Statistique Bivariée Quantitatives Qualitatives
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1. Statistique descriptive bivariée
On entend par statistique bivariée l’étude des relations entre deux variables, celles-ci pouvant
être quantitatives ou qualitatives.
On s’intéresse à deux variables x et y. Ces deux variables sont mesurées sur les n unités
d’observation. Pour chaque unité, on obtient donc deux mesures. La série statistique est alors
une suite de n couples des valeurs prises par les deux variables sur chaque individu :
(x1, y1), . . . , (xi, yi), . . . , (xn, yn).
Chacune des deux variables peut être, soit quantitative, soit qualitative. On examine deux
cas.
- Les deux variables sont quantitatives.
- Les deux variables sont qualitatives.
1.1. Deux variables quantitatives
1.1.1. Représentation graphique
Dans ce cas, chaque couple est composé de deux valeurs numériques. Un couple de nombres
(entiers ou réels) peut toujours être représente comme un point dans un plan.
(x1, y1), . . . , (xi, yi), . . . , (xn, yn).
Tableau 1 : On mesure le poids Y et la taille X de 20 individus
Personne Taille (xi) Poids (yi)
1 155 60
2 162 61
3 157 64
4 170 67
5 164 68
6 162 69
7 169 70
8 170 70
9 178 72
10 173 73
11 180 75
12 175 76
13 173 78
14 175 80
15 179 85
16 175 90
17 180 96
18 185 96
19 189 98
20 187 101
105
100
95
90
85
Poids (kg)
80
75
70
65
60
55
150 155 160 165 170 175 180 185 190 195
Taille (cm)
Les variables x et y peuvent être analysées séparément. On peut calculer tous les paramètres
dont les moyennes et les variances :
s² = variance
Les variables x et y peuvent être analysées simultanément. On peut calculer à cet effet la
covariance, la corrélation entre les deux variables ler tous les paramètres dont les moyennes
et les variances :
[Link]. La covariance
La covariance de deux variables x et y est définie comme la moyenne des produits des écarts
à la moyenne des deux variables. En pratique, c’est une différence par rapport à la moyenne
et on multiplie les différences par rapport à la moyenne de l’autre valeur. Elle peut être positive
ou négative ou nulle. Mais comment savoir s’il y a un lien entre les deux variables si les valeurs
vont de l’infini à l’infini.
• COV (x,y) > 0 les variables évoluent dans le même sens. Les deux variables ont
tendance à prendre simultanément des valeurs grandes ou petites.
• COV (x,y) < 0 les variables évoluent en sens contraire. Si une variable prend une
valeur élevée, l’autre variable a tendance à prendre une petite valeur, et vice verse.
• En l’absence de relation linéaire, la covariance vaut zéro.
sxy = covariance de x et y
ou encore
Exercice 1 :
Le coefficient de corrélation est la covariance divisée par les deux écart-types marginaux :
Remarque
La droite de régression est la droite qui ajuste au mieux un nuage de points au sens des
moindres carres.
On considère que la variable x est explicative et que la variable y est dépendante. L’équation
de la droite est une fonction afine de forme : y = a + bx.
Le problème consiste à identifier une droite qui ajuste bien le nuage de points. Si les coefficients
a et b étaient connus, on pourrait calculer les résidus de la régression définis par : ei = yi−a-bxi.
Le résidu ei est l’erreur que l’on commet (voir Figure 3 ) en utilisant la droite de régression
pour prédire yi à partir de xi. Les résidus peuvent être positifs ou négatifs.
Pour déterminer la valeur des coefficients a et b on utilise le principe des moindres carrés qui
consiste à chercher la droite qui minimise la somme des carrés des résidus :
Les coefficients a et b qui minimisent le critère des moindres carrés sont donnés par :
105
100
95
90
85
Poids (kg)
80 y = 1,1802x - 126,61
R² = 0,7703
75
70
65
60
55
150 155 160 165 170 175 180 185 190 195
Taille (cm)
Les nj: et n:k sont appelés les effectifs marginaux. Dans ce tableau,
On a les relations
Et
Exemple
On s’intéresse à une éventuelle relation entre le sexe de 200 personnes et la couleur des
yeux. Le Tableau 3 reprend le tableau de contingence.
Tableau 3: Tableau des effectifs njk
Bleu Vert Marron Total
Homme 10 50 20 80
Femme 20 60 40 120
Total 30 110 60 200
Le test de khi deux est un test statistique qui va permettre de se prononcer sur le lien entre
deux variables qualitatives. On cherche une interaction entre des lignes et des colonnes, un
lien entre les variables.
N.B. : Un test de khi deux s'applique uniquement sur des tableaux de contingence :
- Ayant au moins 2 lignes et 2 colonnes ;
- Contenant des valeurs positives entières ;
- Ayant au moins 60 observations au total ;
- Ayant au minimum 5 observations par cases du tableau et/ou dans le tableau des
effectifs théoriques.
Dans la pratique, l’application de ce test suit plusieurs étapes :
- Vérifier si le test de khi-deux est applicable sur le tableau ;
- Si oui, formuler l'hypothèse d'indépendance : "On fait l'hypothèse qu'il y a une relation
d'indépendance entre les lignes et les colonnes du tableau" ;
- Calculer l'indicateur de khi-deux en calculant le tableau des effectifs théorique et le
tableau des écarts à l'indépendance.
- Confronter l'indicateur de khi-deux à la table de loi de khi-deux ce qui nous permet
d'accepter ou de rejeter l'hypothèse d'indépendance.
- Interpréter les résultats du test en examinant le tableau d'origine (ou tableau des
effectifs observés), le tableau des effectifs théoriques et le tableau des écarts à
l'indépendance
Pour mettre en évidence ce lien, on construit un tableau d’effectifs théeoriques qui réprésente
la situation où les variables ne sont pas liées (indépendance). Ces effectifs théoriques sont
construits de la manière suivante :
Les effectifs observés njk ont les mêmes marges que les effectifs théoriques n∗jk.
Le test du Khi² permet de savoir si les variables entretiennent une relation, avec un degré de
certitude plus ou moins grand. Par contre, il ne renseigne pas sur l’intensité de cette
relation. Connaître, pour l’ensemble d’une enquête, les croisements de variables qui
entretiennent les relations les plus intéressantes est fort utile, car cela permet d’organiser son
travail et de valider ou d’invalider ses hypothèses de départ.
Etant donné que le khi² dépend de la taille de l’échantillon et du degré de liberté, le test de
Cramer (aussi appelé v de Cramer) se compose ainsi :
où :
Le nombre de degré de liberté est défini par (J-1 * K-1) c’est-à-dire le nombre de lignes
moins 1 multiplié par le nombre de colonnes moins 1.
Le V de Cramer est compris entre 0 et 1. Il ne dépend ni de la taille de l’échantillon ni de la taille du tableau. Si V≈
0, les deux variables sont indépendantes. Si V = 1, il existe une relation fonctionnelle entre les variables, ce qui
signifie que chaque ligne et chaque colonne du tableau de contingence ne contiennent qu’un seul effectif différent de
0 (il faut que le tableau ait le même nombre de lignes que de colonnes).
Pour interpréter l’indicateur du khi-deux, on a besoin de consulter la table de loi de khi deux
(voir annexes) et de poser une hypothèse d’indépendance.
[Link]. Hypothèse d'indépendance
Lorsque l'on réalise un test, on fait l'hypothèse qu'il n'y a pas de différence significative entre
le tableau T qui contient les valeurs observées et le tableau T0 celui des effectifs théoriques.
C'est ce que l'on appelle l'hypothèse d'indépendance (parfois appelée hypothèse nulle ou H0).
À l'issue du test on se prononce sur l'acceptation ou le rejet de cette hypothèse d'indépendance.
Si on ne peut pas accepter l'hypothèse d'indépendance quelle est la probabilité que l'on se
trompe ? La table de la loi de khi-deux permet d'évaluer cette probabilité.
[Link]. Table de la loi du Khi²
La table donne la probabilité α pour que khi² soit égale ou dépasse une valeur donnée, en
fonction du nombre de degrés de liberté (d.d.l). Il s’agit d’un moyen d'évaluer la « rareté » du
khi-deux en fonction du nombre de lignes et de colonnes d’un tableau de contingence. En bref,
cette table nous permet de trouver une probabilité d'acceptation de l'hypothèse
d'indépendance en fonction de la valeur du khi deux.
- Utilisation de la table
• Il faut d'abord identifier à quelle ligne du tableau doit-on se reporter pour ensuite
trouver le seuil de probabilité d'acceptation ou de rejet de l'hypothèse d'indépendance.
En colonne figure ce que l'on peut considérer comme le seuil de probabilité
d'acceptation ou de rejet de l'hypothèse d'indépendance. C'est la « rareté » d'un
indicateur de khi-deux. En ligne figurent les degrés de libertés (appelé n sur cette table).
• Repérer la probabilité correspondant à la valeur de Khi-deux calculé
• Calculer la p-value qui est la différence entre 1 et la probabilité correspondante
Exemple :
Pour un chi-deux = 5,67
Un degré de liberté = 1
Le seuil de probabilité approximatif sera 0,975
La p-value = 1-0,975=0,025
Comme 5,02 (valeur proche du Khi deux calculé) correspond à 0,975 on peut dire que
l'hypothèse d'indépendance au seuil de 0,975 est rejetée. Autrement dit, on rejette l'hypothèse
d'indépendance entre les lignes et les colonnes du tableau T avec 97,5 % (0,975) de chances de
ne pas se tromper ou bien avec 2,5% (p-value) de chances de se tromper.
Par convention, on rejette le plus souvent l'hypothèse d'indépendance lorsque l'on a au
maximum 5% de chance de se tromper (soit un p-value de 0,05). Si le p-value avait été
supérieur à 5% on aurait accepté l'hypothèse d'indépendance. Par exemple, si notre indicateur
de khi-deux avait été de 2,71, ce qui correspond à une p-value=1-0,900=0,10=10% on aurait
accepté l'hypothèse d'indépendance.
Pour notre pécedent exemple,
Objectifs opérationnels :
Introduction
Les probabilités sont l'étude des phénomènes pour lesquels la réalisation de différentes
possibilités dépend du hasard. Ces phénomènes sont appelés des expériences aléatoires. Les
différentes possibilités sont appelées des issues, ou événements élémentaires. Par exemple,
lancer un dé à 6 faces est une expérience aléatoire et "obtenir 6" est une issue.
Les probabilités associent un nombre compris entre 0 et 1 à chaque issue afin de pouvoir
comparer les chances des issues et effectuer des calculs. Ces calculs aident à prendre des bonnes
décisions avant la réalisation du phénomène.
Les probabilités permettent d'optimiser des coûts dans une entreprise, de calculer des chances
de gain ou de perte dans des jeux d'argent ou encore de calculer des probabilités de pluie à 10
minutes pour décider d'interrompre ou non un match.
Dans ce cours sur les probabilités, nous allons introduire le vocabulaire et apprendre à calculer
des probabilités dans des cas simples.
Vocabulaire élémentaire
Expérience aléatoire
Une expérience aléatoire est un phénomène pour lequel la réalisation de différentes
possibilités dépend du hasard. Par exemple, lancer un dé à 6 faces est une expérience aléatoire
Issue
Généralement, on ne s'intéresse pas aux chances de réalisation d'une seule issue, mais à celles
d'un ensemble de plusieurs issues. Par exemple, on lance un dé à 6 faces et on s'intéresse aux
chances d'obtenir un nombre strictement plus petit que 3. Cette possibilité contient 2 issues :
"obtenir 1" et "obtenir 2".
Événement
En probabilités, un événement est un ensemble formé d'une ou plusieurs issues relatives à une
même expérience aléatoire.
Exemple :
Expérience aléatoire : lancé d'un dé à 6 faces.
Événement E : "Obtenir un nombre strictement plus petit que 3".
Ils y existe différents types d'événements.
- L'événement certain
L'événement certain est l'événement formé par l'ensemble de toutes les issues d'une expérience
aléatoire. On est sûr qu'il va se produire. Sa probabilité est 1.
- L'événement impossible
L'événement impossible est l'événement qui ne contient aucune issue de l'expérience aléatoire.
Il ne va pas se produire. Sa probabilité est 0.
1
- L'événement contraire
L'événement contraire d'un événement A est l'événement qui contient toutes les issues de
l'expérience aléatoire que A ne contient pas.
Par exemple, pour un lancer de dé, si A est l'événement "obtenir un nombre impair", ce qui se
représente en notation ensembliste par {1;3;5}, alors l'événement contraire de A est l'événement
"obtenir un nombre pair", qui se représente par {2;4;6}.
- Les événements incompatibles
Deux événements incompatibles sont deux événements qui n'ont pas d'issue commune.
Toujours dans le cas du lancer d'un dé à 6 faces, les événements {1;2} et {5;6} sont
incompatibles.
Notations
En probabilités, le langage et les notations sur les ensembles sont très utilisés.
Probabilité
Une probabilité, c’est « la chance » que l’on a d’obtenir un événement. Par exemple, si on
appelle A l’événement « obtenir pile », p(A) = ½ car on a une chance sur 2 d’avoir pile (si la
pièce n’est pas truquée).
Si on prend un dé, tous les événements (1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6) ont la même probabilité d’être tirés.
Dans ce cas le calcul de la probabilité si tous les éléments ont la même probabilité d’être tirés
se fait sur la base de la formule suivante :
Pour un événement A :
𝐶𝑎𝑟(𝐴)
𝑃 (𝐴 ) =
𝐶𝑎𝑟𝑑 (𝛺 )
Ce qui signifie :
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑 ′ é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝐴
𝑃 (𝐴 ) =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑′é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠
2
Exemple : On considère l’expérience « lancer un dé à 6 faces »
Pour un événement A = « avoir un nombre supérieur ou égal à 3 », on a alors
A = {3 ; 4 ; 5 ; 6}, donc card(A) = 4.
De plus, Ω = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6}, donc card(Ω) = 6. Donc :
4 2
𝑃 (𝐴 ) = =
6 3
0 ≤ P (A) ≤ 1
Exercices 1 :
1- Donnez des exemples d’expériences aléatoires, les issues et les événements associés
2- Un sachet contient 2 bonbons à la menthe, 3 à l’orange et 5 au citron. On tire, au hasard, un
bonbon du sachet et on définit les événements suivants :
A : « le bonbon est à la menthe » ;
B : « le bonbon est à l’orange » ;
C : « le bonbon est au citron ».
Détermine les probabilités P(A) puis P(B) et P(C)
3- Une urne contient 4 boules noires numérotées de 1 à 4 et 3 boules blanches numérotés 1,2
et 3.
- Quelle est la probabilité de tirer une boule noire ?
- Quelle est la probabilité de tirer une boule blanche ?
- Quelle est la probabilité de tirer une boule numérotée 3 ?
- Quelle est la probabilité de tirer une boule ayant un numéro pair ?
- Quelle est la probabilité de tirer une boule ayant un numéro impair ?
3
Semaine 9 : Évènement contraire, réunion, intersection
Objectif général : connaitre les concepts de base de la probabilité et apprendre à faire les calculs
associés
Objectifs opérationnels :
4
Exercice 3 : Calcul de la probabilité d’une réunion
On lance un dé à six faces et on considère les événements suivants :
𝐴 : « On obtient un nombre impair »
𝐵 : « On obtient un multiple de 3 »
a) Calculer 𝑃(𝐴), 𝑃(𝐵), 𝑃(𝐴 ∩ 𝐵).
b) Calculer la probabilité de l’événement 𝐴 ∪ 𝐵. Interpréter le résultat.
5
Semaine 10 : Variables aléatoires, lois de probabilités et arbres des possibles
Objectif général : connaitre les concepts de base de la probabilité et apprendre à faire les calculs
associés
Objectifs opérationnels :
X +2 0 -3
On définit alors une loi de probabilité, qui correspond à la probabilité d’obtenir chacune des valeurs de
X, donc +2, 0 et -3.
Ainsi, quand on demande de déterminer la loi de probabilité d’une variable aléatoire X il faut donc :
- Déterminer toutes les valeurs que peut prendre X, que l’on note x1, x2, x3…
- Pour chaque valeur, déterminer la probabilité : P(x1), P(x2) … que l’on note aussi P(X=x1),
P(X=x2) …
Ici on est dans le cas ci-dessus où tous les événements (1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6) ont la même probabilité
d’être tirés. On a donc :
2 1
𝑃(𝑋 = 2) = 𝑃({1; 2}) = =
6 3
De même :
2 1
𝑃(𝑋 = 0) = 𝑃({3; 4}) = =
6 3
2 1
𝑃(𝑋 = −3) = 𝑃({5; 6}) = =
6 3
On peut donc compléter notre tableau :
Valeur du dé {1 ; 2} {3 ; 4} {5 ; 6}
X = xi +2 0 -3
P(X = xi) 1 1 1
3 3 3
La loi de probabilité dans cet exemple, c’est toute la dernière ligne, où on a toutes les probabilités pour
chaque valeur de X.
1
N.B. : Ici c’est un cas particulier, ce sont toutes les mêmes probabilités : 3
La loi de probabilité est donc un tableau présentant toutes les issues d’une expérience
aléatoire ainsi que leurs probabilités associées.
7
Remarque : pour dire toutes les possibilités de X, on le note comme pour un ensemble, avec
des accolades, mais on note X(Ω)
Si possible, on peut remettre les valeurs dans l’ordre croissant. Comme dans notre exemple,
c’est toujours mieux d’écrire {-3 ; 0 ; 2} que {2 ; -3 ; 0}
Ce qui est important à retenir, c’est la méthode pour déterminer une loi de probabilité :
- Déterminer toutes les valeurs possibles que peut prendre la variable aléatoire,
- Puis la probabilité de chacune de ces valeurs.
Propriété : la somme des probabilités pour une variable aléatoire vaut 1. On note : !!!!
𝑃(𝑥1 ) + 𝑃(𝑥2 ) + ⋯ 𝑃(𝑥𝑛 ) = 1
1 1 1
Dans le cas de notre exemple c’est bien le cas, puisque + + =1
3 3 3
Issues 1 2 3 4 5
1 4 3 4
Probabilités ?
15 15 15 15
a) Compléter le tableau de la loi de probabilité.
b) Calculer la probabilité de l’évènement 𝐸 : « Tirer un chiffre pair ».
c) Décrire l’évènement 𝐸̅ puis calculer sa probabilité.
8
Arbre des possibles
Exemple :
Dans un sac, on dépose quatre jetons :
Un bleu, un rouge, un jaune et un vert.
En tirant au hasard un jeton du sac, on a quatre issues possibles.
On représente les issues sur un schéma appelé arbre des possibles.
9
Semaine 11 :
Objectif général : connaitre les concepts de base de la probabilité et apprendre à faire les calculs
associés
Objectifs opérationnels :
Espérance et variance/écart-type
Espérance
L’espérance, c’est en quelque sorte ce qu’on peut « espérer » obtenir « en moyenne »
comme résultat à la fin de l’expérience.
Si on reprend l’exemple au-dessus avec le dé, l’espérance de X correspond au gain moyen que
l’on a en lançant le dé.
La formule pour calculer l’espérance de X, que l’on note E[X] :
Si on a X(Ω) = {x1 ; x2 ; … xn}, alors :
𝐸 [𝑋] = 𝑥1 𝑝(𝑥1 ) + 𝑥2 𝑝(𝑥2 ) + 𝑥3 𝑝(𝑥3 ) + ⋯ + 𝑥𝑛 𝑝(𝑥𝑛 )
Reprenons notre exemple de tout à l’heure :
X(Ω) = {-3 ; 0 ; +2}. Alors :
𝐸 [𝑋] = −3 × 𝑝(−3) + 0 × 𝑝(0) + 2 × 𝑝(2)
1 1 1
𝐸[𝑋] = −3 × ( ) + 0 × ( ) + 2 × 𝑝 ( )
3 3 3
−3 2
𝐸 [𝑋 ] = +
3 3
−1
𝐸 [𝑋 ] =
3
−1
L’espérance est de 3 donc négative, ce qui est logique vu que l’on perd plus d’argent qu’on
ne gagne et qu’il y autant de possibilités de perdre, gagner, ou n’avoir rien du tout.
−1
L’espérance de signifie qu’en moyenne, si on joue un très grand nombre de fois, c’est
3
−1
comme si on avait perdu d’euros à chaque partie.
3
Variance
12
𝑉 [𝑋] = (−3)² × 𝑝(−3) + 0² × 𝑝(0) + 2² × 𝑝(2) − 𝐸[𝑋])²
1 1 1 −1
𝑉 [𝑋 ] = 9 × + 0 × + 4 × − ( )²
3 3 3 3
38
𝑉 [𝑋 ] =
9
Remarque : La variance est toujours positive car c’est une somme de valeurs positives
d’après la 1ère formule).
Ecart type
𝜎 = √𝑉[𝑋]
Exercice 6 :
Un joueur lance un dé parfait. Si le numéro sorti est 2 ou 4, il gagne 1,5 €, si le numéro sorti
est impair il gagne 0,5 € et, si le 6 sort, il perd 5 €.
On appelle X la variable aléatoire qui à un numéro associe le gain algébrique en euros.
Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X et calculer E(X)
13