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Cours N°1 de Biophysique Optique Et Vision

Le cours de biophysique aborde l'optique et la vision, en se concentrant sur la lumière visible, l'interaction entre la lumière et les photorécepteurs rétiniens, ainsi que les images optiques. Il explique les mécanismes de la vision, y compris les réactions photochimiques dans les cônes et les bâtonnets, et les principes de la dioptrique oculaire. L'examen final comprendra des QCM et des questions rédactionnelles, et des révisions seront organisées pour préparer les étudiants.

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Cours N°1 de Biophysique Optique Et Vision

Le cours de biophysique aborde l'optique et la vision, en se concentrant sur la lumière visible, l'interaction entre la lumière et les photorécepteurs rétiniens, ainsi que les images optiques. Il explique les mécanismes de la vision, y compris les réactions photochimiques dans les cônes et les bâtonnets, et les principes de la dioptrique oculaire. L'examen final comprendra des QCM et des questions rédactionnelles, et des révisions seront organisées pour préparer les étudiants.

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UE2 : Biophysique

Pr I. Peretti
Cours du 24/09 (13h30-15h30)
Ronéotypeur : Laura SCHLAYEN
Ronéolecteur/ficheur : Elise LACOMBE

Cours n°1 de biophysique


Optique et vision(1)

→ L’ue2 biophysique est divisée en trois grandes parties : 1) Optique et vision


2) L’imagerie médicale
3) Les effets biologiques/ radiobiologiques/ la radioprotection
→ L’examen est constitué de 30 % de QCM et 70 % de questions rédactionnelles
→ La prof n’a pas souhaité lire la ronéo, selon elle,la présence en cours est indispensable pour la compréhension du
cours. A la fin de la partie optique et vision, sera organisé un cours qui fera office de séance de révisions, où seront
présentées des questions types qui peuvent tomber aux partiels.

Ronéo 1, UE2, cours n°1 Page 1 sur 14


Plan du chapitre

I. La lumière visible

A) Ondes électromagnétiques et lumière


B) Propagation de la lumière

II. L’interaction lumière- photorécepteurs rétiniens

A) La réaction photochimique initiale dans le cas des bâtonnets et des cônes


B) Spectre d’absorption des 3 types de pigments
C) Sensibilité de l’œil à la lumière

III. Les images optiques

A) Les dioptres et les systèmes optiques


B) Image optique et stigmatisme
C) Stigmatisme approché
D) Images réelles et Images virtuelles

IV. Le dioptre sphérique

A) La relation fondamentale de conjugaison des dioptres


B) Puissance C d’un dioptre
C) Proximité d’un point
D) Foyers et distances focales du dioptre sphérique
E) Relation de conjugaison en fonction des distances focales

Ronéo 1, UE2, cours n°1 Page 2 sur 14


Généralités sur l’œil et la vision

La vision est due à un stimulus physique. En effet, des ondes lumineuses vont se propager dans le milieu
pour ensuite rejoindre l’œil. Une fois dans l’œil, ces ondes lumineuses vont être captées par des cellules de la rétine
qui elle, fait office de récepteur. Ces cellules réceptrices sont les cônes et les bâtonnets.
→ Les cônes vont permettre la distinction des couleurs, ils sont à l’origine de la vision diurne, c’est à dire de la vision
en pleine lumière.
→ Les bâtonnets sont responsables de la vision nocturne (peu de lumière).

Ces cellules réceptrices vont transformer ce signal lumineux en un influx nerveux par le biais d’une réaction
photochimique. En effet, les cellules réceptrices contiennent des pigments photosensibles (sensibles à la lumière) qui
vont réagir chimiquement avec les photons de la lumière. Le nerf optique va ensuite permettre de transmettre ce
signal nerveux jusqu’au cerveau qui lui , va permettre l’interprétation de l’image.

La dioptrique oculaire correspond à l’ensemble des images qui se forment sur la rétine. Les amétropies
correspondent aux anomalies de la dioptrique. Elles peuvent être corrigées par des lunettes, lentilles ou par de la
chirurgie.

I) La lumière visible

A) Ondes électromagnétiques et lumière

Une onde électromagnétique correspond à la propagation d’un champ électrique E et d’un champ magnétique B.
Elle se propage dans le vide à une vitesse de c= 3.108 m/s.
Au contraire, une onde mécanique (sonore par exemple) a besoin d’un milieu pour se propager.
Une onde est caractérisée par une fréquence N, et par une longueur d’onde ƛ.

→ Ces trois grandeurs sont reliées par la relation :

dans le vide

→ La lumière fait partie des ondes électromagnétiques, sa longueur d’onde est comprise entre 3,8.10-7 m et 7,8.10-7
m soit entre 380 et 780 nm.

→ Les couleurs du spectre visible sont chacune caractérisées par une longueur d’onde :

Le tableau n’est pas à connaître par cœur, retenir que le bleu et le


violet sont caractérisés par de petites longueurs d’ondes
contrairement au rouge/orange qui sont caractérisés par de grandes
longueurs d’ondes.

Les limites sont variables, en effet, la sensibilité de l’œil peut varier


entre chaque individu, ainsi la perception de chaque couleur est
subjective.

remarque : ce n’est pas la lumière qui est visible elle-même mais la lumière rediffusée par les objets.

Ronéo , UE2, cours n°1 Page 3 sur 14


B) Propagation de la lumière

→ Si le milieu de propagation est homogène ( mêmes propriétés en tout point) :

La lumière issue de S se propage suivant des portions de droites orientées appelées rayons lumineux.

Si on suppose que nous sommes en présence d’une source ponctuelle qui éclaire dans toutes les directions de
l’espace, on peut représenter les rayons lumineux en précisant le sens de propagation (de la source vers l’extérieur).

→ On parle donc de droites orientées car il y a un


sens de propagation !

On parle d’émission isotrope ( = identique dans


toutes les directions de l’espace).

La vitesse de la lumière dans le vide est appelée célérité, elle est égale à 3x10⁸ m m /s. La lumière peut aussi se
propager dans d’autres milieux (gazeux comme l’air, liquide comme l’eau ou bien solide comme le verre). La vitesse
de la lumière va donc varier en fonction de son milieu.. Elle dépend de l’indice de réfraction du milieu.

avec n l’indice de réfraction du milieu et c la célérité

→ L’indice de réfraction est très supérieur à 1 dans un milieu matériel. Ainsi la vitesse de la lumière sera inférieure à
la célérité.

Nous avons quelques exemples :

air → n= 1,00029 ( on pourra l’arrondir à 1, étant très légèrement supérieur à 1)


eau → n~ 4/3= 1,33
verre → n~3/2 = 1,5
diamant → n~ 5/2

→ On pourra donc remarquer que la lumière se propage plus lentement dans l’eau que dans l’air et encore plus
lentement dans le verre.

II) Interaction entre la lumière et les photorécepteurs rétiniens

La lumière visible est constituée de photons de longueur d’onde ƛ comprise entre 380 et 780 nm. Une réaction
photochimique va avoir lieu entre ces photons et les susbtances chromophores contenues dans le segment externe
des cônes et des bâtonnets. Cette réaction photochimique va permettre la transduction de l’énergie
électromagnétique des photons en énergie électrique. Cette énergie va permettre de créer un potentiel de membrane
au niveau des cellules de la rétine. On aura ensuite une série de réactions qui vont donner naissance à un potentiel
d’action. Ce potentiel d’action ira ensuite se propager le long du nerf optique.

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A) La réaction photochimique initiale dans le cas des bâtonnets

Dans le cas des bâtonnets, la substance chromophore se prénomme le pourpre rétinien ou rhodopsine. En
effet, elle apparaît de couleur pourpre orangée au niveau de la rétine périphérique. Cette rhodopsine est une
hétéroprotéine ou chromoprotéine, en effet, elle dispose d’une partie protéique, l’opsine ( 364 acides aminés
répartis en 7 hélice), lié à un aldéhyde : le rétinal. Le rétinal se situe au centre de l’ensemble constitué par les 7
hélices. L’alcool primaire correspondant à cet aldéhyde est le rétinol ou vitamine A.

→ En présence d’une faible illumination, la rhodopsine va se décomposer en opsine + rétinal (« jaune visuel). Le
pourpre se transforme en jaune. C’est une réaction rapidement réversible à l’obscurité, l’image disparaît avec la
lumière, avec une absence de persistance gênante de l’image.

→ En présence d’une illumination plus importante, le jaune visuel se décompose en opsine + rétinol (« blanc
visuel »). Cette fois-ci la réaction n’est pas totalement réversible ! La reformation du pourpre rétinien à partir du
jaune visuel se fait par une réaction assez lente (cycle long).

 Les termes jaunes et blancs visuels rendent compte de la décoloration de la rétine sous l’effet de la lumière.

Remarques :

➢ Adaptation à l’obscurité après une illumination


→ En présence d’une rétine complètement adaptée à l’obscurité :
- Dans le cas où la rétine est exposée à un éclair bref, la récupération est rapide. En effet, car nous avons une
régénération du pourpre rétinien à partir du jaune visuel (rétinal).
- Dans le cas où la rétine est exposée de façon prolongée à la lumière, la récupération est lente. En effet, car nous
aurons une régénération du pourpre rétinien à partir du blanc visuel ( rétinol), c’est donc un cycle long.

➢ Héméralopie (Cécité nocturne)


→ L’héméralopie est une pathologie où on va avoir une mauvaise vision nocturne voir une absence totale de vision la
nuit. Elle est souvent due à une carence en vitamine A. C’est pourquoi la guérison est en général rapide et complète
par recharge en vitamine A. Dans certains cas, la guérison peut être longue et incomplète conduisant à la
dégénérescence des cellules sensorielles.

B) La réaction photochimique dans le cas des cônes

Il existe trois types de cônes et trois pigments chromophores différents :


➢ Les cônes sensibles au bleu ( cônes S) dont la substance chromophore est le cyanolabe.
➢ Les cônes sensibles au vert (cônes M) dont la substance chromophore est le chlorolabe.
➢ Les cônes sensibles au rouge (cônes L) dont la substance chromophore est l’erythrolabe.

→ Ces substances diffèrent de la rhodopsine et diffèrent entre elles par la structure de la partie protéique :
En effet, les opsines sont différentes ( 60 % des acides aminés diffèrent de ceux de la rhodopsine
des bâtonnets alors qu’entre ces trois substances elles-mêmes la différence est minime : 15 acides aminés variant sur
364).

remarque :
• La réaction photochimique des cônes avec la lumière demeure tout de même équivalente à celle de la
rhodopsine.
• Ces trois types de cônes permettent la vision chromatique grâce à la synthèse trichrome.

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SPECTRE D’ABSORPTION DES TROIS TYPES DE PIGMENTS

→ Cônes S :small wavelength

→ Cônes M : Middle wavelength

→ Cônes L : Long wavelength

avec en abscisse la longueur d’onde


en ordonnée l’absorbance

La résultante de ces trois courbes permet à l’œil humain de voir l’ensemble des couleurs et correspond à la
sensibilité globale, on la représente par la courbe d’efficacité lumineuse photopique.

Remarque :

- La proximité du maximum d’absorption des cônes rouges et verts (40 nm) est un des facteurs intervenant dans la
perception du relief :
→ La réfraction différente du rouge et du vert ( aberration chromatique) induit une très discrète
différence de netteté des images « rouges » et « vertes ».
→ L’analyse par les formations cérébrales de ces différences minimes permet d’élaborer une
image en relief.

C) L’élaboration de la sensation visuelle

Nous allons avoir tout un mécanisme de transmission et de codage des potentiels d’action jusqu’aux
structures cérébrales d’intégration et d’élaboration de la sensation visuelle. Toutes ces informations vont cheminer
via le nerf optique pour arriver et être traitées au niveau des aires 17, 18 et 19 de Brodmann sur le cortex occipital.

Remarques concernant la sensibilité de l’œil à la lumière

➢ En vision diurne (photopique) : la sensibilité de l’œil est maximale pour des longueurs d’ondes de 555nm, on
peut donc dire qu’en cas de fortes luminances, l’œil est plus sensible au vert.

➢ En vision nocturne (scotopique) : la sensibilité de l’œil est maximale pour des longueurs d’ondes de 510nm,
on peut donc dire qu’en faibles valeurs de luminances, l’œil est plus sensible au bleu-vert (lumière non
perçue).

→ Cette différence de maximum de sensibilité entre la vision diurne et la vision nocturne s’appelle l’Effet Purkinje
que l’on va pouvoir représenter sur les courbes d’efficacité lumineuse.

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Les cinéastes se servent de cet effet dans leurs films pour suggérer qu’une scène se déroule la nuit : ils changent
d’éclairage et utilisent des longueurs d’ondes associées à la vision scotopique.

III) Les images optiques

A) Les dioptres et les systèmes optiques

Définitions

• Principe du retour inverse de la lumière : pour aller d’un point B à un point A dans un milieu d’indice n
variable, la lumière suit le trajet inverse de celui qu’elle décrirait pour aller de A en B: la lumière se réfracte
pour reprendre le chemin inverse.

• Dioptre : interface de séparation entre deux milieux d’indices de réfraction n différents ( on parle de surface
dioptrique). Dans le schéma ci-dessous le dioptre est représenté par l’arc de cercle.

Exemple du dioptre sphérique :

→ Ici, le dioptre (surface de séparation) est de forme sphérique et sépare deux milieux d’indices de réfractions n1 et
n2 différents.
→ On note R le rayon de courbure du dioptre.
→ L’axe optique est l’axe de symétrie de référence.

Un dioptre plan (surface plane séparant 2 milieux) fait également partie des dioptres sphériques, il s’agit du
cas particulier d’un dioptre sphérique qui aurait un rayon infini.
On appelle un système optique, noté Σ, un ensemble de plusieurs dioptres successifs.
→ Dans ce cours, nous nous intéresserons uniquement à des systèmes optiques centrés : c'est-à-dire que tous les
dioptres (lentilles, miroirs) qui composent le système ont tous le même axe optique.

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B) Images optiques et stigmatisme

On considère un objet ponctuel S (qui peut être une source de lumière ou un objet éclairé) et un système
optique centré Σ (qui correspond à une juxtaposition de dioptres, lentilles et/ou miroirs avec un axe de symétrie
commun ( l’axe optique)). Ce système optique va permettre de produire S’ une image de S. On pourra observer cette
dernière grâce à un récepteur (œil, plaque topographique, caméra numérique, etc).

Définition

Le système optique Σ est est qualifié de rigoureusement stigmatique pour le couple S et S’ (objet et image)
si tout rayon issu de S ponctuel et traversant le système optique centré (Σ) passe par S’. ) passe par S’.
→ Si S est ponctuel alors S’ sera ponctuel également: dans ces conditions, on pourra dire que ces points sont
conjugués par rapport au système optique.

Ici on observe que tous les rayons lumineux


convergent en S, la condition du stigmatisme
rigoureux est donc respectée.

→ C’est une condition idéale car en général la condition n’est pas réalisée car S’ n’est pas juste un point mais une
tâche lumineuse.

C) Stigmatisme approché

Tout d’abord, les récepteurs (notamment l’œil avec les cônes et les bâtonnets, une plaque topographique avec
les grains et la caméra numérique avec les pixels) sont composés de cellules sensibles qui ont une certaine extension
spatiale, une certaine surface. En effet, ici, il ne s’agit pas de points. On parlera donc ici de stigmatisme approché.

Définition

Le système optique (Σ) passe par S’. ) réalise le stigmatisme approché pour le couple (S,S') si tout rayon issu de S ponctuel et
traversant (Σ) passe par S’. ) arrive sur une seule cellule sensible du récepteur ( et non plus un point précis).

→ Le récepteur étant imparfait, il perçoit S’ comme ponctuelle, bien que cela ne soit pas le cas. Le récepteur n’est pas
assez « précis » et va assimiler S’ à un point.

Pour appliquer un stigmatisme approché, il faut faire une approximation de Gauss qui comporte 3 conditions :

➢ L’objet doit être situé dans un plan perpendiculaire à l’axe optique.


➢ Tous les points objets doivent être sur l’axe optique lui-même ou voisin de l’axe optique (pas très éloignés de
l’axe et l’objet ne peut pas être très grand).
➢ Les rayons lumineux issus de l’objet doivent être faiblement inclinés sur l’axe optique.

→ Si on respecte ces 3 conditions, on peut dire que nous sommes dans les conditions d’approximation de Gauss et
donc dans un stigmatisme approché.

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D) Images réelles et images virtuelles

Dans le cas des systèmes optiques réfringents (soit constitué de dioptres et de lentilles perméables à la lumière
mais sans miroir, il est capable de dévier la lumière mais ne la réfléchit pas) :

➢ L’objet est considéré comme réel s’il est situé avant la phase d’entrée du système optique et comme virtuel
derrière la phase d’entrée. C’est-à-dire dans la surface hachurée (les termes « avant » et « après »
s’établissent par rapport au sens de propagation de la lumière).

➢ L’image est dite virtuelle si elle se trouve avant la phase de sortie du système optique et réelle si elle se
trouve après.
→ Attention au sens de propagation de la lumière (le plus souvent de la gauche vers la droite) car cela
détermine la direction de l’axe optique et permet aussi de préciser si l’objet est réel ou non !

→ Dans le cas où S est un objet réel et S’ une image réelle

L’objet est bien avant la phase d’entrée, il est donc réel, les rayons issus de S vont entrer dans le système,
subir des déviations à l’intérieur du système, ressortir de ce dernier et vont converger en une image S’ : on obtient
une tâche lumineuse, une certaine concentration d’énergie lumineuse en S’. L’image est bien réelle car on est capable
de recueillir cette énergie lumineuse en S’ avec un écran ( elle n’est pas dans la lentille mais bien après la lentille).

→ Dans le cas ou S est objet réel et S’ une image virtuelle

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Ici, on prolonge les rayons (virtuels, ceux en pointillés) jusqu’au point S’ qui est l’image de S : S’ est bel est
bien situé dans le système optique et est donc un point virtuel. Les rayons lumineux émergents divergent, ils semblent
provenir du point S. Cependant on ne pourra pas recueillir cette énergie lumineuse avec un écran car S’est une image
virtuelle.

IV) Le dioptre sphérique

Avec C : centre de courbure du dioptre


S : sommet du dioptre ( intersection entre axe optique et surface sphérique)
R : rayon de courbure du dioptre physique

→ L’axe optique est l’axe des abscisses dont l’origine est S.

→ On suppose que les conditions de Gauss sont réalisées.

→ Par convention, le sens positif de l’axe des abscisse correspond au sens de propagation de la lumière.

A) La relation fondamentale de conjugaison des dioptres

➢ Alors, tout d’abord, le rayon lumineux partant de A (= rayon incident) va rencontrer un dioptre et va donc être
dévié. Le point d’incidence sera donc l’intersection entre le rayon incident et la surface.

➢ On trace ensuite la normale à la surface au point d’incidence (ligne rouge en pointillé) : elle est
perpendiculaire à la surface du cercle, et donc par définition elle passe nécessairement par le centre du
dioptre, noté C.

➢ Enfin, le rayon lumineux dévié va couper l’axe optique en un point A’.


→ Dans les formules que l’on utilisera dans la suite du chapitre, on utilise des notations particulières :
- p correspond à l’abscisse de la source A,
- p’ à l’abscisse de A’
- R au rayon de courbure.

→ Ce sont des valeurs algébriques (d’où le trait sur SA, SA’, SC): elles prennent en compte l’orientation et
peuvent prendre des valeurs positives ou négatives. Ici par exemple, on a p négatif, p’ positif et R positif. On
a également l’angle i1 qui est l’angle dit d’incidence entre la normale et le rayon incident et l’angle i2 qui

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représente l’angle d’incidence entre la normale et le rayon dévié. La connaissance de n1, n2 et p permet de
trouver la position de l’image formée

→ On peut écrire la relation de conjugaison suivante :

 Cette relation permet notamment de calculer où va se placer l’image de l’objet si on le place à tel ou tel endroit.

Attention :
✔ Le sens de propagation de la lumière qui doit avoir la même orientation que l’axe optique.
✔ S est l’origine de l’axe des abscisses
✔ Bien utiliser les notations pour ne pas faire d’erreur

B) La puissance C d’un dioptre

→ Définition générale de la puissance C (ou convergence) d’un dioptre :

→ R le rayon de courbure du dioptre en m


→ n1 et n2 les indices de réfraction des deux milieux

→ Définitions annexes :

➢ Lorsque que la puissance est positive, on dit que le dioptre est convergent.
➢ Lorsque la puissance est négative, on dit que le dioptre est divergent.

 La puissance s’exprime en m-1. L’unité du SI est le m-1 mais on a pris l’habitude d’appeler cette unité en optique la
dioptrie, souvent notée dt ou δ.

→ On peut établir une autre écriture de la relation de conjugaison des dioptres :

n2/p’-n1/p= C
C) La proximité d’un point

Définition
La proximité d’un point est l’inverse de son abscisse, elle peut être négative ou positive et s’exprime
également en dioptrie.

/ !\ On fait bien attention, P= proximité et p= abscisse /!\

Ronéo , UE2, cours n°1 Page 11 sur 14


→ On obtient donc une nouvelle écriture de conjugaison des dioptres :

P : la proximité
n : indice de réfraction du milieu
C : la puissance

D) Foyers et distances focales du dioptre sphérique

1. Foyer principal image F’

On considère des rayons lumineux incidents qui arrivent sur le dioptre. Ces rayons lumineux sont parallèles à
l’axe optique. Ils vont émerger du dioptre et passer en un point de l’axe optique appelé foyer principal image F’. F’
est l’image d’un point A situé à moins l’infini sur l’axe optique et f’ est l’abscisse du point foyer image ou distance
focale image.

→ Nous pouvons établir une relation entre la distance focale image f’ et la puissance C du dioptre :

2. Foyer principal objet F du dioptre sphérique

On suppose un rayon lumineux incident issu de F. Ce rayon, en passant par la surface du dioptre va être dévié.
Cette fois-ci, il va émerger parallèlement à l’axe optique. Ce n’est alors plus F mais F’ qui est alors considéré comme
étant situé en plus l’infini.

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 Si l’objet A se trouve au point F, appelé foyer principal objet alors son image A’ sera à l’infini.
 Soit F le foyer principal objet : on note f la distance focale objet.

Remarque : F et F’ sont toujours situés de part et d’autre du dioptre

Application :
→ A partir de la relation de conjugaison, déterminer la relation entre la distance focale objet f et la puissance C d’un
dioptre sphérique.

➢ On s’intéresse ici à la distance focale objet f.

➢ Notre objet est donc placé en un point F et son image, est située, par définition à l’infini.

➢ p=f et p’= +∞

Relation de conjugaison :

→ p’ étant égal à + ∞
→ la fraction (n2/p’) tend vers 0 et s’annule. On obtient au final :

Remarques :

On a vu que :

Alors :

➢ Lorsque le dioptre est convergent avec C>0, alors f<0. Le point focal objet F est réel et situé en avant du
dioptre).

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➢ Lorsque le dioptre est divergent avec C<0, alors f>0. Le point focal objet F est virtuel et situé donc arrière
du dioptre).

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