-1- - Cours d’Equa. Diff 2013.
AVANT PROPOS
Ce cours bien que figurant au programme de fin du cycle de graduat en
mathématique peut servir aussi aux étudiants d’autres filières utilisant les équations
différentielles comme moyen pédagogique par excellence pour la compréhension et
l’assimilation de matières connexes (géométrie différentielle, biologie, physique,
recherche opérationnelle, optimisation, économie politique, sciences politiques,…).
En élaborant un texte un peu volumineux pour un volume horaire 60
heures (30 de théorie et 30 de travaux pratiques), notre souci le plus ardent est de
regrouper des notions fondamentales y relatives afin de familiariser l’étudiant à leur
manipulation acceptable avant la fin du premier Cycle d’Études Supérieures et
Universitaires. Ce support se propose de mettre à la disposition de l’apprenant ou
utilisateur un outil de travail lui permettant de :
- Se rappeler et compléter les différentes notions d’équations différentielles
ordinaires du premier ordre vues dans les cours d’Analyse (I et II), d’Analyse
Numérique, de calcul numérique, de physique,…. ;
- Intégrer une équation différentielle ordinaire d’ordre supérieur à un (avec ou
sans (conditions initiales, conditions aux limites, valeurs et fonctions propres, …) ;
- Résoudre un système donné d’équations différentielles du premier ordre ;
- Ramener un système différentiel à une équation différentielle ordinaire facile
d’ordre (avec );
- Acquérir des aptitudes déductives à résoudre des équations aux dérivées
partielles du premier et du second ordre dans les cas particuliers de deux
variables.
L’articulation des matières au tour de quatre thèmes principaux et
introductifs prouve en suffisance que les notions choisies-bien que non exhaustives–
provoquent et poussent des esprits (curieux ou non) vers la lecture aisée et la
pénétration facile des matières spécifiques faisant appel aux équations différentielles.
Nous présentons ce texte en deux parties (théorie et 500 exercices avec
solutions générales).
Nous pensons que des réactions, des remarques et suggestions relatives à
ce texte pourront nous permettre d’améliorer la version complète en préparation.
Kinshasa, le 20/12/2013
Pr. Dr Sylvain LOWOLO OKAKO Pen’ELUNGHA XI
Tél : 099 827 2987 – 089 929 1132 E-mail : lo_cedius@[Link]
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Chapitre I.
RAPPELS ET COMPLÉMENTS SUR LES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
ORDINAIRES DU PREMIER ORDRE.
§.I.0. PRÉREQUIS NÉCESSAIRES(RAPPELS)
Il s’agit d’un petit condensé récapitulatif des cours d’Analyse et
d’Analyse numérique concernant les équations différentielles ordinaires. Ce sont
des matières supposées vues dans les promotions antérieures.
0.1. Quelques généralités sur les équations différentielles
(a) Définition
C’est une équation établissant une relation entre la variable
indépendante , la fonction inconnue et ses dérivées
On l’écrit :
ou ( )
- si est fonction d’une seule variable indépendante , est dite
équation différentielle ordinaire ;
- si est fonction de deux ou plusieurs variables indépendantes,
est dite équation différentielle aux dérivées partielles
Exemple :
Équations aux dérivées partielles de fonction inconnue
(b) Ordre :
C’est l’ordre de la dérivée la plus élevée contenue dans cette équation. Ainsi
on a :
- (équation différentielle du premier ordre ou d’ordre 1)
- (équation différentielle du second ordre ou d’ordre 2)
Exemple
– (équation différentielle du second ordre)
(équation différentielle du premier ordre)
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(c) Degré
Le degré d’une équation différentielle, si celle-ci peut-être écrite
comme un polynôme où les indéterminées sont les dérivées, est le degré de la
dérivée de l’ordre le plus élevé
Exemples:
(est du premier degré)
(est du second degré)
(d) Solution ou Intégrale d’une équation différentielle
C’est toute fonction possédant des dérivées jusqu’à l’ordre
compris et vérifiant identiquement cette équation pour dans un certain
intervalle
Exemple
– est solution de l’équation différentielle – car
– –
Résoudre ou intégrer une équation différentielle ; c’est trouver
solution ou intégrale de l’équation différentielle donnée.
La courbe représentative d’une solution de l’équation différentielle
s’appelle courbe intégrale de cette équation
En spécifiant une valeur de la constance d’intégration , la solution ou
l’intégrale est dite intégrale particulière de l’équation différentielle.
0.2. Cas d’une équation différentielle ordinaire du premier ordre
(a) Forme Générale :
Lorsque (3) est résolue en , on peut la mettre sous la forme . On dit
alors que (3) est résolue par rapport à la dérivée.
(b) Solution générale ou intégrale générale de l’équation différentielle (3)
C’est une fonction dépendant d’une constante arbitraire et
satisfaisant aux conditions suivantes :
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- elle satisfait à l’équation différentielle (3), ;
- pour toute condition initiale lorsque , on peut trouver
tel que la fonction vérifie la condition initiale donnée.
Une solution générale est alors de la forme 0 (4)
Attention !!! Il n’est pas toujours possible d’exprimer y à partir de (4) au moyen
de fonctions élémentaires ; on conserve alors la solution générale sous forme
implicite.
(c) Solution particulière de (3)
La solution particulière de (3) est toute fonction déduite de
la solution générale En posant , la relation 0 est
dite alors intégrale particulière implicite de l’équation différentielle (3).
Illustration : admet pour solution générale . Si et
alors et donc ou est la solution particulière.
Rappels
- Deux équations différentielles et sont
équivalentes dans un domaine de variation de si toute solution
de l’une est solution de l’autre et réciproquement ;
- Une équation différentielle peut admettre une infinité de solutions.
(d) Condition initiale de (3)
Comme une équation différentielle (3) peut admettre une infinité de
solutions, pour repérer une solution bien définie, il faut se fixer une condition
initiale, c'est-à-dire une valeur donnée à priori que doit prendre la fonction
inconnue pour une valeur de la variable indépendante . On la
note :
ou
Géométriquement, on se donne un point par lequel doit passer la
courbe intégrale cherchée.
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Résoudre une équation différentielle (3), revient à :
- Chercher sa solution générale ou son intégrale générale (si les conditions
initiales ne sont pas données) ou,
- chercher la solution particulière satisfaisant aux conditions initiales (s’il y en a).
0.3. Théorème d’existence et d’unicité
(a) Condition de Lipchitz (Mathématicien Allemand 1832 – 1903)
On dit que la fonction vérifie une condition de Lipchitz sur un
domaine de IR² si, à tout point intérieur à , on peut associer un
voisinage et un nombre positif tel que, si et sont deux points
quelconques de , on a : | | | | (1.6) où est appelé
un nombre de Lipchitz de en . Une telle condition est satisfaite
lorsque admet une dérivée partielle continue sur ; mais il n’est pas
nécessaire qu’il en soit ainsi.
(b) Théorème
Si, sur un domaine de IR², une fonction est continue et vérifie
une condition de Lipchitz, à tout point de , on peut faire correspondre
un voisinage dans lequel l’équation différentielle admet une solution
et une seule qui prend la valeur en .
0.4. Quelques équations du premier ordre intégrables par des quadratures
Une équation est intégrable par des quadratures si sa solution
générale peut être obtenue par des opérations élémentaires sur des fonctions
connues et des méthodes d’intégration de ces fonctions. Ce sont en général des
équations résolues par rapport à la dérivée première.
(a) Equations différentielles à variables séparées et séparables du 1e ordre
(a1) Forme générale
(4)
avec , produit d’une fonction continue connue dépendant seulement
de par une fonction continue connue dépendant seulement de . On a :
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∫ ∫
ou ∫ ∫ équation à variables séparées
L’équation (5) (équation à variables
séparables), peut être ramenée à une équation différentielle à variables séparées.
En effet ,
avec et
(Équation différentielle à variables séparées)
(a2) Remarque
L’équation (6) où sont des constantes peut
être ramenée à une équation à variables séparables par changement des
variables.
On pose et en séparant les variables, on
obtient : ou
Exemple
L’équation s’écrit y’ ou
En posant , on a : ou et l’intégrale de cette
équation à variables séparables est ou d’où
(b) Équations différentielles homogènes du premier ordre
(b1) Fonctions homogènes (Rappel)
La fonction est homogène de degré par rapport aux variables
et si l’on a : .
Exemples :
1) √ est une fonction homogène de degré 1
x2 y2
2) est une fonction homogène de degré zéro
xy
3) n’est pas une fonction homogène
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(b2) Équations différentielles homogènes du premier ordre
(b2.1) Forme générale
L’équation est homogène du premier ordre par rapport à
et si la fonction est une fonction homogène de degré zéro par rapport
à et .
(b2.2) Résolution
On a par hypothèse
Si on pose alors . L’équation s’écrira alors
et en posant c'est-à-dire on obtiendra alors
Il vient : (équation à variables séparables)
ou ∫ ∫
Substituant après intégration à on obtient l’intégrale de l’équation
différentielle homogène.
(b2.3) Remarque
n’est homogène que si et
sont des fonctions homogènes du même degré.
Exemples
1) –
2)
1) est une équation différentielle homogène tandis que 3) ne l’est pas.
(b2.4) Equations se ramenant aux équations différentielles homogènes
Forme générale
(5)
- Si alors (5) est une équation différentielle homogène
- Si ou ; alors on pose :
et (5) s’écrira alors (*)
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(*) est une équation différentielle homogène que si {
Si | | on aura alors à résoudre l’équation différentielle
homogène (**)
Si | | c'est-à-dire ou ou ,
, l’équation (5) devient :
La substitution ramène alors l’équation donnée à une
équation à variables séparables.
(c) Équations différentielles linéaires du premier ordre
(c.1) Forme générale
où sont des fonctions continues sur leurs domaines de définition
dy B( x) f ( x)
contenant l’intervalle l’équation peut s’écrire y ou
dx A( x) A( x)
avec
(c2) Résolution
(c2.1)1er CAS : (l’équation est dite linéaire homogène ou linéaire sans
second membre).
Quel que soit , on peut séparer les variables et intégrer.
On a : ou ∫
∫ ∫
(c2.2)2e CAS : (l’équation est dite linéaire non homogène ou linéaire
avec second membre). Pour l’intégrer :
- On détermine le facteur intégrant de l’équation différentielle qui est
l’expression ∫
∫
- On tire la solution générale qui est
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(d) Équations Différentielles de Jacob BERNOULLI
(d1) Forme générale
où sont des fonctions continues de ou des constantes.
- Si on écrit : ; équation linéaire non homogène.
- Si on écrit : ; équation linéaire homogène.
(d2) Résolution
On transforme (7) à une équation différentielle linéaire :
- en divisant tous les termes de l’équation par ; on a :
- en posant ou
- en substituant dans , on aura donc à résoudre l’équation différentielle :
§.I.A. COMPLÉMENTS SUR LES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES INTÉGRABLES
PAR DES QUADRATURES
I.1. Équations aux dérivées totales
(a) Définition
Soit l’équation différentielle (1.1) où et
sont définies sur un ouvert simplement connexe de IR². Elle est dite équation
aux différentielles totales si son premier membre est la différentielle totale
d’une fonction de deux variables indépendantes et .
Dans ce cas (1.2) et
est l’intégrale générale de l’équation (1.1).
En effet, portant (1.2) dans (1.1) on obtient :
( ) ( ) ( ) ( ) 1.3a)
- L’intégrale générale de l’équation (1.1) est donc la fonction définie
implicitement par cette équation (1.3a). Quant à l’intégrale particulière telle que
, elle est déterminée à partir de la relation [ ] (1.3b)
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- L’équation (1.1) est dite exacte lorsque vérifie :
et (1.3c)
(b) Théorème
Une condition nécessaire et suffisante pour que le premier membre
de l’équation (1.1) soit la différentielle totale d’une
fonction de deux variables indépendantes et est que :
(appelée condition de fermeture) (1.4)
Preuve
Condition nécessaire : Si le premier membre de (1.1) est la différentielle totale
d’une fonction on a (1.2), alors par identification et . En
dérivant la première relation par rapport à et la seconde par rapport à , on a :
et
L’égalité des dérivées mixtes nous conduit à l’identité (1.4)
Condition suffisante : Supposons que (1.4) est remplie et trouvons une fonction
telle que ou et (1.5a)
Cherchons d’abord une fonction satisfaisant à la première condition de
(1.5a). En intégrant cette relation par rapport à (en admettant que est
constant), on obtient ∫ (1.5b) où est une fonction
arbitraire de . Choisir de telle sorte que la dérivée partielle par rapport à
de la fonction , définie par (1.5b), soit égale à . Ce choix de la fonction
, avec la condition (1.4) est toujours possible. En effet, de (1.5b), on déduit
. ∫
En égalant le second membre de cette égalité à on trouve :
∫ (1.5c); le premier membre de (1.5c) est
indépendant de
Assurons-nous que si la fonction (1.5a) est remplie, son second
membre est indépendant aussi de . Montrons à cet effet que la dérivée partielle
par rapport à du second membre de (1.5c) est identiquement nulle.
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On a : * ∫ + * ∫ + * ∫ +
Donc * ∫ +
En intégrant (1.5c) par rapport à , il vient ∫* ∫ + où
est la constante d’intégration. En portant dans (1.5b), on obtient la fonction
cherchée ∫ ∫* ∫ + (1.5d) et clairement la
différentielle totale de cette fonction est égale à .
(c) Cas particulier important
Pour résoudre l’équation en (1.1) lorsque la condition de fermeture
(1.4) n’est pas vérifiée, on cherche un « facteur intégrant » c'est-à-dire une
fonction de vers IR* (avec domaine connexe de IR²) telle que la nouvelle
équation (1.6a) équivalente à la
première, soit exacte.
(d) Recherche du facteur intégrant
Soit ( ) une équation qui n’est pas une
différentielle totale. Choisissons telle que si l’on multiplie ( ) par cette
fonction, elle devient une différentielle totale. On a :
Condition de fermeture :
c'est-à-dire ou ( )
Divisons les deux membres par , on obtient
ou
Supposons que c’est à dire. ( ) admet un facteur intégrant dépendant
seulement de ; on obtient ainsi :
c'est-à-dire
Posons et intégrons les deux membres
∫
∫ ∫ ∫
En supposant que c'est-à-dire ( ) admet un facteur intégrant dépendant
seulement de , on obtient : c'est-à-dire
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Posons on a : ∫ ∫ . Cette
intégration donne ∫ d’où ∫
Exemple :
Résolvons telle que
et d’où et
Comme l’équation donnée n’est pas une dérivée totale. Mais puisque
d’après (1.6b) indépendant de , on obtient le facteur intégrant
. L’équation qui résulte est, d’après (1.6a)
dont le membre de gauche est la dérivée totale de .
Au point (condition initiale) ( les solutions de l’équation
différentielle qui satisfont la condition initiale indiquée sont données
implicitement par .
Au point (condition initiale) , les solutions de
l’équation différentielle qui satisfont la condition initiale indiquée sont données
implicitement par alors √ ,le signe devant
le radical ayant été choisi pour satisfaire la condition initiale.
, la fonction ( √ ) est
définie sur ,1 et dérivable sur ,1
I.2. Enveloppe d’une famille de courbes
Soit une équation de la forme (1.7) où et sont les
coordonnées cartésiennes variables et un paramètre susceptible de prendre
diverses valeurs fixes.
Pour chaque valeur donnée du paramètre , l’équation (1.7) définit une
certaine courbe dans le plan . Donnant à toutes les valeurs possibles, nous
obtenons une famille de courbes dépendant d’un paramètre. Par conséquent,
l’équation (1.7) est l’équation d’une famille de courbes dépendant d’un
paramètre. (Elle contient un seul paramètre arbitraire).
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(a) Définition
On appelle enveloppe L d’une famille de courbes à un paramètre, une
courbe tangente en chacun de ses points à une courbe de la famille.
(b) Exemple
Considérons la famille de courbe où est une
constante et un paramètre. C’est l’équation d’une famille de cercles de rayon
centrés sur l’axe . Il est évident que cette famille admette pour enveloppe les
droites
+R
-R
(c) Equation de l’enveloppe d’une famille de courbes
Soit la famille de courbes (1.7a) dépendant d’un
paramètre , l’enveloppe est déterminée par les deux équations suivantes :
Il suffit d’éliminer de ces équations, on obtient où est une
fonction dérivable et différente d’une constante sur cette courbe. est
l’équation de l’enveloppe
Les équations (1.7b) définissent soit l’enveloppe, soit le lieu
géométrique des points singuliers des courbes de la famille (1.7a), soit une
combinaison de l’une et de l’autre. Par conséquent, ayant obtenu une courbe
satisfaisant aux équations (1.7b), il importe de faire une étude spéciale pour
déterminer si la courbe obtenue est l’enveloppe ou bien un lieu de points
singuliers.
I.3. Calcul des solutions singulières d’une équation différentielle du premier
ordre
(a) Conditions
Pour arriver à déterminer les solutions singulières de l’équation
il faut :
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Trouver l’ensemble des points où la dérivée est infinie ;
Si cet ensemble forme une ou plusieurs courbes, s’assurer qu’elles sont des
courbes intégrales de l’équation ;
Si ces courbes sont des courbes intégrales, vérifier que l’unicité est violée
en chacun de leurs points.
(b)Première méthode :
On cherche l’enveloppe proprement dite des courbes de l’intégrale
générale définie par . L’équation de l’enveloppe de ces courbes
s’obtient en éliminant le paramètre entre les deux équations et
(1.7a) mais cette enveloppe contient outre l’enveloppe proprement dite, le
lieu éventuel des points singuliers des courbes de , il faudra alors
enlever ce lieu pour obtenir si elle existe, la solution singulière.
(c)Deuxième méthode
On cherche un point caractéristique d’une courbe où
l’équation différentielle admet une racine multiple en . Ce lieu
s’obtient en éliminant entre les deux équations et (1.7b)
La solution singulière, si elle existe, fait partie du lieu donné en (1.7a).
Mais ce lieu peut contenir des parties qui ne sont pas solutions de .
Il contient notamment le lieu des points de rebroussement des courbes de la
solution générale et le lieu des points où deux courbes de la solution générale
non infiniment voisines l’une de l’autre sont tangentes l’une de l’autre.
Exemple1 :
Soit à déterminer les solutions singulières de l’équation différentielle du
premier ordre ( )
Première méthode
L’intégrale générale de cette équation est (par séparation de variables)
. L’enveloppe proprement dite de cette famille
de cercles est formée de deux droites .
En effet,
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Deuxième méthode
Le lieu des points où l’équation proposée admet une racine double en
a pour équation – . La partie est le lieu des points de contact
de deux courbes de l’intégrale non infiniment voisines l’une de l’autre. La partie
est la solution singulière
Exemple2.
Déterminer la constante pour que – admette
une solution singulière. (Deuxième méthode)
Le lieu des points où cette équation admet une racine double en y’ est
formé des deux droites d’équation quadratique – obtenue en
éliminant entre les deux équations en (1.7b). En la résolvant par rapport à
on a deux racines données par | √ | (où ou
) d’où √
Pour que la droite définie par l’avant dernière équation soit solution de l’équation
proposée, il faut que
a 2 2 a 1 2 2
2
a 1 a 2 2
a 1 a 2 2
a 1 0
c-à-d a 2 2 a 1 a 5 4 a 1 0 d’où avec , avec
Il vient que l’équation proposée n’admet de solution singulière que si ou
.
si , la solution singulière est la droite ; la droite n’est
pas solution de l’équation proposée ; c’est un lieu des points de rebroussement
des courbes intégrales.
Si , la solution singulière est la droite ; la droite
n’est pas solution de l’équation. C’est un lieu de points de reboursement des
courbes intégrales.
(d) Remarques
(1) En général, une équation différentielle du premier ordre n’admet pas de
solution singulière, et cependant, on pourrait supposer le contraire en tenant
compte de ce qu’une famille de lignes à un paramètre, admet une
enveloppe. On peut répondre à cette objection en faisant remarquer que
l’existence de l’enveloppe d’une famille de lignes à un paramètre implique la
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continuité des fonctions et au voisinage des points
caractéristiques et que ces conditions ne sont, en général, pas remplies pour les
courbes intégrales d’une équation différentielle du premier ordre.
(2) Lorsqu’une équation différentielle admet une solution singulière, alors cette
solution apparaît comme « solution exceptionnelle » venant s’ajouter aux
solutions « essentielles » constituant la solution générale ; mais cette opinion
n’est valable que si l’on adopte le point de vue analytique. Car du point de vu non
analytique (domaine où s’engage de plus la Géométrie et la Physique
Mathématique), la solution singulière peut avoir une certaine importance,
puisqu’elle permet de relier des solutions particulières de façon à obtenir une
ligne intégrale (non analytique) passant par beaucoup de points fixés d’avance.
§.I.B. MÉTHODES D’INTÉGRATION APPROCHÉE D’UNE ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE
DU PREMIER ORDRE
Ce sont des méthodes qui s’inspirent de la preuve du théorème
d’existence et d’unicité.
I.4. Méthode des Isoclines
Soit une équation différentielle où la fonction
remplit toutes les conditions du théorème d’existence et d’unicité dans un
domaine du plan IR² de repère Cette opération définit un champ de
directions dans .
En effet, l’équation donne la pente de la tangente à la courbe
intégrale en tout point de . L’intégration de l’équation différentielle
peut désormais se formuler comme suit : « trouver une courbe qui en
chacun de ses points est tangente à la direction du champ ». Cette interprétation
de l’équation et de son intégration fournit une méthode de résolution
graphique. Pour construire les courbes intégrales, on se sert des isoclines. [On
appelle isocline, le lieu géométrique des points du plan en lesquels les
tangentes aux courbes intégrales cherchées ont la même direction ]. Il
résulte de cette définition que la famille des isoclines de l’équation différentielle
est définie par où est un paramètre.
Si l’on attribue à des valeurs numériques voisines, on peut déterminer
un réseau assez dense d’isoclines qui permet de construire approximativement les
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courbes intégrales de l’équation différentielle
L’isocline nulle est le lieu géométrique des éventuels
extrema des courbes intégrales.
Pour améliorer la précision du tracé des courbes intégrales, on définit le
sens de concavité et les points d’inflexion (s’ils existent) en calculant la dérivée
seconde à partir de l’équation :
Le signe du second membre définit celui de , c'est-à-dire le sens de concavité
des courbes intégrales. La ligne d’équation (1.8b)
est le lieu géométrique des éventuels points d’inflexion des courbes intégrales.
Exemple : Soit à intégrer par la méthode des isoclines.
La famille des isoclines est définie par l’équation . en faisant , , ...
on obtient les isoclines , ..., au vu desquelles on trace les
courbes intégrales (ici la droite est l’isocline nulle). Comme , donc les
courbes intégrales qui sont des paraboles ont toutes leur concavités tournées vers
le haut et ne présentent pas de points d’inflexion.
-3 -2 -1 0 1 2 3 4
I.5. Méthodes des approximations successives
Résoudre le problème de Cauchy
dy
f ( x, y )
dx (1.9a)
y( x 0 ) y 0
revient à résoudre une équation intégrale (une équation dans laquelle la fonction
inconnue figure sous le signe d’intégration)
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x
y y0 f (t , y(t ))dt
x0
(1.9b)
La méthode des approximations successives consiste construire la
solution de l’équation (1.9b) à l’aide de la formule q( x) lim qn ( x)
n
(1.9c) avec ∫ ( ) , .On peut prendre toute
fonction continue sur [ ] et notamment q0 (t ) y 0 C
Exemple : Résoudre le problème de Cauchy
Ramenons ce problème à l’équation intégrale ∫ . En prenant la
fonction pour l’approximation zéro, on trouve :
∫
∫ ∫
d’où lim qn (n) e donc est une solution (I.6)
x
n
1.6 Méthodes numériques de résolution du problème de Cauchy
Objet : Chercher à déterminer une solution approchée de système (1.9a)
On supposera que la fonction est continue et possède des dérivées
partielles continues d’ordre suffisamment élevé à toutes les variables dans un
rectangle {| | | | } de sorte que (1.9a) possède une
solution qui est suffisamment dérivable.
La résolution numérique du problème de Cauchy (1.9a) consiste à dresser
un tableau des valeurs approchées de la solution du problème aux
points .
On considère le plus souvent un ensemble de points avec
appelé maillage. Les points sont les nœuds et , le pas de
ce maillage.
Comme par définition dy
y ( x h) y ( x ) alors on obtient l’équation aux
dx lim
h 0 h
différences (le schéma aux différences d’Euler) où :
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(a) Méthode à un pas de maillage
La relation (1.9e) nous donne de proche en proche les valeurs
en partant de la valeur qui est donnée. En définitive, au
lieu de la solution on obtient une fonction de l’argument
discret dite (fonction de maille) qui est une solution approchée de problème (1.9a)
Géométriquement, la courbe intégrale cherchée qui passe par
le point est remplacée par la ligne polygonale d’Euler ... de
sommets (Méthode d’Euler)
y(x1)
M1
y0 y1 = y0 + hf(x0,y0)
M0
x0 x1 = x0 + h
Noter que la méthode d’Euler fait partie des méthodes à un pas dans lesquelles
le calcul des valeurs implique de connaître seulement les valeurs
Pour estimer l’erreur de la méthode sur un pas de maillage développons la
solution exacte au voisinage du nœud à l’aide de la formule de
Taylor
La comparaison des formules (1.9e) et (1.10) montre qu’elles sont égales au
premier ordre en h et l’erreur de la formule (1.10) est .
Exemple : Résoudre par méthode d’Euler le problème de Cauchy ,
sur le segment 0;0,5 avec un pas
Réponse :
On a : – , . Et (1.9e) donne de proche en proche :
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;
; etc.
En regroupant les résultats des calculs sur le tableau suivant (on peut tracer la
ligne polygonale d’Euler)
Solution exacte +1
0 0 2,0000 2,0000 2,0000 2,0000
1 0,1 2,2000 2,1000 0,2100 2,2052
2 0,2 2,4100 2,2100 0,2210 2,4214
3 0,3 2,6310 2,3310 0,2331 2,6499
4 0,4 2,8641 2,4641 0,2464 2,8918
La méthode d’Euler est simple mais peu précise. La précision de la solution
peut être améliorée moyennant une complication du schéma aux différences.
(b) Méthode de RUNGE-KUTTA
Cette méthode numérique consiste à calculer les quantités à l’aide
de la formule suivante :
où ( )
h hk
k 3 f ( x i , y i 2 ) , k 4 f ( xi h, y i hk 3 )
2 2
On a ainsi un tableau des valeurs approchées de la solution
de l’équation (1.9a) aux nœuds du maillage de pas
§.I.C. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES NON RÉSOLUES PAR RAPPORT A LA DÉRIVÉE
I.7. Considérations générales
Considérons le cas général d’une équation différentielle du 1 er ordre
(*) non résolue par rapport à la dérivée
(a) Si l’on arrive à résoudre l’équation (*) par rapport à la dérivée , on obtient
des équations de la forme qui peuvent être intégrées par des
méthodes déjà étudiées.
(b) En introduisant la notion d’intégrale générale à l’équation (*), supposons
qu’elle peut être résolue au voisinage d’un point par rapport à la dérivé ;
C’est à dire qu’elle se décompose en équation de la forme :
(1.11a)
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et que chacune de ces équations admet la solution générale :
(1.11b)
ou l’intégrale générale (1.12)
L’ensemble des solutions générales (1.11b) ou des intégrales générales (1.12)
sera appelé solution générale ou intégrale générale de l’équation (*)
Exemple :
L’équation se décompose en deux équations ;
l’ensemble de leurs solutions générales et constitue la
solution générale de l’équation initiale donnée. Cette intégrale générale s’écrit
très souvent sous la forme de produit des solutions générales de (1.11b) et pour
notre exemple : )(
(c) La résolution de l’équation (*) par rapport à n’est pas toujours aisée et les
équations (1.11a) s’intègrent plus rarement encore par des quadratures.
I.8. Quelques méthodes d’intégration de l’équation non résolue par rapport
à la dérivée
Ce sont des méthodes qui dépendent de différentes formes que peut
prendre l’équation différentielle (*).
(a) Equation de la forme (1.12c)
Supposons que l’équation (1.12c) admet au moins une racine réelle
, alors les quantités sont des constantes puisque, cette équation (1.12c)
ne contient ni ni . D’où en intégrant l’équation on obtient :
(1.12d)
donc l’intégrale générale de l’équation envisagée est :
yc
où sont les racines (1.12c)
x
Exemple : Résoudre –
L’intégrale générale de l’équation est –
(b) Équation de la forme (1.13a)
(b1) Si la résolution de cette équation par rapport à est difficile, on introduit un
paramètre et on remplace l’équation (1.13a) par les deux équations suivantes :
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et (1.13b) qui sont telles que
[ ] , ] [.
Vu que ou ou encore . Il vient (avec
et ) d’où ∫
Donc les courbes intégrales cherchées sont définies sous forme paramétrique par
les équations :
∫ (1.13c)
Exemple : Intégrer l’équation ⁄ ⁄
Posons , et il est clair que ; on a :
3 cos 2 t sin t cos 2 t
d’où dx dt ou encore x 3 sin 2 t dt donc et
sin 3 t
les équations paramétriques cherchées s’écrivent :
,
(b.2) Si l’on arrive à résoudre sans peine l’équation par rapport à ,
on prend généralement pour paramètre.
En effet, si en posant , On a :
et (1.13e) ce qui donne ∫
Les équations paramétriques des courbes intégrales sont
∫ , (1.13f)
L’élimination de donne l’intégrale générale de l’équation (1.13e)
Exemple : Intégrer l’équation √ (*)
(*) peut être résolue facilement par rapport à , on a l’équation .
√
Posons , on obtient et on a ensuite .
√
Cherchons , Il vient
∫ ( )
√ √
Les courbes intégrales sont définies par les équations paramétriques :
(**)
√ √
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Résolvons ce système. On a de (**), tirons P, on obtient (***)
(***) dans (**) ou
√
(c) Équation de la forme (1.14a)
(c1) Si cette équation est difficile à résoudre par rapport à , il faut, comme
précédemment, introduire un paramètre et remplacer l’équation (1.14a) par les
deux équations suivantes : et (1.14b)
On a alors (1.14b) d’où ∫ (1.14c).
Donc les courbes intégrales de l’équation (1.14a) sont définies par les équations
paramétriques :
, ∫ (1.14d)
(c.2) Si l’équation (1.14a) se résout sans peine par rapport à c'est-à-dire
, il est commode de prendre pour paramètre . On a alors :
d’où ∫ (1.14e)
Exemple : Résoudre
Posons alors et
d’où . Les courbes intégrales sont donc définies par les équations
paramétriques :
(d) Équations de (Joseph Louis) LAGRANGE
(d.1). Définition
On appelle équation de Lagrange, une équation différentielle linéaire
par rapport à et à de la forme (1.15) où sont des
fonctions continues.
(d.2) Résolution :
- En posant , on a la relation suivante entre les variables et le paramètre :
(1.16)
- Dérivons (1.16) par rapport à pour obtenir une autre relation qui nous
permettra de déterminer en fonction du paramètre
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d’où
[ ] (1.17)
ou
[ ] (1.18)
- L’équation (1.18) est une équation linéaire par rapport à et à qui s’intègre
donc sans peine, par exemple à l’aide de la méthode de variation de la constante.
Une fois acquise la solution générale de l’équation (1.18), en lui
adjoignant l’équation , on obtient les équations paramétriques
des courbes intégrales cherchées.
- Pour passer de l’équation (1.17) à l’équation (1.18) on a dû diviser par Ce
faisant on a perdu les solutions pour lesquelles est constant, c'est-à-dire .
Si l’on admet que est constant, on constate que l’équation (1.17) n’est vérifiée
que dans le cas où est une racine de l’équation – . Si donc l’équation
– admet les racines réelles aux solutions trouvées plus haut, de
l’équation de Lagrange, il faut encore ajouter les solutions (qui sont des droites) :
{ ou
e) Equations de (Alexis Claude) CLAIRAUT
(e.1)Définition
C’est une équation différentielle de la forme (1.20)
(e.2) Résolution :
- En posant , on a et la dérivation par rapport à donne :
ou [ ] (1.20a)
- Donc ou bien et alors , ou bien .
Premier cas, en éliminant on trouve la famille de droites (1.20b)
qui est la solution générale de l’équation de Clairaut. C’est une famille de droites
à un paramètre, qui se détermine sans quadrature.
Deuxième cas, la solution est définie par les équations
(1.21)
* On démontre qu’en général la courbe intégrale (1.21) est l’enveloppe de la
famille de droites trouvée.
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Exemple :
Intégrer l’équation de Clairaut – La solution générale de
cette équation est immédiate : – Une autre solution (singulière) est
définie par les équations : – . L’élimination du paramètre nous
donne l’enveloppe des droites –
0 x
* Pour les équations de la forme par un point il passe
plusieurs courbes intégrales puisque la résolution de l’équation par
rapport à nous donne plusieurs valeurs réelles . si
chaque équation satisfait au voisinage du point aux
conditions du théorème d’existence et d’unicité de la solution, elle admettra une
seule solution vérifiant la condition Donc en disant que l’équation
admet une seule solution satisfaisant à la condition , on comprendra en
général que par le point ( ) passe au plus une courbe intégrale de l’équation
suivant la direction donnée.
Exemple1
Pour les solutions de l’équation l’unicité, telle qu’elle vient
d’être comprise, est partout acquise puisque par tout point ( ) du plan
passe deux courbes intégrales, mais dans des directions différentes.
Exemples 2
Dans le cas de l’équation de Clairaut – par le point (0,0)
passe aussi deux courbes intégrales : la droite qui figure dans la solution
générale de cette équation et la parabole . Ces deux courbes présentent la
même pente au point (0,0). Donc l’unicité est violée en ce point.
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(e.3) Théorème
Soit donnée une équation et supposons que dans un
voisinage d’un point ( ), où est une racine réelle de l’équation
F( )=0. La fonction satisfait aux conditions suivantes :
1). est continue par rapport à tous ses arguments ;
2). La dérivée existe et est non nulle ;
3). La dérivée existe et est bornée : | |
On peut exhiber alors un segment [ ] sur lequel l’équation
admet une seule solution vérifiant la condition
et telle que
I.9. Problèmes géométriques liés aux équations différentielles du premier
ordre : Trajectoires orthogonales
a) La solution générale d’une équation différentielle du premier ordre
définit une famille de courbes planes dépendant d’un paramètre . Posons
maintenant le problème inverse ; étant donné une famille à un paramètre de
courbes former l’équation différentielle admettant pour
solution générale. Soit donc donnée la relation :
(1.22)
où C est un paramètre. En dérivant (1.22) par rapport à , on obtient
(1.23a)
- Si le second membre de l’équation (1.23a) ne contient plus , cette équation
sera l’équation différentielle de la famille de courbes (1.22).
- Si le second membre de l’équation (1.23a) contient , en résolvant (1.22) par
rapport à , on définit comme une fonction de et de ; (1.23b)
En portant cette expression de dans (1.23b), on obtient une équation
différentielle du premier ordre (1.24) Il est immédiat de voir
que est la solution générale de (1.24)
- Si sont reliés par une relation de la forme (1.25). Une
dérivation de cette dernière par rapport à nous donne (1.26). En
éliminant entre (1.25) et (1.26) on obtient (1.27). On démontre
que (1.25) est l’intégrale générale de l’équation (1.27)
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b) Etant donné une famille de courbes , on demande de trouver
une famille dont toute courbe est orthogonale en chacun de ses
points à une courbe de la famille donnée, en d’autres mots, en tout point
les tangentes aux courbes des familles et =0 passant par
ce point sont orthogonales. La famille s’appelle famille des
trajectoires orthogonales à =0 (et réciproquement).
Ø(x, y, C) = 0
(x,C)
=0
Exemple :
Si les courbes de la famille sont les lignes de force d’un
champ, les trajectoires orthogonales seront les lignes de potentiel constant.
Analytiquement cela exprime que si est l’équation différentielle de
la famille , l’équation différentielle des trajectoires orthogonales à
sera de la forme ( ) (Les pentes des tangentes aux
courbes des familles et =0 doivent être reliées en tout
point par la condition d’orthogonalité )
Règle : Pour trouver les trajectoires orthogonales à la famille , il
faut former l’équation différentielle et y remplacer par .
L’intégration de cette équation nous donne la famille de trajectoires
orthogonales.
Exemple : Trouver les trajectoires orthogonales à la famille (*) de
cercles concentriques centrés en l’origine des coordonnées.
Formons l’équation différentielle de la famille (*) par rapport à , on obtient
x
d’où . Ceci est l’équation différentielle de la
y
famille de cercles. En y remplaçant par , on obtient l’équation différentielle
de la famille des trajectoires orthogonales. ou
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En intégrant la dernière équation, on trouve que les trajectoires orthogonales sont
les demi-droites,
y
Chapitre. II.
EQUATIONS DIFFERENTIELLES D’ORDRE SUPERIEUR A UN
Ce cours montrera, dans cette partie, qu’une équation différentielle peut
être remplacée par un système différentiel. C’est à cet effet qu’il sera reporté au
chapitre des systèmes différentiels l’étude de l’existence des solutions d’une
équation différentielle d’ordre plus grand que un.
§.II.A. GENERALITES SUR DES PROCEDES DE RESOLUTION DES QUELQUES
TYPES PARTICULIERS D’EQUATIONS
Il s’agira des formes particulières d’équations différentielles par rapport
à la forme générale de l’équation différentielle à étudier
(2.0.a)
II.0. Equation de type (2.0.b)
Pour ce cas, si on peut tirer alors on effectue quadratures
successives pour avoir la solution générale.
Exemple
est solution générale de – où et
C sont des constantes réelles.
II.1. Equation de type (2.1)
Ce cas est celui où l’équation ne contient pas sous forme finie.
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(a) Méthode
On pose (2.2a). L’équation donnée se transforme en l’équation
différentielle d’ordre :
(2.2b)
Si on sait intégrer cette équation et si (2.2c) en est la
solution générale, les étant les constantes d’intégrations alors on obtient la
solution générale de l’équation donnée à l’aide de quadratures successives :
∫
∫ ∫
∫ ∫ ∫ ∫
ou aussi, ∫ ( ) où est un polynôme
en de degré , à coefficients arbitraires et étant une constante arbitraire
choisie de façon que l’intégrale ait un sens sur l’intervalle
Exemple1.
Soit à résoudre l’équation .
On pose et on est ramené à l’équation linéaire dont
l’intégrale générale est d’où | | . On en déduit :
[ | | ]
Exemple 2
On montre en physique que, en état de régime, (c'est-à-dire, quand la
température ne varie pas avec le temps), et si le milieu ambiant produit une
quantité de chaleur constante par unité de volume et par unité de temps, la
température en un point A à l’intérieur d’un cylindre droit de rayon R est une
fonction qui dépend uniquement de la distance r du point A à l’axe du cylindre et
qui vérifie l’équation différentielle , k étant une constante et étant le
Laplacien de la fonction .
Proposons-nous de déterminer la température en un point de l’axe et la
température en un point de la surface cylindrique, sachant que la
fonction θ satisfait, en outre, aux conditions : fini,
( ) (a) étant deux constantes données.
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Adoptons un trièdre coordonné trirectangle dont l’axe est confondu
avec l’axe du cylindre. Appelons les coordonnées cylindriques de . on a :
√
La fonction dépendant uniquement de , on a :
( )
La fonction cherchée est donc solution de l’équation différentielle du second
ordre :
On pose et on est réduit à l’équation différentielle du premier ordre
(équation linéaire), : dont l’intégrale générale est
k
On en déduit : C1 log r r ² C2
4
La fonction devant rester finie quand , on a . La seconde condition
(a) se traduit par, (en tenant compte de .
kR k
θ a R ² C h
2 4
kR² kR
Θ0 d’où C2 h
4 2a
Θ1
La fonction cherchée est donc
A 0 B
r
R
Dans un plan le diagramme de la répartition de la température le long d’un
diamètre du cylindre est donc une parabole. On trouve :
kR kR²
Pour , 0 h
2a 4
kR
Pour , 1 h
2a
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[Link] de type (2.4)
Ce cas est celui où l’équation ne contient pas la variable indépendante
(a)Première méthode
On peut ramener ce cas au cas précédent n° II.1 en effectuant le
changement de variables suivant : devient la nouvelle variable dépendante et
la nouvelle variable indépendante.
Rappelons la formule relative à ce changement de variables dans les dérivées :
( ) (2.5a)
(b) Deuxième méthode
On pose (2.5b) et on effectue le changement de variables
suivant : devient la nouvelle variable dépendante et la nouvelle variable
indépendante. La formule à appliquer est (2.5c) d’où ,
( ) ,…
L’équation d’ordre donnée se transforme en une équation
différentielle d’ordre Si on sait intégrer cette dernière équation et si
en est l’intégrale générale, il suffit, pour obtenir la solution
générale de l’équation donnée, d’intégrer l’équation du premier ordre :
(2.5d)
(c) Remarques
(c1) On peut montrer que ces deux méthodes sont équivalentes ;
(c2) Les méthodes précédentes ne fournissent pas les solutions de la forme
Ces solutions s’obtiennent en résolvant l’équation (2.5e)
(c3) L’équation différentielle (2.5d) admet pour solutions les fonctions
qui sont racines de l’équation . Ces solutions sont, en
général, étrangères à l’équation différentielle donnée.
(c4) En Mécanique Rationnelle, on rencontre des équations du type envisagé. Par
exemple :
(c4.1). Dans l’étude du mouvement d’un point se plaçant sur un axe, la force
agissant sur le point étant une fonction de la position du point et de sa vitesse. En
effet, en désignant par l’abscisse du mobile sur l’axe, par le temps, par la
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masse et par la vitesse du mobile, l’équation différentielle du mouvement
est de la forme (2.5f). L’application de la deuxième méthode
conduit à poser, (on écrit au lieu de ), ; l’équation transformée
est : c'est-à-dire . . On reconnaît, sous cette
forme, la traduction analytique du théorème de la force vive.
(c4.2.) Dans le cas où la force dépend uniquement de , la force dérive d’un
potentiel ie ( ) et l’équation devient l’équation différentielle à
variables séparées : d’où
(d) Exemple
(d1) Soit l’équation du second ordre En posant , l’équation
dp
devient en vertu de (2.5b) et (2.5c) : p f ( y ) d’où on déduit :
dy
∫ ; √ ∫ ; ∫√
∫
(d2) Soit l’équation du second ordre . En posant , l’équation
devient : , d’où on déduit :
(d2.1) , d’où (constante)
(d2.2) ; d’où c'est-à-dire
Cette dernière équation est une équation différentielle du premier ordre qui
s’intègre facilement par séparation des variables :
(i) Si , posons ; l’équation différentielle et son intégrale sont :
, et (a) ; étant les deux constantes
d’intégration.
(ii) Si , posons ; on a : (b)
(iii) Si , on obtient , (c)
Si, dans l’expression (a), on fait tendre la constante d’intégration µ vers ± , on
obtient et on trouve la solution trouvée au 1°. Les courbes
intégrales de l’équation donnée sont définies par les équations (a), (b) et (c).
(d2.3). Faire de même pour le mouvement pendulaire, courbe élastique, radioïde
aux abscisses, courbe de Ribaucours…
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II.3. Equation homogène en (2.6)
Ce cas est celui où l’équation donnée est homogène par rapport à la
variable dépendante et ses dérivées successives.
(a) Méthode
On effectue le changement de variable dépendante : (2.7a)
on a : (2.7b)
Dans ces expressions, la variable n’intervient sous forme finie que dans le
facteur . L’équation donnée étant homogène en , l’équation
transformée sera, après simplification par une puissance de , une équation
différentielle d’ordre dans laquelle ne figure pas sous forme finie ; on est
ramenée au cas n°II.1. voir (2.1)
L’abaissement d’ordre de l’équation transformée s’effectuant par le changement
de variable, on peut effectuer directement le produit des deux substitutions et
poser, dans l’équation donnée . L’équation transformée sera alors d’ordre
(b) Exemples
(b1) Soit l’équation différentielle
En posant , puis ou en posant , l’équation est transformée
en dont l’intégrale est ; on en déduit : | |
(b2) Toute équation linéaire homogène d’ordre deux
(2.7c) peut être ramenée à une équation de Riccati et réciproquement. En effet,
en posant , l’équation se transforme en l’équation de Riccati :
(2.7d)
Réciproquement, étant donné une équation de Riccati, on sait qu’on peut
toujours ramener cette équation à la forme réduite (voir première partie du cours)
(2.7e). Si dans cette équation, on pose , l’équation
transformée est (2.7f) qui est une équation linéaire homogène
du second ordre.
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II.4. Equation non homogène en (2.7g)
Ce cas n’est possible que si il existe des constantes et telles que, quel
que soit , ) (2.8)
(a) Résolution :
On effectue le changement de variables , (2.9); ξ
étant la nouvelle variable indépendante. Les formules de changement de variables
dans les dérivées se déduisent de la relation :
avec car (2.10)
Si a est une constante, on a : ( ) (2.11)
On en déduit successivement :
[ ]
En effectuant la substitution (2.9) dans l’équation différentielle donnée, joue le
rôle de dans l’identité (2.8). En négligeant le facteur non nul ( ) l’équation
transformée s’écrit : [ ] . On est
ramené au cas n°II.2., on peut donc abaisser l’ordre de l’équation transformée.
(b) Exemple
(b1). Soit l’équation
Si on remplace par , par , par par , les
degrés en des trois termes, sont respectivement – – . Les termes
seront tous de même degré en , si . L’équation est donc du type envisagé,
avec , on effectue le changement de variables ,
l’équation transformée est :
(a)
qui en posant s’écrit :
L’intégrale générale de cette dernière équation est et
l’intégrale générale de l’équation (a) est donc :
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d
C2
4 ² log ² C1
On en déduit l’intégrale générale de l’équation donnée.
y²
(b2) Soit l’équation
x
En remplaçant respectivement par , on constate
que chaque terme est de degré – en ; l’équation est donc du type
envisagé pour n’importe quelle valeur de . Il peut se faire que certaines valeurs
de k conduisent à des calculs plus simples que d’autres.
- Si on adopte , on pose :
L’équation transformée est : ( ) (b)
En posant , on déduit ( )
d’où l’intégrale générale de l’équation donnée : ( )
-Si on avait adopté , on aurait posé et on aurait été ramené à
l’équation : ( ) qui est beaucoup moins commode à
intégrer que l’équation (b)
II.5. Calcul d’une solution particulière vérifiant des conditions données :
Problèmes aux conditions initiales. Problème aux conditions aux limites.
(a) En général, dans les applications pratiques, ce n’est pas l’intégrale générale
d’une équation différentielle qu’il s’agit de calculer, mais une solution particulière
vérifiant des conditions données, ( conditions s’il s’agit d’une équation
différentielle d’un ordre ).
On peut distinguer deux façons différentes d’imposer ces conditions :
(a1)Dans toutes les conditions données n’interviennent que les valeurs de la
fonction et ses dérivées, pour une même valeur de la variable indépendante. Nous
dirons qu’il s’agit alors d’un problème aux conditions initiales.
C’est par exemple, le cas de la détermination de la loi du mouvement d’un mobile
dont on connaît la position et la vitesse à un instant donné.
(a2)Dans les conditions données interviennent les valeurs de la fonction et de ses
dérivés pour différentes valeurs de la variable indépendante. Nous dirons qu’il
s’agit alors d’un problème aux conditions aux limites. C’est, par exemple, le cas de
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la détermination d’une courbe intégrale d’une équation différentielle du second
ordre, qui passe par deux points donnés.
Théoriquement, quand on connaît l’intégrale générale de l’équation
différentielle proposée, les deux types de problèmes envisagés ci-dessus se
traitent d’une manière analogue ; on détermine les constantes d’intégrations pour
que les conditions imposées soient vérifiées.
Dans les méthodes d’intégration approchées, au contraire, les deux
problèmes se traitent de manière différente et le second problème est souvent
plus compliqué à résoudre que le premier.
(b) Exemples
(b1) Mouvement ascensionnel d’un corps pesant, lancé verticalement dans le vide
avec une vitesse initiale à l’instant
Si est le point de départ la verticale ascendante, t le temps,
l’accélération due à la pesanteur, la fonction doit vérifier l’équation
différentielle et les conditions
C’est un problème aux conditions initiales. L’intégrale générale de
l’équation différentielle est (après deux quadratures successives
Les conditions initiales se traduisent par et d’où la solution
cherchée :
(b2)Poutre encastrée
Considérons une poutre horizontale , encastrée aux deux extrémités.
Rapportons la figure à l’axe confondu avec et à l’axe , verticale
descendante du point .
1er cas : Charge répartie
Supposons que la poutre , de longueur , supporte une charge de
densité La déformation de la poutre vérifie l’équation différentielle.
où
dans laquelle est le module d’élasticité et le moment d’inertie de la section
droite de la poutre, autour de l’axe mené par le centre de masse de cette section
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droite, perpendiculaire au plan .
L’intégrale générale de cette équation est
La solution particulière définissant la
position de la poutre déformée doit
0 xi x vérifier les conditions aux limites
A B
suivantes :
y
𝑦 𝑦
𝑦 𝑎 𝑦 𝑎
Les constantes d’intégration doivent donc être telles que
(a ) 3
a
C3 a ² C 4 a 3 f ( ) d 0
0
3!
(a ) 2
a
2C3 a 3C 4 a ² f ( ) d 0
0
2!
1
Cas particulier, si et ; on a : C 3 C 4 et, dans ce cas, la poutre
6
déformée est définie par l’équation c'est-à-dire
2e cas. Charge concentrée
Supposons que la poutre , de longueur , supporte une charge
concentrée en un point . Ce cas peut être considéré comme cas limite, quand
tend vers zéro, de celui où la poutre supporte, le long de l’intervalle ,
une charge de densité telle que :
x0
p( x)dx P
x0
En tout point non situé dans l’intervalle , la déformation y vérifie
l’équation
P
0 x0 x
A B
y
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En tout point de l’intervalle , la déformation y vérifie l’équation :
x0 x0
p( x)
d’où y dx dx c'est-à-dire
IV
x0 x0
EI
ξ étant la valeur de en un certain point ξ de l’intervalle .
La fonction cherchée est donc la solution de l’équation , qui admet, sur
l’intervalle une dérivée première continue, une dérivée seconde continue et
une dérivée troisième discontinue en , la discontinuité étant de première espèce
et telle que :
( )
étant la valeur de au point . De plus, on a les conditions aux limites :
Déterminons séparément sur l’intervalle et sur l’intervalle ). Ecrivons
l’intégrale générale de l’équation différentielle sous la forme
, sur l’intervalle
sur l’intervalle
En tenant compte des conditions aux limites et en exprimant
qu’au point les valeurs de , déduites des deux formes ci-dessus, sont
égales, on obtient :
)²+
)²
De ce système, on déduit les valeurs des constantes d’intégration.
Cas particulier : Si et , on a :
et, dans ce cas, la poutre déformée est définie par la fonction :
. /
. /
{
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3e cas. Poutre supportée
Supposons que la poutre supporte une charge de densité et
repose sur un support au point , afin d’empêcher
, si 1 ≤ xle≤déplacement
2 de la poutre
en ce point.
0 x0 x
A B
y
P
En tout point différent du point , la déformation y vérifie l’équation
[ ]
Ecrivons l’intégrale générale de cette équation sous deux formes différentes sur
les intervalles :
∫
Les constantes d’intégration sont déterminées par les conditions suivantes :
1) } }
y1 ( x 0 ) ∫
2) y( x 0 ) 0 {
y 2 ( x 0 ) ∫
3)
∫
∫
4)
∫ ∫
La réaction exercée sur la poutre au point est déterminée par l’équation :
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Cas particulier
si , et on a : et, dans ce cas, la
déformation est définie par la fonction :
x ²(1 x)² 𝑠𝑖 𝑥
24
y
(2 x)²(x 1)² 𝑠𝑖 𝑥
24
et la réaction exercée sur la poutre au point est :
[ ]
(d’après R. COURANT. Vorlesungen über Differential und Integral Rechnung)
Exercice
Un plan vertical est rapporté à deux axes rectangulaires et , l’axe étant
vertical. Une corde située dans ce plan est tendue sous l’action d’une force .
a. Sachant que, si la corde supporte une charge de densité continue la
déformation de la corde est telle que , déterminer la corde déformée.
Cas particulier où est constante
b. Déterminer la corde déformée si elle supporte un poids au point d’abscisse
(on raisonnera comme dans l’exemple 2 du n° II.5)
§II.B. EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES
II.6. Généralités. L’opérateur P(D)
(a) Définition
On appelle équation différentielle linéaire à une inconnue d’ordre n
toute équation différentielle qui peut s’écrire sous la forme canonique :
( (2.13)
Nous conviendrons d’écrire cette équation sous la forme :
(2.14)
L’opérateur étant, par définition,
, (2.15)
Lorsque la fonction est identiquement nulle, l’équation différentielle
est dite homogène.
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Lorsque tous les coefficients , sont des constantes,
l’équations linéaire est dite à coefficients constants.
(b) Propriétés de l’opérateur
(b1) L’opérateur est un opérateur linéaire : on a, en effet :
(2.16a)
(2.16b)
(b2) Introduisons les opérateurs différentiels suivants :
(2.17)
De la formule de dérivation de Leibniz
( ) ( ) ( ) (2.18)
On déduit la formule :
1 1 1
P( D)( y1 y2 ) y1P( D) y2 Dy1P' ( D) y2 D² y1P' ' ( D) y2 ... D n y1P n ( D) y2 (2.19)
1! 2! n!
II.7. Fonctions linéairement indépendantes entre elles
(a) Définitions
On dit que les fonctions de la variable sont linéairement
indépendantes entre elles, si les valeurs sont les seules valeurs des
constantes , pour qu’on ait, quel que soit ,
∑ (2.20)
Lorsqu’une telle identité existe pour des valeurs non toutes nulles des , on dit
que les fonctions sont linéairement dépendantes entre elles.
Le déterminant d’ordre , | | (2.21)
s’appelle le déterminant de WRONSKY ou le WRONSKIEN des fonctions
[du nom du mathématicien Polonais Hoene WRONSKY (1778 – 1853)]
(b) Remarque.
Si sont fonctions linéairement dépendantes entre elles,
tout ensemble de fonctions de , formé de ces fonctions et de
fonctions quelconques , est un ensemble de
fonctions linéairement dépendantes entre elles. (Conséquence de la définition)
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(c) Théorème : Pour que les fonctions soient linéairement dépendantes entre
elles, il faut et il suffit que le Wronskien soit identiquement nul.
Preuve
(i) Conditions nécessaire.
De l’identité (2.20), on déduit par dérivations successives, les identités suivantes :
∑ ∑ ,…,∑ (2.22)
S’il existe des valeurs non toutes nulles des constantes qui vérifient ces
équations, le rang de ce système algébrique linéaire en est inférieur à , le
déterminant de ce système est donc nul c'est-à-dire
(ii) Condition suffisante : (Démonstration par récurrence)
(1°) Le théorème est vrai pour .
En effet, de | | c’est-à-dire , on déduit
(2°) Si le théorème est vrai pour , il est aussi pour ; On a, par
hypothèse : ( ) . Deux cas sont à envisager :
(α) ( ) alors, par hypothèse, les fonctions sont
linéairement dépendantes entre elles ; il en est donc de même des
fonctions , (voir remarque 2°)
(β) ( ) . Considérons fonctions satisfaisant
aux équations linéaires algébriques homogènes suivantes :
∑ ,∑ , ... , ∑ [ ]
Puisque ( ) et ( ) , ce système algébrique linéaire en
est de rang on peut choisir ( ) pour déterminant principal ; est
alors inconnue non principale. On peut donc donner à une valeur arbitraire.
Choisissons la valeur ; les valeurs correspondantes de ,..., sont solutions du
système suivant :
∑ ∑ , ... , ∑ [ ]
En dérivant par rapport à chacune des p premières de ces équations et en
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tenant chaque fois compte de l’équation suivante, on déduit :
∑ ∑ ,..., ∑ [ ]
Ce système algébrique linéaire et homogène en , ,..., est de rang , puisque
( ) ., il admet donc l’unique solution : , ,..., .
Les valeurs , ,..., qui correspondent à , sont donc des
constantes. De l’identité : 1 y1 2 y 2 ... p y p p 1 0 il résulte que les fonctions
sont linéairement dépendantes entre elles.
§II.C. EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES HOMOGENES
II.8. Ensemble fondamental de solutions
(a) Soit (2.23), une équation différentielle linéaire homogène
d’ordre .
* cette équation admet toujours la solution triviale ; dans tout ce qui suit,
cette solution est laissée de côté.
* On appelle ensemble fondamental de solutions de l’équation , tout
ensemble de solutions linéairement indépendantes entre elles.
(b) Théorème
Si constitue un ensemble fondamental de solutions de , la
solution générale de , est (2.24) ; étant des
constantes arbitraires.
Démonstration :
(i) Toute fonction de la forme (2.24) est solution de , (conséquence de la
linéarité de l’opérateur )
(ii) Toute solution de l’équation appartient à l’ensemble des
fonctions définies en (2.24). En effet, des identités :
On déduit, (conséquence du théorème de Rouché des systèmes algébriques
linéaires),
Les fonctions sont donc linéairement dépendantes
et, puisque sont linéairement indépendantes, la fonction est une
combinaison linéaire des fonctions
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(c) Remarques
* Les solutions de l’équation linéaire homogène constituent un espace
vectoriel à dimensions. Un ensemble fondamental de solutions de
constitue une base de cet espace vectoriel.
* Tout ensemble de plus de solutions d’une équation différentielle linéaire
homogène d’ordre n est nécessairement un ensemble de fonctions linéairement
dépendantes entre elles.
(d) Exemple
On vérifie que sont deux solutions particulières de
l’équation différentielle linéaire homogène – . Ces fonctions
étant linéairement indépendantes entre elles, la solution générale de l’équation
différentielle est
II.9. Réduction de l’ordre d’une équation différentielle linéaire homogène
quand on connaît une ou plusieurs solutions particulières
(a) on connaît une solution particulière
Si est une solution particulière de , effectuons le changement
de variable (2.25) ; étant la nouvelle inconnue.
Puisque , l’équation transformée est, (voir formule 2.19)
(2.26a)
qui par substitution (2.26b) devient une équation différentielle linéaire
homogène d’ordre
Conséquence
La connaissance d’une solution particulière d’une équation homogène
permet de réduire d’une unité l’ordre de l’équation, la nouvelle équation étant
encore linéaire homogène.
Exemple :
Sachant que est une solution particulière de l’équation différentielle
linéaire homogène – – , On pose puis et on
obtient l’équation linéaire homogène d’ordre deux – –
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(b) On connaît solutions particulières linéairement indépendantes entre elles.
Soient ces solutions particulières. Utilisons la solution
pour effectuer le changement de variable indiqué au 1° ; l’équation
transformée en est une équation linéaire homogène d’ordre dont on
connaît solutions particulières, les fonctions :
( ) , ( ),…, ( ) (2.27)
Ces fonctions sont linéairement indépendantes entre elles ; en effet, s’il
existait des constantes non toutes nulles telles qu’on ait :
( ) ( ) ( ) (2.28a)
On déduirait, par intégration
(2.28b)
étant une constante ; ce qui est impossible puisque les fonctions sont
linéairement indépendantes.
On répète l’opération de réduction d’ordre sur l’équation en et ainsi de suite.
On en déduit que : « la connaissance de solutions particulières linéairement
indépendantes entre elles d’une équation différentielle linéaire homogène d’ordre
, permet de déduire de unités l’ordre de l’équation, la nouvelle équation étant
encore linéaire homogène ».
Exemple :
Supposons qu’on sache que sont deux solutions particulières
de l’équation envisagée à l’exemple du 1°. L’équation en que l’on a obtenue
admettant la solution particulière ( ) (donc aussi ), on pose
e 2 x puis , on obtient l’équation linéaire homogène du premier ordre
qui s’intègre par séparation de variables ; sa solution générale
est
En retournant à la variable initiale , on a successivement :
∫
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ou
II.10. Propriétés du Wronskien de solutions d’une équation linéaire
homogène d’ordre
(a) Si sont solutions quelconques de l’équation linéaire homogène
∫
on a : ; étant une constante.
Pour établir cette propriété, il suffit, dans la dérivée , de remplacer par
1
a0
a1 y i( n 1) a 2 y i( n 2) .... a n y i ; on obtient ainsi
Lorsque les fonctions sont linéairement indépendants, la constante .
(b) Corollaire
Si sont – solutions linéairement indépendantes entre
elles, de l’équation , toute fonction vérifiant l’équation différentielle linéaire
∫
non homogène d’ordre – . (2.30) où est une
constante non nulle arbitrairement donnée, constitue avec un
ensemble fondamental de solutions de l’équation .
(c) Théorème de Sturm
Si et sont deux solutions linéairement indépendantes entre
elles, de l’équation linéaire homogène d’ordre deux
(2.31) et si le rapport reste borné sur l’intervalle , les racines de
l’équation , appartenant à l’intervalle séparent les racines de
l’équation qui appartiennent au même intervalle, (en supposant que ces
deux équations admettent des racines dans
∫
En effet, ayant | | et , l’expression ( ) conserve
un signe constant sur l’intervalle y2 P
. .
. . . y1
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Il en est donc de même de ( ). La fonction varie donc d’une manière
monotone sur ou, ce qui revient au même, la droite joignant l’origine 0 au
point d’un plan rapporté à deux axes , tourne dans le même
sens autour de 0, quand croît de à . Donc, les valeurs de où s’annule,
alternent avec les valeurs de où s’annule.
II.11. Remarques
(a) Une équation linéaire homogène étant homogène en y et ses dérivées, on
peut en abaisser l’ordre en posant , (voir n°II.3) ; mais la nouvelle équation
obtenue n’est plus linéaire. En appliquant cette méthode à l’équation linéaire du
second ordre, on obtient une équation de Riccati (voir ex 2 du n°II.3)
(b) Parmi les équations linéaires homogènes du second ordre, citons la classe
importante des équations de Bessel, c'est-à-dire, des équations qui se ramènent à
l’une des formes suivantes :
( a = constante ) (2.32)
( = constante) (2.33)
Nous étudierons ces équations dans un chapitre ultérieur.
(c) L’intégration d’une équation linéaire homogène d’ordre dont on connaît
– solutions linéairement indépendantes entre elles, se ramène à un calcul de
quadratures.
(d) Nous introduisons plus loin, la notion d’équation adjointe d’une équation
linéaire homogène et nous montrerons que la connaissance de l’intégrale
générale de l’équation adjointe entraîne la connaissance de l’intégrale générale
de l’équation donnée ; on dispose donc là, éventuellement d’une nouvelle
méthode d’intégration.
§II.D. EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES NON HOMOGENES
Introduction
Soit une équation différentielle linéaire non homogène
et soient et l’équation différentielle
linéaire homogène correspondante et sa solution générale
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II.12. Propriété fondamentale. Méthode d’intégration
(a) Propriété fondamentale
La solution générale d’une équation linéaire non homogène
s’obtient en ajoutant une solution particulière de cette équation, à la solution
générale de l’équation homogène correspondante
En effet, soit une solution particulière de l’équation ; effectuons, dans
cette équation, le changement de variable (2.34a), z étant la
nouvelle inconnue ; l’équation se transforme en (2.34b) dont
l’intégrale générale est :
. (2.34c)
L’intégrale générale de l’équation (E) est donc :
(2.34d)
Conséquence
L’intégrale de l’équation se ramène donc à l’intégration de
l’équation homogène correspondante et à la détermination d’une solution
particulière de l’équation non homogène (
(b) Calcul d’une solution particulière (méthode de variation des constantes)
Supposons qu’on connaisse un ensemble fondamental ( ) de
solutions de l’équation homogène et proposons-nous de rechercher
fonctions telles que ∑ soit solution
particulière de c'est-à-dire, telles qu’on ait :
∑ (2.35a)
Imposons aux fonctions inconnues les – conditions suivantes :
∑ , ∑ ,...,∑ (2.35b)
La condition (2.35a) s’écrit alors :
∑ (2.35c)
Les équations (2.35b) et (2.35c) constituent un système algébrique linéaire en
,…, ; ce système est de rang , puisque ; il admet donc une
solution unique, soit ,… , (2.36)
Il suffit d’effectuer quadratures pour obtenir des valeurs répondant à la
question et en déduire une solution particulière ∑ de l’équation
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En pratique, on écrit au lieu de de sorte que la solution particulière
a la forme dans laquelle les constantes sont remplacées par des fonctions
de ; d’où le nom de méthode de variation des constantes.
Exemple
Supposons que l’on sache que est la solution de
l’équation homogène . Proposons-nous de calculer
l’intégrale générale de l’équation non homogène
On peut constater immédiatement que est une solution particulière de
cette équation ; on en déduit l’intégrale générale : +2
si on n’avait pas aperçu la solution particulière , on aurait pu utiliser la
méthode de variation des constantes. On aurait écrit le système :
qui admet la solution :
D’où on déduit, par quadratures , , et
étant deux constantes arbitraires ; en choisissant et , on obtient la
solution particulière :
c'est-à-dire
(c) Remarque
Nous introduirons plus loin la notion d’équation adjointe d’une
équation linéaire et nous verrons que, dans certains cas, on peut obtenir la
solution générale par la considération de l’équation adjointe.
§II.E. EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES A COEFFICIENTS CONSTANTS
Les propriétés des équations différentielles linéaires établies au §II.D.
sont évidemment applicables aux équations linéaires à coefficients constants.
mais, dans le cas particulier de ces dernières équations, il existe des propriétés
particulières qui ramènent la détermination de la solution générale à la résolution
d’une équation algébrique.
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II.13. Equations homogènes (Equation caractéristique. Solution générale)
(a) Soit l’équation linéaire homogène d’ordre à coefficients constants
où , les étant des constantes.
Remarquons que si est un paramètre indépendant de , on a :
(2.36a)
de sorte que (2.36b) est une identité en et . Il en résulte
qu’à toute racine de l’équation algébrique de degré (2.36c)
appelée équation caractéristique de l’équation différentielle correspond
une solution de l’équation différentielle.
(b) Théorème
Si est une racine d’ordre de multiplicité de l’équation
caractéristique, les fonctions , , ... , (2.37) sont des
solutions particulières de l’équation différentielle homogène
Remarquons au préalable que les dérivations par rapport à et à
étant permutables, on a :
[ ] ( ) (2.38a)
Dérivons – fois, par rapport à l’identité (2.36a), on a, successivement les
identités
[ ]
[ ]
[ ( ) ( ) ]
Si est une racine d’ordre de multiplicité de l’équation caractéristique, on a :
(2.38c)
Les fonctions (2.36b) sont donc des solutions particulières de l’équation (E h)
(c) Conclusion
Si sont les racines de l’équation caractéristique et , ,...,
leurs ordres de multiplicité respectifs, les fonctions ci-après sont solutions
particulières de
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(d) Théorème
Les fonctions (2.39) sont linéairement indépendantes entre elles. (Pour
établir cette propriété, il suffit de démontrer que les seuls polynômes
de degrés respectifs , ,..., tels qu’on ait,
quel que soit , l’identité (2.40) sont
des polynômes identiquement nuls).
Démonstration
(i) La propriété est vraie si le premier membre de (2.40) ne contient qu’un seul
terme, c'est-à-dire, si ; en effet, on ne peut avoir l’identité
(ii) S’il existait une identité (2.40) avec termes de la forme , où les
polynômes ne sont pas tous identiquement nuls, il existerait une telle
identité avec termes.
En effet, puisque la dérivée est une expression où
, est un polynôme de même degré que en dérivant fois l’identité
suivante : (déduite de (2.40) par
division par ) ; on obtiendrait une nouvelle identité
( )
qui serait de la forme (2.40) avec termes.
(iii) Dès lors puisqu’il n’est pas possible qu’il existe une identité (2.40) avec un
seul terme sans que le polynôme Q soit identiquement nul, il n’est pas possible
qu’il existe une telle identité avec 2, 3, 4, ... termes sans que tous les polynômes
soient identiquement nuls.
(e) Solution générale
L’intégrale générale de l’équation différentielle (Eh) est donc :
(2.41) , ,..., étant des
racines de l’équation caractéristique et étant des polynômes en
à coefficients arbitraires de degrés respectifs ,..., , le nombre
étant l’ordre de multiplicité de la racine (pour une racine simple , le polynôme
se réduit à une constante arbitraire).
(f) Cas des équations différentielles linéaires à coefficients constants réels.
Dans ce cas, l’équation caractéristique est une équation algébrique à
coefficients réels ; si le nombre imaginaire en est une racine de l’ordre de
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multiplicité , le nombre conjugué en est aussi racine de l’ordre de
multiplicité . La partie de la solution générale de (Eh) relative à ce couple de
racines peut, en utilisant les formules d’Euler pour , s’écrire sous l’une ou
l’autre de deux formes :
[ ]
Remarque
Lorsque et sont deux racines du même ordre de
multiplicité de l’équation caractéristique, la partie correspondante de la solution
générale de (Eh) peut s’écrire : [ ] (2.43)
(g) Exemples
Exemple 1 : Soit l’équation différentielle du mouvement vibratoire harmonique :
L’équation caractéristique admettant les racines simples
l’intégrale générale peut s’écrire sous l’une des formes :
ou et ou et étant
deux constantes arbitraires
Exemple 2 : Soit l’équation ( des constantes réelles)
Les racines de l’équation caractéristique sont √
si alors l’intégrale générale est :
[( √ ) ] [( √ ) ]
Elle peut aussi s’écrire sous l’une des formes suivantes :
Si [ ]
Si [ ] ou
si alors l’intégrale générale est
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II. 14. Equations non homogènes
(a) Introduction
La solution générale d’une telle équation s’obtient en ajoutant une
solution particulière de cette équation à la solution générale de l’équation
linéaire homogène [Link] ce paragraphe, nous indiquons des
méthodes de calcul d’une solution particulière
(b) Méthode de variation de constantes
(b1) Cas général
L’application de la méthode générale de variation de constantes pour la
détermination d’une solution particulière d’une équation différentielle linéaire
non homogène ramène le calcul de la solution générale d’une équation linéaire
non homogène à coefficients constants à la résolution d’une équation algébrique
de degré et au calcul de quadratures.
Exemple : Soit à intégrer l’équation
L’intégrale générale de l’équation homogène est .
La méthode de variation de constantes consiste à calculer des fonctions et
telles que :
On en déduit : et
x x
sin t cos t
d’où C1 ( x) dt ; C 2 ( x) dt ( Cte)
a
t a
t
L’intégrale générale de l’équation donnée est :
∫ ∫
étant un nombre fixé arbitrairement choisi, positif si , négatif si ,afin
que l’intégrale ∫ ait un sens.
- Soit à calculer au voisinage de , la solution de l’équation considérée telle
que et .
En choisissant la valeur de la constante a, les conditions initiales données se
traduisent par :
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d’où la solution particulière demandée est donc:
∫ ∫
(b2) Cas particulier : Équation du second ordre à coefficients constants
(E)
(b2.1) Soient et deux solutions particulières de l’équation homogène
correspondante (Eh) ; on sait que , étant une constante (voir
n°II. 1O. 1°) relation (2.29). Les fonctions et à déterminer par la
méthode de variation de constantes, vérifient les équations :
{
1 1
d’où C1 y 2 ( x)e 2 ax f ( x)dx 1 ; C2 y1 ( x)e 2 ax f ( x)dx 2 (2.44)
A A
1 et 2 étant deux nombres arbitrairement choisis et un nombre arbitrairement
choisi de manière telle que les intégrales aient un sens. L’équation (E) admet
donc la solution particulière
∫| | (2.45)
(b2.2) Cas où le second membre est développé en série de Fourier.
Supposons que soient réels et que le second membre soit développé
en séries de Fourier écrite sous la forme :
∑ ∫
(i) Si , posons ( est réel ou imaginaire)
Les deux fonctions : et (2.47) sont deux solutions,
linéairement indépendantes, de l’équation homogène correspondante (Eh), on a :
d’où
L’équation non homogène (E) admet donc pour solution particulière :
i ( a i ) x x ( a i )t x
Y ( x)
2
e e n e int
dt e ( a i ) x
e ( a i ) t
n e int dt 1e ( a i ) x 2 e ( a i ) x
0 0
(2.48a)
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Si les séries peuvent être intégrées terme à terme, on a :
- si , en choisissant convenablement
e inx
Y ( x ) n (2.48b)
(a in )² ²
(si la série n est convergente, il en est de même de la série définissant )
-si est différent nombre réel entier, le résultat (2.48b) reste valable.
- si et est un réel entier, on déduit, de (2.48a) :
i i x i x
e e ( n e e e )dt e e ( n e e e )dt
i i i i i i
Y ( x) int int
2 0 0
i
+ 1e 2 e i (2.48c)
∑* désignant une sommation faite pour toutes les valeurs entières de de à
, exception faite des deux valeurs . En choisissant convenablement
et on obtient la solution particulière suivante de (E) :
e inx i
Y ( x) * n x( e ix e ix )
² n² 2
(ii) Si . En considérant les deux solutions suivantes de l’équation (E h)
, (2.49a)
on a :
d’où (2.49b)
L’équation (E) admet donc pour solution particulière
x x
te e e e dt 1e ax 2 xe ax (2.49c)
ax
Y e ax at
n
int
dt xe at
n
int
0 0
c’est-à-dire, en choisissant convenablement et ,
inx
e
Y ( x) n (2.49d)
(a in )²
II.15. Cas particulier de l’équation
Si on effectue le changement de variable , l’équation
transformée est, (voir n°II.6),
(2.50a)
c’est-à-dire
* + (2.50b)
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mais étant racine d’ordre de multiplicité de l’équation
caractéristique , on a :
d’autre part, . L’équation transformée est donc
(2.51a)..Cette équation différentielle admet la solution particulière :
( x ) n1 r1
x x x x
Z ( x) dx dx... e r1 x
f ( x)dx e f ( )d (2.51b)
a a a a
(n 1)!
étant un nombre arbitrairement choisi de telle façon que l’intégrale ait un sens.
L’équation proposée (E) admet donc la solution particulière
( x ) n 1 r1
x
Y ( x) e r1x e f ( )d (2.52)
a
( n 1)!
On en déduit aisément la solution générale de l’équation donnée.
II.16. Méthode de calcul opérationnel (Méthode de Heaviside)
Cette méthode a été introduite par Heaviside (HEAVISIDE, Physicien
anglais : 1850 – 1925) pour la résolution de problèmes de régime transitoire en
électricité. Elle consiste à traiter l’opérateur de dérivation comme un opérateur
algébrique.
1
(a) L’opérateur
P( D)
Nous avons introduit antérieurement l’opérateur
1
Définissons l’opérateur comme l’opérateur inverse de c'est-à-dire, que
P( D)
1
si on écrit (2.53)
P( D)
Remarquons que cet opérateur ne définit pas univoquement une fonction. On
peut très bien avoir deux fonctions distinctes et telles qu’on ait, à la
fois :
et (2.54)
1
représente donc aussi bien que . Lorsque, dans une des
P( D)
1
égalités qui suivent, figure cela signifie que, parmi les fonctions
P( D)
représentées par ce système, il en existe au moins une qui vérifie l’égalité.
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(b) Propriété fondamentale
Les opérateurs et sont deux opérateurs linéaires.
En effet, la linéarité de l’opérateur provient de la linéarité de l’opérateur
de la dérivée d’ordre .
La linéarité de l’opérateur découle directement de ce qui suit :
Soit (2.55a) d’où, si sont des
constantes, [ ] (2.55b)
c'est-à-dire [ ] (2.55c)
(c) Propriétés des opérateurs et dans le cas où les coefficients
sont des constantes
(c1) Permutabilité
(c1.1) Deux opérateurs et sont permutables, c'est-à-dire
(2.56)
Conséquence immédiate de la propriété
[ ] [ ] (2.57)
(c1.2) Deux opérateurs et sont permutables, c'est-à-dire
; (2.58)
On convient de représenter l’un ou l’autre de ces deux produits par
En effet, posons :
1
( x) f ( x) ( x) P2 f ( x)
p2
On a : ; [ ] [ ] [ ]
(c1.3) Deux opérateurs et sont permutables c'est-à-dire
(2.59)
On convient de représenter l’un ou l’autre de ces deux produits par
En effet, avec les notations du (a.2) ci-dessus, on a :
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1 1 1
.( ) f
P1 P2 P1
1 1 1 1 1 1 1
( ) ( P2 f ) P2 ( f ) f
P2 P1 P2 P1 P2 P1 P1
(c2) Distributivité du produit par rapport à l’addition
On a, par suite de la linéarité des opérateurs et
[ ] 2.60a)
1
P2 ( D) P3 ( D) 1 P2 1 P3 P2 P3 (2.60b)
P1 ( D) P1 P1 P1 P1
1 1 1 1 P P (2.60c)
P1 ( D) P1 P1 1 1
P2 ( D) P3 ( D) P2 P3 P2 P3
1 1 1 1 1 1 1 1 1 (2.60d)
P1 ( D) P2 ( D) P3 ( D) P1 P2 P1 P3 P1 P2 P1 P3
(c3) Conséquence
Lorsque les coefficients des opérateurs sont des constantes,
l’opérateur C1 P1 ( D) C 2 P2 ( D) jouit des propriétés algébriques rationnelles des
C3 P3 ( D) C 4 P4 ( D)
fractions algébriques rationnelles ; on peut donc lui appliquer la méthode de
décomposition en somme d’un polynôme et de fractions rationnelles simples de
la forme où et sont des nombres complexes et est un entier positif.
(d) Calcul d’une solution particulière de l’équation différentielle linéaire non
homogène à coefficients constants (2.62)
Toute solution particulière de cette équation est une fonction telle
1
qu’on ait c'est-à-dire (2.63)
P( D)
Soient , ,..., les racines de l’équation caractéristique , , ,...,
leurs ordres de multiplicité respectifs. On a donc :
P( D) a0 ( D r1 ) k1 ( D r2 ) k2 ...( D rp ) (2.64a)
kp
La décomposition de la fraction rationnelle en fractions rationnelles simples
fournit pour une somme de fraction de la forme (2.64b)
Une solution particulière de l’équation (E) est donc :
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∑ ∑ (2.65) où (2.66) c-à-d
que est solution de l’équation différentielle (2.67)
m 1
( x ) j ri
x
c'est-à-dire, (voir n°II.15), Yij ( x) A j e r1x
e f ( )d ; (2.68)
a
(m j 1)!
Rappelons que est une constante arbitrairement choisie.
(e) Exemples
Exemple1 :.Soit à intégrer l’équation – , c'est-à-dire, –
On a : c'est-à-dire ( ) d’où une solution
particulière de l’équation donnée, (on a choisi )
x x x
1 1 1
Y ( x) ² d e x ²e d e x ²e d x 3 2 x e x e x
0
2 0
2 0 3
1
Exemple 2. : Soit à intégrer l’équation c'est-à-dire
x
On a : ( ) d’où une solution particulière :
1 ix e i ei sin cos
x x x x
1
Y ( x) e d e ix d cos x d sin x d
2i a 2i a
a
a
(f) Remarque
Une autre méthode de calcul opérationnel basée sur la transformation
de Laplace sera étudiée un peu plus loin.
II.17. cas particulier d’équations linéaires à coefficients constants
Dans certains cas particuliers, il est possible de calculer une solution
particulière de l’équation linéaire à coefficients constants non homogène
(2.69) sans aucun calcul de quadratures. Ces cas dépendent d’une
forme particulière du second membre
(a) 1er cas. Le second membre est un polynôme
Soit l’équation (a0 D n a1 D n1 ... an ) y b0 x q b1 x q1 ... bq (2.70)
( )
(a1) Si , il existe un polynôme de degré qui est solution particulière de
l’équation (2.70). En effet, pour que soit solution
de (2.70), il faut et il suffit que les coefficients vérifient les équations :
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a n 0 b0
qa a b
n 1 0
n 1 1
(2.71)
q(q 1)a n 2 0 (q 1)a n 11 a n 2 b2
...
qui constituent un système algébrique de équations linéaires à
inconnues ; ce système étant de rang il admet une solution ; cette
solution est unique.
(a2) Si désignons par la dérivée d’ordre le moins élevé dont le
coefficient n’est pas nul c-à-d , (2.72)
Il existe alors des polynômes de degré qui sont solutions particulières de
l’équation (2.70).
En effet, en posant (2.73a), on constate que
les coefficients doivent vérifier les équations
{
dans lesquelles ne figurent que les coefficients et qui constituent un
système algébrique linéaire de rang ; il existe une solution unique
en ; les coefficients peuvent être choisis arbitrairement ;
en pratique, on les choisit nuls, ce qui revient à écrire la solution particulière
cherchée sous la forme : (2.74)
(a3) Dire que les solutions (2.72) sont vérifiées revient à dire que zéro est racine
d’ordre de multiplicité de l’équation caractéristique. D’où la règle générale.
Dans le cas où le second membre de l’équation linéaire à coefficients
constants (2.69) est un polynôme de degré il existe une solution particulière
qui est un polynôme
- de degré , si zéro n’est pas racine de l’équation caractéristique
- de degré si zéro est racine d’ordre de multiplicité de l’équation
caractéristique.
Ce polynôme se détermine par la méthode des coefficients indéterminés.
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(a4)Cas particulier : L’équation linéaire à coefficients constants (2.75)
où est une constante, admet pour solution particulière la fonction :
si (2.76a)
, si , (2.76b)
Exemple : Soit à résoudre l’équation
Il existe une solution particulière qui est un polynôme du troisième
degré de la forme : Y ( x) 0 x 3 1 x² 2 x On doit avoir identiquement
1 1 3
60 (30 x² 21 x 2 ) x² d’où 0 , 1 0 , 2 2 ; x 2x
3 3
(b) 2e Cas. Le second membre est le produit d’un polynôme par
te
,( c )
Soit l’équation (2.77)
(b1) 1ère méthode.
On effectue le changement de variable , ayant, (cfr. II.6),
[ ]
L’équation transformée est : (2.78)
C’est une équation linéaire à coefficients constants dont le second membre est un
polynôme en , on est donc ramené au 1er cas.
(b2) 2e méthode (coefficients indéterminés)
De la forme de l’équation transformée (2.78), il en résulte que, si est
de degré du polynôme l’équation (2.77) admet une solution particulière de
la forme :
( ) , si n’est pas racine de l’équation caractéristique ;
( ), si est racine d’ordre de multiplicité de cette équation.
Cette solution se détermine par la méthode des coefficients indéterminés.
(b3) Cas particulier.
L’équation linéaire à coefficients constants . (2.79) où
est une constante a pour solution particulière la fonction :
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b ax
Y ( x ) e , si ≠0
P( )
Y ( x) b
P ( )
(k )
x k e ax , si 𝛼est racine d’ordre de multiplicité 𝑘 de 𝑃 𝑟
Exemple :
Soit à résoudre l’équation –
1ère méthode
La substitution transforme cette équation en [ – ]
c'est-à-dire, , qui admet le polynôme pour
solution particulière ; d’où la solution particulière suivante de l’équation donnée
2ème méthode.
Constatant que est racine simple de l’équation caractéristique, l’équation
donnée admet une solution particulière de la forme : Y ( x) (0 x² 1 x)e x .
On calcule 0 et 1 en exprimant que l’on obtient une identité en remplaçant
par dans l’équation donnée ; on obtient
(c) 3e cas. Le second membre est une somme de produits
Soit l’équation (2.80)
On calcule une solution particulière de chacune des équations
(2.81). Par suite de la linéarité de l’opérateur
la fonction est la solution particulière de
l’équation donnée.
Exemple. : Soit l’équation
x x
Cette équation peut s’écrire : y IV y x 1 x²e ix 1 x²e ix 1 e 2 1 e 2
2i 2i 2 2
On considère successivement les cinq équations linéaires suivantes :
1°) –
Cette équation admet une solution particulière de la forme Y1 0 x 1 ; le calcul
donne
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1
2°) y IV y x ²e ix ;
2i
Puisque est racine simple de l’équation caractéristique, cette équation admet
une solution particulière de la forme Y2 e ix (0 x 3 1 x² 2 x); on obtient :
( )
1
3°) y IV y x ²e ix ;
2i
Les coefficients de l’opérateur étant des nombres réels, on peut, d’après le
résultat obtenu au 2), écrire directement la solution particulière
1 3 3i 5
Y3 ( x) e ix x x² x
24 16 16
4°) , L’équation admet une solution particulière de la forme
et on obtient
5°) , L’équation admet une solution particulière de la forme
et on obtient
On en déduit la solution particulière de l’équation donnée
x 3 5x 3 16 x
Y ( x) x cos x x ² sin x ch
12 8 8 15 2
(d) 4e cas. L’équation linéaire à coefficients constants est de la forme
∑ [ ]
où et sont des constantes et où et sont des polynômes en .
(d1) Première méthode.
On remplace s et s en fonction de (formule d’EULER)
et on est ramené au 3e cas.
Remarquons que si on utilise la méthode des coefficients indéterminés
indiquée ci-dessus, et si on revient aux fonctions sinus et cosinus, on constate que
l’équation (2.83) admet une solution particulière de la forme, (on désigne par
, le degré de celui des deux polynômes et dont le degré est plus
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élevé), ∑ (2.84) où et sont des
polynômes en
- de degré , si ne sont pas racines de l’équation caractéristique,
- de degré si sont racines d’ordre de multiplicité de
cette équation.
Cette solution se détermine par la méthode des coefficients indéterminés.
Exemple.
Soit l’équation
Les nombres ne sont pas racines de l’équation caractéristique.
Les nombres sont racines simples de l’équation caractéristique. Il existe donc
une solution particulière de la forme :
Y ( x) (0 x 1 ) (0 x 3 1 x² 2 x 3 ) sin x (v0 x 3 v1 x 2 v2 x v3 ) cos x sin 2 x cos 2 x
Les coefficients s , s , v s , et se déterminent par identification, on obtient :
1
0 1 0 0 v0 =0
12
1 1
1 0 1 v1 = 0 =
2 15
3 arbitraire v3 arbitraire
En choisissant 3 =0 et v3 =0, on obtient la solution particulière
1 1 1
Y ( x) x x ² sin x x 3 x cos x cos 2 x
2 12 15
(d2) 2ème méthode. (Problème réel).
Lorsque les coefficients de l’opérateur sont réels, que les
constantes αs et βs sont réelles et que les coefficients des polynômes et
sont réels, la méthode suivante est souvent avantageuse.L’équation (2.83)
peut, dans ce cas, s’écrire :
[∑ ] [∑ ] (2.85)
On considère séparément les deux équations :
∑
∑
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dont chacune est du type envisagé au 3 e cas. On calcule une solution particulière
de chacune d’elles ; soient et ces solutions. L’équation (2.83) admet
pour solution particulière la fonction :
Y ( x) ImY1 ( x) ReY2 ( x) (2.87)
Exemple 1 : Soit à intégrer l’équation
On considère l’équation . Cette équation admet une
solution particulière de la forme et on obtient par
la méthode des coefficients indéterminés, ( )
Il en résulte que ( ) est la solution particulière
de l’équation donnée.
Exemple 2 : Soit à intégrer l’équation
c'est-à-dire l’équation * + [ ]
On considère les équations (E1) et ; (E2)
On calcule une solution particulière de chacune d’elles ; on obtient :
i 3 5i
Y1 ( x) e ix x 3 x² x solution particulière de (E1)
12 8 8
i 3 1
Y1 ( x) x x ² x e ix e 2ix solution particulière de (E2)
8 8 15
On en déduit une solution particulière de l’équation donnée :
1 1 1
Y ( x) x x ² sin x x 3 x cos x cos 2 x
2 12 15
§II.F. ÉQUATION LINÉAIRE D’EULER
II.18. (a) Définition.
On appelle équation linéaire d’Euler, une équation linéaire de la forme
n 1
dny n 1 d y dy
a0 (x ) n n
a1 ( x ) n 1
... a n1 (x ) a n y f ( x) (2.88)
dx dx dx
où a k , et sont des constantes.
(b) Méthode d’intégration.
Une équation linéaire d’Euler se ramène à une équation linéaire à
coefficients constants si on effectue le changement de variable indépendante
défini par :
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(2.88a), étant égal à ou – suivant que est positif
ou négatif. On a, en effet, en introduisant l’opérateur
d²
dx ²
e t D e t .D ² ²e 2t DD 1
d3
dx 3
e t D ² ²e 2t DD 1 3 3 e 3t DD 1D 2
(2.88b)
dn
n
... n n e nt DD 1D 2...D n 1
dx
La transformée de l’équation d’Euler (2.88) est donc l’équation linéaire à
coefficients constants :
e t
a0 DD 1...D n 1y a1 DD 1...D n 2y ... an1D an y f
n n 1
(2.88c)
(c) Exemple. : Soit à résoudre l’équation – .
Supposons que varie sur l’intervalle * + ayant – ; on
pose et on trouve l’équation transformée qui est l’équation
– – – qui est une équation différentielle linéaire non
homogène à coefficient constant.
L’intégrale générale de cette dernière équation est
L’intégrale générale de l’équation proposée est donc :
C2 1 1
y C1 (2 x 1) (2 x 1) ln( 2 x 1)
(2 x 1)² 4 6
§II.G. VALEURS PROPRES ET FONCTIONS PROPRES D’UN PROBLÈME
HOMOGÈNE AUX CONDITIONS AUX LIMITES
II.19. Énoncé du problème
Soit une équation différentielle linéaire homogène
a0 ( x, ) y ( n) a1 ( x, ) y ( n1) ... an1 ( x, ) y'an ( x, ) y 0 (Eh)
dans laquelle les coefficients sont des racines de qui dépendent d’un
paramètre indépendant de .
Considérons valeurs différentes , ..., de la variable indépendante
; désignons par les valeurs numériques d’une fonction et
de ses – premières dérivées au point
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Posons : Ri y ik y k
ik y k' ...
ik y k( n1) (2.90)
k k k
Les ik ,. ik ,...., ik étant les constantes données.
Proposons-nous de rechercher une solution particulière de l’équation (Eh),
qui satisfasse aux conditions aux limites suivantes :
R1 Y 0, R2 Y 0,..., Rn Y 0 (C.L)
Ce problème s’appelle le problème homogène aux conditions aux limites
constitué de l’équation (Eh) et des conditions aux limites (C.L).
Si constituent un ensemble fondamental de solutions de
l’équation homogène (Eh), la solution générale de cette équation est :
n
y Ci y i ( x) (2.91a) où les sont des constantes arbitraires.
1
La solution cherchée correspond aux valeurs des constantes ; qui vérifient les
équations
R1 y C1 R1 y n 0
(2.91b)
R y
n C1 Rn y n 0
En général, ce système n’admet que la solution triviale ,à
laquelle correspond la solution particulière triviale de (Eh).
Dans certains cas particuliers, il existe des solutions non identiquement nulles.
Remarquons que si est une solution du problème, toute fonction
où est une constante arbitraire est aussi solution du problème ; de telles
solutions ne sont pas considérées comme des solutions différentes entre elles.
II.20. Valeurs propres – Fonctions propres.
Recherchons s’il existe des valeurs du paramètre pour que le
problème aux conditions aux limites [(Eh) + (C.L)] admette au moins une solution
autre que la solution triviale. Pour cela, il faut et il suffit que le système (2.91b)
algébrique en Ci soit le rang inférieur à n c'est-à-dire, que l’on ait :
[ ] [ ]
| |
[ ] [ ]
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Les racines de cette équation sont appelées les valeurs propres (ou les
valeurs caractéristiques) du problème aux conditions aux limites considéré.
À chaque racine de l’équation (2.91c) correspond une ou plusieurs solutions
non identiquement nulles, solutions du problème aux limites considéré. Ces
fonctions sont appelées les fonctions propres qui correspondent à la valeur
propre
Exemple.
Calculer les valeurs propres et les fonctions propres du problème aux
conditions aux limites constitué de l’équation différentielle et des
conditions aux limites ;( Cte donnée).
est la solution générale de l’équation différentielle
Les conditions aux limites se traduisent par : ; d’où
l’équation aux valeurs propres
Les valeurs propres et les fonctions propres correspondantes sont :
n nx
n , et Yn ( x) sin ,
a a
II.21. Remarque – Exemple
Le problème des valeurs propres peut avoir une incidence sur le calcul
d’une solution particulière d’une équation différentielle linéaire non homogène,
comme on s’en rend compte sur l’exemple suivant :
Soit à déterminer une solution de l’équation différentielle
te
( C ) (E) qui vérifie les conditions aux limites : ; (C.L)
Si est une solution particulière de l’équation non homogène (E), la
solution générale de (E) est .La solution cherchée
correspond aux valeurs des constantes telles qu’on ait :
C 2 Y (0) 0
(*)
C1 sin a C 2 cos a Y (a) 0
Discussion
Le problème aux conditions aux limites constitué de l’équation linéaire
homogène et des conditions aux limites (C.L) admet les valeurs
n
propres n , (voir n°II.22).
a
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Si valeur propre , il existe un seul couple de valeurs de , vérifiant
le système (*). Le problème posé admet dans ce cas une seule solution
Si valeur propre , le système (*) devient
, ;
Il en résulte que, dans ce cas,
Si le problème posé n’admet aucune solution ;
Si , le problème posé admet une infinité de solutions,
Les fonctions où est une constante arbitraire.
Exercice
Calculer les valeurs propres et les fonctions propres du problème
homogène aux conditions aux limites suivant :
{
§.II.H. INTÉGRATION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES PAR DES SÉRIES
ENTIÈRES
Certaines équations différentielles peuvent être résolues à l’aide de
séries entières auquel cas la solution se présente sous forme de série appelée
série solution. Le but de cette partie est d’illustrer les séries solutions et non pas
de résoudre l’équation différentielle de la manière la plus brève. La plus part du
temps, il n’est pas possible de déterminer la somme de la série et la solution doit
être laissée sous forme de série. On peut toujours en déterminer des solutions
particulières.
II.22. Équations linéaires du premier ordre
Soit l’équation différentielle du premier ordre (1).
Dans la démonstration utilisant les séries de puissances (voir cours
d’Analyse deuxième graduat), on trouve la fonction sous forme d’une
série de Taylor :
(2)
où par commodité, on écrit
(3) avec
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Cette série (3) vérifie l’équation différentielle (1). Elle prend la valeur
pour et est convergente dans un voisinage de
Résolution
Pour obtenir la solution de (1) vérifiant pour
a) Ecrire la forme générale de la solution où
et les autres sont des constantes à déterminer
b) Substituer la série ainsi écrite dans l’équation différentielle (1) et identifier les
coefficients
Exemple : Intégrer (4) par une série vérifiant pour
Résolution :
(5) est la série solution de (4)
(6) est la série dérivée de (5)
convergente vers la dérivée
En portant et dans (4) on obtient :
Pour que cette série s’annule pour tout au voisinage de , il faut
et suffit que tous les coefficients soient nuls, d’où :
ou
{
{
La relation (formule de récurrence) peut s’utiliser pour calculer les coefficients
successifs. Ainsi :
( )
( )
On peut aussi obtenir les coefficients comme suit :
On a :
Portons ces coefficients dans ( ; on a :
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( )
Rentrons dans la série solution
( ) ( )
( )
Remarque
Pour obtenir la solution de l’équation différentielle vérifiant la condition
pour
- Faire le changement de variable c'est-à-dire et
- Utiliser le procédé habituel pour obtenir l’équation vérifiant pour
- Faire la substituions dans la solution
Exemple : Intégrer vérifiant la condition pour
Substituant dans l’équation, on obtient et on
cherche la solution vérifiant pour , on pose donc :
d’où
et
En égalant les coefficients à zéro, on a :
ou
{
{
La formule de récurrence donne :
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d’où
II.23. Équations linéaires du second ordre
Considérons (1) l’équation linéaire du
second ordre où les sont les polynômes en . On dira que est un point
ordinaire de (1) si sinon est dit point singulier.
Si est un point ordinaire, (1) peut se résoudre par une série au
voisinage de telle que :
où et sont des constantes arbitraires et les deux séries sont linéairement
indépendantes et toutes deux convergent dans un voisinage de
Exemple : Intégrer par une série en l’équation
Ici et est un point ordinaire, on pose alors :
En substituant dans l’équation donnée, on obtient :
[ ]
En égalant à zéro les coefficients des différentes puissances de ;
, , …, et par cette dernière relation, il est
clair que :
si est impaire ; .
Si est pair
;
La solution est donc :
[ ∑ ]
[ ∑ ]
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Ici
| |
et la série converge pour | |
II.24 Quelques équations différentielles de la mathématique avancée
(a). Equation de Gauss ou équation hypergéométrique
(a.1) Définition
On appelle équation de Gauss ou équation hypergéométrique, une
équation différentielle de la forme :
– [ ] – (2.92a)
où , sont des constantes que nous supposons réelles.
(a.2) Ecrire une solution de (2.92a) à la lumière de II.20 sur les intervalles
Ces solutions sont des polynômes appelés souvent des polynômes de
Gauss ou hypergéométriques.
Noter que dans chaque cas, la discussion devra porter sur les valeurs de
suivantes : n’est ni nul ni entier, et ou un entier différent de 1.
- Montrer que sur l’intervalle et dans le premier cas,
est la solution générale
de l’équation de Gauss.
- Montrer que toute équation différentielle linéaire de la forme :
– – où les sont des constantes et ≠
peut se ramener à une équation hypergéométrique.
(b). Équation de Legendre
(b1) Définition
On appelle équation de Legendre, une équation différentielle de la forme
– – (2.92b), où est une constante supposée réelle.
L’équation (2.92b) admet un polynôme pour solution particulière qui peut
prendre plusieurs forme selon les valeurs attribuées à α et les trois cas où x >1,
x <1,
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Remarquer que lorsque α est un entier, les polynômes solution particulière de
(2.92b) sont, à un facteur constant près, les polynômes de Legendre (voir ci-après
(b2)). Le polynôme :
1 (2n)! n n(n 1) n2 n(n 1)(n 2)(n 3) n4
est appelé
Pn ( x) x x x ...
n
2 (n!)² 2(2n 1) 2.4.(2n 1)(2n 3)
polynôme de Legendre de degré ou aussi polynôme sphérique de degré .
(b2) Propriétés des polynômes de Legendre
1). Le polynôme est, à un facteur constant arbitraire près, le seul polynôme
qui soit solution de l’équation de Legendre lorsque .
2).
3). Si est un polynôme de degré en , on a :
0 , si 𝑝 𝑛
1
1 f ( x) pn ( x)dx 2n1 (n!)² a0 , si 𝑝 𝑛
(2n 1)!
4). (Conséquence de la propriété 3.)
1 1
2n
1 P ( x)dx 2n 1 P ( x) P ( x)dx 0,
2
n m n m n
1
On traduit cette dernière propriété en disant que les polynômes de Legendre sont
orthogonaux sur l’intervalle
(b3) Dérivée des polynômes de Legendre
(b4) Formule de récurrence
Quelques valeurs particulières
P2 n1 (0) 0 ; Pn (1) 1 ; P2 n (0) (1) n 2(n2n)! ; Pn (1) (1) n
2 (n!)²
(b5) Les premiers polynômes de Legendre
Ce genre des polynômes ne sont utilisés bien souvent que pour x 1
aussi pose-t-on x cos
P0 ( x) 1 P0 (cos ) 1
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P1 ( x) x P1 (cos ) cos
1 1
P2 ( x) (3x ² 1) P2 (cos ) (3 cos 2 1)
2 4
1 1
P3 ( x) (5 x 3 3x) P3 (cos ) (5 cos 3 3 cos )
2 8
1 1
P4 ( x) (35 x 4 30 x ² 3) P4 (cos ) (35 cos 4 2 cos 2 1)
8 64
1 1
P5 ( x) (63x 5 70 x 3 15 x) P5 (cos ) (63 cos 5 35 cos 3 30 cos )
8 128
(c). Equation d’Hermite
(c1) Définition
On appelle Equation d’Hermite, une équation différentielle de la
forme – (2.92c), où α est une constante supposée réelle non
nulle. Certains auteurs appellent équation d’Hermite, une équation différentielle
de la forme
En effet, il suffit de poser , l’équation (2.92c) admet un polynôme pour
solution particulière lorsque (entier strictement positif). Ce polynôme a la
forme des polynômes d’Hermite.
Le polynôme est
appelé polynôme d’Hermite de degré .
(c2) Propriétés des polynômes d’Hermite
1). est le seul polynôme qui soit solution de l’équation différentielle (2.92c),
à un facteur près.
2). La fonction vérifie l’équation
3).
(c3) Dérivée des polynômes d’Hermite :
(c4) Formule de récurrence :
(c4.1) Si de plus, est un polynôme de degré ,
on a :
x²
0 , si 𝑝 𝑛
f ( x )e 2
H n ( x)dx
si 𝑝 𝑛
2nn!a0
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(c4.2) En conséquence,
x ² x²
e H n ( x)dx 2nn! e H m H n dx 0,
2
2 2
m n
x²
1
(c4.3) On définit, les fonctions n ( x) e 4
H n ( x) appelées fonctions
2nn!
cylindro-paraboliques. On a les formules :
1 x² 0 , ,𝑠𝑖 𝑚 𝑛
f n' (n ) fn 0 , f m ( x) f n ( x)dx 𝑠𝑖 𝑚 𝑛
2 4 1
(c'est-à-dire f n (x) sont des fonctions orthogonales sur l’intervalle , )
(c5) Les premiers polynômes d’Hermite sont :
et
(d). Équation de Laguerre (Edmond LAGUERRE, mathématicien français
1834–1886)
(d1) Définition
On appelle équation de Laguerre, une équation différentielle du 2e
ordre de la forme : – (2.92d) où est une constante
supposée réelle non nulle. Les solutions de (2.92d) sont des polynômes qui, à un
facteur constant arbitraire près, sont appelés des polynômes de Laguerre de
degré .
n² n1 n²(n 1)² n2
Ln ( x) x n x x ...
1! 2!
(d2) Propriétés des polynômes de Laguerre
(d2.1) est, à un facteur constant près, le seul polynôme qui soit solution
particulière de (2.92d).
(d2.2)
(d2.3) Dérivée :
(d2.4) Formule de récurrence :
(d2.5) Si est un polynôme de degré
alors on a :
0 , si p< n
f ( x )e
x
Ln ( x)dx
(n!)² a0 ,si p = n
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Conséquences
e L² n ( x)dx (n!)²
x
et e
x
Lm ( x) Ln dx 0, m n (orthogonalité)
(e).Équation de Bessel (Frédéric Bessel 1784 – 1846, célèbre astronome
allemand. Il fût le premier à mesurer la distance d’une étoile à la terre)
(e1) Définition
Une équation de la forme (2.92e) avec une
constante réelle positive est appelée équation de Bessel.
(e2) On peut faire une étude analogue lorsque est un réel quelconque, entier
ou non, positif, négatif ou nul.
Les fonctions de Bessel et de première espèce sont solutions
particulières de l’équation (2.92e) d’ordre
( ) [ ( ) ( ) ]
entier alors les deux fonctions de Bessel et sont
linéairement indépendantes. Cette propriété n’est plus valable lorsque
entier, et dans ce cas
On appelle fonction de Bessel de seconde espèce d’ordre ( étant un
nombre entier supérieur à zéro), la fonction définie par la formule
2 1 1 1
- Si , N n ( x) X n ( x)
2c (1 ... ) 2 log 2 J n ( x)
2 n
, N 0 ( x) X 0 ( x) 2c 2 log 2J 0 ( x) , étant la constante d’EULER,
2 1
- Si
; on a :
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Chapitre III
SYSTEME D’EQUATIONS DIFFERENTIELLES
§III.A. INTRODUCTION : THEOREME D’EXISTENCE
III.1. Théorème d’existence et d’unicité
On établit le théorème d’existence et d’unicité de la solution d’un
système différentiel par un procédé analogue à celui employé dans le cas d’une
équation différentielle du premier ordre. Indiquons successivement le schéma de
la démonstration.
(a) Supposons que le système différentiel ait été ramené à un système formé
d’équations différentielles ne contenant que des dérivées du premier ordre, voir,
ci-après n°III.2) ; soit ( ) (3.1)
Ce système dans lequel est la variable indépendante et sont
des fonctions inconnues.
(b) Le problème de l’intégration du système différentiel (3.1) peut s’interpréter de
deux façons différentes :
(b1) On peut considérer que sont les coordonnées d’un vecteur
d’un espace à dimensions rapporté à une base donnée. Le vecteur a
pour coordonnées . Les fonctions sont les composantes d’une
fonction vectorielle . Le système différentiel (3.1) peut donc s’écrire sous la
forme vectorielle (ou aussi la forme matricielle, étant la matrice-colonne de et
la matrice-colonne des ),
Le problème de l’intégration du système différentiel (3.1) consiste à rechercher
dans l’espace E n les vecteurs qui satisfont à l’équation (3.1bis).
(b2) On peut considérer que sont les coordonnées d’un point
d’un espace à (n+1) dimensions. Le problème de l’intégration du
système (3.1) consiste à déterminer dans cet espace , les ensembles de point
dont la coordonnée varie et dont les coordonnées sont des fonctions de
qui vérifient les équations différentielles (3.1) ; chaque pareil ensemble de points
est une ligne , appelée une ligne intégrale du système différentiel (3.1).
C’est ce dernier point de vue qui a été envisagé quand il s’est agi au chapitre
précédent d’une équation différentielle )
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(c) Condition de Lipschitz
Soit un domaine de l’espace et deux points
de ce domaine qui correspondent à la même valeur du paramètre . A ces deux
points correspondent, dans l’espace , deux vecteurs , , et deux fonctions
.
Désignons par ‖ ‖ et ‖ ‖ les normes des
différences et , (voir cours d’algèbre supérieure). Nous
dirons que les fonctions (ou la fonction ; vérifient la
condition de Lipschitz sur le domaine s’il est possible de déterminer un nombre
positif tel que, pour tout couple de points du domaine , on
a:‖ ‖ ‖ ‖
Remarquons que cette condition est, en particulier, vérifiée si les
fonctions admettent des dérivées partielles continues ; mais
il n’est pas nécessaire que telles dérivées partielles existent.
(d) Théorème
Si les fonctions sont continues sur le domaine et
vérifient la condition de Lipschitz et si est un point de , il existe un
voisinage du point dans lequel il existe une courbe intégrale du système
différentiel (3.1), et une seule, qui passe par le point .
Pour démontrer ce théorème, on considère la suite des vecteurs
t
tels qu’on ait : X n1 (t ) X 0 f t , X n (t )dt
t0
On démontre que la suite X n (t ) converge uniformément vers un vecteur
qui est solution de l’équation (3.1bis) et qui est tel que .
On démontre ensuite que si est un vecteur solution de (3.1) tel que
, on a nécessairement
§III.B. FORME CANONIQUE D’UN SYSTEME DIFFERENTIEL. METHODE
D’INTEGRATION
III.2. Réduction d’un système différentiel quelconque à un système
différentiel dont les équations ne contiennent que des dérivées du
premier ordre.
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Lorsque une ou plusieurs des équations d’un système différentiel
contient des dérivées d’ordre supérieur à 1, on peut, en augmentant le nombre
d’inconnues, remplacer le système par un autre dont toutes les équations ne
contiennent que des dérivées du premier ordre. Le cas particulier suivant fera
comprendre la méthode.
Soit le système différentiel de trois équations :
( ) (3.2)
à trois inconnues , dont les équations contiennent des dérivées jusqu’à
l’ordre . Introduisons nouvelles inconnues définies par les
équations :
Les trois équations (3.2) s’écrivent alors
( )
Le système des trois équations différentielles (3.2) à trois inconnues est ainsi
remplacé par le système de équations (3.3) et (3.4) à inconnues
Chacune de ces équations ne
contient que des dérivées du premier ordre.
Exemple :
Soient les équations différentielles du mouvement d’un point du plan
soumis à une force centrale inversement proportionnelle à la distance,
l’origine 0 étant le centre des forces :
x y
x' ' y' '
x² y ² x² y ²
Ce système peut être remplacé par le système des quatre équations
suivantes ne contenant que des dérivées du premier ordre :
x
x' x 1 '
x1
x² y ²
y
y ' y1 y1'
x² y ²
III.3. Forme canonique d’un système différentiel
On dit qu’un système différentiel est ramené à la forme canonique
lorsque ce système différentiel est de la forme :
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(3.5a)
c'est-à-dire avec l’écriture matricielle (3.5b)
C’est en écrivant le système différentiel sous la forme canonique qu’a été étudié
au n°III.1 le théorème d’existence.
III.4. Méthode d’intégration. Réduction à une équation différentielle du n e
ordre
(a) Supposons que le système d’équations différentielles soit formé d’équations
différentielles ne contenant que des dérivées du premier ordre et s’écrive sous la
forme :
Dérivons – fois par rapport à chacune des équations (3.6) ; on obtient
équations en , , ,…, (3.7a)
Eliminons entre ces équations les arguments
, ,…, (3.7b)
Le résultat de cette élimination est, en général, une équation en : ,…, (3.8)
Cette équation ,…, est une équation différentielle
e
ordinaire du n ordre à une seule inconnue . Si (3.9) en est
la solution générale, les autres inconnues peuvent, en général, être
déterminées sans aucune nouvelle intégration : il suffit, dans les équations
obtenues ci-dessus, de remplacer et ses dérivées par les valeurs déduites de
(3.9) ; le nouveau système obtenu permet de calculer et leurs dérivées
jusqu’à l’ordre .
L’intégration du système différentiel (3.6) se ramène donc, en général, à
l’intégration d’une équation différentielle du ordre. C’est la raison pour laquelle
un système différentiel formé de équations différentielles à inconnues, ne
contenant que des dérivées du premier ordre est appelé un système différentiel
du ordre
Exemple : soit le système différentiel
dy
t t ² x y 1 0
dt
(a)
dx dy tx 0
dt dt
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- en dérivant une fois par rapport à chacune de ces équations, on obtient :
{ (b)
- l’élimination de entre ces quatre équations (a), (b) fournit
(c)
- L’intégration générale de cette équation est
(d)
En remplaçant par cette valeur dans les équations (a), (b), on obtient (il suffit de
considérer l’équation déduite des deux équations (a) par élimination de ),
La solution générale du système différentiel (a) est fournie par (c) et (d).
(b) Remarques
(b1) Pour former l’équation résultante du ordre (3.8), il n’est pas nécessaire de
remplacer le système différentiel par un système dont toutes les équations ne
contiennent que des dérivées du premier ordre. Cette réduction ne présente
qu’un intérêt théorique.
Exemple :
Soit le système différentiel du quatrième ordre :
En dérivant (a) par rapport à et en éliminant entre l’équation obtenue et
l’équation (b), on obtient ’ (c)
En dérivant (c) par rapport à t et en éliminant entre l’équation obtenue et
l’équation (b), on obtient (d)
En éliminant entre (c) et (d), on obtient l’équation résultante du quatrième
ordre
(b2).Dans certains cas, l’équation résultante (3.8) est une équation différentielle
d’ordre inférieur à . Mais alors, la valeur de déduite par l’intégration de cette
équation ne permet pas de calculer sans nouvelle intégration les valeurs de
; voir un exemple de ce cas au n°III.5 ci-après, système différentiel
(3.8).
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III.5. Cas particulier d’un système différentiel canonique
Les calculs indiqués au n°III.4 pour intégrer un système différentiel se
simplifient lorsque le système différentiel est ramené à la forme canonique, c'est-
à-dire, à la forme (3.10)
Si on désire former l’équation résultante en , il suffit de dériver – fois par
rapport à l’équation (3.11) du système donné, en
remplaçant, après chaque dérivation, par leurs valeurs
fournies par les autres équations du système donné. On obtient alors un système
de équations de la forme :
{ ( )
Il suffit d’éliminer les – arguments entre ces équations pour
obtenir l’équation résultante ,…, (3.12)
L’intégration de cette équation fournit la valeur de .
En général les valeurs de se déduisent du système différentiel
dans lequel a été remplacé par sa valeur déduite de l’intégration de l’équation
résultante (3.12)
Lorsque l’équation résultante (3.12) est d’ordre inférieur à , il faut adjoindre au
système (S) une ou plusieurs équations du système différentiel (3.10) pour
pouvoir calculer
[Link]. Quelques exemples
Exemple 1. (Courbe de poursuite ou courbe du chien).
Soit à déterminer la trajectoire suivie par un mobile qui, partant d’un
point donné du plan , se dirige avec une vitesse ⃗, dont l’intensité est
constante, vers un autre mobile qui parcourt l’axe avec une vitesse
constante , (axes rectangulaires).
Supposons qu’à l’instant initial , le mobile soit en et le
mobile en . A l’instant le mobile est au point de coordonnées
Si sont les coordonnées du mobile à cet instant, les deux équations du
problème sont :
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Tél : 099 827 2987 – 089 929 1132 E-mail : lo_cedius@[Link]
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dx dy
y 1)
x a kt y
k qui exprime que la tangente en M à la
P trajectoire de M passe par P ;
2 2
dx dy
2) v²
dt dt
v
P0 M qui exprime que l’intensité de la vitesse de
M0 M est v.
o x
Ces deux équations forment un système différentiel du second ordre. Choisissant
pour variable indépendante, sont des fonctions de qui satisfont au
système :
Eliminons et ses dérivées. En dérivant la première équation par rapport à on
obtient :
L’élimination de et est immédiate, on obtient ;
Pour intégrer cette équation du second ordre, posons . en désignant par
2
1 dp dp dx
, on a : 1 p ² x ² c'est-à-dire, ; ..( 1. et . )
² dx 1 p² x
On déduit par intégration :
( ) ( ) puis ∫( ) ∫( )
1 1
2 ( y C 2 ) 1 x 1 x
- Si 1 , on a
C1 1 C1 1 C1
2
2 ( y C 2 ) 1 x x
- Si 1 , on a log
C1 2 C1 C1
Les deux constantes d’intégration se déterminent en exprimant que la
courbe passe par le point et est tangente en ce point, à la droite et on
obtient la loi du mouvement du point .
- si 1 , c'est-à-dire, si le mobile ne va pas plus vite que le mobile , la
trajectoire est asymptote à , le mobile ne rencontre jamais le mobile .
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- si < 1, c'est-à-dire, le mobile va plus vite que le mobile , le mobile
1
rencontre au point ( C2). Par exemple, si , la trajectoire est lacubique
2
( ) ( ) admettant le point ( ) pour point double
(voir figure ci-dessous)
y
(0,C2) (3C1,C2)
x
P M
M0
P0
Exemple 2.
Mouvement d’une particule électrisée dans un champ formé par la
superposition d’un champ électrique constant E et d’un champ magnétique
contant ⃗⃗. La force agissant sur la particule , de charge électrique et de
masse , est la résultante de la force E due au champ électrique et de la force
[ ⃗⃗ ⃗] due au champ magnétique, ⃗ étant la vitesse de la particule. L’équation
vectorielle du mouvement est donc
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
( ⃗⃗ [ ⃗⃗ ⃗])
Rapportons l’espace à un trièdre trirectangle de sens direct , dont l’origine
est un point de l’espace que nous choisissons ci-après pour réduire les calculs, et
dont les axes sont tels que : est parallèle à ⃗⃗ et dirigé de telle façon que la
valeur algébrique de ⃗⃗ sur soit positive (nous écartons le cas où , c'est-
à-dire, où le champ serait purement électrique ; la trajectoire est alors une
parabole). est parallèle au plan ⃗⃗ ⃗⃗ et dirigé de façon que la composante
de ⃗⃗ suivant , soit positive si elle n’est pas nulle. Les équations du
mouvement sont :
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eEz
e
x
y e
§.III.C. NOTION D’INTEGRALES PREMIERES
III.6. Définition
Soit le système différentiel d’ordre
On appelle intégrale première de ce système différentiel toute fonction
qui reste constante, c'est-à-dire, prend une valeur indépendante
de quand on remplace par une solution quelconque du système
différentiel. En d’autres termes, une intégrale première est une
fonction qui reste constante le long de toute courbe intégrale du
système différentiel dans l’espace considéré au n°III.1, mais cette constante
varie d’une courbe intégrale à l’autre.
Exemple :
Considérons le système différentiel (a) considéré au n° III.4. La fonction
( ) est une intégrale première de ce système. En effet, en
remplaçant et par leurs valeurs calculées au n°III.4, on obtient
III.7. Problème
Vérifier si est une intégrale première du système
différentiel (S). Pour que soit une intégrale première de ce
système, il faut et il suffit que sur toute ligne intégrale du système
différentiel (S).
En effet, dans l’expression de la dérivée
(3.13)
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On remplace par leurs valeurs en fonction de , déduites
du système (S) ; la condition cherchée est que la nouvelle expression obtenue
pour soit nulle quels que soient .
Exemple : Pour vérifier que ( ) est une intégrale première du
système (a) du n°III.4., il suffit de montrer que quels que soient . On a :
* +
= ( y 1)
1 1 1 1
(t ² x y 1) ( y 1) x ( y 1) 0
t t² t² t
III.8. Propriétés des intégrales premières
(a) Si les sont des intégrales premières du
système différentiel (S), toute fonction est aussi une intégrale
première de ce système, mais cette intégrale première est dite ne pas être
distincte ou ne pas être indépendante des intégrales premières .
(b) La connaissance d’une intégrale première d’un système différentiel permet
d’abaisser d’une unité l’ordre du système.
En effet, si est intégrale première du système différentiel (S), le
problème de la recherche des lignes intégrales L de ce système de ramener à la
détermination de lignes intégrales L qui appartiennent aux hyper-surfaces d’équation
dans l’espace dont il a été question au n°III.1. ; ce qui se
fait en calculant, à l’aide de cette équation, une des variables et en la remplaçant
par sa valeur dans – des équations de (S). On est alors ramené à déterminer
– inconnues définies un système différentiel du – ordre.
(c) La connaissance de intégrales premières indépendantes entre elles, d’un
système différentiel permet d’abaisser de unités l’ordre du système.
(d) La solution générale d’un système différentiel d’ordre est déterminée par
intégrales premières, indépendantes entre elles, de ce système.
Exemple : On vérifie aisément que ( ) et ( ) sont deux
intégrales premières, indépendantes entre elles, du système différentiel du second
ordre (a) du n°III.4. La solution générale de ce système est définie par les deux
équations :
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( ) ,( )
Corollaire.
e
Un système différentiel du ordre ne peut admettre plus de
intégrales premières indépendantes entre elles.
(e)Remarques.
(e1) Les théorèmes fondamentaux de la mécanique, (théorèmes de la force vive,
de la quantité de mouvement, du moment de la quantité de mouvement, etc.),
ont pour but, la détermination d’intégrale première dont la connaissance permet
de réduire l’ordre du système différentiel. (Il faut toutefois remarquer que la
considération de l’intégrale de la force vive introduit parfois des solutions
étrangères au problème considéré).
Par exemple, dans le cas du mouvement central traité en exemple a n°
III.2, le théorème de la force vive et le théorème du moment de la quantité de
mouvement autour du centre des forces 0 fournissent les deux intégrales
premières :
;
Le système différentiel du quatrième ordre obtenu au n° III.2 est donc
remplacé par le système différentiel du second ordre :
( ) ( )
{
L’intégration s’achève facilement en passant aux coordonnées polaires.
(e2) Il arrive souvent que la connaissance d’une ou de plusieurs intégrales
premières d’un système différentiel permette d’énoncer des propriétés de la
solution de ce système, bien que l’intégration du système ne soit pas achevée. On
en trouve de nombreux exemples en mécanique rationnelle ; nous en donnons un
au n° III.10, ci-après, emprunté à un tout autre domaine.
III.9. Combinaison intégrale
On appelle combinaison intégrale déduite du système différentiel
(3.14) une combinaison
linéaire de ces équations 1F1 2 F2 ... n Fn 0 (3.15) où sont des
fonctions de telles que le premier membre de (3.15) soit le quotient
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par de la différentielle totale d’une fonction . L’équation (3.15)
étant équivalente à est une intégrale première du système différentiel ; Il
n’y a pas de méthode générale pour calculer une intégrale première d’un système
différentiel ; en pratique, on cherche une combinaison intégrable déduite de ce
système. En particulier, lorsque le système différentiel est écrit sous la forme :
(3.16a)
On cherche des facteurs tels que l’on ait identiquement
(3.16b) et tels que l’expression
1dx1 2 dx2 ... n dxn n1dt (3.16c) soit la différentielle totale d’une fonction
. Des équations données, on déduit alors :
1dx1 2 dx2 ... n dxn n1dt = 0 (3.16d).
Ce qui prouve que est une intégrale première du système différentiel donné.
Par exemple
Soit le système différentiel du second ordre , on déduit
les deux combinaisons intégrables et
d’où les deux intégrales premières , qui
définissent la solution générale du système différentiel proposé.
III.9. bis. Exemple : Développement simultané de deux espèces vivant dans
un milieu isolé. (Symbiose)
Ce problème, appelé « problème des requins et des soles », a été
étudié par le Mathématicien Italien Contemporain VITO VOLTERRA qui s’est
appuyé sur des constatations faites sur une population composée de requins et
de soles. Voir V. Volterra – leçon sur la théorie mathématique de la lutte pour la
vie. Paris, Gauthier-villars, Volterra Vito (1860 – 1940). Il apporta d’importantes
contributions à l’étude des équations intégrales.
Ce problème se pose de la façon suivante : Si les soles sont en grand
nombre, les requins trouvant une nourriture abondante prospèrent ; partant, la
consommation de soles devenant plus grande, le nombre de soles diminue. Mais
cette diminution provoque une diminution de requins, puisque leur nourriture se
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raréfie ; les soles, rencontrant moins d’adversaires, prospèrent et le phénomène
semble ainsi prendre une allure périodique ; c’est ce qui va résulter des
considérations théoriques suivantes.
Désignons par et le nombre d’individus des espèces et , à
un instant donné ; l’espèce sera supposée être l’espèce parasite de l’espèce .
Faisons les hypothèses suivantes :
(a) Espèce
(a1) Natalité. Admettons que le nombre des naissances, pendant l’accroissement
de temps soit proportionnel à et au nombre d’individus ; soit
ce nombre, n1 étant une constante positive, (coefficient de natalité).
(a2) Mortalité. La rencontre d’un individu et d’un individu pouvant
provoquer la mort de , admettons que le nombre de morts, pendant
l’accroissement de temps , soit proportionnel à , au nombre d’individus
et à un facteur m1 R(t ), m1 et étant des constantes positives ; soit donc
m1 R(t )S (t )t ce nombre de morts ; nous supposerons que .
(b) Espèce R.
(b1) Natalité. Admettons que le nombre de naissances, pendant l’accroissement
de temps soit proportionnel à , au nombre d’individus et nombre .
(b2) Mortalité. Admettons une mortalité proportionnelle à et à , soit
le nombre de morts dans l’intervalle , étant une constante
positive. Les accroissement S et R des espèces et dans l’intervalle de temps
(t , t t ) sont donc S n1 m1 RSt ; R n2 S m2 Rt . Par passage à la limite
(quant ), on obtient le système différentiel :
dS
n1 m1 R S
dt
dR n S m R
dt
2 2
Et en divisant membre à membre, on obtient la combinaison intégrale
(n2 S m2 ) (n m1 ) R dR qui, par intégration donne l’intégrale première
dS 1
S R
S m2
e n2 S
CR ( n1 m1 )
e R où est une constante d’intégration. Ainsi, si à un certain
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instant et alors et l’intégrale
première peut s’écrire
m2 n1 m1
S R
e n2 ( S S0 )
e ( R R0 )
S0 R0
Cette intégrale première fournit la relation qui, à chaque instant, lie les deux
fonctions et , alors qu’on ne connaît ni et
§.III.D. INTRODUCTION AUX SYSTEMES DIFFERENTIELS LINEAIRES
III.10. Définitions
Un système différentiel d’ordre est dit linéaire s’il peut s’écrire sous la
forme (3.17)
Les coefficients et étant des fonctions de ou des constantes et la matrice
( ) étant supposée de rang .
En introduisant les matrices ( ) ( ) ( ) ( ), le système
différentiel s’écrit sous la forme matricielle :
Une solution du système différentiel (3.17) est un ensemble de
fonctions , c'est-à-dire, un vecteur dont les , sont les coordonnées
dans un espace à dimensions, (voir n°III.4).
On dit que solutions du système différentiel linéaire (3.17)
sont linéairement indépendantes entre elles, si les vecteurs
qui leur correspondent sont linéairement indépendants. La condition
nécessaire et suffisante pour qu’il en soit ainsi est que la matrice à ligne et
colonnes ci-dessous soit de rang , (voir Cours d’Algèbre)
( )
Lorsque tous les coefficients et sont des constantes, le système
différentiel linéaire est dit à coefficients constants.
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Lorsque tous les seconds membres sont identiquement nuls, on dit
que le système différentiel linéaire est homogène ; sinon il est dit non homogène
III.11. Systèmes différentiels linéaires homogènes
(a) Remarque importante
Les méthodes générales d’intégration établies pour les systèmes
différentiels quelconques, sont évidemment applicables aux systèmes linéaires. Si
on applique la méthode de réduction à une équation différentielle d’ordre n, (voir
n°III.4), on constate que cette équation résultante est une équation différentielle
e
linéaire, en général du ordre. Cette propriété permet de prévoir qu’il sera
possible d’établir, pour les systèmes différentiels linéaires, des propriétés
analogues à celles établies pour les équations différentielles linéaires. Nous
examinerons successivement le cas des systèmes linéaires homogènes et celui des
systèmes linéaires non homogènes.
Il est bon de signaler qu’il n’existe pas de méthode générale pour
intégrer un système différentiel linéaire d’ordre quelconque, pas plus qu’il
n’existait de méthode générale pour intégrer une équation différentielle linéaire
d’ordre quelconque. Mais, on peut établir des propriétés de ces systèmes qui
peuvent être très utiles.
(b) Réduction du problème d’intégration quand on connaît p<n solutions
linéairement indépendantes entre elles.
Soient solutions linéairement indépendantes entre
elles, du système différentiel homogène . La matrice ( )à
lignes et colonnes dont les éléments sont les coordonnées des vecteurs
étant, par hypothèse, de rang , il existe au moins un déterminant non nul d’ordre
extrait de cette matrice. Supposons, pour fixer les idées, que ce déterminant p
corresponde aux fonctions inconnues ; nous qualifierons ces
inconnues d’inconnues principales.
Désignons par , la matrice-colonne dont les éléments sont les
coordonnées du vecteur par la matrice-colonne dont les éléments sont tous
e
nuls, à l’exception de l’élément de la ligne qui vaut .
Effectuons, dans le système différentiel , le changement de variables défini
par l’équation matricielle, ( sont les nouvelles inconnues) :
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c'est-à-dire par les équations :
x1 y1 x1(1) ... y p x1( p )
...
x p y1 x (p1) ... y p x (pp )
x p 1 y1 x (p1)1 ... y p x (pp1) y p 1
...
xn y1 xn(1) ... y p xn( p ) yn
Le système différentiel se transforme en
A yi dX i y 'j X j y k' Ek B y j X j y k Ek 0
i dt j k j k
dX j
c'est-à-dire y j
A BX j
y 'j AX j y k' AE k y k BE k 0
j dt j k k
c'est-à-dire, puisque chaque vecteur est solution de
y
j
'
j AX j y k' AE k y k BE k 0
k k
Le système des équations qui correspondent à l’équation matricielle précédente
est un système algébrique linéaire non homogène en .
Démontrons qu’il est compatible.
La matrice de ce système est la matrice carrée dont les
colonnes successives sont les matrices-colonne Il en
résulte que cette matrice est le produit où est la matrice carrée
dont les colonnes successives sont les matrices-colonne .
Mais la matrice est, par hypothèse, régulière ; la matrice est aussi régulière,
puisque p 1 ≠ 0 ; la matrice est donc de rang et le système
algébrique considéré est compatible et possède une solution unique. Cette
solution est nécessairement de la forme suivante, vu que les équations sont
algébriques linéaires et homogènes en ( )
où est une forme linéaire en dont les coefficients sont des fonctions
connues de .
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Le – équations constituent un système différentiel linéaire
homogène d’ordre – L’intégration de ce système fournit les valeurs des
inconnues .
En remplaçant dans les équations , ces inconnues par les valeurs
obtenues, on obtient les valeurs des dérivées d’où on peut déduire, par
quadratures, les valeurs de .
Conclusion. La connaissance de à solutions linéaires indépendantes entre
elles d’un système différentiel linéaire homogène d’ordre ramène l’intégration
de ce système à l’intégration d’un système linéaire homogène d’ordre – et au
calcul de quadratures.
(c) Exemples
(c1) Soit le système différentiel linéaire homogène
dont on donne une solution particulière . Adoptons pour inconnue
principale et effectuons le changement de variables, ( et sont les nouvelles
inconnues)
{ ( est l’homologue de )
Le système transformé est :
qui, résolu en , , donne :
La seconde équation est une équation différentielle linéaire et homogène du
premier ordre dont l’intégrale générale est
De la première équation, on déduit : ; d’où
La solution générale du système donné est :
(c2)Soit le système différentiel linéaire homogène du troisième ordre
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dont on donne deux solutions particulières :
1) 2)
L’intégration se ramène à l’intégration d’une équation linéaire
homogène du premier ordre et à deux quadratures. Adoptons et pour
inconnues principales, le changement de variables à effectuer est
{ étant les nouvelles inconnues.
Le système transformé est :
En résolvant par rapport à , , on obtient :
1
t ² 1
2
e
L’intégration de la dernière équation fournit z1 C1
t² 1
Les fonctions se déterminent alors par quadratures ;
t 3 t ² t 1 2 t ² 1
1
x1 C1 e dt C 2
t (t ² 1)²
t 2 2t 1 2 t ² 1
1
y1 C1 e dt C3
0
t (t ² 1)²
En retournant aux variables , on obtient la solution générale du système.
III.12. Intégration quand on connaît solutions linéairement indépendantes
entre elles. Ensemble fondamental de solutions.
(a) Théorème
Si , ( ) sont solutions linéairement indépendantes entre
elles d’un système différentiel homogène d’ordre , la solution générale de ce
système est ; étant constantes arbitraires.
Preuve
Ce théorème se démontre en raisonnant comme il a été fait au n°III.11,
en faisant On effectue le changement de variables ∑ ; le système
homogène donné se transforme en ∑
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Cette équation matricielle fournit un système de équations qui est algébrique
linéaire homogène en . La matrice de ce système algébrique est égale à
où est la matrice carrée dont les coordonnées sont les matrices-
colonne ; la matrice est donc de rang . Le système algébrique possède donc
une solution unique, la solution triviale ; d’où on déduit
; ce qui démontre le théorème.
Exemple : Reprenons l’exemple 1 du n°III.11.c et supposons qu’on en donne deux
solutions particulières : 1 et 2)
On peut en déduire directement la solution générale
(b) Ensemble fondamental de solutions
Tout ensemble de solutions particulières linéairement indépendantes
entre elles d’un système différentiel linéaire homogène d’ordre , est appelé un
ensemble fondamental de solutions de ce système.
Tout ensemble de plus de solutions particulières d’un système
différentiel linéaire homogène d’ordre est nécessairement constitué de
solutions linéairement dépendantes entre elles.
III.13. Systèmes différentiels linéaires homogènes adjoints
(a) Définition
Soit le système différentiel linéaire homogène d’ordre écrit sous la
forme canonique c'est-à-dire ,
Le système différentiel linéaire et homogène d’ordre appelé le
système adjoint du système (Sh) est c'est-à-dire
, étant la matrice transposée de Il est à remarquer que (Sh)
est le système adjoint de ( ) ; on dit que les deux systèmes sont adjoints l’un de
l’autre.
(b) Théorème
Si et sont deux vecteurs solutions respective de deux
systèmes adjoints (Sh) et (S*h), leur produit scalaire est constant, c'est-à-dire,
te
ou x y
i i C te
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III.14. Systèmes d’équations différentielles linéaires d’ordre 1
Soit donné le système d’équations différentielles :
dy1
dx a11 y1 a12 y 2 ... a1n y n
dy 2 a y a y ... a y
21 1 22 2 2n n (3.20)
dx
...
dy n a y a y ... a y
dx
n1 1 n2 2 nn n
où les coefficients sont constants. Ici, désigne la variable indépendante et
les fonctions inconnues. Le système (3.20) est appelé système
d’équations différentielles homogènes à coefficients constants.
Un système d’équations différentielles non homogènes peut s’écrire
sous la forme matricielle suivante :
(3.21)
où est un vecteur à dimensions comprenant les dérivées d’ordre 1 des
fonctions, un vecteur comprenant les fonctions inconnues et la matrice des
coefficients.
(a) cas où la matrice des coefficients A est diagonalisable
Nous avons vu que si est diagonalisable, elle peut s’écrire comme
où est matrice de passage dont les colonnes sont les vecteurs
propres de A et D une matrice diagonale ayant les valeurs propres de sur la
diagonale principale.
Nous pouvons écrire (3.22)
Pré-multiplions les deux membres par , nous obtenons
(3.23)
Posons . La relation précédente devient (3.24) où
et une matrice diagonale ayant les valeurs propres de sur la diagonale
principale, (3.24) s’écrit, si on détaille ses éléments (3.25)
( ) qu’on peut résoudre séparément en utilisant la procédure vue
précédemment.
Puisqu’on a posé , on peut revenir à la variable en pré-multipliant
par la matrice de permutation , c'est-à-dire en écrivant : (3.26)
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Exemple : Trouver la solution complète du système :
Indications : c’est un système de 3 équations différentielles homogènes d’ordre
un. Les trois valeurs propres 1 1, 2 1 et 3 3, étant distinctes, la matrice
des coefficients est diagonalisable parce qu’il existe une matrice de passage
non singulière telle que De relation (3.24) donne :
d’où
Par (3.26), on obtient :
, ,
où sont des constantes d’intégration.
(b) cas où la matrice des coefficients A n’est pas diagonalisable
Si n’est pas diagonalisable, nous savons qu’on peut toujours la mettre
sous la forme où
est une matrice triangulaire presque diagonale ayant les valeurs propres de
sur la diagonale principale et le nombre 1 presque au-dessus de la
diagonale principale et
est une matrice de passage dont les colonnes sont les vecteurs propres et
les vecteurs de Jordan de .
Dans ce cas (3.21) devient (3.27). En pré-multipliant par les
deux membres de (3.27) et en posant .on arrive au système triangularisé :
, (3.28) ou, sous forme détaillée, en notant les éléments de
{ (3.29)
puisqu’on a posé , on peut revenir à la variable en pré-multipliant
par la matrice de permutation , c'est-à-dire, en calculant (3.30)
Exemple.
Résoudre le système d’équations ci-après
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Le polynôme caractéristique ( ) , ayant des valeurs propres
, , , la matrice des coefficients n’est pas diagonalisables. On
recourt alors à la forme réduite de Jordan qui lui est semblable. La relation (3.28),
, donne , ,
d’où 1 Ae 3 x , 3 Ce 2 x , 2 (b cx)e 3 x ,
En substituant et dans la deuxième équation on obtient la solution
recherchée en faisant où , et
Chapitre IV .
EQUATIONS AUX DERIVEES PARTIELLES
§.IV.A. EQUATIONS AUX DERIVEES PARTIELLES LINEAIRES D’ORDRE 1
IV.1. Définitions
Ce sont les équations aux dérivées partielles de la forme
(4.1)
où sont des réels et une fonction des variables . Il peut aussi arriver
que soient des fonctions de .
(a) Cas particulier (4.2)
En intégrant (4.2) par rapport à , on trouve que les solutions sont les
fonctions de la forme
∫ (4.3)
∫
avec une fonction quelconque de classe C1 d’une variable.
Exemples
1) est une solution de
2) est une solution de
IV.2. Intégration du cas général en (4.1)
On procède par changement de variables pour se ramener aux cas
particuliers précédents en (4.2)
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(a) Changement de variables linéaires
Poser
On a alors et l’équation (4.1) devient :
( ) ( )
ou encore (4.4)
Il suffit de choisir tel que le coefficient de soit nul dans (4.4) afin de
se ramener à (4.2)
Exemple
Les solutions de l’équation aux dérivées partielles sont de
la forme
(b) Changement de variables polaires
C’est une des méthodes générales lorsque les coefficients ne sont pas
constants en (4.1)
Exemple
Les solutions en faisant un changement de variables polaires l’équation
aux dérivées partielles sont de la forme
En effet, il suffit de poser .
IV.3. Méthode des caractéristiques
(a) Proposition
Si est solution de l’équation aux dérivées partielles
et une solution de alors ( ) est une fonction de et
ne dépend pas de
Preuve
( ) ( ) ( )
( ) ( )
=0
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(b) Théorème
Soit P le problème suivant : 2 (4.5) où et sont
des fonctions données et l’inconnue.
On note P* le problème suivant : 2 (4.6) alors si est la solution
de P* et U une solution de P alors ) (4.7). De plus pour
tout fixé, la fonction est strictement croissante et pour toute
fonction est solution de P.
Preuve
Le début correspond à la proposition précédente (a), la croissance de
se montre ainsi : ( )
On en déduit que ,∫ [ ] - or donc
donc .
Pour la fin ce n’est pas tout à fait évident, notons . On peut
remarquer que et dériver cette égalité par rapport à et , il
reste alors à calculer
§.[Link] AUX DERIVEES PARTIELLES LINEAIRES D’ORDRE DEUX
IV.4. Définition
Ce sont des équations aux dérivées partielles de la forme
E (4.8)
où et sont des fonctions de .
(a) Cas des coefficients constants
(a1) Si dans (4.7) alors on a : (4.8a)
Après deux intégrations successives on obtient :
∫ ∫ où et sont des
fonctions quelconques.
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Noter que si l’on dérive deux fois la fonction (4.8b) par rapport à on
obtient bien l’équation différentielle de départ.
NOTA : On procède de façon analogue dans le cas où ,
Exemple
+ est la solution de l’équation aux
dérivées partielles
(a2) Si dans (4.7) et alors on a : (4.9a)
En intégrant une fois par rapport à et une fois par rapport à on
obtient : ∫ ∫ (4.9b) où sont des
fonctions quelconques. La réciproque permet de conclure que les fonctions
doivent être dérivables sinon il faut faire attention à l’ordre de dérivation.
(a3) Cas où dans (4.7)
Notons l’opérateur de dérivation par rapport à la variable et
l’opérateur de dérivation à la variable . Alors car pour une fonction
deux fois différentiables.
(a3.1) Première méthode
- essayer d’écrire l’équation aux dérivées partielles à l’aide d’un opérateur différentiel
- factoriser l’opérateur obtenu puis chercher à ramener à des équations aux dérivées
partielles d’ordre 1 (cfr §.IV.B)
(a3.2) Deuxième méthode
On fait un unique changement de variable pour ne garder qu’une
dérivée seconde croisée ( )
(a3.3) Remarques
(i). Les deux méthodes conduisent à des solutions équivalentes (c’est juste
l’écriture qui change)
(ii). La deuxième méthode est opérationnelle pour des équations de la forme
lorsque le polynôme (dit caractéristique de
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l’équation aux dérivées partielles) possède deux racines réelles
distinctes. (Les deux autres cas sont bien plus difficiles à résoudre)
Exemple : Résoudre (E)
Première méthode
Cette équation peut s’écrire aussi ( ) ou
ou encore
Notons g = alors l’équation à résoudre devient .
Il suffit de faire un changement de variables linéaires en posant
. (cfr IV.3 (a))
Ceci donne admettant pour solution
,
En revenant aux variables de base, on a . Il
nous reste donc à résoudre l’EDP . On fait un
second changement de variables linéaires qui nous ramène à
l’équation aux dérivées partielles qui s’intègre en
, ce qui donne en repassant dans les
variables de base
Par un calcul rapide ( ) on peut retrouver (E) (c'est-à-dire les fonctions
sont solutions de (E))
Deuxième méthode
On fait le changement de variables suivants :
L’équation (E) donne
On choisit et pour rester avec une dérivée croisée.
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Et on a : que l’on intègre en :
.
D’où en revenant aux variables de base :
Remarque : On ne trouve pas les solutions que l’on avait trouvées lors de la
résolution précédente (cfr a3.3), en fait c’est juste l’écriture qui change
En effet :
(a4) cas où dans (4.7) et
L’intégration de cette forme utilise des séries de Fourier avec des conditions
(initiales (C.I) et aux limites (C.L)) préalables et consiste à quatre étapes :
(1) Chercher les solutions de (4.10) de la forme ;
(2) Ne conserver que les solutions, non nulles, bornées lorsque croit vers l’infini ;
(3) Regarder ce que les conditions aux bords (C.I) imposent comme conditions
aux constantes d’intégrations ;
(4) Chercher une solution du problème sous forme de somme de solutions trouvées
à l’étape 3, en écrivant la condition initiale (C.I) à l’aide d’une série de Fourier.
Remarquer qu’il en est de même pour les cas où dans l’équation aux dérivées
partielles (4.7),
Exemple : Résoudre l’équation de la chaleur (E) où
représente la température à l’instant et au point d’abscisse dans une
barre de fer de longueur ; la température de la barre en chacun
de ses points à l’instant zéro (C.I) et signifiant que la
température de la barre à ses extrémités soit nulle (C.L)
Résolution
1. Poser solution de (E) alors (E) équivaut qui
s’écrit encore
Le membre de gauche de l’égalité est une fonction de et celui de
droite est une fonction de , chacune des parties est donc une constante que l’on
note K. alors on s’est ramène au système ,
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On a facilement suivant le signe de K, la solution { √ √
√ √
ou encore ( )
2. La fonction doit être bornée lorsque , est donc négatif, notons
. Les solutions sont donc et ( ) ,
3. si est nulle on a la solution nulle donc
( ) si , on a la solution nulle donc
( ) doit être nul. Il faut donc que avec un entier. On a donc des
solutions de la
4. On cherche une solution au problème global de la forme
Les conditions aux bords étant clairement vérifiées, écrivons la C.I à
l’aide de la fonction on obtient
Comme on peut choisir les , il suffit de les choisir de tel sorte que
∑ ( )
Soit la série de Fourier ( ) de la fonction ci-dessous, périodique, impaire,
égale à sur [ ]
∑ ( )
et posons
on a donc et l’équation aux
dérivées partielles est vérifiée par
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EXERCICES SUR LES EQUATIONS DIFFERENTIELLES
(500 exercices et leurs intégrales)
La partie qui suit n’est qu’un recueil d’exercices non résolus accompagnés
chacun de son intégrale générale.
Il est à signaler que certains exercices seront indiqués pour faire objet
d’application ou d’assimilation et de résolution illustrative par les étudiants en classe
sous la direction de chargé des travaux pratiques
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EQUATIONS DIFFERENTIELLES DU PREMIER ORDRE ET PREMIER DEGRE : :
GENERALITES
Trouver l’équation différentielle associée à la fonction eu égard
1. ’
2. – sin2x
3. –
( )
4. ( )
5.
0 ( ) 1
6.
7.
8. ’
9.
10.
11.
12.
13. ’’
14. – ’’ – ’
15.
16.
17.
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18.
19.
20.
21.
22.
23.
24. Trouver l’équation différentielle de la famille de parabole, dont le foyer est à
l’origine o, et d’axe ox.
25.
26.
EQUATIONS INTEGRABLES PAR DES QUADRATURES
Intégrer les équations différentielles à variables séparables suivantes :
1. –
2. –
3. – – –
4. dx tx x
ln C
dt tx t
5. –
–
6. –
7.
8. ( √ √ –
9.
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10. –
11.
12.
13. 1 y ² dx 0 –
14. 1 x² dy 1 y ² dx 0 y 1 x² x 1 y ² C
15. – –
16. – –
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
Déterminer la solution particulière qui satisfait la condition donnée :
1. –
2. √ √ √
3. –
4. –
5. –
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1. | | 2. ⁄
* ( ) +
3. [ | | ] 4. √
5. 6.
Intégrer les équations de la forme constantes :
1. – –
2. –
3. –
4. – –
5. ( √ ) ( √ ) √
6. – – – –
Intégrer les équations homogènes du 1er ordre suivantes :
1. – –
2.
3. –
4.
5. (2 st s)dt tds 0 s
te
t
c
6. –
7. 3
3 ln Cx
8. –
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9.
10. √
√
11.
√
12.
13. R/
√
14. ( )
15. ( ) ( )
16.
17. √
EQUATIONS SE RAMENANT AUX EQUATIONS DIFFERENTIELLES HOMOGENES
Intégrer les équations de la forme
si | |
1. √
2. – – – – – – –
3. – – –
4. .
5. [ ]
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si | |
1. dy 2 x y 1 10 x 5 y 9 10 y 5x C
dx 4 x 2 y 5
2. –
3.
4.
Intégrer les équations de la forme
1.
2. –
3.
4.
Résoudre les équations linéaires non homogènes suivantes
1.
2. –
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
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10.
11.
12.
13.
14. √
15.
16
17.
18. √
19.
20 –
21.
22.
23.
24.
25.
26. –
27.
28. 4 3
x
3
29.
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30.
31.
32. ds 1 –
s cos t sin 2t
dt 2
33.
34.
35. –
36. –
37. –
38.
39. [ ]
40.
41.
42. ∫
∫
∫
Déterminer la solution particulière de l’équ diff qui satisfait la condition donnée :
1. –
2.
3.
Intégrer les équations de la forme
1.
2.
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3.
4.
5. 0
6. ∫
7.
8.
9. ( )
10.
11.
Intégrer les équations différentielles de BERNOULLI suivantes :
1.
2.
3.
4. – R/
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11. –
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12. [ ]
13. – – – – –
14. – – – 1 x ² a) y 1
15. [ – ( – )] 1 sin x
y sec x
k sin x
16.
17. [ ] ( )
18.
19.
20.
21.
22.
Intégrer les équations aux dérivées totales (la condition de fermeture est vérifiée)
1.
2. – – –
3. –
4. ( )
5.
6.
7. ( – )
8.
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9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17. ( ) =C
18.
19. ( ) ( )
20.
21.
22. ( ) * +
23. ( ) ( )
24. ( ) ( )
25. soit l’équation ; déterminé le réel de
manière que le premier membre de l’équation suivante soit une différentielle
totale exacte, pour cette valeur du paramètre, la résoudre.
R/
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Trouver l’intégrale générale lorsque la condition de fermeture n’est pas vérifiée
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
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20.
21.
22.
Trouver l’intégrale générale lorsque est un facteur intégrant :
1.
2.
3.
4.
5.
EQUATIONS NON INTEGRABLES PAR QUADRATURE
Intégrer les équations de RICCATI suivantes :
1. 2x
y x
2 xCe x 1
2. x²
y x²
kx 1
3. – 1
y ex
Cx
4. – cos x
y cos x
k sin x
5. –
6.
7. Soit l’équation
a) Déterminer une valeur de a telle que soit une solution particulière
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b) Résoudre l’équation de Ricatti ainsi trouvée
EQUATIONS DIFFERENTIELLES DU PREMIER ORDRE ET DE DEGRE SUPERIEUR
Résoudre les équations différentielles de la forme :
1.
2. √
3. ( √ )
√ √
( √ )
√ √
4.
5.
6.
7. et
8. et
9.
10. √ ( √ )
11.
12.
13.
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Résoudre les équations différentielles de la forme
1.
2.
3.
4. +C
5.
6.
Intégrer les équations de (Joseph Louis) LAGRANGE suivantes :
3. – {
5.
Intégrer les équations de (Alexis Claude) CLAIRAUT suivantes :
1. – ² R/ –
Intégrale Singulière
2. – R/ –
x 1
Intégrale Singulière y ( )²
2
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3. – R/
Intégrale Singulière
4. R/
Intégrale Singulière
5. √ R/ y Cx 1 C ²
Intégrale Singulière
6. R/
Intégrale Singulière √
7.
Intégrale Singulière √
8.
Intégrale Singulière
9. √ √
Intégrale Singulière
√
10.
Intégrale Singulière
√
Rechercher les solutions singulières
Equations différentielles Intégrales Solutions
singulières
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
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- 123 - - Cours d’Equa. Diff 2013.
12.
13.
Trouver les trajectoires orthogonales à la famille :
1. de cercles
2.
3. R/
4. –
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13. de cissoïdes
14.
EQUATIONS DIFFERENTIELLES D’ORDRE SUPERIEUR A UN
Intégrer les équations de la forme
1.
2. – ( – )
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- 124 - - Cours d’Equa. Diff 2013.
3. – –
4. – ( – )
5.
6. √ = ( )
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
Intégrer les équations de la forme
1.
2.
3.
4. –
5. [ – ]
6. –
7.
8.
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9.
10.
11.
12.
13.
14.
√ √ ( )
15. √
Intégrer les équations homogènes en
1. – C 2 (e x C1 )
2. ( – ) y C2 e 2 x ln x e C1x
3. ( – )
C1
y C2 x
EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES
Intégrer les équations différentielles linéaires homogènes à coefficients constants
1. y C1e3 x C2e3 x
2. y C1 cos x C2 sin x
3. – y C1 C2e x
4. y C1e4 x C2e3 x
5. – y C1 C2 x e 2 x
6. y’’ + 2y’ + 10y = 0 y e x C1 cos 3x C2 sin 3x
7. – √ √
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- 126 - - Cours d’Equa. Diff 2013.
8. – 3
y C1 C2 x e 2
x
9. 1
x 3 3
ye 2 A cos x B sin x
2 2
10. Soit l’équation . Trouver l’intégrale générale et la solution
particulière satisfaisant aux conditions initiales
R/ S.G: et S.P:
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20. –
21. –
22. – –
23.
24.
25.
26.
( √ √ ) √ √
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27. √ ( ) √ ( )
√ √ √ √
28.
29.
√ √
( √ √ )
30.
31.
32.
Intégrer les équations suivantes :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9. [ ]
10. –
11.
12. –
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13.
Intégrer les équations différentielles linéaires homogènes à coefficients variables
Equations Sol part Int. gén.
1.
2.
3. =0
4.
5.
6.
7.
8.
9.
√
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Equations différentielles linéaires non homogènes à coefficients constants
Rechercher la solution particulière et Intégrer les équations suivantes :
Méthode de calcul opérationnel (Méthode de Heaviside)
1ère procédé :
1.
2. Trouver une solution particulière de
R/ ∫ ∫
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
2ème Procédé : Intégrer
1.
2.
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3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
Méthode de la variation de la constante
1. | |
2. –
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
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10 | |
11.
y C1 cos x C2 sin x ln(cos ecx cot gx) cos x ln sin x x sin x C3
Méthode des coefficients indéterminés
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
( √ √ )
11.
12. ( )
13.
14.
15.
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16.
17. ( )
18.
Méthodes abrégées
1. +
2.
3.
4. +
5.
6. +
7.
8.
9.
10.
11.
12.
√ √
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13.
√ √
14.
15.
16.
17.
√ √
18.
19.
20.
21.
√ √
22.
√ √
23.
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( √ ) ( √ )
24.
√ √ ( )
Equation linéaire d’Euler (Legendre) et Cauchy
Exercices : Intégrer
1.
2.
3.
4.
( √ √ )
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
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14.
* +
15.
16.
17.
18.
19.
20.
RESOLUTION DES EQUATIONS DIFFERENTIELLES PAR DES SERIES ENTIERES
Intégrer les équations linéaires du premier ordre
1. Par une série vérifiant pour
2. Par une série vérifiant pour
3. Par une série en
4. Par une série en
5. Par une série en
6. Par une série en
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7. Par une série en
8. Par une série en
Réponses
1.
2.
∑
3. *
+
4. * + * +
5.
6.
7.
8.
Exercices : Intégrer
1. Vérifiant pour
2. par une série en
3. par une série en
Réponses
1.
2.
∑
3.
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Intégrer les équations linéaires du second ordre
1. par une série en
2. par une série en
3. par une série en
4. par une série en
5. par une série en
6. par une série en
7. par une série en
8. par une série en
9.
10.
11.
12.
Réponses
1.
2. ( ) (
)
3. ( ) ( )
4. *
+ * +
5. * + * +
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6. * + * +
7. * + * +
8. * + * +
9.
( ∑ ) (∑ )
10.
11.
[ ∑ ]
12. ( )
SYSTEMES D’EQUATIONS DIFFERENTIELLES ORDINAIRES
{
1.
{
2.
{
3.
{
4.
{
5.
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{
6.
{
7.
{
8.
{
9.
{
10.
{
11.
{
12.
{
13.
{
14.
{
15.
Trouver la solution répondant aux conditions lorsque
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16.
{
{
17.
{
18.
{
19.
{
20.
21.
{
22.
{
Trouver la solution particulière pour laquelle lorsque
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{
23.
{
24.
25.
{
{
26.
Résoudre les équations différentielles aux dérivées partielles linéaires d’ordre 1 à
coefficients constants
1.
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10
11
12
équation de la forme où des fonctions de et
1.
2.
3.
4. √
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- 143 - - Cours d’Equa. Diff 2013.
Indications bibliographiques
01. BRONSON (Richard) (1994)
Equations Différentielles : Méthodes et applications (Cours et Problèmes),
Série Schaum, p.352-V.
02. COLMEZ, P.(2009)
Eléments d’analyse et d’algèbre (et de théorie des nombres), Edition de l’Ecole
Technique, France.
03. DIEUDONNE, J. (1970-1975)
Eléments d’analyse, Gauthier-Villars, Paris, tomes III-IV
04. DUPONT (Pascal) (2000)
Exercices de Mathématiques pour le 1er Cycle; vol.2. De Boeck, Bruxelles, p.410-
XI.
05. FRANK AYERS (J.) et ELIUT MENDELSON(1996)
Calcul Différentiel et Intégral : Cours et Problèmes, 2e édition, Série Schaum ;
New york. P.485-v.
06. GODEAU (R. (1964)
Analyse Infinitésimale II-III, P.U.B. (Presses Universitaires de Bruxelles), vol.2 ,
pp.214. Université Libre de Bruxelles.
07. HEINRICH Matzinger(2000)
Aide-mémoire d’Analyse, Méthode mathématiques pour Ingénieurs, n°10,
Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, p.181-XVIII.
08. KAMIANKO MIYAMUENI (2004)
Mathématiques Générale pour Economistes, Université de Kinshasa,
Imprimerie Gospel. pp. 475-IV.
09. KRASNOV (Mikhail), KISSELEV (Alexander), Coll. (2007)
Mathématiques Supérieures pour Ingénieurs et Polytechniciens, De Boeck,
Tome II, Bruxelles, P.630.
10. LOWOLO OKAKO Pen’Elungha XI (Sylvain)(2005-2010)
Support du cours d’Equations Différentielles en G3 Mathématique, U.P.N.
Kinshasa/Binza. , Inédit
11. PISKOUNOV, N. (1974,1976)
Calcul différentiel et Intégrale, Tomes 1 et 2, Edition MIR, Moscou
12. ZELDOVITCH, L. et MYCHKIS, A.(1974)
Eléments des mathématiques appliquées, em-Mir, Moscou.
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TABLES DES MATIERES
Avant-propos ................................................................................................................................................................. 1
Chapitre I. RAPPELS ET COMPLEMENTS SUR LES EQUATIONS DIFFERENTIELLES
ORDINAIRES DU PREMIER ORDRE ............................................................................................ 2
§.I.0. PREREQUIS NECESSAIRES : RAPPELS ................................................................................................... 2
0.1. Quelques généralités sur les équations différentielles ............................................................. 2
(a) Définition ............................................................................................................................................. 2
(b) Ordre ..................................................................................................................................................... 2
(c) Degré ..................................................................................................................................................... 3
(d) Solution ou Intégrale d’une équation différentielle............................................... 3
0.2. Cas d’une équation différentielle du premier ordre ....................................................... 3
(a) Forme Générale : ................................................................................ 3
(b) Solution générale ou intégrale générale de l’équation différentielle.................. 3
(c) Solution particulière.................................................................................................... 4
(d) Condition initiale ........................................................................................................ 4
0.3. Théorème d’existence et d’unicité .................................................................................... 5
(a) Condition de Lipchitz ................................................................................................. 5
(b) Théorème ..................................................................................................................... 5
0.4. Quelques équations intégrables par des quadratures ................................................... 5
(a) Equations Différentielles à variables séparées et séparables ................................ 5
(b). Equations différentielles homogènes du 1er ordre................................................ 6
(c) Equations différentielles linéaires du premier ordre .............................................. 8
(d) Equations Différentielles de Jacob BERNOULLI ..................................................... 9
§.I.A. COMPLEMENTS SUR LES EQUATIONS DIFFERENTIELLES INTEGRABLES PAR DES
QUADRATURES ...................................................................................................................... 9
I.1. Equations aux dérivées totales ........................................................................................... 9
(a) Définition .................................................................................................................... 9
(b) Théorème ................................................................................................................... 10
(C) Cas particulier important ........................................................................................ 11
(d) Recherche du facteur intégrant .............................................................................. 11
I.2. Enveloppe d’une famille de courbes .............................................................................. 12
(a) Définition .................................................................................................................. 13
(b)Exemple ...................................................................................................................... 13
(c) Equation de l’enveloppe d’une famille de courbes .............................................. 13
[Link] des solutions singulières d’une équation différentielle du 1 er ordre ............... 13
§.I.B. METHODES D’INTEGRATION APPROCHEE D’UNE EQUATION DIFFERENTIELLE DU
PREMIER DEGRE ................................................................................................................... 17
I.4. Méthode des Isoclines ...................................................................................................... 17
I.5. Méthodes des approximations successives ................................................................... 17
I.6. Méthodes numériques de résolution du problème de Cauchy .................................. 18
(a)Méthode à un pas de maillage ................................................................................ 19
(b) Méthode de RUNGE-KUTTA ................................................................................... 20
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§.I.C. EQUATIONS DIFFERENTIELLES NON RESOLUES PAR RAPPORT A LA DERIVEEE ... 20
I.7. Considérations générales .................................................................................................. 20
I.8. Quelques méthodes d’intégration de l’équation non résolue par rapport à la
dérivée ................................................................................................................................ 21
(a) Equation de la forme ............................................................................. 21
(b)Equation de la forme ......................................................................... 21
(c) Equation de la forme ........................................................................... 23
(d) Equations de (Joseph Louis) LAGRANGE ............................................................... 23
(e) Equations de (Alexis Claude) CLAIRAUT ............................................................... 24
I.9. Problèmes géométriques liés aux équations différentielles du premier ordre :
Trajectoires orthogonales ................................................................................................ 26
Chapitre. II. EQUATIONS DIFFERENTIELLES D’ORDRE SUPERIEUR A UN ........................... 28
§.II.A. GENERALITES SUR DES PROCEDES DE RESOLUTION DES QUELQUES TYPES
PARTICULIERS D’EQUATIONS .......................................................................................... 28
II.0. Equation de type ..................................................................................... 28
II.1. Equation de type .......................................................................... 28
[Link] de type F(y, y’, .... , y(n)) = 0 ............................................................................... 31
II.3. Equation homogène en ...................................................................... 33
II.4. Equation non homogène en ..................................................................... 34
II.5. Calcul d’une solution particulière vérifiant des conditions données : Problèmes aux
conditions initiales. Problème aux conditions aux limites. .......................................... 35
§II.B. EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES ...................................................................... 40
II.6. Généralités. L’opérateur P(D) ........................................................................................... 40
(a) Définition .................................................................................................................. 40
(b) Propriétés de l’opérateur ............................................................................... 41
II.7. Fonctions linéairement indépendantes entre elles....................................................... 41
§II.C. EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES HOMOGENES ............................................ 43
II.8. Ensemble fondamental de solutions .............................................................................. 43
II.9. Réduction de l’ordre d’une équation linéaire homogène quand on connaît une ou
plusieurs solutions particulières...................................................................................... 44
(a) on connaît une solution particulière ...................................................................... 44
(b) on connaît solutions particulières linéairement indépendantes entre
elles .................................................................................................................................. 45
II.10. Propriétés du Wronskien de solutions d’une équation linéaire homogène
d’ordre ................................................................................................................................. 46
Théorème de Sturm ....................................................................................................... 46
II.11. Remarques ....................................................................................................................... 47
§II.D. EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES NON HOMOGENES ................................. 47
II.12. Propriété fondamentale. Méthode d’intégration ....................................................... 48
(a) Propriété fondamentale ........................................................................................... 48
(b) Calcul d’une solution particulière (méthode de variation des constantes) ...... 48
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§[Link] DIFFERENTIELLES LINEAIRES A COEFFICIENTS CONSTANTS ............... 49
II.13. Equations homogènes (Equation caractéristique. Solution générale) ..................... 50
(a) Soit l’équation linéaire homogène d’ordre à coefficients constants .............. 50
(b) Théorème ................................................................................................................... 50
(c) Conclusion.................................................................................................................. 50
(d) Théorème ................................................................................................................... 51
(e) Solution générale ...................................................................................................... 51
(f) Cas des équations différentielles linéaires à coefficients constants réels .......... 51
II. 14. Equations non homogènes ........................................................................................... 53
(a) Introduction ............................................................................................................... 53
(b) Méthode de variation de constantes ..................................................................... 53
II.15. Cas particulier de l’équation (D.r1)ny = f(x) .................................................................. 55
II.16. Méthode de calcul opérationnel (Méthode de Heaviside) ........................................ 55
(b) Propriété fondamentale ........................................................................................... 57
1
(c) Propriétés des opérateurs et ............................................................. 57
P( D)
(d) Calcul d’une solution particulière de l’équation différentielle linéaire non
homogène à coefficients constants ............................................................................. 58
II.17. cas particulier d’équations linéaires à coefficients constants ................................... 59
(a) Le second membre f(x) est un polynôme .............................................................. 59
(b) Le second membre est le produit d’un polynôme par ,( cte) . 61
(c) Le second membre est une somme de produits .......................... 62
(d) L’équation linéaire à coefficients constants est de la forme ............................... 63
§II.F. EQUATION LINEAIRE D’EULER ............................................................................................ 65
II.18. Définition. Méthode d’intégration ................................................................................ 65
§II.G. VALEURS PROPRES ET FONCTIONS PROPRES D’UN PROBLEME HOMOGENE AUX
CONDITIONS AUX LIMITES ............................................................................................... 66
II.19. Enoncé du problème ...................................................................................................... 66
II.20. Valeurs propres – Fonctions propres............................................................................ 67
II.21. Remarque – Exemple ...................................................................................................... 68
§.II.H. INTEGRATION DES EQUATIONS DIFFERENTIELLES PAR DES SERIES ENTIERES ... 69
II.22. Equations linéaires du premier ordre ........................................................................... 69
II.23. Equations linéaires du second ordre ............................................................................ 72
II.24 Quelques équations différentielles de la mathématique avancée ............................ 73
(a) Equation de Gauss ou équation hypergéométrique ............................................ 73
(b) Equation de Legendre .............................................................................................. 73
(c) Equation d’Hermite ................................................................................................... 75
(d) Equation de Laguerre .............................................................................................. 76
(e) Equation de Bessel .................................................................................................... 77
Chapitre III : SYSTEME D’EQUATIONS DIFFERENTIELLES ....................................................... 78
§III.A. INTRODUCTION : THEOREME D’EXISTENCE ................................................................. 78
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III.1. Théorème d’existence et d’unicité ................................................................................. 78
§III.B. FORME CANONIQUE D’UN SYSTEME DIFFERENTIEL ................................................... 79
III.2. Réduction d’un système différentiel quelconque à un système différentiel dont les
équations ne contiennent que des dérivées du premier ordre. ............................... 79
III.3. Forme canonique d’un système différentiel ................................................................. 80
III.4. Méthode d’intégration. Réduction à une équation différentielle du ne ordre ........ 81
III.5. Cas particulier d’un système différentiel canonique ................................................... 83
§.III.C. NOTION D’INTEGRALES PREMIERES .............................................................................. 86
III.6. Définition........................................................................................................................... 86
III.7. Problème ........................................................................................................................... 86
III.8. Propriétés des intégrales premières .............................................................................. 87
III.9. Combinaison intégrale .................................................................................................... 88
III.9. bis. Exemple : Développement simultané de deux espèces vivant dans un milieu
isolé. (Symbiose) ............................................................................................................. 89
(a) Espèce ..................................................................................................................... 90
(b) Espèce R. .................................................................................................................... 90
§.III.D. INTRODUCTION AUX SYSTEMES DIFFERENTIELS LINEAIRES .................................. 91
III.10. Définitions ....................................................................................................................... 91
III.11. Systèmes différentiels linéaires homogènes .............................................................. 92
(a) Remarque importante .............................................................................................. 92
(b) Réduction du problème d’intégration quand on connaît p<n solutions
linéairement indépendantes entre elles. ..................................................................... 92
III.12. Intégration quand on connaît solutions linéairement indépendantes entre elles.
Ensemble fondamental de solutions............................................................................ 95
III.13. Systèmes différentiels linéaires homogènes adjoints ............................................... 96
III.14. Systèmes d’équations différentielles linéaires d’ordre 1 .......................................... 97
(a) cas où la matrice des coefficients A est diagonalisable....................................... 97
(b) cas où la matrice des coefficients A n’est pas diagonalisable ............................ 98
Chap [Link] SUR LES EQUATIONS AUX DERIVEES PARTIELLES .................... 99
§.IV.A. EQUATIONS AUX DERIVEES PARTIELLES LINEAIRES D’ORDRE 1 ........................... 99
IV.1. Définitions......................................................................................................................... 99
(a) Cas particulier ................................................................ 99
IV.2. Intégration du cas général ............................................................................................ 99
(a) Changement de variables linéaires....................................................................... 100
(b) Changement de variables polaires ....................................................................... 100
IV.3. Méthode des caractéristiques ...................................................................................... 100
§.[Link] AUX DERIVEES PARTIELLES LINEAIRES D’ORDRE DEUX ..................... 101
IV.4. Définition ........................................................................................................................ 101
(a) Cas des coefficients constants .............................................................................. 101
500 exercices et leurs intégrales ................................................................................................ 106
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