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CoursReconnaissance Trace Routiere

La reconnaissance d'un tracé routier est une étape essentielle qui permet d'analyser le terrain et d'identifier les contraintes topographiques, géologiques et environnementales avant la conception. Elle implique une préparation minutieuse, une collecte de données, et une reconnaissance sur le terrain pour évaluer les caractéristiques du sol et des infrastructures environnantes. Les résultats de cette reconnaissance sont synthétisés dans un rapport final qui guide les ingénieurs dans le choix du tracé optimal en équilibrant sécurité, coût et impact environnemental.

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La reconnaissance d'un tracé routier est une étape essentielle qui permet d'analyser le terrain et d'identifier les contraintes topographiques, géologiques et environnementales avant la conception. Elle implique une préparation minutieuse, une collecte de données, et une reconnaissance sur le terrain pour évaluer les caractéristiques du sol et des infrastructures environnantes. Les résultats de cette reconnaissance sont synthétisés dans un rapport final qui guide les ingénieurs dans le choix du tracé optimal en équilibrant sécurité, coût et impact environnemental.

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Reconnaissance d’un Tracé Routier

1. Introduction générale
La reconnaissance d’un tracé routier constitue la première étape fondamentale d’un projet
routier. Avant toute conception géométrique, il est indispensable d’acquérir une
connaissance approfondie du terrain traversé. La reconnaissance vise à identifier les
contraintes générales : topographiques, géologiques, géotechniques, hydrologiques,
environnementales et humaines.

Cette étape conditionne le choix du meilleur tracé possible, en équilibrant plusieurs


critères : coût des travaux, sécurité, stabilité, impact environnemental, optimisation des
terrassements et faisabilité technique. Le technicien supérieur en géotechnique joue un
rôle essentiel dans cette phase puisqu'il réalise les observations, les mesures et les
premières analyses géotechniques nécessaires à la prise de décision.

2. Préparation de la reconnaissance
La préparation est une étape cruciale permettant d’optimiser le travail sur le terrain.

a) Collecte documentaire préalable

- Cartes topographiques (échelles 1/25 000 ou 1/50 000).

- Images satellites haute résolution.

- Plan de cadastre et divisions foncières.

- Études d’impact environnemental existantes.

- Données hydrologiques locales (cours d’eau, oueds, nappes).

- Études géologiques régionales ou rapports anciens.

b) Définition du couloir d’étude

Couloir d’étude constitue une bande de terrain de largeur variable (50 à 500 m) à
l’intérieur de laquelle le tracé définitif sera sélectionné. Les contraintes majeures (zones
instables, zones urbanisées, réserves naturelles) sont déjà identifiées à ce stade.

c) Organisation du matériel de terrain

- GPS ou station totale pour géoréférencement.

- Niveau optique et mire pour vérifications altimétriques.

- Lampe, marteau géologique, boussole, loupe.


- Tarières manuelles pour reconnaissance superficielle.

- Appareil photo numérique et tablette.

3. Reconnaissance générale du tracé


La reconnaissance générale correspond à une marche systématique le long du corridor
d’étude. Elle permet de préciser l'ensemble des caractéristiques du terrain.

a) Analyse topographique

- Étude des pentes naturelles.

- Détermination des crêtes et talwegs.

- Localisation de zones nécessitant ouvrages d’art (ponts, murs, tranchées profondes).

b) Occupation du sol

- Zones agricoles.

- Zones boisées.

- Zones urbanisées ou industrielles.

- Constructions à proximité, contraintes d’expropriation.

c) Analyse géologique visible

Le technicien doit identifier tous les affleurements rocheux et formations superficielles :


calcaires, grès, schistes, argiles, limons. Les structures tectoniques (failles, diaclases,
plissements) influencent la stabilité des déblais et les risques de glissements.

d) Analyse de l’hydrologie de surface

- Localisation des oueds et rivières.

- Zones de stagnation d’eau.

- Évaluation du risque d’inondation.

e) Détection des zones sensibles- Glissements de terrain.

- Zones humides.

- Ravinements actifs.

- Sols compressibles.
4. Reconnaissance géotechnique détaillée
Cette phase consiste à caractériser les sols traversés par le tracé étudié. Elle s’effectue en
plusieurs niveaux.

a) Relevés géotechniques en surface

- Observation de la couleur, texture, structure du sol.

- Évaluation de la cohésion apparente.

- Recherche d’indices de plasticité.

- Mesure de l’humidité naturelle.

b) Sondages et essais in situ

1. **Sondages à la tarière manuelle**

Pour déterminer les couches superficielles (0–2 m) et identifier les horizons de sol.

2. **Pénétromètre dynamique**

- Mesure de la résistance du sol.

- Détection des zones faibles en profondeur.

3. **Tranchées de reconnaissance**

- Largeur 0,8 à 1,2 m ; profondeur 1,5 à 3 m.

- Observation directe de la stratigraphie.

- Indispensable pour déterminer l’épaisseur de la couche végétale.

4. **Essais pressiométriques (si projet important) **

- Détermination de la pression limite.

- Calcul du module pressiométrique, nécessaire aux ouvrages d’art.

c) **Essais géotechniques en laboratoire**

Les échantillons prélevés servent à :

- Granulométrie (tamisage et sédimentation).

- Limites d’Atterberg (LL, LP, IP).

- Proctor Normal / Modifié.

- CBR (California Bearing Ratio).


- Masse volumique sèche maximale.

Ces résultats permettent de classer les matériaux selon leur aptitude : remblais, couches
de forme, couches de fondation.

d) **Analyse des talus naturels**

- Évaluation de la stabilité.

- Détermination des pentes admissibles.

- Relevé des signes de glissement : fissures, ressauts, suintements.

5. Contraintes, analyse et choix du tracé


La synthèse des résultats de terrain permet d’identifier les zones à éviter, les zones
favorables, et les adaptations nécessaires.

a) **Contraintes techniques**

- Sols compressibles → remplacements, surélévations.

- Sols gonflants → traitement à la chaux.

- Roches dures → augmentation du coût des déblais.

- Nappes superficielles → drainage.

b) **Contraintes environnementales**

- Zones boisées protégées.

- Zones humides ou écosystèmes sensibles.

- Cours d’eau et risques d’érosion.

c) **Contraintes économiques**

- Coût des déblais/remblais.

- Distance des carrières.

- Complexité des ouvrages d’art à prévoir.

d) **Évaluation de la faisabilité globale**

Le choix final du tracé doit respecter un compromis optimal entre sécurité, coût, stabilité
et contraintes réglementaires.
6. Rapport final de reconnaissance
Le rapport constitue le document essentiel transmis aux ingénieurs de conception. Il doit
contenir :

- Objectifs et méthodologie.

- Cartes annotées du tracé.

- Coupes topographiques et géologiques.

- Localisation des sondages.

- Résultats détaillés des essais.

- Analyse géotechnique.

- Contraintes majeures.

- Recommandations techniques : corrections de tracé, stabilisation, choix des matériaux,


ouvrages à prévoir.

Le rapport doit être clair, complet et illustré pour permettre une prise de décision
optimale.

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