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Suppra

Le document traite des notions fondamentales de logique et d'ensembles en mathématiques, en introduisant des concepts tels que les énoncés, les propositions, les connecteurs logiques, et les quantificateurs. Il explique également les règles de raisonnement, y compris la contraposition, le raisonnement par équivalence, et le raisonnement par récurrence. Enfin, il définit les ensembles, leur cardinalité, l'égalité et l'inclusion entre ensembles.

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MATHEMATIQUES L1

CHAPITRE I : ENSEMBLES ET RELATIONS

I.1. NOTION DE LOGIQUE


I.1.1. Définitions
1) Un énoncé est ce que l’on exprime par des paroles ou par écrit.
2) Une assertion est un énoncé dont on peut affirmer sans ambiguïté s’il est vrai
ou s’il est faux
3) Une proposition logique est un énoncé qui est soit vrai, soit faux, mais pas
les deux simultanément.
Nous représenterons une proposition par une lettre P,Q,R, ……..

I.1.2. Les connecteurs logiques


1. La négation
La négation d’une proposition « P » que nous noterons « non P » ou « ¬𝑃 » est vraie
lorsque P est fausse, fausse lorsque Pest vraie
Table de vérité de la négation
P ¬𝐏
1 0
0 1
Vrai :1 Faux :0

2. La conjonction « et »
La conjonction de deux propositions P,Q que nous noterons « Pet Q » ou « 𝑃 ∧ 𝑄 » est
vraie si et seulement si Pet Q sont vraies simultanément, fausse dans tous les autres
cas.
Deux propositions sont incompatibles si leur conjonction est toujours fausse.
Par exemple, les propositions P, non P sont incompatibles, ce n’est qu’un cas très
particulier d’ « incompatibilité ».
Le point de vue intuitif consiste à considérer comme toujours fausse la proposition « P
et (non P) » (Principe de non contradiction)
Table de vérité de la conjonction
P Q P∧Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 0

1
3. La disjonction « ou »
La disjonction de deux propositions P,Q que nous noterons « P ou Q » ou « P∨ 𝑄 » est
vraie qi au moins une des propositions P,Q est vraie, fausse dans tous les autres cas (
c’est-à-dire si P et Q sont fausses simultanément).
Le point de vue intuitif consiste à considérer comme toujours vraie la proposition «ou
bien P , ou bien non P) » (Principe du tiers-exclu)
Table de vérité de la conjonction
P Q P∨Q
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 0

La proposition « (non P) ou Q » appelée implication se note : 𝑃 ⇒ 𝑄 (1) et s’énonce « P


implique Q » ou « P entraine Q » ou encore « si P alors Q »
Définition : Soient P et Q deux propositions. Nous dirons que la proposition P implique la
proposition Q et nous noterons 𝑃 ⇒ 𝑄 si on peut affirmer que Q est vraie lorsqu’on sait que
P est vraie.
L’utilisation de l’implication est à la base de ce que l’on appelle le raisonnement déductif dont
le principe est dans la règle suivante :
Règle : Si 𝑃 ⇒ 𝑄 et P sont vraies alors Q est vraie
La transitivité de l’implication
Règle : Si 𝑃 ⇒ 𝑄 et 𝑄 ⇒ 𝑅 sont vraies alors 𝑃 ⇒ 𝑅 est vraie
Comment prouver qu’une implication est vraie
Montrer que 𝑃 ⇒ 𝑄 est vraie revient à prouver que l’on ne peut avoir simultanément P vraie
et Q fausse. Dans la pratique afin d’établir que 𝑃 ⇒ 𝑄 est vraie, on suppose donc P vraie et on
cherche à démontrer que Q est vraie.

Définition : Soient P et Q deux propositions. On dit que P est une condition suffisante de Q
ou de manière équivalente que Q est une condition nécessaire de P lorsque 𝑃 ⇒ 𝑄 est vraie
Si 𝑃 ⇒ 𝑄, on voit que pour que P soit vraie, il faut que Q soit vraie, alors que pour que Q soit
vraie, il suffit que P soit vraie.
Table de vérité de l’implication
P Q 𝑃⇒𝑄
1 1 1
1 0 0
0 1 1
0 0 1

2
I.1.4. L’équivalence
Deux propositions sont équivalentes si chacune d’elles implique l’autre. L’équivalence est
vraie lorsque les deux propositions ont simultanément la même valeur de vérité.
𝑃 ⇒ 𝑄 et 𝑄 ⇒ 𝑃
𝑃⇔𝑄
La transitivité de l’équivalence
Règle : [(𝑷 ⇔ 𝑸) 𝒆𝒕 (𝑸 ⇔ 𝑹) ] ⇒ (𝑷 ⇔ 𝑹)
Comment prouver une équivalence
Pour rédiger la preuve qu’une équivalence est vraie. Il est souvent utile de la séparer en deux
volets. On démontre successivement que les deux implications qui la constituent sont vraies.
Noud dirons :
➢ Pour que Q [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑃] soit vraie il faut et il suffit que P [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑄] soit vraie.
➢ Q [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑃] est vraie si et seulement si P [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑄] est vraie.
➢ La vérité de Q [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑃] est une condition nécessaire et suffisante de la vérité de
P [𝑟𝑒𝑠𝑝. 𝑄]
Table de vérité de l’équivalence
P Q 𝑃⇔𝑄
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 1

Règle de dualité : Etant donné deux propositions P,Q les deux équivalences suivantes,
connues sous le nom de règle de dualité, sont vraies :
𝑛𝑜𝑛(𝑃 𝑒𝑡 𝑄) ⇔ [(𝑛𝑜𝑛 𝑃) 𝑜𝑢 (𝑛𝑜𝑛 𝑄)]
𝑛𝑜𝑛(𝑃 𝑜𝑢 𝑄) ⇔ [(𝑛𝑜𝑛 𝑃) 𝑒𝑡 (𝑛𝑜𝑛 𝑄)]

I.1.5. Les quantificateurs


Définition : Le symbole ∀ signifie « quel que soit », on l’appelle le quantificateur universel.
Le symbole ∃ signifie « il existe », on l’appelle le quantificateur existentiel.
Définition : Lorsqu’une proposition 𝑝(𝑥) n’est vraie que pour une valeur de la variable x, on
écrit « ∃! 𝑥, 𝑝(𝑥) », assertion qui se lit « il existe un unique x tel que 𝑝(𝑥) soit vraie ».
Règle : Les propositions « ∀𝑥 ∈ 𝑋, ∀𝑦 ∈ 𝑌, 𝑝(𝑥, 𝑦) » et « ∀𝑦 ∈ 𝑌, ∀𝑥 ∈ 𝑋, 𝑝(𝑥, 𝑦) » sont
synonymes. Les propositions « ∃𝑥 ∈ 𝑋, ∃𝑦 ∈ 𝑌, 𝑝(𝑥, 𝑦) » et « ∃𝑦 ∈ 𝑌, ∃𝑥 ∈ 𝑋, 𝑝(𝑥, 𝑦) » sont
synonymes.
Règle : Ne jamais permuter les symboles ∀ et ∃.

3
I.1.5. Quelques modes de raisonnement
A. La contraposition
Les propositions 𝑃 ⇒ 𝑄 et 𝑛𝑜𝑛 𝑄 ⇒ 𝑛𝑜𝑛 𝑃 sont synonymes. La proposition 𝑛𝑜𝑛 𝑄 ⇒ 𝑛𝑜𝑛 𝑃
est appelée la contraposée de 𝑃 ⇒ 𝑄.
Dans la pratique, lorsque l’on devra démontrer une implication, on se demandera s’il n’est
pas plus simple, en fonctions des hypothèses de l’énoncé, de prouver sa contraposée.

B. Le raisonnement par équivalence


𝑆𝑖 𝑃1 ⇔ 𝑃2 , 𝑃2 ⇔ 𝑃3 , … . , 𝑃𝑛−1 ⇔ 𝑃𝑛 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑃1 ⇔ 𝑃𝑛 ,
Pour prouver l’équivalence de trois propositions 𝑃1 ⇔ 𝑃2 , 𝑃2 ⇔ 𝑃3, la règle suivante
pourrait être utile.
Règle : Les propositions [ 𝑃1 ⇔ 𝑃2 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑃2 ⇔ 𝑃3 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒] et
[ 𝑃1 ⇒ 𝑃2 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑃2 ⇒ 𝑃3 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑃3 ⇒ 𝑃1 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒] sont synonymes.

C. Le raisonnement par récurrence


Il est intimement lié à la structure de l’ensemble des entiers naturels, ℕ.
Règle : Soit 𝑛0 ∈ ℕ. Pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 𝑛0. On considère une proposition 𝐻𝑅(𝑛)
dépendant de 𝑛. Alors, si 𝐻𝑅(𝑛0 ) est vraie et si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑛0, la proposition
𝐻𝑅(𝑛) ⇒ 𝐻𝑅(𝑛 + 1) est vraie, alors pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑛0, 𝐻𝑅(𝑛) est vraie.

D. Le raisonnement par l’absurde


Soit à prouver que la proposition 𝑃 est vraie ; le raisonnement consiste à introduire la
proposition 𝑛𝑜𝑛 𝑃 que l’on désignera par 𝑃′ , puis à démontrer une implication telle que :
𝑃 ′ ⇒ 𝑄′
où 𝑄′ est la négation d’une proposition 𝑄 dont on sait qu’elle est vraie. Comme :
(𝑃′ ⇒ 𝑄′ ) ⇔ [(𝑛𝑜𝑛 𝑄′ ) ⇒ (𝑛𝑜𝑛 𝑃′ )] ⇔ (𝑄 ⇒ 𝑃)
𝑄 étant vraie, il en résulte que 𝑃 est vraie.
Remarquons que l’on présente souvent ce raisonnement en disant : Supposons que 𝑃 soit
fausse, c’est-à-dire 𝑃′ vraie, de l’implication 𝑃′ ⇒ 𝑄′ résulterait que 𝑄′ est vraie. Or, on sait
que 𝑄 est vraie et le principe de la non-contradiction permet alors d’affirmer que 𝑄′ est
fausse. Or, une proposition fausse ne peut être impliquée par une proposition vraie, donc 𝑃′
est fausse, c’est-à-dire 𝑃 est vraie

4
I.2. ENSEMBLES ET ELEMENTS
I.2.1. Définitions
1. Un ensemble est une collection d’éléments.
On peut définir un ensemble E par la liste de ses éléments : 𝐸 = {𝑎, 𝑒, 𝑚, 𝑡, ℎ, 𝑞, 𝑢, 𝑖}. On dit
que l’ensemble E est défini en extension. Dans certains cas, on peut définir un ensemble par
une propriété caractéristique de ses éléments, l’ensemble E est alors donné en compréhension.
L’appartenance d’un élément 𝑥 à un ensemble E se note 𝑥 ∈ 𝐸 (qui se lit 𝑥 appartient à E).
On dit alors que 𝑥 est un élément de E. On note aussi 𝐸 ∋ 𝑥 (qui se lit E comprend ).
La négation de l’appartenance d’un élément 𝑥 à E se note 𝑥 ∉ 𝐸 (qui se lit 𝑥 n’appartient pas
à E).
2. L’ensemble vide, noté ∅ , est un ensemble qui ne comprend aucun élément.
Ainsi, quel que soit 𝑥 : 𝑥 ∈ ∅ est toujours fausse
𝑥 ∉ ∅ est toujours vraie
3. Le cardinal d’un ensemble E est le nombre d’éléments de E.
On note : 𝒄𝒂𝒓𝒅(𝑬)
𝑐𝑎𝑟𝑑(∅) = 0
Un ensemble E est fini s’il est vide ou si 𝑐𝑎𝑟𝑑(𝐸) = 𝑎, 𝑎 ∈ ℕ.
Un ensemble non fini est appelé infini.

I.2.2. Egalité de deux ensembles


Deux ensembles sont identiques (ou égaux), s’ils sont constitués des mêmes éléments, sinon
ils sont dits distincts (ou inégaux). On écrit :
𝐸=𝐹 𝑜𝑢 𝐸≠𝐹
I.2.3. Inclusion
Nous dirons qu’un ensemble F est inclus dans un ensemble E lorsque tout élément de F
appartient à E. On note : 𝐹 ⊂ 𝐸 (1) 𝑜𝑢 𝐸 ⊃ 𝐹 (2)
Par définition : (𝐹 ⊂ 𝐸 ) ⇔ (𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥) (𝑥 ∈ 𝐹 ⇒ 𝑥 ∈ 𝐸) (3)
La formule (1) se lit indifféremment :
➢ F est inclus dans E
➢ F est une partie de E
➢ F est un sous-ensemble de E
La formule (2) se lit : E contient F
L’expression (3) montre que l’inclusion est :
• Réflexive, c’est-à-dire 𝐸 ⊂ 𝐸, pour tout ensemble E.

5
• Antisymétrique, c’est-à-dire [(𝐸 ⊂ 𝐹 ) 𝑒𝑡 (𝐹 ⊂ 𝐸 )] ⇒ 𝐸 = 𝐹
• Transitive, c’est-à-dire [(𝐸 ⊂ 𝐹 ) 𝑒𝑡 (𝐹 ⊂ 𝐺 )] ⇒ 𝐸 ⊂ 𝐺
La réflexivité de l’inclusion montre que l’égalité des ensembles est un cas particulier de
l’inclusion, on emploie d’inclusion stricte pour caractériser le cas où :
𝐹 ⊂ 𝐸 𝑒𝑡 𝐹 ≠ 𝐸
E est donc une partie de E, on l’appelle partie pleine de E.
La définition de l’implication montre que pour tout 𝑥 et tout ensemble E :
𝑥∈∅⇒𝑥∈𝐸
Donc, pour tout ensemble E : ∅ ⊂ 𝐸, c’est-à-dire l’ensemble vide est une partie de tout
ensemble, on l’appelle partie vide de E.
Une partie non vide de E, distincte de E, est appelée partie propre de E.

I.2.4. Partie complémentaire


Etant donné une partie A de E, on appelle complémentaire de A par rapport à E, l’ensemble
des éléments de E n’appartenant pas à A. on le note ∁𝐸𝐴 ( ou ∁A si aucune confusion n’est à
craindre) ou encore 𝐸 − 𝐴 .
Nous avons, quels que soient un ensemble E et une partie A de E :
𝐵 = ∁𝐸𝐴 ⇔ 𝐴 = ∁𝐵𝐸
Autrement dit
∁𝐴
∁𝐸𝐸 = 𝐴

En particulier

∁𝐸𝐸 = ∅ 𝑒𝑡 ∁∅𝐸 = 𝐸
I.2.5. Ensemble des parties d’un ensemble
Considérons l’ensemble des parties d’un ensemble E, elles décrivent un nouvel ensemble
appelé ensemble des parties de E et noté 𝒫(𝐸) ; on a donc :
𝐴 ⊂ 𝐸 ⇔ 𝐴 ∈ 𝒫(𝐸)
En particulier si a est un élément de E (non vide) :
𝑎 ∈ 𝐸 ⇔ {𝑎} ⊂ 𝐸 ⇔ {𝑎} ∈ 𝒫(𝐸)
Quel que soit E nous avons :
∅ ∈ 𝒫(𝐸) 𝑒𝑡 𝐸 ∈ 𝒫(𝐸)

6
I.3. OPERATIONS SUR LES ENSEMBLES
I. 3.1. Intersection de deux ensembles
Soient E et F deux ensembles. On appelle intersection de E et de F l’ensemble, noté 𝐸 ∩ 𝐹,
constitué des éléments appartenant à la fois à E et à F. (Le symbole ∩ se lit « inter »).
Lorsque l’intersection de deux ensembles E et F n’est pas vide, on dit que « E et F se
coupent » ou que « E coupe F » ou que « F coupe E » ou encore que « E et F se rencontrent ».
Lorsque l’intersection de E et de F est l’ensemble vide, on dit que E et F sont disjoints.
Les propriétés suivantes sont immédiates :
➢ Idempotence, quel que soit l’ensemble E, 𝐸 ∩ 𝐸 = 𝐸
➢ Commutativité, quels que soient les ensembles E et F, 𝐸 ∩ 𝐹 = 𝐹 ∩ 𝐸
➢ Associativité, quels que soient les ensembles E,F et G, (𝐸 ∩ 𝐹) ∩ 𝐺 = 𝐸 ∩ (𝐹 ∩ 𝐺)

I. 3.2. Réunion de deux ensembles


Soient E et F deux ensembles. On appelle réunion de E et de F l’ensemble, noté 𝐸 ∪ 𝐹,
constitué des éléments appartenant à l’un au moins de deux ensembles. (Le symbole ∪ se lit
« union »).
On dit aussi que la réunion de deux ensembles E et F est l’ensemble des éléments appartenant
à E ou à F.
Les propriétés suivantes sont immédiates :
➢ Idempotence, quel que soit l’ensemble E, 𝐸 ∪ 𝐸 = 𝐸
➢ Commutativité, quels que soient les ensembles E et F, 𝐸 ∪ 𝐹 = 𝐹 ∪ 𝐸
➢ Associativité, quels que soient les ensembles E,F et G, (𝐸 ∪ 𝐹) ∪ 𝐺 = 𝐸 ∪ (𝐹 ∪ 𝐺)
➢ Distributivité de l’intersection par rapport à la réunion
𝐸 ∩ (𝐹 ∪ 𝐺) = (𝐸 ∩ 𝐹) ∪ (𝐸 ∩ 𝐺)
➢ Distributivité de la réunion par rapport à l’intersection
𝐸 ∪ (𝐹 ∩ 𝐺) = (𝐸 ∪ 𝐹) ∩ (𝐸 ∪ 𝐺)
Lois de Morgan : Soient A et B deux parties d’un ensemble E,
Le complémentaire de l’intersection de A et B est la réunion de leurs complémentaires.
∁𝐸𝐴∩𝐵 = ∁𝐸𝐴 ∪ ∁𝐵𝐸
Le complémentaire de la réunion de A et B est l’intersection de leurs complémentaires.
∁𝐸𝐴∪𝐵 = ∁𝐸𝐴 ∩ ∁𝐵𝐸

7
Définitions
1. Un recouvrement 𝓡 d’une partie A de E est une famille des parties de E dont la
réunion contient A.
Cette définition peut s’expliciter de la manière suivante : (∀𝑥 ∈ 𝐴), (∃𝑋 ∈ 𝓡) 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑥 ∈ 𝑋
2. Une partition P d’un ensemble E est un recouvrement de E dont les éléments
(parties de E) sont non vides et deux à deux disjoints.
D’où 𝑥∈𝑋∪𝑋 = 𝐸 avec (∀𝑋 ∈ 𝑃), 𝑋 ≠ ∅ 𝑒𝑡 (∀𝑋, 𝑋 ′ ∈ 𝑃), (𝑋 ≠ 𝑋 ′ ⇒ 𝑋 ∩ 𝑋 ′ = ∅)

I. 3.3. Différence de deux ensembles


Soient E et F deux ensembles. On appelle différence de E et de F l’ensemble, noté 𝐸 ∖ 𝐹,
constitué des éléments de E n’appartenant à F. (Le symbole ∖ se lit « différence »).
Autrement dit 𝐸 ∖ 𝐹 est le complémentaire dans E de 𝐸 ∩ 𝐹.
Considérons le cas des deux parties A et B d’un même ensemble E. Alors la différence de A
et B est encore égale à l’intersection de A et du complémentaire de B dans E.
𝐴 ∖ 𝐵 = 𝐴 ∩ ∁𝐵𝐸

I. 3.4. Différence symétrique de deux ensembles


Soient E et F deux ensembles. On appelle différence symétrique de E et F l’ensemble, noté
𝐸∆𝐹, constitué des éléments de 𝐸 ∪ 𝐹 qui n’appartiennent à 𝐸 ∩ 𝐹.
𝐸∆𝐹 = (𝐸 ∪ 𝐹) ∖ (𝐸 ∩ 𝐹)
Considérons deux parties A et B d’un même ensemble E. On montre que
𝐴∆𝐵 = (𝐴 ∪ 𝐵) ∩ (∁𝐸𝐴 ∪ ∁𝐵𝐸 ) = (𝐴 ∩ ∁𝐵𝐸 ) ∪ (𝐵 ∩ ∁𝐸𝐴 )

I.4. RELATIONS
I. 4.1. Produit cartésien
Etant donné deux ensembles A et B décrits respectivement par l’élément x et l’élément y, on
appelle couple (𝑥, 𝑦) ou doublet un objet tel que :
(𝑥, 𝑦) = (𝑥′, 𝑦′) ⇔ (𝑥 = 𝑥 ′ 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑦′)
(𝑥, 𝑦) ≠ (𝑥′, 𝑦′) ⇔ (𝑥 ≠ 𝑥 ′ 𝑜𝑢 𝑦 ≠ 𝑦′)
x est la première coordonnée et y la deuxième coordonnée du couple (𝑥, 𝑦).
Les couples (𝑥, 𝑦) décrivent un nouvel ensemble appelé produit cartésien de A et de B, noté
𝐴 × 𝐵 (qui se lit « A croix B) :
𝐴 × 𝐵 = {(𝑥, 𝑦) ∕ 𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝐵 }

8
Etant donné trois ensembles A, B et C décrits respectivement par l’élément x, l’élément y et
l’élément z, on appelle triplet (𝑥, 𝑦, 𝑧) aussi bien l’objet (𝑥, (𝑦, 𝑧)) que l’objet ((𝑥, 𝑦), 𝑧). Les
triplets (𝑥, 𝑦, 𝑧) décrivent un nouvel ensemble appelé produit cartésien de A, B, C et noté :
𝐴 × 𝐵 × 𝐶.

I. 4.2. Relation - Graphe


a) On appelle relation R entre deux variables décrivant respectivement deux ensembles et
B, toute propriété définie sur 𝐴 × 𝐵, c’est-à-dire une propriété caractéristique des
éléments d’une partie G de 𝐴 × 𝐵. G s’appelle le graphe de la relation R.
A « (𝑥, 𝑦) appartient à G », nous pouvons donc substituer la proposition équivalente
« x et y vérifient la relation R » que l’on écrit en abrégé 𝑅(𝑥, 𝑦), ainsi :
𝑅(𝑥, 𝑦) ⇔ (𝑥, 𝑦) ∈ 𝐺
Ou encore :
𝐺 = {(𝑥, 𝑦) ∈ 𝐴 × 𝐵 ∕ 𝑅(𝑥, 𝑦) }
De même :
𝐺
𝑛𝑜𝑛 𝑅(𝑥, 𝑦) ⇔ (𝑥, 𝑦) ∈ ∁𝐴×𝐵

Si 𝑅 et 𝑅′ ont pour graphes respectifs 𝐺 et 𝐺′ :


𝐺 ⊂ 𝐺′ ⇔ (∀𝑥 ∈ 𝐴)(∀𝑦 ∈ 𝐵)[𝑅(𝑥, 𝑦) ⇒ 𝑅′(𝑥, 𝑦)]
𝐺 = 𝐺′ ⇔ (∀𝑥 ∈ 𝐴)(∀𝑦 ∈ 𝐵)[𝑅(𝑥, 𝑦) ⇔ 𝑅′(𝑥, 𝑦)]
Dans ce dernier cas, on dit que les relations 𝑅 et 𝑅′ sont équivalentes.
b) Le cas où 𝐴 = 𝐵 = 𝐸, une relation entre x et y de E est appelé relation binaire entre
éléments de E ou relation binaire définie sur E, elle est caractérisée par son graphe G
qui est une partie de 𝐸 × 𝐸.
Par exemple, l’égalité 𝑥 = 𝑦 est une relation binaire définie sur un ensemble E
quelconque, son graphe ∆ appelé la diagonale de 𝐸 × 𝐸. ∆ est décrit par les couples
(𝑥, 𝑥), x décrivant E.
Si une relation définie sur E est vraie pour tout couple (𝑥, 𝑦), on dit quelquefois que
c’est une identité, son graphe est 𝐸 × 𝐸.
Une relation binaire définie sur E est :
➢ Réflexive si (∀𝑥), 𝑅(𝑥, 𝑥)
➢ Symétrique si (∀𝑥, 𝑦), [𝑅(𝑥, 𝑦) ⇒ 𝑅(𝑦, 𝑥)]
➢ Antisymétrique si (∀𝑥, 𝑦), [𝑅(𝑥, 𝑦) 𝑒𝑡 𝑅(𝑦, 𝑥)] ⇔ 𝑥 = 𝑦
➢ Transitive si (∀𝑥, 𝑦, 𝑧), [𝑅(𝑥, 𝑦) 𝑒𝑡 𝑅(𝑦, 𝑧)] ⇒ 𝑅(𝑥, 𝑧)

I. 4.3. Relation d’équivalence


Soit E un ensemble. On dit qu’une relation binaire R dans E est une relation d’équivalence si
elle est réflexive, symétrique et transitive.

9
Soient x et y deux éléments de E tels que 𝑅(𝑥, 𝑦) ; on dit que x est équivalent à y ou que x et
y sont équivalents.
On écrira : 𝑥≡𝑦 (𝑚𝑜𝑑𝑅)
que l’on énonce « x et y sont équivalents –ou congrus- modulo R » ou encore « x est
équivalent- ou congrus- à y, modulo R ».
Définition : Soit E un ensemble muni d’une relation d’équivalence et x un élément de E. On
appelle classe d’équivalence de E, la partie, notée 𝑥̂, constituée des éléments de E équivalents
à x.
Propriété des classes d’équivalence
• Soit E un ensemble muni d’une relation d’équivalence. Alors tout élément x de E
appartient à une classe d’équivalence et une seule, à savoir 𝑥̂.
L’ensemble des classes d’équivalence de E s’appelle ensemble quotient de E par R et se note
E ∕R.
On appelle représentant d’un élément x de E ∕R ,tout élément x de E admettant 𝑥̂ pour classe
d’équivalence.

I. 4.4. Relation d’ordre


Soit E un ensemble. On dit qu’une relation binaire R dans E est une relation d’ordre si elle est
réflexive, antisymétrique et transitive.
Muni de la relation R, l’ensemble E est dit ordonné.
On note souvent ≺ les relations d’ordre. La relation 𝑥 ≺ 𝑦 se lit « x inférieur à y » ; elle se
note encore 𝑦 ≻ 𝑥, ce qu’on lit « y supérieur à x ».
Eléments comparables :Soit E un ensemble muni d’une relation d’ordre. On dit que deux
éléments x et y de E sont comparables si l’une au moins des relations 𝑥 ≺ 𝑦 ou 𝑦 ≺ 𝑥 est
vraie. Une relation d’ordre dans un ensemble E est une relation d’ordre total si deux éléments
quelconques de E sont comparables. On dit que E est totalement ordonné.

I.4.5. Parties majorées, minorées, bornées


Soient E un ensemble muni d’une relation d’ordre, notée ≺, et P une partie non vide de E.
1. On dit qu’un élément b de E majore P, ou que b est un majorant de P, si, pour tout
élément x de P, 𝑥 ≺ 𝑏. On dit encore que P est majorée par b.
On dit de même qu’un élément a de E minore P si, pour tout élément x de P, 𝑎 ≺ 𝑥
On dit que la partie P est majorée si, l’ensemble de ses majorants ses non vide.
On dit de même que la partie P est minorée si, l’ensemble de ses minorants est non
vide.
2. On dit que la partie P est bornée si elle est majorée et minorée.

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3. Un majorant de la partie P appartenant à P, s’il existe, est unique ; on l’appelle le
plus grand élément de P. On définit de même le plus petit élément de P comme
l’unique minorant de P appartenant de P.
4. Le plus petit élément de l’ensemble des majorants de P, s’il existe, s’appelle la
𝑠𝑢𝑝
borne supérieure de P, et se note 𝑥∈𝑃 𝑥 . On définit de même la borne inférieure
𝑖𝑛𝑓
de P comme le plus grand des minorants de P ; cet élément se note 𝑥∈𝑃𝑥 .
Lorsque la partie P a deux éléments, x et y, les bornes supérieure et inférieure de P
se notent respectivement 𝑠𝑢𝑝(𝑥, 𝑦) et 𝑖𝑛𝑓(𝑥, 𝑦).

I. 4.6. Intervalle
Soit E un ensemble ordonné. On appelle intervalle de E, toute partie I de E telle que, pour tout
couple (𝑐, 𝑑) d’éléments de I tel que 𝑐 ≺ 𝑑, tout élément x de E satisfaisant la relation
𝑐 ≺ 𝑥 ≺ 𝑑 appartienne à I.

I. 4.7. Correspondance entre éléments d’un ensemble A et éléments d’un ensemble B


Soit R une relation entre un élément x de A et un élément y de B, soit G son graphe, on
appelle correspondance entre A et B, le triplet (𝐴, 𝐵, 𝐺), A est l’ensemble de départ, B est
l’ensemble d’arrivée et G est son graphe.
On appelle coupe suivant x l’ensemble d’éléments y de B tels que les couples (𝑥, 𝑦)
appartiennent à G, de même coupe suivant y l’ensemble d’éléments y de B tels que les
couples (𝑥, 𝑦) appartiennent à G.
L’ensemble de définition de la correspondance (𝐴, 𝐵, 𝐺), est l’ensemble X des éléments x de
A tels que les coupes suivant x ne soient pas vides ; l’ensemble des valeurs de la
correspondance est l’ensemble Y des éléments y de B tels que les coupes suivant y ne soient
pas vides.
𝑋 = {𝑥 ∕ (∃𝑦 ∈ 𝐵) [(𝑥, 𝑦) ∈ 𝐺] }
𝑌 = {𝑦 ∕ (∃𝑥 ∈ 𝐴) [(𝑥, 𝑦) ∈ 𝐺] }
On dit encore que pour tout x de X, la correspondance est définie et que tout y de Y est une
valeur prise par la correspondance.

I. 4.8. Applications d’un ensemble A vers un ensemble B


1) Etant donné deux ensembles A et B, une application 𝑓 de A dans B est une
correspondance entre un élément de A et un élément de B, fonctionnelle par
rapport à cet élément de B.
Autrement dit :quel que soit l’élément x de A, l’application 𝑓 fait correspondre à x un élément
unique y de B. On dit que 𝑓 applique A dans B ou encore 𝑓 est une application de A dans B.
A est l’ensemble de départ ou l’ensemble de définition de 𝑓, B est l’ensemble d’arrivée.

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x, l’élément de A est la variable ou l’argument de la fonction. L’élément unique y de B qui
correspond à x est noté 𝑓(𝑥) qu’on lit « 𝑓 de x »; c’est la valeur de la fonction en x ou
l’image de x.
Le graphe de l’application 𝑓 est la partie de 𝐴 × 𝐵 définie par :
𝐺 = {(𝑥, 𝑦) ∈ 𝐴 × 𝐵 ⁄𝑦 = 𝑓(𝑥)}
𝑓
On écrit : 𝑓: 𝐴 ⟶ 𝐵 ou 𝐴→𝐵
que l’on lit : « 𝑓 applique A dans B ». On écrit également 𝑓: 𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥)
2) Définitions : Un graphe 𝐺 de E dans F est dit :
➢ Fonctionnel lorsque pour 𝑥 ∈ 𝐸, il existe au plus un y dans F tel que (𝑥, 𝑦) ∈ 𝐺
On appelle fonction de E dans F, tout graphe fonctionnel 𝐺 de E dans F.
➢ Applicatif lorsque pour 𝑥 ∈ 𝐸, il existe un unique y dans F tel que (𝑥, 𝑦) ∈ 𝐺
On appelle application de E dans F, tout graphe applicatif 𝐺 de E dans F.

3) Images directes et réciproques


Définition : Soit 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application.
• Pour tout 𝐴 ⊂ 𝐸, on note 𝑓(𝐴) = {𝑓(𝑥), 𝑥 ∈ 𝐴}, l’image directe de A par f.
• Pour tout 𝐵 ⊂ 𝐹, on note 𝑓 −1 (𝐵) = {𝑥 ∈ 𝐴, 𝑓(𝑥) ∈ 𝐵}, l’image réciproque de B par f.

Proposition : Soit 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application.

• Pour toutes parties A et B de F, on a


𝑓 −1 (𝐴) ∪ 𝑓 −1 (𝐵) = 𝑓 −1 (𝐴 ∪ 𝐵) et 𝑓 −1 (𝐴) ∩ 𝑓 −1 (𝐵) = 𝑓 −1 (𝐴 ∩ 𝐵)
• Pour toutes parties A et B de E, on a
𝑓(𝐴) ∪ 𝑓(𝐵) = 𝑓(𝐴 ∪ 𝐵) et 𝑓(𝐴 ∩ 𝐵) ⊂ (𝐴) ∩ 𝑓(𝐵)

Définition : Soit 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application. Pour tout élément y de F, on appelle


fibre de f au-dessus de y, le sous-ensemble 𝑓 −1 ({𝑦}) de E formé par les antécédents
de y par f.

4) Composée de deux fonctions ou applications


Soient E, F et G trois ensembles, 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 et 𝑔: 𝐹 ⟶ 𝐺 deux applications. L’application
définie de E dans G, qui à 𝑥 ∈ 𝐸 associe 𝑔(𝑓(𝑥)), est notée 𝑔 ∘ 𝑓 et appelée composée de 𝑔 et
𝑓.
Soient E, F, G et H quatre ensembles, 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹, 𝑔: 𝐹 ⟶ 𝐺 et ℎ: 𝐺 ⟶ 𝐻 trois applications.
On a (ℎ ∘ 𝑔) ∘ 𝑓 = ℎ ∘ (𝑔 ∘ 𝑓)

12
5) Restriction, corestriction et prolongement
• Soient 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application et 𝐴 ⊂ 𝐸. On appelle restriction de 𝑓 à A et l’on
note 𝑓Ι𝐴 , l’unique application 𝑔: 𝐴 ⟶ 𝐹 définie pour tout x de A par 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥).
• Soient 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application à valeurs dans 𝐵 ⊂ 𝐹. On appelle corestriction de 𝑓
à B et l’on note𝑓Ι 𝐵 , l’unique application 𝑔: 𝐸 ⟶ 𝐵 définie pour tout x de E par
𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥).
• Soient 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application et 𝐸 ⊂ Ω. On appelle prolongement de 𝑓 à Ω, toute
application 𝑔: Ω ⟶ F qui coïncide avec 𝑓 sur E, c’est-à-dire telle que 𝑔Ι𝐸 .

6) Injection, surjection et bijection


Définitions : Une application 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 est dite
a) Injective lorsque ∀(𝑥, 𝑦) ∈ 𝐸 2 , 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑦) ⇒ 𝑥 = 𝑦
b) Surjective lorsque ∀𝑦 ∈ 𝐹, ∃𝑥 ∈ 𝐸 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑦 = 𝑓(𝑥)
c) Bijective lorsqu’elle est injective et surjective
Proposition : Soit 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application.
1) f est injective si et seulement si ∀𝑦 ∈ 𝐹 la fibre 𝑓 −1 ({𝑦}) contient au plus un élément.
2) f est surjective si et seulement si ∀𝑦 ∈ 𝐹 la fibre 𝑓 −1 ({𝑦}) est non vide.
3) f est bijective si et seulement si ∀𝑦 ∈ 𝐹 la fibre 𝑓 −1 ({𝑦}) contient exactement un
élément

I.5. LES ENSEMBLES ℕ, ℤ, ℚ 𝒆𝒕 ℝ .


I. 5.1. L’ensemble ℕ des entiers naturels
1. Définition (Axiomes de Peano) : (ℕ, ≤) est un ensemble ordonné vérifiant les
propriétés suivantes :
1) ℕ admet un plus petit élément noté 0.
2) L’ordre ≤ est total sur ℕ
3) Tout entier 𝑛 admet un unique successeur noté 𝑛 + 1
4) Tout entier 𝑛 ≠ 0 admet un unique prédécesseur noté 𝑛 − 1
5) Le principe de récurrence : Soit, pour tout 𝑛 dans ℕ. 𝐻𝑅(𝑛) une propriété dépendant
de 𝑛. Si 𝐻𝑅(0) est vraie et si pour tout 𝑛 ∈ ℕ, l’implication 𝐻𝑅(𝑛) ⇒ 𝐻𝑅(𝑛 + 1) est
vraie, alors 𝐻𝑅(𝑛) est vraie pour tout 𝑛 dans ℕ.

ℕ = {𝟎, 𝟏, 𝟐, 𝟑, 𝟒, 𝟓, 𝟔, 𝟕, 𝟖, 𝟗, 𝟏𝟎, 𝟏𝟏, 𝟏𝟐, 𝟏𝟑, 𝟏𝟒, … }


ℕ⋇ = ℕ ∖ {𝟎} = {𝟏, 𝟐, 𝟑, 𝟒, 𝟓, 𝟔, 𝟕, 𝟖, 𝟗, 𝟏𝟎, 𝟏𝟏, 𝟏𝟐, 𝟏𝟑, 𝟏𝟒, … }

2. Proposition : L’ensemble ordonné (ℕ, ≤) vérifie les propriétés suivantes :


a) Tout partie non vide de ℕ admet un plus petit élément
b) Toute partie non vide et majorée de ℕ admet un plus grand élément
c) ℕ n’admet pas de plus grand élément

13
I. 5.2. L’ensemble ℤ des entiers
Définissons sur ℕ2 la relation suivante : (𝑚, 𝑛)𝑅(𝑚′ , 𝑛 ′ ) si et seulement si
𝑚 + 𝑛 = 𝑚′ + 𝑛 ′. Cette relation est réflexive, symétrique et transitive. 𝑅 est une relation
d’équivalence ℕ2 . Notons ℤ = ℕ2 /𝑅.

ℤ⋇ = {… , −𝟖, −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −𝟐, −𝟏, 𝟏, 𝟐, 𝟑, 𝟒, 𝟓, 𝟔, 𝟕, 𝟖, 𝟗, 𝟏𝟎, 𝟏𝟏, 𝟏𝟐, 𝟏𝟑, 𝟏𝟒, … }
⃐ 𝑛) et 𝑧′ = ⃐(𝑚′, 𝑛′), on
a) Définissons la loi + sur ℤ : Pour toutes les classes 𝑧 = (𝑚,
pose 𝑧 + 𝑧′ = ⃐(𝑚 + 𝑚′ , 𝑛 + 𝑛′) on vérifie sans peine que + est commutative et

associative, et que 0 = (0,0) et un élément neutre pour + sur ℤ. En identifiant (𝑛, 0) et
𝑛 ∈ ℕ, on a ℕ ⊂ ℤ.

L’addition sur ℕ coïncide avec celle sur ℤ. Tout élément 𝑧 = ⃐(𝑚, 𝑛) admet un opposé ⃐(𝑛, 𝑚)
noté −𝑧.
Proposition : Pour tout 𝑧 ∈ ℤ, il existe un unique 𝑛 ∈ ℕ tel que 𝑧 = 𝑛 ou 𝑧 = −𝑛.
⃐ 𝑛) et 𝑧′ = ⃐(𝑚′, 𝑛′), on
b) Définissons la loi × sur ℤ : Pour toutes les classes 𝑧 = (𝑚,
pose

𝑧 × 𝑧′ = (𝑚𝑚 ′ , 𝑛𝑛′) on prouve sans peine que cette définition prolonge la multiplication sur

⃐ 0) × ⃐(𝑛, 0) = ⃐(𝑚𝑛, 0)
ℕ , à savoir que pour tous entiers naturels 𝑚 et 𝑛, (𝑚,

La multiplication est commutative et associative, et que 1 = (1,0) et un élément neutre pour ×
sur ℤ. La multiplication dans ℤ est distributive par rapport à l’addition..
c) Proposition : (ℤ, ≤) est un ensemble totalement ordonné

I. 5.3. L’ensemble ℚ des nombres rationnels


Pour tous couples (𝑝, 𝑞) et (𝑝′ , 𝑞′ ) de ℤ × ℤ⋇ , on note (𝑝, 𝑞)𝑅(𝑝′ , 𝑞′ ) si et seulement si
𝑝𝑞′ = 𝑞𝑝′ . Cette relation est réflexive, symétrique et transitive. 𝑅 est une relation
d’équivalence sur ℤ × ℤ⋇ . On note ℚ = ℤ × ℤ⋇ /𝑅, l’ensemble quotient de ℤ × ℤ⋇ par 𝑅. On
peut considérer que ℤ ⊂ ℚ et qu’en identifiant 𝑝 ∈ ℤ avec ⃐(𝑝, 1). Tout élément ⃐(𝑝, 𝑞) de ℚ
𝑝
se note ..
𝑞

𝟏𝟓 𝟑 𝟏 𝟓 𝟏𝟕 𝟏𝟏
ℚ = {… , −𝟖, − , −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −𝟐, −𝟏, − , 𝟎, , 𝟏, , 𝟐, 𝟑, 𝟒, , 𝟓, , 𝟔, 𝟕, … }
𝟐 𝟒 𝟐 𝟑 𝟒 𝟐
𝟏𝟓 𝟑 𝟏 𝟓 𝟏𝟕 𝟏𝟏
ℚ⋇ == {… , −𝟖, − , −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −𝟐, −𝟏, − 𝟒 , 𝟐 , 𝟏, 𝟑 , 𝟐, 𝟑, 𝟒, , 𝟓, , 𝟔, 𝟕, … }
𝟐 𝟒 𝟐

14
1) Définissons la loi + sur ℚ : Soient 𝑟 = ⃐(𝑝, 𝑞) et 𝑟 ′ = ⃐(𝑝′, 𝑞′) deux nombres
rationnels, on pose 𝑟 + 𝑟′ = ⃐(𝑝𝑞′ + 𝑝′ 𝑞, 𝑞𝑞′). On vérifie que la loi + est bien définie
ca indépendante des représentants des classes 𝑟 et 𝑟′ choisies. De plus, on montre que
la loi + est commutative et associative, et qu’elle prolonge l’addition sur (ℤ. , +),
c’est-à-dire que pour tous entiers relatifs 𝑝 et 𝑞, ⃐(𝑝, 1) + (𝑞,
⃐ 1) = ⃐(𝑝 + 𝑞, 1).

2) Définissons la loi × sur ℚ : Soient 𝑟 = ⃐(𝑝, 𝑞) et 𝑟 ′ = ⃐(𝑝′, 𝑞′) deux nombres


rationnels, on pose 𝑟 × 𝑟′ = ⃐(𝑝𝑝′, 𝑞𝑞′). On vérifie que la loi × est bien définie ca
indépendante des représentants des classes 𝑟 et 𝑟′ choisies. De plus, on montre que la
loi + est commutative et associative, et qu’elle prolonge la multiplication sur ℤ, c’est-
à-dire que pour tous entiers relatifs 𝑝 et 𝑞, ⃐(𝑝, 1) × (𝑞,
⃐ 1) = ⃐(𝑝𝑞, 1).

𝑝
3) Proposition : Pour tout 𝑟 ∈ ℚ, il existe (𝑝, 𝑞) ∈ ℤ × ℕ⋇ tel que 𝑟 = 𝑞.

4) Proposition : (ℚ, , ≤) est un ensemble totalement ordonné

I. 5.4. L’ensemble ℝ des nombres réels


a) Nombres réels
Les nombres entiers, les nombres fractionnaires positifs et négatifs, avec le nombre zéro sont
appelés nombres rationnels.
Les nombres rationnels peuvent être mis sous la forme des fractions décimales périodiques,
limitées ou illimitées.
Les nombres exprimés par les fractions décimales illimitées non périodiques sont appelés
nombres irrationnels.
La collection des nombres rationnels et irrationnels forme l’ensemble des nombres réels. Les
nombres réels constituent un ensemble ordonné, c’est-à-dire que, pour chaque couple de
nombres réels 𝑥 et 𝑦, une et une seule des relations suivantes
𝑥 < 𝑦, 𝑥 = 𝑦, 𝑥>𝑦
est satisfaite.
𝟏𝟓 𝟑 𝟏 𝟓 𝟑 𝟏𝟕 𝟏𝟏
ℝ = {… , − , −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −√𝟐, −𝟏, − , 𝟎, , 𝟏, , 𝟐, √𝟏𝟏, 𝝅, 𝟒, , 𝟓, ,…}
𝟐 𝟒 𝟐 𝟑 𝟒 𝟐
𝟏𝟓 𝟑 𝟏 𝟓 𝟑 𝟏𝟕 𝟏𝟏
ℝ⋇ = {… , − , −𝟕, −𝟔, −𝟓, −𝟒, −𝟑, −√𝟐, −𝟏, − , , 𝟏, , 𝟐, √𝟏𝟏, 𝝅, 𝟒, , 𝟓, ,…}
𝟐 𝟒 𝟐 𝟑 𝟒 𝟐

Les nombres réels sont représentés sur l’axe numérique. On appelle axe numérique, une droite
sur laquelle on a choisi :
➢ Un point O appelé origine qui représente le nombre zéro.

15
➢ Un sens positif que l’on indique par une flèche : la direction de gauche à droite
➢ Une unité de mesure.
Chaque point de l’axe numérique est l’image d’un seul point réel.
Entre deux nombres réels quelconques, il existe des nombres réels.
Théorème : Tout nombre irrationnel 𝛼 peut être exprimé avec le degré de précision voulue à
l’aide des nombres rationnels.

b) Valeur absolue d’un nombre réel


Définition : On appelle valeur absolue (ou module) d’un nombre réel 𝛼 (noté |𝛼|), le nombre
réel non négatif qui satisfait aux conditions suivantes :
|𝑥 | = 𝑥 𝑠𝑖 𝑥≥0
|𝑥| = −𝑥 𝑠𝑖 𝑥≤0
Propriétés de la valeur absolue
▪ La valeur absolue de la somme algébrique de plusieurs nombres réels n’est pas
supérieure à la somme des valeurs algébriques des termes.
|𝑥 + 𝑦| ≤ |𝑥| + |𝑦|
▪ La valeur absolue de la différence n’est pas inférieure à la différence des valeurs
absolues des termes.
|𝑥 + 𝑦| ≥ |𝑥| − |𝑦|, |𝑥| > |𝑦|

▪ La valeur absolue du produit est égale au produit des valeurs absolues des facteurs.
|𝑥𝑦𝑧| = |𝑥||𝑦||𝑧|
• La valeur absolue du quotient est égale au rapport des valeurs absolues du dividende et
du diviseur
𝑥 |𝑥|
| |=
𝑦 |𝑦|

c) Grandeurs variables et grandeurs constantes

▪ On appelle grandeur variable ou variable, une grandeur susceptible de prendre


différentes valeurs numériques. Une grandeur dont les valeurs numériques ne changent
pas est appelée grandeur constante ou constante.

▪ On dit que la variable 𝑥 est ordonnée si l’on connait son ensemble de définition et si,
pour chaque couple de ses valeurs, on peut indiquer celle qui est antécédente et celle
qui est conséquente.

Un cas particulier de grandeur variable ordonnée est celui d’une grandeur variable
dont les valeurs forment une suite numérique 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3, 𝑥4 , 𝑥5, … , 𝑥𝑛 , …

16
▪ Une variable est dite croissante si chaque valeur conséquente est plus grande que
chaque valeur antécédente.
Une variable est dite décroissante si chaque valeur conséquente est plus petite que
chaque valeur antécédente.
Les variables croissantes et les variables décroissantes sont appelées variables à
variation monotone ou simplement variables monotones.

▪ Une variable est dite bornée s’il existe une constante 𝑀 > 0 telle que, pour toutes les
valeurs conséquentes de la variable, à partir d’une certaine valeur, les inégalités
−𝑀 ≤ 𝑥 ≤ 𝑀, c’est-à-dire |𝑥| ≤ 𝑀, sont satisfaites.

I.5.5. Les fonctions élémentaires


a. Les principales fonctions élémentaires sont des fonctions dont l’expression analytique
est l’une des suivantes :
➢ La fonction puissance : 𝑦 = 𝑥 𝛼 où 𝛼 est un nombre réel.
Si 𝛼 est un entier négatif, la fonction est définie pour toutes les valeurs de 𝑥, excepté la valeur
𝑥 = 0.
➢ La fonction exponentielle : 𝑦 = 𝑎 𝑥 où a est un nombre positif différent de 1.
Cette fonction est définie pour toutes les valeurs de 𝑥
➢ La fonction logarithmique : 𝑦 = log 𝑎 𝑥 où la base du logarithme est un nombre
positif a différent de l’unité.
Lorsque 𝑎 = 𝑒 = 2,718 (constante de Neper), le logarithme est dit logarithme naturel (ou
logarithme népérien) et est noté ln 𝑥.
Proposition : Pour tout (𝑥, 𝑦) ∈ ℝ⋇+ × ℝ⋇+ , on a :
1) ln(1) = 0
2) ln(𝑥𝑦) = ln 𝑥 + ln 𝑦
𝑥
3) ln 𝑦 = ln 𝑥 − ln 𝑦
1
4) ln = − ln 𝑥
𝑥

Proposition-définition : Le logarithme réalise une bijection de ℝ⋇+ sur ℝ. Sa fonction


réciproque est appelée exponentielle et notée 𝑒𝑥𝑝. Ainsi,
∀𝑥 ∈ ℝ, ln(exp 𝑥 ) = 𝑥 exp(ln 𝑥 ) = 𝑥 𝑎𝑥 = exp(𝑥 ln 𝑎) 𝑒𝑥𝑝 𝑎 (𝑥 ) = exp(𝑥 ln 𝑎)
➢ Les fonctions circulaires (trigonométriques)
Définition : La fonction 𝑦 = 𝑓(𝑥) est dite périodique s’il existe un nombre constant 𝐶 tel que
la valeur de la fonction ne change pas quand on ajoute (ou l’on retranche) le nombre 𝐶 à la
variable indépendante : 𝑓(𝑥 + 𝐶) = 𝑓(𝑥).
Le plus petit de ces nombres est appelé période de la fonction.
Les fonctions 𝑦 = sin 𝑥 et 𝑦 = cos 𝑥 ont pour période 2𝜋.
Les fonctions 𝑦 = tan 𝑥 et 𝑦 = cotan 𝑥 ont pour période 𝜋.

17
Les fonctions 𝑦 = sin 𝑥 et 𝑦 = cos 𝑥 sont continues pour toutes les valeurs de 𝑥.
𝜋
Les fonctions 𝑦 = tan 𝑥 et 𝑦 = sec 𝑥 sont définies partout, sauf aux points 𝑥 = (2𝑘 + 1) 2 .
𝑘 = 0, ±1, ±2, ±3, ±4, …
Les fonctions 𝑦 = cotan 𝑥 et 𝑦 = cosec 𝑥 sont définies partout, sauf aux points 𝑥 = 𝑘𝜋.
𝑘 = 0, ±1, ±2, ±3, ±4, …
Les fonctions circulaires réciproques
1) La fonction arcsinus
L’équation arcsin 𝑥 = 𝛼 n’est pas équivalente à l’équation sin 𝛼 = 𝑥, afin d’obtenir
𝜋 𝜋
l’équivalence, il faut imposer − 2 ≤ 𝛼 ≤ 2 .

Propriétés de l’arcsinus

▪ ∀𝑥 ∈ [−1,1], sin(arcsin 𝑥) = 𝑥 et cos (arcsin 𝑥) = √1 − 𝑥 2


𝜋 𝜋
▪ ∀𝑥 ∈ ℝ, arcsin(sin 𝑥) = 𝑥 si et seulement si − 2 ≤ 𝑥 ≤ 2 .
𝜋 𝜋
• La fonction sinus réalise une bijection de [− 2 , 2 ] sur [−1,1] de bijection réciproque
𝜋 𝜋
notée 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛: [−1,1] → [− 2 , 2 ] . La fonction 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 est impaire et continue sur [−1,1]

2) La fonction arccosinus
L’arccosinus de 𝑥 ∈ [−1,1] est l’unique point de [0, 𝜋] dont le cosinus vaut 𝑥.
Propriétés de l’arccosinus

▪ ∀𝑥 ∈ [−1,1], cos(arccos 𝑥) = 𝑥 et sin (arccos 𝑥) = √1 − 𝑥 2


▪ ∀𝑥 ∈ ℝ, arccos(cos 𝑥) = 𝑥 si et seulement si 0 ≤ 𝑥 ≤ 𝜋.
• La fonction cosinus réalise une bijection de [0, 𝜋] sur [−1,1] de bijection réciproque
notée 𝑎𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠: [−1,1] → [0, 𝜋] . La fonction 𝑎𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 est continue sur [−1,1]

3) La fonction arctangente
𝜋 𝜋
L’arctangente d’un nombre réel 𝑥 est l’unique nombre réel appartenant à l’intervalle ]− 2 , 2 [
dont la tangente vaut 𝑥.
Propriétés de l’arctangente
▪ ∀𝑥 ∈ ℝ, tan(arctan 𝑥) = 𝑥
𝜋 𝜋 𝜋
▪ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑟é𝑒𝑙 𝑥 ≢ 2 [𝜋], arctan (tan 𝑥) = 𝑥 si et seulement si − 2 < 𝑥 < 2 .
𝜋 𝜋
• La fonction tangente réalise une bijection de ]− , [ sur ℝ de bijection réciproque
2 2

𝜋 𝜋
notée 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛: ℝ → [− 2 , 2 ] . La fonction 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 est impaire et continue sur ℝ

18
➢ Fonctions hyperboliques
Le sinus hyperbolique, le cosinus hyperbolique, la tangente hyperbolique et la cotangente
hyperbolique sont :
𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥
𝑠ℎ = 𝑐ℎ = 𝑡ℎ = 𝑐𝑜𝑡ℎ =
2 2 𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥
Les fonctions hyperboliques réciproques

𝑎𝑟𝑔𝑠ℎ = ln (𝑥 + √𝑥 2 + 1) 𝑎𝑟𝑔𝑐ℎ = ln (𝑥 + √𝑥 2 − 1) 𝑥≱1

1 1+𝑥 1 𝑥+1
𝑎𝑟𝑔𝑡ℎ = ln ( ) 𝑎𝑟𝑔𝑐𝑜𝑡ℎ = ln ( )
2 1−𝑥 2 𝑥−1

I.6. LES NOMBRES COMPLEXES


I. 6.1. Théorème (définition de ℂ )
Il existe un ensemble noté (ℂ, +,×) et muni des opérations + et × tel que :
1) ℂ contient ℝ ;
2) Les opérations + et × coïncident sur ℝ avec l’addition et la multiplication usuelles et
vérifient les mêmes propriétés ;
3) Il existe un élément de ℂ tel que 𝑖 2 = 𝑖 × 𝑖 = −1 ;
4) Tout élément 𝑧 de ℂ s’écrit de manière unique sous la forme 𝑧 = 𝑎 + 𝑖 × 𝑏 où a et b
sont des réels.
I. 6.2. Forme algébrique d’un nombre complexe
Définition de partie réelle et partie imaginaire : Pour tout 𝑧 ∈ ℂ, il existe un unique couple
(𝑥, 𝑦) de nombres réels tel que 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦.
Le nombre 𝑥 est noté ℜ𝔢 (𝑧) et appelé partie réelle de 𝑧 ; le nombre 𝑦 est noté ℑ𝔪 (𝑧) et
appelé partie imaginaire de 𝑧. L’écriture 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 s’appelle la forme algébrique de 𝑧.

I. 6.3. Représentation géométrique des nombres complexes


Définition (affixe d’un vecteur) : Soit un vecteur 𝑤 du plan de coordonnées (𝑥, 𝑦) dans la
base (𝑢 , 𝑣). On lui associe le nombre complexe 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 appelé affixe de 𝑤 . On notera de
manière condensée 𝑤 (𝑧) le vecteur d’affixe 𝑧.
Définition (affixe d’un point et image d’un nombre complexe) : Soit 𝑀 un point du plan de
coordonnées (𝑥, 𝑦) dans 𝑅. On lui associe le nombre complexe 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 appelé affixe de
𝑀. Réciproquement, à tout nombre complexe 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 où 𝑥; 𝑦 ∈ ℝ, on associe le point 𝑀
du plan de coordonnées (𝑥, 𝑦) dans 𝑅, appelé image de 𝑧. On notera de manière condensée
𝑀(𝑧) le point d’affixe 𝑧.

I. 6.4. Conjugué 𝒛̅ d’un nombre complexe 𝒛


19
Définition (conjugaison) : Soit 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 ∈ ℂ où 𝑥 et 𝑦 sont des réels. Le conjugué de 𝑧,
noté z̅, est le nombre complexe défini par 𝒛̅ = 𝒙 − 𝒊𝒚
𝑧+z̅ 𝑧±
∀𝑧 ∈ ℂ, ℜ𝔢 (𝑧) = 𝑒𝑡 ℑ𝔪 (𝑧) =
2 2𝑖

Caractérisation des réels et des imaginaires purs


∀𝑧 ∈ ℂ, 𝑧 ∈ ℝ ⇔ 𝑧 = z̅ ∀𝑧 ∈ ℂ, 𝑧 ∈ 𝑖ℝ ⇔ 𝑧 = −z̅
Propriétés de la conjugaison

∀𝑧 ∈ ℂ, 𝑧̿ = z ∀𝑧 ∈ ℂ⋇ , ̅̅̅̅̅
1⁄ = 1⁄
𝑧 z̅ ∀(𝑧1 , 𝑧2 ) ∈ ℂ2 , 𝑧̅̅̅̅̅̅
1 𝑧2 = 𝑧̅1 . 𝑧̅2

𝑧1 𝑧̅
∀(𝑧1, 𝑧2 ) ∈ ℂ2 , ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑧1 + 𝑧2 = 𝑧̅1 + 𝑧̅2 ∀𝑧1 ∈ ℂ, 𝑧2 ∈ ℂ⋇ , ̅̅̅̅̅̅̅
⁄𝑧2 = 1⁄𝑧̅
2

I. 6.5. Le module |𝒛| d’un nombre complexe 𝒛


Définition (module) : Pour tout 𝑧 ∈ ℂ, on définit le module |𝑧| du nombre complexe 𝑧 par la
formule |𝑧| = √𝑧z̅ Si 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 ∈ ℂ avec 𝑎 et 𝑏 des réels, |𝑧| = √𝑎2 + 𝑏2 .
Si 𝑧 = 𝑥 ∈ ℝ, le module de 𝑥 est égal à la valeur absolue de 𝑥
Propriétés du module
∀𝑧 ∈ ℂ, |𝑧| = 0 ⇔ 𝑧 = 0 ∀𝑧 ∈ ℂ, |z̅| = |𝑧| ∀𝑧 ∈ ℂ, ℜ𝔢 (𝑧) ≤ |ℜ𝔢 (𝑧)| ≤ |𝑧|

∀𝑧 ∈ ℂ, ℑ𝔪 (𝑧) ≤ |ℑ𝔪 (𝑧)| ≤ |𝑧| ∀𝑧 ∈ ℂ⋇ , 1⁄𝑧 = z̅⁄|𝑧|2

∀𝑧 ∈ ℂ, |𝑧| = 1 ⇔ z̅ = 1⁄𝑧
Inégalité triangulaire
Soient 𝑧1 𝑒𝑡 𝑧2 deux nombres complexes :
|𝑧1 + 𝑧2 | ≤ |𝑧1 | + |𝑧2 |
|𝑧1 + 𝑧2 | = |𝑧1 | + |𝑧2 | si et seulement si 𝑧2 = 0 𝑜𝑢 ∃𝜆 ∈ ℝ, 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑧1 = 𝜆𝑧2

I. 6.6. Forme polaire ou trigonométrique d’un nombre complexe


Définition : Pour tout nombre complexe 𝑧 non nul, il existe 𝜗 ∈ ℝ tel que
𝑧 = |𝑧|(cos 𝜗 + 𝑖 sin 𝜗 )

I. 6.7. Formules d’Euler

𝑒 𝑖𝜗 + 𝑒 −𝑖𝜗 𝑒 𝑖𝜗 − 𝑒 −𝑖𝜗
∀𝜗 ∈ ℝ, cos 𝜗 = 𝑒𝑡 sin 𝜗 =
2 2𝑖

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