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Feza F

Le document explore les concepts de démocratie, pouvoir, mouvements sociaux et mouvements citoyens, en s'appuyant sur les définitions et réflexions d'auteurs classiques et modernes. La démocratie est décrite comme un système politique centré sur le peuple, tandis que le pouvoir est défini comme la capacité d'influencer les actions des autres. Les mouvements sociaux et citoyens sont présentés comme des actions collectives visant à provoquer des changements dans la société et à défendre des intérêts communs.

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Le document explore les concepts de démocratie, pouvoir, mouvements sociaux et mouvements citoyens, en s'appuyant sur les définitions et réflexions d'auteurs classiques et modernes. La démocratie est décrite comme un système politique centré sur le peuple, tandis que le pouvoir est défini comme la capacité d'influencer les actions des autres. Les mouvements sociaux et citoyens sont présentés comme des actions collectives visant à provoquer des changements dans la société et à défendre des intérêts communs.

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L’université exige des étudiants la réalisation d’un travail pratique à la fin de chaque cours, dans le but

d’assurer une articulation durable entre les enseignements théoriques, la pratique de terrain et la
recherche scientifique.

LA DÉMOCRATIE

Le mot démocratie vient du grec ancien dēmokratía .


Il est composé de deux éléments :
dêmos : le peuple
Kratos : le pouvoir, la force, l’autorité
Étymologiquement, démocratie signifie donc le pouvoir du peuple ou le gouvernement du peuple .
Quels auteurs ont défini la démocratie notamment :
🔹 Jean-Jacques Rousseau
Pour lui, la démocratie repose sur la souveraineté populaire :
Le peuple est le seul détenteur légitime du pouvoir, qu’il exprime par la volonté générale.
🔹 Montesquieu
Il définit la démocratie comme :
Un régime où le peuple exerce le pouvoir, directement ou par ses représentants, dans le respect de la
séparation des pouvoirs pour garantir la liberté.
🔹 Abraham Lincoln
Il la résume par sa célèbre formule :
« Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »
🔹 Alexis de Tocqueville
Il voit la démocratie comme :
Un système politique et social fondé sur l’égalité des conditions et la participation des citoyens.
🔹 Aristote
Il considère la démocratie comme :
Le gouvernement du plus grand nombre, parfois orienté vers l’intérêt des plus pauvres.
🔹 Platon
Il définit la démocratie comme :
Un régime fondé sur la liberté et l’égalité, mais susceptible de dégénérer en désordre si elle n’est pas
encadrée.
Selon moi, la démocratie c'est une système politique dont la population eux même ont le droit de choisir
librement ses dirigeants et doivent participer au décision publiques .
Mais aussi la démocratie ne se limite pas seulement aux élections. Il doit y avoir aussi : le respect des lois,
la liberté d'expression et la protection des droits fondamentaux
Conclusion
Depuis l’Antiquité avec Platon et Aristote jusqu’aux penseurs modernes comme Jean-Jacques Rousseau,
Montesquieu, Alexis de Tocqueville et Abraham Lincoln, la démocratie a toujours été définie comme un
régime fondé sur le pouvoir du peuple.
Si leurs approches diffèrent souveraineté populaire, séparation des pouvoirs, égalité des conditions ou
encore gouvernement du plus grand nombre — toutes mettent en avant un principe essentiel : le peuple
est au cœur du pouvoir politique.
Ainsi, la démocratie ne se limite pas au simple fait de voter. Elle suppose aussi la participation active des
citoyens, le respect des lois, la liberté d’expression et la protection des droits fondamentaux. En ce sens, la
démocratie est à la fois un système politique et un ensemble de valeurs qui garantissent la liberté et
l’égalité de tous.

LE POUVOIR
Le mot pouvoir vient du verbe latin potere , qui signifie être capable de ,avoir la capacité de .
Étymologiquement, le pouvoir désigne donc la capacité d’agir, la faculté de faire quelque chose.
Quelques auteurs ont défini le pouvoir comme:
Max Weber : Le pouvoir est la capacité d’imposer sa volonté à autrui, même contre sa résistance, dans un
cadre social donné.
Michel Foucault : Le pouvoir est présent dans tous les rapports sociaux et relations de savoir, et se
manifeste à travers les normes, les institutions et les pratiques quotidiennes.
Hannah Arendt : Le pouvoir est la capacité d’agir en commun et de créer du consentement à travers la
discussion et l’action collective.
Robert Dahl : Le pouvoir est la capacité d’un acteur A à faire faire quelque chose à un acteur B qu’il
n’aurait pas fait autrement.
Pierre Bourdieu : Le pouvoir est la capacité de contrôler ou d’influencer le capital symbolique, culturel ou
économique dans un champ social.
Selon moi , Le pouvoir est la capacité d’influencer ou de diriger les actions des autres, avec légitimité et
reconnaissance sociale.
En résumé, le pouvoir, étymologiquement lié à la capacité d’agir, se décline selon les auteurs en différentes
dimensions : il peut être imposé (Weber, Dahl), diffus et intégré dans les relations sociales (Foucault,
Bourdieu), ou partagé et construit collectivement (Arendt). Dans tous les cas, il implique la capacité
d’influencer ou de diriger les actions des autres, souvent conditionnée par la légitimité et la
reconnaissance sociale. Ainsi, le pouvoir n’est pas seulement une force brute, mais aussi une relation
complexe qui dépend des contextes et des interactions humaines.

MOUVEMENT SOCIAUX
Mouvement :
Vient du latin movimentum, dérivé de movere qui signifie mettre en mouvement, bouger.
Étymologiquement, cela évoque l’idée de changement, déplacement ou action.
2. Social :
Vient du latin socialis, qui signifie qui concerne la société, la vie en commun.
Le mot souligne donc les relations entre les individus et la collectivité.
Étymologiquement, on peut le comprendre le mouvement sociaux comme un “bouger collectif lié à la
société”.
Émile Durkheim : Manifestations collectives exprimant des tensions ou des besoins de régulation sociale.
Max Weber : Actions collectives organisées pour atteindre un objectif commun, souvent politique ou
économique.
Charles Tilly : Ensemble continu de protestations collectives visant à changer les institutions ou les
pratiques sociales.
Alain Touraine : Acteurs collectifs qui s’opposent à l’ordre établi pour créer un changement social.

Henri Mendras : Expression des conflits sociaux liés aux inégalités économiques, culturelles ou politiques.

Selon moi Un mouvement social c'est une action collective organisé par un groupe des personnes qui
partagent des revendications communes et qui cherchent à défendre des intérêts, protester contre une
situation ou provoquer un changement dans la société.

En conclusion un mouvement social est une action collective organisée, née d’un besoin de changement
face à une situation jugée injuste ou insatisfaisante. Comme l’ont montré Émile Durkheim, Max Weber,
Charles Tilly, Alain Touraine et Henri Mendras, il exprime des tensions sociales, s’organise autour de
revendications communes et agit pour transformer les institutions et les rapports sociaux. Il joue ainsi un
rôle essentiel en démocratie en permettant aux citoyens de défendre leurs intérêts et d’influ
encer l’évolution de la société.

MOUVEMENT CITOYEN
Le mouvement citoyen se reposer sur deux origine de mot:

Mouvement :
Vient du latin movimentum, dérivé de movere qui signifie mettre en mouvement, bouger.
Étymologiquement, cela évoque l’idée de changement, déplacement ou action.

Citoyen vient du latin civis, qui désigne le membre d’une cité (civitas), c’est-à-dire une communauté
politique organisée
Étymologiquement Un mouvement citoyen désigne donc, à l’origine des termes,
une action collective mise en marche par des membres d’une cité (des citoyens) pour intervenir dans la vie
publique.
Selon Alain Touraine
Touraine, un mouvement citoyen s’inscrit dans la logique des mouvements sociaux :
Il s’agit d’une action collective organisée par des acteurs sociaux qui cherchent à transformer les
orientations culturelles et politiques de la société.
🔹 Selon Charles Tilly
Tilly définit les mouvements citoyens comme :
Des formes d’action collective soutenues par des campagnes publiques revendicatives, reposant sur la
mobilisation de ressources et la démonstration d’un soutien populaire.

🔹 Selon Sidney Tarrow


Pour Tarrow, un mouvement citoyen est :
Une mobilisation collective durable, portée par des réseaux d’acteurs, qui contestent l’ordre établi à
travers des actions collectives publiques.

🔹 Selon Jürgen Habermas


Habermas associe les mouvements citoyens à l’espace public :
Ils constituent des formes d’expression de la société civile visant à influencer la délibération démocratique
et les décisions politiques.

Selon moi le mouvement citoyen est une mobilisation collective de personnes (citoyens) qui s’organisent
pour défendre une cause, exprimer des revendications ou influencer les décisions publiques.
Conclusion
En définitive, le mouvement citoyen trouve son sens dès son origine étymologique : il s’agit d’une mise en
action de membres d’une cité pour intervenir dans la vie publique. Cette idée première de mobilisation
collective s’est enrichie grâce aux analyses de penseurs comme Alain Touraine, Charles Tilly, Sidney Tarrow
et Jürgen Habermas, qui montrent que le mouvement citoyen est à la fois une action organisée, une
contestation publique, une mobilisation durable et une expression de la société civile dans l’espace
démocratique.
Ainsi, le mouvement citoyen apparaît comme un acteur essentiel de la démocratie : il permet aux citoyens
de s’unir pour défendre des causes, porter des revendications et influencer les orientations politiques et
sociales. Il traduit concrètement l’engagement des citoyens dans la vie collective et participe à l’évolution
et à la transformation de la société.

LA BIBLIOGRAPHIE

Arendt, Hannah. La condition de l’homme moderne. Paris : Calmann-Lévy, 1961 [1958].


Aristote. La Politique. Traduction française. Paris : Vrin, 1990 [IVe siècle av. J.-C.].
Bourdieu, Pierre. Le sens pratique. Paris : Éditions de Minuit, 1980.
Dahl, Robert. Qui gouverne ? Paris : Armand Colin, 1971 [1961].
Durkheim, Émile. Les règles de la méthode sociologique. Paris : Presses Universitaires de France, 1988
[1895].
Foucault, Michel. Surveiller et punir. Paris : Gallimard, 1975.
Habermas, Jürgen. L’espace public. Paris : Payot, 1978 [1962].
Lincoln, Abraham. Discours de Gettysburg, 19 novembre 1863. In Abraham Lincoln: Speeches and
Writings. New York : Library of America, 1989.
Mendras, Henri. La Seconde Révolution française. Paris : Gallimard, 1988.
Montesquieu. De l’esprit des lois. Paris : Gallimard, 1995 [1748].
Platon. La République. Traduction française. Paris : Flammarion, 1966 [IVe siècle av. J.-C.].
Rousseau, Jean-Jacques. Du contrat social. Paris : GF Flammarion, 2001 [1762].
Tarrow, Sidney. Power in Movement. Cambridge : Cambridge University Press, 1994.
Tilly, Charles. La France conteste. Paris : Fayard, 1986.
Tocqueville, Alexis de. De la démocratie en Amérique. Paris : Gallimard, 1986 [1835-1840].
Touraine, Alain. Sociologie de l’action. Paris : Seuil, 1965.
Weber, Max. Économie et société. Paris : Plon, 1971 [1922].

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