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MP7 Informatique

Le document présente une épreuve d'informatique pour la session 2022, comprenant trois parties : automates, tas binomial et énumération des fractions positives. Chaque partie contient des définitions, des questions théoriques et des exercices de programmation en Python et OCaml. Les candidats doivent respecter des consignes strictes pour la rédaction et l'utilisation des outils durant l'épreuve.

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SESSION 2022 MP7IN

ÉPREUVE MUTUALISÉE AVEC E3A-POLYTECH


ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP
____________________

INFORMATIQUE
Durée : 4 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en
évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
_________________________________________________________________________________

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de trois parties, toutes indépendantes.

1/8
Partie I - Automates
L’objectif de cette partie est de proposer quelques éléments autour d’un automate, dit augmenté,
construit autour d’un automate fini non déterministe et d’un sous-ensemble d’états.

Définition 1 (Automate fini non déterministe)


Un automate fini non déterministe est un quintuplet A = (Q, Σ, I, δ, F) avec :
- Q un ensemble fini non vide d’états, de cardinal |Q| ;
- Σ un alphabet ;
- I ⊂ Q l’ensemble des états initiaux ;
- δ : Q × Σ → P(Q) une fonction de transition : si q ∈ Q et a ∈ Σ, δ(q, a) désigne l’ensemble des états
q de Q tels qu’il existe une transition étiquetée par a de q vers q ;
- F ⊂ Q l’ensemble des états finaux.

Définition 2 (Automate augmenté)


Soient A = (Q, Σ, I, δ, F) un automate fini non déterministe et O ⊂ Q un sous-ensemble d’états de Q. On
appelle automate augmenté par O la paire (A, O), que l’on notera par la suite AO .

La notion de calcul est la même entre A et AO : un calcul dans A est une séquence d’états q1 · · · qn
de Q telle qu’il existe toujours au moins une transition entre deux états successifs de cette séquence.
Le mot construit par concaténation des étiquettes de chacune des transitions est alors reconnu par
l’automate.
L’ensemble O introduit la notion de calcul réussi au seuil s.

Définition 3 (Calcul réussi au seuil s)


Soit AO un automate augmenté. Un calcul passant par les états qi ∈ Q, i ∈ [[0, n]] est dit réussi au seuil
s ∈ N si :
i) q0 ∈ I ;
ii) qn ∈ F ;
iii) pour tout i ≥ 0 tel que i + s ≤ n, {qi · · · qi+s } ∩ O  ∅.

Définition 4 (Langage reconnu par un automate augmenté au seuil s)


Soit AO un automate augmenté et s ∈ N. Le langage reconnu par AO au seuil s, noté L s (AO ), est
l’ensemble des calculs réussis par AO au seuil s.

On considère, pour les questions 1 à 3, l’automate de la figure 1, où Q = {q0 , q1 , q2 }, Σ = {a, b}, I = {q0 }
et F = {q2 }.

  
a  a  
 q0

q1 q2
  
 

b b

Figure 1 - Automate exemple

Q1. Donner sans justification L2 (A{q0 } ).

Q2. Donner, en justifiant votre réponse, L2 (A{q1 } ).

Q3. Soit s ∈ N. Donner, en justifiant votre réponse, le cardinal de L s (A∅ ) en fonction de s, où ∅ est
l’ensemble vide.
Q4. Donner, sans justification, un majorant des calculs réussis au seuil s ne passant par aucun état
de O.

2/8
Q5. Soit maintenant un calcul réussi au seuil s qui passe au moins par un état de O. On note
q̃ = q0 · · · ql la suite des états correspondants et i0 · · · ik ∈ [[0, l]] la suite des indices dans q̃
correspondant aux états de O. Donner, sans justification, en fonction de s :
i) une majoration de i0 ;
ii) un encadrement de ik ;
iii) une majoration de i j+1 − i j pour j ∈ [[0, k − 1]].

Q6. Soit AO un automate augmenté, avec |Q| = p, où Q est l’ensemble des états de l’automate. Pour
s ∈ N, construire, en justifiant votre construction, un automate fini à (s + 1)p états reconnaissant
L s (AO ).

Partie II - Autour des tas


Cette partie comporte des questions de programmation qui seront abordées en utilisant exclusivement
le langage Python (Informatique Pour Tous).
L’objectif est ici d’étudier et d’implémenter quelques outils autour d’une structure de données appelée
tas binomial. Un tas binomial est une structure assez proche du tas binaire (utilisé par exemple pour
réaliser une file de priorité), pour lequel la procédure de fusion de deux tas est efficace et peu complexe.

II.1 - Arbre binomial

Définition 5 (Arbre enraciné)


Un arbre enraciné est un graphe acyclique orienté possédant une unique racine et tel que tous les
nœuds sauf la racine ont un unique parent.

La figure 2 présente un exemple d’arbre enraciné dans lequel r est la racine.

t0 t4

t1 t2 t3

Figure 2 - Exemple d’arbre enraciné

On définit un arbre enraciné (non vide) par un couple (r,[t0 , · · · , tn−1 ]), où r est la valeur de la racine
et [t0 , · · · , tn−1 ] est la liste de ses fils, chaque ti , i ∈ [[0, n − 1]] étant un arbre. Un arbre vide est défini par
None. Par abus de notation, on confond dans la suite la racine de l’arbre et sa valeur, ainsi que les fils
d’un arbre avec leur racine.
Q7. Écrire les fonctions Python :
- Vide(a) qui renvoit True si l’arbre a est vide, False sinon ;
- Racine(a) qui renvoit la racine de a si a est non vide ;
- Fils(a) qui renvoit la liste des arbres, fils de la racine de a.

3/8
Définition 6 (Arbre binomial)
Un arbre binomial ak d’ordre k ≥ 0 est un arbre enraciné dans lequel les fils de chaque nœud sont
ordonnés. Il est défini récursivement comme suit :
i) a0 =(r,[]) est constitué d’un nœud unique, la racine ;
ii) pour k ∈ N, soit ak =(r,[t0 , · · · tn−1 ]) un arbre non vide. ak est un arbre binomial d’ordre k si :
- tn−1 est un arbre binomial d’ordre (k − 1) ;
- (r,[t0 , · · · tn−2 ]) est un arbre binomial d’ordre (k − 1) ;
- la racine de tn−1 a une valeur supérieure ou égale à r.

La figure 3 donne un exemple d’arbre binomial d’ordre 3. Les valeurs dans l’arbre sont des entiers.

1 2 4

3 5 6

Figure 3 - Exemple d’arbre binomial d’ordre 3

Q8. Écrire une fonction Python ArbreBinomial(a1,a2) qui construit, à partir de deux arbres bino-
miaux a1 et a2 d’ordre k − 1, un arbre binomial ak d’ordre k contenant les mêmes valeurs que
celles des arbres a1 et a2. Dans la suite, on note a1⊕a2 cette opération.
Q9. Montrer par récurrence que la racine d’un arbre binomial d’ordre k a exactement k fils.

Q10. En déduire une fonction Python Ordre(a) qui renvoie l’ordre de l’arbre binomial a.

Q11. Montrer qu’un arbre binomial a d’ordre k possède 2k nœuds.

Q12. Écrire une fonction récursive Python EstUnArbreBinomial(a) qui renvoie True si a est un arbre
binomial, False sinon.
II.2 - Tas binomial
Un tas est une structure de données de type arbre qui permet en particulier de retrouver directement
un élément qui doit être traité en priorité.

Définition 7 (Tas binomial)


Soient k ≥ 0 et T = {a0 , · · · , ak } un ensemble d’arbres. T est un tas binomial de longueur k + 1 si, pour
tout i ∈ [[0, k]], ai est soit un arbre vide, soit un arbre binomial d’ordre i. Si i = k, ai ne peut, de plus, pas
être vide et ak est donc un arbre binomial d’ordre k.

On note dans la suite |T| le nombre de nœuds d’un tas T.


Q13. Quelle structure Python adopter pour coder un tas ?

Définition 8 (Signature d’un tas)


Soit T = {a0 , · · · , ak } un tas binomial de longueur k + 1. On appelle signature de T la suite s0 · · · sk telle
que pour tout i ∈ [[0, k]], si = 0 (respectivement si = 1) si l’arbre ai est vide (respectivement n’est pas
vide).

4/8
Q14. Soit T un tas binomial de longueur k + 1. En utilisant sa signature, calculer |T| et montrer que
2k ≤|T|< 2k+1 . En déduire k en fonction de |T|.
Q15. Écrire une fonction Python MinimumTas(T) qui retourne la valeur minimum du tas T. En donner
la complexité en fonction de |T|.

Les tas se construisent itérativement à partir de données. On est donc amené, pour un tas T, à ajouter
un à un des éléments.
Soit p un élément que l’on souhaite ajouter à un tas binomial T non vide et déjà construit. L’insertion de
la valeur p dans le tas T se fait alors selon l’algorithme 1.

Algorithme 1 - Insertion de p dans T.


Entrées : un tas T={a0 · · · ak }, une valeur p
Sorties : un tas T augmenté de la valeur p
début
i←0
Coder p dans un arbre binomial a d’ordre 0
tant que i<k + 1et a non vide faire
si ai est vide alors
ai ← a
Vider a
sinon
a a⊕ai (***)
Vider ai
i←i+1
si a n’est pas vide alors
Ajouter a au tas T.

Q16. Coder l’algorithme 1 sous la forme d’une fonction Python Insertion(p,T).

Q17. Évaluer la complexité de cet algorithme en fonction de |T|. On suppose que l’étape marquée
(***) s’effectue en temps constant.
Q18. Donner la signature du tas résultant de l’insertion de p dans T en fonction de la signature de T.

Q19. Donner, sans justification, un invariant de boucle pour la boucle de l’algorithme 1 permettant de
prouver la correction de ce dernier.

Partie III - Autour de l’énumération des fractions positives


Cette partie comporte des questions nécessitant un code OCaml. Pour ces questions, les réponses
ne feront pas appel aux fonctionnalités impératives du langage (en particulier pas de boucles, pas
de références).
Notations
Dans la suite, on notera :
- n ∧ d le PGCD (Plus Grand Commun Diviseur) de n et d ;
- x la partie entière supérieure de x. Ainsi 3.45 = 4 ;
- x la partie entière inférieure de x. Ainsi 3.45 = 3 ;
- log2 la fonction logarithme de base 2. C’est la fonction réciproque de la fonction i → 2i .
Une fraction, ou nombre rationnel, est le quotient de deux nombres entiers, le dénominateur étant par
définition non nul. On notera Q+ l’ensemble des fractions positives.
L’objectif de cette partie est d’étudier une structure de données permettant d’énumérer l’ensemble des
fractions positives.

5/8
Plusieurs travaux se sont intéressés à l’énumération des nombres rationnels, le plus connu étant très
certainement la méthode de Cantor. Cependant, il n’est très souvent pas possible, à moins d’un travail
assez complexe, de connaître une formule générale donnant le i-ième terme de cette énumération, ni
même de donner le successeur dans l’énumération d’une fraction donnée.
Nous proposons dans la suite de répondre à ces questions en construisant un arbre, dit de Calkin-Wilf,
permettant de manipuler cette énumération.

Définition 9 (Arbre binaire infini)


Un arbre binaire homogène est un arbre binaire dont tous les nœuds ont 0 successeur ou 2 succes-
seurs, appelés fils gauche et droit. La hauteur h de l’arbre est la profondeur maximale des nœuds de
l’arbre, c’est-à-dire la plus grande longueur d’un chemin de la racine vers une feuille de l’arbre. Lorsque
h est infinie, on parle d’arbre infini.

Définition 10 (Arbre de Calkin-Wilf)


L’arbre de Calkin-Wilf est un arbre binaire homogène infini dont les nœuds sont des fractions positives.
La racine de l’arbre est la fraction 1/1. Chaque sommet n/d a deux descendants : un fils gauche n/(n+d)
et un fils droit (n + d)/d.
N
Ainsi, si N = n/d, les deux fils de N sont (gauche) et 1 + N (droit).
1+N

Q20. Dessiner l’arbre de Calkin-Wilf jusqu’à une profondeur de 3. Par convention, la racine de l’arbre
est au niveau 0.
On propose le type record :

type fraction = {n:int; d:int}

pour définir une fraction de type n/d. La déclaration d’une telle fraction sera donc du type :

let f = {n=2;d=3};;

l’accès au numérateur (respectivement dénominateur) s’opérant par f.n;; (resp. f.d;; ).


Q21. Proposer un type OCaml récursif permettant de décrire l’arbre de Calkin-Wilf.

Q22. Montrer par récurrence sur le niveau d’exploration de l’arbre que si n/d est un nœud de l’arbre,
alors n et d sont premiers entre eux.

Q23. Écrire une fonction récursive OCaml de signature pgcd : int * int -> int qui calcule le
PGCD de deux entiers naturels.
Q24. Écrire une fonction récursive OCaml de signature fraction:int->int->fraction qui construit
une fraction positive irréductible à partir d’un numérateur n et un dénominateur d. La fonction
vérifie que n > 0 et d > 0. Au besoin, elle simplifie la fraction par n ∧ d.

Par la suite, on ne construira des valeurs de type fraction que par l’intermédiaire de la fonction fraction,
ce qui permettra de garantir l’invariant de type suivant : "pour toute valeur f : fraction, f.n et f.d
sont premiers entre eux".
Q25. Soient deux nœuds k/l et n/d de l’arbre ayant des fils gauches (ou droits) identiques. Montrer
qu’alors k = n et l = d.
Q26. Soient N un nœud et k ∈ N. Montrer que le nœud provenant d’une suite de k fils gauches de N
N
est le nœud . Donner sans démonstration le nœud provenant d’une suite de k fils droits
1 + kN
de N.

On définit alors une suite (vi )i∈N , avec v0 = 0, puis en effectuant un parcours en largeur, de gauche à
droite, de l’arbre de Calkin-Wilf pour définir les termes de la suite.
Q27. Donner les huit premiers termes de la suite (vi )i∈N .

6/8
Q28. Soient n, d ∈ N∗ premiers entre eux. Montrer par récurrence sur n + d que toute fraction n/d
apparaît dans l’arbre.
Q29. Montrer qu’aucune fraction n’apparaît deux fois dans l’arbre.

Q30. Déduire des questions précédentes que la suite (vi )i∈N est une bijection de N dans Q+ .

La suite (vi )i∈N permet donc d’affirmer que Q+ est dénombrable. Nous allons utiliser (vi )i∈N pour déter-
miner, dans l’énumération des fractions produite par cette suite, la position de n’importe quelle fraction
positive n/d. En d’autres termes, étant donnée une fraction positive n/d, on se propose de rechercher i
tel que n/d = vi .
Q31. Soit i ∈ N∗ . Montrer que le fils gauche du nœud de valeur vi a pour valeur v2i . Montrer de même
que le fils droit a pour valeur v2i+1 .
Pour pouvoir énoncer le i-ième terme dans cette énumération, on introduit alors une suite auxiliaire, aux
nombreuses propriétés arithmétiques et liens avec d’autres objets mathématiques.

La suite diatomique de Stern (ou suite de Stern-Brocot) doit son nom à Moritz Stern (1807-1894),
élève de Gauss et Achille Brocot (1817-1878), horloger qui s’intéressait aux fractions pour la fabrication
d’horloges avec des engrenages comportant peu de dents, donc simples à fabriquer.

Définition 11 (Suite diatomique de Stern ou suite de Stern-Brocot)


La suite diatomique de Stern (si )i∈N est définie par s0 = 0, s1 = 1 et pour tout i ≥ 1 :

s2i = si
.
s2i+1 = si + si+1

Q32. Donner les dix premiers termes de la suite (si )i∈N .

Q33. Écrire une fonction récursive OCaml de signature stern : int -> int permettant de calculer
les termes de cette suite.
si
Q34. Déduire par récurrence de la Q31 que : ∀i ∈ N, vi = .
si+1
La suite diatomique de Stern permet d’exprimer le i-ième terme dans l’énumération des fractions posi-
tives qui est induite par le parcours en largeur de l’arbre de Calkin-Wilf décrit ci-dessus.

Voyons maintenant comment obtenir de manière rapide le successeur d’une fraction vi donnée, sans
connaître i, dans cette énumération. Trois cas peuvent se présenter :
- premier cas : les nœuds de valeur vi et vi+1 sont à même profondeur k, fils d’un même nœud N,
- deuxième cas : le nœud de valeur vi est le dernier nœud à droite à la profondeur k,
- troisième cas : les nœuds de valeur vi et vi+1 sont à même profondeur k, mais ne sont pas fils d’un
même nœud.
1
On pose pour tout x > 0, f (x) = .
1 + 2x − x

Q35. Montrer que dans le premier cas, vi+1 = f (vi ).

Q36. Montrer, en utilisant la Q26, que dans le deuxième cas on a encore vi+1 = f (vi ).

On étudie enfin le dernier cas : les nœuds de valeur vi et vi+1 sont sur une même profondeur k, mais ne
sont pas les fils d’un même nœud. On va donc passer par la recherche d’un ancêtre commun de ces
deux nœuds. Dans la suite, on s’intéressera toujours au premier ancêtre commun, c’est-à-dire celui de
profondeur maximale.
En partant de la racine r, il est possible d’atteindre n’importe quel nœud N = n/d de l’arbre par une
suite de déplacements vers la gauche (G) ou vers la droite (D). Le chemin de r vers N peut donc être
codé par un mot sur l’alphabet {G,D}.

7/8
Si un déplacement est représenté en OCaml par un type

type direction = G | D

alors un chemin est une liste direction list.


Q37. Écrire une fonction OCaml de signature chemin : fraction -> direction list qui calcule le
chemin de la racine à un nœud quelconque de l’arbre. Cette fonction fera appel à une fonction
auxiliaire récursive. Ainsi chemin n d calcule la liste des directions à prendre pour passer de
r au nœud n/d. On pourra supposer l’existence d’une fonction de signature rev : direction
list -> direction list qui renverse une liste.

Q38. Écrire une fonction OCaml de signature noeud : direction list -> fraction qui détermine le
nœud obtenu en effectuant une série de déplacements depuis la racine. Ainsi noeud [D;D;G;D]
renverra un couple d’entiers (n, d) correspondant au nœud de valeur n/d. Cette fonction fera
appel à une fonction auxiliaire récursive.
Q39. Utiliser les deux fonctions précédentes pour écrire une fonction OCaml ancetre de signature
ancetre : fraction -> fraction -> fraction qui détermine le premier ancêtre commun
entre deux nœuds. Ainsi ancetre (n,d) (p,q) détermine le premier ancêtre commun à n/d
et p/q. Cette fonction pourra utiliser une fonction auxiliaire récursive.
Q40. On suppose que le nœud de valeur v p , le premier ancêtre commun des nœuds de valeur vi et
vi+1 , est à k niveaux au-dessus d’eux. Donner le chemin entre v p et vi sous la forme d’une liste
de direction. Donner de même le chemin entre v p et vi+1 .

Q41. À partir de l’expression des fils gauche et droit de v p , montrer que l’on a encore vi+1 = f (vi ).

FIN

I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 22 1166 – D’après documents fournis

8/8

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