République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Ecole Nationale Polytechnique
Département de Maîtrise des Risques Industriels et Environnementaux
Filière : QHSE – GRI
Rapport de Stage
Optimisation du PII face au risque
d’incendie des cuvettes de stockage Gasoil
Centrale Électrique Turbines à Gaz de L’ARBAA
Unité de Production de Larbaâ – wilaya de Blida
Deuxième Année – Troisième Semestre
Durée du stage : du 24/08/2025 au 25/09/2025
Réalisé par :
Hemza ZICHE
Encadré par :
Tahar GACEMI
Année Universitaire 2024–2025
Remerciements i
Remerciements
Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à l’ensemble de l’équipe pédagogique de
ma spécialité, ainsi qu’au personnel administratif de l’établissement pour leur soutien
et les connaissances qu’ils m’ont transmises tout au long de ma formation.
J’adresse également mes remerciements à toute l’équipe de l’entreprise d’accueil pour
leur accueil chaleureux, leur disponibilité et leur collaboration durant la période de
mon stage.
Je tiens à remercier tout particulièrement mon encadrant en entreprise, [Link]
GACEMI , pour son accompagnement, ses conseils précieux et l’attention qu’il a
portée à l’encadrement de ce travail.
Enfin, je remercie toutes les personnes qui ont contribué, de près ou de loin, à la
réalisation de ce rapport.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Résumé ii
Résumé
La production d’électricité à partir des centrales thermiques à turbines à gaz joue un
rôle essentiel dans l’alimentation du réseau électrique national. Toutefois, ces installa-
tions industrielles impliquent la manipulation de combustibles inflammables et l’exploi-
tation d’équipements fonctionnant dans des conditions de température et de pression
élevées, ce qui peut générer des risques importants pour les personnes, les installations
et l’environnement.
Le présent travail porte sur l’analyse de la sécurité et l’évaluation des risques au sein de
la centrale de production d’électricité de Larbaâ. L’étude s’appuie sur une démarche mé-
thodologique basée sur l’identification des dangers, l’analyse des scénarios accidentels
et l’évaluation de la criticité des risques à l’aide d’une matrice combinant la probabilité
d’occurrence et la gravité des conséquences.
L’analyse a permis de mettre en évidence plusieurs scénarios de risques potentiels,
notamment les fuites de gaz naturel, les défaillances mécaniques des turbines et les
incendies liés au stockage de gasoil. Parmi ces scénarios, l’incendie au niveau du bac
de stockage de gasoil a été identifié comme l’un des risques critiques en raison de ses
conséquences potentielles sur la sécurité du personnel, la continuité de la production
et la protection de l’environnement.
Enfin, l’étude propose un ensemble de mesures d’amélioration visant à renforcer les
dispositifs de prévention et de protection existants, notamment par l’automatisation
des systèmes d’intervention, l’amélioration du confinement des liquides inflammables
et la mise en place de barrières de protection thermique. Ces mesures permettent
de réduire significativement le niveau de risque et d’améliorer la sécurité globale de
l’installation.
Mots-clés : Centrale thermique, analyse des risques, sécurité industrielle, incendie,
stockage de gasoil, prévention.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Abstract iii
Abstract
Electricity production from gas turbine thermal power plants plays a crucial role in
supplying the national electrical grid. However, these industrial installations involve the
handling of flammable fuels and the operation of equipment under high temperature
and pressure conditions, which may generate significant risks for personnel, facilities,
and the environment.
This work focuses on the safety analysis and risk assessment of the Larbaâ power
generation plant. The study is based on a methodological approach including hazard
identification, accident scenario analysis, and risk evaluation using a criticality matrix
that combines the probability of occurrence with the severity of potential consequences.
The analysis highlighted several potential risk scenarios, including natural gas leaks,
mechanical failures of turbines, and fires related to diesel fuel storage. Among these
scenarios, a fire in the diesel storage tank was identified as one of the most critical
risks due to its potential consequences on personnel safety, production continuity, and
environmental protection.
Finally, the study proposes several improvement measures aimed at strengthening the
existing prevention and protection systems. These measures include the automation
of emergency response systems, improved containment of flammable liquids, and the
installation of thermal protection barriers. Implementing these solutions would signifi-
cantly reduce the level of risk and enhance the overall safety of the installation.
Keywords : Thermal power plant, risk analysis, industrial safety, fire, diesel storage,
prevention.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Table des matières iv
Table des matières
Remerciements i
Résumé iii
Liste des abréviations viii
Liste des symboles ix
Introduction Générale x
1 Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 1
1.1 Fiche technique de la centrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Informations Générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.2 Caractéristiques de Production . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.3 Composants Principaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.4 Combustibles et Fluides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.5 Évacuation d’Énergie et Environnement . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.6 Ressources Humaines (Données 2013) . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Contexte et Historique du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Processus de Production d’Énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Cadre Juridique de la Centrale TG de Larbaâ . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4.1 Classification de l’établissement (Décret exécutif n°07-144) . . . 4
1.4.2 Références Législatives Nationales . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4.3 Réglementation Internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.5 Analyse de l’environnement externe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.5.1 Contexte géographique et géologique . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.5.2 Facteurs climatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.5.3 Risques naturels externes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5.4 Environnement socio-économique . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5.5 Infrastructures de transport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.5.6 Facteurs anthropiques externes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.5.7 Synthèse des enjeux externes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.5.8 Implications pour la gestion des risques . . . . . . . . . . . . . . 8
2 Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 9
2.1 Présentation de NORMISO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.1 Identification de la société . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.2 Coordonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Table des matières v
2.1.3 Agréments et accréditations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.4 Domaines d’intervention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.1.5 Équipe et savoir-faire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Méthodologie d’identification des dangers . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2.1 Approche utilisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2.2 Référence aux accidents historiques (Casuistique) . . . . . . . . 11
2.2.3 Analyse des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2.4 Méthodologie pour les zones non techniques . . . . . . . . . . . 13
2.3 Évaluation et hiérarchisation des risques majeurs . . . . . . . . . . . . 14
2.4 Focus sur le risque critique non résolu (Étude de cas) . . . . . . . . . . 16
2.4.1 Description du scénario accidentogène . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4.2 Conséquences potentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3 Chapitre III : Propositions d’Amélioration et Stratégie de Mise en
OEuvre 20
3.1 Les mesures déjà mises en place . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3.1.1 Mesures de Prévention (Avant l’incident) . . . . . . . . . . . . . 20
3.1.2 Mesures de Protection (Pendant et après l’incident) . . . . . . . 20
3.1.3 Schéma décisionnel simplifié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.2 Analyse des Lacunes et Défaillances du PII Actuel . . . . . . . . . . . . 21
3.3 Modernisation Technique et Spécifications de Dimensionnement . . . . 22
3.3.1 Système de Sécurité Instrumenté et Automatisation . . . . . . . 22
3.3.2 Dimensionnement du Confinement Déporté (Remote Impounding) 22
3.3.3 Atténuation Thermique : Mur Pare-feu et Barrières Irriguées . . 24
3.4 Synthèse de l’Efficacité des Mesures Proposées . . . . . . . . . . . . . . 24
Conclusion Générale 25
references 26
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Table des figures vi
Table des figures
1.1 Schéma de principe du cycle de fonctionnement de la turbine V94.2 [1] 3
1.2 Carte de zonage sismique du territoire national [2] . . . . . . . . . . . . 6
2.1 Méthodes d’identification des accidents majeurs . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Résumé de la méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3 Distance d’effet [3] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 La zone de stockage de gasoil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.1 Architecture du système de confinement déporté conforme aux spécifi-
cations EPA [4]. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2 Diagramme conceptuel du système de drainage gravitaire et de mitiga-
tion [5]. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.3 Modélisation de l’atténuation du rayonnement thermique par une bar-
rière irriguée [6]. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Liste des tableaux vii
Liste des tableaux
1.1 Spécifications techniques des groupes de production . . . . . . . . . . . 1
1.2 Classification des installations du site. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Synthèse SWOT des facteurs externes influençant la centrale . . . . . . 8
2.1 Matrice de risque utilisée pour la centrale Electrique LARBAA . . . . . 13
2.2 Niveaux de risques (Acceptable, ALARP, Inacceptable) . . . . . . . . . 13
2.3 Niveaux de risques (Acceptable, ALARP, Inacceptable) . . . . . . . . . 14
2.4 Hiérarchisation des risques majeurs (Extrait de l’EDD) . . . . . . . . . 15
2.5 Émulseur nécessaire pour couvrir une flaque d’hydrocarbures . . . . . . 18
3.1 Comparaison des indicateurs de risque avant et après modernisation. . 24
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Liste des abréviations viii
Liste des abréviations
SPE Société de Production de l’Électricité (filiale de Sonelgaz)
TG Turbine à Gaz
MW Mégawatt (unité de puissance électrique)
MVA Méga Volt-Ampère (puissance apparente)
kV Kilovolt (unité de tension électrique)
NOx Oxydes d’Azote (polluants atmosphériques)
RPA Règlement Parasismique Algérien
SWOT Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats (analyse straté-
gique)
ICPE Installation Classée pour la Protection de l’Environnement
EDD Étude de Dangers
APR Analyse Préliminaire des Risques
ADR Analyse Détaillée des Risques
REX Retour d’Expérience
ESDV Emergency Shut Down Valve
EPI Équipements de Protection Individuelle
ARI Appareil Respiratoire Isolant
ATEX Atmosphères Explosibles
PCO Poste de Commandement Opérationnel
DO Directeur des Opérations
PII Plan d’Intervention Interne
PPI Plan Particulier d’Intervention
PSI Plan de Sûreté Interne
EIE Étude d’Impact sur l’Environnement
AE Audit Environnemental
ALARP As Low As Reasonably Practicable (niveau de risque tolérable)
EPA Environmental Protection Agency
NFPA National Fire Protection Association
ISO International Organization for Standardization
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Liste des symboles ix
Liste des symboles
Q Débit volumique (m3 /s ou L/min)
Qmousse Débit de solution moussante utilisé pour l’extinction d’un incen-
die
Vtotal Volume total de confinement requis (m3 )
Vtank Volume du réservoir ou du bac de stockage (m3 )
Vextinction Volume d’eau et de mousse utilisé pour l’extinction
Vrainf all Volume d’eau de pluie pouvant s’accumuler dans la zone
D Diamètre de la conduite ou du déversement (m)
A Surface de la flaque ou section de passage (m2 )
Hf Hauteur de la flamme ou du mur pare-feu (m)
g Accélération de la pesanteur (9.81 m/s2 )
Cd Coefficient de décharge hydraulique
ρ Masse volumique du fluide (kg/m3 )
ṁ Débit massique (kg/s)
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Introduction Générale x
Introduction Générale
La production d’énergie électrique constitue un élément essentiel au développement
économique et industriel d’un pays. Afin de répondre à la demande croissante en élec-
tricité et d’assurer la stabilité du réseau national, les centrales thermiques à turbines à
gaz occupent une place stratégique dans le système énergétique. Toutefois, ces instal-
lations industrielles présentent également des risques potentiels liés à la manipulation
de combustibles inflammables, au fonctionnement d’équipements à haute température
et pression, ainsi qu’à la complexité des procédés industriels.
Dans ce contexte, la maîtrise des risques industriels devient une priorité majeure pour
garantir la sécurité des travailleurs, la protection de l’environnement et la continuité
de l’exploitation. L’identification des dangers, l’évaluation des scénarios accidentels et
la mise en place de mesures de prévention et de protection constituent des étapes
fondamentales dans toute démarche de gestion de la sécurité industrielle.
Le présent travail s’inscrit dans le cadre d’une analyse de sécurité appliquée à la centrale
de production d’électricité de Larbaâ. Il vise à étudier l’environnement technique et
réglementaire de l’installation, à identifier les principaux risques susceptibles d’affecter
son fonctionnement et à analyser les scénarios d’accidents potentiels. Cette étude per-
mettra également de mettre en évidence les mesures de maîtrise des risques existantes
et de proposer des améliorations techniques et organisationnelles afin de renforcer le
niveau global de sécurité du site.
Ainsi, cette étude contribue à une meilleure compréhension des enjeux liés à la gestion
des risques dans les installations industrielles énergétiques et souligne l’importance
d’une approche systématique et proactive en matière de sécurité et de prévention des
accidents majeurs.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 1
Chapitre I : Présentation de la
Centrale de Production
d’Électricité
1.1 Fiche technique de la centrale
Cette fiche technique présente les caractéristiques principales de la centrale de Larbaa,
basées sur les données fournies par la SPE [1].
1.1.1 Informations Générales
— Exploitant : SPE Spa (Filiale Sonelgaz).
— Localisation : Belouadi, Larbaa (Wilaya de Blida).
— Superficie : 5,4 hectares.
— Constructeur : Ansaldo Energia (Contrat N° 2007/242/KDM/007).
— Investissement : 254 Millions d’Euros (HT) + 6 614 Millions de DA (HT).
— Mise en service : Juillet à Octobre 2009 (4 groupes).
1.1.2 Caractéristiques de Production
Table 1.1 – Spécifications techniques des groupes de production
Puissance Totale 560 MW (Bornes usine)
Nombre de Groupes 4 Turbines à Gaz
Puissance unitaire 139,9 MW (Conditions site)
Type de Turbine Ansaldo V94.2 (Cycle simple)
Vitesse de rotation 3000 tr/min
1.1.3 Composants Principaux
— Alternateur :
— Modèle : WY 21 Z - 092.
— Puissance : 190 MVA.
— Tension : 15,5 KV.
— Refroidissement : Air en circuit fermé.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 2
— Transformateur Principal :
— Rapport : 225 KV / 15,5 KV.
— Puissance : 190 MVA.
— Poids : 194 tonnes.
1.1.4 Combustibles et Fluides
— Combustible Principal : Gaz Naturel (Gazoduc Sonatrach).
— Combustible de secours : Gasoil.
— Eau déminéralisée : Utilisée pour l’injection (réduction NOx) et lavage com-
presseur.
1.1.5 Évacuation d’Énergie et Environnement
— Poste d’évacuation : 220 KV (Départs vers Alger Est, Métal Sider, Béni
Merad, Hamr el Aïn).
— Niveau Sonore : ≤ 85 dB à 1m / 65 dB à 100m.
— Traitement des eaux : 3 stations (eaux huileuses, usées, neutralisation chi-
mique).
1.1.6 Ressources Humaines (Données 2013)
— Effectif total : 170 agents.
— Cadres : 42.
— Maîtrise : 94.
— Exécution : 34.
1.2 Contexte et Historique du Projet
La centrale thermique à turbines à gaz de Larbaa s’inscrit dans une stratégie de ren-
forcement du réseau interconnecté Nord. Sa réalisation a été confiée au constructeur
italien Ansaldo Energia dans le cadre du contrat N° 2007/242/KDM/007, selon une
configuration « clé en main ».
Le projet a franchi des étapes majeures, allant de la phase contractuelle à l’exploitation
industrielle, comme résumé ci-après :
Phase de Lancement (2007) : Signature du marché et mobilisation du site pour
les travaux de génie civil et de montage.
Phase de Mise en Service (2009) : L’année 2009 a marqué l’entrée en exploi-
tation effective des quatre groupes de production, assurant ainsi un apport de
560 MW au réseau national :
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 3
— Groupe 01 : Couplage réussi le 06 juillet 2009.
— Groupe 02 : Couplage effectué le 14 juillet 2009.
— Groupe 03 : Intégration au réseau le 19 août 2009.
— Groupe 04 : Mise en service finale le 21 octobre 2009.
Phase d’Exploitation : Depuis sa mise en service totale, la centrale est gérée
par la SPE SPA, avec un suivi rigoureux des performances techniques et une
structuration des ressources humaines finalisée en 2013 [1].
1.3 Processus de Production d’Énergie
La centrale de Larbaa fonctionne selon un cycle simple à turbine à gaz (Cycle de
Brayton). Le processus se décompose en quatre phases principales [1] :
1. Compression : L’air ambiant est aspiré, filtré puis comprimé par un compres-
seur axial.
2. Combustion : L’air comprimé est mélangé au gaz naturel dans les chambres de
combustion. L’énergie thermique dégagée produit des gaz à haute température.
3. Détente : Ces gaz se détendent dans la turbine, transformant l’énergie ther-
mique en énergie mécanique de rotation (3000 tr/min).
4. Conversion Électrique : La turbine entraîne l’alternateur qui produit une
tension de 15,5 KV, ensuite élevée à 220 KV par le transformateur principal
pour son évacuation vers le réseau national.
4 2
Entrée d’air
Echappement Combustion atmosphérique
3
1
Détente
Compression
Turbine Alternateur Charge
Turbine Compresseur
Compresseur Alternateur
Gaz Naturel
Fuel léger
Eau déminéralisée
Figure 1.1 – Schéma de principe du cycle de fonctionnement de la turbine V94.2 [1]
1.4 Cadre Juridique de la Centrale TG de Larbaâ
L’exploitation de la centrale et l’élaboration de son étude de dangers s’inscrivent dans
un cadre réglementaire strict, structuré comme suit [7] :
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 4
1.4.1 Classification de l’établissement (Décret exécutif n°07-
144)
Conformément à la nomenclature des installations classées, le site est soumis aux ru-
briques suivantes :
Table 1.2 – Classification des installations du site.
Rubrique Désignation Régime Rayon Études requises
1532 Liquides inflammables (> AM 4 km Impact et Danger
50 t)
2914 Combustion (≥ 100 MW) AM 5 km Impact et Danger
1514 Gazoduc AM 4 km Impact et Danger
1.4.2 Références Législatives Nationales
L’étude de dangers est élaborée en conformité avec les textes fondamentaux algériens :
— Loi n° 03-10 : Protection de l’environnement et développement durable.
— Loi n° 04-20 : Prévention des risques majeurs et gestion des catastrophes.
— Décret exécutif n° 06-198 : Fixe les modalités d’approbation et le contenu
de l’étude de dangers (Art. 5 et 14).
— Instructions Ministérielles R1 & R2 : Maîtrise et gestion des risques in-
dustriels.
1.4.3 Réglementation Internationale
L’étude intègre également les standards européens pour la gestion des substances chi-
miques :
— Directive SEVESO III (2003/105/CE) : Maîtrise des accidents majeurs.
— Directive 67/548/CEE : Classification et étiquetage des substances dange-
reuses.
— Directive 93/112/CEE : Fiches de Données de Sécurité (FDS).
1.5 Analyse de l’environnement externe
Cette section examine les facteurs externes susceptibles d’influencer la sécurité, l’exploi-
tation et la gestion des risques de la centrale électrique de Larbaâ. L’analyse couvre le
contexte géographique, climatique, géologique, socio-économique et les risques naturels
ou anthropiques environnants [7].
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 5
1.5.1 Contexte géographique et géologique
La centrale électrique de Larbaâ est implantée dans la commune de Larbaâ (Wilaya de
Blida), sur un terrain de 54 000 m2. Les coordonnées géographiques du site sont :
— Latitude : 36°35’51,599" N
— Longitude : 3°8’22.527" E
Caractéristiques géologiques : Le site se situe sur la plaine de la Mitidja, carac-
térisée par des formations géologiques d’âge quaternaire :
— Alluvions, limons et argiles constituant le remplissage sédimentaire
— Alternance de marnes (jaunes, bleues, noires) et de graviers villafranchiens
— Risques géotechniques potentiels : tassement différentiel, instabilité des sols
Hydrogéologie :
— Aquifère de la Mitidja : profondeur variant entre 100 et 150 m
— Surexploitation constatée depuis 1981 (pompage intensif et forages illicites)
— Impact potentiel sur l’approvisionnement en eau de refroidissement
1.5.2 Facteurs climatiques
Températures
La région présente un climat méditerranéen caractérisé par :
— Température moyenne annuelle : 19,5 °C
— Minimum mensuel moyen : 7,1 °C (février)
— Maximum mensuel moyen : 32,6 °C (août)
Pluviométrie
— Précipitations annuelles moyennes : 752,1 mm (période 1991-2020)
— Saison des pluies : octobre à avril (pic en novembre : 155 mm)
— Saison sèche : juin à septembre (minimum : 1,7 mm en juillet)
Vents et humidité
— Direction des vents variable selon les saisons
— Période humide prononcée : juin à octobre
— Influence sur la dispersion des émissions atmosphériques
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 6
1.5.3 Risques naturels externes
Sismicité
— Zone classée III (sismicité élevée) selon le Règlement Parasismique Algérien
(RPA 2003) voir la figure 1.2
ZONE III
BOUMERDES
ALGER
ANNABA
SKIKDA
ZONE II b TIZI-OUZOU JIJEL EL TARF
BEJAIA
TIPAZA
BLIDA
ZONE II a CHLEF
AIN DEFLA MILA GUELMA
CONSTANTINE
MOSTAGANEM BOUIRA
ZONE I SETIF
B.B. ARRERIDJ SOUK AHRAS
MEDEA
Tunisie
ZONE 0 RELIZANE
ORAN
[Link] BOUAGUI
TISSEMSSILT
AIN TEMOUCHENT
MASCARA
BATNA
SIDI BELABES
M'SILA
TIARET KHENCHELLA TEBESSA
Maroc
TLEMCEN DJELFA
SAIDA
BISKRA
NAAMA EL BAYADH LAGHOUAT
El OUED
Ghardaia
Ouargla
Bechar
Adrar
Figure 1.2 – Carte de zonage sismique du territoire national [2]
— Risques associés : glissements de terrain, failles, éboulements
— La centrale est construite avec une charpente métallique conçue pour résister
aux séismes
Inondations
— Risque faible : terrain classé non inondable
— Nécessité néanmoins d’une gestion optimisée des eaux pluviales
Foudre
— Densité kéraunique faible dans la région
— Système de protection anti-foudre installé (paratonnerres, mise à terre)
1.5.4 Environnement socio-économique
Démographie
— Wilaya de Blida : environ 1,6 million d’habitants (2021)
— Population jeune et croissance démographique soutenue
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 7
Activités économiques dominantes
— Agriculture : production de fruits, légumes, céréales et olives
— Industrie agroalimentaire : transformation des produits agricoles locaux
— Industrie manufacturière : textile, métallurgie, chimie, construction
— Secteur des services : commerce, tourisme, transport, santé, éducation
— Secteur public : administration, établissements d’enseignement
1.5.5 Infrastructures de transport
Réseau routier
— Routes nationales (RN) : 262,67 km dans la wilaya
— Chemins de wilaya (CW) : 295,38 km
— Chemins communaux (CC) : 695,346 km
— Principaux axes : A1 Est/Ouest, RN 1, RN 8, RN 29, RN 37, RN 42, RN 61,
RN 64, RN 69
Autres infrastructures
— Aéroport international Houari Boumediene à proximité
— Réseau ferroviaire : lignes Alger–Blida et Alger–Boumerdes
— Port commercial : port d’Alger
1.5.6 Facteurs anthropiques externes
Incendies d’origine externe
— Risque de propagation depuis les champs agricoles ou zones résidentielles voi-
sines
— Probabilité faible mais nécessitant une vigilance particulière
Actes de malveillance
— Site clôturé avec système de télésurveillance
— Accès contrôlé et réglementé
— Risque résiduel d’intrusion ou de sabotage
Activités industrielles avoisinantes
— Présence d’industries à risques (chimie, métallurgie, agroalimentaire)
— Risque d’effet domino en cas d’accident industriel
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre I : Présentation de la Centrale de Production d’Électricité 8
Transport de matières dangereuses
— Circulation importante sur les routes nationales environnantes
— Risque d’accident de transport avec impacts sur la centrale
1.5.7 Synthèse des enjeux externes
Table 1.3 – Synthèse SWOT des facteurs externes influençant la centrale
Forces/Opportunités Faiblesses/Menaces
— Terrain non inondable — Zone sismique à risque élevé
— Climat favorable à l’exploitation — Surexploitation des ressources
— Bonne accessibilité routière et en eau
logistique — Proximité d’activités indus-
— Contexte économique dyna- trielles à risque
mique — Transport de matières dange-
— Collaboration possible avec ac- reuses à proximité
teurs locaux — Risque d’actes de malveillance
1.5.8 Implications pour la gestion des risques
L’analyse de l’environnement externe révèle plusieurs éléments critiques pour la gestion
des risques de la centrale :
— Risque sismique : Facteur dominant nécessitant une vigilance permanente et
des vérifications régulières des structures.
— Ressources en eau : Surexploitation de l’aquifère exigeant des mesures d’éco-
nomie et de recyclage.
— Interfaces externes : Nécessité d’une coordination avec les autorités locales
pour la gestion des risques transfrontaliers.
— Facteurs anthropiques : Importance des mesures de sécurité périmétrique et
de surveillance.
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 9
Chapitre II : Analyse de la Sécurité
et État des Lieux des Risques
2.1 Présentation de NORMISO
La société NORMISO, bureau d’études spécialisé dans l’inspection, le contrôle tech-
nique et les études environnementales, est agréée et accréditée par les ministères de
l’Environnement et de l’Énergie ainsi que par l’organisme ALGERAC selon la norme
ISO/CEI 17020 :2012. [7]
2.1.1 Identification de la société
— Raison sociale : SARL NORMISO
— Capital social : 5 000 000,00 DA
— Siège social : Centre des affaires EL-QUODS, niveau 04, étage 08, bureau
n°08-18, Cheraga - Alger, Algérie
— Activité principale : Inspection, contrôle technique, expertise et études envi-
ronnementales
2.1.2 Coordonnées
— Téléphone : (+213) (0) 21 34 14 67
— Fax : (+213) (0) 21 34 14 66
— Mobile : (+213) (0) 555 04 56
— E-mail : direction@[Link]
— Site web : [Link]
2.1.3 Agréments et accréditations
NORMISO est titulaire des agréments et accréditations suivants :
— Registre de commerce : N°16/00-0006596 B99
— Agrément UAR : N°077/04
— Ministère de l’environnement et des énergies renouvelables : N° 2018/01/2
— Ministère de l’énergie et des mines : N° 523
— Accréditation ALGERAC : selon la norme ISO/CEI 17020 :2012, sous le
numéro 2-014 rév01
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 10
2.1.4 Domaines d’intervention
Inspection, contrôle et expertise
— Contrôle technique et réglementaire de sécurité
— Contrôle non destructif
— Expertise maritime et agréage
— Certification des produits et équipements (selon normes nationales et interna-
tionales)
— Pest contrôle 3D (dératisation, désinfection, désinsectisation)
Études environnementales et aménagement pour ICPE
— Études de Danger (ED)
— Études d’Impact sur l’Environnement (EIE)
— Audits Environnementaux (AE)
— Diagnostics et rapports de classement
— Rapports sur les produits dangereux
— Gestion des déchets
— Plans Internes d’Intervention (PII)
— Plan Particulier d’Intervention (PPI)
— Plan de sûreté interne (PSI)
— Plan d’Évacuation
— Plan d’Urgence
— Études portant sur la vulnérabilité des territoires face aux risques majeurs (na-
turels et industriels) et face au phénomène des changements climatiques
— Plans d’Aménagements Côtiers
— Études d’aménagement des espaces spécifiques
Biologie et écologie marines
— Bathymétrie et Sédimentologie
— Biologie et écologie marine
— Surveillance de la qualité du milieu marin
— Assistance au dragage
— Étude d’Aménagement côtier
— Suivi des structures immergées
— Lutte contre la pollution
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 11
2.1.5 Équipe et savoir-faire
NORMISO met à disposition une équipe pluridisciplinaire et un savoir-faire de
qualité afin de répondre aux besoins en études, assistance et consultation dans les
domaines de l’environnement, de l’aménagement du territoire et des espaces côtiers.
Les contrôles de conformité des produits et équipements sont réalisés sur la base des
contrats, textes réglementaires, normes nationales et/ou internationales.
2.2 Méthodologie d’identification des dangers
2.2.1 Approche utilisée
Les différentes méthodes utilisées pour identifier les accidents majeurs pour la centrale
Électrique de LARBAA sont [7] :
— La casuistique
— L’analyse des risques
Référence aux accidents historique
Scénarios des accidents majeurs
Analyse des risques
Figure 2.1 – Méthodes d’identification des accidents majeurs
[7]
2.2.2 Référence aux accidents historiques (Casuistique)
L’analyse s’appuie sur le retour d’expérience :
— Accidentologie interne : historique de la centrale S-PE de LARBAA
— Accidentologie externe : consultation des banques de données sur les acci-
dents industriels
Cette étape permet de vérifier l’intégration des scénarios connus dans les systèmes de
prévention et de protection.
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 12
2.2.3 Analyse des risques
Découpage en
section isolables
Identification de sources de
Préliminaire des
REX,nature des produits, nature
APR– Analyse
des installations, etc. dangers interne et externes
Risques
Listedes phénomènes
Conséquences Causes dangereux
Détaillée des Risques
Modélisation des Analyse des Probabilité des Fréquences des
ADR- Analyse
conséquences impactes fuites phénomènes dangereux
Analyse des Analysedes
conséquences avec probabilités avec
barrières barrières
Résultats
Classement du
Niveau de Risque
Figure 2.2 – Résumé de la méthodologie
[7]
Processus d’évaluation des risques
1. Division en sections isolables : Découpage des installations entre vannes
d’isolation d’urgence (ESDV)
2. Analyse préliminaire des risques (APR) : Identification qualitative des
phénomènes dangereux, de leurs causes et conséquences
3. Évaluation détaillée :
— Sélection d’une matrice de criticité (Tableau 5)
— Description des sections isolables et des barrières de sécurité
— Calcul des probabilités de perte de confinement (Handbook Failure Frequen-
cies 2009)
— Calcul des fréquences d’occurrence des phénomènes dangereux (Handboek
Kanscjifers 2009)
— Modélisation des conséquences avec logiciel Phast V.7.4
— Analyse des effets dominos
— Analyse des impacts et cotation des risques (Tableau 6)
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 13
Table 2.1 – Matrice de risque utilisée pour la centrale Electrique LARBAA
[7]
Conséquence Fréquence annuelle
0 A B C D E
10-6à 10-4à 10-3 à 10-1à
< 10-6/an > 1/an
10-4/an 10-3/an 10-1 /an 1 /an
Environnement
Équipement
Personnes
Pratiquement Peu
Rare Possible Probable Fréquent
impossible fréquent
Déjà Arrivé
Arrivé 1 Arrive Arrive
Pourrait arrivé plusieur
fois dans plusieurs plusieurs
arriver dans dans s fois
la / an dans fois / an
l’industrie l’industri dans la
société la société sur le site
e société
1 Négligeable Négligeable Négligeable
Blessure Dégâts
2 Effet mineur
mineure mineurs
Blessure Dégâts
3 Effet local
majeure locaux
Dégâts
4 1 fatalité Effet majeur
majeurs
Plusieurs Effet Dégâts
5
fatalités désastreux désastreux
Table 2.2 – Niveaux de risques (Acceptable, ALARP, Inacceptable)
[7]
Classification de risque Description
Acceptable
ALARP
Inacceptable
2.2.4 Méthodologie pour les zones non techniques
Analyse du risque incendie
— Probabilité : 1, 7 × 10−3 par an (source : Holborn et al. 2002)
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 14
— Évaluation des conséquences : Analyse des temps d’évacuation (TNE) basée
sur la visibilité et la température
— Cotation du risque : Combinaison probabilité d’incendie non maîtrisé / temps
d’évacuation
2.3 Évaluation et hiérarchisation des risques ma-
jeurs
L’évaluation et la hiérarchisation des risques majeurs constituent une étape cruciale de
l’Étude de Dangers (EDD). Elle vise à qualifier et quantifier les risques identifiés afin
de déterminer leur criticité et de prioriser les actions de maîtrise des risques, qu’elles
soient préventives ou protectives. Cette démarche s’appuie sur l’analyse détaillée des
scénarios d’accidents potentiels recensés dans l’EDD [7].
Méthodologie de cotation des risques
La méthodologie employée pour cette évaluation repose sur une analyse semi-quantitative,
combinant la probabilité d’occurrence et la gravité des conséquences. Pour chaque scé-
nario redouté, une cotation a été attribuée selon des grilles de criticité prédéfinies,
permettant de positionner le risque sur une matrice. L’objectif est de distinguer le
risque initial (sans considération des mesures de sécurité) du risque résiduel (après
application des mesures de prévention et de protection existantes).
La classification des risques s’articule autour de trois niveaux distincts, présentés dans
le tableau ci-dessous.
Table 2.3 – Niveaux de risques (Acceptable, ALARP, Inacceptable)
Classification Description
du risque
Acceptable Risque maîtrisé ne nécessitant pas de mesures de réduction
supplémentaires. Les barrières de sécurité existantes sont jugées suffisantes
et proportionnées aux enjeux. Une surveillance de routine est maintenue.
ALARP (As Risque tolérable à condition d’être réduit au niveau le plus bas
Low As raisonnablement possible. Des mesures complémentaires peuvent être
Reasonably justifiées si leur coût n’est pas disproportionné par rapport aux bénéfices
Practicable) attendus.
Inacceptable Risque excessif nécessitant des mesures correctives immédiates et
obligatoires. Des actions doivent être planifiées sans délai pour ramener le
risque à un niveau tolérable ou acceptable.
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 15
Hiérarchisation des risques résiduels
L’exploitation de la matrice de criticité a permis de classer les scénarios selon les
trois catégories définies ci-dessus. L’analyse détaillée de l’EDD révèle que la majorité
des scénarios présentent un risque résiduel tolérable (ALARP) grâce aux barrières
de sécurité déployées. Le tableau ci-dessous synthétise la hiérarchisation des risques
majeurs pour quelques installations critiques.
Table 2.4 – Hiérarchisation des risques majeurs (Extrait de l’EDD)
Scénario Événement re- Risque Risque rési- Acceptabilité
N° douté initial duel
01 Fuite sur rampe gaz C5 (Haut) B4 (Moyen) ALARP
naturel
02 Fuite sur filtres gaz C4 (Haut) G4 (Moyen) ALARP
05 Problème méca- C4 (Haut) B4 (Moyen) ALARP
nique turbine
08 Fuite système C4 (Haut) G3 (Moyen) ALARP
d’huile de graissage
11 Fuite sur bac de C4 (Haut) G4 (Moyen) Inacceptable
stockage gasoil
12 Fuite système dis- B3 G3 (Moyen) Acceptable /
tribution gasoil (Moyen) ALARP
20 Feu sur bâtiment C3 A1 (Faible) Acceptable
administratif (Moyen)
Identification des risques critiques
L’analyse hiérarchique des risques met en évidence un point critique nécessitant une
attention particulière. Le scénario N°11, relatif à une défaillance du bac de stockage
de gasoil, présente un risque résiduel classé inacceptable avec une cotation G4. Cette
classification s’explique par l’insuffisance des mesures de prévention actuelles à réduire
la probabilité d’occurrence face à des conséquences potentielles majeures, notamment
un feu de cuvette.
Ce constat est corroboré par l’analyse quantitative des distances d’effets issue de l’EDD.
Le scénario N°11 génère une zone d’effet thermique de 5 kW/m2 s’étendant sur 129,45
mètres, seuil au-delà duquel des impacts sur la population externe sont envisageables,
justifiant ainsi son classement en zone rouge. Par ailleurs, bien que le scénario N°12
présente un risque résiduel tolérable, la distance d’effet associée au feu de nappe atteint
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 16
220 mètres, ce qui souligne la nécessité d’une vigilance renforcée sur l’intégralité de
la chaîne de stockage et de distribution des liquides inflammables.
2.4 Focus sur le risque critique non résolu (Étude
de cas)
2.4.1 Description du scénario accidentogène
Le scénario critique analysé concerne un incendie dans la zone de stockage de brut,
plus précisément au niveau d’un bac de stockage de gasoil de l’unité de production TG
Larbaa.
3 kW/m2
5 kW/m2
8 kW/m2
Figure 2.3 – Distance d’effet [3]
Caractéristiques de l’installation concernée
— Équipement : Bac de stockage de Gasoil
— Fonction : Stockage de gasoil pour utilisation comme fuel en cas de coupure de
gaz
— Produit stocké : Gasoil (phase liquide)
— Conditions de stockage : Pression atmosphérique, température ambiante
(25°C)
— Zone de localisation : ZR-16 / ZR-19 (zone de risques) 2.4
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 17
ZR-17
GR 2
ZR-16
GR 1
ZR-19
GR 4
ZR-18 GR 3
ZR-15
Figure 2.4 – La zone de stockage de gasoil
[3]
Origine et nature du risque
Le risque majeur identifié trouve son origine dans une perte de confinement du bac
de stockage. Cette défaillance peut résulter de plusieurs causes potentielles :
— Corrosion du bac ou des conduites associées
— Erreur opérationnelle lors des opérations de transfert
— Défaut de soudure ou fatigue du matériau
— Impact mécanique externe
— Débordement lors du remplissage
La perte de confinement entraîne la formation d’une nappe de gasoil qui s’étend sur
le sol de la zone de stockage. Le gasoil, étant un liquide inflammable, constitue un
potentiel de danger significatif.
Évolution du scénario accidentel
Le scénario accidentel se déroule selon la séquence suivante :
1. Phase initiale : Rupture ou fuite significative du bac de stockage
2. Phase de dispersion : Épandage du gasoil formant une flaque au sol (surface
calculée pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres carrés)
3. Phase d’ignition : En présence d’une source d’inflammation (étincelle, surface
chaude, travaux à proximité, électricité statique), la nappe de gasoil s’enflamme
4. Phase de développement : Feu de cuvette (feu de nappe) avec dégagement
de chaleur intense et de fumées épaisses toxiques
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 18
Paramètres techniques de l’incendie
Table 2.5 – Émulseur nécessaire pour couvrir une flaque d’hydrocarbures
[3]
EMULSEUR NECESSAIRE POUR COUVRIR UNE FLAQUE
Temps d’extinction Temps de temporisation
Diamètre Surface Taux Temps Q Q Taux Temps Q Q
(m) (m²) d’applic ° d’applic° émulseur eau d’applic° d’applic° émulseur eau
(l/m²/mn) (min) (m³) (m³) (l/m²/mn) (min) (m³) (m³)
100 7900 62 956 79 1232
75 4400 34 533 44 687
6.5 20 3.33 50
50 2000 16 242 17 256
25 500 4 61 5 78
L’analyse technique du scénario révèle les paramètres suivants pour la lutte contre
l’incendie :
— Diamètre de la flaque potentielle : 100 m (valeur maximale)
— Surface de la flaque : 7 900 m2
— Zone de danger immédiat : 160 m (périmètre d’évacuation obligatoire)
— Taux d’application d’émulseur requis : 3,33 l/m2/mn minimum
— Temps d’application pour l’extinction : 6,5 minutes
— Quantité d’émulseur nécessaire : 206 m3
— Quantité d’eau nécessaire : 2 956 m3
Évaluation initiale et actions immédiates
Dès la détection de l’incident, l’évaluation initiale porte sur :
— L’étendue de la fuite
— Le nombre de personnes potentiellement impliquées
— L’état de l’équipement et des éventuels dommages structurels
— La nécessité d’alerter la Protection Civile et les Autorités locales
Les actions préalables à toute intervention consistent à :
— Confirmer l’événement auprès de la salle de contrôle
— Évacuer la zone dangereuse (périmètre de 160 m)
— Arrêter immédiatement les travaux et la circulation dans la zone
— Procéder à l’arrêt des turbines à gaz (TG)
— Isoler l’alimentation en gaz (à distance depuis la salle de contrôle ou manuelle-
ment sur site)
— Étudier la possibilité de transvasement du produit vers un bac vide si la situation
le permet
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Chapitre II : Analyse de la Sécurité et État des Lieux des Risques 19
Ce scénario représente un risque critique majeur pour l’installation, nécessitant une
préparation rigoureuse et des moyens d’intervention dimensionnés de manière appro-
priée.
2.4.2 Conséquences potentielles
Humaines
— Brûlures graves voire mortelles pour le personnel présent dans la zone d’impact
direct ou dans le périmètre de danger immédiat (160 m).
— Asphyxie et intoxication par inhalation de fumées épaisses et toxiques dégagées
par le feu de cuvette.
— Traumatismes psychologiques pour les survivants et les intervenants.
Environnementales
— Pollution atmosphérique significative due aux émissions de gaz de combustion
et de suies.
— Contamination des sols et des eaux souterraines par le gasoil répandu et par les
eaux d’extinction mélangées à l’émulseur.
— Atteinte à la faune et à la flore locales.
Économiques
— Destruction partielle ou totale du bac de stockage et des équipements adjacents.
— Interruption prolongée de la production (arrêt des TG).
— Coûts élevés liés aux opérations d’extinction (grande quantité d’émulseur et
d’eau), de dépollution et de remise en état du site.
— Impact sur l’image et la réputation de l’entreprise.
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Chapitre III : Propositions d’Amélioration et Stratégie de Mise en OEuvre 20
Chapitre III : Propositions
d’Amélioration et Stratégie de Mise
en OEuvre
3.1 Les mesures déjà mises en place
Cette section s’appuie sur le Plan d’Intervention Interne (PII) [3]
3.1.1 Mesures de Prévention (Avant l’incident)
— Surveillance et détection précoce : Confirmation de l’événement par la salle
de contrôle.
— Isolement des installations : Arrêt des TG et isolation de l’alimentation en
gaz (à distance ou en manuel).
— Transvasement : Possibilité de transfert du produit vers un bac vide pour
limiter la quantité de produit impliqué.
— Coordination : Communication avec le PCO (Poste de Commandement Opé-
rationnel) pour toute action préventive.
— Interdiction de circulation : Arrêt des travaux et circulation dans la zone
dangereuse.
3.1.2 Mesures de Protection (Pendant et après l’incident)
Protection des personnes
— Évacuation : Zone de danger fixée à 160 mètres.
— Équipements de protection individuelle (EPI) : Utilisation d’ARI, jets
diffusés, et éclairage ATEX en conditions nocturnes.
— Recherche et sauvetage : Identification des personnes manquantes, désincar-
cération, évacuation sanitaire.
— Périmètres de sécurité : Mise en place de deux zones distinctes :
— Périmètre d’intervention
— Périmètre logistique
Protection des installations et de l’environnement
— Systèmes fixes de protection :
— Déclenchement des deluges sur les 4 bacs.
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Chapitre III : Propositions d’Amélioration et Stratégie de Mise en OEuvre 21
— Activation du système mousse pour extinction du feu de nappe.
— Mise en place de rideaux d’eau (lances monitor) pour refroidir les instal-
lations voisines.
— Utilisation d’émulseur : Application d’un tapis de mousse avec :
— Taux d’application : 3% minimum
— Foisonnement : 6%
— Confinement des polluants :
— Dresser des merlons provisoires pour limiter l’expansion de la nappe.
— Récupération des effluents par pompage ou absorption.
— Transfert des sols pollués vers une plate-forme bétonnée avec liner.
— Nettoyage des surfaces étanches.
Coordination et communication
— Collaboration continue avec le PCO et le DO (Directeur des Opérations).
— Information des autorités locales (Protection Civile, Wilaya, Daira, Commune).
— Rapport d’impact environnemental.
3.1.3 Schéma décisionnel simplifié
1. Détection de la fuite / incendie
2. Alerte et évaluation initiale (étendue, blessés, équipements)
3. Déploiement des équipes (incendie, médicale, technique)
4. Mise en œuvre des moyens de protection fixes et mobiles
5. Confinement et traitement des polluants
6. Évacuation et débriefing
3.2 Analyse des Lacunes et Défaillances du PII Ac-
tuel
L’examen approfondi du scénario n°3 (Incendie de nappe de 7900m2 au parc de sto-
ckage) met en évidence des limites opérationnelles majeures dans la stratégie de réponse
actuelle :
— Inadaptation du confinement passif : Le plan actuel repose sur l’édification
de merlons terreux après détection. Or, une nappe de cette envergure génère
un flux thermique rendant toute intervention humaine à proximité immédiate
impossible, rendant ces mesures réactives obsolètes avant leur déploiement.
— Absence de barrières physiques de protection : Sans dispositifs d’atté-
nuation thermique, la zone d’effet (220 m) impacte directement les zones rési-
dentielles limitrophes avec des flux dépassant largement les seuils de létalité [6].
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Chapitre III : Propositions d’Amélioration et Stratégie de Mise en OEuvre 22
3.3 Modernisation Technique et Spécifications de
Dimensionnement
3.3.1 Système de Sécurité Instrumenté et Automatisation
Le passage à une automatisation complète (Full Automation) est impératif pour réduire
le temps de réponse à moins de 30s. Le débit requis de solution moussante (Qmousse )
est calculé selon la norme NFPA 11 :
Qmousse = Spool × Rapp = 7900 m2 × 6.5 L/min/m2 ≈ 51, 350 L/min (3.1)
3.3.2 Dimensionnement du Confinement Déporté (Remote Im-
pounding)
Conformément aux directives de l’EPA [4], le volume du réservoir de confinement dé-
porté (VSC ) doit être dimensionné pour absorber le contenu du plus grand bac plus les
apports externes (eaux d’extinction et pluviométrie).
Calcul du Volume Total de Confinement (Vtotal )
En utilisant la méthodologie de la fiche technique EPA [4] :
Vtotal = VT ank + Vextinction + VRainf all + VDrainageArea (3.2)
Sur la base des données de la centrale (Bac de 2500m3 ) :
— Vtotal = 2500 m3 (Gasoil) + 3162 m3 (Eau/M ousse) + 638 m3 (M arge) ≈ 6300m3 .
— Dimensions retenues : 35m × 30m × 6m.
La Figure 3.1 illustre le schéma de principe du système de drainage et du bassin de
confinement rectangulaire selon les spécifications de l’EPA.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre III : Propositions d’Amélioration et Stratégie de Mise en OEuvre 23
Figure 3.1 – Architecture du système de confinement déporté conforme aux
spécifications EPA [4].
Hydraulique de Drainage (Diamètre des Conduites)
Pour assurer une évacuation instantanée et minimiser la surface de la nappe enflammée,
le diamètre (D) des collecteurs est déterminé par la loi de Torricelli [5] :
4Q
Q = Cd · A · 2gh =⇒ D = √ (3.3)
π · Cd · 2gh
Un collecteur de 500mm (20”) est requis pour évacuer un flux de rupture majeur vers
le bassin souterrain. La configuration du système est détaillée ci-dessous :
Figure 3.2 – Diagramme conceptuel du système de drainage gravitaire et de
mitigation [5].
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Chapitre III : Propositions d’Amélioration et Stratégie de Mise en OEuvre 24
3.3.3 Atténuation Thermique : Mur Pare-feu et Barrières Ir-
riguées
La hauteur du mur (Hf ) est dimensionnée pour intercepter le front de flamme calculé
via la corrélation de Thomas :
⎡ ⎤0.61
ṁ
Hf = 42 · Dpool · ⎣ ⎦ ≈ 10 mètres (3.4)
ρa gDpool
La Figure 3.3 présente la simulation de la distribution des températures derrière cette
barrière protectrice de 10 mètres.
Figure 3.3 – Modélisation de l’atténuation du rayonnement thermique par une
barrière irriguée [6].
3.4 Synthèse de l’Efficacité des Mesures Proposées
Le tableau ci-dessous résume l’amélioration des indicateurs de sécurité après l’implé-
mentation des solutions techniques proposées :
Table 3.1 – Comparaison des indicateurs de risque avant et après modernisation.
Indicateur Situation Initiale (PII) Après Mesures Proposées
Délai d’intervention Manuel / Réactif Automatique (< 30s)
Surface du feu 7900m2 (Air libre) ≈ 0 (Confinement souterrain)
Rayonnement thermique Direct (220 m) Intercepté (Mur de 10 m)
Impact Environnemental Majeur (Pollution des sols) Nul (Système étanche)
Niveau de Risque CRITIQUE ACCEPTABLE
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Conclusion Générale 25
Conclusion Générale
L’étude réalisée sur la centrale de production d’électricité de Larbaâ a permis de mettre
en évidence l’importance de la gestion des risques industriels dans les installations éner-
gétiques de grande capacité. À travers l’analyse du procédé de production, de l’environ-
nement externe et du cadre réglementaire, il apparaît que l’exploitation d’une centrale
thermique à turbines à gaz implique la présence de plusieurs sources potentielles de
dangers, notamment celles liées à la manipulation des combustibles inflammables, aux
équipements mécaniques complexes et aux conditions opérationnelles à haute tempé-
rature.
L’application d’une méthodologie structurée d’identification et d’évaluation des risques,
basée sur l’analyse préliminaire des risques et la hiérarchisation selon une matrice de
criticité, a permis d’identifier les scénarios accidentels les plus significatifs. Parmi ceux-
ci, le scénario d’incendie au niveau du bac de stockage de gasoil constitue un risque
critique nécessitant une attention particulière en raison de ses conséquences potentielles
sur les personnes, l’environnement et les installations.
L’étude a également montré que plusieurs mesures de prévention et de protection sont
déjà mises en place au sein de la centrale, notamment les systèmes de détection, les pro-
cédures d’isolement des installations, les moyens de lutte contre l’incendie et les dispo-
sitifs organisationnels prévus dans le plan d’intervention interne. Cependant, certaines
limites opérationnelles peuvent subsister, ce qui justifie la proposition d’améliorations
techniques visant à renforcer le niveau global de sécurité.
Les solutions proposées, telles que l’automatisation des systèmes de réponse, l’amé-
lioration des dispositifs de confinement et la mise en place de barrières de protection
thermique, permettent de réduire significativement les conséquences potentielles d’un
accident majeur et d’abaisser le niveau de risque à un seuil acceptable.
En conclusion, la maîtrise durable des risques industriels repose sur une approche
globale intégrant la prévention, la protection et l’amélioration continue des systèmes
de sécurité. Dans ce cadre, l’évaluation régulière des installations, la formation du
personnel et l’adaptation permanente aux exigences réglementaires et technologiques
demeurent des éléments essentiels pour garantir la sécurité des personnes, la protection
de l’environnement et la pérennité de l’exploitation industrielle.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI
Bibliographie 26
Bibliographie
[1] S. SPA, “Présentation de la centrale turbines à gaz de l’arbaa,” document technique
interne, Société Algérienne de Production de l’Electricité (Filiale Sonelgaz), Larbaa,
Algérie, 2013.
[2] CGS, “Règles parasismiques algériennes RPA 99 / Version 2003,” Document Tech-
nique Réglementaire (DTR) BC 2.48, Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme,
Alger, Algérie, 2003. Document relatif à la construction en maçonnerie porteuse
chaînée en zone sismique.
[3] S. NORMISO, “Plan interne d’intervention : Étude des dangers,” rapport technique,
DRPAL – Unité de production TG Larbaa, Larbaa, Wilaya de Blida, Algérie, 2023.
Plan Interne d’Intervention (PII), Fiche n° A0.
[4] United States Environmental Protection Agency (EPA), Spill Prevention Control
and Countermeasure (SPCC) Plan : Rectangular or Square Remote Impoundment
Structure, 2023. Worksheet for calculating containment volume.
[5] H. O. Song, J. Jang, and C. J. Lee, “The mathematical modeling and simulation
of a new mitigation system including a remote impoundment,” Processes, vol. 9,
no. 1, p. 147, 2021.
[6] D. Korolchenko and A. Korolchenko, “Definition marginal states of irrigated fi-
refighting barriers,” IOP Conference Series : Materials Science and Engineering,
vol. 471, p. 112017, 2019.
[7] S. NORMISO, “Étude de dangers de la centrale électrique tg de larbaâ,” Rapport
d’étude de dangers EDD-LARBAA-REV-03, Sonelgaz — Production de l’Électri-
cité, 2023. Version révisée 03. Centrale de 560 MW.
Hemza ZICHE Tahar GACEMI