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Cours PL

La biologie animale étudie les animaux sous divers aspects, y compris leur structure, fonctionnement, développement et évolution. Les animaux sont classés en fonction de critères tels que la présence de colonne vertébrale, la symétrie du corps et le mode de reproduction, avec une distinction majeure entre vertébrés et invertébrés. Les arthropodes, un groupe d'invertébrés, se caractérisent par un corps segmenté et un exosquelette chitineux, et sont divisés en plusieurs classes, dont les insectes, qui possèdent des caractéristiques morphologiques distinctes.

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La biologie animale étudie les animaux sous divers aspects, y compris leur structure, fonctionnement, développement et évolution. Les animaux sont classés en fonction de critères tels que la présence de colonne vertébrale, la symétrie du corps et le mode de reproduction, avec une distinction majeure entre vertébrés et invertébrés. Les arthropodes, un groupe d'invertébrés, se caractérisent par un corps segmenté et un exosquelette chitineux, et sont divisés en plusieurs classes, dont les insectes, qui possèdent des caractéristiques morphologiques distinctes.

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BIOLOGIE ANIMALE

PLAN

I- GENERALITES SUR LES ANIMAUX

II- CLASSIFICATION ANIMALE

II.1. Grands critères de classification

II.2. Grandes divisions du règne animal

III- EMBRANCHEMENT DES ARTHROPODES

III.1. Généralités sur les arthropodes

III.2. Caractéristiques de chaque classe

IV- DEVELOPPEMENT CHEZ LES ARTHROPODES

IV.1. Développement embryonnaire chez les arthropodes

IV.2. Développement post-embryonnaire chez les arthropodes

IV.3. Catégories des larves chez les insectes

IV.4. Catégories de nymphe


La Biologie Animale une discipline de la science du vivant, des organismes et des espèces
animales ainsi que des théories évolutionnistes. Elle se distingue ainsi de la biologie végétale
ou de la biologie cellulaire. C’est la branche de la biologie qui étudie les animaux sous tous
leurs angles à savoir : leur structure, leur fonctionnement, leur développement, leur
comportement et leur évolution.

I- GENERALITES SUR LES ANIMAUX

En biologie, les animaux sont des êtres vivants hétérotrophes et possédants du collagène
(protéine présente dans toutes les structures du corps) dans leurs matrices extracellulaires. Ce
sont des organismes eucaryotes, pluricellulaires généralement mobiles et sensibles aux stimuli.

Comme les autres êtres vivants, tout animal a des semblables avec qui il forme un groupe
homogène, appelé espèce.

Une espèce est un groupe d’individus (actuels ou fossiles) capable de se reproduire entre eux
et d’avoir une descendance fertile, dans des conditions naturelles. Le cheval et l’âne peuvent se
reproduire, mais leur descendance (mulet) est stérile. Donc ils sont deux différentes espèces.

 Morphologiquement : une espèce est définie par des caractéristiques physiques


communes (forme, taille, structure). Ainsi, l’anatomie, l’apparence et les structures sont
comparées.

 Génétiquement / phylogénétiquement : une espèce est définie par un groupe d’individus


partageant un patrimoine génétique et une histoire évolutive. Dans ce cas, l’ADN et les
relations de parenté (arbre évolutif) sont utilisés.

 Ecologiquement : une espèce est définie par un groupe d’organisme occupant la même
niche écologique. Donc, ils ont le même rôle dans l’écosystème et les mêmes besoins
environnementaux.

En résumé : une espèce est un ensemble d’organismes semblables, capable de se reproduire


entre eux dans la nature et d’avoir une descendance fertile, partageant un patrimoine génétique
commun et occupant une niche écologique similaire.
Pour survivre, les espèces animales ont besoin :

 d’eau : comme pour tous les organismes vivants, l'eau est l'élément dont les animaux
ont le plus de mal à se passer. En plus, les cellules sont constituées d’eau.

 d’oxygène : l'acquisition du dioxygène chez les animaux sert à oxyder les hydrates de
carbones pour produire de l'énergie chimique.

 de matières organiques qui proviennent d'autres organismes (nourriture). Cette


nourriture répond à trois objectifs qui sont :

 de fournir les substances servant à créer d'autres cellules ;


 de produire des substances utiles à créer des molécules et structures de
l'organisme (os, poils, larmes, odeurs, etc.) ;
 de fournir de l'énergie.

Par ailleurs, la plupart des espèces disposent :

 d’un appareil respiratoire pour absorber ce dioxygène et rejeter le gaz carbonique.


Selon l’espèce, l’appareil respiratoire est soit les poumons (mammifères, oiseaux,
reptiles), les branchies (poissons), les trachées (insectes) ou par respiration cutanée
(amphibiens).

 d’un appareil circulatoire pour permettre la circulation de fluide (oxygène,


nutriments, hormones) à l'intérieur du corps et la coordination des différentes cellules.
Il est composé de cœur, de sang et de vaisseaux sanguins. Chez les mammifères, c’est
un système fermé tandis qu’il est ouvert chez les insectes.

 d’un appareil digestif (digestion et excrétion) pour transformer les aliments en


nutriments tout en assimilant les substances nécessaires et éliminer les déchets non
digérés. L’appareil digestif est composé de bouche, œsophage, estomac, intestin et foie.

 d’un appareil reproducteur pour assurer la reproduction de l’espèce. Cet appareil est
constitué d’organes reproducteurs, copulations, conducteurs, gestation et les glandes
annexes.

 d’un appareil locomoteur pour permettre les mouvements. Il comprend le squelette


(interne ou externe), les muscles et les articulations.
 d’un appareil excréteur (urinaire) pour éliminer les déchets toxiques du corps.
L’appareil excréteur est constitué de reins (vertébrés) ou de tubes de Malpighi
(insectes).

 d’un système nerveux pour permettre à l’animal de percevoir son environnement, de


réagir rapidement et de coordonner ses fonctions internes. C’est le grand centre de
commande et de communication du corps animal grâce aux fonctions internes. Il
comprend le cerveau, les nerfs et la moelle épinière (chez les vertébrés).

En effet, ces fonctions sont essentielles à la survie, à la croissance et à la reproduction des


espèces. Il s’agit :

 des quatre fonctions de nutrition qui permettent à l’animal d’obtenir de l’énergie et de


la matière nécessaire à la vie.

 La fonction digestive (appareils digestifs simples ou complexes selon l’espèce) qui permet
la transformation des aliments en nutriments utilisables. Elle fournit de l’énergie nécessaire
aux activités et permet la croissance et la réparation des tissus.
 La fonction respiratoire qui assure les échanges de gaz (prise de dioxygène et rejet de
dioxyde de carbone). Elle est importante dans la mesure où l’oxygène est indispensable
pour produire de l’énergie. Aussi, sans respiration, les cellules meurent.
 La fonction circulatoire qui permet le transport de l’oxygène, des nutriments et des déchets
dans tout le corps. Ce transport est assuré par le sang (hémolymphe) et le cœur quand il
existe. Elle distribue l’énergie aux organes, transporte les déchets vers les organes
d’élimination et maintient la température corporelle.
 La fonction excrétrice qui assure l’élimination des déchets toxiques (urine, ammoniac ….)
du métabolisme. Cette élimination est réalisée par les reins ou par d’autres organes
spécialisés. Elle empêche l’accumulation de substances toxique et maintient l’équilibre de
l’eau et des sels minéraux.

 des trois fonctions de relation qui permettent à l’animal d’interagir avec son
environnement. Ce sont :

 La fonction sensorielle qui permet la perception des stimuli (vue, odorat, toucher,
audition…). Elle relie l’animal à son milieu de vie, permet de comprendre son
environnement et permet de réagir efficacement pour assurer sa survie.
 La fonction nerveuse qui analyse des informations, coordonne et commande les actions ou
les réponses du corps. Elle permet les mouvements, contrôle les organes internes et assure
les réactions aux dangers.
 La fonction locomotrice qui assure le déplacement grâce aux muscles et au squelette ou
structure équivalente. Elle permet de se nourrir, se protéger, se reproduire et de s’adapter à
son environnement. Elle permet aussi de différencier les vertébrés des invertébrés par les
organes et les structures qu’ils utilisent pour se déplacer.

 des deux fonctions de reproduction qui assurent la pérennité de l’espèce.

 La reproduction sexuée : production de gamète (spermatozoïdes, ovules) et la


fécondation interne ou externe. Elle crée la diversité génétique, favorisent l’adaptation
et assure la survie et la continuité de l’espèce.
 La reproduction asexuée (bourgeonnement, fragmentation …) qui permet une
multiplication rapide. Elle économise de l’énergie et conserve les caractères favorables.

Les fonctions de reproduction sont importantes chez les animaux qui sont principalement
sexués. L'appareil de reproduction est vital à l'espèce, sans quoi elle disparaîtrait après un
certain temps.

II- CLASSIFICATION DES ANIMAUX

La classification animale sert à organiser les animaux selon leurs caractères communs et leurs
liens évolutifs. En biologie, pour décrire, comparer et classer les espèces vivantes, des critères
observables correspondant appelés des attributs sont utilisés.

II.1. Grands critères de classification

Les animaux sont classés selon :

 La présence ou l’absence de colonne vertébrale. En effet, la colonne vertébrale permet


de distinguer les vertébrés des invertébrés.

Sur le plan scientifique, elle :

 reflète le niveau d’organisation du corps (les vertébrés ont généralement un squelette


interne un système nerveux complexe et des organes bien différenciés).
 aide aussi à comprendre les liens de parenté et l’évolution des espèces (les vertébrés
partagent un ancêtre commun distinct de celui des invertébrés.

 facilite l’étude anatomique et physiologique des animaux.

Sur le plan pédagogique, elle :

 est une base claire et simple pour apprendre la diversité animale, surtout au primaire,
au collège et même au lycée.

 permet de classer, comprendre et identifier facilement les animaux et sert de point de


départ pour des classifications plus détaillées.

Sur le plan écologique et pratique, elle :

 aide à comprendre le rôle des animaux dans les écosystèmes (pollinisation, chaînes
alimentaires, recyclage de la matière).

 est utile en médecine, agriculture et protection de la biodiversité.

En effet, les vertébrés et les invertébrés n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes impacts.

 La Symétrie du corps qui :

 permet de classer les animaux selon leur organisation corporelle.


 aide à comprendre leur mode de vie et leur évolution.

La symétrie bilatérale est souvent liée au déplacement actif tandis que la symétrie radiaire ou
asymétrie convient aux mouvements fixés ou peu mobiles.

 Le nombre de feuillets embryonnaires qui :

 permet de classer les animaux selon leur niveau d’organisation et de complexité (les
animaux diploblastiques et les animaux triploblastiques).

 aide à comprendre la formation des organes, l’évolution des animaux.

 facilite leur étude et leur comparaison en biologie.

 La présence d’un cœlome qui :

 permet de classer selon leur organisation interne, les acœlomates, les pseudo-
coelomates et les coelomates.

 montre aussi le niveau de complexité et la disposition des organes.


 aide à comprendre l’évolution et le fonctionnement des animaux.

 Le mode de reproduction et de développement qui :

 permet de classer les animaux selon leur stratégie de reproduction. L’animal peut être
sexué ou asexué, avec une fécondation interne ou externe et un développement
ovipare, vivipare ou ovovivipare.

 aide à comprendre l’adaptation au milieu, la survie des espèces.

 facilite l’étude et la comparaison des animaux.

II.2. Grandes divisions du règne animal

Le règne animal est divisé principalement en deux grands groupes (vertébrés et invertébrés).
Les invertébrés qui sont les plus nombreux. Ils représentent environ 95 % des espèces animales.
Les principaux embranchements des invertébrés sont :

 les Porifères (éponges) qui sont des organismes fixes. Leur corps est percé de pores. Ils
n’ont pas de vraie symétrie et pas d’organes. Exemple : éponge de mer.

 les Cnidaires (ou Coelentérés) qui ont une symétrie radiale, un corps mou et des
tentacules avec cellules urticantes pour capturer les proies. Exemples : méduses, coraux,
anémones de mer.

 les Plathelminthes (vers plats) qui ont un corps plat à symétrie bilatérale. Ils n’ont pas
de cavité corporelle vraie (acœlomates). Exemples : douve, ténia

 les Nématodes (vers ronds) qui ont un corps cylindrique. Leur symétrie bilatérale et un
tube digestif complet. Exemples : ascaris, filaires.

 les Annélides (vers segmentés) ont un corps segmenté en anneaux, une symétrie
bilatérale, un cœlome vrai (cavité corporelle) et un système circulatoire. Exemples : ver
de terre, sangsue.

 les Mollusques qui ont un corps mou, souvent avec une coquille calcaire et un pied
musculaire. Exemples : escargot, poulpe, moule

 les Échinodermes qui ont une peau épineuse, souvent en étoile. Leur symétrie est
radiale (adulte), un squelette interne calcaire et système aquifère pour la locomotion.
Exemples : étoile de mer, oursins.

 les Arthropodes qui ont un corps segmenté, un exosquelette chitineux et appendices


articulés. Exemples : insectes, araignées, crabes, mille-pattes.

Les arthropodes sont des animaux invertébrés les plus répandus sur la terre au niveau du règne
animal.

III- EMBRANCHEMENT DES ARTHROPODES

Le mot « arthropode » vient du grec arthron (« articulation ») et podos (« pied »). Les
arthropodes ont des organismes à appendices (expansion latérale mobile) articulés ou des
appendices segmentés.

III.1. Généralités sur les arthropodes

Les arthropodes Les arthropodes sont des métazoaires à symétrie bilatérale, des
triploblastiques, des coelomates ou cœlomés et des hyponeuriens. Leur corps métamérisé
est recouvert d’une cuticule sclérifiée (organe ou un tissu qui est devenu solide, qui s'est endurci
par le processus de sclérification) et rigide. Ils sont caractérisés par un exosquelette chitineux,
des pattes articulées et un corps segmenté, un système circulatoire ouvert et des appendices
segmentés.

III.2. Caractéristiques de chaque classe

Les arthropodes constituent le plus grand embranchement du règne animal à cause du nombre
de pattes, de la manière dont le corps est organisé en différentes parties et de la forme de ces
pattes semblent avoir beaucoup participé à la diversification foisonnante (abondante) des
arthropodes. Ils sont divisés en plusieurs classes principales avec chacune, des caractéristiques
propres.

 La classe des insectes : un insecte est défini et caractérisé morphologiquement à l’état


adulte par un corps constitué de trois parties :

 La tête portant les antennes (une paire), les yeux composés (ommatidies), la bouche et
les pièces buccales ;
 Le thorax composé de trois segments (prothorax, mésothorax et le métathorax).
Chacun segment porte une paire de pattes donc trois paires de pattes (antérieures,
médianes et postérieures).

Souvent 2 paires d’ailes insérées chacune sur le mésothorax (ailes antérieures) et le métathorax
(ailes postérieures). Certaines espèces sont aptères, sans ailes. Par contre, chez certains insectes
comme les Coléoptères, les ailes antérieures sont modifiées en élytres (ailes dures protectrices).

Le thorax est en quelque sorte le centre moteur de l'insecte et porte généralement tous les
organes locomoteurs (ailes ou pattes).

 L'abdomen contient l'appareil digestif, le cœur, une partie de l'appareil respiratoire et


les organes reproducteurs.

Exemples : papillons, abeilles, mouches, fourmis...

 La classe des arachnides : ils sont caractérisés par un corps en 2 parties.

 Le céphalothorax ou Prosoma résultant de la fusion de la tête et du thorax. Il porte 4


paires de pattes (8 pattes au total), les yeux et les pièces buccales (chélicères et
pédipalpes). Pas d’ailes ni d’antennes.

 L’abdomen ou Opisthosoma qui possède certaines structures spécialisées comme les


filières chez les araignées (pour produire la soie). Chez les arachnides, certains organes
sont piqueurs ou venimeux.

Exemples : araignées, scorpions, acariens, tiques.

 La classe des crustacés : ils sont caractérisés par un corps souvent en 2 ou 3 parties
selon l’espèce.

 La tête (céphalon ou céphalothorax selon l’espèce) porte généralement les antennes


(deux paires) et les maxillipèdes (appendices modifiés pour l’alimentation).

Chez certains crustacés, les premières paires de pattes peuvent être partiellement sur le
céphalothorax.

Exemple : pince des décapodes.

 Le thorax (ou thorax fusionné avec la tête : céphalothorax) porte la majorité des pattes
locomotrices, appelées péréiopodes.
Chez les décapodes (crabes, homards, crevettes), il y a 5 paires de péréiopodes, dont la première
souvent transformée en pinces.

 L’abdomen porte parfois des appendices appelés pleopodes ou nagerettes. Ces


appendices servent à la natation ou à la reproduction, mais ce ne sont pas des pattes
locomotrices pour marcher.

Chez les crustacés, les pattes sont variables, souvent plus de 5 paires. Ils sont principalement
aquatiques.

Exemples : crabes, crevettes et homards ont dix pattes principales.

Certaines ont aussi des périopodes supplémentaires ou pattes abdominales.

Exemples : Cymothoïdes (isopodes aquatiques, isopodes terrestres : cloportes) parfois sept à


huit paires de pattes.

Krill (Euphausiacae) possèdent souvent huit à onze paires de pattes leur servant à la nation et à
l’alimentation.

Cirripèdes (balanes) leurs pattes appelées les cirres dépassent largement cinq paires. Elles sont
utilisées pour filtrer la nourriture.

 La classe des myriapodes : Ils sont constitués de deux grandes parties.

 La tête avec les antennes (une paire), les pièces buccales et les yeux ou ocelles.

 Le tronc (thorax et abdomen) formé de nombreux segment, chacun portant des pattes.

Les myriapodes comptent deux sous-classes :

Chilopodes ou Chilopoda : (centipèdes et les scolopendres), ils possèdent une


paire de pattes par segment et sont carnivores.
Diplopoda : (mille-pattes), ils possèdent deux paires de pattes par segment et
sont herbivores.

IV- DEVELOPPEMENT CHEZ LES ARTHROPODES

Le développement animal est un processus biologique complexe. Il débute par la fécondation


et inclue la croissance et la différenciation cellulaire. Il est structuré en phases embryonnaire et
post embryonnaire (larvaire, juvénile, adulte).
Le développement post embryonnaire des arthropodes est marqué par une croissance
discontinue nécessitant des mues (exuviation) pour renouveler leur exosquelette rigide.

IV.1. Développement embryonnaire chez les arthropodes

Le développement embryonnaire chez les arthropodes est caractérisé par une segmentation
généralement superficielle de l'œuf (centrolécithe). Elle est suivie de la formation de feuillets
embryonnaires (gastrulation). Enfin, vient la mise en place des organes (organogénèse) à partir
des feuillets accompagnée d'une métamérisation (segmentation du corps) sous le contrôle de
gènes homéotiques.

Le développement embryonnaire aboutit à une larve ou un juvénile. Dans la majorité des cas,
le jeune arthropode, au moment de l’éclosion, a un aspect larvaire. Les formes larvaires varient
fortement d’un groupe à l’autre en fonction du type de développement embryonnaire.

IV.1.1. Développement de type anamorphique

Le développement embryonnaire de type anomorphique est un type de développement


embryonnaire chez certains arthropodes où l’embryon n’acquiert pas tous ses segments avant
l’éclosion. C’est-à-dire que pendant l’embryogenèse, tous les segments du corps ne sont pas
formés. Les segments manquants apparaissent progressivement après l’éclosion, au cours des
mues post-embryonnaires. Ce type développement est aussi appelé développement dilaté.

Ces larves sont caractérisées à l’éclosion par :

 une larve incomplètement segmentée ;

 une augmentation du nombre de segments après la naissance ;

 une croissance par mues successives.

Exemples : Myriapodes (mille-pattes, centipèdes), certains crustacés sont anamorphiques, ainsi


que les insectes amétaboles ou aptérygotes (sans ailes).

IV.1.2. Développement de type épimorphique

Le développement embryonnaire épimorphique est un type de développement chez les


arthropodes où tous les segments du corps sont déjà formés avant l’éclosion.
C’est-à-dire que la segmentation est complète pendant l’embryogenèse. Le jeune qui sort de
l’œuf possède le nombre définitif de segments, identique à celui de l’adulte. Ce type de
développement est direct. Ces larves sont caractérisées à l’éclosion par :

 Tous les métamères formés ;

 Aucun ajout de segments après la naissance ;

 Croissance uniquement par augmentation de taille et mues

Exemples : Arachnides (araignées, scorpions), certains crustacés et chez les insectes ptérygotes
bien que les larves ne ressemblent pas à l’adulte.

IV.2. Développement post-embryonnaire chez les arthropodes

Le développement post-embryonnaire chez les arthropodes concerne toutes les transformations


que subit l’animal après l’éclosion de l’œuf, jusqu’à atteindre la forme adulte. Il se caractérise
par des mues successives généralement en stades larvaires. Selon l’espèce, ces stades sont suivis
de métamorphoses marquées jusqu’au stade adulte. Ce développement peut être indirect (c’est-
à-dire qu’il passe souvent par plusieurs stades larvaires) ou direct.

Il se distingue par la mue (ecdysis), qui est obligatoire pour permettre la croissance car le
squelette externe est rigide. C’est est un développement très riche en variations de détails
notamment chez les crustacés et les insectes.

IV.2.1. Développement post-embryonnaire des crustacés

Le développement post-embryonnaire des crustacés passe d’un développement anamorphique


(forme nageuse) à un développement épimorphique (forme benthique). Il existe deux types de
développement post-embryonnaire.

 Le développement direct : les juvéniles ressemblent à l’adulte car certaines espèces


passent directement de l’œuf au juvénile miniature, sans stades larvaires planctoniques.

Ils sont plus petits et non sexués. Il n’y a pas de larves libres. La croissance se fait uniquement
par mues successives. Exemple : certains crabes terrestres (Geosesarma) et cloportes)

 Le développement indirect : les juvéniles ne ressemblent pas à l’adulte. Il y a la


présence de stades larvaire libres, très différentes de l’adulte.
Les larves subissent plusieurs mues en fonction de l’espèce et métamorphoses avant de devenir
adulte. Exemples : crustacés marins (crevettes, crabes, homards). Les stades larvaires typiques
chez les crustacés marins sont représentés par :

 La larve Nauplius : c’est la première larve après l’éclosion. Elle est caractérisée par
trois paires d’appendices ou membres natatoires (antennules, antennes, mandibules).

Son corps est simple et les yeux simples ou composés. Un œil médian simple (œil nauplien).
Elle est capable de nage libre mais peu de nourriture. Nourriture phytoplancton ou réserves
embryonnaires selon les espèces.

 La larve Zoea : elle est très fréquente chez les crabes et crevettes. Son corps plus
développé avec le thorax et des appendices naissants.

Sa carapace plus développée et très allongée avec des épines dorsales parfois. Elle a une
alimentation active et est capable de se nourrir de petits organismes (plancton) : donc prédateur
actif. Elle possède des d’appendices locomoteurs pour la nage. Plusieurs mues successives selon
l’espèce (Zoea I, II, III …)

 La larve Mysis / larve Megalopa : c’est le stade intermédiaire avant la forme adulte.
C’est-à-dire entre la larve et l’adulte.

Elle ressemble partiellement à l’adulte, mais certains segments et appendices sont encore
rudimentaires. Il y a transformation progressive des appendices et du corps vers la morphologie
adulte. Elle migre vers l’habitat adulte et se fixe parfois à proximité des fonds (eau libre vers
fond marin). C’est le stade Megolopa chez les crabes.

 Le juvénile ressemble morphologiquement à l’adulte mais il est plus petit et


sexuellement immature. Ses appendices sont complètement différenciés.

Les organes reproducteurs ne sont pas encore fonctionnels. Il continue de grandir par mues
successives jusqu’à la maturité sexuelle. Son mode de vie (habitat, alimentation et déplacement
est généralement similaire à celui de l’adulte.

IV.2.2. Développement post-embryonnaire des insectes

A l’exception des aptérygotes, la larve possède tous ses segments à l’éclosion.


Cette larve devra subir des transformations plus ou moins importantes avant d’atteindre le stade
adulte (stade imago). Le développement post-embryonnaire permet de distinguer trois groupes
d’insectes.

 Le développement amétabole ou direct (sans métamorphose) : ce type développement


chez les aptérygotes (Collemboles). L’individu jeune ressemble à l’adulte. Pas d’ailes,
pas de transformation majeure. Le nombre total de segments s’acquière définitivement
mais sans métamorphose. La mue d’adulte ou imaginale donne l’imago qui possède des
gonades fonctionnelles. Les adultes continuent à grandir par mues successives qui
alternent avec des cycles de reproduction.

 Le développement hémimétabole (métamorphose incomplète) : Ces insectes sont


ptérygotes. Il n’y a pas de stade immobile entre la larve et l’adulte. La larve différant
de l’adulte par sa taille, et par l’absence de pièces génitales et d’ailes. Les ébauches
d’ailes sont visibles extérieurement : ce sont des exoptérygotes.

Elles sont d’abord enfermées dans les replis du tégument (ptérothèques). Le


développement est progressif au fil des mues. La mue imaginale montre une croissance
accélérée des pièces génitales et des ailes pour obtenir un adulte (imago) qui ne mue plus et
peut connaître plusieurs cycles de reproduction. Le développement hémimétabole concerne
deux groupes d’insectes.

 Les insectes où la larve et l’adulte vivent dans le même milieu. Ce cycle de


développement est dit holobiontique.

Exemples : les Orthoptères, les Dermaptères (perces-oreilles), les Hyménoptères (punaises


terrestres).

 Les insectes où la larve et l’adulte ne vivent pas dans le même milieu. Ce cycle de
développement est dit amphibiontique. Larve aquatique et adulte terrestre. La larve
possède des pièces buccales broyeuses. La mue imaginale implique d’importantes
modifications et les ébauches d’ailes n’apparaissent que dans le dernier stade larvaire.

Exemples : les Ephéméroptères et les Odonates.


 Le développement holométabole (métamorphose complète) : le jeune est une larve,
très différente de l’adulte par son organisation morphologique et anatomique, par son
habitat et mode de vie, par son régime alimentaire.
Exemples : les Coléoptères (coccinelles), les Lépidoptères (papillons), les Hyménoptères
(abeilles) et les Diptères (mouches et moustiques).

La réorganisation complète du corps se fait pendant la nymphose. Le développement des ailes


est masqué et elles ne seront pas visibles en surface avant la fin du dernier stade larvaire : ce
sont des insectes endoptérygotes.

Le nombre de mues est en général fixe pour une espèce. Mais dans certains cas, le nombre de
mues est soumis aux conditions environnementales (température et nourriture). La mue
imaginale donne l’adulte grâce à une véritable métamorphose. L’adulte change complètement
d’organisation, de physiologie et de milieu de vie par rapport à la larve. Avant la mue imaginale,
il y aura la mue nymphale où la nymphe diffère des stades larvaire par les trois mêmes critères.

IV.3. Catégories des larves chez les insectes

Chez les insectes, les larves se classent selon leur forme, leur mobilité et leur degré de
développement.

Il existe cinq catégories de larves :

 Les larves campodéiformes : elles ont une vie très active et sont souvent prédatrices
(chassent de petits invertébrés).

Leur corps est allongé, aplati et dur. Elles possèdent des pièces buccales est de type broyeur.
Elles vivent dans la litière, dans le sol, sous les pierres et sous l’écorce.

Exemples : Coléoptères (larves de Coccinellidae, Staphylinidae, Carabidae, Dytiscidae)

 Les larves éruciformes : elles sont peu mobiles et peu actives. Leur corps est Allongé,
cylindrique et mou.

Elles ont trois paires de pattes longues et bien développées plus souvent des fausses pattes
abdominales. Elles possèdent des pièces buccales est de type broyeur (phytophage). Elles vivent
sur les plantes.

Exemples : les Hyménoptères (larves de Tenthredinidae, Argidae, Cephidae) et les


Lépidoptères (larves de Nymphalidae, Noctuidae, Geometridae, Shingidae, Papilionidae,
Hesperiidae)
 Les larves vermiformes : elles ont un aspect de ver. Leur corps est Allongé, cylindrique
et mou.

Elles sont dépourvues de pattes. Elles se nourrissent principalement de matières organiques en


décomposition (des cadavres, des excréments ou des fruits/légumes pourris), de tissus végétaux
ou animaux, ou de substrats riches en nutriments. Elles sont souvent saprophages (déchets),
phytophages (racines, graines) ou parasites. Elles possèdent des pièces buccales est de type
broyeur réduit, souvent en crochets.

Les pièces buccales acrochétiques/ piqueuses-broyeuses sous forme de crochets.

Exemples : les Diptères (les larves de Calliphoridae (asticots), Muscidae (mouche domestique),
Tachinidae (parasites), Syrphidae et Tephritidae), les Coléoptères (Curculionidae,
Cerambycidae, Anobiidae, Bruchidae, Dryophthoridae) et les Hyménoptères (Ichneumonidae,
Braconidae, Formicidae, Vespidae, Apidae,)

 Les larves scarabaeiformes : elles sont mobiles mais ne se déplace pas très vite. Leur
corps est en forme de “C”, trapues.

Elles ont trois paires de pattes courtes et robustes. Elles vivent dans le sol ou dans du bois en
décomposition ou dans les excréments des mammifères. Elles se nourrissent principalement de
racines et de matières végétales dans le sol ou des plantes cultivées (phytophage : hanneton) ou
de matières végétales mortes ou en décomposition (sarcophage : cétoine) ou de matières fécales
animales (coprophage : bousier).

Exemples : les Coléoptères (Scarabaeidae, Belohinidae, Passalidae, Ceratocanthidae,


Lucanidae).

IV.4. Catégories de nymphes

La nymphe est le stade de développement intermédiaire entre la larve et l'adulte (imago) chez
les insectes à métamorphose complète. Chez les insectes à métamorphose incomplète, la
nymphe désigne le stade immature. Cette phase permet la transformation radicale des tissus
larvaires en caractères adultes (ailes, pièces buccales). C'est en général un stade assez court
dans la vie de l'animal. Contrairement à la larve et à l'adulte, la nymphe ne peut pas marcher, ni
se nourrir. Plusieurs catégories de nymphes existent selon le type de développement et l’aspect
de la nymphe.
 Les nymphes des insectes holométaboles : elles correspondent à une métamorphose
interne totale (réorganisation interne des tissus). Elles ne se nourrissent pas et sont
souvent immobiles car si elles sont dérangées, elles peuvent légèrement bouger.

 La chrysalide ou nymphes momies : c’est le stade de transformation chez les


Lépidoptères.

Chez les papillons de nuit, les larves fabriquent une enveloppe de soie appelée cocon qui assure
la protection extérieure de la nymphe.

 La pupe : c’est le stade de transformation chez les Diptères, les Coléoptères, les
Hyménoptères (abeilles) et chez certains Lépidoptères.

 Les nymphes des insectes hémimétaboles : elles ressemblent à un adulte en miniature


mais sans ailes développées ni organes reproducteurs fonctionnels.

Elles vivent généralement dans le même milieu que l’adulte et grandissent par mues
successives.

Exemples : les Orthoptères (sauterelles, criquets) les Hémiptères (punaises) les Mantoptères
(mantes religieuses) et les Blattoptères (blattes).

 Les nymphes aquatiques : elles vivent dans l’eau avant de devenir adulte.

Exemples : les Plécoptères (perles), les Odonates (libellules) et les Ephéméroptères


(éphémères).

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