Four Rages
Four Rages
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
Deuxième édition
Février 2019
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BERSIM
IRRIGUÉ
20 kg
ENSILAGE DE
TRITICALE
30 kg 25 kg
VERDURE DE
TRITICALE
30 kg
FOIN
D'AVOINE
3 à 5 kg
CONCENTRÉ 4 à 10 kg
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[Link] ET RAPPEL
En Tunisie, le coût de l’alimentation d’un cheptel bovin laitier dépasse les 70 % des charges totales
de l’élevage. Pour maitriser ces coûts il faut :
• Estimer correctement les besoins en alimentation entre autres en fourrages de bonne qualité. La
proportion des fourrages de bonne qualité, dans la ration, doit être maximale (les fourrages sont
8.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN une source de nutriments très économiques).
• Bien choisir les meilleures sources d’approvisionnement en aliments (autoproduction et / ou
SOL FERTILISATION SEMIS achat).
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha (préférable). Date : Entre la seconde quinzaine • Nourrir correctement le troupeau par des rations à la fois suffisante, équilibrées, saines (sans
Le triticale s’adapte aux différents Engrais : d’octobre et la première quinzaine de risques pour leur santé) et les plus économiques possibles.
types de sols. Phosphate : 100 à 150 kg/ha de Su- novembre.
Préparation du sol per 45 (lors de la préparation du sol) Dose : selon le mode de semis, la
Un Ruminant doit ruminer pour assurer le bon fonctionnement de la microflore du rumen.
Un labour de 20 à 25 cm suivi de re- Potasse : n’est pas nécessaire sur- variété et la conduite : 150 à 180 kg/ha
Pour répondre au besoin de rumination et garder un rumen en bonne santé, on doit pré -
croisements et roulage est nécessaire. tout si on apporte du fumier. Profondeur : 2 à 5 cm
Azote : Ecartement : 15 à 20 cm entre les
voir une quantité de fourrages d’au moins 60 % de la capacité d’ingestion de la vache. La teneur
prévoir un apport de 35 unités par ha lignes. moyenne en MS de la ration de base avant correction doit se situer entre 35 et 50 %.
(par ex. 100 kg d’ammonitrate 33,5 %) Variétés tunisiennes : TCL 82, TCL
après la levée au stade 2-3 feuilles 83 (indice de tallage limité) et Bien- Qualité des fourrages
et une seconde application au stade venu (variété française à indice de Tous les fourrages n’ont pas la même qualité. Cette dernière varie en fonction de l’espèce,
fin tallage. Si on vise la production tallage élevé). l’âge et le mode de conservation.
des grains, un 3ème apport au stade
épiaison est justifié. Tableau 1- Evaluation des fourrages pour leur pouvoir de rumination, ingestion et qualité
TYPE DE POUVOIR DE INGESTION VALEUR VALEUR
LUTTE CONTRE LES PARA- FOURRAGE RUMINATION ÉNERGETIQUE PROTÉIQUE
IRRIGATION DÉSHERBAGE
SITES ET LES MALADIES
Foin d’avoine Excellent Moyenne Moyenne Faible
Besoin en eau : (4000 à 5500 m3/ha). Le désherbage est nécessaire surtout Tolère bien les maladies fongiques.
Besoin d’irrigation : 0 à 2500 m3 /ha en cas d’infestation excessive avec des Bersim (verdure) Moyen Excellente Bonne Très bonne
soit 0 à 6 irrigations selon les précipi- dicotylédones.
Luzerne (verdure) Très bon Excellente Moyenne Excellente
tations.
Sorgho (verdure) Très bon Très bonne Moyenne Moyenne
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7.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN Ensilage de maïs Bon Excellente Très bonne Faible
Ray-grass Bon Excellente Excellente Très bonne
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE
(verdure)
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha Date : Entre la Besoin en eau : • Le désherbage est
La plupart des types (préférable). seconde quinzaine (5000 à 5500 m3/ha). utile surtout en cas Verdure d’avoine Bon Très bonne Bonne Bonne
de sol conviennent Engrais : d’octobre et la pre- Besoin d’irrigation : d’infestation exces- (Stade jeune)
aux grandes cultures ; Phosphate : 100 à mière quinzaine de 0 à 3000 m3/ha soit sive de dicotylédones. Ensilage d’avoine Bon Moyenne Moyenne Moyenne
on évite cependant 150 kg/ha de Super novembre. 0 à 6 irrigations selon • L’intervention se fait
les sols à stagnation 45 (lors de la prépa- Dose : selon le les précipitations. au stade début tal- Verdure d’avoine Excellent Moyenne à bonne Moyenne Moyenne à faible
d’eau régulière en hiver ration du sol). mode de semis et la lage (au plus tard au (stade avancé)
Préparation du sol : Azote : conduite ; 100 à 150 stade début montai- Paille Excellent Très faible Faible Faible
Un labour de 20 à 25 prévoir un apport de kg/ha. son).
cm suivi des recroi- 35 unités par ha (par Profondeur : 2 à 5 cm • Un herbicide à base
sements et roulage ex. 100 kg d’ammo- Ecartement : 15 à 20 de 2,4-D + florasulam [Link] DES BESOINS ANNUELS D’UN TROUPEAU
nécessaires. nitre 33,5 %) après la cm entre les lignes. ou métsosulam (par
levée, au stade 2-3 Variétés disponibles : exemple) est très LAITIER
feuilles ; une seconde Frétissa, Meliane Ghze - efficace.
L’estimation des besoins annuels d’un troupeau de vaches laitières en aliments est calculée à tra-
application de 50 à la, El Alia, Zarga :
vers la détermination de l’unité zootechnique bovine (UZB), tout en tenant compte des conditions
60 unités par ha au Pour l’affouragement
et de la spécificité de la zone d’intervention du projet. La détermination de lUZB est fonction des
stade fin tallage-dé- en vert et l’ensilage.
but redressement. • Majerda, éventuelle-
besoins nutritionnels des animaux et de leur représentation dans le troupeau.
ment El Alia, Ghzela
et autres variétés
locales (Bazina) pour Besoins nutritionnels d’une vache
la production de foin. Principalement :
• Le prix varie de 100 Besoins d’entretien
à 160 TND/q. • B. énergétique (UFL/j) = 1,4 + 0,6 (PV (kg)/100)
• B. en protéines (PDI) (g/j) = 100 +0,5 PV (kg)
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES pour une vache de 600 kg de poids vif (PV)
• Besoin en énergie = 5 UFL/j
L’oïdium et surtout les rouilles sont les princi- • Besoin en protéines (PDI) = 400 g/j
pales maladies cryptogamiques de l’avoine. Il • Besoin en Ca = 36 g/j
faut choisir des variétés qui sont résistantes • Besoin en P = 27 g/j
ou suffisament tolérantes à ces maladies
selon la région où elles sont cultivées. Un Besoin de production du lait
fongicide à base de tébuconazole peut être La production d’un kg de lait standard (à 4 % de matières grasses (MG) et 3,2 % de protéines)
efficace.
nécessite :
• Besoin énergétique = 0,44 UFL
• Besoin en PDI = 50 g
• Besoin en Ca = 4 g
7.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION • Besoin en P= 1,8 g
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SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT - L’unité zootechnique bovine (UZB).
- Besoins nutritionnels des vaches.
BERSIM - Besoins de rumination (Quantité de MS à partir des fourrages).
IRRIGUÉ
20 kg
Les besoins en aliments concentrés sont liés à la moyenne de production de lait de l’étable, à la
ENSILAGE 25 kg 20 kg valeur énergétique des fourrages et à la capacité d’ingestion de la vache. En effet, plus le niveau
de production (la moyenne de l’étable) est élevé et plus on a intérêt à produire des fourrages de
RAY-GRASS bonne qualité (Valeur énergétique de la ration de base > 0,7 UFL/kg MS); Sinon la proportion du
IRRIGUÉ
30 kg
concentré dans la ration serait dominante et pourrait induire des problèmes nutritionnels, sanitaires
et économiques.
FOIN 3 à 5 kg D’une façon objective et en tenant compte de nos conditions, on peut prévoir un apport moyen d’ali-
ments concentrés de l’ordre de 40% du besoin annuel d’un troupeau laitier. Le reste, estimé à 60 %
CONCENTRÉ 4 à 10 kg du besoin du troupeau doit être fourni par les fourrages.
Pour faciliter la tâche, sans être en dehors de la norme, on prend une moyenne de valeur fourragère
faisable de l’ordre de 0,7 UFL/ kg de MS et on estime les apports en fonction des niveaux de pro-
duction (Tableau 2).
7. L’AVOINE FOURRAGÈRE (AVENA SATIVA)
Exemple :
L’avoine fourragère est parmi les graminées annuelles les plus utilisées comme fourrage. En Tunisie, l’avoi-
Pour un troupeau de 05 vaches laitières produisant en moyenne 5000 kg de lait, le besoin annuel
ne est cultivée principalement pour la production du foin.
en fourrages est :
Besoin (kg de MS) = (28400 UFL x 60 %) / 0,7 = 24342 kg MS de fourrages.
Afin d’assurer une ration de base qui tend vers l’équilibre, il est recommandé de répartir la quantité
de MS de fourrages à raison de 2/3 de graminées et 1/3 de légumineuses.
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5.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT [Link] AUX ACHATS DES FOURRAGES
L’ORGE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT Produire la totalité du besoin du cheptel en aliments sur sa propre exploitation est la solution recher-
chée et recommandée. Toutefois, si on est en face à une situation qui nécessite le recours ailleurs
BERSIM
40 kg
pour l’approvisionnement de la totalité ou d’une partie des aliments, on recommande de:
IRRIGUÉ
• Déterminer le besoin annuel en aliments, prévoir les bonnes conditions de stockage et acheter
ENSILAGE 25 kg 20 kg les fourrages (quantité et qualité) à moindre prix aux saisons de récolte.
• Acheter le fourrage sur pieds et surveiller soi-même le chantier de fanage et/ou d’ensilage (si possible).
ORGE
Pâturage • Profiter au maximum des mesures d’encouragement du gouvernement relatives au transfert du four-
IRRIGUÉ rage grossier depuis la zone de production à l’intérieur du pays (1,5 à 2 TND / balle).
PAILLE 4 kg
1.4.SÉCURISATION DES SYSTÈMES FOURRAGERS
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Pour sécuriser le système fourrager, il faut :
6. LE RAY-GRASS D’ITALIE • Gérer un stock de report : Conserver le surplus produit pendant la bonne année pour l’utiliser
pendant la mauvaise année
Le ray-grass d’Italie est une graminée annuelle ou bisannuelle de taille moyenne • Produire des céréales sur l’exploitation : La paille peut servir de fourrage de substitution pendant
(50 à 100 cm de hauteur) à feuilles lisses appétissantes pour tous les animaux. les mauvaises années.
• Ajuster l’effectif des animaux : Ne garder que les unités de production (les vaches laitières),
De valeur nutritive élevée et équilibrée en énergie et protéines, il s’adapte aux vendre les veaux et les génisses et réformer les vaches infertiles pendant les mauvaises années
différents types d’exploitation (pâturage, affouragement en vert, ensilage et foin) pour pouvoir conserver les vaches productives et assurer suffisamment d’aliments.
et tolère les basses températures et les eaux de salinité jusqu’à 4 g/l. • Prévoir une majoration de l’ordre de 10 à 15 % des superficies calculées; ceci permet de garantir
une sécurité alimentaire durant l’année.
• Diminuer la quantité de fourrages tout en respectant la limite physiologique (Pas moins de 40 %
6.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN de MS à partir des fourrages).Cette solution n’est envisageable que dans les cas extrêmes.
• Prioriser la culture des fourrages en vert et acheter les fourrages stockés sur le marché.
LUTTE CONTRE
LES PARASITES ET
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION
LES
MALADIES NB :
Type de sol : La plu- Fumier : 20 à 30 t/ha Date : En irrigué Besoin en eau: Les helminthosporioses t Il faudra mettre en œuvre plusieurs de ces solutions en fonction des possibilités de
part des types de sol (préférable) Début septembre. (7500 à 8500 m3/ha) et surtout les rouilles chacune.
peuvent lui convenir ; Engrais : Dose : Selon le Besoin d’irrigation : sont les principales ma-
on évite cependant Phosphate : 150 à mode de semis et la 2500 à 5000 m3/ha ladies cryptogamiques t Si on dispose d’1 ha de culture fourragère en sec par vache, on se trouve au maximum
les sols trop légers. 200 kg/ha de Super conduite ; 20 à 30 soit 5 à 10 irrigations du ray-grass d’Italie. Il de ce que l’on peut faire en année normale. En dessous, la situation est très critique
Préparation du sol : 45 (lors de la prépa- kg/ha. selon les précipita- n’y a cependant pas de et instable.
• Un labour de 20 ration du sol). Profondeur : tions. lutte conseillée. Il faut
à 25 cm suivi des Azote : 200 à 300 1 à 2 cm. choisir des variétés qui t L’irrigation apporte une sécurité significative à partir de 30 ares par vache. Elle devient
recroisements né- kg/ha d’ammonitrate Ecartement : sont résistantes ou excellente avec 50 ares par vache.
cessaires. fractionnés en plu- 17 à 20 cm entre les suffisament
• Un roulage avant sieurs apports (stade lignes. tolérantes à ces
et après le semis est 3 à 4 feuilles, un Variétés maladies selon la région
préférable. apport après chaque disponibles: Impor- où il est cultivé.
exploitation). tées (Jivet, Lemnos,
Devis..).
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Les fiches techniques des cultures fourragères les plus répandues dans les zones d’intervention du
projet sont présentées en Annexes. Ces fiches sont établies sur la base des connaissances
actuelles enrichies par les nouveaux acquis de la recherche tout en tenant compte des résultats
pratiques observés sur le terrain.
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2.5. ESTIMATION DU COÛT DE PRODUCTION D’UNE UFL 2.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE MAÏS
L’estimation du coût d’une UFL au sein d’une exploitation permet d’inciter l’éleveur à l’enregistre- SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
ment des données. Cette estimation reflète aussi le degré de maîtrise des techniques de la produc- -
tion fourragère. Cette estimation se fait en effectuant les calculs suivants : LUZERNE 25 kg 20 kg
Exemple : Estimation du coût de production de la luzerne MAÏS EN
25 kg 20 kg
VERT
Tableau 5 – Type de production ENSILAGE
30 kg
DE MAÏS
DÉSIGNATION QUANTITÉ PRIX UNITAIRE TOTAL (TND)
(TND) BERSIM 30 kg
Semence (Ql) PAILLE 4 kg
Foin (Balles) CONCENTRÉ 3 à 6 kg
Paille (Balles)
Verdure (Tonnes) 60 [Link] SORGHO FOURRAGER (SORGHUM SPP.)
TOTAL 1 60
Le sorgho fourrager est une plante qui tolère, à la fois, la salinité (jusqu'à 3 g/l) et le stress hydrique.
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INTRODUCTION
Pendant les pics de production des fourrages et des sous-produits agricoles et agro-industriels,
deux principales techniques de conservation et de stockage de l’excès sont envisageables :
• Conservation par ensilage.
• Conservation par fanage.
La récolte se fait au stade optimum de la valeur alimentaire des fourrages. Retarder ce stade c’est
pénaliser la qualité ; et à partir d’une certaine limite, l’apport supplémentaire en quantité de matière
sèche ne compense plus la perte de qualité. La date de récolte objective des fourrages dépend entre
autres des prévisions météorologiques et de la disponibilité du matériel et équipements nécessaires.
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Dans les grandes fermes, le problème de matériel ne se pose pas. En revanche, chez les petits et 1.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION
moyens éleveurs ce problème est un facteur freinant la production d’un fourrage de qualité.
Dans ce cadre, les petits et moyens éleveurs de la même région devraient s’unir pour réussir leurs VALEUR
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUE
chantiers d’ensilage et/ou de foin : NUTRITIVE / kg MS
• A court terme, les éleveurs peuvent s’organiser pour assurer une location commune du matériel Affouragement en vert • 70 à 100 tonnes de UFL= 0,75 • Il est préférable de lais-
nécessaire pour la réussite du chantier. ou production de foin. verdure /ha /an en 6 à PDIE = 130 g ser une luzernière fleurir
• A moyen ou à long terme, les éleveurs devraient s’orienter vers la création de sociétés mutuelles • Le foin de luzerne est 10 coupes soit (10 à 15 t PDIN = 157 g au moins une fois par an
de services agricoles capables de résoudre la plupart de leurs problèmes et d’optimiser la renta- de bonne valeur nutritive MS/ha). Ca = 20 g car c’est bénéfique pour
bilité de leurs élevages. à condition de réussir le P=3g le rendement.
chantier. • La luzerne est une
3.1.L’ENSILAGE • Pâturer la luzerne, légumineuse qui fixe
3.1.1. DÉFINITION provoque un risque de l’azote atmosphérique
météorisation ; c’est par le système racinaire.
Le terme ensilage désigne tout à la fois : pourquoi la quasi-totalité Après 5 ans, une luzer-
• La technique de conservation des aliments par acidification anaérobie contrôlée de la luzerne devrait être nière laisse le sol riche
• Le produit fini, stabilisé qrâce à un pHacide (3,8 - 4,2) et variablement conditionné ( silos taupi-- fauchée. en azote.
nière, silo couloir, silo boudin ou balles enrubannées).
LUZERNE
25 kg 20 kg
(2-5 ANS)
SORGHO 25 kg 20 kg
Silo taupinière Silo couloir Balles enrubannées
ORGE EN
30 kg
VERT
ENSILAGE : technique de conservation par voie humide, faisant appel à l’anaérobiose et à une BERSIM 30 kg
fermentation acidifiante à dominate lactique afin de minimiser les pertes de matières sèche, de
valeur alimentaire et d’éviter le développement de micro organismes indésirables. PAILLE 4 kg
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Les fourrages verts (herbe des graminées, maïs plante entière, céréales immatures, mélange
graminée- légumineuse) ou co-produits humides issus des industries agroalimentaires et des 2. LE MAÏS FOURRAGER (ZEA MAYS)
cultures (pulpes de tomate, pulpes de betterave, grignions d’olive…) peuvent ainsi être conservés
durablement.
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ANNEXE 2 : FICHES TECHNIQUES DES ESPÈCES FOURRAGÈRES 3.1.2. CONDITIONS POUR RÉUSSIR UN ENSILAGE
1. Faire le bon choix la variété à ensiler et pratiquer une bonne conduite de la culture.
1. LA LUZERNE PÉRENNE (MÉDICAGO SATIVA)
2. Préparer le matériel du chantier :
La luzerne est une légumineuse vivace qui fournit le plus de protéines et qui présente beaucoup d’avantages. • Préparer et entretenir le matériel nécessaire avant d’entamer le chantier d’ensilage (trac-
On l’a d’ailleurs appelée « la reine des cultures fourragères » teurs, ensileuses, remorques).
• La luzerne tolère bien le stress salin ; elle peut tolérer la salinité des eaux d’irrigation jusqu’à 4,5 g/l. • Prévoir et commander les pièces de rechange consommables (roulements, lames de
• Grâce à son système racinaire pivotant qui dépasse les 2 m, la luzerne peut échapper au stress hydrique. coupes, boulons, courroies…).
• Dans plusieurs régions du centre et du sud de la Tunisie, sa production est étalée sur 10 à 11 mois par an. 3. Respecter le stade de coupe.
• La luzerne est une plante mellifère très appréciée par les abeilles.
Stade de coupe respecté Hauteur de coupe respectée Déchargement du fourrage Un tracteur conçu pour
sur une terre paillée le tassement
1.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN 1. RESPECTER LA HAUTEUR DE COUPE : rage de la fermentation : brins moins de 2 cm de
La fauche doit être suffisament haute pour évi- long pour l’ensilage de maïs et moins de 5 cm
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE ter le contact avec le sol et la contamination du pour l’ensilage d’herbe.
Type de sol : Pro- Fumier :30 t/ha Date : P1 (mars-avril) Besoin en eau (9000 Avant et durant l’ins- fourrage avec les saletés et la terre. Un nivelle-
3
fond, bien drainé, pH Phosphate : 200 à P2 (septembre- oc- à 12000 m /ha). tallation : contre les ment lors de la préparation du lit de semence est 4. RÉALISER UN BON TASSEMENT DU FOUR-
(6,5 à 8). 300 kg/ha de Super tobre). Besoin d’irrigation adventices pérennes. primordial. RAGE :
Préparation du sol : 45 (à l’installation). Dose : 15 à 25 kg/ : 4000 à 9000 m3/ha - Herbicide contre le La présence d’air dans le silo ralentit l’acidifica-
• Labour : 25 à 30 cm 100 à 200 kg/ha de ha selon le mode de selon les précipitations . chiendent à base de
2. EMPLACEMENT DES SILOS : tion rapide du fourrage, indispensable pour as-
suivi des recroise- Super45/an (déc- semis. cycloxidime cc 100g/l
ments et roulage janv). Profondeur : 1 à 2 (1,5 à 2 l/ha) à titre
Les silos sont construits sur un terrain sain pré- surer sa bonne conservation. Un tassement ré-
nécessaire. Potasse : 50 à 100 cm. d’exemple. sentant une légère pente (2 à 4 %), proche de gulier et énergique de ce dernier (et cela d’autant
kg/an de sulfate de Variétés disponibles : l’étable. Ils reposent, de préférence, sur une plus que sa teneur en matière sèche est élevée)
potasse selon l’apport Luzerne de Gabes, dalle de béton, ou à défaut de disponibilité sur et une fermeture rapide (un à deux jours dès le
de fumier. Siriver, Prosmenti. une bâche ou de la paille, assurant une étan- début du chantier) et étanche du silo permettent
Le prix est situé entre chéité vis-à-vis des infiltrations d’eau et des sa- de limiter la présence de l’air. Il faut éviter la pol-
10 et 20 TND/kg. lissures provenant du sol. lution de la biomasse avec de la terre en contrô-
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES lant la propreté des roues du tracteur réservé à
• Les insectes (noctuelles) : symptômes : feuilles et/ • Pythium, Fusarium : maladies fongiques favorisées 3. CHOISIR LA BONNE TAILLE DE HACHAGE cette tâche. Il faut également éviter la construc-
ou gousses attaquées. par la température et l’humidité élevées et causant DU FOURRAGE : tion des silos de largeur inférieure à 5 m pour
• Lutte : Insecticide à base de chlorantraniprole c = la fonte de semis avant et après la levée (plantes Le fourrage récolté doit être haché finement pour échapper au risque de dérapage du tracteur lors
45g/l ou à base de benzoate d’émamectine à 5%. affaiblies ou meurent prématurément). permettre un bon tassement et un bon démar- du tassement du fourrage.
- Un traitement des semences par un fongicide à
base de propamocarbe 725 g/l est efficace.
• Cuscute (plante parasite non chlorophyllienne qui se
développe à partir de suçoirs plantés)
- Lutte (préventive) : semences propres d’origine
connue, matériel propre…
- En cas de début d’infestation : un brûlage avec de la
paille ou chimique (à base de chlorthal) de la superfi-
cie touchée.
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Selon la saison, la disponibilité d’autres fourrages et la nature de l’ensilage, la quantité introduite Exemple
dans la ration de base des vaches laitières varie entre 10 et 30 kg/vache/jour. Pour l’engraissement, Pour : D = 20 kg/ha ; L = 3 m ; P = 2 m et N = 50 tours
l’ensilage a montré de bons résultats. Q = 3 x 2 x 50 x 20/10 = 600 g.
On peut accepter une valeur se situant entre 590 et 610 g.
3.1.3. APPRÉCIATION DE LA QUALITÉ DE L’ENSILAGE
LE RÉGLAGE DU PULVÉRISATEUR
Une altération des caractères organoleptiques est généralement le reflet d’une déviation Les pesticides doivent être appliqués selon les doses re-
fermentaire indésirable. commandées afin d’être efficaces.
L’odeur Si :
Recherchée : odeur agréable, légèrement acide et aromatique V = vitesse d’avancement du tracteur en km/h
Rejetée : absence d’odeur ou odeur désagréable : franchement ou fortement acide, pi- Dp = débit de la rampe du pulvérisateur en (l/s) sous une
quante, irritante. pression bien déterminée
L = largeur du travail du pulvérisateur (m)
La consistance D = dose recommandée du produit dilué (l/ha)
Recherchée : conservation d’une structure qui permet de reconnaitre des fractions de V = 3,6 x 104 Dp/(L×D)
tiges et de feuille.
Rejetée : absence de structure, consistance molle, pâteuse, gluante. Exemple
Si le débit de la rampe est mesuré sous une pression de service bien déterminée :
La couleur : Dp = 0,5 l/s L = 12 m D = 300 l/ha
Recherchée : Couleur jaune à jaune vert
Rejetée : Couleur étrangère souvent signe de contamination fongique : V= 3,6 104 x 0,5/3600 = 5 km/ha
*Noire : Ensilage pourri à ne pas utiliser,
*Noire tachetée de blanc : Ensilage moisi impropre à la consommation. Le chauffeur doit régler la vitesse d’avancement du tracteur à V= 5 km/h.
Le pH PRÉCAUTIONS À PRENDRE :
Recherché : 3,5 < pH < 4,2 • Bien diagnostiquer le ravageur et choisir le produit approprié.
Rejeté : pH > 4,6 • Respecter les doses homologuées.
• Traiter tôt le matin ou tard l’après-midi et éviter les fortes chaleurs, le vent, la pluie et tout autre
SAVOIR DAVANTAGE : facteur de stress pour la plante.
• L’addition de conservateurs au fourrage ensilé est possible, leur rôle est d’activer la fer- • Etre prudent, car un produit phytosanitaire est généralement dangereux.
mentation lactique, d’éviter la fermentation nuisible et de minimiser les pertes par écoule-
ment de jus et par refus. Parmi les conservateurs, on cite la mélasse, la pulpe de bette-
rave et le son de blé. DÉFINITION: Le réglage de l’épandeur d’engrais
• La masse volumique de l’ensilage varie entre 150 et 200 kg MS/m.3 se fait de la même manière. Toutefois, il faut
• Un silo couloir peut être considéré comme un parallélépipède : V (m3) = Longueur x Lar- prendre quelques précautions avec un petit che-
geur x Hauteur vauchement lors des passages.
17 30
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D = 21 m
……X…………… ……X…………………X…………………X………………….X
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ANNEXES
FICHES TECHNIQES POUR LE MODULE «MAÎTRISE DES
SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES»
LISTE D’ANNEXES :
Protéger le foin des ravageurs
• ANNEXE 1 : Quelques bonnes pratiques jugées importantes
• ANNEXE 2 : Fiches techniques des espèces fourragères:
1. La luzerne pérenne (Médicago sativa)
Exploitation du foin 2. Le maïs fourrager (Zea mays)
3. Le sorgho fourrager (Sorghum spp.)
La distribution du foin de bonne qualité est béné- 4. Le bersim (Trèfle d’Alexandre : Trifolium alexandrinum )
fique pour les vaches laitières et les génisses ainsi 5. L’orge (Hordeum vulgare L.)
que pour l’élevage des jeunes. Selon la disponibi- 6. Le ray-grass d’Italie ( Lolium multiforum Lam.)
lité des autres fourrages, le foin est introduit dans 7. L’avoine fourragère (Avena sativa)
la ration de base des vaches laitières à raison de 8. Le triticale (Triticosecale)
3 à 12 kg/vache /j. 9. Le Sulla (Hedysarum coronarium L.)
10. La vesce commune (Vicia sativa)
L’odeur Couleur :
REMARQUE
Chez plusieurs éleveurs, les refus de fourrages grossiers (principalement foin et paille) sont
parfois énormes et nécessitent l’intervention par hachage ; ceci pour améliorer le taux d’inges-
tion (surtout chez les petits ruminants).
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La mélasse mélangée avec les fourrages médiocres améliore à la fois la valeur nutritive et l’appé-
tibilité. En pratique, on peut mélanger 1 kg de mélasse avec 5 kg de MS de fourrage (foin, paille,
ensilage).
Connaissances à acquérir : • Connaître les ressources alimentaires alternatives.
les participants devraient savoir • Connaître les possibilités de valoriser les sous-produits de
l’agro-industrie disponibles dans la région.
Compétences à acquérir : • Maîtriser la valorisation des sous-produits.
les participants devraient être capable de • Utiliser les pulpes de tomates, le cactus haché, les pulpes
faire de betteraves,…. dans la ration des vaches laitières
Attitude à promouvoir : • Une attitude positive et ouverte envers le potentiel et l’utili-
les éleveurs devraient pratiquer de jour sation des ressources alimentaires alternatives.
en jour
Preuve pour la formation des forma- • Décrire les méthodes de valorisation des sous-produits.
teurs : que l'étudiant / participant a assi-
milé et peut appliquer le contenu
Preuve pour la formation des éleveurs • Citer les différents sous-produits agricoles de la région.
que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu
INTRODUCTION
Parmi les ressources alternatives disponibles qu’on peut intégrer dans la ration des ruminants en
particulier les vaches laitières, on trouve les pulpes de tomates, les pulpes de betteraves, la mélasse
de betterave, le cactus…
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DEFINITION: La pulpe de tomate ap- DEFINITION: C’est la masse des tissus végétaux de la racine épuisés en leurs éléments so-
pelée encore drêche est le résidu du lubles lors de la fabrication industrielle du sucre. Les pulpes de betterave sont caractérisées
concentré du jus de tomate. Elle est par une teneur élevée en cellulose très peu lignifiée, une haute digestibilité, une haute valeur
composée des peaux (46 %) pépins et énergétique, un faible encombrement et une possibilité de conservation en vrac (silo couloir ou
pédoncules (54 %) parfois mélangées à taupinière).
des feuilles.
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La pulpe de tomate peut être aussi conservée dans des sacs hermétiquement fermés. Ainsi consti-
4.2.3. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS tué, le silo peut conserver l’ensilage des mois sans que la pulpe perde sa valeur nutritive.
Dans les parcours améliorés, le cactus peut être pâturé sur pieds par les ovins ou ramassé, coupé
en morceaux et distribué à l’auge.
Tableau 16- Exemple de calendrier alimentaire (permettant de produire plus que 20 l/vache/j)
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
Pulpes de
tomates 15 kg 15 kg
Foin 3 à 12 kg
Raquettes
30 à 40 kg
de cactus
Paille 2 à 4 kg Pulpe de tomate bien conservée dans des sacs hermétiquement fermés
Concentré,
correction / 3 à 9 kg NB : LA DENSITÉ DE PRODUIT EST DE 600 À 700 kg/m3.
production
4.1.4. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS
Le niveau de distribution recommandé d’ensilage de pulpes de tomates (kg de produit/tête/jour) est
comme suit.
Tableau 17 - Exemple de rations de base pour vaches laitières (ration de 12 l)
ALIMENTS QUANTITÉ (kg) Tableau 12 - Quantité recommandée de pulpes de tomates pour l’alimentation des ruminants
Foin 6 ANIMAUX QUANTITÉS (kg/ TÊTE/JOUR)
Raquettes de cactus 20 Vaches laitières 15 à 20
Paille 4 Taurillons 10 à 15
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4.1.5. DISPONIBILITÉ
La disponibilité de pulpe de tomate s’étale sur une période allant de fin juin (25 juin) jusqu’à mi-oc-
tobre. Les principales usines d’extraction de jus de tomate en Tunisie sont :
Le coût d’une tonne de pulpes de tomate varie en fonction de sa teneur en MS, l’offre et la demande
de cet aliment et les frais de transport à la ferme. Généralement, il varie de 70 à 100 TND/ tonne.
Une simple comparaison des prix, montre que le prix d’une UFL issue de la paille d’une céréale est Pulpe de tomate utilisée pour l’alimentation des bovins - Préparation de silo taupinière d’ensilage de pulpes de tomates
plus cher que celle issue de la pulpe de tomate :
* PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
• Le prix moyen d’une balle de paille (de 15 Kg) est de 4 TND. • Prévoir une transition alimentaire de 8 à 10 jours.
• Un Kg brut de paille de céréale offre 0,25 UFL 4/(15*0,25) = 1,06 TND • Pour limiter les risques d’acidose, il faut ajouter à la ration :
• Un Kg de pulpes de tomate brute offre 0,18 UFL 70/0,18 = 0,388 TND - Bicarbonate de sodium à raison de 50 à 80 g/vache/j.
- De la paille à volonté.
La valorisation de la pulpe de tomate est donc économiquement intéressante. • Tenir compte de la teneur élevée en cuivre et en soufre et prévoir un complément minéral spécial
sans les deux éléments.
Le cactus (L’ Opuntia ficus-indica) est d’origine Mexicaine. Il a été introduit en Afrique du Nord au Orge 3
16ème siècle. Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2
Le cactus est utilisé contre la dégradation des sols dans les zones arides, comme fourrage de sou-
dure et pour ses fruits. Tableau 14 - Pulpes de tomate : ration 2
ALIMENTS QUANTITÉ DE MATIÈRE BRUTE (kg)
En Tunisie, dans les zones arides et semi arides et pendant les années de disettes, le cactus consti-
tue une ressource fourragère sur pieds pour l’alimentation du bétail. Pour cette fin, il est utilisé sous Pulpes de tomate (30 % MS) 16
forme de fruits non acceptées par l’homme, de pelures et de raquettes débarrassées d’épines et
Ensilage de maïs (30 % MS) 20
coupées en petits morceaux.
Foin graminée 3
Céréale (orge) 2
Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2
NB : CES DEUX RATIONS PERMETTENT DE COUVRIR LES BESOINS D’ENTRETIEN DE LA VACHE ET UNE PRO-
DUCTION LAITIÈRE ENTRE 14 ET 16 L/J.
Des essais expérimentaux ont montré que, pour l’élevage des génisses, la pulpe de tomate peut
remplacer le foin de luzerne et que des génisses laitières de 400 kg peuvent consommer 5 à 8 kg/
tête/j de cet aliment sans problème.
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4.1.5. DISPONIBILITÉ
La disponibilité de pulpe de tomate s’étale sur une période allant de fin juin (25 juin) jusqu’à mi-oc-
tobre. Les principales usines d’extraction de jus de tomate en Tunisie sont :
Le coût d’une tonne de pulpes de tomate varie en fonction de sa teneur en MS, l’offre et la demande
de cet aliment et les frais de transport à la ferme. Généralement, il varie de 70 à 100 TND/ tonne.
Une simple comparaison des prix, montre que le prix d’une UFL issue de la paille d’une céréale est Pulpe de tomate utilisée pour l’alimentation des bovins - Préparation de silo taupinière d’ensilage de pulpes de tomates
plus cher que celle issue de la pulpe de tomate :
* PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
• Le prix moyen d’une balle de paille (de 15 Kg) est de 4 TND. • Prévoir une transition alimentaire de 8 à 10 jours.
• Un Kg brut de paille de céréale offre 0,25 UFL 4/(15*0,25) = 1,06 TND • Pour limiter les risques d’acidose, il faut ajouter à la ration :
• Un Kg de pulpes de tomate brute offre 0,18 UFL 70/0,18 = 0,388 TND - Bicarbonate de sodium à raison de 50 à 80 g/vache/j.
- De la paille à volonté.
La valorisation de la pulpe de tomate est donc économiquement intéressante. • Tenir compte de la teneur élevée en cuivre et en soufre et prévoir un complément minéral spécial
sans les deux éléments.
Le cactus (L’ Opuntia ficus-indica) est d’origine Mexicaine. Il a été introduit en Afrique du Nord au Orge 3
16ème siècle. Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2
Le cactus est utilisé contre la dégradation des sols dans les zones arides, comme fourrage de sou-
dure et pour ses fruits. Tableau 14 - Pulpes de tomate : ration 2
ALIMENTS QUANTITÉ DE MATIÈRE BRUTE (kg)
En Tunisie, dans les zones arides et semi arides et pendant les années de disettes, le cactus consti-
tue une ressource fourragère sur pieds pour l’alimentation du bétail. Pour cette fin, il est utilisé sous Pulpes de tomate (30 % MS) 16
forme de fruits non acceptées par l’homme, de pelures et de raquettes débarrassées d’épines et
Ensilage de maïs (30 % MS) 20
coupées en petits morceaux.
Foin graminée 3
Céréale (orge) 2
Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2
NB : CES DEUX RATIONS PERMETTENT DE COUVRIR LES BESOINS D’ENTRETIEN DE LA VACHE ET UNE PRO-
DUCTION LAITIÈRE ENTRE 14 ET 16 L/J.
Des essais expérimentaux ont montré que, pour l’élevage des génisses, la pulpe de tomate peut
remplacer le foin de luzerne et que des génisses laitières de 400 kg peuvent consommer 5 à 8 kg/
tête/j de cet aliment sans problème.
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La pulpe de tomate peut être aussi conservée dans des sacs hermétiquement fermés. Ainsi consti-
4.2.3. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS tué, le silo peut conserver l’ensilage des mois sans que la pulpe perde sa valeur nutritive.
Dans les parcours améliorés, le cactus peut être pâturé sur pieds par les ovins ou ramassé, coupé
en morceaux et distribué à l’auge.
Tableau 16- Exemple de calendrier alimentaire (permettant de produire plus que 20 l/vache/j)
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
Pulpes de
tomates 15 kg 15 kg
Foin 3 à 12 kg
Raquettes
30 à 40 kg
de cactus
Paille 2 à 4 kg Pulpe de tomate bien conservée dans des sacs hermétiquement fermés
Concentré,
correction / 3 à 9 kg NB : LA DENSITÉ DE PRODUIT EST DE 600 À 700 kg/m3.
production
4.1.4. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS
Le niveau de distribution recommandé d’ensilage de pulpes de tomates (kg de produit/tête/jour) est
comme suit.
Tableau 17 - Exemple de rations de base pour vaches laitières (ration de 12 l)
ALIMENTS QUANTITÉ (kg) Tableau 12 - Quantité recommandée de pulpes de tomates pour l’alimentation des ruminants
Foin 6 ANIMAUX QUANTITÉS (kg/ TÊTE/JOUR)
Raquettes de cactus 20 Vaches laitières 15 à 20
Paille 4 Taurillons 10 à 15
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DEFINITION: La pulpe de tomate ap- DEFINITION: C’est la masse des tissus végétaux de la racine épuisés en leurs éléments so-
pelée encore drêche est le résidu du lubles lors de la fabrication industrielle du sucre. Les pulpes de betterave sont caractérisées
concentré du jus de tomate. Elle est par une teneur élevée en cellulose très peu lignifiée, une haute digestibilité, une haute valeur
composée des peaux (46 %) pépins et énergétique, un faible encombrement et une possibilité de conservation en vrac (silo couloir ou
pédoncules (54 %) parfois mélangées à taupinière).
des feuilles.
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La mélasse mélangée avec les fourrages médiocres améliore à la fois la valeur nutritive et l’appé-
tibilité. En pratique, on peut mélanger 1 kg de mélasse avec 5 kg de MS de fourrage (foin, paille,
ensilage).
Connaissances à acquérir : • Connaître les ressources alimentaires alternatives.
les participants devraient savoir • Connaître les possibilités de valoriser les sous-produits de
l’agro-industrie disponibles dans la région.
Compétences à acquérir : • Maîtriser la valorisation des sous-produits.
les participants devraient être capable de • Utiliser les pulpes de tomates, le cactus haché, les pulpes
faire de betteraves,…. dans la ration des vaches laitières
Attitude à promouvoir : • Une attitude positive et ouverte envers le potentiel et l’utili-
les éleveurs devraient pratiquer de jour sation des ressources alimentaires alternatives.
en jour
Preuve pour la formation des forma- • Décrire les méthodes de valorisation des sous-produits.
teurs : que l'étudiant / participant a assi-
milé et peut appliquer le contenu
Preuve pour la formation des éleveurs • Citer les différents sous-produits agricoles de la région.
que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu
INTRODUCTION
Parmi les ressources alternatives disponibles qu’on peut intégrer dans la ration des ruminants en
particulier les vaches laitières, on trouve les pulpes de tomates, les pulpes de betteraves, la mélasse
de betterave, le cactus…
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ANNEXES
FICHES TECHNIQES POUR LE MODULE «MAÎTRISE DES
SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES»
LISTE D’ANNEXES :
Protéger le foin des ravageurs
• ANNEXE 1 : Quelques bonnes pratiques jugées importantes
• ANNEXE 2 : Fiches techniques des espèces fourragères:
1. La luzerne pérenne (Médicago sativa)
Exploitation du foin 2. Le maïs fourrager (Zea mays)
3. Le sorgho fourrager (Sorghum spp.)
La distribution du foin de bonne qualité est béné- 4. Le bersim (Trèfle d’Alexandre : Trifolium alexandrinum )
fique pour les vaches laitières et les génisses ainsi 5. L’orge (Hordeum vulgare L.)
que pour l’élevage des jeunes. Selon la disponibi- 6. Le ray-grass d’Italie ( Lolium multiforum Lam.)
lité des autres fourrages, le foin est introduit dans 7. L’avoine fourragère (Avena sativa)
la ration de base des vaches laitières à raison de 8. Le triticale (Triticosecale)
3 à 12 kg/vache /j. 9. Le Sulla (Hedysarum coronarium L.)
10. La vesce commune (Vicia sativa)
L’odeur Couleur :
REMARQUE
Chez plusieurs éleveurs, les refus de fourrages grossiers (principalement foin et paille) sont
parfois énormes et nécessitent l’intervention par hachage ; ceci pour améliorer le taux d’inges-
tion (surtout chez les petits ruminants).
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D = 21 m
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Selon la saison, la disponibilité d’autres fourrages et la nature de l’ensilage, la quantité introduite Exemple
dans la ration de base des vaches laitières varie entre 10 et 30 kg/vache/jour. Pour l’engraissement, Pour : D = 20 kg/ha ; L = 3 m ; P = 2 m et N = 50 tours
l’ensilage a montré de bons résultats. Q = 3 x 2 x 50 x 20/10 = 600 g.
On peut accepter une valeur se situant entre 590 et 610 g.
3.1.3. APPRÉCIATION DE LA QUALITÉ DE L’ENSILAGE
LE RÉGLAGE DU PULVÉRISATEUR
Une altération des caractères organoleptiques est généralement le reflet d’une déviation Les pesticides doivent être appliqués selon les doses re-
fermentaire indésirable. commandées afin d’être efficaces.
L’odeur Si :
Recherchée : odeur agréable, légèrement acide et aromatique V = vitesse d’avancement du tracteur en km/h
Rejetée : absence d’odeur ou odeur désagréable : franchement ou fortement acide, pi- Dp = débit de la rampe du pulvérisateur en (l/s) sous une
quante, irritante. pression bien déterminée
L = largeur du travail du pulvérisateur (m)
La consistance D = dose recommandée du produit dilué (l/ha)
Recherchée : conservation d’une structure qui permet de reconnaitre des fractions de V = 3,6 x 104 Dp/(L×D)
tiges et de feuille.
Rejetée : absence de structure, consistance molle, pâteuse, gluante. Exemple
Si le débit de la rampe est mesuré sous une pression de service bien déterminée :
La couleur : Dp = 0,5 l/s L = 12 m D = 300 l/ha
Recherchée : Couleur jaune à jaune vert
Rejetée : Couleur étrangère souvent signe de contamination fongique : V= 3,6 104 x 0,5/3600 = 5 km/ha
*Noire : Ensilage pourri à ne pas utiliser,
*Noire tachetée de blanc : Ensilage moisi impropre à la consommation. Le chauffeur doit régler la vitesse d’avancement du tracteur à V= 5 km/h.
Le pH PRÉCAUTIONS À PRENDRE :
Recherché : 3,5 < pH < 4,2 • Bien diagnostiquer le ravageur et choisir le produit approprié.
Rejeté : pH > 4,6 • Respecter les doses homologuées.
• Traiter tôt le matin ou tard l’après-midi et éviter les fortes chaleurs, le vent, la pluie et tout autre
SAVOIR DAVANTAGE : facteur de stress pour la plante.
• L’addition de conservateurs au fourrage ensilé est possible, leur rôle est d’activer la fer- • Etre prudent, car un produit phytosanitaire est généralement dangereux.
mentation lactique, d’éviter la fermentation nuisible et de minimiser les pertes par écoule-
ment de jus et par refus. Parmi les conservateurs, on cite la mélasse, la pulpe de bette-
rave et le son de blé. DÉFINITION: Le réglage de l’épandeur d’engrais
• La masse volumique de l’ensilage varie entre 150 et 200 kg MS/m.3 se fait de la même manière. Toutefois, il faut
• Un silo couloir peut être considéré comme un parallélépipède : V (m3) = Longueur x Lar- prendre quelques précautions avec un petit che-
geur x Hauteur vauchement lors des passages.
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ANNEXE 2 : FICHES TECHNIQUES DES ESPÈCES FOURRAGÈRES 3.1.2. CONDITIONS POUR RÉUSSIR UN ENSILAGE
1. Faire le bon choix la variété à ensiler et pratiquer une bonne conduite de la culture.
1. LA LUZERNE PÉRENNE (MÉDICAGO SATIVA)
2. Préparer le matériel du chantier :
La luzerne est une légumineuse vivace qui fournit le plus de protéines et qui présente beaucoup d’avantages. • Préparer et entretenir le matériel nécessaire avant d’entamer le chantier d’ensilage (trac-
On l’a d’ailleurs appelée « la reine des cultures fourragères » teurs, ensileuses, remorques).
• La luzerne tolère bien le stress salin ; elle peut tolérer la salinité des eaux d’irrigation jusqu’à 4,5 g/l. • Prévoir et commander les pièces de rechange consommables (roulements, lames de
• Grâce à son système racinaire pivotant qui dépasse les 2 m, la luzerne peut échapper au stress hydrique. coupes, boulons, courroies…).
• Dans plusieurs régions du centre et du sud de la Tunisie, sa production est étalée sur 10 à 11 mois par an. 3. Respecter le stade de coupe.
• La luzerne est une plante mellifère très appréciée par les abeilles.
Stade de coupe respecté Hauteur de coupe respectée Déchargement du fourrage Un tracteur conçu pour
sur une terre paillée le tassement
1.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN 1. RESPECTER LA HAUTEUR DE COUPE : rage de la fermentation : brins moins de 2 cm de
La fauche doit être suffisament haute pour évi- long pour l’ensilage de maïs et moins de 5 cm
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE ter le contact avec le sol et la contamination du pour l’ensilage d’herbe.
Type de sol : Pro- Fumier :30 t/ha Date : P1 (mars-avril) Besoin en eau (9000 Avant et durant l’ins- fourrage avec les saletés et la terre. Un nivelle-
3
fond, bien drainé, pH Phosphate : 200 à P2 (septembre- oc- à 12000 m /ha). tallation : contre les ment lors de la préparation du lit de semence est 4. RÉALISER UN BON TASSEMENT DU FOUR-
(6,5 à 8). 300 kg/ha de Super tobre). Besoin d’irrigation adventices pérennes. primordial. RAGE :
Préparation du sol : 45 (à l’installation). Dose : 15 à 25 kg/ : 4000 à 9000 m3/ha - Herbicide contre le La présence d’air dans le silo ralentit l’acidifica-
• Labour : 25 à 30 cm 100 à 200 kg/ha de ha selon le mode de selon les précipitations . chiendent à base de
2. EMPLACEMENT DES SILOS : tion rapide du fourrage, indispensable pour as-
suivi des recroise- Super45/an (déc- semis. cycloxidime cc 100g/l
ments et roulage janv). Profondeur : 1 à 2 (1,5 à 2 l/ha) à titre
Les silos sont construits sur un terrain sain pré- surer sa bonne conservation. Un tassement ré-
nécessaire. Potasse : 50 à 100 cm. d’exemple. sentant une légère pente (2 à 4 %), proche de gulier et énergique de ce dernier (et cela d’autant
kg/an de sulfate de Variétés disponibles : l’étable. Ils reposent, de préférence, sur une plus que sa teneur en matière sèche est élevée)
potasse selon l’apport Luzerne de Gabes, dalle de béton, ou à défaut de disponibilité sur et une fermeture rapide (un à deux jours dès le
de fumier. Siriver, Prosmenti. une bâche ou de la paille, assurant une étan- début du chantier) et étanche du silo permettent
Le prix est situé entre chéité vis-à-vis des infiltrations d’eau et des sa- de limiter la présence de l’air. Il faut éviter la pol-
10 et 20 TND/kg. lissures provenant du sol. lution de la biomasse avec de la terre en contrô-
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES lant la propreté des roues du tracteur réservé à
• Les insectes (noctuelles) : symptômes : feuilles et/ • Pythium, Fusarium : maladies fongiques favorisées 3. CHOISIR LA BONNE TAILLE DE HACHAGE cette tâche. Il faut également éviter la construc-
ou gousses attaquées. par la température et l’humidité élevées et causant DU FOURRAGE : tion des silos de largeur inférieure à 5 m pour
• Lutte : Insecticide à base de chlorantraniprole c = la fonte de semis avant et après la levée (plantes Le fourrage récolté doit être haché finement pour échapper au risque de dérapage du tracteur lors
45g/l ou à base de benzoate d’émamectine à 5%. affaiblies ou meurent prématurément). permettre un bon tassement et un bon démar- du tassement du fourrage.
- Un traitement des semences par un fongicide à
base de propamocarbe 725 g/l est efficace.
• Cuscute (plante parasite non chlorophyllienne qui se
développe à partir de suçoirs plantés)
- Lutte (préventive) : semences propres d’origine
connue, matériel propre…
- En cas de début d’infestation : un brûlage avec de la
paille ou chimique (à base de chlorthal) de la superfi-
cie touchée.
31 16
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Dans les grandes fermes, le problème de matériel ne se pose pas. En revanche, chez les petits et 1.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION
moyens éleveurs ce problème est un facteur freinant la production d’un fourrage de qualité.
Dans ce cadre, les petits et moyens éleveurs de la même région devraient s’unir pour réussir leurs VALEUR
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUE
chantiers d’ensilage et/ou de foin : NUTRITIVE / kg MS
• A court terme, les éleveurs peuvent s’organiser pour assurer une location commune du matériel Affouragement en vert • 70 à 100 tonnes de UFL= 0,75 • Il est préférable de lais-
nécessaire pour la réussite du chantier. ou production de foin. verdure /ha /an en 6 à PDIE = 130 g ser une luzernière fleurir
• A moyen ou à long terme, les éleveurs devraient s’orienter vers la création de sociétés mutuelles • Le foin de luzerne est 10 coupes soit (10 à 15 t PDIN = 157 g au moins une fois par an
de services agricoles capables de résoudre la plupart de leurs problèmes et d’optimiser la renta- de bonne valeur nutritive MS/ha). Ca = 20 g car c’est bénéfique pour
bilité de leurs élevages. à condition de réussir le P=3g le rendement.
chantier. • La luzerne est une
3.1.L’ENSILAGE • Pâturer la luzerne, légumineuse qui fixe
3.1.1. DÉFINITION provoque un risque de l’azote atmosphérique
météorisation ; c’est par le système racinaire.
Le terme ensilage désigne tout à la fois : pourquoi la quasi-totalité Après 5 ans, une luzer-
• La technique de conservation des aliments par acidification anaérobie contrôlée de la luzerne devrait être nière laisse le sol riche
• Le produit fini, stabilisé qrâce à un pHacide (3,8 - 4,2) et variablement conditionné ( silos taupi-- fauchée. en azote.
nière, silo couloir, silo boudin ou balles enrubannées).
LUZERNE
25 kg 20 kg
(2-5 ANS)
SORGHO 25 kg 20 kg
Silo taupinière Silo couloir Balles enrubannées
ORGE EN
30 kg
VERT
ENSILAGE : technique de conservation par voie humide, faisant appel à l’anaérobiose et à une BERSIM 30 kg
fermentation acidifiante à dominate lactique afin de minimiser les pertes de matières sèche, de
valeur alimentaire et d’éviter le développement de micro organismes indésirables. PAILLE 4 kg
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Les fourrages verts (herbe des graminées, maïs plante entière, céréales immatures, mélange
graminée- légumineuse) ou co-produits humides issus des industries agroalimentaires et des 2. LE MAÏS FOURRAGER (ZEA MAYS)
cultures (pulpes de tomate, pulpes de betterave, grignions d’olive…) peuvent ainsi être conservés
durablement.
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INTRODUCTION
Pendant les pics de production des fourrages et des sous-produits agricoles et agro-industriels,
deux principales techniques de conservation et de stockage de l’excès sont envisageables :
• Conservation par ensilage.
• Conservation par fanage.
La récolte se fait au stade optimum de la valeur alimentaire des fourrages. Retarder ce stade c’est
pénaliser la qualité ; et à partir d’une certaine limite, l’apport supplémentaire en quantité de matière
sèche ne compense plus la perte de qualité. La date de récolte objective des fourrages dépend entre
autres des prévisions météorologiques et de la disponibilité du matériel et équipements nécessaires.
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2.5. ESTIMATION DU COÛT DE PRODUCTION D’UNE UFL 2.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE MAÏS
L’estimation du coût d’une UFL au sein d’une exploitation permet d’inciter l’éleveur à l’enregistre- SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
ment des données. Cette estimation reflète aussi le degré de maîtrise des techniques de la produc- -
tion fourragère. Cette estimation se fait en effectuant les calculs suivants : LUZERNE 25 kg 20 kg
Exemple : Estimation du coût de production de la luzerne MAÏS EN
25 kg 20 kg
VERT
Tableau 5 – Type de production ENSILAGE
30 kg
DE MAÏS
DÉSIGNATION QUANTITÉ PRIX UNITAIRE TOTAL (TND)
(TND) BERSIM 30 kg
Semence (Ql) PAILLE 4 kg
Foin (Balles) CONCENTRÉ 3 à 6 kg
Paille (Balles)
Verdure (Tonnes) 60 [Link] SORGHO FOURRAGER (SORGHUM SPP.)
TOTAL 1 60
Le sorgho fourrager est une plante qui tolère, à la fois, la salinité (jusqu'à 3 g/l) et le stress hydrique.
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Les fiches techniques des cultures fourragères les plus répandues dans les zones d’intervention du
projet sont présentées en Annexes. Ces fiches sont établies sur la base des connaissances
actuelles enrichies par les nouveaux acquis de la recherche tout en tenant compte des résultats
pratiques observés sur le terrain.
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5.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT [Link] AUX ACHATS DES FOURRAGES
L’ORGE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT Produire la totalité du besoin du cheptel en aliments sur sa propre exploitation est la solution recher-
chée et recommandée. Toutefois, si on est en face à une situation qui nécessite le recours ailleurs
BERSIM
40 kg
pour l’approvisionnement de la totalité ou d’une partie des aliments, on recommande de:
IRRIGUÉ
• Déterminer le besoin annuel en aliments, prévoir les bonnes conditions de stockage et acheter
ENSILAGE 25 kg 20 kg les fourrages (quantité et qualité) à moindre prix aux saisons de récolte.
• Acheter le fourrage sur pieds et surveiller soi-même le chantier de fanage et/ou d’ensilage (si possible).
ORGE
Pâturage • Profiter au maximum des mesures d’encouragement du gouvernement relatives au transfert du four-
IRRIGUÉ rage grossier depuis la zone de production à l’intérieur du pays (1,5 à 2 TND / balle).
PAILLE 4 kg
1.4.SÉCURISATION DES SYSTÈMES FOURRAGERS
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Pour sécuriser le système fourrager, il faut :
6. LE RAY-GRASS D’ITALIE • Gérer un stock de report : Conserver le surplus produit pendant la bonne année pour l’utiliser
pendant la mauvaise année
Le ray-grass d’Italie est une graminée annuelle ou bisannuelle de taille moyenne • Produire des céréales sur l’exploitation : La paille peut servir de fourrage de substitution pendant
(50 à 100 cm de hauteur) à feuilles lisses appétissantes pour tous les animaux. les mauvaises années.
• Ajuster l’effectif des animaux : Ne garder que les unités de production (les vaches laitières),
De valeur nutritive élevée et équilibrée en énergie et protéines, il s’adapte aux vendre les veaux et les génisses et réformer les vaches infertiles pendant les mauvaises années
différents types d’exploitation (pâturage, affouragement en vert, ensilage et foin) pour pouvoir conserver les vaches productives et assurer suffisamment d’aliments.
et tolère les basses températures et les eaux de salinité jusqu’à 4 g/l. • Prévoir une majoration de l’ordre de 10 à 15 % des superficies calculées; ceci permet de garantir
une sécurité alimentaire durant l’année.
• Diminuer la quantité de fourrages tout en respectant la limite physiologique (Pas moins de 40 %
6.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN de MS à partir des fourrages).Cette solution n’est envisageable que dans les cas extrêmes.
• Prioriser la culture des fourrages en vert et acheter les fourrages stockés sur le marché.
LUTTE CONTRE
LES PARASITES ET
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION
LES
MALADIES NB :
Type de sol : La plu- Fumier : 20 à 30 t/ha Date : En irrigué Besoin en eau: Les helminthosporioses t Il faudra mettre en œuvre plusieurs de ces solutions en fonction des possibilités de
part des types de sol (préférable) Début septembre. (7500 à 8500 m3/ha) et surtout les rouilles chacune.
peuvent lui convenir ; Engrais : Dose : Selon le Besoin d’irrigation : sont les principales ma-
on évite cependant Phosphate : 150 à mode de semis et la 2500 à 5000 m3/ha ladies cryptogamiques t Si on dispose d’1 ha de culture fourragère en sec par vache, on se trouve au maximum
les sols trop légers. 200 kg/ha de Super conduite ; 20 à 30 soit 5 à 10 irrigations du ray-grass d’Italie. Il de ce que l’on peut faire en année normale. En dessous, la situation est très critique
Préparation du sol : 45 (lors de la prépa- kg/ha. selon les précipita- n’y a cependant pas de et instable.
• Un labour de 20 ration du sol). Profondeur : tions. lutte conseillée. Il faut
à 25 cm suivi des Azote : 200 à 300 1 à 2 cm. choisir des variétés qui t L’irrigation apporte une sécurité significative à partir de 30 ares par vache. Elle devient
recroisements né- kg/ha d’ammonitrate Ecartement : sont résistantes ou excellente avec 50 ares par vache.
cessaires. fractionnés en plu- 17 à 20 cm entre les suffisament
• Un roulage avant sieurs apports (stade lignes. tolérantes à ces
et après le semis est 3 à 4 feuilles, un Variétés maladies selon la région
préférable. apport après chaque disponibles: Impor- où il est cultivé.
exploitation). tées (Jivet, Lemnos,
Devis..).
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SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT - L’unité zootechnique bovine (UZB).
- Besoins nutritionnels des vaches.
BERSIM - Besoins de rumination (Quantité de MS à partir des fourrages).
IRRIGUÉ
20 kg
Les besoins en aliments concentrés sont liés à la moyenne de production de lait de l’étable, à la
ENSILAGE 25 kg 20 kg valeur énergétique des fourrages et à la capacité d’ingestion de la vache. En effet, plus le niveau
de production (la moyenne de l’étable) est élevé et plus on a intérêt à produire des fourrages de
RAY-GRASS bonne qualité (Valeur énergétique de la ration de base > 0,7 UFL/kg MS); Sinon la proportion du
IRRIGUÉ
30 kg
concentré dans la ration serait dominante et pourrait induire des problèmes nutritionnels, sanitaires
et économiques.
FOIN 3 à 5 kg D’une façon objective et en tenant compte de nos conditions, on peut prévoir un apport moyen d’ali-
ments concentrés de l’ordre de 40% du besoin annuel d’un troupeau laitier. Le reste, estimé à 60 %
CONCENTRÉ 4 à 10 kg du besoin du troupeau doit être fourni par les fourrages.
Pour faciliter la tâche, sans être en dehors de la norme, on prend une moyenne de valeur fourragère
faisable de l’ordre de 0,7 UFL/ kg de MS et on estime les apports en fonction des niveaux de pro-
duction (Tableau 2).
7. L’AVOINE FOURRAGÈRE (AVENA SATIVA)
Exemple :
L’avoine fourragère est parmi les graminées annuelles les plus utilisées comme fourrage. En Tunisie, l’avoi-
Pour un troupeau de 05 vaches laitières produisant en moyenne 5000 kg de lait, le besoin annuel
ne est cultivée principalement pour la production du foin.
en fourrages est :
Besoin (kg de MS) = (28400 UFL x 60 %) / 0,7 = 24342 kg MS de fourrages.
Afin d’assurer une ration de base qui tend vers l’équilibre, il est recommandé de répartir la quantité
de MS de fourrages à raison de 2/3 de graminées et 1/3 de légumineuses.
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7.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN Ensilage de maïs Bon Excellente Très bonne Faible
Ray-grass Bon Excellente Excellente Très bonne
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE
(verdure)
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha Date : Entre la Besoin en eau : • Le désherbage est
La plupart des types (préférable). seconde quinzaine (5000 à 5500 m3/ha). utile surtout en cas Verdure d’avoine Bon Très bonne Bonne Bonne
de sol conviennent Engrais : d’octobre et la pre- Besoin d’irrigation : d’infestation exces- (Stade jeune)
aux grandes cultures ; Phosphate : 100 à mière quinzaine de 0 à 3000 m3/ha soit sive de dicotylédones. Ensilage d’avoine Bon Moyenne Moyenne Moyenne
on évite cependant 150 kg/ha de Super novembre. 0 à 6 irrigations selon • L’intervention se fait
les sols à stagnation 45 (lors de la prépa- Dose : selon le les précipitations. au stade début tal- Verdure d’avoine Excellent Moyenne à bonne Moyenne Moyenne à faible
d’eau régulière en hiver ration du sol). mode de semis et la lage (au plus tard au (stade avancé)
Préparation du sol : Azote : conduite ; 100 à 150 stade début montai- Paille Excellent Très faible Faible Faible
Un labour de 20 à 25 prévoir un apport de kg/ha. son).
cm suivi des recroi- 35 unités par ha (par Profondeur : 2 à 5 cm • Un herbicide à base
sements et roulage ex. 100 kg d’ammo- Ecartement : 15 à 20 de 2,4-D + florasulam [Link] DES BESOINS ANNUELS D’UN TROUPEAU
nécessaires. nitre 33,5 %) après la cm entre les lignes. ou métsosulam (par
levée, au stade 2-3 Variétés disponibles : exemple) est très LAITIER
feuilles ; une seconde Frétissa, Meliane Ghze - efficace.
L’estimation des besoins annuels d’un troupeau de vaches laitières en aliments est calculée à tra-
application de 50 à la, El Alia, Zarga :
vers la détermination de l’unité zootechnique bovine (UZB), tout en tenant compte des conditions
60 unités par ha au Pour l’affouragement
et de la spécificité de la zone d’intervention du projet. La détermination de lUZB est fonction des
stade fin tallage-dé- en vert et l’ensilage.
but redressement. • Majerda, éventuelle-
besoins nutritionnels des animaux et de leur représentation dans le troupeau.
ment El Alia, Ghzela
et autres variétés
locales (Bazina) pour Besoins nutritionnels d’une vache
la production de foin. Principalement :
• Le prix varie de 100 Besoins d’entretien
à 160 TND/q. • B. énergétique (UFL/j) = 1,4 + 0,6 (PV (kg)/100)
• B. en protéines (PDI) (g/j) = 100 +0,5 PV (kg)
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES pour une vache de 600 kg de poids vif (PV)
• Besoin en énergie = 5 UFL/j
L’oïdium et surtout les rouilles sont les princi- • Besoin en protéines (PDI) = 400 g/j
pales maladies cryptogamiques de l’avoine. Il • Besoin en Ca = 36 g/j
faut choisir des variétés qui sont résistantes • Besoin en P = 27 g/j
ou suffisament tolérantes à ces maladies
selon la région où elles sont cultivées. Un Besoin de production du lait
fongicide à base de tébuconazole peut être La production d’un kg de lait standard (à 4 % de matières grasses (MG) et 3,2 % de protéines)
efficace.
nécessite :
• Besoin énergétique = 0,44 UFL
• Besoin en PDI = 50 g
• Besoin en Ca = 4 g
7.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION • Besoin en P= 1,8 g
40 7
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[Link] ET RAPPEL
En Tunisie, le coût de l’alimentation d’un cheptel bovin laitier dépasse les 70 % des charges totales
de l’élevage. Pour maitriser ces coûts il faut :
• Estimer correctement les besoins en alimentation entre autres en fourrages de bonne qualité. La
proportion des fourrages de bonne qualité, dans la ration, doit être maximale (les fourrages sont
8.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN une source de nutriments très économiques).
• Bien choisir les meilleures sources d’approvisionnement en aliments (autoproduction et / ou
SOL FERTILISATION SEMIS achat).
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha (préférable). Date : Entre la seconde quinzaine • Nourrir correctement le troupeau par des rations à la fois suffisante, équilibrées, saines (sans
Le triticale s’adapte aux différents Engrais : d’octobre et la première quinzaine de risques pour leur santé) et les plus économiques possibles.
types de sols. Phosphate : 100 à 150 kg/ha de Su- novembre.
Préparation du sol per 45 (lors de la préparation du sol) Dose : selon le mode de semis, la
Un Ruminant doit ruminer pour assurer le bon fonctionnement de la microflore du rumen.
Un labour de 20 à 25 cm suivi de re- Potasse : n’est pas nécessaire sur- variété et la conduite : 150 à 180 kg/ha
Pour répondre au besoin de rumination et garder un rumen en bonne santé, on doit pré -
croisements et roulage est nécessaire. tout si on apporte du fumier. Profondeur : 2 à 5 cm
Azote : Ecartement : 15 à 20 cm entre les
voir une quantité de fourrages d’au moins 60 % de la capacité d’ingestion de la vache. La teneur
prévoir un apport de 35 unités par ha lignes. moyenne en MS de la ration de base avant correction doit se situer entre 35 et 50 %.
(par ex. 100 kg d’ammonitrate 33,5 %) Variétés tunisiennes : TCL 82, TCL
après la levée au stade 2-3 feuilles 83 (indice de tallage limité) et Bien- Qualité des fourrages
et une seconde application au stade venu (variété française à indice de Tous les fourrages n’ont pas la même qualité. Cette dernière varie en fonction de l’espèce,
fin tallage. Si on vise la production tallage élevé). l’âge et le mode de conservation.
des grains, un 3ème apport au stade
épiaison est justifié. Tableau 1- Evaluation des fourrages pour leur pouvoir de rumination, ingestion et qualité
TYPE DE POUVOIR DE INGESTION VALEUR VALEUR
LUTTE CONTRE LES PARA- FOURRAGE RUMINATION ÉNERGETIQUE PROTÉIQUE
IRRIGATION DÉSHERBAGE
SITES ET LES MALADIES
Foin d’avoine Excellent Moyenne Moyenne Faible
Besoin en eau : (4000 à 5500 m3/ha). Le désherbage est nécessaire surtout Tolère bien les maladies fongiques.
Besoin d’irrigation : 0 à 2500 m3 /ha en cas d’infestation excessive avec des Bersim (verdure) Moyen Excellente Bonne Très bonne
soit 0 à 6 irrigations selon les précipi- dicotylédones.
Luzerne (verdure) Très bon Excellente Moyenne Excellente
tations.
Sorgho (verdure) Très bon Très bonne Moyenne Moyenne
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BERSIM
IRRIGUÉ
20 kg
ENSILAGE DE
TRITICALE
30 kg 25 kg
VERDURE DE
TRITICALE
30 kg
FOIN
D'AVOINE
3 à 5 kg
CONCENTRÉ 4 à 10 kg
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Deuxième édition
Février 2019
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