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Les Discours Rapportes

Le document présente les règles de transformation du discours direct en discours indirect, discours narrativisé et discours indirect libre, en détaillant les caractéristiques de chacun. Il fournit également une consigne pour identifier ces types de discours dans une série d'énoncés. Les règles incluent des éléments tels que la suppression des marques typographiques et de l'oralité, ainsi que l'utilisation de verbes spécifiques et de subordonnées.

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Les Discours Rapportes

Le document présente les règles de transformation du discours direct en discours indirect, discours narrativisé et discours indirect libre, en détaillant les caractéristiques de chacun. Il fournit également une consigne pour identifier ces types de discours dans une série d'énoncés. Les règles incluent des éléments tels que la suppression des marques typographiques et de l'oralité, ainsi que l'utilisation de verbes spécifiques et de subordonnées.

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RÈGLES

Discours direct Discours indirect


• Phrase introductrice (mobile) • Suppression des marques typographiques
Il déclare : « ………………. » :
« ………. , déclare-t-il ,………… » « »
« ……………………. » , déclare-t-il. -
• Verbes de parole • Suppression des marques de l’oralité
- Verbes déclaratifs : croire, penser, dire, !
déclarer, affirmer, annoncer, certifier, assurer, ?
confirmer, ajouter, crier, répondre, répliquer… • Maintien de la phrase introductrice telle
- Verbes de commandement (injonctifs) : quelle
ordonner, commander, demander, exiger… • Subordination
- Verbes de questionnement (interrogatifs) : • Emploi d’un moyen de liaison
interroger, questionner, demander… • QUE ([Link]étive)
• Marques typographiques : • DE+INF ([Link])
: deux points explicatifs • SI ([Link] totale)
« ….. » guillemets (rapporter des paroles) • COMMENT + POURQUOI + QUAND + OÙ +
- tiret (rapporter un dialogue / oraliser, COMBIEN ([Link] partielle)
théâtraliser un récit) • CE QUE
• Marques de l’oralité • CE QUI
! exclamation (ordre, sentiment)
? interrogation
Discours narrativisé Discours indirect libre
✓ Verbe de parole + nom + adj • Verbe de parole (facultatif)
✓ Absence des marques typographiques • : (facultatif)
: • Absence des marques typographiques
- « »
«…» -
✓ Absence des marques de l’oralité : • Maintien des marques de l’oralité :
! !
? ?
✓ On résume les paroles du destinateur • Verbes au passé
(locuteur) o Imparfait
✓ Accélérer le récit o Plus que parfait
✓ Le discours narrativisé résume par un verbe o Passé simple
intégré au récit, les paroles (ou les pensées) o Passé antérieur
qui ont été prononcées. • Pronom personnel sujet :
✓ Le discours narrativisé fait partie du récit: o Il
o imparfait ; o Elle
o passé simple ; ✓ Absence de subordination
o présent de narration ; ✓ Monologue intérieur (soliloque) au présent
✓ 3ème personne sujet : o Rapporter les paroles telles quelles
o Il / elle o Intégrer totalement les paroles au récit
o Ils / elles o Donner de la vivacité au récit
o Donner du réalisme à l’histoire
o Rendre les sentiments toniques
o Ralentir le récit
o changement de point de vue
o (complicité du narrateur avec le
personnage)
Consigne : Identifiez les discours rapportés (D.D / D.I / D.N / D.I.L) dans les énoncés suivants.

1. - Tu ne vas pas citer toutes les rues de Fès, dit simplement mon père.
2. Lalla Aïcha, son amie, était venue la chercher, il y avait de cela une heure environ. Ma joie se transforma
en appréhension, bientôt en inquiétude. Cette sortie avait certainement une relation quelconque avec
l'affaire Moulay Larbi, le mari de Lalla Aicha. Peut-être un nouveau différend l'opposait-il encore à ce démon
d'Abdelkader, fils de je ne sais qui ? Ne l'avait-on pas enfermé dans une sombre prison ? Cela sentait le
pacha, le prévôt et leurs sbires.
3. « Seuls les experts de la Corporation peuvent comprendre l'objet du litige », dirent-ils.
4. Lalla Aïcha lui prodigua toutes sortes de conseils, lui indiqua un fqih dans un quartier éloigné, dont les
talismans faisaient miracle.
5. Elle refusa poliment, déclara que ce thé était déjà un véritable printemps.
6. Je me demandais ce que pouvaient bien faire toutes ces femmes qui tournoyaient partout, couraient dans
tous les sens, traînant de grands seaux de bois débordants d'eau bouillante qui m'éclaboussait au passage.
Ne venaient-elles donc pas pour se laver ?
7. Les deux femmes restèrent à bavarder encore longtemps.
8. - Tu ne prends pas de thé ? lui demanda ma mère.
9. Parfois je les devançais, mais elles me rattrapaient tous les trois pas pour me prodiguer des conseils de
prudence et des recommandations. Je ne devais pas me frotter aux murs : les murs étaient si sales et
j'avais ma superbe djellaba blanche, je devais me moucher souvent avec le beau mouchoir brodé pendu à
mon cou, je devais de même m'écarter des ânes, ne jamais être derrière eux car ils pouvaient ruer et jamais
devant car ils prenaient un malin plaisir à mordre les petits enfants.
10. Ma mère hésitait encore. Pour la convaincre Lalla Aïcha parla longuement de ses douleurs de jointures, de
ses jambes qui ne lui obéissaient plus, de ses mains lourdes comme du plomb, des difficultés qu'elle
éprouvait à se retourner dans son lit et des nuits blanches qu'elle avait passées à gémir comme Job sur
son grabat.
11. Toutes les femmes entourèrent Rahma la malheureuse. Elle réussit enfin à les renseigner : Zineb avait
disparu, perdue dans la foule. En vain, sa mère avait essayé de la retrouver dans les petites rues latérales,
Zineb s'était volatilisée, le sol l'avait engloutie et il n'en restait pas la moindre trace.
12. - Il ne sert à rien maintenant, ajouta-t-elle, de courir dans toutes les directions. Rentrons pour attendre et
pour pleurer.
13. Ma mère courroucée commença à maudire le dellal, à invoquer tous les saints qu'elle connaissait afin qu'ils
lui infligent le dur châtiment qu'il mérite. C'était une honte de se conduire ainsi avec les honnêtes gens !
Que devait-il combiner pendant cette longue absence? Nous prenait-il pour des campagnards ignorants?
Nous saurons démasquer la vérité. Nous paierons le prix équitable et nous ne nous laisserons pas « rouler
» par ce mécréant. Mais le mécréant était toujours invisible.
14. Elles la suppliaient de les mettre au courant de la nature de cette catastrophe qui l'avait frappée.
15. Avant d'aller déjeuner, le fqih nous fit signe de nous taire. Dans le silence général, il nous parla de l’Achoura,
la fête du Nouvel An. Nous devions la célébrer dignement selon l'usage. Notre Msid serait illuminé à partir
de minuit. Tous les élèves viendraient pour inaugurer la Nouvelle année dans la joie et dans le travail. Nous
avions quinze jours pour préparer la fête.
16. Toujours hoquetant, je répondis : - Je ne veux pas aller en Enfer.
17. A mes réflexions, ma mère répondit qu'elle ne pouvait plus passer son temps à faire briller le plateau, laver
les verres, astiquer la théière d'étain. Qu'allait-elle donc faire de son temps ? Je ne savais.
18. Le fqih nous demanda de mettre nos parents au courant de ces dispositions.
19. Devant mes parents je me vantai de mes multiples exploits. Je réussis à les convaincre que sans moi aucun
résultat sérieux n'aurait été obtenu. Mon père me félicita.
20. Ma mère avait naturellement tout entendu déjà. Elle avait pâli. Elle restait au centre de la pièce, une main
sur la poitrine, sans prononcer un mot. Qui pouvait bien nous demander ? Etait-ce un messager de bon
augure ou le porteur d'une mauvaise nouvelle? Peut-être un créancier que mon père avait oublié de nous
signaler ! La petite somme d'argent que mon père nous avait laissée avant son départ, avait fondu. Les
quelques francs qui nous restaient étaient destinés à l'achat de charbon.

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