Introduction générale
La transmission du mouvement est une fonction mécanique essentielle qui
« transfère un mouvement d’un composant à un autre sans en modifier le
type ». Dans ce projet de « Théorie et Construction des machines », nous
avons étudié deux systèmes de transmission : un ascenseur motorisé par
un train d’engrenages, et un montage démontrant une transmission par
adhérence (friction) entre deux roues. Le premier prototype (ascenseur)
utilise des roues dentées pour relever une charge, tandis que le second
fait appel à deux génératrices et deux roues en carton pour illustrer la
conversion d’énergie électrique en énergie mécanique puis à nouveau en
énergie électrique par adhérence. Ces deux montages visent à comparer
les principes de fonctionnement, les réalisations pratiques et les
performances de chacun.
Projet 1 : Ascenseur mécanique (transmission par engrenages)
L’objectif du premier prototype était de construire un mini-ascenseur
utilisant un moteur électrique couplé à un ensemble d’engrenages. Ce
montage permet de démontrer la transformation du mouvement rotatif du
moteur en un mouvement linéaire (de montée et descente) de la cabine
grâce au treuil solidaire du train d’engrenages. Le mécanisme à roues
dentées (engrenages) transmet le mouvement de rotation entre deux
arbres adjacents via des dents qui s’engrènent.
Composants et conception
Nous avons choisi un petit moteur à courant continu raccordé à une
génératrice (fonctionnant en moteur) pour entraîner l’axe d’un engrenage
de démultiplication. Un couple d’engrenages droits (ou hélicoïdaux pour
plus de douceur) a été monté afin de réduire la vitesse de sortie et
d’augmenter le couple. La poulie de sortie est solidaire d’un tambour
autour duquel s’enroule un câble supportant la cabine de l’ascenseur. Un
système de vis sans fin (worm gear) a été envisagé pour renforcer la
sécurité : en effet, ce mécanisme à vis sans fin « permet de réduire la
vitesse de rotation de manière significative tout en augmentant le couple,
idéale pour les systèmes de levage ». De plus, l’autoblocage naturel du
worm gear prévient la chute de la charge en l’absence de moteur.
Réalisation pratique
Le châssis de l’ascenseur a été fabriqué en tiges et plaques
métalliques, assurant la rigidité. Les engrenages (en plastique ou métal)
ont été montés sur des axes parallèles avec un lubrifiant léger pour
réduire les frottements. La réduction de vitesse a été calculée
grossièrement : par exemple, un rapport de 1:50 entre l’engrenage moteur
et l’engrenage de sortie multiplie le couple délivré, permettant de soulever
la cabine avec la charge fixée. Les engrenages droits utilisés garantissent
un entraînement sans glissement (aucune perte par patinage) et une très
bonne précision de mouvement.
Fonctionnement et essais
Sous tension, le moteur fait tourner en continu le premier
engrenage. Le train d’engrenages accroît le couple nécessaire pour lever
la cabine. Lors des essais, nous avons observé que la cabine montait
lentement mais avec une force suffisante pour la charge définie. L’arrêt du
moteur immobilise l’ascenseur grâce à l’inertie du système et au freinage
intérieur (ou au dispositif autobloquant). La descente s’effectue en
inversant la polarité du moteur.
Avantages et inconvénients
La transmission par engrenages offre une transmission très précise
et sans jeu (pas de glissement entre roues). Elle permet de modifier la
vitesse (et donc le couple) de manière ajustable en changeant les
diamètres ou les nombres de dents des engrenages. Cette précision est
essentielle pour un ascenseur où il faut contrôler finement la vitesse de
montée. En revanche, le montage est relativement complexe et coûteux
(matériaux usinés avec tolérances), il nécessite un lubrifiant et un réglage
précis des jeux d’engrènement. De plus, il peut générer du bruit et des
vibrations lors du fonctionnement.
Projet 2 : Transmission par adhérence (friction)
Le second montage illustre la transmission d’énergie par friction entre
deux roues. Le schéma électrique/Mécanique est le suivant : une première
génératrice est branchée sur une pile (fonctionne en moteur) et actionne
mécaniquement la roue menante ; cette roue transmet son mouvement
par frottement à la roue menée (de même axe horizontal, en carton). La
roue menée est reliée à une deuxième génératrice qui, en tournant,
produit de l’électricité pour alimenter plusieurs ampoules. Deux roues en
carton de diamètre différent sont montées face à face, permettant de
changer le rapport de transmission par différence de diamètre.
Matériel et montage
La première génératrice (en mode moteur) est fixée sur un support rigide
et reliée à la pile. Un disque de carton rigide (roue menante) est collé sur
l’axe de sortie de cette génératrice. Face à elle, une autre roue en carton
de diamètre différent est monté sur l’axe d’entrée de la seconde
génératrice (fonctionnant en tant que génératrice électrique). Les roues
sont écartées de sorte que leurs surfaces latérales se touchent sous une
pression contrôlée, assurant le frottement nécessaire. L’adhérence entre
les roues est primordiale : elle dépend du matériau (carton) et de la force
de contact.
Principe de fonctionnement
Lorsque la première génératrice tourne, elle entraîne la roue menante. Par
frottement, la roue menée est mise en rotation dans le sens inverse de la
roue menante (en mécanique de friction, chaque contact inverse le sens
de rotation). La deuxième génératrice ainsi entraînée produit du courant
électrique. Les ampoules fixées à sa sortie s’éclairent alors brièvement. On
observe que si la pression entre les roues est insuffisante, un glissement
apparaît : la transmission devient moins efficace et l’éclairage faiblit.
L’efficacité de ce système est donc limitée par les pertes dues au patinage
et à l’usure.
Observations et mesures
En variant le diamètre des roues, on change le rapport de transmission.
Par exemple, une roue menante plus petite génère une vitesse de rotation
plus élevée sur la roue menée (augmentation de vitesse), tandis qu’une
roue menante plus grande procure plus de couple en sortie. Cette
modulation simple de vitesse par diamètre est une caractéristique des
mécanismes par friction.
Avantages et inconvénients
La transmission par adhérence est très simple et économique à mettre en
œuvre (ici deux disques de carton et deux génératrices). Elle est
relativement silencieuse et tolérante aux surcharges (elle patine plutôt
que de casser si l’on applique un choc). En revanche, elle est peu fiable
pour des applications exigeant une transmission précise : elle subit des
pertes par glissement, et nécessite un alignement et un appui exacts.
Comme le note Omnifab, ce mécanisme est « sujet aux pertes d’efficacité
en raison du glissement ». Enfin, la production électrique de la deuxième
génératrice est très réduite en pratique, illustrant que chaque conversion
et frottement induit une perte d’énergie.
Conclusion générale
Ces deux projets ont permis de comparer directement deux modes de
transmission mécanique et d’observer leurs forces et faiblesses. Le
système d’engrenages de l’ascenseur a montré sa précision et sa
puissance : il a livré un mouvement contrôlé, sans perte par glissement,
capable de soulever la charge requise grâce à l’augmentation de couple
par le train d’engrenages (notamment le worm gear). En revanche, il
demande des pièces usinées, un assemblage soigné et un entretien
(lubrification) conséquent. À l’opposé, le montage par friction a démontré
la simplicité et le faible coût d’un système adhérent : deux roues de carton
et deux génératrices suffisent pour une liaison mécanique. Ce mécanisme
est réversible et silencieux, et permet facilement de changer le rapport de
transmission par la taille des disques. Cependant, son rendement est
faible à cause du glissement inévitable,
et son couple transmissible est limité.
✓ Le câble noir : ce câble est utilisé comme phase.
✓ Le câble bleu : ce câble est utilisé comme neutre.
✓ Le câble jaune vert : il sert à la mise à la terre et protège les usagers
contre le courant
✓ Le câble rouge : ce câble est utilisé comme phases