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CGA

L'atmosphère joue un rôle crucial dans le climat en influençant les phénomènes météorologiques par sa composition et sa structure. Elle est principalement composée d'azote et d'oxygène, avec des variations de densité et de température selon l'altitude, formant plusieurs couches distinctes. Les interactions entre le rayonnement solaire et l'atmosphère, notamment l'absorption et la diffusion, déterminent la quantité d'énergie reçue par la Terre.

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L'atmosphère joue un rôle crucial dans le climat en influençant les phénomènes météorologiques par sa composition et sa structure. Elle est principalement composée d'azote et d'oxygène, avec des variations de densité et de température selon l'altitude, formant plusieurs couches distinctes. Les interactions entre le rayonnement solaire et l'atmosphère, notamment l'absorption et la diffusion, déterminent la quantité d'énergie reçue par la Terre.

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III L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 2

L’atmosphère sert de cadre au déroulement du climat. Les


variations de sa structure et de sa composition instantanée
en font un milieu animé qui influe sur le temps par des
mouvements corrélatifs de centres d’actions majeurs et de
tourbillons modestes qui imposent les grands thèmes
climatiques.

▪ Répartition des aires de sécheresse et d’humidité

▪ Ces mouvements résultent eux-mêmes de la radiation


solaire, de la sphéricité de la terre, de sa rotation sur elle-
même et au tour du soleil, de la physionomie du
substratum géographique.
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
3

III-1 la composition de l’atmosphère


III-1-1 Les gaz atmosphériques
L’atmosphère est essentiellement constituée d’un mélange
gazeux, l’air. Ce mélange (Figure 1) comprend surtout de l’azote
(N2, 78 % en volume) et de l’oxygène (O2, 21 %). Pour le reste,
soit 1 %, on y trouve de l’argon (Ar, presque 1 %), du dioxyde de
carbone, ou gaz carbonique, (CO2, 0,03 %) et des traces infimes
d’une multitude d’autres gaz : néon, krypton, hélium, ozone,
hydrogène (tableau 1).

Figure 4: Composition de l’air en volume

Elle est ici exprimée en ppm (parties pour un million, c’est-à-dire millionièmes) par rapport à l’air sec. Pour l’exprimer en pourcentage, il faut
diviser ces chiffres par 10 000, ce qui fait, en volume, pour l’azote 78 %, pour l’oxygène 21 %, pour l’argon 0,9 % et, pour le dioxyde de
carbone, 0,03 %.
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 4

III-1 la composition de l’atmosphère


III-1-1 Les gaz atmosphériques

Cette composition est assez constante jusque vers 85 Km d’altitude, sauf pour
certains gaz comme l’ozone qui est surtout présent entre 20 et 30 km
d’altitude.
En plus de ces gaz on trouve en proportions variables de la vapeur d’eau
(entre 5 et 6% du total) , des particules solides plus ou moins fines.

Ces particules peuvent être constituées de poussières arrachées aux déserts


par le vent (argiles, sables, etc…), des cendres volcaniques éjectées dans
l’atmosphère lors d’éruptions, de résidus de combustions (feux de forêts, usines
etc…) dont les quantités ont augmenté considérablement depuis le début de
l’ère industrielle et par de fins cristaux de chlorure de sodium provenant des
océans.

Ces particules ont un rôle important, non seulement dans les phénomènes
d’absorption des rayonnements, mais aussi dans la formation des nuages car
elles constituent des noyaux au tour des quels se condensent les gouttelettes
d’eau.
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
5

III-1 la composition de l’atmosphère


III-1-2 Les couches de l’atmosphère

➢ Les propriétés de l’atmosphère varient selon l’altitude


(verticalement). L’air est plus dense au voisinage du sol car les
molécules de gaz sont attirées et retenues par l’attraction terrestre.
Par ailleurs, les réactions successives engendrées par le
rayonnement solaire lors de sa traversée de l’atmosphère, font que
les équilibres physico-chimiques ne sont pas les mêmes aux
différents niveaux, ce qui engendrent des variations dans les
proportions relatives de certains gaz.

➢ L’absorption des rayonnements énergétiques reçu principalement


du soleil, mais aussi réémis par la surface de la Terre dépendent de
l’abondance de plusieurs de ces gaz. Il en résulte que les
températures de l’air peuvent varier considérablement selon
l’altitude. En fonction de ces variations on distingue 4 couches :
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
III-1 la composition de l’atmosphère 6
III-1-2 Les couches de l’atmosphère

En fonction de ces variations on distingue 4 couches.

La densité de l’air diminue très fortement en altitude :


➢ Entre 0 et 5 km, se concentre la moitié de l’air atmosphérique ;
➢ Entre 0 et 30 km les 9/10 de l’air
➢ Au-delà de 60 km il ne reste plus que la millième partie de l’air atmosphérique.

Cette décroissance de la densité de l’air induit, corrélativement, celle de la pression


atmosphérique qui dans les conditions atmosphérique standards évolue de la façon
suivante :
➢ 357 mm de Hg du niveau de la mer à 5km d’altitude,
➢ 205 mm de Hg de 5 à 10 km,
➢ 108,5 mm de Hg de 10 à 15 km

La pression atmosphérique au niveau de la mer est de 760 mm Hg (soit 105 mb), ce qui
fait que les pressions deviennent très faibles à mesure que l’on monte en altitude (189
mm de Hg au-delà de 10 km; moins de 89,5 mm de Hg au-delà de 15 km).
III l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
7

III-1 la composition de l’atmosphère


III-1-2 Les couches de l’atmosphère
Sauf dans les basses couches de l’atmosphère (2 à 3 km), où les dispositions sont assez
irrégulières, la température de l’air diminue de :

➢ 1° C tous les 100 m en air sec,


➢ 0,5° C en air humide.

Cette diminution est variable selon les saisons et la latitude. Elle s’opère jusqu’à :
➢ 6 km d’altitude dans les régions polaires ;
➢ 12 km aux latitudes tempérées ;
➢ 17 km aux latitudes équatoriales.

Au-delà de cette altitude, la température cesse de diminuer et :


➢ Croit jusqu’à 60 km,
➢ Puis s’inverse et diminue jusqu’à 80 km,
➢ Puis croît à nouveau au delà de cette altitude.
Ces ruptures thermiques conduisent à la mise en place des surfaces de stratifications de
l’atmosphère :
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
III-1 la composition de l’atmosphère 8

III-1-2 Les couches de l’atmosphère


Les surfaces de stratifications et couches de l’atmosphère :

➢ La Troposphère : elle s’élève entre 8km aux pôles et 16 km au-


dessus de l’Equateur, elle est limitée par la Tropopause, niveau
de refroidissement le plus proche de la terre. C’est la région de
l’atmosphère où la vie se développe. Elle contient 80% de la
masse totale de l’air atmosphérique, la température y diminue
avec l’altitude (fig.3) et pratiquement toute sa vapeur d’eau.
C’est donc là où se forment les nuages et où se déroulent les
principaux phénomènes météorologiques.

Figure 5 : Structure thermique de l’atmosphère et ses


subdivisions (échelle des hauteurs logarithmique)

Figure 6 : Pression atmosphérique standard en fonction de


l’altitude dans la Troposphère
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
9

III-1 la composition de l’atmosphère


III-1-2 Les couches de l’atmosphère

➢ La Stratosphère : elle surmonte la troposphère et est limitée


vers le haut par la Stratopause située aux environs de 50 km
d’altitude, c’est le niveau de réchauffement situé à 60 km
(couche chaude de P. Queney). Dans la stratosphère l’air y
est 10 à 1000 fois moins dense que près du sol, sa
température augmente lentement vers le haut jusqu’à
atteindre 10° C en été. Cette augmentation de température est
due principalement à la présence de l’ozone qui bien qu’en
proportion infime absorbe intensément le rayonnement
ultraviolet du soleil.
➢ La Mésosphère plus élevée encore, est limitée vers le haut
par la Mésopause qui est le niveau de refroidissement le plus
élevé situé à environ 80km d’altitude. Les températures y
décroissent de bas en haut jusqu’à -80°C.
Figure 5 : Structure thermique de l’atmosphère et ses
➢La Thermosphère située au dessus de la mésosphère, elle est subdivisions (échelle des hauteurs logarithmique)
caractérisée par une augmentation de la température avec
l’altitude.
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 10

III-2 Le phénomène radiatif


▪ Le soleil émet de grandes quantités d’énergie dans l’espace. Sa
puissance est estimé à 3,8451026W. La Terre n’en reçoit qu’une petite
partie. La quantité reçue par une surface terrestre dépend de sa
position sur Terre, de l’heure locale, du jour de l’année, sans tenir
compte des phénomènes météorologiques comme les nuages qui
peuvent influencer cette valeur.

▪ Le rayonnement solaire traverse l’atmosphère avec beaucoup de


perturbations : diffusion, absorption, notamment dans les hautes et
basses couches de l’atmosphère,

▪ Le filtrage le plus important s’opère dans la stratosphère par l’ozone


qui absorbe dans l’extrême ultraviolet.
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 11

III-2 Le phénomène radiatif :


III-2-1 Variation du rayonnement incident
Le rayon incident subit lors de la traversée de l’atmosphère et au sol des
modifications dont les plus importantes sont : la diffusion, l’absorption et
la réflexion.
➢ Influence de l’atmosphère
a. La dispersion et la diffusion (D)
L’influence de l’atmosphère sur le rayonnement est liée à :
1° son degré de transparence (vapeur d’eau, aérosols),
2° sa composition en certains gaz (GES notamment)
La réduction du rayonnement solaire est due à :
- la diffusion de Mie
- la diffusion de Rayleigh.
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
III-2 Le phénomène radiatif : 12

a. III-2-1 Variation du rayonnement incident


➢ Influence de l’atmosphère
b. l’Absorption (Abs) : l’absorption dans l’atmosphère (due principalement aux gaz
O3, H2O, O2 et CO2). L’absorption atmosphérique du rayonnement incident solaire et
du rayonnement infrarouge terrestre s’effectue pour les longueurs d’onde
correspondant au rayonnement ultra-violet, au spectre visible et au rayonnement
infrarouge, soit environ 20%. L’atmosphère absorbe aussi le rayonnement infrarouge
terrestre (émis par la terre: infrarouge thermique) soit environ 95%.

c. l’Albédo (A) : c’est la partie du spectre diffus qui


est renvoyée vers l’atmosphère par les corps
éclatants au niveau du sol et de l’atmosphère,
notamment aux pôles et au dessus des nuages.

b.

Figure 7 :Interaction rayonnement incident/surface


III L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
13
III-2 Le phénomène radiatif :
III-2-1 Variation du rayonnement incident

Figure 8 : Différence entre puissance du rayonnement solaire et terrestre en haut de


l’atmosphère et à la surface terrestre
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
14
III-2 Le phénomène radiatif
III-2-1 Variation du rayonnement incident
➢ Influence du globe
- de par la nature de son substratum (corps brillant, éclatants, corps noirs),
- de par la position géographique (latitude, océan/continent),
- de par sa forme : du fait de sa sphéricité, le globe contribue à la baisse de l’intensité du
rayonnement incident :
- l’accroissement vers les hautes latitudes,
de la distance parcourue par le rayonnement pour
La traversée de l’atmosphère,
- la décroissance de l’angle d’incidence qui devient
de plus en plus aigu vers les hautes latitudes.
- De par sa rotation sur elle-même autour de l’axe
des pôles (cycle diurne)
- De par sa gravitation autour du soleil (cycle saisonnier) :
il s’en suit l’étirement des jours et des nuits en chaque
latitude selon les saisons . Figure 9 : Influence de la latitude sur le
rayonnement reçu par la Terre
La radiation solaire arrive à des angles différents à la surface de la terre selon la latitude. Pour une même quantité d’énergie
émise par le soleil, la zone couverte est plus petite à l’équateur et s’agrandit aux pôles. Ainsi, la Terre reçoit plus d’énergie
par unité de surface à l’équateur qu’aux pôles.
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
15

III-2 Le phénomène radiatif


III-2-1 Variation du rayonnement incident (Ri)

➢ Influence du Globe
- Le cas extrême se situe dans les régions polaires où le jour continue succède à la nuit sans fin
en été boréal et en hiver boréal. Au solstice d’été la durée du jour augmente de l’Equateur au
cercle polaire.

Durée du jour en été boréal Durée de la nuit en hiver austral


12 h à l’Equateur 12h à l’Equateur
13h12 au 20ème parallèle 13h12 au 20ème parallèle
13h56 au 30ème parallèle 13h56 au 30ème
14h52 au 40ème parallèle 14h52 au 40ème
16h18 au 50ème parallèle 16h18 au 50ème
24h pendant 6 mois à partir du 24h pendant 6 mois à partir du
Cercle polaire. cercle polaire
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
III-2 Le phénomène radiatif
16

III-2-1 Variation du rayonnement incident (Ri)


➢ Influence du Globe

Schéma : Différents phénomènes expliquant la variation de la puissance


solaire reçue
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
III-2 Le phénomène radiatif
17

III-2-1 Variation du rayonnement incident (Ri)


➢ Influence du Globe

Figure 10 : Rotation de la Terre au tour du Soleil.


III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
18

III-2 Le phénomène radiatif


III-2-2 Le rayonnement propre de la Terre et de l’atmosphère
La partie de la radiation solaire non diffuse ou réfléchie, est absorbé par les corps noirs qui se
réchauffent. Ainsi par absorption, l’atmosphère et la terre accumulent de l’énergie, la vapeur
d’eau constitue, au niveau de la basse atmosphère, l’agent absorbant majeur.

L’air sec est à peu près transparent aux radiations solaires directes et diffus, d’où l’intensité
de la radiation arrivant au sol en air sec ;

La surface du sol absorbe, en antagonisme avec l’albédo, une quantité de chaleur beaucoup
plus importante que l’atmosphère.

Le sol et l’atmosphère deviennent alors des sources du rayonnement d’énergie. Par


conduction la terre rayonne de la chaleur en direction de l’atmosphère. C’est le rayonnement
propre de la terre qui constitue un phénomène de déperdition calorifique.
Il constitue une perte d’énergie pour la terre, mais un gain pour l’atmosphère dans la gamme
de l’infrarouge thermique.

Le rayonnement propre de l’atmosphère qui réchauffée rayonne en direction de la terre et


dans l’espace
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 19
III-2 Le phénomène radiatif
III-2-3 Le bilan radiatif au sol

➢ Le bilan radiatif permet de


caractériser le devenir de la
puissance reçue par la terre (globe
et atm.).
➢ Une partie du rayonnement solaire
incident est réfléchie par
l’atmosphère et par la surface de la
terre. Cette proportion de l’énergie
réfléchie dépend de l’albédo
terrestre moyen. Il s’agit d’environ
30% du rayonnement incident.
➢ 50% du rayonnement incident
atteignent la surface du sol. Figure 11 : le bilan radiatif terrestre
➢ Le rayonnement infrarouge émis par
la terre va dépendre uniquement de ➢ L’absorption au niveau de l’atmosphère du rayonnement
sa température, 95% de ce infrarouge terrestre dépend de sa teneur en gaz à effet de
rayonnement est absorbé au niveau serre. Les 60% de ce rayonnement sont redirigés vers la
de l’atmosphère. Seul 5% de ce terre contribuant ainsi à l’augmentation de la température
rayonnement arrive dans l’espace. terrestre. Les 35% restant sont réémise vers l’espace.
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
20
III-3 Structure instantanée de l’atmosphère au
plan horizontal
Au plan horizontal, le cloisonnement de
l’atmosphère est zonal. Il se manifeste dans
l’organisation des températures, des
pressions et des masses d’air.
➢ La répartition des températures aboutit à
la mise en place :
- du froid polaire
- de la chaleur intertropicale
- et de l’affrontement de ces
deux tendances sur le front polaire
des latitudes tempérées.
➢ La répartition des pressions
Cette répartition des températures aboutit
à la mise en places des zones de pressions Figure 12 : Répartition des pressions et des vents
dans les mêmes dispositions. au niveau de la mer
• Hautes pressions polaires
• Basses pressions subpolaires (dépression • Hautes pressions subtropicales
des Aléoutiennes, auge barométrique • Basses pressions équatoriales
Périantarctique)
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
III-4 Dynamique générale de l’atmosphère
A l’échelle de la planète, l’air circule
le long de grandes boucles appelées
cellules. On distingue trois cellules en
partant de l’équateur vers les pôles :
➢ La cellule de HADLEY, située
entre l’équateur et le tropique du
cancer au Nord, et celui du
Capricorne au Sud. Elle est
responsable de la circulation des
alizés ;
➢ La Cellule de FERREL entre les
tropiques et les moyennes latitudes,
elles génèrent les vents d’ouest;
➢ La cellule POLAIRE située au
Figure 14 : Circulation atmosphérique moyenne schématique.
niveau des pôles génèrent les vents Les cellules ne sont pas à l’échelle : elles font quelques dizaines
polaires froids encore appelés vents de km d’altitude pour des milliers de km de largeur.
d’Est polaires

21
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 22

III-4 Dynamique générale de l’atmosphère


L’atmosphère est un fluide compressible qui se déplace en permanence et subit des
modifications dû à la rotation de la terre. La circulation générale est une réponse à l’inégalité
des bilans d’énergie. Le vent et la vitesse de déplacement de l’air sont dépendants de la
répartition des pressions et donc partiellement des températures. Ces mouvements sont
tributaires de la latitude et de la saison. La nature et les aspérités des surfaces contribuent
également à l’explication de la circulation de l’air dans les couches inférieures de
l’atmosphère.
La répartition des hautes et des basses pressions vu en coupe (fig. 15).
Partant du pôle Nord vers le Sud on peut distinguer :
• Les latitudes moyennes aux environs de 60°N ;
• Le Tropique du Cancer à 30° N
• L’Equateur 0°
Ensuite en continuant dans l’Hémisphère Sud :
• Tropique du Capricorne 30°S
• Latitude moyenne 60° S
• Pôle Sud.
La répartition des pressions au niveau de ces zones se fera de la façon suivante :
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 23

III-4 Dynamique générale de l’atmosphère

P F H H F P

Figure 15 : Coupe représentant la circulation générale de l’atmosphère: vue en coupe (Sougnez)


III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
24
III-4 Dynamique générale de l’atmosphère
➢ Equateur : généralement bien ensoleillé, l’air est chaud et ascendant ceci conduit à de
basses pressions ( BP) d’origine thermique. L’air va s’élever et la température diminue,
cette diminution de la température est corollaire à celle de la capacité de l’air à retenir
l’humidité ; il va donc se produire des précipitations. Les masses d’air libérées de leur
humidité vont se répartir dans la haute atmosphère au Nord et au Sud jusqu’à ce qu’elles
rencontrent les courants-jets avec des vents assez violents qui vont projeter ces différentes
masses d’air vers le sol engendrant ainsi, au niveau des tropiques des hautes pressions
(HP) d’origine dynamique.
➢ Les flèches rouges au niveau des tropiques sont des masses d’air chaud qui se déplacent
vers les basses pressions. D’une part, au niveau de l’équateur il va y avoir une
convergence des masses d’air venant des tropiques; d’autre part ces masses d’air vont se
diriger vers les basses pressions des latitudes moyennes.
➢ Les BP des latitudes moyennes s’expliquent par la présence de front qui est une zone de
contact entre les masses d’air venant des tropiques et les masses d’air venant des pôles.
Aux pôles on a des hautes pressions d’origine thermique, l’air est froid et dense et a
tendance à tomber au sol. Depuis ces hautes pressions des pôles il va y avoir de l’air froid
qui va se diriger vers les latitudes moyennes.
➢ Cet air froid dense va obliger l’air chaud venant des tropiques à s’élever, donc une
ascendance de l’air chaud donnant une basse pression à ces latitudes.
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 25

III- 4 Dynamique générale de l’atmosphère

➢ Ces ascendances au niveau des latitudes moyennes vont être suivi,


comme au niveau de l’équateur, de précipitations très fréquentes dans
les régions tempérées. Ces masses d’air en s’élevant dans la haute
atmosphère perdent le liquide qu’elle contenait. Elles vont se répartir
d’une part vers les courants-jets et d’autre part retomber vers les pôles
puisqu’il y fait froid.
➢ L’air qui se déplace au niveau du sol porte des noms bien particuliers :
par exemple les masses d’air venant des tropiques et convergent vers
l’équateur sont appelées les alizés ; à partir des tropiques jusqu’aux
latitudes moyennes on aura les vents d’Ouest et enfin les vents polaires
encore appelés vents d’Est polaires partent des pôles vers les latitudes
moyennes.

NB: cette répartition que nous venons de voir est valable sur les masses
océaniques.
Au ni veau des continents il y’a tout une série de paramètres à prendre en
compte
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 26
III-4 Dynamique générale de l’atmosphère

La structure de l’atmosphère
précédemment décrite en coupe
est cette fois-ci représentée en
plan ; l’équateur est représenté
en train plein noir, puis
viennent les tropiques du
Cancer au Nord ; du Capricorne
au Sud et enfin le cercle polaire
arctique et le cercle polaire
antarctique.
Figure 16 : représentation en plan avec ses différentes ceintures
atmosphériques
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 27
III-4 Dynamique générale de l’atmosphère
III-4-1 Situation aux équinoxes : (21
mars ou 21 septembre) : le soleil se
trouve directement au dessus de
l’équateur (au Zénith) autrement dit, si
l’on se place à l’équateur, le soleil sera
à la verticale à midi et les rayons
solaires vont arriver avec un angle
d’incidence de zéro degré. Dans ces
régions fortement ensoleillées se
répartissent les BP. Les HP se situent
au niveau des tropiques; de ce fait, des
masses d’air chaud vont converger
vers l’équateur déterminant ce qu’on
appelle la Zone de Convergence
Intertropicale (ZCIT)

Figure 17: Répartition des pressions et des masses d’air sur la planète
(N. Sougnez GEO4)
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
II-4 Dynamique générale de l’atmosphère 28

III-4-1 Situation aux équinoxes


Toujours en situation d’Equinoxe, les
masses d’air vont également se diriger
des HP des Tropiques vers les BP des
latitudes moyennes qui sont dues à la
présence de front, en effet, ces masses
d’air chaud des HP tropicales vont
rencontrer les masses d’air froid venant
des HP polaires (thermiques). Cet air
froid, repousse l’air chaud des tropiques
qui s’élève.
NB : nous avons ici la répartition des
pressions au niveau des océans et des
mers.
Nous verrons par la suite, ce qui se
passe au niveau des continents.
Cependant, il y’a 2 endroits où il n’y a
pas de changements : au niveau de Figure 18 : Répartition des pressions et des masses d’air sur la planète
l’équateur et au niveau des pôles où il (N. Sougnez GEO4)
fait toujours froid.
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 29

III-4 Dynamique générale de l’atmosphère


III-4-2 Situation au Solstice d’hiver
La situation va être différente au solstice
d’hiver (21 décembre) : durant cette
période, il se produit un décalage vers le
sud des champs de pression. Ce décalage
est dû au fait qu’au solstice d’hiver le
soleil se trouve au Zénith sur le tropique
du Capricorne. La ZCIT qui était à
l’équateur avec ses BP va suivre le soleil
et sera décalée environ d’une quinzaine de
degrés vers le sud, on retrouve ainsi toute
la série des basses pressions thermique sur
cette zone.

Figure 19 : Répartition des pressions et des masses d’air au Solstice d’hiver


(N. Sougnez GEO4)
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
30

III-4 Dynamique générale de l’atmosphère


III-4-2 Situation au Solstice d’hiver
Les hautes pressions des tropiques
vont également glisser vers le Sud.
Concernant la situation sur les
continents, elle va dépendre des
saisons dans l’Hémisphère Sud et
dans l’Hémisphère Nord. En janvier
c’est l’hiver dans l’H N et l’été dans
l’HS
En hiver, il fait froid, l’air est dense et
va se diriger vers le sol, il va se créer
une large zone de HP sur toutes les
masses continentales.
Dans l’HS où c’est l’été, l’air est
chaud et léger et va s’élever créant de
grands foyers dépressionnaires.
Figure 20 : Répartition des pressions et des masses d’air au Solstice d’hiver
(N. Sougnez GEO4)
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
31
III-4 Dynamique générale de l’atmosphère
III-4-2 Situation au Solstice d’hiver
En associant les vents qui vont faire le
lien entre les pressions au niveau des
masses océaniques et celles des masses
continentales. Ces masses d’air sont
représentées en vert.
Au niveau de l’HN, les masses d’air sont
déviées vers la droite du fait de la
présence des forces de Coriolis. On note
aussi la présence de la mousson indienne
et en général de l’Asie (grandes flèches
vertes). Les masses d’air vont être
dirigées en un mouvement Mer → Terre,
les précipitations seront abondantes :
contact des masses d’air avec les grands
reliefs : condensation
Figure 21 : Répartition des pressions et des masses d’air au Solstice d’hiver
(N. Sougnez GEO4)
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
32
III-4 Dynamique générale de l’atmosphère
III-4-3 La situation au Solstice d’été
Par contre, la situation au solstice d’été est
inversée: c’est l’hiver dans l’HS et l’été
dans l’HN. Ainsi, le soleil va culminer au
zénith pour tous les points situés au niveau
du tropique du Cancer la ZCIT va être
décalée vers le Nord ; ainsi toute la série
des BP équatoriales se retrouve dans l’H
N. Les HP des tropiques vont également
glisser vers le Nord. Les BP de la ZCIT
vont recevoir de l’air chaud venant des
tropiques. les BP des latitudes moyennes
vont recevoir de l’air chaud en provenance
des HP liées aux courants-jets et, en plus,
de l’air froid des HP polaires, créant ainsi
les fronts.
Figure 22 : Répartition des pressions et des masses d’air au Solstice d’été
(N. Sougnez GEO4)
III- L’atmosphère cadre des phénomènes climatiques
III-4 Dynamique générale de l’atmosphère 33

III-4-3 La situation au Solstice d’été

Si l’on s’intéresse aux saisons; c’est


l’été dans l’HN l’air y est chaud et
moins dense, il va s’élever créant une
vaste zone dépressionnaire . Par contre,
c’est l’hiver dans l’HS l’air est dense
donnant toute une série de HP. En y
associant les mouvements des masses
d’air qui font le lien entre le continent
et l’océan, on obtient les flèches vertes.
La mousson est cette fois-ci inversée,
nous avons une vaste zone
dépressionnaire sur le continent et
l’anticyclone sur la masse océanique,
les masses d’air vont se déplacer avec
un mouvement mer-terre. Il y’aura Figure 23 : Répartition des pressions et des masses d’air au Solstice d’été
beaucoup de précipitations dans ces (N. Sougnez GEO4)
régions.
III- l’atmosphère cadre des phénomènes climatiques 34

En guise de conclusion, nous parlerons des zones climatiques dont l’existence est liée aux phénomènes que
nous venons de voir.
Une zone climatique regroupe des territoires aux températures et conditions météorologiques similaires. On
peut distinguer trois zones climatiques qui sont subdivisées en climats :
➢ Les zones tempérées se situent entre les tropiques et les cercles polaires : elles sont caractérisées par une
alternance de températures basses et élevées marquant ainsi les quatre saisons : automne, hiver,
printemps et été. Les précipitations sont régulières mais on peut distinguer trois types de climat : le
climat continental où les saisons sont très marquées, le climat océanique où les écarts de température
sont moins marqués et le climat méditerranéen où les étés sont chauds et secs et les hivers doux et
humide.
➢ La zone intertropicale où les températures sont élevées toute l’année on y distingue trois climats : le
climat équatorial situé de part et d’autre de l’équateur qui est relativement humide toute l’année, le
climat tropical caractérisé par une alternance de saison sèche et humide et enfin le climat aride situé le
long des tropiques où les pluies sont rare ( sec et aride)
➢ Les zones polaires situées le long des cercles polaires, les températures sont basses toute l’année, la
végétation très rare sauf de manière clairsemée près des cercles polaires.

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