Projection Module SI Version Améliorée
Projection Module SI Version Améliorée
D’INFORMATION DE
ORGANISATIONS
Enseignant :
Mamadou Lamine BADJI
Ingénieur Informatique
1. Société dans laquelle les technologies de l’information (TIC) jouent un rôle central ;
Ce cours explore en détail les avantages des systèmes d'information dans le contrôle de
gestion. Nous examinerons comment ces technologies améliorent la précision des données,
facilitent l'accès à l'information, automatisent les processus et soutiennent la prise de
décision stratégique.
INTRODUCTION
À travers des études de cas et des exemples concrets, nous illustrerons comment les
entreprises utilisent les SI pour optimiser leurs opérations et améliorer leur performance
globale. Dans ce cours, nous définirons les systèmes d'information et discuterons des
différents types de SI utilisés dans le contrôle de gestion. Nous mettrons en évidence leurs
fonctions principales et leurs avantages potentiels.
DEFINITIONS ET HISTORIQUE
Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon certains principes et
règles.
Dans les années 90 jusqu’à 2000 : interconnexion des machines en entreprise mais aussi
ouverture vers l’extérieur.
Support à la Décision : Les SI fournissent des outils d'analyse avancée tels que des tableaux de bord
interactifs, des simulations et des analyses prédictives, facilitant ainsi la prise de décision basée sur
des données probantes.
ERP (Enterprise Resource Planning) : progiciel intégré couvrant les finances, les achats, la logistique
et parfois les RH. Il est le référentiel central des données de gestion
CRM (Customer Relationship Management) : gestion de la relation avec les usagers, traitement des
demandes et des réclamations, historique des interactions
GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur) : planification et suivi des opérations de
maintenance des équipements et des infrastructures
Le SI intervient d'une manière fondamentale dans le fonctionnement d'une organisation. On ne peut pas
donc le définir ou le décrire sans définir ou décrire ce qu'est une organisation.
L'entreprise en tant qu'organisation doit être envisagée selon deux points de vue :
C'est d'une part un réseau de secteurs d'activités (vente, comptabilité, approvisionnement, etc.)
reliés entre eux par des circuits dans lesquels circulent des flux (monétaires, de matière ou
d'information).
C'est d'autre part une organisation à plusieurs niveaux de responsabilité où chaque niveau possède
un certain pouvoir de décision (direction générale, direction financière, département, service,
section, etc.). Les décisions engendrent des actions. En fonction des résultats obtenus, on
entreprend d'autres actions.
SECURITE DES SYSTEMES D’INFORMATION
La sécurité des systèmes d’information doit tenir compte de certains fondamentaux. Il s’agit de :
Disponibilité : les informations doivent être mises à la disposition des utilisateurs en temps voulu ;
Traçabilité : garantir que les accès et tentatives d’accès aux informations sont tracés et que ces
traces sont conservées et exploitables en temps voulu.
SECURITE DES SYSTEMES D’INFORMATION
La sécurité des systèmes d’information couvre la sécurité informatique (sécurité logique) mais aussi
la sécurité physique et organisationnelle du système. Elle doit garantir un niveau convenable de :
La mise en place d’une démarche « sécurité » a des impacts à plusieurs niveaux dans l’entreprise.
Tout d’abord la politique de sécurité implique une réflexion en amont et de manière transversale
sur le mode de management, la refonte des processus et les nouveaux usages (gestion de projets,
processus métiers, processus informatiques, chartes comportementales…).
Ensuite la politique de sécurité doit prendre en compte la dimension de la gestion des ressources
humaines et de la gestion des connaissances (évolution des métiers et gestion des connaissances,
gestion des ressources internes et externes, politique de rémunération…).
La politique de sécurité doit s’appuyer sur un ensemble de grands principes, au nombre desquels
on peut citer :
1. le principe de précaution ;
2. le principe de coopération ;
3. le principe d’économie ;
4. le principe de décentralisation ;
5. le principe de séparation des pouvoirs.
La politique de sécurité doit être globale, autrement dit gérer la sécurité du contenu et du
contenant, développer une approche de type risk management, évaluer les risques techniques,
juridiques, organisationnels et humains, associer l’ensemble du personnel de l’organisation.
RELATION EPSE & SYSTEME D’INFORMATION
Le modèle d'alignement stratégique
L'alignement stratégique entre l'entreprise et son SI est le degré de cohérence entre la stratégie
d'entreprise et la stratégie SI. Ce concept, formalisé par Henderson et Venkatraman dans leur
modèle SAM (Strategic Alignment Model, 1993), postule qu'un SI mal aligné sur la stratégie est
non seulement inefficace mais peut devenir un frein au développement de l'entreprise.
L'alignement s'apprécie selon deux dimensions : la dimension externe (le SI permet-il à
l'entreprise de se positionner favorablement sur son marché ?) et la dimension interne (le SI est-il
cohérent avec les processus, la structure et les capacités de l'organisation ?).
Les quatre postures d'alignement
Exécution de la stratégie : la stratégie d'entreprise est définie, le SI est conçu pour la mettre en
œuvre. Le SI est subordonné à la stratégie métier.
Transformation technologique : la stratégie SI guide la transformation de l'entreprise. C'est la
posture des entreprises qui font du numérique leur avantage compétitif principal.
Potentiel compétitif : de nouvelles technologies SI créent de nouvelles opportunités stratégiques
non anticipées. L'entreprise adapte sa stratégie aux possibilités ouvertes par le SI.
Niveau de service : le SI est géré comme un service interne dont la qualité conditionne la
performance opérationnelle de l'entreprise.
LIMITES DES SI DANS LE CONTRÔLE DE GESTION
Coût et complexité d’implémentation
L'implémentation des systèmes d'information, tels que les ERP et les CRM, peut être coûteuse et
complexe. Les coûts comprennent non seulement l'achat du logiciel et du matériel, mais également
la formation des employés et la personnalisation du système pour répondre aux besoins spécifiques
de l'entreprise. Les petites et moyennes entreprises peuvent trouver ces coûts prohibitifs, limitant
ainsi leur accès aux avantages potentiels des SI dans le contrôle de gestion.
Les systèmes d'information peuvent être vulnérables aux cyberattaques et aux violations de données.
La sécurité et la confidentialité des données sont des préoccupations majeures pour les entreprises,
en particulier celles qui traitent des informations financières et personnelles sensibles. Il est
essentiel d’investir dans des mesures de sécurité robustes et de former les employés à reconnaître
les menaces potentielles pour protéger efficacement les informations sensibles.
LIMITES DES SI DANS LE CONTRÔLE DE GESTION
Adaptabilité aux Changements Organisationnels
Les SI nécessitent une adaptation continue aux changements organisationnels et technologiques. Les
entreprises en croissance rapide doivent être en mesure d'intégrer de nouveaux processus et de nouvelles
technologies sans perturber leurs opérations existantes. Cela nécessite une planification stratégique et
une gestion efficace du changement pour maximiser les bénéfices des systèmes d'information dans le
contrôle de gestion.
Formation et Développement des Compétences
Il est essentiel de former les employés aux nouvelles technologies et de développer leurs compétences en
gestion de l'information. Des programmes de formation continue peuvent aider les employés à tirer le
meilleur parti des systèmes d'information et à utiliser efficacement les données pour améliorer la
performance organisationnelle.
Collaboration et Partage des Connaissances
Les entreprises doivent encourager la collaboration entre les départements pour optimiser l'utilisation
des systèmes d'information. Une communication efficace et une coordination interfonctionnelle sont
essentielles pour maximiser les bénéfices des SI dans le contrôle de gestion.
RECOMMANDATIONS, PERSPECTIVES ET ENJEUX
En contrôle de gestion, les recommandations se basent sur l'analyse des écarts par rapport aux
objectifs et aux indicateurs clés, et visent à améliorer la performance et la rentabilité de
l'entreprise. Elles sont structurées, concises et présentées de manière convaincante, tout en étant
adaptées au contexte de l'entreprise.
Les données financières sont produites par des applications ou systèmes de gestion. Il est donc
primordial de s’attacher à contrôler cette « production », qu’il s’agisse d’interface classique ou
d’une traduction comptable paramétrée au sein d’un PGI (Progiciel de Gestion Intégré).
Le recours aux systèmes intégrés au sein des entités de toutes tailles ainsi que la mise en place
de Workflow font disparaitre les supports papiers.
CONTRÔLE DE GESTION DANS UN
ENVIRONNEMENT IT : RELATION HISTORIQUE
Avant l'informatisation : un contrôle de gestion artisanal
Dans les premières décennies du contrôle de gestion (années 1950-1970), les informations de gestion
étaient collectées et traitées manuellement. Les reportings prenaient des semaines, les données
étaient souvent incomplètes et les analyses restaient sommaires. Le contrôleur de gestion consacrait
l'essentiel de son temps à la collecte et à la mise en forme des données, au détriment de l'analyse et
du conseil.
L'avènement des ERP (Enterprise Resource Planning) a radicalement transformé la relation entre SI et
contrôle de gestion. Pour la première fois, une source unique de données intégrée permettait
d'alimenter simultanément la comptabilité, la finance, les ressources humaines et le contrôle de
gestion. La saisie unique des transactions à la source a éliminé les ressaisies et réduit les erreurs.
Le contrôleur de gestion a pu se concentrer davantage sur l'analyse et le conseil aux opérationnels.
CONTRÔLE DE GESTION DANS UN
ENVIRONNEMENT IT : RELATION HISTORIQUE
L'ère des données (2010 à aujourd'hui) : une transformation profonde
Etude de cas n°2 : Utilisation d'un CRM pour Améliorer la Relation Client
L'entreprise BALINGORE INVEST, active dans le secteur des services financiers, a adopté un
système CRM pour améliorer la gestion de sa relation client. Avant l'adoption du CRM, l'entreprise
faisait face à des défis tels que la gestion inefficace des leads, le manque de suivi des interactions
client et une base de données client désorganisée.
Quelle approche faut-il avoir pour centraliser toutes les informations clients, facilitant ainsi
une communication cohérente et personnalisée ?
LE SI : INFRASTRUCTURE DU CONTRÔLE DE GESTION
Le SI constitue l'infrastructure technique et informationnelle sans laquelle le contrôle de gestion ne peut
fonctionner. Cette dépendance se manifeste à trois niveaux.
Toutes les données utilisées par le contrôle de gestion (ventes, achats, coûts de production, charges
de personnel, indicateurs opérationnels) sont générées et enregistrées dans les systèmes
transactionnels. La qualité du paramétrage de ces systèmes conditionne directement la pertinence
des analyses : un plan analytique mal structuré dans l'ERP produira des affectations de coûts
inexploitables pour le pilotage.
Systèmes de production (MES) : taux d'utilisation des équipements, rebuts, temps de cycle.
LE SYSTÈME D’INFORMATION :
INFRASTRUCTURE DU CONTRÔLE DE GESTION (SUITE)
Le stockage et la consolidation
Les datawarehouses et les lacs de données (data lakes) sont les entrepôts dans lesquels le contrôle
de gestion puise ses données consolidées. Ils permettent d'intégrer des données hétérogènes
provenant de multiples systèmes sources, d'historiser les données pour les analyses de tendance et
de créer des référentiels communs (nomenclatures produits, hiérarchies organisationnelles,
calendriers de gestion) indispensables à la cohérence des reportings.
La diffusion et la visualisation
Les outils de Business Intelligence (Power BI, Tableau, Qlik, SAP Analytics Cloud...) constituent
l'interface entre la donnée brute et la décision managériale. Ils permettent au contrôleur de gestion
de produire des tableaux de bord interactifs, des analyses multidimensionnelles et des rapports
automatisés accessibles à tous les niveaux de l'organisation. La démocratisation de ces outils
transforme le contrôleur de gestion en architecte de l'information décisionnelle.
LE CONTRÔLE DE GESTION PILOTE DU SI
La relation n'est pas à sens unique. Le contrôle de gestion joue également un rôle actif dans
l'orientation et le pilotage du SI. Cette dimension est souvent sous-estimée mais elle est décisive pour la
pertinence des investissements informatiques.
Le contrôle de gestion est aussi responsable du pilotage économique de la fonction SI. La Direction
des Systèmes d'Information est un centre de coûts et parfois un centre de valeur qu'il convient de
piloter avec les mêmes rigueur et méthode que les autres fonctions de l'entreprise.
LE CONTRÔLE DE GESTION PILOTE DU SI
Suivi du budget informatique : coûts de fonctionnement, investissements, contrats de
maintenance
Calcul du coût total de possession (TCO) : par application, par infrastructure, par service rendu
Dans le cadre de l'élaboration du Schéma Directeur des SI (SDSI), le contrôle de gestion apporte une
contribution essentielle à la valorisation financière des projets, à la construction des business cases
et à la priorisation des arbitrages budgétaires. Il assure le lien entre les ambitions technologiques de
la DSI et les contraintes économiques de l'organisation.
LE CONTRÔLE DE GESTION PILOTE DU SI
Catégorie d'outil Exemples Usage en contrôle de gestion
1. Capture Enregistrement des transactions Systèmes transactionnels Définit les règles de saisie et
et événements à la source (ERP, CRM, SIRH) le plan analytique
4. Analyse Interprétation des données, Outils BI, modèles prédictifs Conduit les analyses, formule
détection d'écarts les recommandations
En ce qui concerne le contrôle de gestion, les SI sont essentiels pour fournir des données précises et
opportunes aux gestionnaires afin de les aider à prendre des décisions éclairées.
Schéma Directeur : c’est un document qui présente le Système d’Information cible ainsi que la stratégie
d’évolution du SI actuel et les projets à mettre en œuvre pour atteindre le SI cible, en fonction de la
stratégie de l’organisme, des besoins des utilisateurs et des dysfonctionnements du système actuel.
3. d’une planification de la mise en œuvre de la cible, avec des projets fonctionnels, techniques et
organisationnels.
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR ORGANISME
Démarche d’élaboration
Phase 1 — Bilan du SI actuel et du dernier PDSI
Le Schéma Directeur des Systèmes d'Information
Cette première phase constitue le socle de
(SDSI), ou Plan d'Orientation des Systèmes l'ensemble de la démarche. Elle vise à établir un
d'Information (POSI), est un document état des lieux rigoureux et partagé de la
situation existante avant d'envisager toute
stratégique qui définit la vision, les orientations projection vers l'avenir.
et la feuille de route du SI d'une organisation sur Phase 2 — Élaboration du POSI
une période pluriannuelle (généralement 3 à 5 C'est la phase centrale de construction du Plan
ans). Le schéma présenté ici illustre la d'Orientation des Systèmes d'Information. Elle se
fonde sur les résultats du bilan de l'existant et
démarche structurée en trois phases permettant intègre les besoins et ambitions de
de passer de l'existant vers une cible définie. l'organisation.
Phase 3 — Valorisation financière, priorisation et
La démarche repose sur un processus itératif et arbitrages
consultatif, rythmé par des instances de La troisième phase transforme les orientations
gouvernance (CoDir) qui valident chaque étape stratégiques en un plan d'action budgété et
priorisé. Elle est indispensable pour rendre le
avant de passer à la suivante. POSI opérationnel et réaliste.
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR
Démarche d’élaboration : Commentaire et descriptif
La démarche d'élaboration du
SDSI/POSI est articulée autour
d'une logique claire : partir de la
réalité du terrain (existant),
construire collectivement une
vision cible, puis établir un chemin
réaliste et budgété pour y parvenir.
Les systèmes d’informations sont des facteurs de plus en plus déterminants pour répondre aux
objectifs de qualité de service et de performance opérationnelle. Ainsi, le SDI est un élément
essentiel de planification et de pilotage.
Outil capital au fonctionnement efficient de l’organisme, le SI doit être un véritable appui à ses
processus métiers (techniques et supports). Il doit s’adapter sans cesse aux changements de
stratégie, aux opportunités et contraintes techniques, règlementaires et organisationnelles
auxquelles doit faire face l’organisme.
Le SDI sert à faire le point sur le système informatique actuel, les nouveaux besoins des
utilisateurs et à planifier son évolution en respectant ces nouveaux besoins ainsi que la stratégie
de l’entreprise au moment où il est rédigé.
Il est établi en général pour une période 3 à 5 ans en moyenne et doit être actualisé s’il y a un
changement important de stratégie.
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR
Principes d’un Schéma Directeur
Très souvent, il a été retenu de faire un découpage en quatre (4) domaines pour l’analyse de l’existant et
de la cible :
la gestion technique, qui recouvre les processus métier (la gestion des prestations, le recouvrement,
la comptabilisation des encaissements et paiements, l’accueil et la relation client) ;
la gestion des ressources qui comporte les ressources humaines, les achats et la logistique, la gestion
administrative et financière ;
le pilotage, auxquels sont rattachés le contrôle de gestion, la gestion du budget, de la qualité et des
risques ;
la gouvernance du système d’information, domaine qui recouvre l’organisation du management du SI
(gouvernance et pilotage), l’étude des équipements et infrastructures et les activités opérationnelles
de gestion du SI (sécurisation, exploitation).
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR
Principes d’un Schéma Directeur
L’urbanisation du SI
Ce principe, qui est à prendre en compte dans la définition de la cible, consiste à organiser et
optimiser à la fois l’architecture applicative (un seul module SI par fonction métier si possible), les
flux et interfaces (standardisation et interopérabilité, utilisation d’un gestionnaire de flux
permettant d’éviter des échanges directs d’application à application) et la gestion des référentiels
(nomenclatures, structures, codifications).
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR
Enjeux identifiés d’un Schéma Directeur
Les quatre enjeux identifiés (Excellence opérationnelle, Expérience usagers, Évolution des
métiers, Confiance et conformité) forment un système équilibré. Traiter l'un sans considérer
les autres serait source d'incohérence : une démarche d'innovation (Expérience usagers) sans
renforcement de la cybersécurité (Confiance) est risquée ; une rationalisation du SI (Excellence
opérationnelle) sans accompagnement des métiers (Évolution) est vouée à l'échec.
Le défi central est de faire plus à budgets contraints en gérant les contradictions. Cela
traduit une réalité organisationnelle qui dit que le SDSI doit intégrer dès sa conception, en
proposant des priorités claires, des arbitrages assumés et une gouvernance agile.
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR
Démarche d’élaboration d’un Schéma Directeur Informatique
Cette phase consiste à identifier les orientations stratégiques et les objectifs opérationnels de la
structure à prendre en compte dans le SDI, et à définir l’organisation et la méthode de travail.
Cette phase est à organiser par domaine, selon les 4 domaines proposés (gestion technique,
gestion des ressources, pilotage et gouvernance du système informatique).
Cette démarche d’alignement garantit que le SI obéit aux objectifs stratégiques et concourt à sa
performance opérationnelle, économique et organisationnelle.
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR
Démarche d’élaboration d’un Schéma Directeur Informatique
Cette phase consiste à identifier les orientations stratégiques et les objectifs opérationnels de la
structure à prendre en compte dans le SDI, et à définir l’organisation et la méthode de travail.
identifier les grands projets nécessaires pour passer du SI actuel au SI cible (projets applicatifs,
projets techniques, projets organisationnels, actions de conduite de changement) ; ces projets
doivent faire l’objet de fiches détaillées jointes en annexe du schéma directeur informatique ;
proposer un planning de mise en œuvre de ces projets majeurs et des autres actions inscrites
dans le SDI ;
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR
Démarche d’élaboration d’un Schéma Directeur Informatique
chiffrer les coûts financiers et l’effort interne nécessaires pour mettre en œuvre le SDI et pour
maintenir le SI tout au long de la période de réalisation du SDI.
SCHEMA OU PLAN DIRECTEUR ORGANISME
Intérêt d’un Schéma Directeur Informatique type pour les organismes
Le schéma directeur type vise à fournir aux organismes un document de référence devant servir de
guide pour formaliser son SDI en vue d’atteindre les objectifs suivants :
inscrire ses projets d’informatisation à venir dans une vision stratégique globale et stable ;
garantir une cohérence entre ses objectifs stratégiques, les outils informatiques existants et les
moyens à mettre en œuvre ;
favoriser une meilleure prise en compte de besoins et attentes des utilisateurs et des différentes
parties prenantes ;
On retiendra que traiter l'un sans considérer les autres serait source d'incohérence et qu’une
démarche d'innovation (Expérience usagers) sans renforcement de la cybersécurité (Confiance) est
risquée ; aussi une rationalisation du SI (Excellence opérationnelle) sans accompagnement des
métiers (Évolution) est vouée à l'échec.
Le défi majeur est de faire plus à budgets contraints en gérant les contradictions. Ce qui traduit
l’existence d’une réalité organisationnelle que le SDSI doit intégrer dès sa conception, suivant une
priorisation bien définie et suivant des priorités claires, des arbitrages assumés et une gouvernance
agile.