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Cor Matrices

Le document traite des opérations sur les matrices, y compris la somme des termes d'une matrice, les matrices élémentaires, et les matrices diagonales. Il aborde également le calcul des puissances de matrices spécifiques et l'inversion de matrices, en fournissant des exercices et des solutions détaillées. Enfin, il démontre des propriétés d'inversibilité des matrices sous certaines conditions.

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Opérations sur les matrices

Exercice 1 Pour A ∈ Mn (K ) , on note σ (A) la somme des termes de A .


1 ⋯ 1


On pose J = ⋮ 1
⋮ . Vérifier J .AJ
1 ⋯ 1
. = σ (A).J .
 

n n n
A = (ai , j ) ∈ Mn (K ) , σ (A) = ∑∑ ak , ℓ . B = AJ
. = (bi , j ) avec bi , j = ∑ ai , ℓ .1 et
k =1 ℓ =1 ℓ =1
n n n
. = J .B = (ci , j ) avec ci , j = ∑ [Link] , j = ∑∑ ak ,l = σ (A) .
C = J .AJ
k =1 k =1 ℓ =1

Exercice 2 Pour i , j , k , ℓ ∈ {1,…, n } , on note Ei , j et Ek , ℓ les matrices élémentaires de Mn (K ) d’indices (i , j )


et (k , ℓ) . Calculer Ei , j ×Ek , ℓ .

Ei , j = (δp ,i δq , j )1≤p ,q ≤n et Ek , ℓ = (δp ,k δq , ℓ )1≤p ,q ≤n .


n n
A = Ei , j Ek , ℓ = (a p ,q ) avec a p ,q = ∑ (δp ,i δr , j )(δr ,k δq , ℓ ) = (∑ δr , j δr ,k )δp ,i δq , ℓ = δj ,k δp ,i δq , ℓ .
r =1 r =1

Ainsi Ei , j Ek ,l = δj ,k Ei ,l .

Exercice 3 Soit λ1 ,…, λn des éléments de K , deux à deux distincts, et D = diag(λ1 ,…, λn ) .
Déterminer les matrices de Mn (K ) commutant avec D .

Soit A = (ai , j ) ∈ Mn (K ) .
B = AD = (bi , j ) avec bi , j = ai , j λj et C = DA = (ci , j ) avec ci , j = λiai , j .
On a AD = DA si et seulement si ∀1 ≤ i , j ≤ n , ai , j λi = ai , j λj soit ai , j (λi − λj ) = 0 .
Les λ1 ,..., λn étant deux à deux distincts :
AD = DA si et seulement si ∀1 ≤ i ≠ j ≤ n , ai , j = 0 , autrement dit, A est diagonale.

Exercice 4 Soit A = (ai , j ) ∈ M n (K ) . Montrer que ∀B ∈ M n (K ), AB = BA ⇔ ∃λ ∈ K, A = λ.I n .

AEi , j = Ei , j A implique ai ,i = a j , j et ai ,k = 0 pour k ≠ i donc A = λ.I n . Réciproque immédiate.

Calcul des puissances d’une matrice

Exercice 5 Calculer An pour n ∈ ℕ et les matrices A suivantes :


1 1 a b  cos θ − sin θ 
a) A =   b) A =   c) A =  
0 2 0 a   sin θ cos θ 

1 an 
a) An =  avec an +1 = 1 + 2an , en introduisant bn = an + 1 , on obtient an = 2n −1 .
0 2n 
1 2n −1
Ainsi An =  .
0 2n 
a n na n −1b 
b) Par récurrence : An =  .
 0 a n 
 cos n θ sin n θ 
c) Par récurrence : A =  .
− sin n θ cos n θ 
1 1 1

Exercice 6 On considère la matrice : A = 0 1 1 et on pose B = A − I .
0 0 1

Calculer B n pour n ∈ ℕ et en déduire l’expression de An .

   
0 1 1 2 0 0 1 n
 
B = 0 0 1 , B = 0 0 0 , B = 0 pour n ≥ 3 .
0 0 0 0 0 0
 
1 n n (n + 1) 
 2 

n (n −1) 2  
Comme B et I commutent : An = (I + B )n = I + nB + B = 0 1 n  .
2 0 0 1 

1 1 0

Exercice 7 Calculer A pour A = 0 1 1 de deux manières différentes.
n

0 0 1

1 n 0 

a) Par récurrence : A = 0 1 n  .
0 0 1 

b) A = I + B avec B 2 = O2 et formule du binôme.

−1 −2
Exercice 8 On considère la matrice A =  .
3 4 
a) Calculer A2 − 3A + 2I . En déduire que A est inversible et calculer son inverse.
b) Pour n ≥ 2 , déterminer le reste de la division euclidienne de X n par X 2 − 3X + 2 .
c) En déduire l’expression de la matrice An .

1 3 1 3  2 1 
a) A2 − 3A + 2I = 0 . Comme A(− A + I ) = I , on a A−1 = − A + I =  .
2 2 2 2 − 3 2 − 1 2
b) X 2 − 3X + 2 = (X −1)(X − 2) . Sachant que le reste de la division euclidienne considérée est de la forme
aX + b , en évaluant en 1 et 2, on déterminer a et b et on obtient :
X n = (X 2 − 3X + 2)Q (X ) + (2n −1)X + 2 − 2n .
c) On peut remplacer X par A dans le calcul qui précède et on obtient :
3 − 2n +1 2 − 2n +1 
An = (A2 − 3A + 2I )Q (A) + (2n −1)A + (2 − 2n )I = (2n −1)A + (2 − 2n )I =  n .
3.2 − 3 3.2 − 2
n

Inversion de matrice

a b 
Exercice 9 Soit A =  2
 ∈ M2 (K ) . Observer que A − (a + d )A + (ad −bc )I = 0 .
c d 
A quelle condition A est-elle inversible ? Déterminer alors A−1 .

La relation A2 − (a + d )A + (ad −bc )I = 0 est immédiate


1 1  d −b 
Si ad −bc ≠ 0 alors A est inversible et A−1 = ((a + d )I − A) =  .
ad −bc ad −bc −c a 
Si ad −bc = 0 alors A2 − (a + d )A = 0 .
Par l’absurde, si A est inversible, A est régulière donc A = (a + d )I puis A = O . Absurde.
Exercice 10 Calculer l’inverse des matrices carrées suivantes :
1 0 1  1 1 −1  2 0 1
  
a) A =  2 −1 1  b) B =  2 0 1  c) C = −1 1 1 .
−1 1 −1   2 1 −1  1 0 1

0 1 1  −1 0 1   1 0 −1
  
A−1 = 1 0 1  , B −1 =  4 1 −3 et C −1 =  2 1 −3 .
1 −1 −1 
 2 1 −2 −1 0 2 

1
 −1 
Exercice 11 Justifier que A =  ⋱ −1
 ∈ M n ( ℝ ) est inversible et déterminer A .
 
 0 1 

A est inversible car triangulaire supérieure à coefficients diagonaux non nuls.


x = y1 + y 2 + 2y 3 + ⋯ + 2n −2 yn 1 1 2 ⋯ 2n −2 
x1 − (x 2 + ⋯ + x n ) = y1  1  
  ⋮  ⋱ ⋱ ⋮ 
⋮  
 x = y + y + 2y donc A−1 =  ⋱ ⋱ 2  .
 x n −1 − x n = yn −1  n −2 n −2 n −1 n
 

 x n = yn   x n −1 = yn −1 +yn
x n = yn

 ⋱ 1 
 0
 
 1 

Exercice 12 Soit A = (ai , j ) ∈ M n (ℂ) telle que ∀1 ≤ i ≤ n , ∑a


j ≠i
i,j < ai ,i .

Montrer que A est inversible.


Notons C 1 , …,C n les colonnes de A et supposons λ1C 1 + ⋯ + λnC n = 0 .

n ∑λ
j ≠i
j ai , j
Si m = max( λ1 ,…, λn ) ≠ 0 alors, puisque pour tout 1 ≤ i ≤ n , ∑ λiai , j = 0 , on a λi ≤
j =1 ai ,i
< m , ce

qui est absurde. Par suite (C 1 ,…,C n ) est libre et donc A inversible.

 2i π 
Exercice 13 Soit n ∈ ℕ \ {0,1} et ω = exp  . On pose A = (ω (k −1)( ℓ−1) ) ∈ Mn (ℂ) .
 n  1≤k , ℓ ≤n

Calculer AA . En déduire que A est inversible et calculer A−1 .

A = (ak , ℓ ) avec ak , ℓ = ω (k −1)( ℓ−1) . A = (bk , ℓ ) avec bk , ℓ = ak , ℓ = ω (k −1)( ℓ−1) = ω −(k −1)( ℓ−1) .
n n n −1
AA = (ck , ℓ ) avec ck , ℓ = ∑ ak ,mbm , ℓ = ∑ ω (k −1)(m −1) ω −(m −1)( ℓ−1) = ∑ (ω k −ℓ )m .
m =1 m =1 m =0
k −ℓ
Si k = ℓ alors ω = 1 et ck ,k = n .
1− (ω k −ℓ )n
Si k ≠ ℓ alors ω k −ℓ ≠ 1 et ck , ℓ = =0.
1 − ω k −ℓ
1
Ainsi AA = nI n . On en déduit que A est inversible et que A−1 = A.
n

 2 −1 2 

Exercice 14 Soit A =  5 −3 3  .
−1 0 −2

a) Calculer (A + I )3 .
b) En déduire que A est inversible.

a) (A + I )3 = O3 .
b) A3 + 3A2 + 3A + I = O donc A est inversible et A−1 = −(A2 + 3A + 3I ) .
Exercice 15 Soit A = (1− δi , j ) ∈ M n ( ℝ )
a) Calculer A2 .
b) Montrer que A est inversible et exprimer A−1 .

a) A = J − I n avec J 2 = nJ donc A2 = (n − 2)J + I n = (n − 2)A + (n −1)I n .


1
b) AB = I n pour B = (A − (n − 2)I n ) donc A est inversible et B = A−1 .
n −1

Exercice 16 Soit A ∈ Mn (K ) telle que la matrice I + A soit inversible. On pose B = (I − A)(I + A)−1 .
a) Montrer que B = (I + A)−1 (I − A) .
b) Montrer que I + B est inversible et exprimer A en fonction de B .

a) Comme (I + A)(I − A) = (I − A)(I + A) , on a, en multipliant à droite et à gauche par (I + A)−1 , la relation


(I − A)(I + A)−1 = (I + A)−1 (I − A) .
1
b) (I + A)(I + B ) = (I + A) + (I − A) = 2I donc I + B est inversible et (I + B )−1 = (I + A) .
2
1
(I − B )(I + B )−1 = (I + A − (I − A)) = A .
2

Transposition

Exercice 17 Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que le produit de deux matrices
symétriques soit encore une matrice symétrique.

Soit A, B ∈ Mn (K) . Sachant t (AB ) = tA t B on a t (AB ) = AB ⇔ BA = AB .


Le produit de deux matrices symétriques est une matrice symétrique si et seulement si les deux matrices
commutent.

Exercice 18 Montrer que An ( ℝ ) et Sn ( ℝ ) sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de Mn ( ℝ ) .

On peut procéder de manière élémentaire ou exploiter que l’application T : M n ( ℝ ) → M n ( ℝ ) définie par


T (A) = tA est un endomorphisme involutif donc une symétrie vectorielle ce qui assure que les espaces
ker(T − Id) = Sn ( ℝ ) et ker(T + Id) = An ( ℝ ) sont supplémentaires.

Structures formées de matrices

 a b c  
   3

Exercice 19 Soit E = M (a ,b ,c ) = c a b  /(a ,b ,c ) ∈ ℝ  .
 
b c a  
 
Montrer que E est une sous-algèbre commutative de M 3 ( ℝ ) dont on déterminera la dimension.

M (a ,b ,c ) = aI + bJ + cK avec I = M (1, 0, 0) , J = M (0,1, 0) et K = M (00,1) = J 2 .


E = Vect(I ,J , K ) est un sous-espace vectoriel de dimension 3 de M 3 ( ℝ ) .
M (a ,b ,c )M (a ′,b ′,c ′) = (aa ′ + bc ′ + cb ′)I + (ab ′ + a ′b + cc ′)J + (ac ′ + a ′c + bb ′)K .
Donc E est une sous algèbre (visiblement commutative) de M 3 ( ℝ ) .

a b c 

Exercice 20 Soit E l’ensemble des matrices de la forme M (a ,b ,c ) = 0 a b  avec a ,b , c ∈ ℝ .
0 0 a 
Notre objectif est d’établir que l’inverse d’une matrice inversible de E appartient encore à E ,
sans pour autant calculer cet inverse.
a) Montrer que (E , +,.) est un ℝ -espace vectoriel dont on précisera la dimension.
b) Montrer que (E , +,×) est un anneau commutatif.
c) A quelle condition sur (a ,b , c ) ∈ ℝ 3 , la matrice A = M (a ,b , c ) est-elle inversible dans M3 ( ℝ )
? On suppose cette condition vérifiée. En considérant l’application f : E → E définie par
f (X ) = AX , montrer que A−1 ∈ E .

1 0 0   0 0 1
 0 1 0 
a) M (a ,b ,c ) = a .I + b.J + c.K avec I = 0 1 0 , J = 0 0 1 et K = J = 0 0 0 .

  2

0 0 1 
0 0 0 0 0 0
On observe que : E = Vect(I ,J , K ) . Par suite E un sous-espace vectoriel de M 3 ( ℝ ) .
De plus la famille (I , J , K ) est libre, c’est donc une base de E et par suite dim E = 3 .
b)De plus I ∈ E , M (a ,b ,c ) − M (a ′,b ′, c ′) = M (a −a ′,b −b ′,c −c ′) ∈ E et
M (a ,b ,c )M (a ′,b ′,c ′) = (aI + bJ + cK )(a ′I + b ′J + c ′K ) = aa ′I + (ab ′ + a ′b )J + (ac ′ + bb ′ + ca ′)K ∈ E .
Donc E est un sous-anneau de M3 ( ℝ ) .
De plus M (a ,b ,c )M (a ′,b ′,c ′) = M (a ′,b ′, c ′)M (a ,b , c ) , donc E est un anneau commutatif.
c) A est inversible si et seulement si a ≠ 0 (ici A est triangulaire supérieure)
f (λ.X + µ.Y ) = A(λ.X + µ.Y ) = λ.AX + µ.AY = λ.f (X ) + µ.f (Y ) . f est un endomorphisme de E .
Soit X ∈ E , si X ∈ ker f alors AX = O puis A−1AX = O d’où X = O . Par suite ker f = {0}
f est un endomorphisme injectif d’un K -espace vectoriel de dimension finie, c’est donc un automorphisme.
Par suite ∃B ∈ E telle que f (B ) = AB = I .
En multipliant par A−1 , on conclut A−1 = B ∈ E .

Exercice 21 Matrices de permutation :


Soit n ∈ ℕ \ {0,1} . Pour σ ∈ Sn , on note P (σ ) = (δi ,σ ( j ) ) ∈ Mn ( ℝ ) , appelée matrice de
1≤i , j ≤n

permutation associée à σ .
a) Montrer que ∀ (σ , σ ′) ∈ Sn2 on a : P (σ σ ′) = P (σ )P (σ ′) .
b) En déduire que E = {P (σ ) / σ ∈ Sn } est un sous-groupe de GLn ( ℝ ) isomorphe à Sn .
c) Vérifier que t (P (σ )) = P (σ −1 ) .

a) B = (e1 , …,en ) la base canonique de ℝn .


Notons fσ l’endomorphisme canoniquement associé à P (σ ) .
Pour tout 1 ≤ j ≤ n , on a fσ (e j ) = eσ ( j ) .
Par suite ( fσ fσ ′ )(e j ) = fσ σ′
(e j ) puis P (σ σ ′) = P (σ )P (σ ′)
b) I n = P (Id) .
∀P (σ ), P (σ ′) ∈ E on a P (σ )P (σ ′) = P (σ σ ′) ∈ E .
∀P (σ ) ∈ E on a P (σ )P (σ −1 ) = P (σ σ −1 ) = P (Id) = I n donc P (σ ) ∈ GLn ( ℝ ) et P (σ )−1 = P (σ −1 ) ∈ E .
On peut alors conclure que E est un sous-groupe de GLn ( ℝ ) .
L’application P : Sn → E qui à σ associe P (σ ) est un morphisme de groupe surjectif.
Soit σ ∈ ker P , on a P (σ ) = I n donc ∀1 ≤ j ≤ n , σ ( j ) = j soit σ = Id .
c) t P (σ ) = (δj ,σ (i ) )i , j = (δσ−1 ( j ),i )i , j = (δi ,σ−1 ( j ) )i , j = P (σ −1 ) .

a + b b 
Exercice 22 Soit E l’ensemble des matrices de M2 (K ) de la forme A =  avec (a ,b ) ∈ K 2 .
 −b a − b 
a) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de M2 (K ) , en donner une base.
b) Montrer que E est un sous-anneau commutatif de M2 (K) .
c) Déterminer les inversibles de E .
d) Déterminer les diviseurs de zéro de E .
1 1 
a) E = Vect(I ,J ) avec J =  . (I , J ) forme une base de E .
− 1 − 1
b) E ⊂ M2 (K ) , I ∈ E . Soit A = a + bJ ∈ E et B = c + dJ ∈ E .
A − B = (a −c )I + (b −d )J ∈ E et AB = (ac )I + (ac + bd )J car J 2 = O .
Ainsi E est un sous-anneau de M2 (K) . De plus AB = BA donc E commutatif.

c) Avec les notations précédentes AB = I si et seulement si {acad =+bc1 = 0 .


Par suite A est inversible si et seulement si a ≠ 0 .

d) Avec les notations précédentes AB = 0 si et seulement si {acad =+bc0 = 0 .


Par suite A est diviseur de zéro si et seulement si a = 0 .

Représentation matricielles d’une application linéaire

Exercice 23 Déterminer la matrice relative aux bases canoniques des applications linéaires f suivantes :
ℝ 3 → ℝ 2
a) f : 
(x , y , z ) ֏ (x + y , y − 2x + z )
ℝ 3 → ℝ 3
b) f :  
(x , y , z ) ֏ (y + z , z + x , x + y )
ℝ 3 [X ] → ℝ 3 [X ]
c) f : 
P ֏ P (X + 1)
ℝ 3 [X ] → ℝ 4
d) f :  
P ֏ (P (1), P (2), P (3), P (4))
On note A la représentation matricielle cherchée.
1 1 1 1 1 1 1 1 
0 1 1   
 1 1 0   c) A = 0 1 2 3 1 2 4 8 
a) A =   b) A =  1 0 1  d) A =  .
−2 1 1   0 0 1 3 1 3 9 27
1 1 0 
0 0 0 1 1 4 16 64

Exercice 24 On considère les sous-espaces vectoriels supplémentaires de ℝ 3 suivants :


P = {(x , y , z ) ∈ ℝ 3 | x + 2y − z = 0} et D = Vect(w ) où w = (1, 0, −1) .
On note B = (i , j , k ) la base canonique de ℝ 3 .
On note p la projection vectorielle sur P parallèlement à D , q celle sur D parallèlement à P ,
et enfin, s la symétrie vectorielle par rapport à P et parallèlement à D .
a) Former la matrice de p dans B .
b) En déduire les matrices, dans B , de q et de s .

a) Pour u = (x , y , z ) calculons p (u ) = (x ′, y ′, z ′) .
Comme p (u ) − u ∈ D , ∃λ ∈ K tel que p (u ) = u + λ.w .
Comme p (u ) ∈ P , x ′ + 2y ′ − z ′ = 0 ce qui donne λ = − (x + 2y − z ) 2 .
1 2 −1 1 2

et donc p (u ) = ((x − 2y + z ) 2, y , (x + 2y + z ) 2) . Par suite Mat B (p ) =  0 1 0  .
1 2 1 1 2
 1 2 −1 −1 2 0 −2 1
 
b) Comme q = I − p et s = 2p − I , Mat B (q ) =  0 0 0  et Mat B (s ) = 0 1 0 .



−1 2 −3 1 2  1 2 0
Exercice 25 Soit ϕ l’endomorphisme de ℝ n [X ] défini par ϕ (P ) = P (X + 1) .
a) Ecrire la matrice A de ϕ dans la base canonique de R n [X ] .
−1
b) Justifier que A est inversible et calculer A .

 j −1
a) A = (C ji −−11 )1≤i , j ≤n +1 ∈ M n +1 ( ℝ ) avec C ji−−11 =  .
 i −1
b) ϕ−1 (P ) = P (X −1) donc ϕ−1 (X k ) = (X −1)k d’où A−1 = ((−1) j −i C ji−−11 )1≤i , j ≤n +1 .

 j −1
Exercice 26 Soit A = (ai , j )1≤i , j ≤n +1 ∈ M n +1 ( ℝ ) avec ai , j =   et ϕ ∈ L( ℝ n [X ]) représenté par A dans la
 i −1
base (1, X , …, X n ) .
a) Exprimer ϕ (P ) pour tout P ∈ ℝ n [X ] .
b) Calculer Am pour tout m ∈ ℕ .
c) Calculer A−1 .
n k
k  k 
a) Pour 0 ≤ k ≤ n : ϕ (X k ) = ∑   X i = ∑   X i = (X + 1)k . Par suite ϕ (P ) = P (X + 1) .
i =0
i
  i =0
i 
n
k 
b) ϕm (P ) = P (X + m ) donc ϕ (X k ) = (X + m )k = ∑  m k −i X i d’où Am = (m j −iai , j )1≤i , j ≤n +1 .
k =0
i 
c) ϕ−1 (P ) = P (X −1) donc ϕ−1 (X k ) = (X −1)k d’où A−1 = ((−1) j −i ai , j )1≤i , j ≤n +1 .

Exercice 27 Soit E un K -espace vectoriel de dimension 3 et f ∈ L(E ) tel que f 2 ≠ 0 et f 3 = 0 .


0 0 0

Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de f est 1 0 0 .

0 1 0

Comme f 2 ≠ 0 , ∃x ∈ E tel que f 2 (x ) ≠ 0 . Posons e1 = x ,e 2 = f (x ),e3 = f 2 (x ) .


Si λ1e1 + λ2e 2 + λ3e3 = 0 donc λ1x + λ2 f (x ) + λ3 f 2 (x ) = 0 .
En appliquant f 2 à cette relation, on a λ1 f 2 (x ) = 0 car on sait f 3 = 0 .
Puisque f 2 (x ) ≠ 0 , on a λ1 = 0 et sans plus de difficultés on montre aussi λ2 = 0 et λ3 = 0 .
La famille B = (e1 ,e 2 ,e3 ) est libre en dimension 3, c’est donc une base de E .
0 0 0

De plus Mat B ( f ) = 1 0 0 comme voulu.
0 1 0

Exercice 28 Soit E un K -espace vectoriel de dimension n ∈ ℕ∗ et f ∈ L(E ) tel que f n = 0 et f n −1 ≠ 0 .


0 1 0
 
 ⋱ ⋱ 
Montrer qu’il existe une base B de E pour laquelle : Mat B ( f ) =  .
 ⋱ 1
0 0

Soit x ∉ ker f n −1 . Un tel x existe puisque f n −1 ≠ 0 .


Considérons B = ( f n −1 (x ), …, f (x ), x ) .
Supposons λn −1 f n −1 (x ) + ⋯ + λ1 f (x ) + x = 0 .
En y appliquant successivement f n −1 ,…, f , Id on obtient λ0 = 0, …, λn −2 = 0 puis λn −1 = 0 car f n −1 (x ) ≠ 0 .
B est une famille libre formée de n = dim E vecteurs, c’est donc une base de E .
De plus Mat B ( f ) est de la forme convenable.

Exercice 29 Soit E un K -espace vectoriel de dimension finie n ∈ ℕ∗ .


Soit f un endomorphisme de E tel que f n = 0 et f n −1 ≠ 0 .
a) Justifier qu’il existe x ∈ E tel que B = (x , f (x ), f 2 (x ), …, f n −1 (x )) forme une base de E .
b) Déterminer les matrices de f , f 2 , …, f n −1 dans cette base.
c) En déduire que {g ∈ L(E ) / g f = f g } = Vect(Id, f , f 2 ,…, f n −1 ) .

a) Comme f n −1 ≠ 0, ∃x ∈ E , f n −1 (x ) ≠ 0 .
Si λ0x + λ1 f (x ) + ⋯ + λn −1 f n −1 (x ) = 0 alors :
en composant avec f n −1 , on obtient λ0 f n −1 (x ) = 0 d’où λ0 = 0 .
en composant successivement avec f n −2 ,..., f , I , on obtient successivement λ1 = 0,…, λn −2 = 0, λn −1 = 0
Par suite B = (x , f (x ), f 2 (x ), …, f n −1 (x )) est libre et forme donc une base de E .
0   
   0 
b) Mat B ( f ) = 
 1 ⋱

0  2 2
 = A, Mat B ( f ) = A = 



0 ⋱ 0 
 ,...,
 ⋱ ⋱   1 ⋱ ⋱ 
   ⋱ 
0  1 0 0  1 0 0
0 


Mat B ( f n −1 ) = An −1 = 0 ⋱ 0  .

 ⋱ ⋱ 
1 0 0
c) Notons C (g ) = {g ∈ L(E ) | g f = f g } .
Il est clair que Vect(I , f , f 2 ,..., f n −1 ) ⊂ C (g ) .
 a 0 
 
Inversement, soit g ∈ C ( f ) , notons  ⋮  les composantes de g (x ) dans B . On a
a 
n −1

g (x ) = a 0x + a1 f (x ) + ⋯ + an −1 f n −1 (x ) .
g ( f (x )) = f (g (x )) = a 0 f (x ) + ⋯ + an −2 f n −1 (x )
...
g ( f n −1 (x )) = f n −1 (g (x )) = a 0 f n −1 (x ) .
 
 a 0


Par suite Mat B (g ) =  a1 ⋱ 0
 = a 0I + a1A + ⋯ + an −1An −1 .

 ⋮ ⋱ ⋱ 
 
an −1 ⋯ a1 a 0 
Donc g = a 0I + a1 f + ⋯ + an −1 f n −1 ∈ Vect(I , f ,…, f n −1 ) .
Ainsi C ( f ) = Vect(I , f , f 2 , …, f n −1 ) .

Changement de base

 3 1 −3

Exercice 30 Soit A = −1 1 1  . On note B = (e1 ,e 2 ,e3 ) la base canonique de ℝ 3 .
 1 1 −1
Soit f l’endomorphisme de ℝ 3 dont la matrice dans B est A .
On pose ε1 = (1,1,1), ε2 = (1, −1, 0), ε3 = (1, 0,1) et B ′= (ε1 , ε2 , ε3 ) .
a) Montrer que B ′ constitue une base de ℝ 3 .
b) Ecrire la matrice de f dans cette base.
c) Déterminer une base de ker f et de Im f .
a) Aisément la famille B ′ est libre, puis c’est une base car formée de trois vecteurs en dimension 3.
1 0 0

b) f (ε1 ) = ε1 , f (ε2 ) = 2ε2 , f (ε3 ) = 0 donc Mat B ′ ( f ) = 0 2 0 .
0 0 0
c) On observe que ε3 ∈ ker f et ε1 , ε2 ∈ Im f .
Le théorème du rang permet de conclure : (ε3 ) est une base de ker f et (ε1 , ε2 ) est une base de Im f .

Exercice 31 Soit E un K -espace vectoriel muni d’une base B = (i , j , k ) .


 2 −1 −1

Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans B est A = 1 0 −1 .
1 −1 0 

a) Calculer A2 . Qu’en déduire sur f ?


b) Déterminer une base de Im f et ker f .
c) Quelle est la matrice de f relativement à une base adaptée à la supplémentarité de Im f et
ker f ?

 
 2 −1 −1
a) A2 = 1 0 −1 = A . f est une projection vectorielle.
1 −1 0 
b) En résolvant les équations f (x ) = x et f (x ) = 0 on obtient que (u , v ) forme une base de Im f et (w ) forme
une base de ker f avec u = i + j , v = i + k et w = i + j + k .
1 0 0

c) Mat (u ,v ,w ) ( f ) = 0 1 0 .
0 0 0

 2 −1 −1

Exercice 32 Soit A = −1 2 −1 . On note B = (e1 ,e 2 ,e3 ) la base canonique de ℝ 3 .
−1 −1 2 
Soit f l’endomorphisme de ℝ 3 dont la matrice dans B est A .
a) Déterminer ker f et Im f . Démontrer que ces sous-espaces sont supplémentaires dans ℝ 3 .
b) Déterminer une base adaptée à cette supplémentarité et écrire la matrice de f dans cette base.
c) Décrire f comme composée de transformations vectorielles élémentaires.

a) ker f = Vect(u ) avec u = (1,1,1) . Im f = Vect(v , w ) avec v = (2, −1, −1), w = (−1, 2, −1) .
Comme C = (u , v , w ) est libre on peut conclure que ker f et Im f sont supplémentaires dans ℝ 3 .
0 0 0

b) C est une base adaptée à la supplémentarité de ker f et Im f . Mat C ( f ) = 0 3 0 .
0 0 3
c) f est la composée, commutative, de l’homothétie vectorielle de rapport 3 avec la projection vectorielle sur
Im f parallèlement à ker f .

2 1 −1

Exercice 33 Soit f ∈ L( ℝ 3 ) représenté dans la base canonique B par : 0 1 0  .
1 1 0 
a) Soit C = (ε1 , ε2 , ε3 ) avec ε1 = (1, 0,1), ε2 = (−1,1, 0), ε3 = (1,1,1) . Montrer que C est une base.
b) Déterminer Mat C ( f ) .
c) Calculer Mat B ( f n ) pour tout n ∈ ℕ .
a) Ras
1 0 1

b) Mat C ( f ) = 0 1 0 .
0 0 1
1 0 n 

c) Par récurrence : Mat C ( f n ) = 0 1 0  .

0 0 1 
1 −1 1 −1 −1 2  n + 1 n −n 
    
 −1
Par changement de bases P = 0 1 1 , P = −1 0 1  et Mat C ( f ) =  0
 n
1 0  .
  
1 0 1  1 1 −1  n n 1− n 

Exercice 34 Soit E un K -espace vectoriel de dimension 3 muni d’une base B = (e1 ,e 2 ,e3 ) .
 0 1 1

Soit f ∈ L(E ) déterminé par Mat B ( f ) =  0 1 0 = A .
−1 1 2
On pose ε1 = e1 + e3 , ε2 = e1 + e 2 et ε3 = e1 + e2 + e3 .
a) Montrer que B ′ = (ε1 , ε2 , ε3 ) forme une base de E et déterminer la matrice de f dans B ′ .
b) Calculer An .

 
1 0 1

a) ras. f (ε1 ) = ε1 , f (ε2 ) = ε2 , f (ε3 ) = ε3 + ε1 donc Mat B ′ ( f ) = 0 1 0 = B .
0 0 1
1 0 n   1 −1 0 
 
b) Par récurrence B n = 0 1 0  puis An = PB n P −1 avec P −1 =  1 0 −1
 
0 0 1  −1 1 1 
1− n n n 

d’où An =  0 1 0  .
 −n n n + 1

Exercice 35 Soit E un K -espace vectoriel de dimension 3 muni d’une base B = (e1 ,e 2 ,e3 ) .
 0 2 1

Soit f ∈ L(E ) déterminé par Mat B ( f ) = −1 2 1 = A .

 0 1 1
On pose ε1 = e1 + e3 , ε2 = e1 + e 2 et ε3 = e1 + e2 + e3 .
a) Montrer que B ′ = (ε1 , ε2 , ε3 ) forme une base de E et déterminer la matrice de f dans B ′ .
b) Calculer An .

 n (n + 1) n (n + 3) n (n + 1) 
1−
1 1 1  2 2 2 
 
Comme ci-dessus avec B = 0 1 1 puis An =  −n n +1 n 
0 0 1  n (n −1) n (n + 1) n (n −1) 
 − 1+ 
 2 2 2 

Exercice 36 Soit E un K -espace vectoriel muni d’une base B = (e1 ,e 2 ,e3 ) .


 2 −1 0 

Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans B est A = −2 1 −2 .
 1 
1 3 
ε1 = e1 + e2 −e3

Soit B = (ε1 , ε2 , ε3 ) la famille définie par 
′ ε2 = e1 −e3 .

ε3 = e1 −e2
a) Montrer que B ′ est une base de E et former D = Mat B ′ ( f ) .
b) Exprimer la matrice de passage P de B à B ′ et calculer P −1 .
c) Quelle relation lie les matrices A, D , P et P −1 ?
d) Calculer An pour tout n ∈ ℕ .

a) B ′ est libre et donnée de trois vecteurs en dimension 3, c’est une base de E .


f (ε1 ) = ε1 , f (ε2 ) = 2ε2 , f (ε3 ) = 3ε3 donc D = diag(1, 2,3) .
1 1 1  1 1 1 
 
b) P =  1 0 −1 et P −1 = −1 −1 −2 .
−1 −1 0   1 0

1 
c) A = PDP −1 .
1 1     
 1 −1 −1 −2 n  1 0 1 
d) An = PD n P −1 =  1 1 1  + 2n  0 0 0  + 3 −1 0 −1 .
−1 −1 −1  1 1

2   0 0 0 

Exercice 37 Soit E un K -espace vectoriel muni d’une base B = (e1 ,e 2 ,e3 ) .


3 −2 2

Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans B est A = 1 2 0 .
1 1 1
a) Montrer qu’il existe une base C = (ε1 , ε2 , ε3 ) de E dans laquelle la matrice représentative de f
est une matrice diagonale D de coefficients diagonaux : 1, 2 et 3 .
b) Déterminer la matrice de passage P de B à C . Calculer P −1 .
c) Quelle relation lie les matrices A, D , P et P −1 ?
d) Calculer An pour tout n ∈ ℕ .

a) En recherchant des vecteurs tels que f (x ) = x , f (x ) = 2x et f (x ) = 3x on observe que


ε1 = (−1,1, 2), ε2 = (0,1,1) et ε3 = (1,1,1) conviennent. De plus ces trois vecteurs forment une famille libre et
donc une base de ℝ 3 .
−1 0 1  0 −1 1 
 
b) P = Mat B C =  1 1 1 . P −1 = −1 3 −2 .
 2 1 1  1 −1 1 

c) A = PDP −1 .
 3n 1− 3n −1 + 3n  0 1 −1    
   0 0 0 1 −1 1
d) A = −2n + 3n
n
−1 + 3.2n − 3n 1− 2.2n + 3n  = 0 −1 1  + 2n −1 3 −2 + 3n 1 −1 1 .
 n   −1 3 −2 1 −1 1
−2 + 3
n
−2 + 3.2n − 3n 2 − 2.2n + 3n  0 −2 2 

Exercice 38 Soit E un K -espace vectoriel de dimension 3 et B = (e1 ,e 2 ,e3 ) une base de E .


 4 −2 −2 0 0 0
 
On considère les matrices A = 1 0 −1 et D = 0 1 0 .
 3 −2 −1 0 0 2
Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans la base B est A .
a) Montrer qu’il existe une base C = (ε1 , ε2 , ε3 ) de E telle que la matrice de f dans C soit D .
b) Déterminer la matrice P de GL3 ( ℝ ) telle que A = PDP −1 . Calculer P −1 .
c) Calculer pour tout n ∈ ℕ , An .
d) En déduire le terme général des suites (x n )n ∈ℕ , (yn )n ∈ℕ et (z n )n ∈ℕ définies par :
x 0 = 1 x n +1 = 4x n − 2(yn + z n )
y = 0 et pour tout n ∈ ℕ : y = x − z .
 0  n +1 n n
z
 0 = 0 z
 n +1 = 3x n − 2 y n − z n

a) En résolvant les équations : f (u ) = 0, f (u ) = u et f (u ) = 2u on trouve que


ε1 = e1 + e2 + e3 , ε2 = e2 −e3 et ε3 = e1 + e3 sont des vecteurs tels que f (ε1 ) = 0, f (ε2 ) = ε2 , f (ε3 ) = 2ε3 .
1 0 1

Comme rg 1 1 0 = 3 , la famille C = (ε1 , ε2 , ε3 ) forme une base de E . Cette base convient.
1 −1 1
1 0 1 −1 1 1 
 
b) P = 1 1 0 , P −1 =  1 0 −1 .
1 −1 1 
 2 −1 −1
 n +1 −2n −2n  0 0 0   2 −1 −1
2    
n
c) A = PD P n −1
=  1 0  n
−1  = 1 0 −1 + 2 0 0 0  .
  2 −1 −1
2n +1 −2n 1− 2n  0 0 1 
x n 
 
d) Posons X n = yn  . On observe X n +1 = AX n . Par récurrence X n = An X 0 .
z 
n

1 x n = 2n +1
 
Avec X 0 = 0 on obtient yn = 1 .
0  n +1
z n = 2 −1

Rang d’une matrice

Exercice 39 Calculer le rang de familles de vecteurs suivantes de ℝ 3 :


a) (x1 , x 2 , x 3 ) avec x1 = (1,1, 0), x 2 = (1,0,1) et x 3 = (0,1,1)
b) (x1 , x 2 , x 3 ) avec x1 = (2,1,1), x 2 = (1, 2,1) et x 3 = (1,1, 2)
c) (x1 , x 2 , x 3 ) avec x1 = (1, 2,1), x 2 = (1, 0,3) et x 3 = (1,1, 2) .

a) rg(x1 , x 2 , x 3 ) = 3 b) rg(x1 , x 2 , x 3 ) = 3 c) rg(x1 , x 2 , x 3 ) = 2

Exercice 40 Calculer le rang des applications linéaires suivantes :


a) f : K 3→ K 3 définie par f (x , y , z ) = (−x + y + z , x − y + z , x + y − z )
b) f : K 3→ K 3 définie par f (x , y , z ) = (x − y , y − z , z − x )
c) f : K 4→ K 4 définie par f (x , y , z , t ) = (x + y − t , x + z + 2t , 2x + y − z + t , −x + 2y + z ) .

a) rg( f ) = 3 b) rg( f ) = 2 c) rg( f ) = 4 .

Exercice 41 Calculer le rang des matrices suivantes en fonction des paramètres :


 
 1
 1 1   1
 cos θ cos 2θ 
 a b
 ⋱ ⋱ 0


a) b + c c + a a + b  b)  cos θ cos 2θ cos 3θ  c)   .
 cos 2θ cos 3θ cos 4θ   
 bc ca ab   0
 b
⋱ b
a 


 1 1 1  1 1 1   
  1 1 1
a) Notons A = b + c c + a a + b  , rg(A) = rg 0 a −b a −c  = rg 0 a −b a −c  .
 bc  0 c (a −b ) b (a −c ) 0 
ca ab  0 (b −c )(a −c )
En discutant les 5 cas possibles : rg(A) = Card {a ,b ,c } .
 1 cos θ cos 2θ   1 0 0 
   

b) Notons A =  cos θ cos 2θ cos 3θ  . rg(A) = rg  cos θ 2
sin θ sin θ sin 2θ  .

cos 2θ cos 3θ cos 4θ   
cos 2θ sin θ sin 2θ sin 2 2θ 
Si sin θ = 0 alors rg(A) = 1 .
 0   1 0 
 1 0 
Si sin θ ≠ 0 alors rg(A) = rg  cos θ sin θ sin θ  = rg  cos θ sin θ  = 2 .
cos 2θ sin 2θ sin 2θ  
cos 2θ sin 2θ 
Résumons : Si θ ≠ 0 [π ] , rg(A) = 2 , sinon rg(A) = 1 .
c) Notons A la matrice étudiée.
Si a = b = 0 alors rg(A) = 0 .
Si a ≠ 0 et b = 0 alors rg(A) = 1 .
Si a ≠ 0 et b ≠ 0 alors, en effectuant successivement :
a 
 
 ⋱  .
C 2 ← aC 2 −bC1 ,C 3 ← a 2C 3 −bC 2 , …,C n ← a n −1C n −bC n −1 on obtient : rg(A) =  
 a 
 n n n
a − (−1) b 
Donc si a n = (−b )n alors rg(A) = n −1 , sinon rg(A) = n .

1 1 0 ⋯ 0

0 1 1 ⋱ ⋮ 

Exercice 42 Soit f ∈ L( ℝ ) l’endomorphisme canoniquement associé à M =  ⋮ ⋱ ⋱
n
⋱ 0 .
0
 ⋱ ⋱ 1

1 0 ⋯ 0 1
a) Donner le rang de f .
b) Déterminer une base de son noyau et une équation de son image.
c) Calculer M n .

1 1 0 ⋯ 0 1 1 0 ⋯ 0 1 1 0 ⋯ 0 
   
0 1 1 ⋱ ⋮  0 1 1 ⋱ ⋮ 
 0 1 1 ⋱ ⋮
   
a) rg  ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ 
0 = rg  ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ 0 = ⋯ = rg  ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ 0 
0 ⋱ ⋱ 1 0 ⋱ ⋱ 1 0 ⋱ ⋱ 1 
     
1 0 ⋯ 0 1 0 −1 ⋯ 0 1 0 0 ⋯ 0 1− (−1) 
n

Si n est pair alors rg(M ) = n −1 , sinon rg(M ) = n .


b) Dans le cas n impair c’est immédiat.
 1 
 
−1

Dans le cas n pair : ker M = Vect  ⋮  et Im M : x1 − x 2 + x 3 + ... + x n −1 − x n = 0 .
 1 
 
−1
0 1 0 ⋯ 0
 
0 0 1 ⋱ ⋮ 
 
c) M = I + N avec N =  ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ 0 matrice de permutation.
0
 ⋱ ⋱ 1

1 0 ⋯ 0 0
C n0 C n1 C n2 ⋯ C nn 
 
C nn C n0 C n1 ⋱ ⋮ 
n
  n 
M n = ∑C nk N k =  ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ C n2  avec C nk =  
 2  k 
k =0
C n ⋱ ⋱ C n1 
C n1 C n2 ⋯ C nn C n0 

Exercice 43 Soit A et B deux matrices carrées d’ordre 3 telles que AB = O3 .


Montrer que l’une au moins de ces matrices est de rang inférieur ou égal à 1.

Soit u et v les endomorphismes de ℝ 3 canoniquement associés à A et B .


Comme u v = 0 , on a Im v ⊂ ker u , puis rg(v ) = 3 − dim ker v ≤ dim ker u .
Par suite dim ker u + dim ker v ≥ 3 , puis dim ker u ≥ 2 ou dim ker v ≥ 2 .
On a alors respectivement rg(u ) = rg(A) ≤ 1 ou rg(v ) = rg(B ) ≤ 1 .

Exercice 44 Soit A ∈ Mn , p (K ) de rang r . Montrer qu’il existe des matrices B et C respectivement dans
Mn ,r (K ) et Mr , p (K ) telles que A = BC .
Comme rg(A) = r , ∃(P ,Q ) ∈ GLp (K )×GLn (K ) tel que A = PJ rQ .
 I 
Posons D =  r  ∈ Mn ,r (K) et E = (I r Or , p ) ∈ Mr , p (K) .
On −r ,r 
On a A = BC avec B = QD ∈ Mn ,r (K ) et C = EP ∈ Mr , p (K)

Exercice 45 Montrer que les matrices carrées d’ordre n ≥ 2 suivantes sont inversibles, et déterminer leur
inverse par la méthode de Gauss :
  1 2 ⋯ n 
 1 −a   

⋱ ⋱ 

0  1
 
 1

 ⋱ ⋱ ⋮ 

a) A =   b) B =  ⋱ c) C =   ⋱ 2 .
 ⋱ −a 
    

 0 1 

 
 10 
 0 1 

a) En effectuant successivement les opérations élémentaires :


1 a a 2 … a n −1 
 
0 1 a ⋱ ⋮ 

C 2 ← C 2 + aC1 ,C 3 ← C 3 + aC 2 ,…,C n ← C n + aC n −1 on obtient : A−1 =  ⋮ ⋱ ⋱ ⋱ a 2  .
 
 ⋮ ⋱ 1 a 
0 ⋯ ⋯ 0 1 
b) En effectuant successivement les opérations élémentaires :
 1 −1


0 
⋱ ⋱
C n ← C n −C n −1 ,C n −1 ← C n −1 −C n −2 , …,C 2 ← C 2 −C1 , on obtient : A−1 =  
 ⋱ −1
 0 
 1 
c) En effectuant successivement les opérations élémentaires :
C n ← C n −C n −1 ,C n −1 ← C n −1 −C n −2 , …,C 2 ← C 2 −C1 ,
puis encore C n ← C n −C n −1 ,C n −1 ← C n −1 −C n −2 , …,C 2 ← C 2 −C 1 ,
 1 −2 1 

1 ⋱ ⋱
0

 
−1
on obtient : A =   ⋱ ⋱ 1 

 1 −2
 
0
 1 

Systèmes d’équations linéaires

Exercice 46 Discuter, selon m paramètre réel, la dimension des sous-espaces vectoriels de ℝ 3 suivants :
 x + y + mz = 0
 x + my + z = 0 3  x + my + z = 0 .
a) F = 


(x , y , z ) ∈ ℝ 3
|{ 
mx + y + mz = 0
b) F = 


(x , y , z ) ∈ ℝ |

mx + y + z = 0


 1 m 1  1 si m = 1
a) rg 
m 1 m  {
 = 2 sinon , donc dim F =
2 si m = 1
1 sinon
. {
   2 si m = 1
 1 1 m  1 si m = 1
b) rg  1 m 1  = 
 2 si m = −2 , donc dim F = 1 si m = −2 .
m 1 1  3 sinon 
0 sinon

Exercice 47 On considère, pour m paramètre réel, les sous-espaces vectoriels de ℝ 3 :


F = {(x , y , z ) ∈ ℝ 3 | x + my + z = 0 et mx + y − mz =0} et G = {(x , y , z ) ∈ ℝ 3 | x − my + z = 0} .
a) Déterminer la dimension de F et G .
b) Discuter, selon la valeur de m , la dimension du sous-espace vectoriel F ∩G .
 1 m 1 
a) rg   = 2 donc dim F = 1 et rg (1 −m 1) = 1 donc dimG = 2 .
m 1 −m 
 1 
 1 m
b) rg m 1 −m  =
 1 −m 1   3 {
2 si m = 0
sinon
donc dim F ∩G =
1 si m = 0
0 sinon
. {
Exercice 48 Résoudre en fonction du paramètre m ∈ ℂ , les systèmes suivants d’inconnues complexes :
 x − y + z = m  mx + y + z + t = 1
 mx + y + z = 1
a) x + my − z = 1 b) x + my + z = m c)  x + my + z + t = m .
  
 x − y − z = 1 + + + = +
2
x + y + mz = m x y mz t m 1

a) Si m = −1 alors S = {(y , y , −1) / y ∈ ℂ} .

Si m ≠ −1 alors S = ( { m 2+1 , 0, m2−1)}


  
m 1 1  1 si m = 1
b) rg  1 m 1  = 2 si m = −2 .
 1 1 m  3 sinon

 1 + m 1 (1 + m ) 2 
Si m ≠ 1 et m ≠ −2 alors S =  − , ,  .
 2 + m 2 + m 2 + m 
Si m = 1 alors S = {(x , y , −x − y ) / x , y ∈ ℂ}
Si m = −2 alors système incompatible S = ∅ .
c) Si m = 1 : système incompatible S = ∅ .


mx + y + z + t = 1  x + y + mz + t = m + 1
Si m ≠ 1 :  x + my + z + t = m ⇔ (1− m )y + (m −1)z = 1
 
x + y + mz + t = m + 1  (m + 2)z + t =
m (m + 1)
 m −1
 m 1 m (m + 1)  

S = z − ,y = z − ,z, − (m + 2)z  / z ∈ ℂ .
 m −1 m −1 m −1  

ax + by + z = 1
Exercice 49 Soit a ,b ∈ ℂ . Résoudre le système :  x + aby + z = b .

x + by + az = 1

ax + by + z = 1 x + by + az = 1  x + by + az = 1
b (1−a )y + (1−a 2 )z = 1−a , b (1−a )y + (1−a 2 )z = 1−a .
x + aby + z = b ,
 
  
x + by + az = 1 b (a −1)y + (1−a )z = b −1  (1−a )(2 + a )z = b −a
a −b ab − 2 + b a −b
Si a ≠ 1 , a ≠ −2 et b ≠ 0 : x = ,y = ,z = .
(a −1)(a + 2) (a −1)(a + 2) (a −1)(a + 2)
x + by + z = 1
Si a = 1 alors   0 = 0 . Si b ≠ 1 alors S = ∅ . Si b = 1 alors S : x + y + z = 1 .

 0 = b −1
x + by − 2z = 1

Si a = −2 alors   3by − 3z = 3

 0 =b +2
. Si b ≠ −2 alors S = ∅ . Si b = −2 alors { {
x − 2y − 2z = 1 x = −1− 2y
−6y − 3z = 3 z = −1− 2y

Si b = 0 alors on obtient l’équation de compatibilité 0 = 2 . S = ∅ .


Exercice 50 Résoudre le système d’équations suivant d’inconnues complexes :
x1 + x 2 + x 3 + ... + x n = 1

x1 + 2x 2 + 2x 3 + ... + 2x n = 1
x + 2x + 3x + ... + 3x = 1 .
n
 1 2 3

 ⋮ ⋮ ⋮
x1 + 2x 2 + 3x 3 + ... + nx n = 1

Par les opérations élémentaires : Ln ← Ln − Ln −1 ,…, L2 ← L2 − L1 on obtient le système équivalent :


x1 + x 2 + ⋯ + x n = 1

 x 2 +⋯+ xn = 0
 ⋮ . Donc S = {(1, 0,…, 0)} .

 x n −1 + x n = 0
 xn = 0

Exercice 51 Résoudre le système d’équations suivant d’inconnues complexes :


x1 + x 2 = 0
x + x + x = 0
 1 2 3
 x 2 + x 3 + x 4 = 0
 .
 ⋱ ⋱ ⋱ ⋮
 x n −2 + x n −1 + x n = 0

 x n −1 + x n = 0

x1 = x1 , x 2 = −x1 , x 3 = 0

x1 + x 2 = 0 x 4 = x1 , x 5 = −x1 , x 6 = 0
 
x1 + x 2 + x 3 = 0 …
  0 si n = 0 [3]
x2 + x3 + x4 = 0 
 ⇔   .
 ⋱ ⋱ ⋱ ⋮ x n = x1 si n = 1 [3]
 x n −2 + x n −1 + x n = 0  
  −x1 si n = 2 [3]
 x n −1 + x n = 0 …

x n −1 + x n = 0

Donc si n ≠ 2 [3] alors S = {(0, 0, 0)} et si n = 2 [3] alors S = {(x , −x , 0, x , −x , 0,…, x , −x ) / x ∈ ℂ} .

Exercice 52 Soit a1 ,...,an n points du plan complexe.


Déterminer à quelle(s) condition(s) il existe au moins un polygone à n sommets z1 ,..., z n tel que :
ai est le milieu de z i , z i +1  et an est le milieu de [z n , z1 ] .

 z1 + z 2 = 2a1 1 1
 0
 
⋮  ⋱ ⋱ 
On veut résoudre le système :  de matrice :  .
z n −1 + z n = 2an −1  0 1 1
 z − z = 2a
 n 2 n
1 1
Si n est impair alors la matrice est inversible et le système possède une solution unique :
 z1 + z 2 = 2a1  z1 + z 2 = 2a1  z1 + z 2 = 2a1
  
 ⋮  ⋮  ⋮
  ⋯
z n −1 + z n = 2an −1 z n −1 + z n = 2an −1  z n −1 + z n = 2an −1
   n n
 z n − z 2 = 2an − 2a1  z n + z 3 = 2(an −a1 + a 2 ) (1− (−1) )z n = 2(an −a1 + a 2 + ⋯ + (−1) an −1 )
Si n est impair alors le système est de Cramer dans possède une solution.
Si n est pair alors le système possède une solution ssi a1 −a 2 + ⋯ + an = 0 .
david Delaunay [Link]

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