de E dont les éléments
(parties de E) sont non vides et deux à deux disjoints.
D’où 𝑥∈𝑋∪𝑋 = 𝐸 avec (∀𝑋 ∈ 𝑃), 𝑋 ≠ ∅ 𝑒𝑡 (∀𝑋, 𝑋 ′ ∈ 𝑃), (𝑋 ≠ 𝑋 ′ ⇒ 𝑋 ∩ 𝑋 ′ = ∅)
I.4. RELATIONS
I. 4.1. Produit cartésien
Etant donné deux ensembles A et B décrits respectivement par l’élément x et l’élément y, on
appelle couple (𝑥, 𝑦) ou doublet un objet tel que :
(𝑥, 𝑦) = (𝑥′, 𝑦′) ⇔ (𝑥 = 𝑥 ′ 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑦′)
(𝑥, 𝑦) ≠ (𝑥′, 𝑦′) ⇔ (𝑥 ≠ 𝑥 ′ 𝑜𝑢 𝑦 ≠ 𝑦′)
x est la première coordonnée et y la deuxième coordonnée du couple (𝑥, 𝑦).
Les couples (𝑥, 𝑦) décrivent un nouvel ensemble appelé produit cartésien de A et de B, noté
𝐴 × 𝐵 (qui se lit « A croix B) :
𝐴 × 𝐵 = {(𝑥, 𝑦) ∕ 𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝐵 }
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Etant donné trois ensembles A, B et C décrits respectivement par l’élément x, l’élément y et
l’élément z, on appelle triplet (𝑥, 𝑦, 𝑧) aussi bien l’objet (𝑥, (𝑦, 𝑧)) que l’objet ((𝑥, 𝑦), 𝑧). Les
triplets (𝑥, 𝑦, 𝑧) décrivent un nouvel ensemble appelé produit cartésien de A, B, C et noté :
𝐴 × 𝐵 × 𝐶.
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Soient x et y deux éléments de E tels que 𝑅(𝑥, 𝑦) ; on dit que x est équivalent à y ou que x et
y sont équivalents.
On écrira : 𝑥≡𝑦 (𝑚𝑜𝑑𝑅)
que l’on énonce « x et y sont équivalents –ou congrus- modulo R » ou encore « x est
équivalent- ou congrus- à y, modulo R ».
Définition : Soit E un ensemble muni d’une relation d’équivalence et x un élément de E. On
appelle classe d’équivalence de E, la partie, notée 𝑥̂, constituée des éléments de E équivalents
à x.
Propriété des classes d’équivalence
• Soit E un ensemble muni d’une relation d’équivalence. Alors tout élément x de E
appartient à une classe d’équivalence et une seule, à savoir 𝑥̂.
L’ensemble des classes d’équivalence de E s’appelle ensemble quotient de E par R et se note
E ∕R.
On appelle représentant d’un élément x de E ∕R ,tout élément x de E admettant 𝑥̂ pour classe
d’équivalence.
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3. Un majorant de la partie P appartenant à P, s’il existe, est unique ; on l’appelle le
plus grand élément de P. On définit de même le plus petit élément de P comme
l’unique minorant de P appartenant de P.
4. Le plus petit élément de l’ensemble des majorants de P, s’il existe, s’appelle la
𝑠𝑢𝑝
borne supérieure de P, et se note 𝑥∈𝑃 𝑥 . On définit de même la borne inférieure
𝑖𝑛𝑓
de P comme le plus grand des minorants de P ; cet élément se note 𝑥∈𝑃𝑥 .
Lorsque la partie P a deux éléments, x et y, les bornes supérieure et inférieure de P
se notent respectivement 𝑠𝑢𝑝(𝑥, 𝑦) et 𝑖𝑛𝑓(𝑥, 𝑦).
I. 4.6. Intervalle
Soit E un ensemble ordonné. On appelle intervalle de E, toute partie I de E telle que, pour tout
couple (𝑐, 𝑑) d’éléments de I tel que 𝑐 ≺ 𝑑, tout élément x de E satisfaisant la relation
𝑐 ≺ 𝑥 ≺ 𝑑 appartienne à I.
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x, l’élément de A est la variable ou l’argument de la fonction. L’élément unique y de B qui
correspond à x est noté 𝑓(𝑥) qu’on lit « 𝑓 de x »; c’est la valeur de la fonction en x ou
l’image de x.
Le graphe de l’application 𝑓 est la partie de 𝐴 × 𝐵 définie par :
𝐺 = {(𝑥, 𝑦) ∈ 𝐴 × 𝐵 ⁄𝑦 = 𝑓(𝑥)}
𝑓
On écrit : 𝑓: 𝐴 ⟶ 𝐵 ou 𝐴→𝐵
que l’on lit : « 𝑓 applique A dans B ». On écrit également 𝑓: 𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥)
2) Définitions : Un graphe 𝐺 de E dans F est dit :
➢ Fonctionnel lorsque pour 𝑥 ∈ 𝐸, il existe au plus un y dans F tel que (𝑥, 𝑦) ∈ 𝐺
On appelle fonction de E dans F, tout graphe fonctionnel 𝐺 de E dans F.
➢ Applicatif lorsque pour 𝑥 ∈ 𝐸, il existe un unique y dans F tel que (𝑥, 𝑦) ∈ 𝐺
On appelle application de E dans F, tout graphe applicatif 𝐺 de E dans F.
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5) Restriction, corestriction et prolongement
• Soient 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application et 𝐴 ⊂ 𝐸. On appelle restriction de 𝑓 à A et l’on
note 𝑓Ι𝐴 , l’unique application 𝑔: 𝐴 ⟶ 𝐹 définie pour tout x de A par 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥).
• Soient 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application à valeurs dans 𝐵 ⊂ 𝐹. On appelle corestriction de 𝑓
à B et l’on note𝑓Ι 𝐵 , l’unique application 𝑔: 𝐸 ⟶ 𝐵 définie pour tout x de E par
𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥).
• Soient 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application et 𝐸 ⊂ Ω. On appelle prolongement de 𝑓 à Ω, toute
application 𝑔: Ω ⟶ F qui coïncide avec 𝑓 sur E, c’est-à-dire telle que 𝑔Ι𝐸 .
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I. 5.2. L’ensemble ℤ des entiers
Définissons sur ℕ2 la relation suivante : (𝑚, 𝑛)𝑅(𝑚′ , 𝑛 ′ ) si et seulement si
𝑚 + 𝑛 = 𝑚′ + 𝑛 ′. Cette relation est réflexive, symétrique et transitive. 𝑅 est une relation
d’équivalence ℕ2 . Notons ℤ = ℕ2 /𝑅.
ℤ⋇ = {… , −𝟖, −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −𝟐, −𝟏, 𝟏, 𝟐, 𝟑, 𝟒, 𝟓, 𝟔, 𝟕, 𝟖, 𝟗, 𝟏𝟎, 𝟏𝟏, 𝟏𝟐, 𝟏𝟑, 𝟏𝟒, … }
⃐ 𝑛) et 𝑧′ = ⃐(𝑚′, 𝑛′), on
a) Définissons la loi + sur ℤ : Pour toutes les classes 𝑧 = (𝑚,
pose 𝑧 + 𝑧′ = ⃐(𝑚 + 𝑚′ , 𝑛 + 𝑛′) on vérifie sans peine que + est commutative et
⃐
associative, et que 0 = (0,0) et un élément neutre pour + sur ℤ. En identifiant (𝑛, 0) et
𝑛 ∈ ℕ, on a ℕ ⊂ ℤ.
L’addition sur ℕ coïncide avec celle sur ℤ. Tout élément 𝑧 = ⃐(𝑚, 𝑛) admet un opposé ⃐(𝑛, 𝑚)
noté −𝑧.
Proposition : Pour tout 𝑧 ∈ ℤ, il existe un unique 𝑛 ∈ ℕ tel que 𝑧 = 𝑛 ou 𝑧 = −𝑛.
⃐ 𝑛) et 𝑧′ = ⃐(𝑚′, 𝑛′), on
b) Définissons la loi × sur ℤ : Pour toutes les classes 𝑧 = (𝑚,
pose
⃐
𝑧 × 𝑧′ = (𝑚𝑚 ′ , 𝑛𝑛′) on prouve sans peine que cette définition prolonge la multiplication sur
⃐ 0) × ⃐(𝑛, 0) = ⃐(𝑚𝑛, 0)
ℕ , à savoir que pour tous entiers naturels 𝑚 et 𝑛, (𝑚,
⃐
La multiplication est commutative et associative, et que 1 = (1,0) et un élément neutre pour ×
sur ℤ. La multiplication dans ℤ est distributive par rapport à l’addition..
c) Proposition : (ℤ, ≤) est un ensemble totalement ordonné
𝟏𝟓 𝟑 𝟏 𝟓 𝟏𝟕 𝟏𝟏
ℚ = {… , −𝟖, − , −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −𝟐, −𝟏, − , 𝟎, , 𝟏, , 𝟐, 𝟑, 𝟒, , 𝟓, , 𝟔, 𝟕, … }
𝟐 𝟒 𝟐 𝟑 𝟒 𝟐
𝟏𝟓 𝟑 𝟏 𝟓 𝟏𝟕 𝟏𝟏
ℚ⋇ == {… , −𝟖, − , −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −𝟐, −𝟏, − 𝟒 , 𝟐 , 𝟏, 𝟑 , 𝟐, 𝟑, 𝟒, , 𝟓, , 𝟔, 𝟕, … }
𝟐 𝟒 𝟐
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1) Définissons la loi + sur ℚ : Soient 𝑟 = ⃐(𝑝, 𝑞) et 𝑟 ′ = ⃐(𝑝′, 𝑞′) deux nombres
rationnels, on pose 𝑟 + 𝑟′ = ⃐(𝑝𝑞′ + 𝑝′ 𝑞, 𝑞𝑞′). On vérifie que la loi + est bien définie
ca indépendante des représentants des classes 𝑟 et 𝑟′ choisies. De plus, on montre que
la loi + est commutative et associative, et qu’elle prolonge l’addition sur (ℤ. , +),
c’est-à-dire que pour tous entiers relatifs 𝑝 et 𝑞, ⃐(𝑝, 1) + (𝑞,
⃐ 1) = ⃐(𝑝 + 𝑞, 1).
𝑝
3) Proposition : Pour tout 𝑟 ∈ ℚ, il existe (𝑝, 𝑞) ∈ ℤ × ℕ⋇ tel que 𝑟 = 𝑞.
Les nombres réels sont représentés sur l’axe numérique. On appelle axe numérique, une droite
sur laquelle on a choisi :
➢ Un point O appelé origine qui représente le nombre zéro.
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➢ Un sens positif que l’on indique par une flèche : la direction de gauche à droite
➢ Une unité de mesure.
Chaque point de l’axe numérique est l’image d’un seul point réel.
Entre deux nombres réels quelconques, il existe des nombres réels.
Théorème : Tout nombre irrationnel 𝛼 peut être exprimé avec le degré de précision voulue à
l’aide des nombres rationnels.
▪ La valeur absolue du produit est égale au produit des valeurs absolues des facteurs.
|𝑥𝑦𝑧| = |𝑥||𝑦||𝑧|
• La valeur absolue du quotient est égale au rapport des valeurs absolues du dividende et
du diviseur
𝑥 |𝑥|
| |=
𝑦 |𝑦|
▪ On dit que la variable 𝑥 est ordonnée si l’on connait son ensemble de définition et si,
pour chaque couple de ses valeurs, on peut indiquer celle qui est antécédente et celle
qui est conséquente.
Un cas particulier de grandeur variable ordonnée est celui d’une grandeur variable
dont les valeurs forment une suite numérique 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3, 𝑥4 , 𝑥5, … , 𝑥𝑛 , …
16
▪ Une variable est dite croissante si chaque valeur conséquente est plus grande que
chaque valeur antécédente.
Une variable est dite décroissante si chaque valeur conséquente est plus petite que
chaque valeur antécédente.
Les variables croissantes et les variables décroissantes sont appelées variables à
variation monotone ou simplement variables monotones.
▪ Une variable est dite bornée s’il existe une constante 𝑀 > 0 telle que, pour toutes les
valeurs conséquentes de la variable, à partir d’une certaine valeur, les inégalités
−𝑀 ≤ 𝑥 ≤ 𝑀, c’est-à-dire |𝑥| ≤ 𝑀, sont satisfaites.
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Les fonctions 𝑦 = sin 𝑥 et 𝑦 = cos 𝑥 sont continues pour toutes les valeurs de 𝑥.
𝜋
Les fonctions 𝑦 = tan 𝑥 et 𝑦 = sec 𝑥 sont définies partout, sauf aux points 𝑥 = (2𝑘 + 1) 2 .
𝑘 = 0, ±1, ±2, ±3, ±4, …
Les fonctions 𝑦 = cotan 𝑥 et 𝑦 = cosec 𝑥 sont définies partout, sauf aux points 𝑥 = 𝑘𝜋.
𝑘 = 0, ±1, ±2, ±3, ±4, …
Les fonctions circulaires réciproques
1) La fonction arcsinus
L’équation arcsin 𝑥 = 𝛼 n’est pas équivalente à l’équation sin 𝛼 = 𝑥, afin d’obtenir
𝜋 𝜋
l’équivalence, il faut imposer − 2 ≤ 𝛼 ≤ 2 .
Propriétés de l’arcsinus
2) La fonction arccosinus
L’arccosinus de 𝑥 ∈ [−1,1] est l’unique point de [0, 𝜋] dont le cosinus vaut 𝑥.
Propriétés de l’arccosinus
3) La fonction arctangente
𝜋 𝜋
L’arctangente d’un nombre réel 𝑥 est l’unique nombre réel appartenant à l’intervalle ]− 2 , 2 [
dont la tangente vaut 𝑥.
Propriétés de l’arctangente
▪ ∀𝑥 ∈ ℝ, tan(arctan 𝑥) = 𝑥
𝜋 𝜋 𝜋
▪ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑟é𝑒𝑙 𝑥 ≢ 2 [𝜋], arctan (tan 𝑥) = 𝑥 si et seulement si − 2 < 𝑥 < 2 .
𝜋 𝜋
• La fonction tangente réalise une bijection de ]− , [ sur ℝ de bijection réciproque
2 2
𝜋 𝜋
notée 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛: ℝ → [− 2 , 2 ] . La fonction 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 est impaire et continue sur ℝ
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➢ Fonctions hyperboliques
Le sinus hyperbolique, le cosinus hyperbolique, la tangente hyperbolique et la cotangente
hyperbolique sont :
𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥
𝑠ℎ = 𝑐ℎ = 𝑡ℎ = 𝑐𝑜𝑡ℎ =
2 2 𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥
Les fonctions hyperboliques réciproques
1 1+𝑥 1 𝑥+1
𝑎𝑟𝑔𝑡ℎ = ln ( ) 𝑎𝑟𝑔𝑐𝑜𝑡ℎ = ln ( )
2 1−𝑥 2 𝑥−1
∀𝑧 ∈ ℂ, 𝑧̿ = z ∀𝑧 ∈ ℂ⋇ , ̅̅̅̅̅
1⁄ = 1⁄
𝑧 z̅ ∀(𝑧1 , 𝑧2 ) ∈ ℂ2 , 𝑧̅̅̅̅̅̅
1 𝑧2 = 𝑧̅1 . 𝑧̅2
𝑧1 𝑧̅
∀(𝑧1, 𝑧2 ) ∈ ℂ2 , ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑧1 + 𝑧2 = 𝑧̅1 + 𝑧̅2 ∀𝑧1 ∈ ℂ, 𝑧2 ∈ ℂ⋇ , ̅̅̅̅̅̅̅
⁄𝑧2 = 1⁄𝑧̅
2
∀𝑧 ∈ ℂ, |𝑧| = 1 ⇔ z̅ = 1⁄𝑧
Inégalité triangulaire
Soient 𝑧1 𝑒𝑡 𝑧2 deux nombres complexes :
|𝑧1 + 𝑧2 | ≤ |𝑧1 | + |𝑧2 |
|𝑧1 + 𝑧2 | = |𝑧1 | + |𝑧2 | si et seulement si 𝑧2 = 0 𝑜𝑢 ∃𝜆 ∈ ℝ, 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑧1 = 𝜆𝑧2
𝑒 𝑖𝜗 + 𝑒 −𝑖𝜗 𝑒 𝑖𝜗 − 𝑒 −𝑖𝜗
∀𝜗 ∈ ℝ, cos 𝜗 = 𝑒𝑡 sin 𝜗 =
2 2𝑖
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