REPUBLIQUE DU BENIN
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DIRECTION DÉPARTEMENTALE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE,
TECHNIQUES ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE DU PLATEAU
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COMMUNE DE KETOU
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COLLEGE D’ENSEIGNEMENT GENERAL 1 DE KETOU
Discipline:SVT Classe:1èreD2 Groupe:№1
THEME
♦LA CHRONOLOGIE ABSOLUE♦
NOM ET PRENOMS DES MEMBRES: Sous la supervision de
1•ADEOYE Emmanuel [Link] Bonaventure
2•AGBAHOUNGBA Prosper(Responsable)
3•da-Costa Abdias
4•FADIRAN Carine
5•FAGBITE Richpin
6•IJEBU Sodick
7•KOLE Arounan
8•KOUCHADE Isaac
9•MIDOGNI Fiathlux
10•OSSENI Issiaka
11•SIKIROU Hamid
Année Scolaire :2025-2026
PLAN
Introduction
I•Définition et principe de la datation absolue
A•Définition
B•Principe
II•Méthodes de la datation absolue
A•Méthodes générales
B•Méthodes directes
C•Méthodes indirectes
III•Limites de la datation absolue par le carbone 14
IV•Les effets de corrections
Conclusion
Référence bibliographique
Introduction
Comprendre l’histoire de la Terre et des civilisations humaines nécessite de situer précisément des
événements dans le temps. La chronologie absolue répond à cet objectif en fournissant des dates mesurables,
contrairement à la chronologie relative qui se limite à un ordre de succession des faits. Cet exposé présente
les fondements de la datation absolue, ses principales méthodes, leurs limites — en se concentrant
exclusivement sur celles du carbone 14 — ainsi que les corrections nécessaires pour améliorer la fiabilité
des résultats.
I • Définition et principe de la datation absolue
A • Définition
La datation absolue regroupe l’ensemble des techniques permettant d’attribuer un âge chronologique chiffré,
généralement exprimé en années avant le présent (BP, "Before Present"), en années calendaire (cal BP), ou
en "millions d’années" (Ma), à un objet, une roche ou un événement.
Une datation absolue ne donne pas simplement un intervalle ou une approximation, mais repose sur un
phénomène naturel constant, dont l’évolution dans le temps peut être mesurée avec précision.
Exemples d’éléments datables par la chronologie absolue :
♠minéraux formés par cristallisation
♠roches volcaniques
♠cendres volcaniques (tephras)
♠fossiles (directement ou indirectement)
♠objets archéologiques (bois, charbon, os, céramique…)
♠structures géologiques (déplacements tectoniques, formations de grottes…)
La datation absolue est fondamentale pour établir les grands repères de l’histoire terrestre : l’âge de la Terre
(4,54 milliards d’années), le Crétacé, la disparition des Néandertaliens, etc.
B • Principe
La plupart des méthodes de datation absolue reposent sur des phénomènes constants mesurables :
1. La radioactivité naturelle
C’est la base de nombreuses méthodes : uranium-plomb, potassium-argon, carbone 14, etc.
Un isotope radioactif (dit isotope parent) se transforme spontanément en un isotope différent (isotope fils)
selon une décroissance exponentielle :
N(t) = Nοε-λt
avec :
Nο= quantité de noyaux radioactifs restants
ε= quantité initiale
λ = constante de désintégration
t = temps écoulé
La demi-vie est la durée nécessaire pour que la moitié des atomes se désintègrent.
Exemples :
Carbone 14 → demi-vie 5 730 ans
238U → demi-vie 4,5 milliards d’années
40K → demi-vie 1,25 milliard d’années
2. Les accumulations mesurables
Certains phénomènes accumulent des effets avec le temps : 2
♣électrons piégés dans des minéraux (thermoluminescence, OSL, ESR)
♣variations du champ magnétique enregistrées dans les roches (paléomagnétisme)
♣croissance d’anneaux (arbres, coraux)
3. Les phénomènes géochimiques
Les minéraux emprisonnent lors de leur formation des isotopes dont la proportion change avec le temps.
Ainsi, les scientifiques mesurent un « horloge naturelle » présente dans la matière.
II • Les méthodes de la datation absolue
A • Méthodes générales (radiochronologie)
Les méthodes radiochronologiques forment le
cœur de la datation absolue. Elles reposent sur des
couples d’isotopes parent/fils et sur des demi-vies
différentes permettant de couvrir toutes les
échelles temporelles.
1. Datation Uranium–Plomb (U–Pb)
C’est l’une des plus anciennes et des plus fiables.
Elle repose sur deux chaînes de désintégration :
238U → 206Pb
235U → 207Pb
Grâce à ces deux voies indépendantes, les résultats peuvent être croisés. C’est un système robuste car :
-les zircons (ZrSiO₄), minéraux utilisés, intègrent beaucoup
d’uranium mais presque pas de plomb initial
-ils restent très résistants aux altérations et métamorphismes
Âges possibles : jusqu’à 4,4 milliards d’années, avec une
précision pouvant atteindre ± 1 million d’années.
2. Datation Potassium–Argon (K–Ar) et Argon–Argon
(Ar–Ar)
Le potassium 40 se désintègre en argon 40, un gaz noble :
K–Ar:nécessite un échantillon intact
Ar–Ar:technique plus moderne, plus précise, utilisant
l’irradiation neutronique pour transformer le potassium en
argon 39
Applications :
♣datation des roches volcaniques
♣datation des sites préhistoriques (cendres)
♣datation des coulées de lave
Plage temporelle : 100 000 ans à plusieurs milliards d’années.
3. Datation Rubidium–Strontium (Rb–Sr)
Repose sur la désintégration :
87Rb → 87Sr
Méthode isochrone → évite l’hypothèse d’absence de Sr initial.
Applications :
-roches ignées et métamorphiques anciennes 3
-géologie du manteau terrestre
4. Datation Samarium–Néodyme (Sm–Nd)
Basée sur :
147Sm → 143Nd
Très utile pour :
-dater les plus vieilles roches terrestres
-comprendre l’évolution du manteau et de la croûte
-étudier les météorites
5. Datation Carbone 14 (C14)
Méthode spécifique aux matières organiques :
14C → 14N par émission β.Produite dans l’atmosphère par les rayons cosmiques.
Intégrée par les êtres vivants et se dégrade après leur mort.
Limite : ~50 000 ans.
Très utile en archéologie, paléontologie récente, préhistoire.
B • Méthodes directes
1. Dendrochronologie
Analyse des anneaux de croissance des arbres.
Chaque anneau = 1 an → précision annuelle.
Permet :
♦d’établir des séries remontant à 12 000 ans de calibrer
le carbone 14
♦d’identifier les variations climatiques
2. Thermoluminescence (TL)
Certains minéraux accumulent des électrons piégés
dans leur structure.
Lorsque l’objet est chauffé (potterie…), ces électrons
sont libérés. Elle observe une émission de lumière mesurable.
Datation = temps écoulé depuis le dernier chauffage à > 400°C.
Applications :
4
♥céramiques
♥terre cuite
♥foyers préhistoriques
3. OSL (Optically Stimulated Luminescence)
Même principe que la TL, mais la remise à zéro a lieu lors de la dernière exposition à la lumière du
[Link] permet de dater l’enfouissement des grains de quartz.
Applications :
♪sédiments éoliens
♪dunes
♪dépôts fluviaux
4. ESR (Electron Spin Resonance)
Mesure les électrons piégés dans les cristaux mais sans chauffer.
Applications :
-dents fossiles
-coraux
-carbonates
C • Méthodes indirectes
1. Paléomagnétisme
Le champ magnétique terrestre s’inverse irréguliè[Link] roches enregistrent l’orientation du champ lors
de leur [Link] comparant ces traces à une échelle mondiale (échelle magnétostratigraphique), on peut
dater précisément des séries sédimentaires
2. Taux de sédimentation
Connaissant la vitesse moyenne de dépôt, on peut calculer l’âge de couches sédimentaires.
3. Hydratation de l’obsidienne
Un film d’hydratation se forme à la surface de l’obsidienne au contact de l’eau.
Épaisseur entrainant l’âge.
3. Stratigraphie calibrée
C’est la combinaison de méthodes absolues avec la stratigraphie relative.
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III • Limites de la datation absolue (uniquement Carbone 14)
1. Âge maximal datable
À partir de ~50 000 ans, la quantité de C14 est trop faible → les mesures deviennent indistinguables du bruit
de fond.
2. Variation de la production atmosphérique
Le taux de production du C14 n’est pas constant à cause de:
♦activité solaire
♦champ magnétique terrestre
♦émissions volcaniques
♦pollution industrielle (effet Suess)
♦essais nucléaires (bomb-peak du C14)
Ces variations nécessitent des courbes de calibration
3. Effet réservoir
Certaines sources de carbone ont un décalage naturel comme les:
✓océans (résidence longue du carbone → apparent vieillissement)
✓lacs
✓grottes
✓animaux marins
Ainsi, un coquillage peut sembler avoir 300 à 1 000 ans de plus qu’en réalité.
4. Contamination
La contamination peut ajouter ou retirer du carbone 14 dans grâce aux:
-racines
-conservateurs archéologiques
-pollution moderne
-échanges chimiques dans le sol
Même de petites quantités peuvent fausser fortement l’âge.
5. Hypothèse d’un système fermé
Le modèle suppose qu’après la mort, aucun carbone n’entre ni ne sort.
Ce n’est pas toujours vrai.
IV • Effets de correction
1. Calibration via la dendrochronologie
La comparaison avec les anneaux d’arbres permet de corriger les fluctuations atmosphériques.
2. Corrections isotopiques δ13C
Les organismes n’intègrent pas le carbone exactement de la même manière.
On mesure δ13C pour corriger le fractionnement biologique.
3. Nettoyage chimique
Méthodes ABA, ABOX-SC etc. pour éliminer les contaminants.
4. Modèles bayésiens (OxCal)
Les modèles bayésiens sont utilisés pour affiner les dates dans un contexte archéologique contraint.
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Conclusion
La chronologie absolue constitue l’un des piliers de la science moderne. Grâce à elle, il est possible de dater
avec précision aussi bien des roches vieilles de milliards d’années que des objets archéologiques récents. Les
méthodes radiochronologiques ont profondément transformé notre compréhension de l’histoire de la Terre et
de l’humanité, même si chacune possède ses limites, notamment le carbone 14 pour les périodes plus
anciennes. La combinaison des différentes méthodes, soutenue par des corrections complexes et des modèles
robustes, permet aujourd’hui d’obtenir des dates d’une précision remarquable et d’assembler le puzzle du
passé.
Références bibliographique
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