Cours Spdi
Cours Spdi
Certains établissements mettent en jeu, dans le cadre de leurs activités, des matières ou des
mécanismes dangereux pour la nature, l’homme et les biens. Ces manipulations présentent,
généralement, un risque constant pour leur environnement et peuvent entraîner des accidents
naturels ou industriels aux effets graves et immédiats.
Un risque industriel, tout événement survenu de manière accidentelle sur un de ces sites
industriels, dont l’activité implique l’usage de matières ou d’activités à risques majeurs. Les
sites industriels, qui présentent ce risque, sont étroitement soumis à des réglementations
spécifiques et à des contrôles réguliers. De manière générale, les risques industriels sont à
probabilité faible, mais à gravité importante.
Il existe 6 grandes familles de risques Les risques naturels (avalanche, incendie de forêt,
séisme, inondation, tempête, cyclone, éruption volcanique) Les risques technologiques
(industriel, biologique, nucléaire, rupture de barrage.. Les risques professionnels liés à la
sécurité et à la protection de la santé des travailleurs (CNAMTS-INRS) Les risques des
transports collectifs (personnes, matières dangereuses) Les risques de la vie quotidienne
(accidents domestiques, de la route) Les risques liés aux conflits.
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2.1 Introduction
Les éléments d’une unité de production chimique pouvant être le siège des phénomènes
dangereux sont :
le réacteur,
les équipements connexes : canalisations, condenseur…
le stockage de produits chimiques en amont ou en aval du réacteur,
l’atelier de production.
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Réacteurs semi continus : à l’instar des réacteurs fermés, pour ce type de réacteurs
le déchargement des produits se fait là encore à la fin de l’opération. Seulement, les
constituants réactifs sont introduits tout au long de la transformation chimique.
Réacteurs continus : concernant les réacteurs continus considérés comme des
systèmes ouverts, et à la différence des réacteurs fermés et semi continus, le chargement
des constituants réactifs et le déchargement du mélange se font en parallèle durant la
transformation chimique.
Pour ce type de réacteurs se manifeste un écoulement interne sous diverses formes, qui
dépendent de la structure interne du réacteur et des propriétés physiques du mélange
réactionnel. Dans ce sens, il est donc indispensable de définir les types d’écoulements pour
définir et classer les cas rencontrés, d’où l’intérêt de faire la différence entre ces modes
d’écoulements pour attribuer à chaque type de réacteurs continus ces caractéristiques qui le
différencient par rapport aux autres. A cet effet, on a deux principaux types de réacteurs
continus à l’image des deux modes d’écoulements idéaux ( figure2).
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Dans ces réacteurs continus, l’écoulement du mélange se déroule d’une façon plus
complexe, ceci dit il existe un temps de séjour du mélange qui représente le temps
de rétention d’une molécule entre son entrée et sa sortie. Ainsi, les modèles des
réacteurs continus déjà cités sont à vrai dire idéaux, car on n’a pas tenu compte de
ce paramètre. En bond graph, la prise en considération de ce temps de séjour relève
de la problématique de la modélisation des systèmes à retard pur, un problème
qu’on ne va pas aborder (Le retard pur étant un temps pendant lequel le système
n’échange pas de puissance). Dans ce sens, on va utiliser par la suite les modèles
idéaux cités avant, qui sont largement employés par la communauté des
automaticiens pour la commande des procédés.
Pour illustrer la différence au niveau de l’évolution des concentrations pour les divers
types de réacteurs homogènes figure3, il est présenté l’exemple d’un réacteur
monophasique avec différents types de mode de fonctionnement, et dont la réaction de
transformation est définie par : n1 + n2 → n3
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2 - Que se passe-t-il si le réacteur n’éclate pas mais que son contenu est dispersé à
l’atmosphère ? Rejet en partie haute (gaz/aérosol) par rupture de canalisation ou par ouverture
du disque de rupture.
3 - Que se passe-t-il si le réacteur n’éclate pas mais que son contenu se vide ? Rejet en partie
basse (liquide) par rupture de canalisation, ouverture de vanne ou fuite directe du réacteur.
Selon la nature des produits contenus dans le réacteur (introduits, synthétisés ou issus d’une
réaction non désirée), les phénomènes dangereux peuvent conduire aux trois types d’effets
énoncés précédemment : thermiques, de surpression et toxiques. La figure ci-dessous expose
schématiquement les trois scénarios de perte de confinement d’un réacteur discontinu de quelques
m3, situé dans un atelier, ainsi que les effets associés.
Les emballements de réactions constituent une source importante d’accidents dans l’industrie.
Ils sont dus principalement à la perte de la maîtrise du procédé et touchent de nombreux
domaines : chimie, pétrochimie, agroalimentaire, fabrication de plastiques et caoutchoucs,
travail des métaux… Les procédés en cause sont eux aussi variés : réaction chimique,
polymérisation, distillation, etc
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2.5 Evaluez les risques liés aux produits chimiques Le danger de toxicité
Le danger présenté par certains composés peut provenir de leur “toxicité”, c’est-à-dire leur
action néfaste sur l’organisme si on les respire, si on les ingère ou même parfois s’ils touchent
simplement la peau.
Les modes de pénétration principales dans l’organisme des produits toxiques sont la
respiration, la digestive, inhalation, contact, et cutanée. En effet, lors de la plupart des
accidents chimiques, le produit se répand sous forme gazeuse, créant un nuage toxique. Si
l’on séjourne dans un tel nuage, les produits toxiques agissent en général suivant trois modes
d’action :
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Le contact cutané ou oculaire est effectué lorsque le produit chimique est projeté sur la peau
ou dans l’œil. Le contact avec les voies digestives (bouche, œsophage, estomac…) a lieu
quand le produit chimique est avalé. Pour les voies respiratoires, il a lieu lorsque des vapeurs
du produit chimiques sont respirées.
Une fois le produit en contact avec le tissu, il peut pénétrer à l’intérieur du tissu, malgré les
barrières biologiques. Les caractéristiques du produit chimique définissent son potentiel et sa
vitesse de pénétration à travers le tissu.
Enfin, l’accident peut conduire à une pollution brutale ou différée de l’air, des eaux
superficielles ou souterraines (nappe phréatique) avec risque d’atteinte de la flore, des fruits,
des légumes, de la faune puis des hommes en bout de chaîne alimentaire.
Ces transports constituent un risque potentiel important, que ce soit d’incendie, d’explosion,
de toxicité, de pollution de l’environnement, de corrosion.
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Par ailleurs, les industriels échangent entre eux ce type de produit ainsi que d’autres produits
chimiques plus élaborés qui sont transportés par route ou par rail mais aussi parfois par
canalisations.
Le risque présenté par ce type de transport est bien évidemment la rupture d’une de ces
canalisations laissant échapper le produit véhiculé qui, s’il est gazeux, se dilue dans
l’atmosphère produisant un nuage pouvant s’enflammer ou provoquer une explosion ; les
dégâts peuvent alors être considérables sur une zone étendue. Si le produit est liquide, la fuite
peut polluer gravement le sol, les rivières, les nappes phréatiques et être à l’origine
d’émanations toxiques.
La présence d’un stockage de produits chimiques rend les incendies plus dangereux et
difficiles à maîtriser. D’autre part, les fuites sur un récipient ou lors d’un transfert peuvent
favoriser le départ ou la propagation d’un incendie ou d’une explosion.
Ces incidents peuvent survenir lors d’une intervention humaine ou en son absence. Ils peuvent
avoir pour origine un encombrement excessif, un empilage hasardeux, un mauvais
rangement des produits ou des défauts de conception du local de stockage (dénivellation,
éclairage insuffisant). Il peut aussi se produire des ruptures ou chutes des supports fragilisés
par la corrosion par exemple. Ces incidents peuvent entraîner des atteintes physiques
(contusion, plaies), des brûlures chimiques et des intoxications, principalement par inhalation.
L’évaporation d’un produit inflammable répandu hors de son emballage peut également
rendre l’atmosphère du local explosive.
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Compte tenu des différentes étapes de raffinage, les risques au sein des raffineries sont
multiples. Ils peuvent être à la fois physiques et chimiques et aller d’une fuite ou d’un
déversement à un éclatement de tuyauterie avec projections, en passant par l’incendie…
L’importance des canalisations en taille et en étendue nécessite une bonne connaissance des
lieux pour évoluer en toute sécurité dans ce contexte. Le stockage et la fabrication de produits
dangereux de grandes tailles nécessitent une formation aux risques chimiques et aux risques
liés aux produits inflammable pour pouvoir pénétrer dans ces zones (pénétration en zone
ATEX). Sinon, l’accompagnement par une personne qualifiée et formée est nécessaire.
Ce constat constitue l’évolution actuelle du déplacement des risques de la raffinerie vers les
entreprises extérieures.
Les produits moins volatils comme le kérosène et le carburant diesel devraient aussi être
manipulés avec précaution pour prévenir tout déversement et inflammation éventuels, car
leurs vapeurs sont elles aussi combustibles lorsqu’elles se mélangent à l’air à des
concentrations se situant dans la plage d’inflammabilité (entre la limite inférieure
d’inflammabilité et supérieure d’inflammabilité).
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Il peut aussi y avoir des effets à long terme sur la santé. L’essence contient, par exemple, du
benzène, un composé cancérogène connu pour lequel la valeur moyenne d’exposition n’est
que de 1 ppm.
Les fractions gazeuses tirées du pétrole et les combustibles les plus volatils ont un effet
légèrement anesthésique. L’inhalation de combustibles liquides à faible point d’ébullition,
comme l’essence et le kérosène, peut provoquer une grave pneumonie de type chimique.
Les gaz et les vapeurs peuvent aussi être présents en concentrations suffisamment élevées
pour faire tomber la concentration d’oxygène dans l’air au-dessous du seuil nécessaire à la
respiration.
L’exposition de l’essence, du kérosène et des fiouls légers peut aussi provoquer une dermite,
car ces substances ont tendance à détruire les graisses de la peau.
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Produits Risques
Solvants pétroliers : (Benzène, Inflammable pour la plupart = point d’éclair < 55°c.
Toluène, Xylène Hexane et Les aromatiques (benzène, toluène, xylène) sont généralement plus
Heptane) toxiques (CMR entre autre) que les non aromatiques (hexane, heptane)
plutôt ayant des propriétés neurotoxiques.
Oléfines :(L’éthylène, propylène, Extrêmement Inflammable ; Le butadiène 1.3 est cancérigène catégorie 1
butylène, butadiène 1,3…)
1) Gaz de pétrole Extrêmement inflammable Les vapeurs en mélange avec l’air peuvent
liquéfiés (GPL)= créer un mélange explosif. Dans une enceinte fermée, les vapeurs prennent
mélanges la place de l’oxygène d’où le risque d’asphyxie.
d’hydrocarbures
paraffiniques et
oléfiniques
Combustibles Ex : propane et
et carburants : butane
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3) Carburéacteurs Produits Inflammables. Produits nocifs : peut provoquer une atteinte des
et kérosènes poumons en cas d’ingestion Produits irritants pour la peau
4) Fiouls légers = Combustible mais pas classé inflammable car point d’éclair > 60°c. Produit
gazole et fioul cancérigène de cat 3 : effet cancérogène suspecté
domestique
5) Fiouls Lourds Combustible mais pas classé inflammable car point d’éclair >70°c.
et combustibles Produits cancérigène cat 2
résiduels
Huiles de procédé Combustible mais pas classé inflammable car point d’éclair >121°c. Riches
en HAP. Présence de produits cancérigènes.
Lubrifiants et graisses Combustible mais pas classé inflammable car point d’éclair très élevé. Les
additifs des huiles lubrifiantes peuvent engendrer des risques : présence de
certains HAP (cancérigènes) et de certaines nitrosamines (cancérigènes)
1) Paraffine
2) Le coke Combustible mais pas classé inflammable car point d’éclair très élevé
Produits spéciaux 3) Le bitume Combustible mais pas classé inflammable car point d’éclair très élevé.
Chauffé, il peut dégager des HAP (certains sont cancérigènes)
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[Link].1 Le dessalage
La première étape du raffinage consiste à éliminer les contaminants (l’eau, des sels
inorganiques, des solides en suspension et des traces de métaux solubles dans l’eau) par
dessalage (déshydratation) pour réduire la corrosion, le colmatage et l’encrassement des
installations et empêcher l’empoisonnement des catalyseurs dans les unités de production.
Un incendie peut se déclarer par suite d’une fuite dans les réchauffeurs, entraînant le rejet des
constituants volatils du pétrole brut. Il peut y avoir exposition à de l’ammoniac, à des dés
émulsifiants chimiques secs ainsi qu’à des bases ou des acides durant le dessalage. Il y a
présence de sulfure d’hydrogène lorsqu’on procède au dessalage de pétroles bruts acides à
des températures élevées.
Selon la matière première brute et les produits de traitement utilisés, les eaux usées
contiendront diverses quantités de chlorures, de sulfures, de bicarbonates, d’ammoniac,
d’hydrocarbures, de phénols et de solides en suspension. Si l’on procède à la filtration sur de
la terre à diatomées, il faut limiter ou contrôler les expositions, car ce milieu de filtration
peut contenir de très fines particules de silice qui sont dangereuses pour les voies
respiratoires.
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Les pétroles bruts et les produits de distillation contiennent tous des composés aromatiques à
point d’ébullition élevée, y compris des HAP qui sont cancérogènes.
L’exposition de courte durée à des vapeurs de naphta présentes en concentrations élevées peut
provoquer des maux de tête, des nausées et des étourdissements, tandis que l’exposition de
longue durée peut entraîner une perte de connaissance.
Pour les naphtas aromatiques contenant du benzène (cancérigène cat. .1), il est capital de
limiter l’exposition à ces substances.
Les produits de tête des déshexaniseurs peuvent contenir des quantités importantes d’hexane
normal, substance qui peut agir sur le système nerveux des personnes exposées.
[Link].1.1 La viscoréduction
La viscoréduction est une forme de craquage thermique modéré de mélanges lourds qui
permet de réduire le point d’écoulement des résidus cireux et de diminuer considérablement la
viscosité du produit sans modifier sa plage d’ébullition.
[Link].1.2 La cokéfaction
La cokéfaction est un craquage thermique poussé permettant d’obtenir de l’essence de
distillation directe (naphta de cokéfaction) et divers distillats moyens qui sont envoyés dans
les unités de craquage catalytique.
Le sulfure d’hydrogène et les bruts acides favorisent la corrosion des installations. L’unité de
cokéfaction peut exploser par contact avec de l’eau résiduelle et lorsqu’elle est rechargée
avec du coke chaud.
Lorsque le coke est retiré sous forme pâteuse, il peut y avoir diminution de la teneur en
oxygène en milieu confiné, par exemple dans des silos de stockage.
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Il faut régulièrement prélever des échantillons et analyser la charge, les produits obtenus et
les produits recyclés pour s’assurer que le procédé de craquage se déroule comme prévu et
qu’aucun contaminant n’a pénétrés dans le circuit.
Lors du traitement de bruts acides, il peut y avoir corrosion si les températures sont
inférieures à 482 °C. Il y a également risque de corrosion en présence simultanée de liquides
et de vapeurs et aux endroits soumis à un refroidissement local, par exemple les supports de
buses et les points d’appui d’une plateforme.
[Link].2.1 L’hydrocraquage
L’hydrocraquage est un procédé en deux étapes combinant le craquage catalytique et
l’hydrogénation, procédé au cours duquel les produits souhaités sont obtenus par craquage de
fractions distillées en présence d’hydrogène et de catalyseurs spéciaux.
Il existe des pressions très élevées intervenant dans ce procédé. Ce procédé est soumis à
de fortes corrosions de par les conditions de températures élevées et la nature des gaz
(sulfure d’hydrogène,…). Compte tenu des pressions et des températures de fonctionnement
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très élevées des unités d’hydrocraquage, des incendies peuvent exister par le fait de fuites
possibles d’hydrocarbures ni rejets d’hydrogène.
Comme il s’agit d’un procédé en circuit fermé, les risques d’exposition pour le personnel sont
minimes en temps normal. Il y a surtout un risque d’exposition à du naphta aliphatique
contenant du benzène, à des HAP cancérogènes, à des émissions de gaz et de
vapeurs d’hydrocarbures, à des gaz riches en hydrogène et à du sulfure d’hydrogène, en cas
de fuites dans les circuits haute pression. Il peut aussi y avoir des rejets de grandes
quantités de monoxyde de carbone durant la régénération et le changement du catalyseur.
Les poussières de catalyseur peuvent atteindre des concentrations explosives durant le
rechargement. Des incendies peuvent être provoqués par le sulfure de fer qui recouvre le
coke.
[Link].2.2 La polymérisation :
La polymérisation est un procédé permettant de combiner au moins deux molécules
organiques non saturées (oléfines) en une seule molécule plus lourde dans laquelle les
éléments de la molécule d’origine sont présents dans les mêmes proportions.
Les reformats peuvent avoir des concentrations très élevées de toluène, de benzène, de xylène
et d’autres constituants aromatiques utiles dans la préparation de l’essence et dans les
procédés pétrochimiques.
[Link].2.4 L’isomérisation :
L’isomérisation permet de convertir le n-butane, le n-pentane et le n-hexane en leurs
isoparaffines respectives.
Il peut y avoir formation d’acide si la charge n’est pas complètement sèche et désulfurée, ce
qui altérerait le catalyseur et entraînerait la corrosion du métal.
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[Link].3.1 La polymérisation
La polymérisation est un procédé permettant de combiner au moins deux molécules
organiques non saturées (oléfines) en une seule molécule plus lourde dans laquelle les
éléments de la molécule d’origine sont présents dans les mêmes proportions.
Le personnel peut être exposé aux solutions de lavage caustiques (hydroxyde de sodium), à
l’acide phosphorique utilisé lors du procédé ou éliminé durant la révision complète de
l’installation, ainsi qu’aux poussières de catalyseur. Il y a aussi un risque de réaction
exothermique incontrôlée en cas de perte d’eau de refroidissement.
[Link].3.2 l’alkylation
L’alkylation combine les molécules d’oléfines obtenues par craquage catalytique avec des
molécules d’isoparaffines et accroît ainsi le volume et l’indice d’octane des essences de base.
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Dans le désasphaltage par solvant, toute perte de vide risque de provoquer un incendie en
raison de la pénétration d’air dans l’unité.
On peut aussi être exposé aux vapeurs de solvant de déparaffinage, constitué d’un mélange de
MEK et de toluène. Bien que l’extraction par solvant soit un procédé en circuit fermé, elle
comporte un risque d’exposition aux HAP cancérogènes présents dans les huiles traitées
aux solvants d’extraction, comme le phénol, le furfural, le glycol, la MEK, des amines et
d’autres produits mis en oeuvre ou manipulés lors des opérations. Il faut réguler la
température et la pression avec précision durant le désasphaltage pour éviter toute
perturbation. De plus, l’humidité, un excès de solvant et une baisse de la température de
traitement peuvent entraîner la formation de mousse et affecter ainsi le bon fonctionnement
des opérations.
Le contact avec de l’huile chaude provoque des brûlures de la peau. Il existe un risque
d’exposition du personnel à de l’huile chaude contenant des composés aromatiques
polycycliques cancérogènes, à du propane liquéfié et des vapeurs de propane, du sulfure
d’hydrogène et du dioxyde de soufre.
Lors de l’hydrotraitement, il faut maintenir au plus bas niveau possible la teneur en sulfure
d’hydrogène de la charge pour réduire la corrosion. En cas de rejet, il y a un risque
d’exposition du personnel à des vapeurs de naphta aromatique contenant du benzène, du
sulfure d’hydrogène ou de l’hydrogène ; en cas de fuite ou de déversement d’eau acide, il y a
un risque d’exposition à de l’ammoniac. Il peut aussi y avoir présence de phénols lors du
traitement de charges possédant un point d’ébullition élevé.
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4.1 Introduction
Dans l’industrie chimique un procédé de fabrication peut être décomposé en une
succession d’opérations qui constituent ses étapes clés. On distingue généralement le (ou les)
réacteurs qui sont constitués par des enceintes dans lesquelles se déroulent les réactions
chimiques, et les opérations de séparations qui sont destinées à séparer et purifier les
constituants d’un mélange. La maîtrise de ces opérations unitaires est essentielle pour
optimiser les conditions technico-économiques de la production et s’adapter à un nouvel
environnement. C’est ainsi qu’il y a quelques années les obligations consistaient à obtenir un
débit matière maximum, augmenter la capacité de production en se limitant à quelques
produits standards. Cette démarche a évolué et l’objectif maintenant exige de prendre en
compte le choix optimal des charges, produire de la valeur ajoutée, rechercher l’efficacité
énergétique, respecter l’environnement, identifier les produits les mieux adaptés au marché,
ou encore identifier les niches qui permettent de prendre place dans une économie qui est
maintenant planétaire.
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Les constituants A et B non convertis peuvent être recyclés en amont du réacteur. L’étape de
séparation 3 peut être qualifiée de purification puisqu’il s’agit d’éliminer une faible fraction
de B contenue dans le constituant C. L’effluent constitué d’une faible fraction de C et B peut
également être recyclé en amont du séparateur 2.
Ainsi les équipements retenus pour effectuer ces séparations ont plusieurs objectifs :
1) Séparer un mélange, purifier un réactif, un intermédiaire chimique ou un produit.
2) Assurer un transfert de matière par la mise en contact des phases non miscibles (SL/ L-
G/S-G/L-L).
3) Procéder de façon continue ou discontinue c’est-à-dire dans un système ouvert ou fermé
selon la définition de la thermodynamique.
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2. Les équations d’état, afin de caractériser les équilibres entre les phases. Quoi qu’il en soit,
un système est ou se dirige toujours vers l’équilibre. L’équilibre du système est caractérisé par
des variables d’état. Pour les phénomènes courants du génie chimique, ce sont des variables
comme la température, la pression, les compositions qui déterminent et fixent l’état du
système en équilibre. Lorsqu’une quelconque de ces variables change, l’état du système
change, l’équilibre change et s’accommode. Puisque tous les systèmes physico-chimiques
obéissent à un équilibre qui est fonction des variables d’état, celles-ci sont reliées entre elles
dans des expressions qui traduisent l’état d’équilibre et qu’on appelle équations d’état. Les
équilibres peuvent être de deux types, à savoir :
– chimique, les énergies mises en jeu sont grandes car il s’agit de modifier des matières;
– physique, les énergies mises en jeu sont moins importantes car la matière n’est pas
modifiée.
3. Les lois cinétiques, afin de rendre compte des vitesses de réalisation des phénomènes lors
des transferts de matière ou de chaleur. Il est nécessaire d’acquérir les données cinétiques (le
potentiel de transfert) des mécanismes limitants, qui imposeront leur allure et entraîneront le
choix des appareils et de leurs dimensions, donc celui des temps de séjour. Ces lois doivent
être appliquées aux processus en distinguant aussi:
– s’il s’agit de phénomènes stationnaires, permanents, ne variant pas au cours du temps ou de
phénomènes transitoires, en mouvement, variant avec le temps;
– s’il s’agit de transferts simples ou de transferts simultanés, seulement un transfert de chaleur
ou de matière ou de quantité de mouvement ou un mélange des précédents;
– s’il s’agit de systèmes à une ou plusieurs phases, c’est-à-dire si ce sont des systèmes
homogènes ou des systèmes hétérogènes.
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d’impuretés. On peut, dans ce cas, distiller une seconde fois le produit impur, voire redistiller
le produit de cette seconde distillation, etc. Ainsi on procède à une répartition simple, portant
uniquement sur le produit. Ces opérations de répétition et/ou de recyclage peuvent être mises
en œuvre dans une succession de séparateurs que l’on appelle une cascade.
La cascade à contre-courant, qui réalise répétition et recyclage à la fois sur les produits et les
résidus, est la plus utilisé, car c’est celle qui réalise le meilleur compromis entre qualité et
quantité.
4.5 Bilans
Les problèmes de génie chimique font généralement intervenir les principes de conservation
de trois grandeurs physiques : matière (ou masse), énergie et quantité de mouvement. Les
bilans systématiques sont essentiels pour le calcul des installations, mais aussi pour renseigner
l’ingénieur sur la bonne marche d’un appareil (identification d’une fuite, vérification de
l’obtention d’un régime permanent…). Les bilans peuvent concerner l’ensemble du système,
ou porter sur un élément « différentiel ».
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La pompe peut traiter des liquides dangereux ou toxiques. Il faut bien identifier le contenu de
la pompe et éliminer les risques d’exposition, particulièrement lorsqu'il est dangereux ou
toxique. Les risques éventuels consistent, entre autre, en des températures élevées, des
liquides inflammables, acides, corrosifs, explosifs et autres risques.
Les principaux dangers pour les aubages pendant cette phase du pompage sont, d’une part, le
coup de bélier lié au retournement très rapide de l’écoulement, et d’autre part, le risque de
rencontrer des phénomènes aéroélastiques (flottement, réponse forcée synchrone ou
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asynchrone) liés aux fréquences énergétiques qui dominent dans l’écoulement pendant la
phase qui précède l’inversion.
Le risque important de rupture pour les aubages, ces derniers subissant de façon cyclique la
sollicitation du coup de bélier (hammershock) de la phase de décompression et la fatigue
vibratoire du flottement (flutter ) qui peut se produire quand le débit est inversé.
Les risques de corrosion des différents éléments de la pompe (intérieur de la pivoterie : paliers
magnétiques, roulements, etc.) en contact avec les gaz plus ou moins corrosifs utilisés dans
les procédés de fabrication des semi-conducteurs. Elle chasse les molécules de la pivoterie
vers le refoulement et permet d’abaisser la température du rotor.
Il peut exister un risque de décharge d'électricité statique des pièces plastiques qui ne sont pas
mises à la terre correctement. Si le liquide pompé n'est pas conducteur, la pompe doit être
rincée avec un liquide conducteur dans des conditions ne permettant pas la propagation
d'étincelles.
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5.2 Définition
Cette appellation (E.S.P) désigne l’ensemble des appareils destinés à la production, la
fabrication, l’emmagasinage ou la mise en œuvre, sous une pression supérieure à la pression
atmosphérique, des vapeurs ou gaz comprimés, liquéfiés ou dissous. Les tuyauteries et
accessoires de sécurité en font également partie. Tous ces équipements peuvent présenter un
risque important en cas de défaillance.
Ils sont présents, tant dans notre environnement quotidien (bouteilles de gaz « butane »,
cocotte-minute, compresseur d’air …) que dans un milieu industriel (réacteurs de l’industrie
pétrolière ou chimique, récipients de stockage de gaz, tuyauteries sous pression du Groupe 1
ou du Groupe 2 de PS*DN bien défini…).
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des organismes soient effectuées dans le cadre d’une délégation accordée par le préfet
(DRIRE).
Le risque de rupture mécanique est inhérent aux installations sous pression et sous vide. Les
chocs, les conditions extrêmes de température (flamme, liquides cryogéniques) ou la
corrosion (entretien insuffisant, milieux particulièrement agressifs) peuvent notamment
contribuer à fragiliser les matériaux et provoquer une rupture mécanique, se traduisant par :
un éclatement lorsqu’il s’agit d’une installation sous pression,
une implosion lorsqu’il s’agit d’une installation sous vide.
Dans les deux cas, il existe des risques de dommages importants liés à la projection violente
de matière (projection de débris de verre ou de pièces mécaniques, fouettement par des
tuyauteries flexibles,…), ainsi qu’à l’onde de choc.
L’éclatement ou la fuite d’une installation contenant des gaz sous pression peut présenter des
risques d’intoxication, d’incendie ou d’explosion, selon les propriétés du gaz utilisé.
Les installations possédant des zones de surpression ou de dépression importantes, accessibles
aux patients ou au personnel médical, présentent des risques particuliers ([Link]. chambre
hyperbare). Les risques liés aux environnements hypo- ou hyperbares sont les suivants :
Risque de feu accru (milieu hyperbare)
Hyperoxie, intoxication à l’oxygène (milieu hyperbare)
Hypoxie, insuffisance en oxygène (milieu hypobare)
Dommages liés aux variations importantes de pression (barotraumatismes, maladie
de décompression)
On se référera donc aux règles et procédures propres à ces installations avant toute
manipulation ou utilisation.
Ces équipements présentent également des risques d’explosion liés à :
- la corrosion de leur enveloppe,
- leur détérioration mécanique (chocs, ...),
- leur utilisation à une pression à laquelle ils ne sont pas destinés,
- une mauvaise utilisation.
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L’énergie contenue dans les appareils à pression est très importante et peut, en cas de
défaillance de l’enceinte (chocs, corrosion, etc.), entraîner la destruction de l’appareil avec
des projections de fragments et une libération brutale de gaz ou de vapeurs parfois toxiques
ou inflammables, provoquant des dégâts humains et matériels dans le voisinage des lieux de
l’accident.
Dans l’industrie, en particulier dans les secteurs chimique et pétrolier, ces équipements sont
nombreux et figurent parmi les principaux facteurs de risque. Leur surveillance est donc
primordiale et une attention particulière doit être portée à leur construction. Les règles
applicables à leur construction sont aujourd’hui européennes et leur respect est de la
responsabilité du fabricant. Cette responsabilité incombe à l’exploitant pour ce qui concerne
leur installation, leur utilisation et leur maintenance.
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Les modes de dégradation pouvant entraîner la destruction d’un appareil sont nombreux.
Parmi ceux-ci on trouve les phénomènes de corrosion, la fissuration dans les zones à fortes
contraintes ou le long des soudures, une utilisation erronée en dehors des limites de pression
ou de température prévues par le fabricant. La poursuite de l’exploitation d’équipements
affectés de tels défauts peut entraîner la rupture sous l’effet de la pression. La surveillance a
donc pour objet de prévenir l’occurrence de tels évènements par l’exécution de contrôles
appropriés permettant de déceler les altérations avant qu’elles ne deviennent dangereuses.
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1.1 Introduction
L’élaboration des produits verriers fait appel, aux différentes étapes du processus de
fabrication, à des équipements thermiques :
les fours de fusion assurent l’élaboration du verre de base à partir du mélange des
matières premières (appelé aussi « composition ») ;
les canaux de conditionnement (appelés « feeders ») relient le four de fusion aux
machines de formage ;
les fours ou arches de recuisson éliminent les contraintes thermiques apparues au
cours du formage (appelés étenderies dans le verre plat) ;
les fours ou arches de cuisson de décors ;
les fours de trempe (verre plat et verrerie de table) ;
les fours de bombage de verre plat (pare-brise et autres).
Le verre est obtenu par fusion d’un mélange de plusieurs composants (la composition)
dont l’élément principal est la silice apportée généralement sous forme de sable. Le verre le
plus simple comporte :
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Dans toutes ces activités, les travaux de verrerie et de cristallerie utilisent des fours pour
obtenir du verre en fusion qui exposent à de fortes chaleurs et aux rayons infrarouges et
utilisent de nombreux produits chimiques, dont certains sont allergènes et cancérogènes : la
matière première du verre est la silice, mais elle est associée à de nombreux composants dont
les oxydes de plomb pour obtenir du cristal, et beaucoup d’autres métaux sous forme
d’oxydes utilisés comme colorants.
6.1.1 Les risques thermiques causés par les procédés de fabrication du verre
La fabrication du verre utilise des procédés à feux continus de fusion, recuisson ou séchage
dans des fours dont la chaleur nécessaire est générée par la combustion de gaz ou de mazout,
par un arc ou une résistance électrique, des micro-ondes,...
Lors de la production de produits verriers, la température du verre en fusion dans la cuve du
four est proche de 1600°C, mais la voute du four peut dépasser largement 2000°C ; puis, le
verre fluide à la sortie du four est refroidi vers 1000°C pour le rendre visqueux afin de
pouvoir le travailler avec des opérations de transformation qui dépendent du type de
fabrication.
Du fait de ces procédés, les locaux des ateliers de verrerie et cristallerie sont donc
particulièrement exposés à l’énergie rayonnante des infrarouges, aux températures élevées et
aux risques de brûlures thermiques. Le suivi de la fusion, la proximité du verre en fusion, le
travail du verre à la main, le contact avec des machines chaudes notamment pendant les
périodes de montage, réglage et maintenance sont les principales sources de risque thermique.
Le contact direct de la peau avec des surfaces chaudes ou des matériaux en fusion peut bien
entendu d’abord provoquer de très graves brûlures cutanées.
Mais la proximité d’une source de chaleur peut aussi entrainer des céphalées, hypersudation,
tachycardie, hypotension et, conjuguée à des températures de l’air élevée, provoquer des
malaises dus à la déshydratation et des troubles circulatoires. Au-delà de 25 oC, l'inconfort se
fait ressentir avec, de plus, toutes les conséquences psychologiques que cela peut avoir sur la
précision des gestes, la vigilance et donc la sécurité (diminution des capacités de réaction,
irritabilité, agressivité).
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6.1.2 Les risques chimiques causés par les procédés de fabrication du verre
6.1.3
Les substances entrant dans la composition du verre sont très nombreuses
et les fumées et les poussières provenant des matières premières en
suspension (silice, poussières alcides et alcalines, fumées de métaux lourds,
etc.) exposent les verriers et cristalliers à des dangers d’affections
respiratoires et certains sont cancérogènes : l'industrie du verre a été classé
par le CIRC en 1993 en 2A (cancérogène probable) pour la fabrication de
la verrerie d'art et le verre pressé dans son ensemble, mais quelques
composés sont en catégorie 1 (cancérogène avéré).
Les postes préparant les compositions des préparations pour les verres et
les teintes de sérigraphie, sont parmi les plus exposés, avec des particules
en suspension dans l’air provenant du transvasement et du mélangeage des
matières premières solides sous forme granulaire. Les traitements à chaud,
les traitements de surface à proximité, les opérations de polissage et de
finition dégageant des brouillards d'acide forts, l’introduction et la sortie
des pièces des fours, moulage et démoulage figurent aussi parmi les
activités les plus dangereuses. La réparation périodique des fours et le
nettoyage des moules exposent aussi aux produits de thermolyse des huiles
de démoulage contenant des hydrocarbures aromatiques polycycliques
(HAP) et aux fibres céramiques réfractaires (FCR).
La silice, la soude, la chaux, le borax, l’alumine, la potasse etc ... font partie des nombreux
composants entrant dans la fabrication du verre, mais la silice cristalline est le produit de base
essentiel du verre et les émissions de particules de silice cristalline peuvent générer des
cancers broncho-pulmonaires et les poussières de silice cristalline peuvent induire une
irritation des yeux et provoquer l’apparition de bronchites chroniques. Les verres de cristal
contiennent une proportion importante (environ 30%) d’oxyde de plomb : indice de réfraction
élevé, facilité de coupe et de polissage, haute résistivité électrique et protection contre les
rayons X, sont utilisés dans l’industrie du verre optique, d’art et pour les applications
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électriques et électroniques. Ce métal est notamment libéré par la gravure et se retrouve dans
l'atmosphère et se dépose avec la poussière. La toxicité du plomb, par inhalation de fumées et
de poussières, ingestion de particules, expose les travailleurs à des maladies professionnelles à
long terme (saturnisme), par effets cumulatifs : troubles du système nerveux, anémie,
insuffisance rénale, altération de la fertilité.
Les risques liés aux particules ou fumées de métaux des colorants et décolorants
Des oxydes de métaux sont utilisés pour colorer ou décolorer le verre : cadmium, chrome,
arsenic, cuivre, nickel, cobalt, manganèse, étain, sélénium, titane, tungstène...
Des affections respiratoires et cutanées sont liées à l’inhalation ou au contact de poussières
minérales renfermant ces oxydes métalliques, notamment :
• les ulcérations, dermites, cancers provoqués par les bichromates,
• syndromes neurologiques causées par le bioxyde de manganèse (manganisme),
• lésions des voies respiratoires et du rein et cancers causés par le cadmium,
• dermites, rhinites, asthmes, cancers (ethmoïde, sinus, bronches) causés par le dioxyde de
nickel,
• brûlures oculaire, cutanée, respiratoire par le sélénium...
D’autres molécules utilisées pour la coloration de verre (aniline, auramine, benzidine...) sont
également cancérogènes.
Les affections provoquées par les produits de thermolyse (à plus de 400°C) des huiles de
démoulage et graisses d’origine minérale ou de synthèse proviennent en particulier des
hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérogènes. Les fibres céramiques
réfractaires (FCR) présentes au niveau des joints des fours en remplacement de l’amiante sont
classés aussi dans la catégorie des cancérogènes (catégorie 2). Le renouvellement des FCR
s’effectue soit de manière préventive lors d’interventions à chaud (feeder, joint...) et lors de
maintenance régulière sur les fours, soit de manière curative lors d’un constat d’usure.
Les filaments de verre continus ou de laine isolante ont un assez grand diamètre avec un
risque faible d’atteindre les alvéoles pulmonaires et les cellules des bronches et s’y accumuler
pour provoquer une fibrose ou un cancer. Néanmoins, les laines d’isolation de verre sont
classées en catégorie 3 (phrase de risque R40, c'est-à-dire substances préoccupantes pour
l’homme en raison d’effets cancérogènes possibles, mais pour lesquelles les informations
disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante) et les fibres de verre à usage
spécial de type E et les microfibres de verre de type 475 ont un risque cancérogène classé en
catégorie 2 (phrase de risque R 49, c'est-à-dire possibilité pour ces produits d’être cancérigène
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pour l’homme).
Par contre, l’inhalation constante de fibres de verre peut causer des inflammations de la
muqueuse nasale et de la trachée.
Le contact cutané avec les fibres de verre peut provoquer aussi des dermites d’irritation qui se
traduisent par des lésions plus ou moins importantes telles des rougeurs, des démangeaisons
(prurit).
6.1.4 Le bruit
Les sources de bruits dans les ateliers de fabrication du verre sont nombreuses (vibreurs
pneumatiques, compresseurs, soupapes d’échappement, moteurs d’entraînement des
mélangeurs, souffleries de combustion, convoyeurs, contacts de la meule contre le cristal, ....).
Les niveaux de pression acoustique engendrés par les bruits des machines (sans insonorisation
adaptée) dans les ateliers peuvent avoisiner 100 dB.
En dehors des atteintes au système auditif (déficit auditif, acouphènes...), le bruit ambiant peut
entraîner une gêne ou un stress vecteur de troubles du psychisme et de pathologies qui nuisent
non seulement à la santé du travailleur mais aussi à la sécurité de son travail par baisse de
vigilance et de dextérité ou de concentration.
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combustion dégage des gaz et fumées très toxiques : CO, CO2, NO2, mais aussi vapeurs
d’acides et fumées d’oxydes de métaux lourds. Les risques d’incendie sont associés aux
systèmes d’alimentation en combustible des usines et aux moteurs, aux citernes de stockage
de combustibles, aux réseaux de tuyaux de distribution et aux injecteurs, aux bouteilles de
produits inflammables et comburants pour le fonctionnement des chalumeaux...
Certaines parties des machines les opérations de nettoyage et de maintenance, les réglages, les
démarrages sont sources d'accidents majeurs du fait des pièces en mouvement accessibles
(engrenages de transmission, arbres, courroies et poulies, tambours en rotation ou rotors de
fabrication des fibres ...) en particulier lors des mises en marche intempestives, des arrêts
anormaux suite à une rupture d’énergie : piqures, coupures aux mains, lacérations des avant-
bras ou écrasements lors des nettoyages par exemple.
Chutes de plain pied sur sol glissant, inégal ou encombré, (notamment lors du
chargement des trémies d’alimentation), coupures aux mains par bris de verre ou de cristal,
lacérations par des outils manuels, piqûres par aiguilles de verre, projections de verre dans les
yeux, troubles musculo-squelettiques causés par les activités s'effectuant dans des postures
complexes et gestes répétitifs avec mouvements de l'épaule et du poignet (graissage des
moules... ) ou dans des espaces confinés notamment pour la réfection des fours, électrocution
par contact direct ...
L’activité continue implique un travail posté en équipes (horaires décalés en trois huit) et/ou
de nuit (entre 9 heures du soir et 6 heures du matin). La perturbation des rythmes du sommeil
peut entrainer :
de nombreux troubles somatiques (surtout digestifs et majoration du risque
cardiovasculaire), psychologiques (stress, risque accru de pathologie dépressive,
addictions à l’alcool ou aux drogues...).
des problèmes psychosociaux et familiaux liés au mode de vie.
Et une survenue d’accidents accrue due à la somnolence et au manque de vigilance
induit, lié à l’augmentation du temps de réaction aux aléas.
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