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Cours Expert

Ce document est un support de cours sur les techniques d'emballage utilisées dans les industries agroalimentaires, préparé par Dr. Selma Ferhi pour les étudiants en technologie agroalimentaire. Il aborde divers aspects de l'emballage, y compris les matériaux, les méthodes de conditionnement, et l'importance de réduire les pertes alimentaires. Le cours inclut également des travaux dirigés et des études de cas sur la détermination de la date limite de consommation.

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Ce document est un support de cours sur les techniques d'emballage utilisées dans les industries agroalimentaires, préparé par Dr. Selma Ferhi pour les étudiants en technologie agroalimentaire. Il aborde divers aspects de l'emballage, y compris les matériaux, les méthodes de conditionnement, et l'importance de réduire les pertes alimentaires. Le cours inclut également des travaux dirigés et des études de cas sur la détermination de la date limite de consommation.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Larbi Tébessi
Faculté des Sciences Exactes et Sciences de la Nature et de la Vie
Département: Biologie Appliquée

Support du Cours pour Habilitation universitaire


en Sciences Biologiques Destiné au Troisième
Année Licence Technologie Agroalimentaire et
Contrôle de Qualité

Module : Techniques D’Emballage utilisées dans les


Industries Agroalimentaires

Préparé par Dr. Selma FERHI


Maitre de Conférences B

Année Universitaire 2020/2021


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

Liste des abréviations

Acronymes Descriptions
$ dollars
% pour cent
°C degré Celsius
A concentration du facteur à suivre
As Arsenic
ASLT Accelerated Shelf Life Testing
Aw water activity
CA Chiffre d’affaires
Cd Cadmium
cm³ centimètre cube
CO₂ dioxyde de carbone
Cu Cuivre
DLC date limite de consommation
Ea Energie d’activation
EVA d’éthylène-acétate de vinyle
FA Feuilles aluminium
FC Feuilles de papier-carton
FP Films plastiques
h heure
HR humidité relative
K constante de la vitesse apparente
Kg kilogramme
L Low
M Médium
m² mètre carré
MAP Modified Atmosphere Packaging
mm millimètre
n ordre apparent de la réaction (0, 1, 2…)
N1 azote ;
NO2 dioxyde d'azote
O₂ oxygène

Dr. Selma. FERHI


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

OPA Films de polyamide bi-étiré


OPP Films de polypropylène
P Phosphore
Pb Plomb
PET Films polyester :
R Constante des gaz parfaits
R2 .le coefficient de corrélation
Sn Etain
SO2 dioxyde de soufre
T Température initiale
t temps
UV ultraviolet
V vitesse de la réaction

Dr. Selma. FERHI


Sommaire
Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

Préface 01
INTRODUCTION 03
CHAPITRE I : EMBALLAGE ET CONDITIONNEMENT 04
I.1. STATISTIQUES 04
I.1.1 Consommation 04
I.1.2 L’industrie de l’emballage dans le monde 04
I.2 Les défis de l’emballage 04
I.3 Définitions 05
I.3.1 Emballage 05
I.3.2 Conditionnement 05
I.3.3 Packaging 05
I.4 Les niveaux d’emballage 05
I.4.1 Emballage primaire 05
I.4.2 Emballage secondaire 06
I.4.3 Emballage tertiaire 06
I.5. Fonctions de l’emballage 06
I.5.1 Fonctions techniques d’emballage 06
I.5.2 Fonctions marketing de l’emballage 06
I.6 Les tendances d’évolution de l’emballage 07
I.6.1 Les tendances sociologiques 07
I.6.2 Les tendances de la distribution 07
I.7 Les évolutions des matériaux 07
I.8 Les évolutions des machines 08
CHAPITRE II CHOIX DU COUPLE EMBALLAGE- 09
PRODUIT/CONDITIONNEMENT
II. Problématique 10
II.1 Choix de l’emballage adéquat pour un produit donné 10
II.2 Composition 10
II.3 Contrainte au niveau de conservation 10
II.4 Niveaux d’action 10
II.4.1 Action sur le produit 10
II.4.2 Au niveau emballage conditionnement 10
II.5 Propriétés de l’emballage utilisé 11
II.6 Cahier des charges 11
CHAPITRE III LES MATÉRIAUX D’EMBALLAGE 12
II1.1 Les métaux 12
III.1.1 Applications 12
III.1.2 Caractéristiques fonctionnelles de l’emballage métallique 12
III.1.3 L’acier pour emballage 13
III.1.4 Fer blanc 14
III.1.5 Perspectives d’évolution de la boite en acier 15
III.1.6 L’aluminium 15
III.1.7 Types d’emballage 16
III.1.8 Evolution technologique 16
III.1.9 Perspectives 16
III. 2 LE VERRE 17
III.2.1 Type du verre utilisé dans les emballages 17
III.2.2 Applications 18

1
Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

III.2.3 Composition chimique: Principaux constituants 18


III. 3 LE PLASTIQUE 19
III.3.1 Applications 19
III.3.2 Types des plastiques 19
III.3.3 Composition 19
III.3.4 Caractéristique structurelle 20
III.3.5 Caractéristiques mécaniques 20
III.3.6 Caractéristiques chimiques 21
III.4 Les papiers et cartons 21
III.4.1 Applications 21
III.4.2 Composition 21
III.4.3 Matières premières 21
III.4.4 Propriétés du papier et du carton 22
III.5 Les complexes 22
III.5.1 Composition des complexes 22
III.5.2 Performances de protection 23
III.5.3 Performances de protection 23
II.5.4 Caractéristiques fonctionnelles 25
CHAPITRE IV : EMBALLAGE SOUS ATMOSPHERE MODIFIEÉ 27
IV.1 Définition 27
IV.2 avantages de cette technique de préservation 27
IV.3 Différents modes de conditionnement 27
IV.4 Conséquences pour les consommateurs 27
IV.5 Données techniques et microbiologiques sur le conditionnement des viandes et 28
des fruits sous vide et sous atmosphère modifiée
IV.6 Avantages et limites du MAP 29
IV.6.1 Avantage 29
IV.6.2 Limites 29
CHAPITRE V DETERMINATION DE LA DATE LIMITE DE 30
CONSOMMATION (DLC)
V.1 La date limite de consommation 30
V.1.1 Définition 30
V.1.2 Intérêt de la prédiction de DLC 30
V.1.3 Validation de la DLC 31
V.2 Les facteurs influençant la DLC d’un produit alimentaire 31
V.3 Outils de détermination les dates limites 31
V.3.1 Etude de conservation classique 32
V.3.2 Challenge test : 33
V.3.3 Tests de vieillissement accéléré 33
V.3.4 Microbiologie prévisionnelle 33
V.4 EXEMPLE : Méthodologie de l’estimation de la DLC du Raieb 33
TRAVAUX DIRIGÉS (TDs) 36
Références bibliographiques

2
Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

Liste des figures


Figure 1. Le marché de l’emballage par région 04

Liste des tableaux


Tableau 1 : les caractéristiques du fer blanc utilisé dans les emballages alimentaires 14
Tableau 2 : Equation de détérioration de différents ordres. 34

3
Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

Préface

En 2009, environ un milliard de personnes souffraient de la faim dans le monde, soit quelque
100 millions de plus qu’en 2008 (Sommet mondial sur la sécurité alimentaire, 2009). Lutter
contre ce fléau en poursuivant les investissements dans la production vivrière est une bonne
chose, à condition que cette démarche s’accompagne d’une stratégie de réduction des pertes
de produits alimentaires. Sur le plan environnemental, en effet, diminuer les pertes est l’une
des meilleures solutions de substitution à l’accroissement de la production, qui permet de
renforcer la sécurité alimentaire et de donner à manger à ceux qui ont faim.

Les pertes considérables enregistrées entre le producteur et le consommateur sont attribuées à


des problèmes de manutention, de distribution, d’entreposage et de comportements d’achat ou
de consommation. Les pertes pourraient être réduites à presque tous les stades de la filière
alimentaire si l’on utilisait des emballages appropriés. Le conditionnement constitue un aspect
essentiel d’un processus de développement progressif à long terme visant à réduire les pertes,
qui nécessiterait de faire appel à une combinaison de techniques et de procédés spécifiques.
Le secteur mondial de l’emballage alimentaire peut contribuer, dans une large mesure, à
diminuer les pertes, mais aussi à assurer la sécurité sanitaire des aliments et à renforcer le
commerce mondial des denrées alimentaires, qui est l’une des clés du développement de
diverses économies.

Ce support de cours est destiné aux étudiants de technologies agroalimentaires et contrôle de


la qualité ; et peuvent être aussi un support de base pour les industriels du domaine.

Ce polycopié saisit plusieurs parties dont il commence par une introduction sur l’emballage
alimentaire ensuite une brève présentation et définition des mots utiles et situation mondiale,
tendances et fonctions de l’emballage alimentaire.

La deuxième partie est considérée comme le pilé du module car elle permet aux étudiants de
mieux sélectionner l’emballage adéquat pour multiplier la vie d’un produit à emballer.

La troisième partie présente les différents matériaux utilisés dans la fabrication des
emballages alimentaire, caractéristiques mécaniques, fonctionnelles et effets sur le produit.

La quatrième partie fait appel à l’emballage sous atmosphère modifiée, caractéristiques,


avantages et limites.

Dr. Selma. FERHI 1


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

La cinquième est la dernière partie expose un résumé sur les méthodes de détermination de
la date limite de consommation (DLC) ce qui est permis aux étudiants de maitriser l’une des
étapes importante dans le conditionnement en assurant les caractéristiques de la sécurité et de
la qualité du produit.

Enfin, plusieurs travaux dirigés sont présentés sous forme des ateliers de réflexions sur les
défauts d’emballage métallique, en verre, plastique et papier/carton, contenu de l’étiquette
d’un emballage (normes nationales et internationales).

Dr. Selma. FERHI 2


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

INTRODUCTION

Avant de communiquer, tracer, transporter, commercialiser, l’emballage a pour fonction


primaire de protéger et de stabiliser l’aliment. Qu’il soit plastique (le plus important en
volume produit), papier-carton (premier matériau en valeur), verre, bois, métal ou composite
(mélange de plusieurs matériaux), l’emballage est mis en œuvre, le plus souvent, à la fin de la
chaine de production de l’aliment et fait partie intégrante des technologies de conservation de
l’aliment. Cette nécessité est apparue durant la deuxième partie du XXe siècle où l’emballage
a été célébré par une intensification et une diversification considérables de ses formes et de
ses utilisations. Deux prix Nobels ont été co-attribués en 1963 dans le domaine de la chimie
des plastiques pour la découverte de catalyseurs permettant la polymérisation des
polyéthylènes et polypropylène qui sont aujourd’hui couramment utilisés comme emballage
alimentaire.

Longtemps considéré comme accessoire, l’emballage alimentaire tient une place très
importante dans la chaîne de fabrication qui relie le produit au consommateur. Outre son rôle
de protection, de transport, de stockage et de conservation des aliments, il est devenu un
support d’information et de communication, aux fonctions économiques et sociales
indéniables. En réduisant les pertes des denrées alimentaires au cours des étapes de
distribution, stockage et commercialisation, ces matériaux contribuaient ainsi déjà à
d’importants enjeux de sécurité alimentaire. Malgré celui-là est un rôle essentiel et historique
mais qui passe aujourd’hui malheureusement souvent inaperçu aux yeux des consommateurs
au profit des innovations dans le domaine de l’esthétique, de la facilité d’utilisation, du
marketing vert, voire du « gadget » amusant.

Au croisement d’importants enjeux économiques, environnementaux et de santé publique,


l’emballage alimentaire mérite aujourd’hui une mobilisation de tous les acteurs pour faire
évoluer les matériaux et les technologies vers des solutions plus respectueuses à la fois de
l’environnement et du consommateur.

Dr. Selma. FERHI 3


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

CHAPITRE I : EMBALLAGE ET CONDITIONNEMENT

I.1. STATISTIQUES
I.1.1 Consommation : 30 kg par habitant et par an, pour les pays en voie de développement :
15 à 20 kg, Pays industrialisés : jusqu’à dix fois supérieurs (Europe, Amérique du Nord, une
partie de l’Asie de l’Est, Japon, une partie de l’Océanie et de l’Australie).
I.1.2 L’industrie de l’emballage dans le monde :
Considérée comme l’une des plus grandes et les plus diversifiées du secteur industriel avec
un Chiffre d’affaires (CA) : 400 milliards de $, 5 millions d’employés dans environ 100 000
entreprises à travers le monde ; Englobe la fabrication de la matière première, transformation
en emballage et recyclage.

Figure 1. Le marché de l’emballage par région

Dans les pays en voie de développement la perte des produits à cause d’emballage inadapté :
autour de 50% (1 à 2% pour les pays industrialisés), systèmes d’emballage pas très
développés, une assistance pour l’amélioration des emballages est requise pour : réduire les
pertes de produit promouvoir l’exportation.

I.2 Les défis de l’emballage

 Améliorer les échanges commerciaux ;


 Réduire les pertes des produits ;

Dr. Selma. FERHI 4


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

 Concevoir de nouveaux concepts d’emballage pour accompagner le développement


des nouveaux produits ;
 Utiliser moins de ressources tout en étant plus performants ;
 Générer moins de déchets ;
 Renforcer la dimension Marketing du produit ;
 Tenir compte de la dimension sociale (des emballages conviviaux, pratiques et sûrs
pour différentes cibles consommateurs).

I.3 Définitions

I.3.1 Emballage vient du préfix « en » et de « balle », emballer veut dire alors mettre en balle.

Un emballage est un assemblage de matériaux de toute nature, destiné à contenir et à protéger


des marchandises données, allant de la matière première aux produits finis, à permettre leur
manutention et leur acheminement du producteur au consommateur ou à l’utilisateur, et à
assurer leur présentation.

Tous les articles « à jeter » utilisés aux mêmes fins doivent être considérés comme des
emballages. Le mot « emballage » concerne donc un objet, un outil.

I.3.2 Conditionnement dérive du latin « condere » qui veut dire établir, stabilisé.

Le conditionnement d’un produit est donc l’action qui consiste à figer les caractéristiques du
produit en le présentant de façon définitive.

Le mot « conditionnement » concerne donc une action.

I.3.3 Packaging : mot anglais utilisé par les francophones pour désigner l’objet et l’action.

Le mot « packaging » concerne donc le couple contenant – contenu.

I.4 Les niveaux d’emballage

I.4.1 Emballage primaire : emballage en contact direct avec le produit lui-même. Il se


compose souvent de plusieurs éléments (bouteille, bouchon, étiquette…) et a essentiellement
des fonctions liées à la protection et à la conservation du produit.

Exemples : bouteille, boîte, flacon, sachets, pots, barquettes…

Dr. Selma. FERHI 5


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

I.4.2 Emballage secondaire : emballage de regroupement destiné à l’utilisateur ou au


consommateur. C’est une unité de vente qui véhicule l’image du produit et doit de ce fait
remplir des fonctions marketing. Il peut comporter des poignées, systèmes d’ouverture… Il
peut être enlevé du produit sans en modifier les caractéristiques.

Exemples : film regroupant plusieurs produits, étui carton, cageot…

I.4.3 Emballage tertiaire : c’est l’emballage de distribution qui regroupe plusieurs


emballages secondaires et même primaire, pour constituer une unité de distribution. Il a donc
des fonctions liées au transport, au regroupement et à la protection des marchandises.

Exemples: caisse en carton ondulé, plateau en carton, palette, films étirables ou rétractables.

« Un emballage doit protéger ce qu’il vend et vendre ce qu’il protège »

I.5. Fonctions de l’emballage

I.5.1 Fonctions techniques d’emballage :

1. Conservation : l’emballage assure une fonction de protection de :


 la qualité du produit contre les agents extérieurs d’altération chimique, biochimique,
climatique ;
 La quantité.
2. Distribution : l’emballage doit permettre de faciliter l’ensemble des transferts entre le
lieu de production et le lieu d’utilisation. Il doit donc faciliter les fonctions de
transport, manutention et stockage.
I.5.2 Fonctions marketing de l’emballage
1. Alerte : l’emballage doit attirer l’attention du consommateur par l’utilisation de la
couleur (élément majeur de différenciation), des matériaux différents ou originaux, la
forme, l’aspect innovant…
2. Attribution : l’emballage doit permettre au consommateur d’attribuer le produit à son
univers de référence ou à sa marque par des signes apparents.
3. Positionnement : l’emballage est utilisé pour induire des perceptions de qualité, de
prix, de performance… pour conforter le consommateur dans son choix.
4. Information : l’emballage est utilisé pour véhiculer une information obligatoire
(dénomination, marque, composition, dates limites de vente ou d’utilisation

Dr. Selma. FERHI 6


Polycopiée de cours Techniques d’emballage dans les IAA

optimale…) ou utile (mode d’emploi, suggestions d’utilisation, bénéfices tirés de


l’utilisation du produit…).
5. Service : l’emballage doit rendre service à la production (machinabilité…), à la distribution
(empilabilité, gerbage, identification…) et à la consommation (faciliter manipulation et usage,
aptitude à l’ouverture et la fermeture, inviolabilité…).
I.6 Les tendances d’évolution de l’emballage
 Tendances sociologiques
 Tendances de la distribution
 Evolution des matériaux
 Evolution des machines

I.6.1 Les tendances sociologiques : Les modes de vie sont en train de changer

 Les foyers comportent moins de membres ;


 Les femmes au travail ;
 Les repas de plus en plus pris hors du foyer (restauration collective ou en solitaire) ;
Cette évolution provoque le développement d’emballages de plus en plus fonctionnels, et de
mettre de plus en plus sur le marché des portions individuelles.
 Le souci de disposer de produits de meilleure qualité, plus naturels, diététiques et
personnalisés.
 Le souci marqué pour les notions d’hygiène et de santé.
 Le souci de l’écologie, en particulier une tendance vers un meilleur recyclage des
matériaux.

I.6.2 Les tendances de la distribution

Le transport et la distribution se font sur des distances de plus en plus importantes, donc leurs
coûts augmentent et les coûts de fabrication doivent diminuer.

Dans le magasin du futur, la vente sera entièrement automatique (mise en rayon, comptage
automatisé…).

I.7 Les évolutions des matériaux

Développement des matériaux : utilisation des films étirables et rétractables, les bouteilles en
Polyéthylène, les matériaux barrière de plus en plus efficaces (emballage du lait par exemple).

Dr. Selma. FERHI 7


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 Le fer-blanc (boîtes à conserves) n’est pas encore concurrencé par le plastique, mais
commence à perdre des parts de marché.
 L’aluminium (conserves de poisson) reste en légère augmentation.
 Le papier et le carton plat perdront encore du terrain devant des plastiques souples.
 Le carton ondulé continuera sa lente expansion et connaît de nouvelles applications
(conditionnement des légumes et fruits).

I.8 Les évolutions des machines

 Automatisme des fonctions (changement de format programmable) ;


 Généralisation de l’électronique ;
 Modularité (association de matériaux différents) ;
 Utilisation de plus en plus de robots pour augmenter les cadences.

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CHAPITRE II CHOIX DU COUPLE EMBALLAGE-


PRODUIT/CONDITIONNEMENT

L’emballage est un multiplicateur du produit: un même contenu peut vivre des vies différentes
grâce à des emballages

L’étude des fonctions de l’emballage permet d’optimiser la contribution de l’emballage au


succès commercial du produit.

II. Problématique: il s’agit de recherché l’emballage/conditionnement le mieux adapté à la


Date Limite de Consommation (DLC) d’un produit alimentaire donné.

II.1 Choix de l’emballage adéquat pour un produit donné: se fait selon la démarche
suivante :

1. Nous devons parfaitement connaitre la composition du produit alimentaire de façon à


identifier les contraintes à sa conservation ;
2. Son mode de conservation (froid; nchaud…) ;
3. Climat ou le produit est stocké ;
4. Risque de pollution par l’environnement ;
5. La durée souhaitée de la conservation souhaitée (DLC).

Proposer une démarche globale envisageant les différentes solutions permettant de lever au
atténuer l’effet des contraintes.

1. Retenir la solution la mieux adaptée.


2. Préciser les différents produits des matériaux d’emballage aux emballages finis.
3. Etablir un cahier des charges de l’emballage conditionnement.
4. Décrire et donnée des spécificités: perméabilité…

Exemple: Génoise

II.2 Composition: œuf, sucre, matière grasse-levure chimique conservation a


humidité intermédiaire et a (4 C).

DLC:1,5 mois (sans emballage) l’utilisation va augmenter à 6 mois compte que les
80% de sa consommation durant les fêtes de fin d’année, le secteur producteur souhaite
augmenter sa durée de vie à 6 mois.

Dr. Selma. FERHI 9


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Composition: farine 36,57%, œuf 30,81%, sucre 25,68%, eau 5,49%, levure 0,45%, tout
100%, Aw:0,85, Teneur en eau: 23%.

II.3 Contrainte au niveau de conservation

Perte d’eau, recristallisation du sucre, rétrogradation de l’amidon et rancissement du produit


issus des œufs et de la farine (faible quantité), oxydation de la matière grasse à l’air et à la
lumière est faible (rancissement).

Eau (aw) est élevée, développement de moisissures et levures.

1. le maintien de son moelleux: maintien de la quantité d’eau.

2. Arrêter (la multiplication) développement microbien

II.4 Niveaux d’action:

1. le produit (agir sur la composition): ajouter anti-rancissant, conservateurs…

2. Traitement physique ou physico-chimique pasteurisation, ionisation…

3. Emballage conditionnement (film: éviter le transfert d’eau, garder la moelle).

II.4.1 Action sur le produit:

1. Modifier la composition revient à changer les critères organoleptiques

2. Ajout de conservateur (acide propénoïque ou propionale de sodium).

3. Utiliser des dépresseurs de l’aw: produit ayant de nombreux sites hydrophiles qui vont fixer
l’eau avec un risque de modifier la qualité organoleptique.

4. Traitement Physique –physico-chimique: pasteurisation du produit par infrarouge ou par


haute pression, ionisation.

II.4.2 Au niveau emballage conditionnement :

1. Un aliment à Humidité Intermédiaire: atmosphère modifiée.

 SO%, NO2 %
 SO⁒, CO₂, sera absorbé par l’aliment et se trouver à un ⁒ moindre évider
l’anaérobiose (clostridium) O₂ résiduel ˂ 1 éviter l’oxydation et le rancissement.

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II.5 Propriétés de l’emballage utilisé:

Le facteur qui détermine l’altération est l’organoleptique ayant le critère microbiologique.

Le calcul de la perméation de l’emballage nécessite la détermination des limites admissible au


niveau de composition des gaz et vapeur à partir desquelles le produit devient non
consommable.

Limite admissible :

 AW : perte maximale de 0,03


 O% :1% maximum
 CO₂ : 40% minimum (soit une perte de 10%)

II.6 Cahier des charges :

Nous devons prendre en considération d’autres propriétés indispensables que doit présenter le
matériau d’emballage (machinabilité, transparence…)

Pour l’emballage fini, on doit prendre en considération les quantités d’impression, le design.

D’où le cahier des charges :

 Un coefficient de perméabilité à l’O₂ faible : Ct (O₂)˂3cm³/m²/24h à 23C


 Un coefficient de perméabilité au CO₂ faible : Ct (CO₂)˂3cm³/m²24h à 23C
 Un coefficient de perméabilité à la vapeur d’eau : Ct (H₂O) ˂3,83g/m²/24h à 38C et
90% HR
 Une bonne machinabilité ; soudabilité ; transparence.
 l’ajout d’un absorbeur d’oxygène présente deux avantages :
1. Utilisation d’un martiaux moins barrière (CO₂) à l’O₂, Réduction du % d’O₂ en

dessous de 1%.

Il faut également choisir l’emballage le moins onéreux.

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CHAPITRE III LES MATÉRIAUX D’EMBALLAGE

II1.1 Les métaux

III.1.1 Applications

 Conserves appertisées : conserves de légumes, fruits et jus de fruits, plats cuisinés,


poissons, viandes, aliments pour animaux ;
 Autres produits alimentaires : laits et produits lactés, sirops, biscuiterie, huiles
alimentaires, chocolats, cafés ;
 Boissons : Boissons plates et gazeuses ;
 Aérosols : Cosmétique (laque, déodorants, mousses à raser…) insecticides, produits
d’entretien, produits pharmaceutiques, produits alimentaires ;

Produits chimiques et industriels : peintures et vernis, colles, encres, produits chimiques,


pétroliers, pharmaceutique.

III.1.2 Caractéristiques fonctionnelles de l’emballage métallique :

1. Propriétés mécaniques :

 La résistance :

C’est la contrainte maximale que le matériau supporte avant de se rompre.

La résistance à la déformation dans les conditions normales d’utilisation.

 La ductivité :

C’est la capacité de se déformer d’une façon permanente lors de l’application d’une force.
C’est l’aptitude de se déformer à froid.

Pour faciliter la mise en forme par le processus d’emboutissage, de laminage, de pilage et de


sertissage.

 La thénacité :

C’est le contraire de la fragilité : C’est la résistance à la propagation brutale d’une fissure.

L’emballage ne se casse pas.

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 La dureté :

C’est la résistance à l’impression d’une empreinte par pression d’une pointe de diamant. Si le
métal est dur, il ne sera pas rayé.

III.1.3 L’acier pour emballage

La composition chimique des aciers détermine en partie la résistance à la corrosion de l’acier


ainsi que les propriétés mécaniques

 Acier L (Low residual) à très faible teneur en métalloïdes et métalliques résiduels


conseillé pour les produits acides donc corrosif ;
 Acier MR (Médium Residual) pour les aliments moyennement ou peu corrosifs.

L’acier se forme à partir de

Minerai de fer (oxyde de fer) + Charbon Filière Fonte

Un alliage fer / carbone :

 Teneur en carbone > 1,7% pour donner le Fonte


 Teneur en carbone < 1,7% pour donner l’Acier
L’acier est obtenu par laminage : Une opération qui consiste à amincir progressivement le
métal par étirements successifs entre des cylindres, puis la bande obtenue est enroulée sous
forme de bobine.
Le laminage s’effectue en deux temps :
 Le laminage à chaud : permet d’obtenir des bandes de 2 à 3 mm d’épaisseur ;
 Le laminage à froid : permet d’obtenir des bandes jusqu’à 0,15 mm.
Les laminages à chaud et à froid sont toujours réalisés par des machines différentes et parfois
dans des usines différentes.
Les matières premières
 Acier non revêtu ou fer noir;
Composition et éléments indésirables: Pb ≤0,010% Cd ≤ 0,010%; As ≤
0,0030% ;
Restrictions d’emploi: contact gras ou secs et sur des produits très acides.
 Acier avec revêtement métallique - Fer blanc ou fer étamé revêtu d’étain

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Composition Sn 99,85 (EN 610) à teneur en plomb < 0,010% et fer noir Pb
≤0,010%, Cd ≤ 0,010%; As ≤ 0,0030%

Restrictions d’emploi: sur des produits très acides

III.1.4 Fer blanc:

Caractéristiques

Tableau 1 : les caractéristiques du fer blanc utilisé dans les emballages alimentaires

P : phosphore, Cu : Cuivre

Les traitements des surfaces

L’acier, pour éviter des problèmes de corrosion, est recouvert :

 d’une couche d’étain déposée électrolytiquement (fer blanc ou fer étamé),


 d’une couche de chrome déposée électrolytiquement fer chromé,

Le vernis est ensuite appliqué sur les deux faces de la bande s’il s’agit d’acier chromé, et sur
les deux, l’une ou aucune des faces s’il s’agit d’acier étamé.

Dr. Selma. FERHI 14


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 Acier avec revêtement organique


 Principaux revêtements: laques, vernis, films polymères ;
 Migrations globales est spécifique sur produit fini et certificat d’alimentarité

On distingue deux types de vernis :

 Les vernis à froid : en suspension dans un solvant. Après application, le solvant


s’évapore et le vernis se dépose, Application facile, Propriétés ne conviennent pas aux
produits destinés à être appertisés, Utilisés pour les boîtes boissons et capsules de
bouchage.

Exemples : à base de résines vinyliques

 Les vernis à chaud : en suspension dans un solvant, ils nécessitent, outre l’évaporation
du solvant, une réticulation à chaud (températures allant de 140 à 280°C pendant un
temps allant de quelques secondes à quelques minutes), Nécessitent un équipement
particulier, Propriétés conviennent aux produits destinés à être appertisés / Tenue
meilleure, Utilisés pour les aérosols et les boîtes de conserves.

Exemples : à base de résine nitrocellulosique, époxy-phénolique, vinyliques-phénoliques


appelés aussi organosols vinyliques.

Le vernissage peut se faire à différentes étapes, cela dépend essentiellement de la technique de


mise en forme utilisée pour réaliser l’emballage. Il peut être fait avant déformation, sur bande
ou sur format, ou sur l’objet déformé.

III.1.5 Perspectives d’évolution de la boite en acier

Points clés présidant à l’avenir des emballages en acier:

 Le coût matière
 L’évolution de la réglementation européenne pour les matériaux en contact.
 Le recyclage: 2,2 millions de tonnes recyclées en Europe soit 60 %
 La concurrence avec les plastiques sur les marchés des emballages actifs et intelligents

III.1.6 L’aluminium

L’élaboration de l’aluminium se fait en deux phases :

 Production de l’alumine à partir de bauxite.

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 Production de l’aluminium à partir de l’alumine.

Ce matériau est aussi défini par ses nuances et sa composition défini par l’aluminium rigide et
l’aluminium en feuille minces.

III.1.7 Types d’emballage

1. Emballage rigides :
 Boîtes 2 pièces pour conserves ;
 Boîte boisson conçue pour résister à 7 bars de pression interne ;
 Boîtiers pour aérosols conçus pour résister de 12 à 18 bars de pression interne.
2. Emballage semi-rigides :
 Barquettes pour aliments cuisinés : elles ne sont ni vernies ni imprimées.
3. Emballage souples :

L’aluminium est présent sous forme de film pour ses propriétés barrières,

Exemples : matériaux complexes comme les briques de lait ou les couvercles pliables des
pots de yaourt, les opercules à percer pour les petites briques de jus de fruits, emballage
interne des tablettes de chocolat, pelliculage des tablettes de médicaments

III.1.8 Evolution technologique

 Evolutions des processus et des produits ;


 Réduction des coûts : alu = 79% du prix de revient d’une boite, par travail en continue
sans reprise de laminage ;
 Prototypage rapide pour visualisation des contraintes et conséquences ;
 Hautes cadences pour impression en 6 couleurs: 1600 boites/h ;
 Nécessité de travailler les microstructures de l’aluminium pour augmenter les
caractéristiques de formabilité tout en tenant compte de la réduction d’épaisseur et des
formes complexes.
III.8.2 Caractéristiques fonctionnelles de l’aluminium :
 Très tenace, conductible, fine épaisseur ;
 Permet d’avoir des emballages de fine épaisseur ;
 Pour le comportement avec la T֯ ; C’est un bon conducteur thermique ;
 L’appertisation (emballage actif) : il participe à la conservation de la denrée ;
 Il résiste aux hautes de températures ;

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 C’est un matériau barrière ;


 Imperméable à la poussière ;
 Opaque à la radiation lumineuse ;
 Etanche aux liquides, aux organismes ;
 Ne subit pas de corrosion bactérienne ;
 L’aluminium s’oxyde naturellement et s’entoure d’une couche d’alumine qui le
protège contre la corrosion ;
 Auto protection contre la corrosion ;
Il ne faut pas utiliser l’aluminium pour les produits alcalins. Les solutions alcalines
attaquent l’aluminium.
La bauxite est très riche en aluminium. L’ajout de la soude va éliminer un
pourcentage de l’aluminium (le dissout).
L’aluminium contient ˂39⁒ d’alumine

III.1.9 Perspectives

Points clés présidant à l’avenir des emballages en aluminium:

 Le développement des marchés ciblent exemple: boissons et consignation en Europe


 Le coût matière
 Le recyclage

III. 2 LE VERRE

III.2.1 Type du verre utilisé dans les emballages

 Verres silico-sodo-calciques : le verre industriel de base. Il est incolore (parfois appelé


verre blanc) et peut être coloré.
 Verres opales : obtenu par précipitation de cristaux de fluorure de calcium ou de
sodium (CaF2 ou NaF2) dans une matrice de verre silico-sodo-calcique enrichie en
alumine et appauvrie en calcium.
 Verres borosilicatés : le verre au bore. Le pyrex entre dans cette catégorie.
 Les verres de type I : les verres les plus inertes et résistants chimiquement.
 Leur fusion est difficile, ce qui entraîne un coût de production élevé.
 Les verres de type II : ce sont des verres silico-sodo-calciques ayant subi un traitement
de surface améliorant leur résistance chimique.

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 Cristal : le verre auquel est ajouté du plomb (de 14 à 30% de la matière première
totale) suivant l’usage désiré et les réglementations des pays.

Le plomb donne une brillance inégalable au verre et permet surtout la taille du cristal en
grande série.

III.2.2 Applications

 Secteur alimentaire (verre silico-sodo-calciques) :


 Bouteillerie : conditionnement de tout liquide alimentaire

Exemple : eaux minérales, lait, huiles, vins, bières…

 Bocaux pour stérilisation


 Pots « industriels » : yaourts, confitures, sauces, aliments pour bébés, conserves de
fruits et légumes…
 Secteur médical (verres pharmaceutiques) : ampoules et flacons pour produits
buvables ou injectables
 Parfumerie et cosmétologie (verres silico-sodo-calciques et verres opales) : flaconnage
de parfums et produits cosmétiques.
 Secteur industriel (verres silico-sodo-calciques et verres borosilicatés) : pots
industriels, jarres pour laboratoires.
 Arts de la table (verres silico-sodo-calciques et cristal) : carafes, verres.

III.2.3 Composition chimique: Principaux constituants

 Formateur : la silice, ou oxyde de silicium, seule peut former un verre mais sa


température de fusion est de 1760°C et la mise en forme s’effectue à 1530°C.
 Fondants : les oxydes de sodium et de potassium : ils abaissent la température de
fusion du formateur.

S’il est composé uniquement de silice et de ces oxydes, sa Température de fusion est de
900°C mais il est soluble à l’eau.

 Stabilisants : les oxydes de baryum, de calcium (chaux) et de magnésium permettent


au verre de résister aux liquides.

L’alumine et le bore sont aussi des stabilisants chimiques forts.

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Le bore limite notamment la migration des éléments contenus dans le verre, mais diminue le
coefficient de dilatation thermique et augmente la transparence aux UV.

Les stabilisants augmentent la température de fusion du mélange (compromis?).

 Constituants secondaires : la plupart des oxydes sont introduits sous forme carbonatée.
Lors de la fusion, une quantité très importante de CO2 est dégagée. L’ajout d’agents
affinant aide les réactions de mélange et enlève les gaz du verre. Sinon, il faut une
température et un temps de fonte plus élevés pour obtenir du verre sans bulle.

III. 3 LE PLASTIQUE

III.3.1 Applications

Utilisés par différents secteurs :

 Agro-alimentaire, Médical, Cosmétique, Chimique, Corps creux, Sacs, Films


 Pots, boîtes, Bouchons, Peuvent se trouver sous forme :
1. d’emballages primaires : bouteilles, flacons, boîtiers, bocaux, barquettes, sacs,
films alimentaires, tubes…
2. d’emballages secondaires : casiers, caisses…
3. d’emballages tertiaires : palettes, films, conteneurs…

III.3.2 Types des plastiques

Les plastiques utilisés pour l’emballage sont essentiellement des plastiques synthétiques :

1. Des thermoplastiques et moins souvent des thermodurcissables ; les thermoplastiques


sont très largement utilisés dans le secteur de l’emballage, ils peuvent être mis en
forme à l’état fondu, sans modification chimique et de façon réversible.
2. Les thermodurcissables sont surtout employés dans l’industrie automobile et les
articles ménagers. Ils sont indéformables une fois synthétisés : ils se rigidifient sous
l’action de la chaleur d’une façon irréversible (dégradation).

III.3.3 Composition

Les plastiques sont constitués de macromolécules. Ce sont des enchaînements linéaires,


ramifiés par des groupements latéraux ou tridimensionnels de monomères, motifs structuraux

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répétitifs correspondant aux petites molécules utilisées pour leur synthèse et qui sont attachés
les uns aux autres par des liaisons chimiques.

Ces macromolécules composées de répétitions de groupes d’atomes sont appelés polymères.


Les petites molécules constituant les polymères sont appelées monomères.

Les plastiques sont des matériaux organiques, c’est à dire constitués de carbones, un corps
contenu dans tous les êtres vivants.

Les monomères sont donc constitués de carbone, mais également d’hydrogènes et, selon les
cas, d’atomes de chlore, d’oxygène…

Les matières premières proviennent essentiellement de :

 Les substances artificielles : obtenues par la modification de substances naturelles,


issues de végétaux et pré-polymérisés par la nature. Elles sont onéreuses.

Exemple : la cellulose (constituant du bois ou de la paille) donne cellophane ou nitrocellulose

 Les substances synthétiques : obtenus à partir de monomères naturels, qui sont dérivés
du pétrole essentiellement et modifié par la pétrochimie.

III.3.4 Caractéristique structurelle

 Amorphisme : Absence d’ordre moléculaire, qui engendre une faible résistance au


pliage et à la fissuration.
 Cristallinité : Les chaînes sont organisées parallèlement les unes aux autres, liées par
des liaisons de faible intensité.

III.3.5 Caractéristiques mécaniques

 Température d’utilisation : les thermoplastiques sont plus rigides (état vitreux) en


dessous de leur température de transition vitreuse et facilement déformable au-delà

1. Cristallinité : plus elle augmente, plus le matériau est rigide ;

2. Poids moléculaire : plus les chaînes sont plus longues, plus le matériau sera résistant
mécaniquement ;
3. Nature des additifs et adjuvants : les plastifiants rendent le matériau plus flexibles…

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III.3.6 Caractéristiques chimiques

 Résistance aux solvants : leurs petites molécules peuvent pénétrer entre les chaînes
moléculaires générant des craquelures et des fissures.

En général, plus le matériau est cristallisé, plus il est résiste à l’action des solvants. Cette
résistance permet de rendre le matériau imperméable

 Absorption d’eau : liée à la composition chimique et structurelle du matériau.

III.4 Les papiers et cartons

III.4.1 Applications

Utilisés par différents secteurs :

Agro-alimentaire, Médical, Cosmétique, Papiers, carton plat, Carton ondulé

III.4.2 Composition

Les papiers et cartons sont essentiellement fabriqués de fibres végétales :

1. Cellulose pure : polymère naturel de longues chaînes linéaires ;


2. Hémicellulose : de composition chimique très voisine, combinées à la cellulose et
partiellement à la lignine ;
3. Lignine : corps organique qui lie les fibres entre elles.

III.4.3 Matières premières

 Bois
 Arbres utilisés en papeterie :
 les résineux ou conifères (fibres longues)
 les sapins, épicéa et les pins
 les feuillus (fibres courtes)
 le hêtre, le bouleau, le charme, le peuplier, l’eucalyptus, l’acacia…
 Alpha, Paille, Roseaux.
 Matières minérales : calcium, potassium, magnésium et sodium à très faibles doses
 Matières pectiques : essentiellement des gommes, composés organiques facilement
solubles.
 Résine : à la composition très complexe (acides organiques)

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III.4.4 Propriétés du papier et du carton

Le papier et le carton sont des matériaux connus et leur emploi est très répondu dans le
conditionnement. Les papiers dans la mesure où ils sont en pur cellulose offrent le maximum
de garanties a l’égard de la neutralité chimique, de l’absence d’odeur, de leur action
fongistatique et enfin protègent le produit contre les dépôts de souillures, mais ceci n’est vari
que dans les produits alimentaires secs. S’il s’agit de produits gras ou humide, d’autres
problèmes naissent (résistance aux graisses, à l’eau …).

III.5 Les complexes

Les complexes sont composés de plusieurs matériaux d’origines différentes, papier-carton,


plastiques, aluminium et permettent de combiner les propriétés spécifiques de chacun d’eux
dans une structure multicouche.

Les matériaux complexes trouvent des applications essentiellement dans l’industrie agro-
alimentaire, cosmétique, pharmaceutique notamment pour les produits périssables comme par
exemple le lait, le café, les produits déshydratés comme les soupes…

En général ces produits nécessitent :

 Une barrière à l’humidité ;


 Une barrière aux gaz (oxygène atmosphérique…) ;
 Une barrière aux arômes et odeurs ;
 Une protection contre les ultraviolets.

On les trouve sous la forme :

1. d’emballages souples : sacs et sachets de toutes formes, feuilles enveloppantes,


opercules pour emballages thermoformés…

2. d’emballages semi-rigides : boites ou briques, tubes…

III.5.1 Composition des complexes

Les complexes sont constitués de films, feuilles ou plaques en aluminium, papier carton et
plastiques. L’association des matériaux aux propriétés différentes doit cependant répondre aux
impératifs suivants : Choix des composants.

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III.5.2 Performances de protection

 Compatibilité avec les produits emballés Par exemple pour les matériaux plastiques,
on optera pour du polyéthylène de densité moyenne pour des températures maximales
de 105°C ou polyéthylène de haute densité pour les températures de stérilisation
(120°C).

III.5.3 Performances de protection

1. Etanchéité

La parfaite étanchéité des soudures est assurée, entre autres, en choisissant des polyéthylènes
de très basse densité ou des copolymères éthylène-acétate de vinyle (EVA).

2. Possibilité de mécanisation de l’emballage

L’aptitude à la mécanisation exige la présence d’un élément rigide dans ces complexes, c’est à
dire au module d’élasticité élevé. Cet élément est nommé film support. Il devra aussi
supporter le contact des fers de soudure (température d’environ 150°C), le cas échéant sans se
déformer. Les différents matériaux supports utilisés pour la réalisation de complexes sont du
papier-carton, des pellicules cellulosiques, de l’aluminium et des thermoplastiques à
température de ramollissement élevée (polyester ou polyamide).

Exemples de composition de complexes

De manière générale, les matériaux suivants peuvent entrer dans la composition d’un
complexe:

1. Feuilles de papier-carton (FC)

Le pourcentage de papier d’un complexe est choisi selon des critères de fonctionnalités qui
comprennent des considérations économiques et de mécanisation.

Exemples de composition de complexes

Les papiers et cartons utilisés sont variés:

 Papiers couchés qui offrent une surface imprimable de grande qualité.


 Papiers cristal pour leur résistance aux graisses et leur faible porosité.
 Papiers kraft blanchis pour leur résistance physique et leur imprimabilité.

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 Cartons pour leur rigidité.


 Feuilles aluminium (FA)

L’aluminium est utilisé sous forme de feuilles ou par métallisation, dans les matériaux
complexes pour ses propriétés barrières, à l’exemple de la protection contre la lumière et
contre l’oxygène et pour ses propriétés esthétiques. D’autre part, il offre une bonne surface
pour les colles en émulsion ou à solvants.

 Films plastiques (FP)

Ils sont choisis en fonction, de leur perméabilité à la vapeur d’eau et à l’oxygène, leur
soudabilité, leur sensibilité aux matières grasses et leur température limite d’utilisation.

 Films d’éthylène-acétate de vinyle (EVA)

Pour leur très grande aptitude à se souder à grande vitesse et leurs propriétés barrières.

 Pellicules cellulosiques

Elles sont généralement recouvertes de films ou autres thermoplastiques pour leurs propriétés
de résistance, brillance et transparence.

 Films de polypropylène bi-orienté (OPP) :

Ce sont les films les plus couramment utilisés. Ils peuvent être enduits afin d’améliorer
certaines de leurs propriétés et aussi co-extrudés avec une autre résine afin, par exemple,
d’améliorer leur propriétés de soudabilité. Les films de polypropylène bi-orienté non enduit
sont généralement utilisés comme couche extérieure laminée pour impression à l’intérieur; ils
offrent aussi brillance et protection pour les encres.

 Films polyester :

En particulier en PET bi-orienté pour leur excellente stabilité dimensionnelle, leur rigidité en
très faible épaisseur (12 microns), leur résistance à la chaleur et leur imprimabilité en couleur.
Ils sont généralement enduits d’un autre matériau car ils ne sont pas soudables.

 Films de polyamide bi-étiré (OPA)

Ils sont utilisés pour leur très bonne tenue à la température, qui est de l’ordre de 200°C, donc
à la stérilisation. Cependant ils sont sensibles à l’humidité.

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La combinaison de ces différents matériaux doit être effectuée avec précaution.

Les méthodes de fabrication du complexe influencent aussi largement ses propriétés en


fonction du type d’adhésif utilisé, de la proportion des différents matériaux choisis.

Enfin, la souplesse ou la rigidité d’un emballage est obtenue par un choix judicieux de ses
composants mais aussi du type de colle. On utilise par exemple des colles à base de cire pour
les emballages très souples ou des résines extrudées pur obtenir un emballage résistant.

III.5.4 Caractéristiques fonctionnelles

Les matériaux complexes sont souvent utilisés pour leurs propriétés barrières.

Par exemple:

1. protection des produits secs de l’humidité extérieure et des produits humides contre la perte
d’humidité.

2. Protection des produits susceptibles de subir une oxydation par l’oxygène atmosphérique.

3. Protection contre les odeurs externes et les pertes d’odeurs.

4. Propriétés barrières à l’humidité

Lors de conception du complexe, il est très important de placer l’élément barrière. Exemple :
une feuille d’aluminium permet une protection contre la perte ou le gain d’humidité, elle doit
se placer avant la feuille papier afin que celle-ci n’absorbe pas ou ne perde pas d’humidité.

[Link]étés barrières aux goûts et odeurs

Les goûts et odeurs ont une large variété de composition chimique. Aussi, il est difficile de
généraliser sur leurs matériaux barrières. Les migrations des goûts et odeurs peuvent causer
des problèmes, par exemple, de délamination ou des réactions chimiques avec certains
éléments du complexe comme pour les acides organiques avec l’aluminium.

6. Propriétés barrières à la lumière

Les complexes peuvent présenter une grande transparence ou, au contraire, une grande
opacité selon que le produit nécessite d’être vu ou protégé de la lumière. Les éléments qui
offrent une protection contre la lumière sont:

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 la feuille d’aluminium avec un degré maximum d’opacité et de protection contre la


lumière.
 Les films plastiques colorés, qui ont un bon degré d’opacité sans garantir une totale
protection contre la lumière.
 Les films plastiques métallisés, qui protègent de plus de l’humidité et du gaz.

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CHAPITRE IV : EMBALLAGE SOUS ATMOSPHERE MODIFIEÉ

IV.1 Définition :

L’atmosphère que l’on respire comporte 80 % d’azote et 20 % d’oxygène. Le


conditionnement sous atmosphère modifiée (Modified Atmosphere Packaging : MAP) est un
procédé appliqué dès 1930 pour le transport des carcasses des moutons aux USA. Il consiste à
emballer les denrées alimentaires avec un gaz ou un mélange gazeux présentant certaines
propriétés protectrices et réactives. Les gaz en question sont utilisés pour remplacer l’air à
l’intérieur de l’emballage et ainsi réduire, voire éliminer la détérioration qui abîme le produit.
Le conditionnement sous MAP concerne principalement les aliments solides et pâteux.

IV.2 Avantages de cette technique de préservation :

 Maintient la qualité visible et perceptible du produit (aspect, couleur, texture, saveur,


humidité et flaveur) ainsi que sa qualité invisible (protection contre les micro-
organismes) ;
 Allonge la durée de vie du produit ;
 Est conforme à la préférence qui va aux produits « naturels » et donc à une limitation
de l’utilisation des conservateurs.

IV.3 Différents modes de conditionnement

Les différents gaz utilisés sont :

 CO2 – dioxyde de carbone ;


 N1 – azote ;
 O2 – oxygène

Les différents modes de conditionnement Sous atmosphère modifiée sont :

 L’atmosphère modifiée avec oxygène (O2) ;


 L’atmosphère sans oxygène ;
 Le sous vide.

IV.4 Conséquences pour les consommateurs

Les trois modes de conditionnement (atmosphère modifiée avec oxygène, atmosphère sans
oxygène, sous vide) ne modifient pas significativement la qualité microbiologique ou

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organoleptique et gustative des viandes. Sous réserve que les diverses techniques soient bien
maîtrisées, les divers modes de conditionnement sont globalement comparables et
équivalents. Les conditionnements sous vide semblent toutefois moins adaptés aux produits
avec os en raison des risques de déchirures des sacs. Il en résulte que les produits
déconditionnés peuvent être utilisés normalement par les consommateurs et éventuellement
être congelés ou surgelés dans un cadre familial.

IV.5 Données techniques et microbiologiques sur le conditionnement des viandes et des


fruits sous vide et sous atmosphère modifiée

Le premier facteur limitant les résultats obtenus sur les viandes conditionnées sous vide ou
sous atmosphère modifiée est la qualité du conditionnement. Ainsi, les qualités commerciales
et microbiologiques des viandes sont bien supérieures lorsque le taux d'oxygène résiduel, dès
le conditionnement, est proche de zéro et que l'emballage est parfaitement hermétique.
Lorsque la viande est vendue au détail dans du papier d'emballage ou sous film, elle se
conserve 3 à 5 jours, parfois plus dans de très bonnes conditions de froid et d'hygiène.

En ce qui concerne l'aspect des viandes (couleur, odeur), notamment pour les morceaux avec
os, le conditionnement sous atmosphère modifiée donne de meilleurs résultats que le sous
vide. Ceci s'explique notamment par les difficultés rencontrées pour réaliser un bon sous vide
sur des morceaux avec os.

Sur le plan bactériologique, ce sont les morceaux sans os qui donnent les meilleurs résultats.

Les flores d'altération (entérobactéries, Pseudomonas et les coliformes fécaux, Listéria


monocytogènes...) se développent peu et sont inhibées par le développement des lactobacilles
lorsque les viandes sont conditionnées sous atmosphère modifiée sans oxygène.

Ce ralentissement du développement bactérien provient non seulement de l'absence


d'oxygène, mais aussi de l'effet bactériostatique du CO2.

L’allongement de la durée de vie des fruits est destiné en particulier à améliorer la qualité
des fruits exportés. En effet, ceux-ci sont bien souvent cueillis trop verts, ce qui donne des
fruits de très mauvaise qualité et de maturation non satisfaisante. Il est donc important de
pouvoir récolter des fruits plus mûrs, sans risque de pertes liées à la sur maturation en cours
de transport.

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IV.6 Avantages et limites du MAP

IV.6.1 Avantage
 Durée de conservation plus longue (2 à 5 fois plus que sous air) ;
 Protection mécanique des produits contre l'écrasement (produits fragiles) ;
 Facilité d'emploi pour le consommateur (empêche les produits en tranches de coller
entre eux) ;
 Approche spécifique à certains produits (couleur rouge de la viande) ;
 Conditionnement attrayant ;
 Moindre recours à certains additifs ;
 Faible coût du gaz (rapport de 1/10/100 entre gaz/film/produit).
IV.6.2 Limites

 Une AM ralentit les réactions qui détériorent les produits, mais ne les bloque pas ;
 Il ne s'agit pas d'une technique miracle : un produit de mauvaise qualité au départ ne
verra pas sa qualité s'améliorer, quel que soit le mélange gazeux utilisé ;
 Pour la plupart des produits, une atmosphère modifiée doit toujours aller de pair avec
un strict respect de la chaîne du froid ;
 Jusqu'à présent, il n'existe pas d'atmosphère modifiée satisfaisante pour les produits
végétaux à fort taux de respiration, comme par exemple les fruits.

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CHAPITRE V DETERMINATION DE LA DATE LIMITE DE


CONSOMMATION (DLC)

V.1 La date limite de consommation

V.1.1 Définition

Pour chaque produit alimentaire, il y a une période du temps limitée après la production, sous
des conditions de conservation déterminées, pendant laquelle ce produit garde un niveau de
qualité requis (aspects organoleptiques et de sécurité sanitaire). Cette période de temps est
généralement désignée comme étant la DLC.

La durée limite de consommation d’un produit alimentaire est la période durant laquelle ce
dernier conserve ses qualités initiales (physico-chimiques, microbiologiques et
organoleptiques) à un niveau acceptable. Ainsi, la durée de vie d’un aliment est le temps qui
sépare le moment de l’élaboration du produit (qualité initiale) et la date limite de
conservation. Cette dernière est fixée par le fabricant lui-même sous son entière
responsabilité. La détermination d’une DLC est liée à la maitrise de l’hygiène tout au long du
processus de fabrication alors, plus les conditions sont maitrisées, plus la DLC pourra être
longue.

V.1.2 Intérêt de la prédiction de DLC

Les caractéristiques de la sécurité et de la qualité, exigées du produit, ne doivent pas


seulement être assurées à la sortie de l’usine ; elles doivent être stables jusqu’au moment de la
consommation. Il est donc nécessaire d’être en mesure de prévoir le comportement du produit
après sa sortie de l’usine, par la connaissance de sa composition, les traitements qu’il a subis
au cours de la fabrication et les conditions de l’environnement dans lesquels il sera conservé.
Cette prévision concerne essentiellement les paramètres mesurables.

 L’évolution qualitative et quantitative de la microflore


 Ses comportements selon les températures et le temps
 Ses corrélations ou non avec les altérations organoleptiques.

V.1.3 Validation de la DLC

L’élément conducteur à la détermination d’une DLC est de garantir que le produit ne


devienne pas impropre à la consommation. Le producteur doit s’assurer de la non-dégradation

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de ce produit tout au long de sa durée de conservation dans les conditions prévisibles.


Concrètement, l’exploitant doit mener des études microbiologiques afin de garantir la sécurité
des consommateurs. Ainsi, la prédiction de la DLC s’appuie sur des tests de croissance, des
tests de vieillissement ou encore des études de microbiologie prévisionnelle. Mais la
détermination de la DLC ne repose pas uniquement sur le risque de développement d’une
flore pathogène, aussi les caractéristiques physico-chimiques et organoleptiques sont
également à intégrer.

V.2 Les facteurs influençant la DLC d’un produit alimentaire

On parle essentiellement de quatre facteurs principaux :

 La formulation de l’aliment ;
 Le processus ou la transformation ;
 L’emballage ou le conditionnement ;
 Les conditions de stockage.

En plus, ce temps dépond en dehors de la fabrication, de la contamination au moment


de préemballage, du type de conditionnement et de la température de conservation.

Par ailleurs, il est impossible de définir une durée de vie en fonction d’un seul mode
de conditionnement et chaque fabricant doit la déterminer, pour chaque produit qu’il fabrique,
en utilisant des tests de conservation dans les conditions qui sont celles de la
commercialisation. Ces tests sont suivis de contrôles microbiologiques.

V.3 Outils de détermination les dates limites

L’étude de la durée de vie porte essentiellement sur les paramètres mesurables à savoir :

 L’évolution qualitative et quantitative de la microflore ;


 Les comportements du produit au stockage selon le couple température-temps ;
 Les corrélations avec les altérations organoleptiques.

Pour déterminer les dates limites de consommation, l’industriel dispose principalement de ces
outils : les tests classiques de conservation, le challenge test et les tests de vieillissement
accéléré ; auxquels s’ajoutent depuis peu la microbiologie prévisionnelle avec ses avantages
et ses limites.

V.3.1 Etude de conservation classique

Dr. Selma. FERHI 31


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 Principe : Dans le cas le plus classique, on fournit des échantillons de son produit
après fabrication.
Les tests microbiologiques et éventuellement physico-chimiques exigés par la
réglementation et spécifique à chaque famille de produits se font à la réception.
Il s’agit en général du dénombrement de la flore totale et de certaines flores
pathogènes telles que Staphylocoques, Salmonelles, coliformes totaux et fécaux…
Puis, on préconise d’étudier les cinétiques d’évolution des flores autrement dit le
refaire ces mesures au cours du vieillissement de produit, dans des conditions de rupture de
chaine du froid, à ½ DLC, puis 2/3 DLC et DLC +/- 2 jours au minimum.
 Avantage de la méthode : Les analyses portent sur la flore naturelle des produits
ayant subi tout la procédure de fabrication, se trouvant dans un état physiologique normale,
représentatif de la matière première, du processus et des températures de conservation.

V.3.2 Challenge test :

C’est une approche complémentaire, qui permet de savoir si le milieu est propice au
développement des germes pathogènes, notamment dans le cas où les tests de conservation
n’auraient pas détecté ce germe. Il apporte des renseignements sur le devenir des pathogènes
éventuellement présents dans le produit à des taux inférieurs aux seuils de détection au cours
de la conservation et sur le risque encouru de dépasser les seuils tolérés avant la DLC. Le
challenge-test permet de :
 Simuler le comportement des bactéries pathogènes ou non pathogènes (flore
d'altération, ferments), de levures, moisissures, virus ou autres contaminants dans un
produit alimentaire : soit par contamination de la matière première (challenge- test
produit), soit après recontamination des surfaces, soit par contamination au cours de la
fabrication (challenge- test procédé) ou de la conservation.
 valider des modèles de microbiologie prévisionnelle.

Ce test convient à la détermination de la durée de vie d’aliments affectés par une flore
pathogène comme des Staphylocoques entérotoxinogènes.
 Principe : Le challenge test consiste à inoculer des pathogènes dans les produits à
tester pour suivre leur comportement et leur taux de croissance à J0, ½ DLC, 2/3 DLC et DLC
+/- 2 jours.
 Limite de la méthode : Le produit n’est inoculé qu’après fabrication ; l’état
physiologique du micro-organisme n’est pas toujours représentatif de la réalité.

Dr. Selma. FERHI 32


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Pour bien faire, il faudrait introduire le germe dans la matière première avant transformation,
ce qui est totalement exclu en site industrie.

V.3.3 Tests de vieillissement accéléré

Les tests de vieillissement accéléré sont les plus souvent demandés dans un contexte
de produit de conservation relativement longue, surtout à faible activité de l’eau.

 Principe : Ces tests consistent à placer les produits alimentaires dans des conditions
de température très favorable au développement des micro-organismes.
Ainsi, la prévision de la DLC d’un produit alimentaire par la méthode de
vieillissement accéléré se base non seulement sur l’évolution microbienne et le comportement
physico-chimique mais aussi sur la qualité organoleptique du produit.

 Avantages : C’est le test le plus utilisé et le plus simple à mettre en œuvre, il apporte
des informations très utiles mais il faut faire attention à ne pas mettre les statistiques de
présence d’un pathogène dans un échantillon. Ce test offre l’intérêt de renseigner sur la
contamination du produit : il permet la détection d’une spore ou deux à la surface à 30°C,
alors que le test classique ne les aurait pas détectées.

 Limite de la méthode : Les micro-organismes se développent en conditions


accélérées ne sont pas identiques à ceux qui se développant en conditions normales de
conservation. Les résultats sont donc peu fiables.

V.3.4 Microbiologie prévisionnelle

La microbiologie a pour but de prévoir à l’aide de modèles, la croissance de bactéries


pathogènes dans un produit donné. Les courbes d’évolution tiennent comptent aux différents
facteurs : pH, température, aw…. Elle nécessite d’identifier les paramètres limitant à la durée
de vie du produit, puis, d’analyser l’évolution de ce paramètre de façon à être en mesure de
prévoir la durée de vie.

V.4 EXEMPLE

Méthodologie de l’estimation de la DLC du Raieb

L’équation générale qui décrit la perte de la qualité d’un aliment et qui est applicable pour
n’importe quel facteur A est la suivante :

Dr. Selma. FERHI 33


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V= ± d [A] / dt = k [A]n

 V : vitesse de la réaction de dégradation ou de la formation de A


 K : constante de la vitesse apparente
 A : concentration du facteur à suivre
 t : temps de la réaction en jour
 n : ordre apparent de la réaction (0, 1, 2…)

Les facteurs ou les critères de la qualité A sont souvent des paramètres physiques, chimiques,
microbiologiques ou sensorielles.

L’intégration de l’équation de la vitesse qui représente la cinétique apparente de détérioration


donne plusieurs types de réaction selon la valeur de n qui sont présents dans le tableau 3.

Tableau 2 : Equation de détérioration de différents ordres .

Ordre de la réaction Equation correspondante


Réaction d’ordre 0 A-A0= Kt
Réaction d’ordre 1 Ln (A/A0) = K1t
Réaction d’ordre 2 1/A -1/A0 = K2t
Réaction d’ordre n [1/An-1] – [1/A0n-1] = Kn t (n-1)
Pour trouver l’ordre de la réaction, on simule différentes valeurs de n (0,1, 2…) et on
essaie de tracer des graphiques respectivement de la forme A= f(t) ; Ln(A) = f(t)…

Ensuite, on cherche pour chaque graphique le coefficient de corrélation R2. On prendra


alors la valeur de n correspondant au graphique ayant le R2 le plus proche de 1.

Ainsi, les cinétiques chimiques peuvent être utilisées pour la prédiction du changement des
qualités des produits alimentaires en fonction du temps et des conditions de stockage.

La constante des vitesses K est soumise à l’action de la température selon une loi
exponentielle appelée loi d’Arrhenius :

K = K0 e –Ea/RT = K0 10(-Ea / 2,3 RT) (1)

 K : Vitesse spécifique de la réaction de dégradation à la température


 Ea : Energie d’activation de la réaction en joules/mol.
 R : Constante des gaz parfaits ; R= 8.314 J/mole/°K
 T : Température initiale T1 ou finale T2 en °K.

Dr. Selma. FERHI 34


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L’équation 1 donne :

Ln (K) = (-Ea/RT) + Ln (K0) (2)

A partir la régression linéaire Ln(K) = f (1/T), on peut déduire la valeur de l’énergie


d’activation qui n’est autre que la pente de la droite de régression linéaire.

L’interdépendance entre les températures et les constantes de vitesse des réactions considérées
peut également être exprimée par le Q10, définit comme étant le rapport des constantes de
vitesse d’une réaction à deux températures différentes de 10°C.

Q10 = K (T+10) / KT (3)

Q10 mesure la sensibilité des composés des aliments face aux changements de la température.
En effet, plus la valeur du Q10 est élevée, plus l’aliment est sensible à la température. Il existe
une autre formule de Q10 qui est exprimé en fonction de la DLC :

Q10 = DLC (T) / DLC (T+10) (4)

La présentation de DLC en fonction de la température permettra de prévoir par simple


projection graphique la DLC à n’importe quelle température.

Le principe d’établissement d’une ASLT (Accelerated Shelf Life Testing) est un outil rapide,
fonctionnel, faisable et donnant des renseignements concernant la cinétique des réactions de
détérioration. Cette méthode n’est valable que pour les systèmes chimiques simples ne
présentant pas des changements de phases pouvant accélérer certaines réactions d’altération.

Dr. Selma. FERHI 35


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TRAVAUX DIRIGÉS (TDs)

TD n °1 : Quels sont les défauts que l’on peut observer pour un emballage ?

TD n °2 : Quelles informations doit on apporter sur l’étiquette d’un produit alimentaire ?

TD n °3 : Comparer entre normes d’étiquetage exigées par l’état algérien et celles exigées par
le Codex Alimentaire (décrets et articles aux annexes) !

Dr. Selma. FERHI 36


Annexes
1 L’Étiquetage des Denrées Alimentaires Préemballées (CODEX STAN 1-1985)
NORME GÉNÉRALE POUR L’ÉTIQUETAGE DES DENRÉES
ALIMENTAIRES PRÉEMBALLÉES

CODEX STAN 1-1985

1. CHAMP D’APPLICATION
La présente norme s’applique à l’étiquetage de toutes les denrées alimentaires prémballées offertes comme
telles au consommateur ou destinées à la restauration collective, ainsi qu’à certains aspects touchant à leur
présentation.

2. DÉFINITIONS
Aux fins de la présente norme:
On entend par allégation toute représentation qui énonce, suggère ou laisse entendre qu’une denrée
possède des qualités particulières liées à son origine, ses propriétés nutritives, sa nature, sa
transformation, sa composition ou toute autre qualité.
On entend par consommateur les personnes et les familles qui achètent et reçoivent des aliments pour
satisfaire leurs besoins personnels.
On entend par récipient tout emballage d’une denrée alimentaire destinée à être distribuée comme article
individuel, que cet emballage la recouvre entièrement ou partiellement; les feuilles utilisées pour
l’emballage sont comprises dans cette définition. Un récipient peut contenir plusieurs unités ou types
d’emballages au moment où il est offert au consommateur.
Aux fins du datage des denrées alimentaires préemballées:
On entend par date de fabrication la date à laquelle le produit devient conforme à la description qui en est
faite.
On entend par date de conditionnement la date à laquelle le produit est placé dans le récipient immédiat
dans lequel il sera vendu en dernier ressort.
On entend par date limite de vente la dernière date à laquelle le produit peut être mis en vente auprès du
consommateur, après laquelle il reste encore une période raisonnable d’entreposage à la maison.
On entend par date de durabilité minimale («à consommer de préférence avant») la date d’expiration du
délai, dans les conditions d’entreposage indiquées (s’il y a lieu), durant lequel le produit reste pleinement
commercialisable et conserve toutes les qualités particulières qui lui sont implicitement ou explicitement
attribuées. Le produit peut toutefois rester pleinement satisfaisant après cette date.
On entend par date limite d’utilisation (date limite de consommation recommandée) (date de péremption) la
date estimée d’expiration du délai après lequel, dans les conditions d’entreposage specifiées, le produit
n’aura probablement pas la qualité que le consommateur est en droit d’attendre. Après cette date, le
produit ne devrait plus être considéré comme commercialisable.
On entend par denrée alimentaire toute substance traitée, partiellement traitée ou brute, destinée à
l’alimentation humaine; ce terme englobe les boissons, le chewing-gum et toutes les substances utilisées
dans la fabrication, la préparation ou le traitement des aliments, à l’exclusion des cosmétiques ou du tabac
ou des substances employées uniquement comme médicaments.
On entend par additif alimentaire toute substance qui n’est pas normalement consommée en tant que denrée
alimentaire en soi et n’est pas normalement utilisée comme ingrédient caractéristique d’un aliment, qu’elle ait ou
non une valeur nutritive, et dont l’addition intentionnelle à la denrée alimentaire dans un but technologique ou
organoleptique, à une quelconque étape de la fabrication, de la transformation, de la préparation, du traitement,
du conditionnement, de l’emballage, du transport ou du stockage de cette denrée, entraîne ou peut entraîner
(directement ou indirectement) son incorporation ou celle ce ses derivés à la denrée ou peut affecter de toute
autre façon les caractéristiques de cette denrée. L’expression ne s’applique ni aux contaminants ni aux
substances ajoutées denrées alimentaires dans le but d’en maintenir ou d’en améliorer les propriétés nutritives.
On entend par ingrédient toute substance, y compris les additifs alimentaires, utilisée dans la fabrication ou la
préparation d’un aliment et présente dans le produit fini bien que parfois sous une forme modifiée.
On entend par étiquette toute fiche, marque, image ou autre matière descriptive, écrite, imprimée, poncée,
apposée, gravée ou appliquée sur l’emballage d’une denrée alimentaire ou jointe à celui-ci.
On entend par étiquetage tout texte écrit ou imprimé ou toute représentation graphique qui figure sur
l’étiquette, accompagne le produit ou est placé à proximité de celui-ci pour en promouvoir la vente.
On entend par lot une quantité définie d’une denrée produite dans des conditions analogues.
On entend par préemballé emballé ou placé à l’avance dans un récipient pour être offert au consommateur
ou à la restauration collective.
On entend par auxiliaire technologique une substance ou une matière, à l’exclusion de tout appareil ou
instrument, qui n’est pas consommée comme ingrédient alimentaire en soi mais qui est utilisée
intentionnellement dans la transformation des matières premières, des denrées alimentaires ou de leurs
ingrédients, pour remplir une fonction technologique donnée pendant le traitement ou la transformation et
qui peut entraîner la présence involontaire et inévitable de résidus ou de leurs dérivés dans le produit fini.
Adoptée 1985. Amendée 1991, 1999, 2001, 2003, 2005, 2008 et 2010.
2 L’Étiquetage des Denrées Alimentaires Préemballées (CODEX STAN 1-1985)

On entend par aliments destinés à la restauration collective les aliments utilisés dans les restaurants, les cantines,
les écoles, les hôpitaux et d’autres établissements qui offrent de la nourriture en vue de sa consommation
immédiate.

3. PRINCIPES GÉNÉRAUX
3.1 L’étiquette apposée sur les denrées préemballées ne devra pas décrire ou présenter le produit de façon
fausse, trompeuse, mensongère ou susceptible de créer d’une façon quelconque une impression erronée au
sujet de sa nature véritable 1 .

3.2 Les denrées préemballées ne devront pas être décrites ou présentées sur l’étiquette ou dans l’étiquetage par
des mots, des images, ou de toute autre façon se référant ou faisant allusion directement ou indirectement à
un autre produit avec lequel elles pourraient être confondues, ou d’une manière qui laisse à penser à
l’acquéreur ou au consommateur que l’aliment est apparenté avec cet autre produit.

4. MENTIONS D’ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRES POUR LES DENRÉES ALIMENTAIRES


PRÉEMBALLÉES
Les renseignements ci-après devront figurer sur l’étiquette de tous les aliments préemballés, dans la mesure
où ils s’y appliquent, sauf disposition contraire prévue dans une norme Codex individuelle:

4.1 Nom du produit


4.1.1 Le nom doit indiquer la nature véritable du produit et il doit normalement être spécifique et non générique:

[Link] Lorsqu’une norme Codex a stipulé le ou les noms à donner à une denrée alimentaire, il faut utiliser au moins
l’un de ces noms.

[Link] Dans les autres cas on doit utiliser le nom prescrit par la législation nationale.

[Link] Lorsqu’il n’existe pas de tel nom, il faut employer un nom habituel ou courant ou un terme descriptif approprié
qui ne risque pas d’induire le consommateur en erreur.

[Link] Un nom «inventé» ou «fantaisiste», un nom de «marque» ou une «appellation commerciale» peuvent être
utilisés à condition qu’ils s’accompagnent de l’une des désignations prévues aux alinéas [Link] à [Link].

4.1.2 L’étiquette devra porter en liaison avec le nom du produit, ou à proximité immédiate de celui-ci, les mots ou groupes
de mots nécessaires pour éviter que le consommateur ne soit induit en erreur en ce qui concerne la nature et les
conditions véritables de l’aliment, y compris son milieu de couverture, son mode de présentation, ainsi que l’état dans
lequel il se trouve ou le type de traitement qu’il a subi, par exemple: déshydraté, concentré, reconstitué, fumé.

4.2 Liste des ingrédients


4.2.1 À l’exception des aliments composés d’un seul ingrédient, l’étiquette doit comprendre une liste complète des
ingrédients.

[Link] La liste des ingrédients doit être surmontée ou précédée d’un titre approprié constitué du terme «ingrédient»
ou le comprenant.

[Link] Tous les ingrédients doivent être énumérés dans l’ordre décroissant de leur poids initial (m/m) au moment de
la fabrication du produit.

[Link] Lorsqu’un ingrédient d’une denrée alimentaire est lui-même constitué de deux ou plusieurs ingrédients, cet
ingrédient composé peut être déclaré dans la liste des ingrédients, à condition d’être immédiatement suivi
d’une liste entre parenthèses de ses propres ingrédients énumérés dans l’ordre décroissant de leur proportion
(m/m). Quand un ingrédient composé pour lequel un nom a été établi dans une norme Codex ou dans une
législation nationale entre pour moins de 5 % dans la composition du produit, il est inutile de déclarer les
ingrédients dont il est constitué, à moins qu’il ne s’agisse d’additifs alimentaires qui remplissent une fonction
technologique dans le produit fini.

1
Des descriptions ou des présentations illustrant ces principes généraux sont données en exemple dans les Directives générales Codex sur
les allégations.
3 L’Étiquetage des Denrées Alimentaires Préemballées (CODEX STAN 1-1985)

[Link] Les denrées et ingrédients alimentaires ci-après sont connus pour provoquer des allergies et doivent toujours
être déclarés 2 :
• céréales contenant du gluten, à savoir blé, seigle, orge, avoine, épeautre ou leurs souches hybridées et
les produits dérivés;
• crustacés et produits dérivés;
• œufs et produits dérivés;
• poissons et produits dérivés;
• arachides, soja et produits dérivés;
• lait et produits laitiers (y compris le lactose);
• fruits à coque et produits dérivés; et
• sulphite en concentration de 10 mg/kg ou plus.

[Link] L’eau d’ajout doit être déclarée dans la liste des ingrédients, sauf quand elle fait partie elle-même d’un
ingrédient – par exemple saumure, sirop ou bouillon – entrant dans la composition d’un aliment et déclaré
comme tel dans la liste des ingrédients. L’eau ou les autres ingrédients volatils évaporés en cours de
fabrication n’ont pas besoin d’être déclarés.

[Link] Dans le cas des aliments déshydratés ou concentrés devant être reconstitués avec de l’eau uniquement, une
autre formule peut être utilisée à la place des dispositions générales de la présente section, à savoir: les
ingrédients peuvent être énumérés selon leur ordre de proportion (m/m) dans le produit reconstitué à condition
que figure une mention du type «ingrédients du produit préparé conformément aux instructions données sur
l’étiquette».

4.2.2 La présence dans tout aliment ou ingrédient alimentaire obtenu à l’aide des biotechnologies d’un allergène
transféré à partir de n’importe quel produit énuméré dans la section [Link] doit être déclarée.
Lorsqu’il n’est pas possible de fournir, au moyen de l’étiquetage, des renseignements appropriés
concernant la présence d’un allergène, l’aliment contenant l’allergène ne doit pas être commercialisé.
4.2.3 Un nom spécifique doit être utilisé pour les ingrédients figurant dans la liste des ingrédients conformément à la
disposition de la Section 4.1. (nom du produit), sauf dans les cas suivants:

[Link] A l’exception des ingrédients énumérés à la Section [Link], et à moins qu’un nom de catégorie plus générale
soit plus informatif, les noms de catégorie ci-après peuvent être utilisés:

Groupe d’ingrédients Nom de catégorie

Huiles raffinées autres que l’huile d’olive «Huile», qualifiée de «végétale» ou «d’animale» et
«d’hydrogénée» ou «partiellement hydrogénée» selon le cas

Matières grasses raffinées «Matières grasses», qualifiées de «végétales» ou «animales»,


selon le cas

Amidons, autres que les amidons modifiés chimiquement «Amidons»

Toutes les espèces de poisson dans les cas où le poisson constitue «Poisson»
un ingrédient d’un autre aliment, à la condition que l’étiquetage et
la présentation de cet aliment ne fassent pas mention d’une espèce
particulière de poisson

Tous les types de chair de volaille dans les cas où celle-ci constitue «Chair de volaille»
un ingrédient d’un autre aliment, à la condition que l’étiquetage et
la présentation de cet aliment ne fassent pas mention d’un type
particulier de chair de volaille

Tous les types de fromages lorsque le fromage ou un mélange de «Fromage»


fromages constituent un ingrédient d’une autre denrée
alimentaire, à la condition que l’étiquetage et la présentation de
cet aliment ne fassent pas mention d’un type particulier de
fromage

Toute épice et extrait d’épice n’excédant pas 2% du poids du «Épice», «épices» ou «mélange d’épices», selon le cas
produit, seuls ou en combinaison dans la denrée alimentaire

Toute herbe ou partie d’herbe ne dépassant pas 2% du poids du «Herbes» ou «mélange d’herbes», selon le cas
produit, seule ou en combinaison dans la denrée alimentaire

2
Les ajouts et/ou suppressions qui seront apportés à l’avenir à cette liste seront considérés par le Comité du Codex sur l’étiquetage des
denrées alimentaires en tenant compte des avis fournis par le Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA).
4 L’Étiquetage des Denrées Alimentaires Préemballées (CODEX STAN 1-1985)

Groupe d’ingrédients Nom de catégorie

Tous les types de préparations à base de gomme utilisés dans la «Gomme de base»
fabrication de la gomme de base destinée au chewing-gum

Tous les types de saccharose «Sucres»

Dextrose anhydre et monohydrate de dextrose «Dextrose» ou «glucose»

Tous les types de caséinates «Caséinates»

Produits laitiers contenant un minimum de 50 % de protéines du « Protéines du lait »


lait (m/m) calculé en fonction de la matière sèche*

Beurre de cacao de pression, de torsion ou raffiné «Beurre de cacao»

Tous les fruit confits n’exédant pas 10 % du poids du produit «Fruits confits»

* Calcul de la teneur en protéines du lait: azote Kjeldahl x 6,38.

[Link] Malgré la disposition énoncée à la section [Link], la graisse de porc, le saindoux et la graisse de bœuf
devront toujours être déclarés par leur nom spécifique.

[Link] En ce qui concerne les additifs alimentaires appartenant à diverses catégories et figurant dans les listes
Codex d’additifs alimentaires dont l’emploi est autorisé dans les aliments, les catégories fonctionnelles ci-
après doivent figurer à côté du nom spécifique ou d’un numéro d’identification reconnu tel que le Système
international de numérotation des additifs alimentaires (CAC/GL 36-1989), selon les exigences de la
législation nationale 3 .

• Régulateur de l’acidité • Agent de traitement des farines


• Antiagglomérant • Agent moussant
• Antimoussant • Gélifiant
• Antioxydant • Agent d’enrobage
• Agent de blanchiment • Humectant
• Agent de charge • Conservateur
• Agent de carbonation • Gaz propulseur
• Colorant • Agent levant
• Agent de rétention de la couleur • Séquestrant
• Émulsifiant • Stabilisant
• Sel émulsifiant • Édulcorant
• Affermissant • Épaississant
• Exaltateur d’arôme

[Link] Les noms de catégories ci-après peuvent être utilisés pour les additifs alimentaires appartenant à chacune
d’entre elles et figurant dans les listes d’additifs alimentaires dont l’emploi est généralement autorisé dans les
aliments:

• Arôme(s) • Amidon(s) modifié(s) • Aromatisant(s)

Le terme «arômes» peut être suivi des qualificatifs suivants: «naturels», «artificiels» ou d’une combinaison de
ces termes, selon le cas.

4.2.4 Auxiliaires technologiques et transfert des additifs alimentaires


[Link] Tout additif alimentaire transféré dans un aliment en quantité importante ou suffisante pour exercer une
fonction technologique dans cet aliment à la suite de l’emploi de matières premières ou d’autres ingrédients
dans lesquels l’additif a été utilisé doit être déclaré dans la liste des ingrédients.

[Link] Les additifs alimentaires transférés dans les aliments à des niveaux inférieurs à ceux requis pour exercer une
fonction technologique, de même que les auxiliaires technologiques, n’ont pas besoin d’être déclarés dans la
liste des ingrédients. Cette exemption ne s’applique pas aux additifs alimentaires et aux auxiliaires
technologiques énumérés à la section [Link].

3
Les gouvernements qui acceptent la norme doivent indiquer quelles sont les dispositions applicables dans leur pays.
5 L’Étiquetage des Denrées Alimentaires Préemballées (CODEX STAN 1-1985)

4.3 Contenu net et poids égoutté


4.3.1 Le contenu net doit être déclaré selon le système métrique (unités du «Système international») 4 .

4.3.2 Le contenu net moyen doit être déclaré de la manière suivante:


(i) en mesures de volume pour les aliments liquides;
(ii) en mesures de poids pour les aliments solides;
(iii) en poids ou en volume pour les denrées pâteuses ou visqueuses.

4.3.3 Outre la déclaration du contenu net moyen, les denrées conditionnées dans un milieu liquide doivent porter
une déclaration exprimée en unités métriques du poids égoutté du produit. Aux fins de la présente disposition,
on entend par milieu liquide: l’eau, les solutions aqueuses de sucre et de sel, les jus de fruits et de légumes
uniquement dans les fruits et légumes en conserve, ou le vinaigre, seuls ou en combinaison 5 .

4.4 Nom et adresse


Le nom et l’adresse du fabricant, de l’emballeur, du distributeur, de l’importateur, de l’exportateur ou du
vendeur de la denrée alimentaire doivent être déclarés.

4.5 Pays d’origine


4.5.1 Le pays d’origine du produit doit être déclaré au cas où son omission serait susceptible de tromper le
consommateur.

4.5.2 Lorsqu’une denrée alimentaire subit dans un deuxième pays une transformation qui en change la nature, le
pays où cette transformation est effectuée doit être considéré comme étant le pays d’origine aux fins de
l’étiquetage.

4.6 Identification des lots


Chaque récipient doit porter une inscription gravée ou une marque indélébile, en code ou en clair, permettant
d’identifier l’usine de production et le lot.

4.7 Datage et instructions d’entreposage


4.7.1 Sauf indication contraire dans une norme Codex individuelle, les dispositions ci-après relatives au datage sont
applicables:
(i) La «date de durabilité minimale» doit être déclarée.
(ii) Cette déclaration doit comporter au minimum:
• le jour et le mois pour les produits dont la durabilité n’excède pas trois mois;
• le mois et l’année pour les produits dont la durabilité est supérieure à trois mois. Lorsque le mois est
décembre, l’indication de l’année suffit.
(iii) Pour cette déclaration il faut utiliser la mention:
• «À consommer de préférence avant le ...», lorsque le jour est indiqué;
• «À consommer de préférence avant fin ...», dans les autres cas.
(iv) La mention exigée au point (iii) doit être complétée:
• soit par la date elle-même;
• soit par une indication de l’endroit où elle figure.
(v) Le jour, le mois et l’année doivent être indiqués en clair dans l’ordre numérique, les mois pouvant être
déclarés en lettres dans les pays où cette formule ne prête pas à confusion pour le consommateur.
(vi) Contrairement aux dispositions de l’alinéa 4.7.1 (i), la déclaration de la date de durabilité minimale n’est
pas exigée pour:
• les fruits et légumes frais, y compris les pommes de terre qui n’ont pas été pelées, coupées ou
soumises à un traitement analogue;
• les vins, les vins de liqueurs, les vins mousseux, les vins aromatisés, les vins de fruits et les vins de
fruits mousseux;
• les boissons contenant au minimum 10 % d’alcool, en volume;
• les produits de boulangerie ou de pâtisserie, qui du fait de la nature de leur contenu, sont normalement
consommés dans les 24 heures suivant leur fabrication;
• le vinaigre;
• le sel de qualité alimentaire;
• les sucres solides;
• les produits de confiserie composés de sucres aromatisés et/ou colorés;
• la gomme à mâcher.

4
La déclaration du contenu net correspond à la quantité du produit au moment du conditionnement; elle est applicable par référence à un
système de contrôle de la qualité fondé sur la moyenne.
5
La déclaration du poids égoutté doit se faire par référence à un système de contrôle de la quantité fondé sur la moyenne.
6 L’Étiquetage des Denrées Alimentaires Préemballées (CODEX STAN 1-1985)

4.7.2 En plus de la date de durabilité minimale, toute condition particulière pour l’entreposage de l’aliment devra
être indiquée sur l’étiquette si la validité de la date en dépend.

4.8 Mode d’emploi


Le mode d’emploi, y compris des instructions pour la reconstitution du produit le cas échéant, devront figurer
sur l’étiquette, si cela est nécessaire pour garantir une bonne utilisation.

5. MENTIONS OBLIGATOIRES SUPPLÉMENTAIRES

5.1 Déclaration quantitative des ingrédients


5.1.1 Sur tout aliment vendu comme un mélange ou une combinaison d’ingrédients doit figurer le pourcentage initial
en poids ou en volume selon qu’il convient d’un ingrédient (y compris les ingrédients composés 6 ou les
catégories d’ingrédients 7 ) au moment de la fabrication lorsque:
(a) sa présence est soulignée sur l’étiquette au moyen de mots ou d’images ou de représentations
graphiques; ou
(b) il n’est pas dans le nom de l’aliment, il est essentiel pour caractériser l’aliment et les consommateurs du
pays où l’aliment est vendu s’attendent à ce qu’il soit présent dans l’aliment si l’omission de la
déclaration quantitative de l’ingrédient tromperait les consommateurs ou les induirait en erreur.
Cette mention n’est pas exigée lorsque :
(c) l'ingrédient n’est utilisé qu’en petite quantité comme aromatisant ; ou
(d) des normes du Codex Alimentarius spécifiques à un produit contredisent les présentes dispositions.
Concernant 5.1.1(a)
(e) la référence dans le nom de l’aliment à un ingrédient ou à une catégorie d’ingrédients n’exige pas en soi
la déclaration quantitative des ingrédients si :
− la référence ne tromperait pas le consommateur ou ne l’induirait pas en erreur ou ne risquerait
pas de lui donner une impression erronée concernant le caractère de l’aliment dans le pays de
commercialisation parce que la variation de la quantité de l’ingrédient (des ingrédients) entre les
produits n’est pas nécessaire pour caractériser l’aliment ou le distinguer d’aliments similaires.

5.1.2 L'information exigée en 5.1.1 doit figurer sur l'étiquette du produit sous forme d'un pourcentage numérique.
Le pourcentage initial en poids ou en volume selon le cas d’un tel ingrédient doit être indiqué sur l'étiquette à proximité
immédiate des mots ou images ou représentations graphiques le soulignant, ou à côté du nom de l'aliment, ou à côté de
chaque ingrédient correspondant mentionné dans la liste des ingrédients sous la forme d’un pourcentage minimum
lorsque l’accent est mis sur la présence de l’ingrédient et d’un pourcentage maximum lorsque l’accent est mis sur la
faible teneur de l’ingrédient.

Pour les aliments qui ont perdu de l'humidité à la suite d'un traitement thermique ou d'un autre traitement, le pourcentage
(en poids ou en volume) correspondra à la quantité de l'ingrédient ou des ingrédients employés par rapport au produit
fini.
Lorsque la quantité d’un ingrédient ou la quantité totale de tous les ingrédients exprimée sur l’étiquette dépasse 100 %,
le pourcentage peut être remplacé par le poids de l’(des) ingrédient(s) utilisé(s) pour préparer 100g du produit fini.

5.2 Aliments irradiés


5.2.1 L’étiquette de tout aliment qui a été traité par des rayonnements ionisants doit porter une mention écrite à cet
effet à proximité immédiate du nom de l’aliment. L’emploi du symbole international d’irradiation des aliments,
indiqué ci-après, est facultatif, mais lorsque celui-ci est utilisé, il doit figurer à proximité immédiate du nom de
l’aliment.

6
Pour les ingrédients composés, le pourcentage initial désigne le pourcentage initial de l’ingrédient composé même.
7
Aux fins de la déclaration quantitative des ingrédients, « catégorie d’ingrédients » désigne le terme générique qui correspond au nom de catégorie d’un
ingrédient et (ou) à tout terme usuel similaire utilisé en référence au nom d’un ingrédient.
7 L’Étiquetage des Denrées Alimentaires Préemballées (CODEX STAN 1-1985)

5.2.2 Quand un produit irradié est utilisé comme ingrédient dans un autre aliment, il faut en faire état dans la liste
des ingrédients.

5.2.3 Lorsqu’un produit composé d’un seul ingrédient est préparé à partir d’une matière première qui a été traitée
par irradiation, l’étiquette du produit doit porter une mention indiquant le traitement appliqué.

6. DÉROGATIONS AUX DISPOSITIONS OBLIGATOIRES D’ÉTIQUETAGE


À l’exception des épices et des herbes aromatiques, les petites unités dont la superficie maximale est
inférieure à 10 cm² peuvent être exemptées des dispositions stipulées aux paragraphes 4.2 et 4.6 à 4.8.

7. MENTIONS D’ÉTIQUETAGE FACULTATIVES


7.1 Tout texte écrit ou imprimé (renseignements) ou toute représentation graphique (images) peuvent figurer sur
l’étiquette à condition de ne pas aller à l’encontre des dispositions obligatoires de la présente norme ni des
dispositions relatives aux allégations et aux déclarations mensongères figurant à la Section 3 – Principes
généraux.

7.2 Si des désignations de qualité sont utilisées, elles doivent être faciles à comprendre et ne jamais être
trompeuses ou mensongères.

8. PRÉSENTATION DES MENTIONS OBLIGATOIRES

8.1 Généralités
8.1.1 Les étiquettes des denrées préemballées doivent être fixées de manière à ce qu’elles ne puissent se détacher
du récipient.

8.1.2 Les mentions obligatoires en vertu de la présente norme ou de toute autre norme Codex doivent être claires, bien en
vue, indélébiles et facilement lisibles par le consommateur dans des conditions normales d’achat et d’utilisation.

8.1.3 Lorsque le récipient est recouvert d’un emballage, toutes les informations obligatoires doivent figurer sur ce dernier, ou
bien l’étiquette du récipient doit être facilement lisible en transparence et ne pas être masquée par l’emballage.

8.1.4 Le nom de la denrée alimentaire et le contenu net doivent figurer bien en évidence dans le même champ de
vision.

8.2 Langue
8.2.1 Si la langue employée sur l’étiquette originale n’est pas acceptable par le consommateur auquel le produit est
destiné, on peut, au lieu de remplacer cette étiquette, en ajouter une seconde sur laquelle figurent toutes les
mentions obligatoires dans la langue requise.

8.2.2 Dans le cas où l’étiquette est remplacée ou complétée par une autre, les mentions obligatoires doivent refléter
fidèlement celles qui apparaissent sur l’étiquette originale.
23 Dhou El Kaada 1426 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 83
25 décembre 2005 3

DECRETS

Décret exécutif n° 05-483 du 20 Dhou El Kaada 1426 ANNEXE


correspondant au 22 décembre 2005 modifiant
la répartition par secteur des dépenses Tableau “A” – Concours définitifs
d’équipement de l’Etat pour 2005.
(En milliers de DA)
————

Le Chef du Gouvernement, MONTANTS ANNULES


SECTEURS
Sur le rapport du ministre des finances, C.P. A.P.

Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 Soutien à l’accès à l’habitat 6.000.000 —
(alinéa 2) ; Provision pour dépenses
imprévues 1.000.000 4.238.000
Vu la loi n° 84-17 du 7 juillet 1984, modifiée et
complétée, relative aux lois de finances ; TOTAL 7.000.000 4.238.000
Vu la loi n° 04-21 du 17 Dhou El Kaada 1425
correspondant au 29 décembre 2004 portant loi de Tableau “B” – Concours définitifs
finances pour 2005 ; (En milliers de DA)
Vu l’ordonnance n° 05-05 du 18 Joumada Ethania 1426
correspondant au 25 juillet 2005 portant loi de finances MONTANTS OUVERTS
complémentaire pour 2005 ; SECTEURS
C.P. A.P.
Vu le décret exécutif n° 98-227 du 19 Rabie El Aouel
1419 correspondant au 13 juillet 1998, modifié et Agriculture et hydraulique 1.000.000 3.000.000
complété, relatif aux dépenses d’équipement de l’Etat ;
Soutien aux services productifs 1.000.000 —
Décrète :
Infrastructures économiques et
administratives 5.000.000 —
Article 1er. — Il est annulé, sur l’exercice 2005, un
crédit de paiement de sept milliards de dinars
Infrastructures socio-culturelles — 1.238.000
([Link] DA) et une autorisation de programme de
quatre milliards deux cent trente-huit millions de dinars TOTAL 7.000.000 4.238.000
([Link] DA) applicables aux dépenses à caractère
définitif (prévus par l’ordonnance n° 05-05 du 18
Joumada Ethania 1426 correspondant au 25 juillet 2005 Décret exécutif n° 05-484 du 20 Dhou El Kaada 1426
portant loi de finances complémentaire pour 2005) correspondant au 22 décembre 2005 modifiant et
conformément au tableau “A” annexé au présent décret. complétant le décret exécutif n° 90-367 du 10
novembre 1990 relatif à l’étiquetage et à la
Art. 2. — Il est ouvert, sur l’exercice 2005, un présentation des denrées alimentaires.
crédit de paiement de sept milliards de dinars ————
([Link] DA) et une autorisation de programme de Le Chef du Gouvernement,
quatre milliards deux cent trente huit millions de dinars
([Link] DA) applicables aux dépenses à caractère Sur le rapport du ministre du commerce,
définitif (prévus par l’ordonnance n° 05-05 du 18 Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125
Joumada Ethania 1426 correspondant au 25 juillet 2005 (alinéa 2) ;
portant loi de finances complémentaire pour 2005)
conformément au tableau “B” annexé au présent décret. Vu la loi n° 89-02 du 7 février 1989 relative aux règles
générales de protection du consommateur ;
Art. 3. — Le présent décret sera publié au Journal Vu la loi n° 90-18 du 31 juillet 1990 relative au système
officiel de la République algérienne démocratique et national légal de métrologie ;
populaire. Vu la loi n° 91-05 du 16 janvier 1991, modifiée et
complétée, portant généralisation de l’utilisation de la
Fait à Alger, le 20 Dhou El Kaada 1426 langue arabe ;
correspondant au 22 décembre 2005.
Vu la loi n° 04-04 du 5 Joumada El Oula 1425
Ahmed OUYAHIA. correspondant au 23 juin 2004 relative à la normalisation ;
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 83 23 Dhou El Kaada 1426
4 25 décembre 2005

Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 — récipient : tout emballage d’une denrée alimentaire
correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du destinée à être distribuée comme article individuel, que
Chef du Gouvernement ; cet emballage la recouvre entièrement ou partiellement ;
Vu le décret présidentiel n° 05-161 du 22 Rabie les feuilles utilisées pour l’emballage sont comprises dans
El Aouel 1426 correspondant au 1er mai 2005 portant cette définition. Un récipient peut contenir plusieurs unités
nomination des membres du Gouvernement ; ou types d’emballages au moment où il est offert au
consommateur ;
Vu le décret exécutif n° 90-39 du 30 janvier 1990,
modifié et complété, relatif au contrôle de la qualité et de — lot : quantité définie d’une denrée alimentaire
la répression des fraudes ; fabriquée dans des conditions analogues ;
Vu le décret exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990 — préemballé : placé à l’avance dans un emballage ou
relatif à l’étiquetage et à la présentation des denrées un récipient pour être offert au consommateur ou à la
alimentaires ; restauration collective ;
Vu le décret exécutif n° 96-354 du 6 Joumada Ethania
1417 correspondant au 19 octobre 1996, modifié et — date de fabrication : date à laquelle la denrée
complété, relatif aux modalités de contrôle de la alimentaire devient conforme à la description qui en est
conformité et de la qualité des produits importés ; faite ;
— date de conditionnement : date à laquelle le produit
Décrète :
est placé dans le récipient immédiat dans lequel il sera
Article 1er. — Le présent décret a pour objet de vendu en dernier ressort ;
modifier et de compléter les dispositions du décret
exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990 relatif à — date limite de consommation ou date limite
l’étiquetage et à la présentation des denrées alimentaires. d’utilisation : date estimée d’expiration du délai après
lequel, dans les conditions d’entreposage spécifiées, la
Art. 2. — Les dispositions de l’article 1er du décret denrée n’aura probablement pas la qualité que le
exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont consommateur est en droit d’attendre. Après cette date, la
modifiées et complétées comme suit : denrée ne doit plus être considérée comme
« Article 1er. — Le présent décret a pour objet de fixer commercialisable ;
les règles d’étiquetage et de présentation des denrées
— date limite de vente : dernière date à laquelle la
alimentaires.
denrée peut être mise en vente auprès du consommateur et
Les dispositions du présent décret s’appliquent aux après laquelle il reste encore une période raisonnable
denrées alimentaires préemballées ou non, offertes comme d’entreposage à la maison ;
telles aux consommateurs et celles destinées à la
restauration, aux hôpitaux, aux cantines et autres — date de durabilité minimale ou à consommer de
collectivités similaires ci-après dénommées «collectivités». préférence avant…. : date d’expiration du délai, dans les
conditions d’entreposage indiquées (s’il y a lieu), durant
Art. 3. — Les dispositions de l’article 2 du décret laquelle la denrée alimentaire reste pleinement
exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont commercialisable et conserve toutes les qualités
modifiées et complétées comme suit : particulières qui lui sont implicitement ou explicitement
« Art. 2. — Au sens des dispositions du présent décret, attribuées. La denrée peut toutefois rester pleinement
il est entendu par : satisfaisante après cette date ;
— étiquetage : tout texte écrit ou imprimé ou toute — ingrédient : toute substance, y compris les additifs
représentation graphique qui figure sur l’étiquette, alimentaires utilisés dans la fabrication ou la préparation
accompagne le produit ou est placé à proximité de celui-ci d’une denrée alimentaire et encore présente dans le
pour en promouvoir la vente ; produit fini éventuellement sous une forme modifiée ;
— étiquette : toute fiche, marque, image ou autre
— additif alimentaire : toute substance qui n’est pas
matière descriptive, écrite, imprimée, poncée, apposée,
normalement consommée en tant que denrée alimentaire
gravée ou appliquée sur l’emballage d’une denrée
en soi et n’est pas normalement utilisée comme ingrédient
alimentaire ou jointe à celui-ci ;
caractéristique d’un aliment, qu’elle ait ou non une valeur
— denrée alimentaire : toute substance traitée ou nutritive, et dont l’addition intentionnelle à la denrée
partiellement traitée ou brute, destinée à l’alimentation alimentaire dans un but technologique ou organoleptique,
humaine et englobant les boissons, la gomme à mâcher à une quelconque étape de la fabrication, de la
ainsi que toutes les substances utilisées dans la transformation, de la préparation, du traitement, du
fabrication, la préparation ou le traitement de la denrée conditionnement, de l’emballage, du transport ou du
alimentaire, à l’exclusion des produits cosmétiques ou des stockage de cette denrée, entraîne ou peut entraîner
tabacs ou des substances employées uniquement comme directement ou indirectement son incorporation ou celle
médicament ; de ses dérivés à la denrée ou peut affecter de toute autre
— allégation : toute représentation qui énonce, suggère façon les caractéristiques de cette denrée. L’expression «
ou laisse entendre qu’une denrée alimentaire possède des additif alimentaire » ne s’applique ni aux contaminants ni
qualités particulières liées à son origine, ses propriétés aux substances ajoutées aux denrées alimentaires, dans le
nutritives, sa nature, sa transformation, sa composition ou but d’en maintenir ou d’en améliorer les propriétés
toute autre qualité ; nutritives ;
23 Dhou El Kaada 1426 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 83
25 décembre 2005 5

— aliments destinés à la restauration collective : 5 — l’identification du lot de fabrication ;


aliments consommés dans les restaurants, les cantines, les
écoles, les hôpitaux et autres collectivités similaires qui 6 — le mode d’emploi et les précautions d’emploi au
offrent de la nourriture en vue de sa consommation cas où leur omission ne permettrait pas de faire un usage
immédiate. approprié de la denrée alimentaire ;

Art. 4. — Les dispositions de l’article 4 du décret 7 — la date de fabrication ou de conditionnement et la


exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont date de durabilité minimale ou, dans le cas des denrées
modifiées et complétées comme suit : alimentaires très périssables microbiologiquement, la
date limite de consommation ;
« Art. 4. — Les denrées alimentaires préemballées
offertes au consommateur doivent comporter un 8 — la liste des ingrédients ;
étiquetage conforme aux dispositions fixées par le présent
9 — les conditions particulières de conservation ;
décret.
Les denrées alimentaires présentées non préemballées à 10 — la mention du titre « alcoométrique volumique
la vente au consommateur doivent être identifiées, au acquis » pour les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool en
moins, par leur dénomination de vente inscrite sur un volume ;
écriteau ou tout autre moyen dont l’emplacement ne doit 11 — lorsque c’est le cas, la mention « traitée par
laisser aucun doute quant à la denrée à laquelle elle se rayonnements ionisants ou traitée par ionisation » ou le
rapporte ». symbole d’irradiation international à proximité immédiate
du nom de l’aliment.
Art. 5. — Les dispositions de l’article 5 du décret
exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont Certains produits ou familles de produits peuvent être
modifiées et complétées comme suit : dispensés de l’indication de l’une ou de plusieurs
« Art. 5. — Les mentions d’étiquetage doivent être mentions prévues ci-dessus, par arrêté du ministre chargé
rédigées en langue arabe et à titre accessoire et facultatif de la protection du consommateur et de la répression des
dans une ou plusieurs autres langues accessibles aux fraudes ».
consommateurs. Elles sont inscrites à un endroit apparent
et de manière à être visibles, clairement lisibles et Art. 8. — Il est inséré dans le décret exécutif n° 90-367
indélébiles dans les conditions normales de vente ». du 10 novembre 1990, susvisé, un article 6 bis rédigé
comme suit :
Art. 6. — Il est inséré dans le décret exécutif n° 90-367 « Art. 6 bis. — Les mentions relatives à la
du 10 novembre 1990, susvisé, un article 5 bis rédigé dénomination de vente et à la quantité nette doivent être
comme suit : regroupées dans le même champ visuel ».
« Art. 5 bis. — Lorsque les mentions d’étiquetage sont
portées sur une étiquette, celle-ci doit être fixée de Art. 9. — Les dispositions de l’article 7 du décret
manière à ce qu’elle ne puisse se détacher de l’emballage. exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont
modifiées et complétées comme suit :
Lorsque le récipient est recouvert lui-même d’un
emballage, toutes les mentions obligatoires doivent figurer « Art. 7. — Dans le cas des emballages ou récipients
sur ce dernier ou sur l’étiquette du récipient qui doit être dont la face la plus grande a une surface inférieure à dix
lisible, dans ce cas, en transparence et ne pas être masquée (10) centimètres carrés, l’étiquetage ne doit comporter que
par l’emballage. les mentions relatives à :

Toute surcharge ou rajout sur l’étiquetage est interdit ». 1 — la dénomination de vente ;


2 — la quantité nette ;
Art. 7. — Les dispositions de l’article 6 du décret 3 — la date de durabilité minimale ou la date limite de
exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont consommation.
modifiées et complétées comme suit :
Les autres mentions d’étiquetage prévues par l’article 6
« Art. 6. — L’étiquetage des denrées alimentaires, prévu ci-dessus doivent figurer sur l’emballage rassembleur ».
à l’alinéa 2 de l’article 1er ci-dessus, comporte dans les
conditions et sous réserve des dérogations prévues aux Art. 10. — Les dispositions de l’article 8 du décret
articles ci-dessous, les mentions suivantes : exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont
1 — la dénomination de vente ; modifiées et complétées comme suit :

2 — la quantité nette pour les denrées préemballées ; « Art. 8. — La dénomination de vente doit indiquer la
nature exacte de la denrée et elle doit normalement être
3 — le nom ou la raison sociale ou la marque déposée spécifique et non générique.
et l’adresse du fabricant ou du conditionneur ou du
distributeur et de l’importateur lorsque la denrée est Lorsqu’il n’existe pas de telles dénominations, il doit
importée ; être employé une dénomination habituelle ou courante ou
un terme descriptif approprié qui ne risque pas d’induire
4 — le pays d’origine et/ou de provenance ; en erreur le consommateur.
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6 25 décembre 2005

Lorsque la réglementation précise le ou les noms à Dans le cas des denrées alimentaires vendues à la pièce,
donner à cette denrée alimentaire, il faut utiliser au moins la mention de la quantité nette n’est pas obligatoire sous
l’un de ces noms. A défaut, il y a lieu d’utiliser les réserve que le nombre de pièces puisse clairement être vu
dénominations prévues par les normes internationales. et facilement compté de l’extérieur ou, à défaut, qu’il soit
indiqué au niveau de l’étiquetage ».
Une dénomination « inventée » ou « fantaisiste »,
« une dénomination de marque » ou une « appellation « Art. 8 quater. — Lorsqu’un préemballage est constitué
commerciale » peuvent être utilisées à condition qu’elles de deux ou de plusieurs emballages individuels contenant
s’accompagnent de l’une des désignations prévues aux la même quantité de la même denrée alimentaire,
alinéas 1 et 2 ci-dessus. l’indication de la quantité nette est donnée en mentionnant
la quantité nette contenue dans chaque emballage
L’étiquetage doit porter, en liaison avec la individuel et leur nombre total. Ces mentions ne sont
dénomination de la denrée ou à proximité immédiate de toutefois pas obligatoires lorsque le nombre total des
celle-ci, les mots ou groupes de mots nécessaires pour emballages individuels peut être clairement vu et
éviter que le consommateur ne soit induit en erreur en ce facilement compté de l’extérieur et lorsqu’au moins une
qui concerne la nature et les conditions exactes de indication de la quantité nette, contenue dans chaque
fabrication de l’aliment, y compris son milieu de emballage individuel, peut être clairement vue de
couverture, son mode de présentation ainsi que l’état dans l’extérieur.
lequel il se trouve ou le type de traitement qu’il a subi ».
Lorsqu’un préemballage est constitué de deux ou de
Art. 11. — Il est inséré dans le décret exécutif plusieurs emballages individuels contenant la même
n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, trois (3) articles quantité de la même denrée alimentaire et qui ne sont pas
8 bis, 8 ter et 8 quater rédigés comme suit : considérés comme unités de vente, l’indication de la
quantité nette est donnée en mentionnant la quantité nette
« Art. 8. bis. — L’indication de la quantité nette des totale et le nombre total des emballages individuels ».
denrées alimentaires est exprimée selon le système
métrique international en : Art. 12. — Les dispositions de l’article 9 du décret
1 — mesures de volume pour les denrées liquides ; exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont
modifiées et complétées comme suit :
2 — mesures de poids pour les denrées solides ;
« Art. 9. — La liste des ingrédients est constituée par
3 — poids ou en volume pour les denrées pâteuses ou l’énumération de tous les ingrédients de la denrée, dans
visqueuses ; l’ordre décroissant de leur pourcentage d’incorporation
4 — nombre d’unités pour les denrées alimentaires lors de la fabrication de cette denrée.
vendues à la pièce. Cette liste est précédée d’une mention appropriée
constituée du terme « ingrédients » ou le comprenant.
Lorsqu’une denrée alimentaire solide est présentée dans
un milieu liquide de couverture, le poids net égoutté de Lorsqu’un ingrédient d’une denrée alimentaire est
cette denrée est également indiqué dans l’étiquetage. lui-même constitué de deux ou plusieurs ingrédients, cet
ingrédient composé doit être porté dans la liste des
Il est entendu par milieu liquide l’eau et les solutions ingrédients, suivi d’une liste entre parenthèses de ses
aqueuses de sucre et de sel, les jus de fruits et de légumes propres ingrédients énumérés dans l’ordre décroissant de
uniquement dans les fruits et légumes en conserve ou le leur proportion.
vinaigre, seuls ou en combinaison ».
Lorsque la dénomination de vente ou l’étiquetage de la
« Art. 8 ter. — L’indication de la quantité nette n’est pas denrée fait référence à la présence d’un ou de plusieurs
obligatoire pour les denrées alimentaires : ingrédients nécessaires pour caractériser la denrée, leur
quantité doit être mentionnée sauf s’ils ont été utilisés à
1 — qui sont soumises à des pertes considérables de faible dose comme plusieurs ingrédients, ces derniers
leur volume ou de leur masse et qui sont vendues à la étant considérés comme ingrédients de cette denrée.
pièce ou pesées devant l’acheteur.
Quand un produit irradié est utilisé comme ingrédient
La liste des denrées alimentaires soumises à des pertes dans un autre aliment, il en est fait état dans la liste des
considérables de leur volume ou de leur masse est fixée ingrédients ».
par arrêté du ministre chargé de la protection du
consommateur et de la répression des fraudes. Art. 13. — Les dispositions de l’article 11 du décret
exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, sont
2 — dont la quantité nette est inférieure à cinq (5) modifiées et complétées comme suit :
grammes ou à cinq (5) millilitres, à l’exception toutefois
des épices et plantes aromatiques. « Art. 11. — Sous réserve des dispositions imposant
d’autres indications de date, la mention de la date de
Il peut être prévu par arrêté du ministre chargé de la durabilité minimale ou de la date limite de consommation
protection du consommateur et de la répression des n’est pas requise dans le cas :
fraudes, à titre exceptionnel, des seuils supérieurs à cinq 1 — des fruits et légumes frais qui n’ont pas fait l’objet
(5) grammes ou à cinq (5) millilitres pour certaines d’un épluchage, d’un coupage ou d’autres traitements
denrées alimentaires. similaires ;
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25 décembre 2005 7

2 — des vins, vins de liqueurs, vins mousseux, vins 5 — les denrées alimentaires qui ne comportent qu’un
aromatisés et des produits similaires obtenus à partir de seul ingrédient à condition que la dénomination de vente
fruits autres que le raisin ainsi que des boissons fabriquées soit identique au nom de l’ingrédient ou qu’elle puisse
à partir de raisin ou de moût de raisin ; permettre de déterminer la nature de l’ingrédient sans
3 — des boissons titrant 10 % ou plus d’alcool, en risque de confusion ».
volume ; « Art. 12 quater. — A l’exception des ingrédients
4 — des produits de la boulangerie et de la pâtisserie énumérés dans la liste fixée par l’article 12 bis ci-dessus,
qui, par leur nature, sont normalement consommés dans les ingrédients doivent être désignés par un nom
un délai de vingt-quatre (24) heures après leur spécifique ou par un nom de catégorie, conformément aux
fabrication ; tableaux repris en annexe I du présent décret.
5 — des vinaigres ; Toutefois, le saindoux et la graisse de bœuf doivent être
6 — du sel de qualité alimentaire ; déclarés par leur nom spécifique ».
7 — des sucres à l’état solide ; « Art. 12 quinquiès. — L’eau d’ajout doit être déclarée
dans la liste des ingrédients, sauf quand elle fait partie
8 — des produits de confiseries composés de sucres elle-même d’un ingrédient comme notamment la saumure,
aromatisés et/ou colorés ; le sirop ou le bouillon entrant dans la composition d’un
9 — des gommes à mâcher et produits similaires à aliment.
mâcher ».
L’eau ou les autres ingrédients volatiles évaporés en
Art. 14. — Il est inséré dans le décret exécutif cours de fabrication ne sont pas mentionnés ».
n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, huit (8) « Art. 12 sexiès. — Les additifs alimentaires dont
articles 12 bis, 12 ter, 12 quater, 12 quinquiès, 12 sexiès, l’emploi est autorisé dans les aliments doivent être
12 septiès, 12 octiès et 12 noniès, rédigés comme suit : indiqués par leur nom de catégorie fixé à l’annexe II du
présent décret, suivi de leur nom spécifique ou de leur
« Art. 12 bis. — Lorsque la denrée alimentaire contient numéro d’identification reconnu conformément à la
les ingrédients ci-après ceux-ci doivent être clairement réglementation en vigueur ».
mis en évidence dans l’étiquetage :
« Art. 12 septiès. — Au titre de l’identification du lot,
1 — céréales contenant du gluten, notamment le blé, le chaque récipient doit porter une inscription gravée ou une
seigle, l’orge, l’avoine, l’épeautre ou leurs souches marque indélébile en code ou en clair permettant
hybridées et les produits dérivés ; d’identifier l’usine de production et le lot de fabrication.
2 — crustacés et produits dérivés ; Le lot de fabrication est identifié par une indication
3 — œufs et produits dérivés ; comportant une référence à la date de fabrication. Cette
4 — poissons et produits dérivés ; indication est précédée de la mention « lot ».
5 — arachides, soja et produits dérivés ; La date de fabrication est désignée par le jour de
6 — laits et produits laitiers y compris le lactose ; fabrication ou de conditionnement ou le jour de la
surgélation pour les denrées alimentaires surgelées ou
7 — fruits à coque et produits dérivés ;
celui de la congélation pour les denrées alimentaires
8 — sulfites en concentration de dix (10) mg/kg ou congelées ».
plus.
« Art. 12 octiès. — La date de durabilité minimale est
La liste de ces ingrédients est actualisée par arrêté du précédée par la mention : « à consommer de préférence
ministre chargé de la protection du consommateur et de la avant le ......... » lorsque la date comporte l’indication du
répression des fraudes et, le cas échéant, des ministres jour, ou « à consommer de préférence avant fin .........».
concernés ». Dans les autres cas, elle doit être suivie soit de la date
« Art. 12 ter. — Sont dispensées de l’indication de leurs elle-même, soit de l’indication de l’endroit où elle figure
ingrédients, les denrées alimentaires suivantes : dans l’étiquetage.

1 — les fruits et légumes frais qui n’ont pas fait l’objet La date se compose de l’indication en clair et dans
d’un épluchage, coupage ou autre traitement similaire ; l’ordre, du jour, du mois et de l’année.
2 — les eaux gazéifiées dont la dénomination fait Toutefois, pour les denrées alimentaires dont la
apparaître cette caractéristique ; durabilité est :
3 — le vinaigre de fermentation provenant — inférieure ou égale à trois (3) mois, l’indication du
exclusivement d’un seul produit de base et n’ayant subi jour et du mois suffit ;
l’adjonction d’aucun autre ingrédient ;
— supérieure à trois (3) mois, l’indication du mois et
4 — les fromages, beurres, laits et crèmes fermentés, de l’année suffit.
dans la mesure où ces denrées n’ont subi l’adjonction que
de produits lactés, d’enzymes et de cultures de Les modalités d’indication de la date de durabilité
micro-organismes nécessaires à leur fabrication ou que du peuvent être précisées, en tant que de besoin, par arrêté
sel nécessaire à la fabrication des fromages autres que du ministre chargé de la protection du consommateur et de
frais ; la répression des fraudes.
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 83 23 Dhou El Kaada 1426
8 25 décembre 2005

Toute condition particulière pour l’entreposage de la «Art. 13 bis. — Sous peine d’application des
denrée alimentaire doit figurer sur l’étiquetage si la dispositions pénales prévues par la loi n° 89-02 du 7
validité de la date en dépend ». février 1989, susvisée, est interdite la détention en vue de
la vente, la mise en vente, la vente ou la distribution à titre
« Art. 12 noniès. — Le mode d’emploi d’une denrée gratuit des denrées alimentaires :
alimentaire doit être indiqué de façon à permettre un
usage approprié de cette denrée. Pour certaines denrées — dont l’étiquetage n’est pas conforme aux dispositions
alimentaires, les modalités du mode d’emploi peuvent être du présent décret ;
indiquées. — entreposées dans des conditions non conformes à
L’indication des précautions d’emploi est obligatoire celles qui sont prescrites dans leur étiquetage ».
dans le cas des denrées alimentaires congelées ou
Art. 16. — Les dispositions des articles 3 et 10 du
surgelées, dès lors que ces denrées ne doivent pas être
décret exécutif n° 90-367 du 10 novembre 1990, susvisé,
recongelées après avoir été décongelées. sont abrogées.
Pour les denrées alimentaires présentées non
préemballées à la vente au consommateur final et aux Art. 17. — Les dispositions du présent décret entrent en
collectivités et les denrées alimentaires emballées sur les vigueur six (6) mois après sa date de publication au
lieux de vente à la demande de l’acheteur ou préemballées Journal officiel de la République algérienne démocratique
en vue de leur vente immédiate, les modalités d’indication et populaire.
des mentions prévues à l’article 6 ci-dessus sont fixées par
arrêté du ministre chargé de la protection du Art. 18. —Le présent décret sera publié au Journal
officiel de la République algérienne démocratique et
consommateur et de la répression des fraudes ».
populaire.
Art. 15. — Il est inséré dans le décret exécutif Fait à Alger, le 20 Dhou El Kaada 1426 correspondant
n°90-367 du 10 novembre 1990, susvisé, un article 13 bis au 22 décembre 2005.
rédigé comme suit : Ahmed OUYAHIA.

ANNEXE I
CATEGORIES D’INGREDIENTS POUR LESQUELS L’INDICATION DE LA CATEGORIE PEUT
REMPLACER CELLE DU NOM SPECIFIQUE

DEFINITION DESIGNATION

Huiles raffinées autres que l’huile d’olive « Huile », complétée :


— soit par le qualificatif, selon le cas, « végétale » ou «
animale »,
— soit par l’indication de l’origine spécifique végétale ou
animale.
Le qualificatif « hydrogénée » doit accompagner la mention
d’une huile hydrogénée.
Matières grasses raffinées « Graisse » ou « matière grasse », complétée :
— soit par le qualificatif, selon le cas, « végétale » ou «
animale »,
— soit par l’indication de l’origine spécifique végétale ou
animale.
Le qualificatif « hydrogénée » doit accompagner la mention
d’une graisse hydrogénée.

Mélanges de farines provenant de deux ou de plusieurs « Farine », suivie de l’énumération des espèces de céréales
espèces de céréales dont elle provient par ordre d’importance pondérale
décroissante

Amidons et fécules natifs et amidons et fécules modifiés par « Amidon(s)/ fécule (s) »
voie physique ou enzymatique (1)

Toute espèce de poisson lorsque le poisson constitue un « Poisson (s) »


ingrédient d’une autre denrée alimentaire et sous réserve que
la dénomination et la présentation de cette denrée ne se
réfèrent pas à une espèce de poisson

(1) La désignation « amidon » doit toujours être complétée par l’indication de son origine végétale spécifique lorsque cet ingrédient
peut contenir du gluten.
23 Dhou El Kaada 1426 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 83
25 décembre 2005 9

ANNEXE I (suite)

DEFINITION DESIGNATION

Tous les types de chair de volaille dans le cas où celle-ci « Chair de volaille »
constitue un ingrédient d’un autre aliment, à la condition
que l’étiquetage et la présentation de cet aliment ne fassent
pas mention d’un type particulier de chair de volaille

Toute espèce de fromage lorsque le fromage ou le mélange « Fromage (s) »


de fromages constitue un ingrédient d’une autre denrée
alimentaire et sous réserve que la dénomination et la
présentation de cette denrée ne se réfèrent pas à une espèce
précise de fromage

Toute épice et extrait d’épices n’excédant pas 2% en poids « Epice (s) » ou « mélange d’épices »
de la denrée

Toutes plantes ou parties de plantes aromatiques n’excédant « Plante (s) aromatique (s) » ou « mélange (s) de plantes
pas 2% en poids de la denrée aromatiques »

Toute préparation à base de gommes utilisée dans la « Gomme base »


fabrication de la gomme de base pour les gommes à mâcher

Toutes catégories de saccharoses « Sucre »

Dextrose anhydre ou monohydrate dextrose « Dextrose »

Sirop de glucose et sirop de glucose déshydraté « Sirop de glucose »

Toutes les protéines du lait (caséines, caséinates et « Protéines de lait »


protéines du petit-lait et du lactosérum) et leurs mélanges

Beurre de cacao de pression, d’expeller ou raffiné « Beurre de cacao »

Tous les fruits confits n’excédant pas en poids 10% de la « Fruits confits »
denrée

Tout mélange de légumes n’excédant pas 10% du poids de « Légumes »


la denrée

Tous les types de vins « Vin »

ANNEXE II
CATEGORIES D’INGREDIENTS QUI SONT OBLIGATOIREMENT DESIGNES SOUS LE NOM
DE LEUR CATEGORIE SUIVI DE LEUR NOM SPECIFIQUE OU DU NUMERO D’IDENTIFICATION
FIXE PAR LA REGLEMENTATION EN VIGUEUR
— Colorants ; — Edulcorants ;
— Conservateurs ; — Poudres à lever ;
— Antioxygènes ; — Antimoussants ;
— Sels émulsifiants ; — Sels de fonte (2) ;
— Epaississants ; — Agents de traitement des farines ;
— Gélifiants ; — Affermissants ;
— Stabilisants ; — Agents de charge ;
— Exhausteurs de goût ; — Agents de glaçage ;
— Acidifiants ; — Agents humidifiants ;
— Correcteurs d’acidité ; — Agents de lest ;
— Antiagglomérants ; — Agents de rétention de la couleur ;
— Amidons modifiés (1) ; — Gaz propulseurs ( ou agents de propulsion).

(1) La désignation « amidon modifié » doit toujours être complétée par l’indication de son origine végétale spécifique, lorsque cet
ingrédient contient du gluten.
(2) Uniquement dans le cas des fromages fondus et des produits à base de fromage fondu.
Références
Bibliographiques
Références Bibliographiques

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