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PRÉPAS CONCOURS DES FORCES ARMÉES NATIONALES
COACH: OUATTARA WATIAN DAOUDA
NUMÉRO : 65449402
CORRIGÉ DU SUJET DE DISSERTATION
Sujet
Le Burkina Faso, sous l’impulsion de la Révolution populaire
progressiste, se lance dans une dynamique d’industrialisation : des
usines sont construites dans presque toutes les villes du pays.
Pensez-vous que l’industrialisation peut être un moyen de lutte contre
l’insécurité ?
Introduction
Depuis plusieurs années, le Burkina Faso est confronté à une insécurité
grandissante marquée par le terrorisme, le banditisme et les conflits
communautaires. Face à cette situation préoccupante, les autorités ont
entrepris d’importantes réformes, notamment dans le domaine
économique. L’industrialisation apparaît ainsi comme un axe stratégique
majeur de développement. En favorisant la création d’usines et la
transformation locale des ressources, le pays ambitionne de réduire la
pauvreté et le chômage, souvent considérés comme des facteurs
d’instabilité. Dès lors, peut-on affirmer que l’industrialisation constitue un
moyen efficace de lutte contre l’insécurité ?
Il convient d’analyser d’abord en quoi l’industrialisation peut contribuer à
réduire l’insécurité, avant d’examiner ses limites.
Développement
I. L’industrialisation comme facteur de réduction de l’insécurité
1. La création d’emplois et la réduction du chômage
L’un des principaux avantages de l’industrialisation est la création
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d’emplois. L’implantation d’usines permet d’offrir du travail aux jeunes,
principale cible des groupes armés et des réseaux criminels. En donnant
une occupation stable et des revenus réguliers, l’industrie réduit la
tentation de rejoindre des activités illicites. Ainsi, le travail devient un
moyen d’intégration sociale et de stabilisation.
2. La réduction de la pauvreté
La pauvreté constitue un terreau favorable à l’insécurité. En développant
l’industrie, le pays accroît sa production nationale, stimule le commerce
et augmente les revenus des ménages. Une population
économiquement autonome est moins vulnérable aux manipulations et
aux recrutements extrémistes.
3. Le renforcement de la cohésion sociale
L’industrialisation favorise les échanges entre régions et communautés.
Les zones industrielles deviennent des espaces de collaboration et de
mixité sociale. Cette interaction peut réduire les tensions
communautaires et renforcer le sentiment d’appartenance nationale.
II. Les limites de l’industrialisation dans la lutte contre
l’insécurité
1. L’insécurité a des causes multiples
L’insécurité ne s’explique pas uniquement par la pauvreté ou le
chômage. Elle est aussi liée à des facteurs idéologiques, géopolitiques et
politiques. L’industrialisation, bien qu’importante, ne peut à elle seule
résoudre ces problèmes complexes.
2. La nécessité d’un État fort et d’une armée efficace
La lutte contre l’insécurité nécessite également un renforcement des
capacités militaires et sécuritaires. Même avec une économie
industrialisée, l’absence d’un système de défense solide compromettrait
la stabilité du pays.
3. Le risque d’inégalités régionales
Si l’industrialisation profite uniquement à certaines villes, elle pourrait accentuer les
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frustrations dans les zones marginalisées, ce qui pourrait paradoxalement alimenter
l’instabilité.
Conclusion
En définitive, l’industrialisation peut constituer un moyen important de
lutte contre l’insécurité au Burkina Faso, dans la mesure où elle favorise
la création d’emplois, la réduction de la pauvreté et le renforcement de la
cohésion sociale. Toutefois, elle ne saurait être une solution unique. La
lutte contre l’insécurité exige une approche globale intégrant le
développement économique, le renforcement des forces de défense, la
bonne gouvernance et la justice sociale.
Ainsi, l’industrialisation apparaît comme un pilier essentiel, mais elle doit
s’inscrire dans une stratégie nationale globale de stabilisation et de
développement durable.