2.3.
2/L’intelligence préopératoire (2-7ans)
• Intériorisation des schèmes d’action,développement des capacités représentatives et utilisation
croissante de la fonction symbolique
• Stade de l’intelligence par la pensée et la représentation mentale:l’action peut-être efféctuée en
parole ou par imitation différée
• Deux sous-stades caractérisent l’intelligence préopératoire :
➢ pensée symbolique ( 2-4 ans)
➢ pensée intuitive ( 4-7 ans)
• L’accès à la fonction symbolique s’exprime à travers :
➢ L’apparition de nouvelles activités basées sur la capacité à utiliser des symboles (dessin
par exemple)
➢ L’utilisation des mots et du langage
➢ La possibilité de se représenter mentalement un signifié ( absent) au moyen d’un
signifiant ( présent)
• Le raisonnement n’est pas logique (inductif ou déductif) mais transductif :
➢ Si deux évènements surviennent dans intervalle de temps restreint ou dans le même
contexte, l’enfant établit une relation de causalité entre les deux
➢ Exemple : dispute dans la voiture avec sa sœur = > pneu crève =
> explique le pneu crevé par la dispute
• La principale limite de la pensée pré-opératoire est la centration (tendance a percevoir qu’un
seul aspect de la situation)
➢ Répercussions sur la compréhension du monde physique : la non-réversibilité
➢ Répercussions sur la compréhension du monde social : l’égocentrisme forme de
centration qui vas empêcher l’enfant d’adapter de autre point de vu que le sien dans
l’environnement
• L’égocentrisme :
➢ En situation expérimentale (voir la vidéo)
➢ En situation expérimentale :tache des 3 montagne =La tâche des trois montagnes a été conçue pour
tester la capacité des enfants à adopter le point de vue d'une autre personne.
➢ Dans les situations du quotidien : le jeu du cache-cache , dans les dialogue entre les enfants très auto-
centré= « enfant 1 »bon mon papa est pompier… « enfant 2 ».j’ai 6ans ...
Bilan :
2.3.3./L’INTELLIGENCE OPÉRATOIRE (7-11 ANS) • Ou stade
des opérations concrètes
• Déclin de l’égocentrisme et acquisition d’une intelligence logique =forme de raisonnement
logique de manière cohérente
• A ce stade, l’individu acquiert une représentation mentale cohérente dépendante de la perception
(le raisonnement porte sur des objets et non sur idées)
• Accès au principe de réversibilité et essor d’une pensée physique avec maîtrise des principes de
conservation et de classification
•La réversibilité : capacité à considérer une action ou une opération comme l'inverse ou la
réciproque d'une autre.
Implique la notion d’invariant des grandeurs physiques (Quantité, Masse, Longueur)
• La maîtrise du principe de réversibilité est une condition nécessaire à l’accès au principe de
conservation deux quantité égal au départ après une transformation apparente sans rien touché
après on peut revenir a l’état initial
• Les épreuves de conservation comprennent trois phases :
Suite a expérience les enfant pense que la ou il a eu la transformation est plus remplie alors que la
quantité est la même
Le concept de conservation repose sur la maîtrise de trois opérations :
➢ Réversibilité =l’enfant est capable de faire mentalement l’inverse pour revenir a la situation
de base
➢ Identité =peut importe la nature de l’objet si on rajoute ou on enlevé c’est la même identité)
➢ Compensation =décentration moins ego-centré capacité de ne pas se focalisé sur un seul
aspect mais plusieurs aspect
Mais on reste sur un raisonnement logique avec des objet visible...De manière imagé les enfant
on plus de mal a réalisé et a maintenir leur esprit logique
Piaget a décrit différents types de conservation qui ne sont pas tous maîtrisés au même moment :
(voir vidéo)
Le principe de classification :
• Des objets ont des propriétés communes et des propriétés spécifiques
• Organisation hiérarchiques d’emboîtements successifs en classes et sous-classes
• Un objet peut appartenir à plusieurs catégories
L’inclusion des classes :
Est-ce qu’il y a plus de
chiens ou de chats ?
Est-ce qu’il y a plus de
chiens ou d’animaux ?
(voir vidéo)
ATTENTION :
Cette capacité de raisonnement porte sur des objets et non sur des idées ou des concepts abstraits !
Exemple : « Imagine qu'il y a 2 quantités X qui forment un tout. Si nous augmentons la
première quantité mais que le tout demeure le même, qu'arrive-t-il à la deuxième quantité ? »
Bilan :
2.3.4./L’INTELLIGENCE FORMELLE (À PARTIR DE 11 ANS)
• Période de l’adolescence : dernière étape de la construction des opérations intellectuelles
• Opérations formelles = organisation de représentations construites précédemment pour ce
détacher ce que que l’on voit matériellement et pouvoir l’imaginée et pouvoir résonner sur de
l’abstrait
• Apparition de la pensée abstraite et du raisonnement hypothético-déductif la capacité de résumé
sur des situation hypothétique et mettre à l’épreuve des idée donc raisonnement complexe
• La pensée formelle permet d’aller plus loin, avec :
➢ Le détachement du réel
➢ La possibilité de raisonner sur des hypothèses
➢ La prévision des conséquences à long terme
➢ La possibilité de situer le réel dans un ensemble de possibilités
La pensée formelle est une pensée combinatoire
Exemple de la tâche du pendule :
Qu’est ce qui fait varier la vitesse d’oscillation
pendule ?
La longueur de la corde uniquement
Résultat :
L'individu va mettre en place les schèmes définitifs qu'il utilisera tout au long de sa vie
Bilan :
l
2.4./APPORTS ET LIMITES DE LA THÉORIE PIAGÉTIENNE
Les apports de la théorie de Piaget :
• La logique commence à s’installer avant l’acquisition du langage, à travers l’activité sensori-
motrice en interaction avec l’environnement
• L’apprentissage passe par des situations de déséquilibre avec l’environnement
• L’enfant est actif dans la construction de ses structures cognitives
Critiques et limites de la théorie de Piaget
• Critiques méthodologiques =globalement les première théorie sur la base de ses enfants donc la
manière de 3 enfants peut être faux….beaucoup de méthode dont la capacité de parler est essentiel
• Critiques théoriques :
➢ Remise en cause d’une approche par stades successifs =age d’acquisition
Étude de Mounoud & Bower (1974) sur la conservation du poids (à partir de 9 ans pour Piaget)
chez des bébés de 6 à 18 mois
Étape 1: les bébés adaptent-ils leurs gestes au poids des objets ?
On tend l’objet au nourrisson et on regarde sa réaction pour voir si il arrive a maîtriser sa force
VD = Amplitude des mouvements des bébés
→ si le bras se baisse = sous estimation du poids
→ si le bras se lève = sur estimation du poids
(1) Phase de sériation - Présentation des cylindres du plus léger au plus lourd et du plus lourd au
plus léger :
(avec tout les cylindres)
Résultats : à tous les âges, les bébés ajustent leur comportement au poids des objets & leurs
gestes sont de plus en plus précis au fur et à mesure de l’habituation
(2) Phase d’illusion visuelle - Présentation des cylindres 3a et 3b :
on vas regarder les attitude du bébé face a un objet qui est le même mais avec des poids différents
Résultats : les bébés de 9,5 mois et plus ont une amplitude de mouvement trop élevée quand ils
prennent l’objet 3b parce que celui-ci est plus léger que ce à quoi ils s’attendaient
synthèse :
Les résultats de cette première étape montrent que :
- Les bébés sont capables d’adapter leur geste en fonction du poids
→ Le geste est un bon indicateur des attentes du bébé en terme de poids
- Dès 9,5 mois, ils sont capables d’anticiper le poids en fonction de ce qu’ils voient
= Il est possible d’étudier la conservation du poids chez le bébé
Étape 2 : les bébés sont-ils conservant du poids ?
(1) Phase d’habituation
(2) Phase de test Transformation de l’objet devant le bébé
1) Si le bébé « comprend » que le changement de forme
ne modifie pas le poids alors il ne modifiera pas son
geste
2) Si le bébé pense que la modification de forme modifie
le poids alors il adaptera son geste
résultat :A partir de 18 mois les bébés ne modifient pas leur geste, ils sont conservant
• Les bébés possèdent des capacités au delà de ce que Piaget supposait
• Piaget ne prend pas en compte le caractère social de l’enfant en développement
QUIZZ DE RÉVISION SUR LA THÉORIE DE PIAGET