L'humidité de l’air
L'humidité de l’air représente la quantité de vapeur d'eau présente dans l'air, sans compter l'eau
liquide et la glace. On distingue l’humidité absolue et l’humidité relative
L'humidité absolue: quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air. Elle s'exprime en gramme
d'eau par mètre cube d'air (g/m3). Cette quantité est invariante et non soumise aux variations de
la température.
On constate que la quantité d'eau que peut contenir l'air, sous forme de vapeur invisible, est limité. Au delà
de cette limite, on voit apparaître du brouillard et de la condensation. L'eau forme alors de
microgouttelettes en suspension dans l'air. On dit que l'air est saturé.
La valeur de saturation (Vs en g/m3) est la quantité d'eau maximum que peut contenir l'air avant
l'apparition du brouillard. On constate que cette valeur de saturation est fonction de la température (t
en°C). Vs = f(t)
L'humidité relative ou hygrométrie
Elle rapport de la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air sur la quantité de vapeur
d'eau maximale possible. L’humidité relative = degré hygrométrique = masse de vapeur
d’eau réelle / masse de vapeur maximale. Elle s'exprime en %.
❑ 100 % : air saturé en vapeur d'eau (risque de nuage, pluie, brouillard, rosée ou givre),
❑ 50 %, cela signifie que l'air contient la moitié de la quantité maximale de vapeur d'eau qu'il
peut contenir.
❑ 0 % : un air parfaitement sec (jamais atteinte dans la nature, pas même dans les déserts).
D'une façon générale, on considère qu'un air est sec quand son humidité relative est
inférieure à 35% et qu'il est humide quand celle-ci est supérieure à 70%.
Pour un volume donné, plus la température est élevée, plus l’air peut
contenir de la vapeur d’eau :
- 0°C : 5 g eau maxi/ kg air
- 20°C : 15 g eau maxi/ kg air
- 30°C : 22 g eau maxi/ kg air
L’humidité se mesure à l’aide d’un hygromètre ou d’un psychromètre.
Un hygromètre est un condensateur dont la capacité varie avec l’humidité
relative. Un psychromètre est composé de 2 thermomètres dont l’un
baigne dans de l’air saturé.
Le Point de rosée est la température à laquelle doit être refroidi l’air pour que l’humidité
relative atteigne 100%.
Lorsque la température diminue et atteint le point
de rosée, l’humidité relative est de 100%, on se
trouve à l’état de saturation : la condensation
intervient. De fines gouttelettes d’eau se forment
alors autour de poussières diverses en suspension
dans l’air.
On constate que de l'air ayant une humidité absolue de 6 g/m3 et une température de 5°C semble
humide (une feuille de papier aura tendance à ramollir, une lessive ne va pas sécher).
Par contre de l'air ayant la même humidité absolue (6g/m3) et une température de 30°C semble sec
(la feuille de papier sera ferme, voire craquante et une lessive séchera rapidement).
L'humidité absolue ne suffit donc pas pour décrire la notion d'humidité et la réaction de notre
environnement à cette présence d'eau.
On défini donc l'humidité relative (HR) comme le rapport entre la quantité d'eau contenue dans l'air
(humidité absolue) et la quantité d'eau maximum que cet air peut contenir (valeur de saturation) pour
la même température.
Interpetation de cet exemple :
A 6°C, l'air contient 88 % de la quantité maximum d'eau qu'il peut contenir. C'est une valeur
élevée. L'air est effectivement humide.
A 30°C, l'air contient toujours 6 g/m3 d'eau, mais cette valeur ne représente plus que 20 % de ce
qu'il peut contenir au maximum. On pourra effectivement qualifier cet air de sec.