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Struct - Amphi 4

Le document traite des distances inter-réticulaires et des familles de plans réticulaires dans les systèmes cristallins, en mettant l'accent sur le système cubique. Il aborde également les nœuds équivalents dans les réseaux cristallins et les différents types d'empilements d'atomes, ainsi que la compacité des structures cristallines. Enfin, il décrit les liaisons chimiques, y compris covalentes, ioniques et métalliques, en relation avec les propriétés des matériaux.

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Struct - Amphi 4

Le document traite des distances inter-réticulaires et des familles de plans réticulaires dans les systèmes cristallins, en mettant l'accent sur le système cubique. Il aborde également les nœuds équivalents dans les réseaux cristallins et les différents types d'empilements d'atomes, ainsi que la compacité des structures cristallines. Enfin, il décrit les liaisons chimiques, y compris covalentes, ioniques et métalliques, en relation avec les propriétés des matériaux.

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e) Distances inter-réticulaires

Système cubique

Exemples :

112
Remarque : plus les indices sont grands, plus la distance
interplan est petite, et moins les plans sont denses

113
f) Familles de plans réticulaires
• Une famille de plans équivalents se note .
• Elle regroupe toutes les séries de plans qui
correspondent à la même distance inter-réticulaire ℎ𝑘𝑙 .

Exemple du système cubique :


Même distance pour les plans ou etc.

La famille de plans
compte 6 membres. Sa
multiplicité est 6.
114
g) Nœuds équivalents
Deux nœuds du réseau cristallin dont dits « équivalents » s’ils peuvent être
reliés l’un à l’autre par une translation où
Exemple: le nœud en centre de maille dans un Orthorhombique Centré

c
réseau de
𝟏𝟏𝟎 translation

b réseau de
a translation

Invariance par translation : le réseau se superpose sur lui-même par translation


avec tout vecteur de la forme : , où 𝑢, 𝑣 et 𝑤 sont des entiers.

TOUS les nœuds situés en centre de maille sont équivalents dans


l’ensemble du réseau périodique

A contrario : les nœuds aux sommets et les nœuds aux centres NE SONT PAS

équivalents, car de non entiers :
115
Les nœuds en centre de face dans un réseau

réseau de
translation

réseau de
translation
Les nœuds situés en vis-à-vis sur des faces parallèles de la maille
élémentaire comptent pour un seul

Les nœuds des faces perpendiculaires


ne sont PAS équivalents
Plan du cours de « Structures des Matériaux »
I. États de la matière
II. Matériaux cristallins
1. Cristallographie géométrique
2. Structures compactes
A. Empilements CFC et HC
B. Compacité
III. Cohésion et structure cristalline
IV. Défauts dans les cristaux
V. Structure de bandes électroniques

117
II-2.A. Empilements CFC et HC
a) Plans denses
Les atomes, considérés comme des sphères rigides,
s’assemblent dans des plans compacts :

• Chaque sphère du plan


est en contact avec ses
voisines

• Chaque sphère du plan est


entourée de 6 autres sphères

• Lesquelles forment des hexagones

118
Séquences d’empilement
On forme une couche compacte, de position « A ».
On empile la 2ème couche dans l’un des deux interstices B ou C de la couche A,
par exemple en B :

Pour la 3ème couche : 2 interstices


C possibles, A ou C
B
A
ABC… 2) Choix de B

1) Choix de A ABABA…
C
B
A

B
A

119
b) Empilement compact : nombre de voisins = 12

ABCABC… 3 dessus
Cubique Faces
Centrées (CFC)

Total : 12 6 autour

3 dessous
120
Empilement compact : nombre de voisins = 12

ABABAB… 3 dessus
Hexagonal
Compact (HC)

Total : 12 6 autour

3 dessous
121
Empilement compact cubique, CFC : ABCABCABCABC…
« CFC » : cubique faces centrées
A
B
C

[111]

(111) C

Plans denses : (111) B

(111) A
122
Empilement compact hexagonal : ABABABABAB…
« HC »

Plans denses : A

123
c) Cubique centré : semi-compact
cubique centré (CC)

Plans denses :

124
II-2.B. Compacité
a) Définition

• La compacité est reliée à la densité


atomique d’une structure
• Elle est aussi appelée taux de
remplissage, ou fraction volumique (TD)

Par hypothèse pour le calcul, on considère :

• que les atomes sont des sphères parfaites, de rayon r

• qu’elles se touchent selon les directions les plus denses

125
b) Structures Structure Cubique Centrée CC

2r
a

a
• Plans les plus denses : {110}
• Directions denses <111> : grandes diagonales du cube
• les sphères se touchent selon la direction [111]

126
Compacités des structures cubiques

CFC : 74% CC : 68%

CS : 52% diamant : 34%


127
Plan du cours de « Structures des Matériaux »

I. États de la matière
II. Matériaux cristallins
III. Cohésion et structure cristalline
15
1. Introduction 10

2. Liaison covalente 5

3. Liaison ionique 0
0 0,5 1 1,5 2

4. Liaison métallique
-5

-10
5. Force des liaisons -15

IV. Défauts dans les cristaux


V. Caractérisation par DRX
VI. Structure de bandes électroniques
128
III-1. Introduction
II-1.A. Cohésion
• La cohésion des solides en général, et des cristaux en particulier,
provient des interactions électroniques et de la Mécanique
Quantique
• La force de liaison est de nature électrostatique
 Les électrons dans les cristaux portent une charge négative, .
 Les atomes sont à l’état ionisé, et portent des charges positives ou négatives
 L’énergie coulombienne entre charges et s’écrit :

 Cette énergies est négative, c-à-d attractive, lorsque les charges sont de
signes opposés

129
III-1.B. Liaison moléculaire : partage d’électrons stabilité
• La cohésion d’une molécule est un effet quantique
• L’énergie de la molécule est plus basse que la somme des énergies des deux
atomes séparés

• principe d’exclusion de Pauli : un état quantique ne peut accueillir qu’un seul


électron à la fois
• Sur un tel niveau énergétique de ce type, on peut placer deux électrons, à
condition que leur état de spin soit différent 130
III.1.C. Énergie de cohésion

- +
r
• L’attraction gagne à longue distance
• La répulsion de cœurs durs gagne à
courte distance

• L’énergie est minimale pour la position d’équilibre :


• L’énergie totale d’un cristal est négative
• C’est l’énergie de cohésion
• C’est l’énergie nécessaire pour séparer le solide en atomes neutres
au repos

131
III-2. Liaison covalente
Mise en commun d’électrons de couches externes : comme une
liaison chimique dans une molécule :

: énergie de liaison par atome


(par molécule; par liaison)

• Liaison forte, et anisotrope

méthane
éthylène

𝑎 = 357pm

132
III-3. Liaison ionique
III-3.A. Échange d’électron entre ions
Cristal NaCl

Na Cl

atome de sodium atome de chlore

Cristaux ioniques
Na+ Cl- • NaCl, céramiques,
oxydes, etc.

cation sodium anion chlore


133
Ionisation

Pertes ou gains d’un ou plusieurs électrons


– Cation : perte ; Anion : gain
 couche complète  gaz rare le plus proche

– Exemple : NaCl

n I II III IV V VI VII VIII

2 Li Be B C N O F Ne
3 Na Mg Al Si P S Cl Ar
sodium : Na : (Ne)3s1 Na+ : (Ne)
chlore : Cl : (Ne)3s23p5 Cl- : (Ar)
134
III-3.B. Règles pour les composés ioniques
a) Alternance
• attraction cation / anion
• répulsion anion/anion et cation/cation
• alternance cation / anion
• modèle de sphères dures, ions de signe opposé au contact

stable instable
• neutralité électrique

135
b) Relations structures ioniques CA – rayons ioniques
Le cation doit être assez gros pour écarter les anions les uns des autres :

𝒄
rayon du cation Contact selon la grande
diagonale :

𝒂
rayon de l’anion

Structure CsCl : coordinence 8

a
Condition pour que la
structure CsCl soit stable.
136
Quand le cation est un peu plus petit :

Structure NaCl : coordinence 6

Contact selon l’arête :

Condition pour que la structure NaCl soit stable.


137
Quand le cation est un encore plus petit :

Structure ZnS (zinc blende) : coordinence 4

Contact selon la grande diagonale :

Condition pour que la structure ZnS soit stable.


138
c) En résumé : structures AB et rayons ioniques
0,732 < <1 type CsCl

0,414 < < 0,732 type NaCl


0,225 < < 0,414 type ZnS (blende)
Type NaCl
Type CsCl 𝒓𝒄/𝒓𝒂
𝒓𝒄/𝒓𝒂 KF 1,00
CsCl 0,91 RbCl 0,82
CsBr 0,84 CaO 0,80
CsI 0,75 KCl 0,73
KBr 0,68
CaS 0,61
Type ZnS LiF 0,59
𝒓𝒄/𝒓𝒂 MgO 0,59
NaCl 0,54
AgI 0,51
NaBr 0,50
ZnS 0,48 NaI 0,45
BeS 0,20 MgS 0,45
LiCl 0,43
LiBr 0,40 139
III-4. Liaison métallique
III-4.A. Une glu électronique délocalisée

Les électrons sont délocalisés dans tout le solide

Liaison métallique : forte


140
III-4.E. Liaison métallique : isotrope
a) Voisins
Permet de maximiser le nombre d’atomes voisins
 Conduit à des structures compactes

CFC HC CC
Coordinence : 12 Coordinence : 12 Coordinence : 8
APF = 0,74 APF = 0,74 APF = 0,68

141
b) Une grande majorité des éléments sont métalliques

Cn Nh Fl Mc Lv Ts Og

wikipedia 142
Les métaux : structures compactes
La quasi-totalité des métaux cristallisent dans un empilement compact (HC ou CFC)
ou semi-compact (CC) :
HC Be, Mg, Sc, Ti, Co, Zn, Zr, Ru, Cd

CFC Al, Ca, Ni, Cu, Ag, Au, Pt, Fe-g… quadratiques

CC Alcalins, Ba, V, Cr, Fe-a, Mo, W orthorhombique

Li Be

Na Mg Al

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga

Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn

Cs Ba Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb

La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb

rhomboédrique 143
III-5 Liaison dipolaire
III-5.A. Interaction dipôle-dipôle
• Vu de loin, un couple de charges +q –q paraît neutre,
• pourtant un petit écart entre les positions de deux charges
électriques (appelés « dipôle ») fait apparaître un champ électrique
qui se fait sentir à grande distance.

144
III-5.B. Types de dipôles (atome ou molécule dipolaires)

– dipôle induit : ex: distorsion temporaire du nuage


électronique (cristaux de « gaz rares »)  dipôle induit dans
l’atome voisin


+ + + – + –

– dipôle permanent :

H Cl + – 𝑓

Faible État
gazeux à 𝑎𝑚𝑏
145
a) Liaison de Van der Waals
Interaction faible, mais à longue portée

C’est la force qui reste lorsque toutes les autres


sont nulles. Elle est d’origine dipolaire.
Cristaux de Van der Waals:
• Gaz rares à très basse température
Ou : « comment le gecko
grimpe aux vitres » !

[Link]
[Link]

Ar à 77K

Interaction entre deux plans séparés


par une distance :
b) Liaison hydrogène
Liaison d’origine électrostatique dipolaire entre un atome d’hydrogène et un
atome électronégatif (F, O, N)

• Liaison de force intermédiaire

• Très importante en biologie :


elle assure la cohésion de la
molécule d’ADN.
147
III-6. Force et propriétés des liaison
III-6.A. Liaisons fortes
[Link]

C-diam
covalente
Si [Link]

Ge, AsGa

haute Tf
haute Tf rigides, ductiles,
rigides, fragiles, SiO2 [Link]
bons conducteurs
peu conducteurs Cu
Al
Fe, Ni, Co
Cr, Sn
MgO, TiO2 Ag, Au, Pd, W, Mo
NaCl ionique métallique
Al2O3 [Link]
[Link]
[Link]
[Link]
III-6.B. Solides avec liaisons fortes et faibles
a) Graphite (covalent+vdW)

[Link]

The architecture of
molecules, L. Pauling
et R. Hayward (1964) 149
b) Polymères (covalent + liaison H)
chaîne
Époxy  colle

mère (motif)

Polymérisation : établissement de liaisons +/- fortes entre chaînes

PE : polyéthylène PVC : polyvinyl chloride


PMMA :
polyméthacrylate
de méthyle

Polymères : basse Tf , souples, ductiles, peu conducteurs 150


Types de polymères : en fonction des chaînes moléculaires

• thermoplastiques : fusibles (liaisons faibles entre chaînes)

[Link]
[Link]
Fabrication additive :

Polypropylène (PP)

• thermodurcissables : infusibles (liaisons fortes entre chaînes)

 Avantage : résistent à la chaleur


 Inconvénient : polymérisation 3D, non recyclable

[Link]
Polyester (PE)
• élastomères : infusibles/ grandes déformations réversibles

Néoprène (polychloroprène)
151

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