0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues46 pages

Four Rages

Le document technique présente des informations sur la maîtrise des systèmes fourragers et alimentaires, notamment la culture de la vesce et du Sulla. Il inclut des détails sur l'exploitation, la production, la valeur nutritive, ainsi que des calendriers alimentaires pour optimiser la production laitière. Ce module vise à renforcer les capacités techniques des éleveurs et à promouvoir des pratiques agricoles durables.

Transféré par

seifbakir12
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues46 pages

Four Rages

Le document technique présente des informations sur la maîtrise des systèmes fourragers et alimentaires, notamment la culture de la vesce et du Sulla. Il inclut des détails sur l'exploitation, la production, la valeur nutritive, ainsi que des calendriers alimentaires pour optimiser la production laitière. Ce module vise à renforcer les capacités techniques des éleveurs et à promouvoir des pratiques agricoles durables.

Transféré par

seifbakir12
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

2

DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

10.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION


EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / KG MS
• Cultivée en association, • En vert (à distribuer à Foin de Ensilage de Foin de vesce
AVANT PROPOS
la vesce peut être ré- l’auge ou à ensiler), le vesce-avoine vesce-orge (25 (84 % MS) :
coltée en fourrage vert, rendement se situe entre (87 % MS) : % MS) : UFL = 0,79 Le projet « Innovations pour l’Agriculture et l’Agro-Alimentaire
ensilage ou foin. 15 à 25 t par ha, soit 4 à UFL = 0,67 UFL = 0,7 PDIN = 130 g (IAAA) » mis en œuvre par la coopération allemande à travers la
• Cultivée seule, la vesce 6 t de MS. PDIE = 74 g PDIE = 74 g PDIE = 110 g Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ)
peut être récoltée en four- • Les rendements en PDIN = 67 g PDIN = 72 g Ca = 12 g GmbH, en coopération avec l’Agence de Promotion des Investisse-
rage vert ou pour la pro- semences oscillent entre Ca = 7,1 g Ca = 4,8g P=5g ments Agricoles (APIA) et en partenariat avec l’Office de l’Elevage
duction des semences. 10 et 15 q/ha. P = 1,1 g P=2g et des Pâturages (OEP) a mandaté le bureau international « GFA
Consulting group » pour mettre en œuvre la composante « Forma-
tions Innovantes dans la chaine de valeur du Lait (FIL) » qui vise à
10-3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT renforcer les capacités techniques et de conseil agricole au niveau
LA VESCE régional et la formation des éleveurs aux bonnes pratiques d’éle-
vage.
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
C’est dans ce contexte que ce module a été élaboré. Il fait partie
VERDURE DE-
VESCE-AVOINE
50 kg d’une série d’autres modules conçus pour les formateurs et conseil-
lers en élevage élevage afin de contribuer à l’obtimisation de la
ENSILAGE DE production laitière. Ce document technique est développé d’un
TRITICALE- 30 kg 25 kg point de vue pratique et mis à disposition pour servir comme
VESCE
ressource, référence et support pour la formation et le conseil aux
FOIN D'AVOINE 3 à 5 kg éleveurs bovins laitiers.
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Ce module ne remplacera pas la formation agricole initiale. Ce n’est
pas un recueil de faits académiques. Il se limite à l’information
technique qui doit être mise en pratique dans les fermes laitières
afin de rendre le système de production plus rentable et durable.

Avec le développement constant de la technologie, de futures mises


à jour de ce document pourront s’avérer nécessaires. Celles-ci
seront mises à la disposition des utilisateurs et publiées sur le site
web destiné à cette fin.
Ont contribué à la production de ce module :

• M. Mohamed Romdhani: Master trainer en «Maitrise des pro-


ductions fourragères»
• M. Adel Loueti: Master trainer en «Maitrise des productions four-
ragères»
• M. Tijani Maalaoui: Conseiller technique en « Maitrise des pro-
ductions fourragères »
• M. Joachim F. Schroeder : Coordinateur du projet FIL
• M. Nejib Ajili: Expert principal du projet FIL
• Mme Waâd Nasri: Experte Junior du projet FIL

Le design et la mise en forme de ce document ont été élaborés par:


• M. Ulrich Roth: Expert Communication/Visualisation
• Glibett: Bureau de Design graphique

Deuxième édition
Février 2019

45
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

9.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


LE SULLA 1ÈRE ANNÉE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT STRUCTURE ET OBJECTIFS DU MODULE
SULLA
40 kg
« MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET
1ÈRE ANNÉE
ALIMENTAIRES »
ENSILAGE 25 kg 25 kg

FOIN DE • Sous-thème 1 Estimation du besoin en aliments et planification de l’aprovisionnement en fourrages


GRAMINÉE
2 à 5 kg • Sous-thème 2 : Conduite des cultures fourragères
• Sous-thème 3 : Techniques de conservation des fourrages
CONCENTRÉ 3 à 9 kg • Sous-thème 4 : Valorisation des ressources alternatives disponibles

10. LA VESCE COMMUNE (VICIA SATIVA)


La vesce commune est une espèce des plantes dicotylédones de la famille des légumineuses (fabaceae).C’est
Objectifs du module
une plante herbacée annuelle, grimpante, souvent semée en association avec une graminée (avoine ou triti- Connaissances à acquérir : • Connaître les principales espèces fourragères,
cale) qui lui sert de tuteur. les participants devraient savoir les ressources alternatives disponibles dans la région et
leurs caractéristiques alimentaires (teneur en UF, teneur
en protéines…).
• Connaitre les techniques de conservation des fourrages et
ressources alternatives.

Compétences à acquérir : • Savoir estimer les besoins du troupeau en fourrage (type,


les participants devraient être capable de quantité …) et son mode de gestion (approvisionnement,
faire production sur ferme, transformation / conservation, achats
supplémentaires) le plus économiquement possible.
Attitude à promouvoir : • Être informé et ouvert aux différentes techniques d’appro-
les éleveurs devraient pratiquer de jour visionnement en aliments pour les bovins laitiers.
10.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN en jour

SOL FERTILISATION SEMIS


Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha (préférable). Date : Entre la seconde
La vesce commune préfère les sols Engrais : quinzaine de septembre et la première
riches. Phosphate : 100 à 150 kg/ha de Su- quinzaine d’octobre.
Préparation du sol : Un labour de 20 per 45 (lors de la préparation du sol). Dose : Pour le semis en mélange, on
à 25 cm suivi des recroisements et Potasse : 100 à 150 kg de sulfate vise obtenir l’installation de 250 à 300
roulage nécessaires. de potasse est nécessaire surtout plantes/m2 composées de la façon
si on vise la production de grains / suivante :
semences. • Pour la légumineuse 125 à 200
plantes/m2 (1/2 à 2 /3), soit 60 à 120
kg de semences par ha pour la vesce;
• Pour l’avoine, l’orge ou le triticale :
80 à 150 plantes/m2 (1/3 à 1/2), soit
30 à 60 kg de semences par ha.
Profondeur : 2 à 5 cm
Ecartement : 17 à 20 cm entre les
lignes
Variétés disponibles : variétés tuni-
siennes : Mghila et Badr
IRRIGATION LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES
Besoin en eau : (4000 à 5500 m3/ha) L’intervention par un insecticide à base de chlorantranili-
Besoin d’irrigation : 0 à 2500 m3/ha soit 0 à 6 prole ou de benzoate d’émamectine contre les noctuelles
irrigations selon les précipitations. peut être justifiée après levé.

44 3
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

9.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN TABLE DES MATIÈRES


SOL FERTILISATION SEMIS
Type de sol : Engrais : Date : Mi-octobre à mi-novembre. fourrages» ....................................................................................................................................... 6
• Le Sulla s’adapte à Phosphate : 150 kg/ha de Super Dose : 35 à 45 kg/ha selon le 1.1. Introduction et Rappel .......................................................................................................................6
différents types de sol à pH de 6 à 45 (à la première année d’installa- mode de semis. 1.2. Estimation des besoins annuels d’un troupeau laitier ................................................................... 7
8 et préfère les sols marneux bien tion). • Le Sulla peut être semé en
1.3. Recours aux achats des fourrages ...................................................................................................9
drainés. On redonne le même apport en bandes alternantes avec l’avoine
• Le Sulla ne tolère pas les sols 2ème année pendant la période précoce ou le triticale (semer 12 1.4. Sécurisation des systèmes fourragers ............................................................................................9
hydromorphes qui peuvent altérer d’août à septembre. m d’avoine et 4 m de Sulla) et on 2. Sous-thème «Conduite des cultures fourragères» ............................................................... 10
les nodosités. fauche perpendiculairement aux 2.1. Caractéristiques et particularités des graminées et légumineuses fourragères ....................... 10
Préparation du sol : lignes du semis pour avoir un four-
2.2. Conduite et entretien des cultures ................................................................................................. 11
Un labour de 20 à 25 cm suivi des re- rage ou un ensilage équilibré.
croisements et roulage nécessaires. Profondeur : 3 à 5 cm. 2.2.1. La fertilisation ..................................................................................................................................... 11
Ecartement : 17 à 20 cm entre les 2.2.2. La préparation du sol .......................................................................................................................... 11
lignes. 2.2.3. L’irrigation ........................................................................................................................................... 11
Variétés disponibles : 2.2.4. Le désherbage....................................................................................................................................12
Variétés tunisiennes : Bikra21,
2.2.5. L’exploitation .......................................................................................................................................12
Châtra
2.3. Maîtrise de quelques bonnes pratiques agricoles (en annexe) ................................................... 12
IRRIGATION LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES
2.4. Estimation du rendement d’une culture fourragère ......................................................................12
Besoin en eau : 50 mm au minimum durant son cycle L’intervention par un insecticide à base de chloran-
traniliprole ou de benzoate d’émamectine contre les 2.5. Estimation du coût de production d’une UFL................................................................................13
noctuelles peut être justifiée au printemps avant le 3. Sous-thème «Techniques de conservation des fourrages» ................................................. 14
stade bourgeonnement. 3.1. L’ensilage ..........................................................................................................................................15
.............................................................................................................................................15

9.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION 3.1.2. Conditions pour réussir un ensilage ...................................................................................................16


3.1.3. Appréciation de la qualité de l’ensilage ..............................................................................................17
3.2. Le foin ................................................................................................................................................18
VALEUR 3.2.1. Conditions pour réussir le foin ......................................................................................................................18
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUES
NUTRITIVE / KG MS
3.2.2. Appréciation de la qualité du foin ..................................................................................................................19
• Cultivé en association, • Pour l’affouragement Pour une teneur de 18 • Le Sulla peut être uti-
3.3. Avantages et inconvénients des deux techniques de conservation ........................................... 20
le Sulla peut être récolté en vert ou l’ensilage, % MS : lisé comme engrais vert
en fourrage vert, ensi- le rendement se situe UFL = 0,88 dans les vergers d’agru- 4. Sous-thème «Valorisation des ressources alternatives disponibles» ........................................ 20
lage ou foin. entre 50 à 80 t de PDIE = 98 g mes ou d’oliviers. 4.1. Les pulpes de tomate .......................................................................................................................21
• Le Sulla supporte le pâ- verdure par ha, soit 7 à PDIN = 108 g • Le Sulla peut servir 4.1.1. Composition chimique.................................................................................................................................... 21
turage par les animaux 12 t de MS. Ca = 16,8 g aussi pour la lutte 4.1.2. Valeur alimentaire........................................................................................................................................... 22
et peut être récolté en • Les rendements P = 2,8 g biologique contre la tu -
4.1.3. Conservation .................................................................................................................................................. 22
fourrage vert, en ensi- en semences oscillent berculose des oliviers en
lage ou pour la produc- entre 6 et 13 q/ha. éclatant les tumeurs par 4.1.4. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 22
tion des semences. l’excés d’azote fixé par la 4.1.5. Disponibilité .................................................................................................................................................... 24
plante. 4.2. Les raquettes de cactus...................................................................................................................24
• Le Sulla est une plante
4.2.1. Importance...................................................................................................................................................... 24
qui améliore la fertilité du
sol et limite aussi l’érosion 4.2.2. Valeur alimentaire........................................................................................................................................... 25
sur les sols en pente. 4.2.3. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 25
4.3. Les pulpes de betterave...................................................................................................................26
4.3.1. Valeurs nutritionnelles .................................................................................................................................... 26
4.3.2. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 26
4.4. La Mélasse de betterave................................................................................................................... 26
4.4.1. Valeurs nutritionnelles .................................................................................................................................... 27
4.4.2. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 27

43 4
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

8.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION LISTE DES ANNEXES


VALEUR
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUES
NUTRITIVE / KG MS
• Le triticale peut être • En vert (à distribuer • Ensilage de • Verdure • Le triticale peut être
récolté en fourrage vert, à l’auge ou à ensiler), triticale (30 (20% MS) : cultivé soit en mélange • ANNEXE 1 : Quelque bonnes pratiques jugées importantes ...................................................... 29
ensilage ou grains. le rendement se situe % MS): UFL = 0,75 (avec la vesce) ou en • ANNEXE 2 : Fiches techniques des espèces fourragères: ...........................................................31
• On le récolte dès le entre 25 à 35 t par ha, UFL=0,55 PDIE=95 g bandes alternées avec 1. La luzerne pérenne (Médicago sativa)......................................................................31
stade épiaison pour la soit 6 à 9 t de MS. PDIE=60 g PDIN=90 g une culture de Sulla du
2. Le maïs fourrager (Zea mays) ..................................................................................32
production de la ver- • Les rendements en PDIN=55 Ca = 5 g nord (12 m de triticale
dure et au stade laiteux grains oscillent entre 40 Ca =4,8 g P=3,8 g et 4 m de Sulla) pour la 3. Le sorgho fourrager (Sorghum spp)..........................................................................34
pour la production de et 60 q/ha. P =2,1 g production d’un fourrage 4. Le bersim (trèfle d’Alexandrie) .................................................................................35
l’ensilage. équilibré. 5. L’orge (Hordeum vulgare L.) .....................................................................................36
• Tolère l’hydromorphie 6. Le ray-grass d’Italie (Lolium multiforum Lam.) .........................................................38
passagère du sol, tolère
mieux les maladies
7. L’avoine fourragère (Avena sativa) ..........................................................................39
fongiques, résiste à la 8. Le triticale (Triticosecale) ..........................................................................................41
verse et présente une 9. Le Sulla (Hedysarum coronarium L.).........................................................................42
nette supériorité en 10. La vesce commune (Vicia Sativa)...........................................................................44
production de grain et
de paille par rapport à
l’avoine et l’orge.
• Très précoce.

8.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


LE TRITICALE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT

BERSIM
IRRIGUÉ
20 kg

ENSILAGE DE
TRITICALE
30 kg 25 kg

VERDURE DE
TRITICALE
30 kg

FOIN
D'AVOINE
3 à 5 kg

CONCENTRÉ 4 à 10 kg

[Link] SULLA (HEDYSARUM CORONARIUM L.)


Le Sulla une légumineuse bisannuelle, mellifère de la
région du bassin méditerranéen, il est soit cultivé ou
spontané. Le Sulla cultivé comprend deux variétés :

• La variété importée et adaptée au climat tunisien «


Sgaravatti »
• La variété créée localement « Bikra 21 »

42 5
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

7.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


L’AVOINE 1. SOUS THÈME "ESTIMATION DU BESOIN EN ALIMENTS
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
ET PLANIFICATION DE L’APPROVISIONNEMENT
BERSIM
EN FOURRAGES"
IRRIGUÉ
20 kg

ENSILAGE Connaissances à acquérir : • Connaître les méthodes de détermination des besoins


D'AVOINE
25 kg 25 kg les participants devraient savoir fourragers d’un troupeau de vaches laitières et de planifi-
cation de l’approvisionnement.
LUZERNE 30 kg 30 kg Compétences à acquérir : • Savoir déterminer les besoins fourragers annuels et orga-
les participants devraient être capable de niser l’approvisionnement de manière efficace.
FOIN faire
D'AVOINE
3 à 5 kg
Attitude à promouvoir : • Prévoir les besoins en fourrages et suivre les marchés des
les éleveurs devraient pratiquer de jour produits fourragers.
CONCENTRÉ 3 à 9 kg en jour
Preuve pour la formation des formateurs: • Établir un plan annuel d’approvisionnement en fourrage.
8. LE TRITICALE (TRITICOSECALE) que l’étudiant / participant a assimilé
et peut appliquer le contenu
Le Triticale est une plante annuelle de la famille des graminées. C’est le produit d’un croisement entre le blé et le seigle.
Preuve pour la formation des éleveurs : • Estimer le besoin fourrager annuel de son troupeau.
que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu

[Link] ET RAPPEL
En Tunisie, le coût de l’alimentation d’un cheptel bovin laitier dépasse les 70 % des charges totales
de l’élevage. Pour maitriser ces coûts il faut :

• Estimer correctement les besoins en alimentation entre autres en fourrages de bonne qualité. La
proportion des fourrages de bonne qualité, dans la ration, doit être maximale (les fourrages sont
8.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN une source de nutriments très économiques).
• Bien choisir les meilleures sources d’approvisionnement en aliments (autoproduction et / ou
SOL FERTILISATION SEMIS achat).
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha (préférable). Date : Entre la seconde quinzaine • Nourrir correctement le troupeau par des rations à la fois suffisante, équilibrées, saines (sans
Le triticale s’adapte aux différents Engrais : d’octobre et la première quinzaine de risques pour leur santé) et les plus économiques possibles.
types de sols. Phosphate : 100 à 150 kg/ha de Su- novembre.
Préparation du sol per 45 (lors de la préparation du sol) Dose : selon le mode de semis, la
Un Ruminant doit ruminer pour assurer le bon fonctionnement de la microflore du rumen.
Un labour de 20 à 25 cm suivi de re- Potasse : n’est pas nécessaire sur- variété et la conduite : 150 à 180 kg/ha
Pour répondre au besoin de rumination et garder un rumen en bonne santé, on doit pré -
croisements et roulage est nécessaire. tout si on apporte du fumier. Profondeur : 2 à 5 cm
Azote : Ecartement : 15 à 20 cm entre les
voir une quantité de fourrages d’au moins 60 % de la capacité d’ingestion de la vache. La teneur
prévoir un apport de 35 unités par ha lignes. moyenne en MS de la ration de base avant correction doit se situer entre 35 et 50 %.
(par ex. 100 kg d’ammonitrate 33,5 %) Variétés tunisiennes : TCL 82, TCL
après la levée au stade 2-3 feuilles 83 (indice de tallage limité) et Bien- Qualité des fourrages
et une seconde application au stade venu (variété française à indice de Tous les fourrages n’ont pas la même qualité. Cette dernière varie en fonction de l’espèce,
fin tallage. Si on vise la production tallage élevé). l’âge et le mode de conservation.
des grains, un 3ème apport au stade
épiaison est justifié. Tableau 1- Evaluation des fourrages pour leur pouvoir de rumination, ingestion et qualité
TYPE DE POUVOIR DE INGESTION VALEUR VALEUR
LUTTE CONTRE LES PARA- FOURRAGE RUMINATION ÉNERGETIQUE PROTÉIQUE
IRRIGATION DÉSHERBAGE
SITES ET LES MALADIES
Foin d’avoine Excellent Moyenne Moyenne Faible
Besoin en eau : (4000 à 5500 m3/ha). Le désherbage est nécessaire surtout Tolère bien les maladies fongiques.
Besoin d’irrigation : 0 à 2500 m3 /ha en cas d’infestation excessive avec des Bersim (verdure) Moyen Excellente Bonne Très bonne
soit 0 à 6 irrigations selon les précipi- dicotylédones.
Luzerne (verdure) Très bon Excellente Moyenne Excellente
tations.
Sorgho (verdure) Très bon Très bonne Moyenne Moyenne

41 6
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

7.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN Ensilage de maïs Bon Excellente Très bonne Faible
Ray-grass Bon Excellente Excellente Très bonne
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE
(verdure)
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha Date : Entre la Besoin en eau : • Le désherbage est
La plupart des types (préférable). seconde quinzaine (5000 à 5500 m3/ha). utile surtout en cas Verdure d’avoine Bon Très bonne Bonne Bonne
de sol conviennent Engrais : d’octobre et la pre- Besoin d’irrigation : d’infestation exces- (Stade jeune)
aux grandes cultures ; Phosphate : 100 à mière quinzaine de 0 à 3000 m3/ha soit sive de dicotylédones. Ensilage d’avoine Bon Moyenne Moyenne Moyenne
on évite cependant 150 kg/ha de Super novembre. 0 à 6 irrigations selon • L’intervention se fait
les sols à stagnation 45 (lors de la prépa- Dose : selon le les précipitations. au stade début tal- Verdure d’avoine Excellent Moyenne à bonne Moyenne Moyenne à faible
d’eau régulière en hiver ration du sol). mode de semis et la lage (au plus tard au (stade avancé)
Préparation du sol : Azote : conduite ; 100 à 150 stade début montai- Paille Excellent Très faible Faible Faible
Un labour de 20 à 25 prévoir un apport de kg/ha. son).
cm suivi des recroi- 35 unités par ha (par Profondeur : 2 à 5 cm • Un herbicide à base
sements et roulage ex. 100 kg d’ammo- Ecartement : 15 à 20 de 2,4-D + florasulam [Link] DES BESOINS ANNUELS D’UN TROUPEAU
nécessaires. nitre 33,5 %) après la cm entre les lignes. ou métsosulam (par
levée, au stade 2-3 Variétés disponibles : exemple) est très LAITIER
feuilles ; une seconde Frétissa, Meliane Ghze - efficace.
L’estimation des besoins annuels d’un troupeau de vaches laitières en aliments est calculée à tra-
application de 50 à la, El Alia, Zarga :
vers la détermination de l’unité zootechnique bovine (UZB), tout en tenant compte des conditions
60 unités par ha au Pour l’affouragement
et de la spécificité de la zone d’intervention du projet. La détermination de lUZB est fonction des
stade fin tallage-dé- en vert et l’ensilage.
but redressement. • Majerda, éventuelle-
besoins nutritionnels des animaux et de leur représentation dans le troupeau.
ment El Alia, Ghzela
et autres variétés
locales (Bazina) pour Besoins nutritionnels d’une vache
la production de foin. Principalement :
• Le prix varie de 100 Besoins d’entretien
à 160 TND/q. • B. énergétique (UFL/j) = 1,4 + 0,6 (PV (kg)/100)
• B. en protéines (PDI) (g/j) = 100 +0,5 PV (kg)
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES pour une vache de 600 kg de poids vif (PV)
• Besoin en énergie = 5 UFL/j
L’oïdium et surtout les rouilles sont les princi- • Besoin en protéines (PDI) = 400 g/j
pales maladies cryptogamiques de l’avoine. Il • Besoin en Ca = 36 g/j
faut choisir des variétés qui sont résistantes • Besoin en P = 27 g/j
ou suffisament tolérantes à ces maladies
selon la région où elles sont cultivées. Un Besoin de production du lait
fongicide à base de tébuconazole peut être La production d’un kg de lait standard (à 4 % de matières grasses (MG) et 3,2 % de protéines)
efficace.
nécessite :
• Besoin énergétique = 0,44 UFL
• Besoin en PDI = 50 g
• Besoin en Ca = 4 g
7.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION • Besoin en P= 1,8 g

VALEUR Calcul de l’unité zootechnique bovine


EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUES
NUTRITIVE / KG MS 1 UZB = 1VL (Vache laitière) + 0,9 veaux et velles (<1an) + 0,42 génisses(1-2ans) +
L’avoine fourragère • En vert (à distribuer à Ensilage Foin d’avoine Des récoltes plus 0,18 génisses (>2ans) + 0,02 géniteur
peut être récoltée l’auge ou à ensiler), le d’avoine (30 (86,8 % MS): tardives produisent Avec :
en fourrage vert, rendement se situe entre % MS) : UFL = 0,65 un fourrage plus riche • 1 VL (vache laitière) = 1825 UFL( besoin d’entretien) +140 UFL(besoin de gestation) +
ensilage, foin ou en 35 à 50 t par ha, soit 7 à UFL = 0,7 PDIE = 65 g en cellulose et plus 0,43 UFL* Production laitière (PL)
semences/grains. 10 t de MS. PDIE = 50 g PDIN = 50 g pauvre en protéines • 0,9 (veau+ velle) <1 an = 0,9 * 630 UFL= 570 UFL
On récolte dès le • Le rendement en foin PDIN = 40 g Ca = 4,4 g digestibles (PDI). • 0,42 génisses (1-2 ans) = 0,42 * 1370 UFL= 576 UFL
stade épiaison pour se situe entre 7 et 9,5 t Ca = 6 g P = 1,9 g • 0,18 génisses (>2 ans) = 0,18 * 2050 UFL = 370 UFL
la production de la par ha. P = 2,5 g • 0,02 géniteur = 0,02 * 2500 UFL = 50 UFL
verdure. • Le rendement en se-
mences est en moyenne - 1 UZB =1825 +140 + (PL * 0,43) + 570 + 576 + 370 + 50 = 3530 UFL+ (PL * 0,43 UFL)
de 25 q/ha. Exemple : Pour un troupeau dont la production moyenne de l’étable est de 5000 l/an,
UZB = 3530 + 0,43 * 5000 = 5680 UFL

40 7
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

6.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION


Tableau 2- Besoin annuel en UFL en fonction du niveau de production
NB DE VACHES MOYENNE DE UZB ( UFL) BESOIN ANNUEL
EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / kg MS REMARQUES L’ÉTABLE (L) (UFL)
• En irrigué, le ray-grass • La production Ray-grass Ray-grass Foin de • En Tunisie et avec 4 000 5 250 26 250
d’Italie est utilisé unique- peut varier de 70 vert coupé vert coupé ray-grass les conditions clima-
4 500 5 465 27 325
ment pour la fauche. Il à 90 t/ha, voire tard (20,1 tôt (13 % (86,8 % tiques d’aujourd’hui,
permet d’effectuer 3 à 6 plus de 100 t/ha, % MS) : MS) : MS): il est conseillé de 5 000 5 680 28 400
coupes suivant la date soit l’équivalent conduire la culture
de 8000 à 10000 UFL = 0,81 UFL = 0,97 UFL = 0,58 du ray-grass en 5 500 5 895 29 475
de semis mais aussi 5
en fonction du rythme UFL/ha. PDIE = 78 g PDIE = 157 g PDIE = 61 g irrigué. 6 000 6 110 30 550
d’exploitation. PDIN = 62 g PDIN = 148 g PDIN = 48 g
• La récolte en foin, Ca = 4,6 g Ca = 4 g Ca = 2,6 g • Zéro de végétation : 6 500 6 325 31 625
généralement lors de la P = 3,3 g P = 3,3 g P = 1,6 g 2 à 4 °C. 7 000 6 540 32 700
dernière coupe, se fait à
partir du stade épiaison. 7 500 6 755 33 775

6.3 EXEMPLE DU CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE RAY-GRASS


Pour estimer les besoins annuels en aliments d’un troupeau laitier, on doit tenir compte de :

SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT - L’unité zootechnique bovine (UZB).
- Besoins nutritionnels des vaches.
BERSIM - Besoins de rumination (Quantité de MS à partir des fourrages).
IRRIGUÉ
20 kg
Les besoins en aliments concentrés sont liés à la moyenne de production de lait de l’étable, à la
ENSILAGE 25 kg 20 kg valeur énergétique des fourrages et à la capacité d’ingestion de la vache. En effet, plus le niveau
de production (la moyenne de l’étable) est élevé et plus on a intérêt à produire des fourrages de
RAY-GRASS bonne qualité (Valeur énergétique de la ration de base > 0,7 UFL/kg MS); Sinon la proportion du
IRRIGUÉ
30 kg
concentré dans la ration serait dominante et pourrait induire des problèmes nutritionnels, sanitaires
et économiques.
FOIN 3 à 5 kg D’une façon objective et en tenant compte de nos conditions, on peut prévoir un apport moyen d’ali-
ments concentrés de l’ordre de 40% du besoin annuel d’un troupeau laitier. Le reste, estimé à 60 %
CONCENTRÉ 4 à 10 kg du besoin du troupeau doit être fourni par les fourrages.
Pour faciliter la tâche, sans être en dehors de la norme, on prend une moyenne de valeur fourragère
faisable de l’ordre de 0,7 UFL/ kg de MS et on estime les apports en fonction des niveaux de pro-
duction (Tableau 2).
7. L’AVOINE FOURRAGÈRE (AVENA SATIVA)
Exemple :
L’avoine fourragère est parmi les graminées annuelles les plus utilisées comme fourrage. En Tunisie, l’avoi-
Pour un troupeau de 05 vaches laitières produisant en moyenne 5000 kg de lait, le besoin annuel
ne est cultivée principalement pour la production du foin.
en fourrages est :
Besoin (kg de MS) = (28400 UFL x 60 %) / 0,7 = 24342 kg MS de fourrages.
Afin d’assurer une ration de base qui tend vers l’équilibre, il est recommandé de répartir la quantité
de MS de fourrages à raison de 2/3 de graminées et 1/3 de légumineuses.

Tableau 3- Détermination des apports fourragers


EFFECTIF DE VACHES BESOIN EN BESOIN EN FAMILLE DE FOURRAGES
FOURRAGES (UFL) FOURRAGES Graminées (kg Légumineuses
(kg MS) MS) (kg MS)
5 17040 24342 16228 8114

39 8
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

5.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT [Link] AUX ACHATS DES FOURRAGES
L’ORGE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT Produire la totalité du besoin du cheptel en aliments sur sa propre exploitation est la solution recher-
chée et recommandée. Toutefois, si on est en face à une situation qui nécessite le recours ailleurs
BERSIM
40 kg
pour l’approvisionnement de la totalité ou d’une partie des aliments, on recommande de:
IRRIGUÉ
• Déterminer le besoin annuel en aliments, prévoir les bonnes conditions de stockage et acheter
ENSILAGE 25 kg 20 kg les fourrages (quantité et qualité) à moindre prix aux saisons de récolte.
• Acheter le fourrage sur pieds et surveiller soi-même le chantier de fanage et/ou d’ensilage (si possible).
ORGE
Pâturage • Profiter au maximum des mesures d’encouragement du gouvernement relatives au transfert du four-
IRRIGUÉ rage grossier depuis la zone de production à l’intérieur du pays (1,5 à 2 TND / balle).

PAILLE 4 kg
1.4.SÉCURISATION DES SYSTÈMES FOURRAGERS
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Pour sécuriser le système fourrager, il faut :

6. LE RAY-GRASS D’ITALIE • Gérer un stock de report : Conserver le surplus produit pendant la bonne année pour l’utiliser
pendant la mauvaise année
Le ray-grass d’Italie est une graminée annuelle ou bisannuelle de taille moyenne • Produire des céréales sur l’exploitation : La paille peut servir de fourrage de substitution pendant
(50 à 100 cm de hauteur) à feuilles lisses appétissantes pour tous les animaux. les mauvaises années.
• Ajuster l’effectif des animaux : Ne garder que les unités de production (les vaches laitières),
De valeur nutritive élevée et équilibrée en énergie et protéines, il s’adapte aux vendre les veaux et les génisses et réformer les vaches infertiles pendant les mauvaises années
différents types d’exploitation (pâturage, affouragement en vert, ensilage et foin) pour pouvoir conserver les vaches productives et assurer suffisamment d’aliments.
et tolère les basses températures et les eaux de salinité jusqu’à 4 g/l. • Prévoir une majoration de l’ordre de 10 à 15 % des superficies calculées; ceci permet de garantir
une sécurité alimentaire durant l’année.
• Diminuer la quantité de fourrages tout en respectant la limite physiologique (Pas moins de 40 %
6.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN de MS à partir des fourrages).Cette solution n’est envisageable que dans les cas extrêmes.
• Prioriser la culture des fourrages en vert et acheter les fourrages stockés sur le marché.

LUTTE CONTRE
LES PARASITES ET
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION
LES
MALADIES NB :
Type de sol : La plu- Fumier : 20 à 30 t/ha Date : En irrigué Besoin en eau: Les helminthosporioses t Il faudra mettre en œuvre plusieurs de ces solutions en fonction des possibilités de
part des types de sol (préférable) Début septembre. (7500 à 8500 m3/ha) et surtout les rouilles chacune.
peuvent lui convenir ; Engrais : Dose : Selon le Besoin d’irrigation : sont les principales ma-
on évite cependant Phosphate : 150 à mode de semis et la 2500 à 5000 m3/ha ladies cryptogamiques t Si on dispose d’1 ha de culture fourragère en sec par vache, on se trouve au maximum
les sols trop légers. 200 kg/ha de Super conduite ; 20 à 30 soit 5 à 10 irrigations du ray-grass d’Italie. Il de ce que l’on peut faire en année normale. En dessous, la situation est très critique
Préparation du sol : 45 (lors de la prépa- kg/ha. selon les précipita- n’y a cependant pas de et instable.
• Un labour de 20 ration du sol). Profondeur : tions. lutte conseillée. Il faut
à 25 cm suivi des Azote : 200 à 300 1 à 2 cm. choisir des variétés qui t L’irrigation apporte une sécurité significative à partir de 30 ares par vache. Elle devient
recroisements né- kg/ha d’ammonitrate Ecartement : sont résistantes ou excellente avec 50 ares par vache.
cessaires. fractionnés en plu- 17 à 20 cm entre les suffisament
• Un roulage avant sieurs apports (stade lignes. tolérantes à ces
et après le semis est 3 à 4 feuilles, un Variétés maladies selon la région
préférable. apport après chaque disponibles: Impor- où il est cultivé.
exploitation). tées (Jivet, Lemnos,
Devis..).

38 9
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE


2. SOUS-THÈME "CONDUITE DES CULTURES
Type de sol : Fumier : 10 à 20 t/ha Date : En irrigué : Besoin en eau : Le désherbage est FOURRAGÈRES"
s’adapte à tous les est conseillé. début septembre. (4000 à 4500 m3 /ha). justifié dans certains
types de sol sauf les Engrais : En Sec : mi-octobre. Besoin d’irrigation : cas pour garantir de
sols hydromorphes Phosphate : 100 à Dose : selon le 0 à 3500 m3/ha soit 0 bons rendements en Connaissances à acquérir : • Connaître les principales espèces fourragères de la région,
et est sensible aux 150 kg/ha de Super mode de semis et la à 5 irrigations selon les grains. les participants devraient savoir leurs caractéristiques alimentaires (teneur en UF, teneur
stagnations d’eaux. 45 (lors de la prépa- conduite ; 100 à 140 précipitations. en protéines…) et leurs conduites culturales.
Préparation du sol : ration du sol). kg/ha.
• Connaître le calendrier fourrager.
• Un labour de 15 à Azote : 200 à 300 Profondeur : 3 à 5 cm
20 cm suffit kg/ha d’ammonitrate Ecartement :15 à 20 Compétences à acquérir : • Maîtriser la conduite et l’utilisation des cultures fourragères
• 1 à 2 recroisements fractionnés en 3 cm entre les lignes. les participants devraient être capable de • Savoir appliquer les bonnes pratiques de la production des
destinés à éliminer apports (stade 2 à 3 Variétés disponibles: faire cultures fourragères.
les mottes. feuilles, stade tallage Souihli, Manel, Rihen,
Attitude à promouvoir : • Élaborer un calendrier fourrager.
• Un roulage après le et début épiaison). Knouz, Lamsi (sans
les éleveurs devraient pratiquer de jour
semis est préférable. barbes).
en jour
Le prix est situé entre
0,45 et 0,65 TND/kg. Preuve pour la formation des éleveurs : • Pouvoir nommer les cultures fourragères actuelles et po-
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES que l’étudiant / participant a assimilé et tentielles, leurs avantages et inconvénients.
peut appliquer le contenu
MALADIES

[Link]ÉRISTIQUES ET PARTICULARITÉS DES GRAMINÉES


L’helminthosporiose, l’oïdium et le puceron sont parmi les maladies et ravageurs qui at-
taquent l’orge. Lintervention contre ces adventices est justifiée surtout lorsqu’on vise la
ET LÉGUMINEUSES FOURRAGÈRES
production des grains/ semences. Les cultures fourragères appartiennent principalement à deux grandes familles : les graminées et
les légumineuses. Les caractéristiques de chaque famille sont présentées par le tableau ci-dessous.
• Un insecticide à base d’imidaclopride 200 g/l donne de bons résultats contre le puceron.
• Un fongicide à base de tebuconazole et de prochloraz est efficace contre l’helminhos--
pariose.
Tableau 4 - Caractéristiques des graminées et des légumineuses fourragères
LES LÉGUMINEUSES LES GRAMINÉES FOURRAGÈRES
FOURRAGÈRES

5.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION GRAINES Dicotylédones Monocotylédones


FEUILLES/TIGES Feuilles : Tige :
alternées creuse,
stipules com- cylindrique et
EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / KG MS REMARQUES
posées, et en portant des
papillon nœuds.
• Le pâturage débute • 15 à 25 t/ha lors- Orge en vert : Ensilage • Pendant les années
La différen
-
dès que la culture atteint qu’elle est exploitée par UFL = 0,8 d’orge: normales, l’orge est
ciation entre
la hauteur de 15 à 20 pâturage. PDIE = 91 g UFL = 0,77 parmi les cultures les espèces
cm de végétation. • 3 à 9 t MS/ha en 2 à 3 PDIN = 89 g PDIE = 60 g rares qui peuvent être se fait entre
• L’orge peut être ensi- coupes. Ca = 5,7 g PDIN = 55 g cultivées en sec,sans autres par la
lée ou cultivée pour la • 25 à 35 t/ha lorsqu’elle P = 3,4 g Ca = 6 g problème, dans les présence et
production de semen- est récoltée et conser- P = 2,2 g régions du centre-ouest
- la forme des
ces/grains. vée en ensilage. de la Tunisie sans ligules et des
• 20 à 50 q de grains/ problème. stipules.
ha selon le mode de • L’orge est sensible FRUITS Généra- En épis avec
conduite et l’année. aux températures basses lement en ou sans
et aux gelées. gousses, en barbes
forme de
faucille ou
spiralés.

37 10
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

4.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION RACINES Pivotantes Fasciculées


Possèdent
VALEUR des nodosi-
EXPLOITATION PRODUCTION
NUTRITIVE / KG MS tés qui ren-
La verdure de bersim est un • 20 à 60 t/ha (en sec) en 2 à 3 UFL = 0,78 ferment des
bactéries qui
excellent aliment pour les vaches coupes (3 à 9 t MS/ha) PDIE = 120 g
fixent l’azote
en lactation. On l’exploite à partir • 70 à 120 t/ha (en irrigué) en 3 à PDIN = 129 g
de l’air
d’une hauteur de 40 cm et au 6 coupes. Ca = 19,3 g
plus tard avant que les repousses • Il est très rentable de consacrer P = 3,3 g PLACE DANS Laissent une quantité importante Exportent tous leurs besoins en éléments nu-
L’ASSOLEMENT de matière organique dans le sol et tritifs au sol et des fumures directement assimi-
(bourgeons adventices) de la la dernière coupe à la production
d’azote biologique d’où leur place lables par la plante d’où leur 2ème place dans
récolte suivante aient atteint 2 à 3 des semences : 2 à 5 q/ha soit
en tête d’assolement. l’assolement
cm ; ceci afin de ne pas endom- 800 à 2000 TND/ha.
mager ces repousses et retarder IMPORTANCE Graines riches en protéines. Graines riches en farine (énergie)
DANS
ainsi la coupe suivante.
L’ALIMENTATION
REMARQUES DES ANIMAUX
SYSTÈME Producteur de matière verte Producteur de matière verte et graines (avoine,
VÉGÉTATIF (luzerne, bersim etc..); riche en ray-grass, maïs etc..); riche en énergie.
protéines

Les fiches techniques des cultures fourragères les plus répandues dans les zones d’intervention du
projet sont présentées en Annexes. Ces fiches sont établies sur la base des connaissances
actuelles enrichies par les nouveaux acquis de la recherche tout en tenant compte des résultats
pratiques observés sur le terrain.

[Link] ET ENTRETIEN DES CULTURES


Couper sans endommager les nouvelles Eviter le pâturage direct du bersim
repousses 2.2.1. LA FERTILISATION
• Grâce à la présence des nodules, au niveau du système racinaire, qui favorise la fixation de
4.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT l’azote atmosphérique par les bactéries rhizobium, Les fourrages légumineux ne nécessitent pas
LE BERSIM d’apport azoté pour leur développement. En cas d’absence du rhizobium, il faut l’ apporter en
traitant les semences juste avant le semis avec une culture bactérienne appropriée sur le mar-
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT ché.
BERSIM • La plupart des sols tunisiens sont riches en potasse. En général, lorsqu’il y a un apport de fumier
IRRIGUÉ
45 kg à raison de 20 à 30 tonnes/ha, l’apport de potasse n’est pas obligatoire pour les cultures fourra-
gères annuelles. Cet apport pourrait être justifié en cas de production de semences/grains afin
ENSILAGE 25 kg 20 kg d’améliorer le calibre et le rendement.
FOIN 4 kg
2.2.2. LA PRÉPARATION DU SOL
CONCENTRÉ 3 à 6 kg
• Le nivellement du terrain, la préparation du lit de semis et le roulage avant (pour les légumi-
neuses) et après semis sont, presque, toujours demandés afin de maîtriser la profondeur de
5. L’ORGE (HORDEUM VULGARE L.) semis, l’homogénéité de la levée et la hauteur de la coupe d’exploitation. Cette préparation se
fait par des passages d’offset, rotovateur et rouleau.
L’orge est une graminée annuelle avec un système racinaire fasciculé, relativement non exigeante et supporte
bien le pâturage. 2.2.3. L’IRRIGATION
Il existe des variétés à : • La technique d’irrigation par aspersion à moyenne pression est la plus répandue chez les pro-
2 rangs ducteurs de fourrages. La submersion est pratiquée au cas où les eaux d’irrigation sont char-
4 rangs gées (eaux usées, salinité élevée) et chez les petits éleveurs qui manquent de moyens finan-
6 rangs ciers (pouvoir d’achat limité).
• La technique d’irrigation localisée est justifiée pour les cultures mono-coupes cultivées en lignes
espacées et qui montent ; c’est le cas du maïs destiné pour la production d’ensilage.
• La maîtrise des doses et de l’uniformité de distribution améliorent l’efficence d’irrigation.

36 11
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

3.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE MAÏS 2.2.4. LE DÉSHERBAGE


SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT • Le désherbage et la lutte contre les maladies et les ravageurs sont rarement appliquées en pro-
duction fourragère. L’intervention est cependant justifiée voire cruciale pour le cas de la première
LUZERNE 25 kg 20 kg année d’installation d’une luzernière ainsi que le cas d’une culture destinée pour la production
MAÏS
des semences/grains.
25 kg 20 kg
• Le désherbage ne se pose pas pour les cultures fourragères étouffantes et/ou à multi-coupes.
ORGE EN
30kg
C’est le cas de la vesce, du bersim et du ray-grass.
VERT
BERSIM
2.2.5. L'EXPLOITATION
30 kg
• La date de récolte se situe au stade optimum de la valeur alimentaire des fourrages. Elle est
PAILLE 4 kg généralement atteinte au début de l’épiaison pour les graminées, au début du bourgeonnement
CONCENTRÉ pour les légumineuses, au stade laiteux pour les céréales (orge, triticale, avoine…) et à l’état
3 à 6 kg
pâteux du grain pour le maïs.
• Le foin des légumineuses en particulier la luzerne et la vesce est de bonne valeur nutritive et bé-
4. LE BERSIM (TRÈFLE D’ALEXANDRIE : TRIFOLIUM éfique surtout pour l’élevage des jeunes à condition de concerver les feuilles qui sont 2 à 3 fois
plus riches que les tiges. Pour cette raison, on conseille d’utiliser des faucheuses conditionneuses.
ALEXANDRINUM)
Le bersim est une légumineuse fourragère annuelle à poussée hivernale. 2.3. MAÎTRISE DE QUELQUES BONNES PRATIQUES AGRICOLES
• Culture nettoyante grâce à sa végétation luxuriante et en raison des coupes fréquentes
• Laisse un sol riche en azote biologique grâce à des bactéries symbiotiques (Rhizobium)
(EN ANNEXE)
• Un bon précédent cultural Certaines pratiques agricoles sont jugées importantes et doivent être maitrisées par le conseiller et
transmises aux agriculteurs ; elles sont présentées en annexe.
Le bersim est une plante mellifère très appréciée par les abeilles.
2.4.L’ESTIMATION DU RENDEMENT D’UNE CULTURE FOUR-
RAGÈRE
L’estimation des rendements des cultures four- • Choisir au hasard un endroit de la parcelle ;
ragères à l’état vert, permet de connaitre les • Placer le demi-cadre ;
rendements/ha en matière verte, puis en matière • Planter les piquets dans les trois coins du de-
sèche. mi-cadre ;
Pour ce faire, on doit disposer de : • Planter le quatrième piquet en tournant le de-
mi-cadre ;
• Un demi-carreau en fer de 1 mètre de côté • Fixer la ficelle autour des quatre qiquets;
• Une bascule
• Enlever le demi-carreau, mesurer la hauteur
• Sacs vides
4.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN • Quatre piquets du fourrage et estimer le rendement suivant
• Une ficelle de 5 cm la hauteur ;
LUTTE CONTRE LES • Faucher et peser le fourrage dans le carré ;
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION PARASITES ET LES • Un mètre ruban
MALADIES • Une faucille • Répéter l’estimation dans deux autres en-
Type de sol : préfère Fumier : 20 à 30 t/ha. Date : En irrigué : Besoin en eau : - Des attaques de droits, choisis aléatoirement, de la parcelle
le sol profond à tex- Engrais : début septembre. (6000 à 7500 m3/ha). chenilles, sur- Pour que l’estimation soit correcte, on doit : et calculer la moyenne
ture fine, bien drainé, Phosphate : 150 kg/ha En Sec : mi-octobre. Besoin d’irrigation : tout entre août et
à pH (6 à 8). de Super 45 (lors de Dose : selon le mode 4000 à 5500 m3/ha novembre voire au
à l’exception des sols la préparation du sol). de semis 20 à 30 kg/ha soit 8 à 10 irrigations printemps, peuvent NB :
sablonneux et hydro- Potassium : 100 Profondeur : 1 à 2 cm. selon les précipita- - Suivant la hauteur des fourrages annuels, les rendements
morphes. kg/ha de sulfate de Ecartement : tions. sont estimés à 0,5 tonnes/ha pour un cm de hauteur.
-Tolère les sols à potasse. 15 à 17cm entre les dégâts. Pour estimer le rendement en matière sèche/ha sur terrain,
salinité moyenne. lignes. - Un insecticide à on tord une poignée d’herbe avec les deux mains tout en se
Préparation du sol : Variétés disponibles: base de chlorantrani- référant aux données suivantes :
Labour : moyen de Khadraoui, Masri liprole donne de bons • Beaucoup d’eau : MS = 20 % ou moins
20 à 25 cm suivi des Beldi 1. résultats. • Gouttes d’eau : MS = 30 %
recroisements et rou- Le prix est situé entre • Humide sans gouttes : MS = 40 %
lages nécessaires. 3,4 et 5 TND/kg. • Sec (presque foin) : MS = 60 %

35 12
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

2.5. ESTIMATION DU COÛT DE PRODUCTION D’UNE UFL 2.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE MAÏS
L’estimation du coût d’une UFL au sein d’une exploitation permet d’inciter l’éleveur à l’enregistre- SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
ment des données. Cette estimation reflète aussi le degré de maîtrise des techniques de la produc- -
tion fourragère. Cette estimation se fait en effectuant les calculs suivants : LUZERNE 25 kg 20 kg
Exemple : Estimation du coût de production de la luzerne MAÏS EN
25 kg 20 kg
VERT
Tableau 5 – Type de production ENSILAGE
30 kg
DE MAÏS
DÉSIGNATION QUANTITÉ PRIX UNITAIRE TOTAL (TND)
(TND) BERSIM 30 kg
Semence (Ql) PAILLE 4 kg
Foin (Balles) CONCENTRÉ 3 à 6 kg
Paille (Balles)
Verdure (Tonnes) 60 [Link] SORGHO FOURRAGER (SORGHUM SPP.)
TOTAL 1 60
Le sorgho fourrager est une plante qui tolère, à la fois, la salinité (jusqu'à 3 g/l) et le stress hydrique.

Tableau 6 – Calcul des coûts d’intrants


INTRANTS QUANTITÉ PRIX UNI- TOTAL (TND)
TAIRE (TND)
Semences (kg) 25 16 80
Eau d'irrigation (m3) 8000 0,1 800
Phosphate Super 45 (kg) 250 0,5 125
Sulfate de potasse (kg) 100 1,8 180
Produits Phytosanitaires
TOTAL 2 1185 3.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN
Tableau 7 – Calcul des coûts de mécanisation et de main d’oeuvre SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION
QUANTITÉ PRIX UNITAIRE TOTAL (TND) Type de sol : large Phosphate : 200 kg/ha Date :(mi-mars-fin mai). Besoin en eau : 9000 à
(TND) gamme de sols (du plus de Super 45 Dose : 15 à 25 kg/ha 10000 m3/ha.
léger au plus lourd), pH Azote : 100 à 150 kg/ selon le mode de semis. Besoin d’irrigation :
Labour (h) 5 30 30 (150/5)
(4,5 à 8). ha après levée et après Profondeur : 2,5 à 3,5 cm 7000 à 7500 m3 soit 12
Recroisements (h) 3 30 18 (90/5) Préparation du sol : chaque coupe. Variétés : Variétés à 15 irrigations.
Fertilisation et pulvérisation (h) 3 30 90 • Labour :15 à 25 cm importées : Sugargraze,
• Croisement : jusqu’à Hay-man, Mataco…
Semis (h) 1 30 6 (30/5) obtention d’un bon lit de
Roulage (Avant et après semis) 1 (2*0,5) 30 6 (30/5) semis.
• Roulage : Préférable
Fauche 7 30 210
après semis.
Moissonneuse batteuse 0 0
Mise en balles 0 0 3.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION
Transport et distribution 7 30 210
EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / KG MS REMARQUE
Main d’œuvre (Jours) 50 20 1000
TOTAL 3 1570 • 60 à 80 cm de hau- 80 à 100 t de Verdure: Ensilage: Comparé au maïs, le
teur : Affourragement verdure /ha soit 10 à UFL = 0,76 UFL = 0,7 sorgho tolère bien la
en vert. 12 t MS/ha. PDIE = 81 g PDIE = 55 g salinité et le stress
CHARGES TOTALES (TOTAL 2 + TOTAL 3) 2755
• Epiaison - floraison: PDIN = 54 g PDIN = 45 g hydrique.
Coût de production (TND/Tonne MB) = 46 ensilage ou foin (27 % Ca = 5,9 g Ca = 6,1 g
de MS au moins). P = 1,4 g P = 2,2 g

13 34
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

2.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN


NB: LES FRAIS D’INSTALLATION (PRÉPARATION DU SOL ET SEMIS) SONT DIVISÉS
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE SUR 5 ANS (DURÉE MOYENNE D’UNE LUZERNIÈRE)
Type de sol : Préfère Fumier : 20 à 30 t/ha Date Besoin en eau Intervention méca-
le sol profond à texture Phosphate : Lors Semis échelonné. 9000 à 10000 m 3/ha nique ou manuelle Pour une Teneur en MS de 17 % , La quantité produite sera de : 60 * 17 %= 10,2 Tonnes MS/ha
fine, bien drainé à pH de la préparation Dose : selon le mode de Besoin d’irriga- et/ ou chimique ou Pour une valeur alimentaire de 0,7 UFL/kg de MS ; un hectare produit :
(5,5 à 7). du sol. semis et la destination : 20 tion : 6000 à 8000 intégrée. 0,7 * 10,2 * 1000 = 7140 UFL.
Préparation du sol : Potasse : 50 à 100 à 30 kg/ha pour l’ensilage m3 /ha soit 8 à 14
• Labour : 25 à 30 cm unités de K2O (soit • 6 à 10 plantes par m2 irrigations. Coût de production d’une UFL (TND) = (Charges totales + valeur locative de la
• Croisement : un lit de 100 à 200 kg de selon la variété. terre) /Quantité UF produites
semis pas trop fin sulfate de potasse) • 40 à 50 kg/ha pour l’af-
• Roulage : souhaitable selon l’apport du fouragement en vert.
Exemple : Valeur locative de la terre = 500 TND/ha
après semis. fumier. Profondeur : 4 à 5 cm
Coût de production d’une UFL= 0,456 TND
Azote : 200 à 250 Variétés disponibles :
kg/ha fractionnés en Variété locale sur le mar-
2 ou 3 apports. ché pour l’affourage-ment
en vert.
• Hybride importée pour
l’ensilage (Klips, Avelin…)
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES
3. SOUS-THÈME "TECHNIQUES DE CONSERVATION DES
FOURRAGES"
• Traiter les semences contre
l’oscinie et les taupins.
• Lutter contre la sésamie (noctuelle du maïs)
par un insecticide à base de chlorpyriphos-éthyl Connaissances à acquérir : • Connaître les différentes techniques de conservation des
480 g/l. les participants devraient savoir fourrages.
• Connaître la valeur nutritive des fourrages conservés.
• Savoir choisir une technique de conservation adaptée aux
besoins du cheptel et à la région ainsi que les espèces
fourragères à conserver.
2.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION Compétences à acquérir : • Maîtriser la conservation et le stockage des fourrages.
les participants devraient être capable de • Maîtriser la conservation des fourrages par voie humide
faire (technique d’ensilage).
VALEUR • Savoir utiliser les fourrages conservés.
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUE
NUTRITIVE / kg MS • Estimer les pertes à la conservation.
A partir du stade 40 à 45 t/ha soit (6500 à UFL= 0,78 Le maïs est une plante Attitude à promouvoir : • Être attentif à la production et au bon stockage pour assu-
laiteux : affouragement 8000 UFL/ha). PDIE = 50 g exigeante en eau (qualité les éleveurs devraient pratiquer de jour rer la qualité.
en vert. PDIN = 44 g et quantité) par rapport en jour
• Stade pâteux : produc- Ca = 3,5 g au sorgho fourrager et la
Preuve pour la formation des éleveurs: • Décrire les techniques de conservation.
tion d’ensilage. P = 2,2 g luzerne. que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu

INTRODUCTION
Pendant les pics de production des fourrages et des sous-produits agricoles et agro-industriels,
deux principales techniques de conservation et de stockage de l’excès sont envisageables :
• Conservation par ensilage.
• Conservation par fanage.
La récolte se fait au stade optimum de la valeur alimentaire des fourrages. Retarder ce stade c’est
pénaliser la qualité ; et à partir d’une certaine limite, l’apport supplémentaire en quantité de matière
sèche ne compense plus la perte de qualité. La date de récolte objective des fourrages dépend entre
autres des prévisions météorologiques et de la disponibilité du matériel et équipements nécessaires.

33 14
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

Dans les grandes fermes, le problème de matériel ne se pose pas. En revanche, chez les petits et 1.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION
moyens éleveurs ce problème est un facteur freinant la production d’un fourrage de qualité.
Dans ce cadre, les petits et moyens éleveurs de la même région devraient s’unir pour réussir leurs VALEUR
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUE
chantiers d’ensilage et/ou de foin : NUTRITIVE / kg MS
• A court terme, les éleveurs peuvent s’organiser pour assurer une location commune du matériel Affouragement en vert • 70 à 100 tonnes de UFL= 0,75 • Il est préférable de lais-
nécessaire pour la réussite du chantier. ou production de foin. verdure /ha /an en 6 à PDIE = 130 g ser une luzernière fleurir
• A moyen ou à long terme, les éleveurs devraient s’orienter vers la création de sociétés mutuelles • Le foin de luzerne est 10 coupes soit (10 à 15 t PDIN = 157 g au moins une fois par an
de services agricoles capables de résoudre la plupart de leurs problèmes et d’optimiser la renta- de bonne valeur nutritive MS/ha). Ca = 20 g car c’est bénéfique pour
bilité de leurs élevages. à condition de réussir le P=3g le rendement.
chantier. • La luzerne est une
3.1.L’ENSILAGE • Pâturer la luzerne, légumineuse qui fixe
3.1.1. DÉFINITION provoque un risque de l’azote atmosphérique
météorisation ; c’est par le système racinaire.
Le terme ensilage désigne tout à la fois : pourquoi la quasi-totalité Après 5 ans, une luzer-
• La technique de conservation des aliments par acidification anaérobie contrôlée de la luzerne devrait être nière laisse le sol riche
• Le produit fini, stabilisé qrâce à un pHacide (3,8 - 4,2) et variablement conditionné ( silos taupi-- fauchée. en azote.
nière, silo couloir, silo boudin ou balles enrubannées).

1.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


LA LUZERNE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT

LUZERNE
25 kg 20 kg
(2-5 ANS)
SORGHO 25 kg 20 kg
Silo taupinière Silo couloir Balles enrubannées
ORGE EN
30 kg
VERT
ENSILAGE : technique de conservation par voie humide, faisant appel à l’anaérobiose et à une BERSIM 30 kg
fermentation acidifiante à dominate lactique afin de minimiser les pertes de matières sèche, de
valeur alimentaire et d’éviter le développement de micro organismes indésirables. PAILLE 4 kg

CONCENTRÉ 3 à 9 kg

Les fourrages verts (herbe des graminées, maïs plante entière, céréales immatures, mélange
graminée- légumineuse) ou co-produits humides issus des industries agroalimentaires et des 2. LE MAÏS FOURRAGER (ZEA MAYS)
cultures (pulpes de tomate, pulpes de betterave, grignions d’olive…) peuvent ainsi être conservés
durablement.

Tableau 8 - Stade d’exploitation des différents fourrages


FOURRAGE STADE DE COUPE
Herbe de fétuque, ray-grass, dactyle Epiaison (22 à 24 % MS)
Orge, avoine, triticale, sorgho mono-coupe Laiteux- pâteux (28 %)
avec grains
Maïs Pâteux (35 % MS)
Sorgho fourrager multi-coupes A partir de 27% de MS

15 32
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

ANNEXE 2 : FICHES TECHNIQUES DES ESPÈCES FOURRAGÈRES 3.1.2. CONDITIONS POUR RÉUSSIR UN ENSILAGE
1. Faire le bon choix la variété à ensiler et pratiquer une bonne conduite de la culture.
1. LA LUZERNE PÉRENNE (MÉDICAGO SATIVA)
2. Préparer le matériel du chantier :
La luzerne est une légumineuse vivace qui fournit le plus de protéines et qui présente beaucoup d’avantages. • Préparer et entretenir le matériel nécessaire avant d’entamer le chantier d’ensilage (trac-
On l’a d’ailleurs appelée « la reine des cultures fourragères » teurs, ensileuses, remorques).
• La luzerne tolère bien le stress salin ; elle peut tolérer la salinité des eaux d’irrigation jusqu’à 4,5 g/l. • Prévoir et commander les pièces de rechange consommables (roulements, lames de
• Grâce à son système racinaire pivotant qui dépasse les 2 m, la luzerne peut échapper au stress hydrique. coupes, boulons, courroies…).
• Dans plusieurs régions du centre et du sud de la Tunisie, sa production est étalée sur 10 à 11 mois par an. 3. Respecter le stade de coupe.
• La luzerne est une plante mellifère très appréciée par les abeilles.

Stade de coupe respecté Hauteur de coupe respectée Déchargement du fourrage Un tracteur conçu pour
sur une terre paillée le tassement

1.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN 1. RESPECTER LA HAUTEUR DE COUPE : rage de la fermentation : brins moins de 2 cm de
La fauche doit être suffisament haute pour évi- long pour l’ensilage de maïs et moins de 5 cm
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE ter le contact avec le sol et la contamination du pour l’ensilage d’herbe.
Type de sol : Pro- Fumier :30 t/ha Date : P1 (mars-avril) Besoin en eau (9000 Avant et durant l’ins- fourrage avec les saletés et la terre. Un nivelle-
3
fond, bien drainé, pH Phosphate : 200 à P2 (septembre- oc- à 12000 m /ha). tallation : contre les ment lors de la préparation du lit de semence est 4. RÉALISER UN BON TASSEMENT DU FOUR-
(6,5 à 8). 300 kg/ha de Super tobre). Besoin d’irrigation adventices pérennes. primordial. RAGE :
Préparation du sol : 45 (à l’installation). Dose : 15 à 25 kg/ : 4000 à 9000 m3/ha - Herbicide contre le La présence d’air dans le silo ralentit l’acidifica-
• Labour : 25 à 30 cm 100 à 200 kg/ha de ha selon le mode de selon les précipitations . chiendent à base de
2. EMPLACEMENT DES SILOS : tion rapide du fourrage, indispensable pour as-
suivi des recroise- Super45/an (déc- semis. cycloxidime cc 100g/l
ments et roulage janv). Profondeur : 1 à 2 (1,5 à 2 l/ha) à titre
Les silos sont construits sur un terrain sain pré- surer sa bonne conservation. Un tassement ré-
nécessaire. Potasse : 50 à 100 cm. d’exemple. sentant une légère pente (2 à 4 %), proche de gulier et énergique de ce dernier (et cela d’autant
kg/an de sulfate de Variétés disponibles : l’étable. Ils reposent, de préférence, sur une plus que sa teneur en matière sèche est élevée)
potasse selon l’apport Luzerne de Gabes, dalle de béton, ou à défaut de disponibilité sur et une fermeture rapide (un à deux jours dès le
de fumier. Siriver, Prosmenti. une bâche ou de la paille, assurant une étan- début du chantier) et étanche du silo permettent
Le prix est situé entre chéité vis-à-vis des infiltrations d’eau et des sa- de limiter la présence de l’air. Il faut éviter la pol-
10 et 20 TND/kg. lissures provenant du sol. lution de la biomasse avec de la terre en contrô-
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES lant la propreté des roues du tracteur réservé à
• Les insectes (noctuelles) : symptômes : feuilles et/ • Pythium, Fusarium : maladies fongiques favorisées 3. CHOISIR LA BONNE TAILLE DE HACHAGE cette tâche. Il faut également éviter la construc-
ou gousses attaquées. par la température et l’humidité élevées et causant DU FOURRAGE : tion des silos de largeur inférieure à 5 m pour
• Lutte : Insecticide à base de chlorantraniprole c = la fonte de semis avant et après la levée (plantes Le fourrage récolté doit être haché finement pour échapper au risque de dérapage du tracteur lors
45g/l ou à base de benzoate d’émamectine à 5%. affaiblies ou meurent prématurément). permettre un bon tassement et un bon démar- du tassement du fourrage.
- Un traitement des semences par un fongicide à
base de propamocarbe 725 g/l est efficace.
• Cuscute (plante parasite non chlorophyllienne qui se
développe à partir de suçoirs plantés)
- Lutte (préventive) : semences propres d’origine
connue, matériel propre…
- En cas de début d’infestation : un brûlage avec de la
paille ou chimique (à base de chlorthal) de la superfi-
cie touchée.

Fermeture hermétique du silo

31 16
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

1. ASSURER UNE FERMETURE HERMÉTIQUE DU SILO LE RÉGLAGE DU SEMOIR


De préférence, la fermeture totale du silo est faite le jour même sinon le lendemain. La meule est
montée couche par couche (de 20 cm) en chargeant, toujours, plus l’axe central afin de donner, dès Un bon réglage du semoir permet d’appliquer correctement la dose de
le départ, une forme bombée au tas. L’étanchéité est obtenue par l’application d’une bâche plastique semis.
imperméable, résistante à l’étirement et aux chocs, en bandes déroulées dans le sens de la largeur Les semoirs sont généralement équipés par des guides qui aident les
du silo et qui se chevauchent sur 20 à 30 cm. Le placage de la bâche sur la masse se fait à l’aide de agriculteurs à appliquer la dose recommandée. En cas de doute ou de
vieux pneus, sacs de sable, terre… problème, on procède de la manière suivante :
Si
2. MAINTENIR UNE BONNE QUALITÉ D’ENSILAGE DÉSILÉ D = dose de semis (kg/ha)
L’avancement du front d’attaque du silo après son ouverture doit être tel qu’il permette d’éviter le L = largeur du travail du semoir (m)
développement des moisissures et des fermentations indésirables. Des précautions doivent être P = périmètre de la roue du semoir (m)
prises pour limiter la pénétration de l’air par le front d’attaque provocant des réactions indésirables. Q = quantité de semences recueillie après N tours de la roue du semoir.
• Les bâches devraient être fortement appuyées au-dessus du front d’attaque.
• L’avancement du front d’attaque devrait être rapide (20 cm/jour). On exécute des tentatives en changeant les manettes de réglage des
• Les coupes dervraient être franches sans fissuration doses jusqu’ à avoir une valeur égale ou très proche de Q tel que Q (g)=
• Veiller aussi à retirer quotidiennement le refus des auges. L x P x N x D/10.

Selon la saison, la disponibilité d’autres fourrages et la nature de l’ensilage, la quantité introduite Exemple
dans la ration de base des vaches laitières varie entre 10 et 30 kg/vache/jour. Pour l’engraissement, Pour : D = 20 kg/ha ; L = 3 m ; P = 2 m et N = 50 tours
l’ensilage a montré de bons résultats. Q = 3 x 2 x 50 x 20/10 = 600 g.
On peut accepter une valeur se situant entre 590 et 610 g.
3.1.3. APPRÉCIATION DE LA QUALITÉ DE L’ENSILAGE
LE RÉGLAGE DU PULVÉRISATEUR
Une altération des caractères organoleptiques est généralement le reflet d’une déviation Les pesticides doivent être appliqués selon les doses re-
fermentaire indésirable. commandées afin d’être efficaces.

L’odeur Si :
Recherchée : odeur agréable, légèrement acide et aromatique V = vitesse d’avancement du tracteur en km/h
Rejetée : absence d’odeur ou odeur désagréable : franchement ou fortement acide, pi- Dp = débit de la rampe du pulvérisateur en (l/s) sous une
quante, irritante. pression bien déterminée
L = largeur du travail du pulvérisateur (m)
La consistance D = dose recommandée du produit dilué (l/ha)
Recherchée : conservation d’une structure qui permet de reconnaitre des fractions de V = 3,6 x 104 Dp/(L×D)
tiges et de feuille.
Rejetée : absence de structure, consistance molle, pâteuse, gluante. Exemple
Si le débit de la rampe est mesuré sous une pression de service bien déterminée :
La couleur : Dp = 0,5 l/s L = 12 m D = 300 l/ha
Recherchée : Couleur jaune à jaune vert
Rejetée : Couleur étrangère souvent signe de contamination fongique : V= 3,6 104 x 0,5/3600 = 5 km/ha
*Noire : Ensilage pourri à ne pas utiliser,
*Noire tachetée de blanc : Ensilage moisi impropre à la consommation. Le chauffeur doit régler la vitesse d’avancement du tracteur à V= 5 km/h.

Le pH PRÉCAUTIONS À PRENDRE :
Recherché : 3,5 < pH < 4,2 • Bien diagnostiquer le ravageur et choisir le produit approprié.
Rejeté : pH > 4,6 • Respecter les doses homologuées.
• Traiter tôt le matin ou tard l’après-midi et éviter les fortes chaleurs, le vent, la pluie et tout autre
SAVOIR DAVANTAGE : facteur de stress pour la plante.
• L’addition de conservateurs au fourrage ensilé est possible, leur rôle est d’activer la fer- • Etre prudent, car un produit phytosanitaire est généralement dangereux.
mentation lactique, d’éviter la fermentation nuisible et de minimiser les pertes par écoule-
ment de jus et par refus. Parmi les conservateurs, on cite la mélasse, la pulpe de bette-
rave et le son de blé. DÉFINITION: Le réglage de l’épandeur d’engrais
• La masse volumique de l’ensilage varie entre 150 et 200 kg MS/m.3 se fait de la même manière. Toutefois, il faut
• Un silo couloir peut être considéré comme un parallélépipède : V (m3) = Longueur x Lar- prendre quelques précautions avec un petit che-
geur x Hauteur vauchement lors des passages.

17 30
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

ANNEXE 1 : QUELQUES BONNES PRATIQUES JUGÉES 3.2. LE FOIN


IMPORTANTES
DEFINITION: Le foin est un fourrage coupé, séché et ramassé correctement. Il s’agit de réaliser
L’ÉCONOMIE DE L’EAU D’IRRIGATION une conservation de la qualité du fourrage en amenant sa teneur en eau à un maximum de 15
% qui ne permet plus aux micro-organismes et aux moisissures de se développer et se multiplier.
La Tunisie est classée parmi les pays les plus pauvres en eau dans le monde. Ce problème devient
de plus en plus sévère et l’économie rationnelle des ressources en eau devient aujourd’hui une
priorité et une urgence.
Aujourd’hui, les changements climatiques condamnent la production fourragère en sec dans plus de
75 % des gouvernorats de la Tunisie, ce qui fait appel à l’irrigation.
La technique d’irrigation la plus répandue chez les petits et les moyens agriculteurs en Tunisie est
l’aspersion à moyenne pression (2 à 3 bars).
Des mesures ont montré que le débit d’un asperseur correspond à une pluviométrie qui varie entre 5
à 8mm/heure ; ceci selon sa portée et sa pression de service. Les doses d’irrigation recommandées
varient de 20 à 50 mm soit 4 à 8 h d’aspersion selon la nature du sol, les réserves utiles d’eau dans
le sol et le stade végétatif de la plante.
Fourrage coupé, fané et mis en balles

3.2.1. CONDITIONS POUR RÉUSSIR LE FOIN


• Perte d’eau.
• Lessivage des engrais (ammonitrate). 1. Faire le bon choix des variétés à faner et pra- fourrage. Plus bas, le temps de séchage
• Asphyxie de la plante et chute du rendement. tiquer une bonne conduite de la culture. sera plus long et le risque de souillure du
2. Préparer le matériel du chantier. : végétal augmente.
L’uniformité de la distribution de l’eau d’irrigation est aussi un facteur important pour rentabiliser la • Préparer et entretenir le matériel néces- 5. Bien faner le fourrage :
production. La disposition des asperseurs la plus adaptée, surtout dans les zones venteuses, est la saire avant d’entamer le chantier de fa- • Retourner le fourrage coupé afin de l’aé-
disposition en carrée. nage (tracteurs, remorques, faucheuses, rer pour sécher toutes les parties du vé-
Les asperseurs sont espacés et déplacés de la même distance D=√2xP (P= la portée de l’asper- râteaux, ramasseuses presses…) ; gétal jusqu’à atteindre 85 % de MS.
seur). Cette disposition permet d’avoir un chevauchement des superficies irriguées sur une distance • Prévoir et commander les pièces de re- • Ramasser rapidement le foin séché sans
d = 0,6 afin d’améliorer le coefficient d’uniformité de la distribution de l’eau d’irrigation. change consommables (roulements, trop presser les balles
lames de coupes, boulons, courroies…)
6. Bien stocker le produit
Exemple : 3. Respecter le stade de coupe
Pour un type d’asperseur de portée P = 15 m • Stocker le produit à l’abri des aléas cli-
4. Quand et comment faucher ?
La distance d’écartement des asperseurs est D = √2 x 15 = 21 m matiques et des ravageurs dans un em-
• Prévoir le chantier de récolte sur une
plage de 4 à 5 jours de beau temps (in- placement non hydromorphe et en légère
formation disponible sur la météo par mi- pente ;
crorégions). • Isoler la base de la meule de l’humidité du sol
• Faucher juste après la levée de la rosée • Orienter la meule en longueur dans le
D = 21 m sens des vents dominants ;
soit en fin de la matinée, l’herbe sur pied
……X…………… ……X…………………X…………………X………………….X • Isoler la première couche de la meule par
évacue plus rapidement l’humidité de la
nuit que l’herbe coupée tôt le matin. une couche de pierres, pneus usés ou
• Faucher à une hauteur de 6 - 7 cm pour des piquets en bois Cette méthode per-
assurer une circulation de l’air sous le met de minimiser la perte du foin conservé.

D = 21 m
……X…………… ……X…………………X…………………X………………….X

Emplacement des asperseurs

Figure 1 - Emplacement des asperseurs

Conditions du stockage du foin

29 18
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

ANNEXES
FICHES TECHNIQES POUR LE MODULE «MAÎTRISE DES
SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES»

LISTE D’ANNEXES :
Protéger le foin des ravageurs
• ANNEXE 1 : Quelques bonnes pratiques jugées importantes
• ANNEXE 2 : Fiches techniques des espèces fourragères:
1. La luzerne pérenne (Médicago sativa)
Exploitation du foin 2. Le maïs fourrager (Zea mays)
3. Le sorgho fourrager (Sorghum spp.)
La distribution du foin de bonne qualité est béné- 4. Le bersim (Trèfle d’Alexandre : Trifolium alexandrinum )
fique pour les vaches laitières et les génisses ainsi 5. L’orge (Hordeum vulgare L.)
que pour l’élevage des jeunes. Selon la disponibi- 6. Le ray-grass d’Italie ( Lolium multiforum Lam.)
lité des autres fourrages, le foin est introduit dans 7. L’avoine fourragère (Avena sativa)
la ration de base des vaches laitières à raison de 8. Le triticale (Triticosecale)
3 à 12 kg/vache /j. 9. Le Sulla (Hedysarum coronarium L.)
10. La vesce commune (Vicia sativa)

3.2.2. APPRÉCIATION DE LA QUALITÉ DU FOIN

L’odeur Couleur :

Recherchée : Odeur fraîche et agréable Recherchée : Vert foncé


Rejetée : Odeur moisie pourrie Rejetée : couleur étrangère (brun foncé,
blanchâtre)

La texture Présence de poussière

Recherchée : Texture souple. Recherchée : absence de poussières


Indésirable : beaucoup de poussières

REMARQUE
Chez plusieurs éleveurs, les refus de fourrages grossiers (principalement foin et paille) sont
parfois énormes et nécessitent l’intervention par hachage ; ceci pour améliorer le taux d’inges-
tion (surtout chez les petits ruminants).

Le refus des fourrages grossiers nécessite une valorisation par hachage

19 28
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

[Link] ET INCONVÉNIENTS DES DEUX TECHNIQUES


DE CONSERVATION
Tableau 9 - Comparaison entre les deux techniques de conservation
TECHNIQUES AVANTAGES INCONVÉNIENTS
ENSILAGE Le fourrage ensilé étant moins mûr, sa L’exploitation de l’ensilage nécessite beau-
valeur nutritionnelle est plus élevée. coup plus de précautions lors de la distribu-
Par apport au foin, l’ensilage libère la tion aux animaux.
terre plus tôt ; ce qui facilite le semis
des cultures d’été.
Economiquement pour le même four-
rage, la production et la conservation
Mélasse de betterave d’une UF par voie humide est moins
4.4.1. VALEURS NUTRITIONNELLES chère que par voie sèche.
FOIN Grâce à de sa teneur élevée en MS, le Pendant l’opération du fanage, il y a un
Les valeurs nutritionnelles de la mélasse de betterave sont mentionnées dans le tableau suivant. foin est beaucoup plus facile à la dis- risque de perte d’un pourcentage des
tribution et à la commercialisation que feuilles, surtout pour les légumineuses, et
Tableau 20 – Valeur alimentaire de mélasse de betterave l’ensilage. des tiges, notamment pour les céréales
MS % UFL PDIN PDIE CA P coupées tard. Le foin est donc de valeur
nutritionnelle moins élevée comparé à
75 0,94 58 60 3,5 0,3
l’ensilage.

4.4.2. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS


La mélasse est souvent utilisée pour améliorer l’appétibilité des fourrages ou des sous-produits dif-
ficilement acceptés par les animaux. Elle devrait être incorporée en faibles quantité : 4. SOUS-THÈME "VALORISATION DES RESSOURCES
• 1 kg/j pour les bovins adultes. ALTERNATIVES DISPONIBLES"
• 200 g/j pour les ovins.

La mélasse mélangée avec les fourrages médiocres améliore à la fois la valeur nutritive et l’appé-
tibilité. En pratique, on peut mélanger 1 kg de mélasse avec 5 kg de MS de fourrage (foin, paille,
ensilage).
Connaissances à acquérir : • Connaître les ressources alimentaires alternatives.
les participants devraient savoir • Connaître les possibilités de valoriser les sous-produits de
l’agro-industrie disponibles dans la région.
Compétences à acquérir : • Maîtriser la valorisation des sous-produits.
les participants devraient être capable de • Utiliser les pulpes de tomates, le cactus haché, les pulpes
faire de betteraves,…. dans la ration des vaches laitières
Attitude à promouvoir : • Une attitude positive et ouverte envers le potentiel et l’utili-
les éleveurs devraient pratiquer de jour sation des ressources alimentaires alternatives.
en jour
Preuve pour la formation des forma- • Décrire les méthodes de valorisation des sous-produits.
teurs : que l'étudiant / participant a assi-
milé et peut appliquer le contenu
Preuve pour la formation des éleveurs • Citer les différents sous-produits agricoles de la région.
que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu

INTRODUCTION
Parmi les ressources alternatives disponibles qu’on peut intégrer dans la ration des ruminants en
particulier les vaches laitières, on trouve les pulpes de tomates, les pulpes de betteraves, la mélasse
de betterave, le cactus…

27 20
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

[Link] PULPES DE TOMATES [Link] PULPES DE BETTERAVE

DEFINITION: La pulpe de tomate ap- DEFINITION: C’est la masse des tissus végétaux de la racine épuisés en leurs éléments so-
pelée encore drêche est le résidu du lubles lors de la fabrication industrielle du sucre. Les pulpes de betterave sont caractérisées
concentré du jus de tomate. Elle est par une teneur élevée en cellulose très peu lignifiée, une haute digestibilité, une haute valeur
composée des peaux (46 %) pépins et énergétique, un faible encombrement et une possibilité de conservation en vrac (silo couloir ou
pédoncules (54 %) parfois mélangées à taupinière).
des feuilles.

4.1.1. COMPOSITION CHIMIQUE


D’après le comité national des coproduits en France, l’analyse de 15 échantillons de pulpe de to-
mate donnent les valeurs indiquées dans le tableau ci dissous.

Tableau 10 - Composition chimique de la pulpe de tomate


VALEUR MOYENNE INTERVALLE DE VARIATION

Matière sèche (%) 27 20 - 35


Matières minérales (% MS) 5 3,5 - 6 Pulpes de Betterave

Matières azotées totales (% MS) 22 18 - 26


4.3.1. VALEUR NUTRITIONNELLES
Cellulose brute (% MS) 34 27 - 41
Les valeurs nutritionnelles de la pulpe de betterave sont mentionnées dans le tableau suivant.
Matière grasse (% MS) 15 12 - 19
Calcium (g/kg MS) 3 1,8 – 4,2 Tableau 18 - Valeurs nutritionnelles de la pulpe de betterave par kg MS
Phosphore (g/kg MS) 3 3,1 - 4 MS % UFL PDIN PDIE CA P
Potassium - 7 - 10 28 1,01 60 84 13 1
Magnésium - 2,1 - 2,2
Manganèse - Faible à très faible
4.3.2. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS
Cuivre - 15 - 20
Lors de l’utilisation des pulpes de betteraves, il est conseillé de prévoir une transition alimentaire et
Zinc - Faible à très faible
veiller à avoir une teneur en fibre suffisante de la ration.
Soufre - 1,7 - 1,9
Tableau 19 - Quantité recommandée de pulpes de betterave pour l’alimentation des ruminants
VACHES LAITIÈRES TAURILLONS PETITS RUMINANTS
5 à 10 kg 5 à 10 kg 0,5 à 1 kg

NB : LA COMPOSITION DE LA PULPE DE TOMATE VARIE SELON :


[Link] MÉLASSE DE BETTERAVE
• Les variétés de tomate.
• Les méthodes de récolte.
• Les technologies d’extraction du jus. DÉFINITION: C’est un liquide visqueux brun foncé constitué par le résidu sirupeux recueilli lors
La forte teneur en soufre et en cuivre s’explique par des traitements fongiques répétés. de la fabrication ou raffinage du sucre provenant de la betterave.

21 26
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

4.1.2. VALEUR ALIMENTAIRE


D’après le comité national des coproduits en France, la valeur alimentaire de la pulpe de tomate est
résumée dans le tableau ci-dessous.

Tableau 11 - Valeur alimentaire de la pulpe de tomate


MS (%) UFL/kg MS UFV/kg MS PDIA/g MS PDIN/g MS PDIE/g MS
Cactus épineux débarrassé de ses épines Raquettes de cactus
27 0,62 0,49 85 140 120
par incinération coupées en morceaux

4.2.2. VALEUR ALIMENTAIRE 4.1.3. CONSERVATION


La valeur alimentaire des raquettes de cactus est résumée dans le tableau ci-dessous. La tomate est un produit, de nature, relativement acide ; donc aucun problème de conservation en
silo ne se pose, à condition :
Tableau 15 - Valeur alimentaire des raquettes de cactus
• D’entreposer la pulpe sur un plan propre et incliné pour permettre l’écoulement du jus.
MS% UFL PDIN PDIE CA P
/kg MS g/kg MS g/kg MS g/kg MS g/kg MS
• Si la MS est élevée, le tassement du produit est nécessaire pour éviter les poches d’air dans le tas.
• Bien taler la surface du tas pour éviter les poches d’air.
Raquettes de l’année 8,8 0,71 30 60 59 0,8 • Appliquer immédiatement une bâche en plastique hermétiquement fermée qui sera recouverte
Raquettes âgées 11,5 0,44 16 39 45 0,5 de terre et de vieux pneus.

La pulpe de tomate peut être aussi conservée dans des sacs hermétiquement fermés. Ainsi consti-
4.2.3. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS tué, le silo peut conserver l’ensilage des mois sans que la pulpe perde sa valeur nutritive.
Dans les parcours améliorés, le cactus peut être pâturé sur pieds par les ovins ou ramassé, coupé
en morceaux et distribué à l’auge.

Tableau 16- Exemple de calendrier alimentaire (permettant de produire plus que 20 l/vache/j)
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT

Pulpes de
tomates 15 kg 15 kg

Foin 3 à 12 kg
Raquettes
30 à 40 kg
de cactus
Paille 2 à 4 kg Pulpe de tomate bien conservée dans des sacs hermétiquement fermés
Concentré,
correction / 3 à 9 kg NB : LA DENSITÉ DE PRODUIT EST DE 600 À 700 kg/m3.
production
4.1.4. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS
Le niveau de distribution recommandé d’ensilage de pulpes de tomates (kg de produit/tête/jour) est
comme suit.
Tableau 17 - Exemple de rations de base pour vaches laitières (ration de 12 l)
ALIMENTS QUANTITÉ (kg) Tableau 12 - Quantité recommandée de pulpes de tomates pour l’alimentation des ruminants
Foin 6 ANIMAUX QUANTITÉS (kg/ TÊTE/JOUR)
Raquettes de cactus 20 Vaches laitières 15 à 20

Pulpes de tomates 15 Génisses 7à8

Paille 4 Taurillons 10 à 15

Son de blé 2 Chèvres 2à3


Brebis 2 à 3,5

25 22
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

4.1.5. DISPONIBILITÉ
La disponibilité de pulpe de tomate s’étale sur une période allant de fin juin (25 juin) jusqu’à mi-oc-
tobre. Les principales usines d’extraction de jus de tomate en Tunisie sont :

• Jouda et Cap d’or à kairouan


• Sicam à Mdjez El bab (Béja)
• Socodal, Comocap, Brima à Nabeul
• Abida à Dahmeni (Le Kef)

Le coût d’une tonne de pulpes de tomate varie en fonction de sa teneur en MS, l’offre et la demande
de cet aliment et les frais de transport à la ferme. Généralement, il varie de 70 à 100 TND/ tonne.
Une simple comparaison des prix, montre que le prix d’une UFL issue de la paille d’une céréale est Pulpe de tomate utilisée pour l’alimentation des bovins - Préparation de silo taupinière d’ensilage de pulpes de tomates
plus cher que celle issue de la pulpe de tomate :
* PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
• Le prix moyen d’une balle de paille (de 15 Kg) est de 4 TND. • Prévoir une transition alimentaire de 8 à 10 jours.
• Un Kg brut de paille de céréale offre 0,25 UFL 4/(15*0,25) = 1,06 TND • Pour limiter les risques d’acidose, il faut ajouter à la ration :
• Un Kg de pulpes de tomate brute offre 0,18 UFL 70/0,18 = 0,388 TND - Bicarbonate de sodium à raison de 50 à 80 g/vache/j.
- De la paille à volonté.
La valorisation de la pulpe de tomate est donc économiquement intéressante. • Tenir compte de la teneur élevée en cuivre et en soufre et prévoir un complément minéral spécial
sans les deux éléments.

EXEMPLE DE RATIONS POUR VACHES LAITIÈRES


POINTS À RETENIR
La pulpe de tomate est un sous-produit de valeur nutritive intéressante, produit pendant Tableau 13 - Pulpes de tomate : ration 1
une saison de 3 mois/ans, facile à la conservation et offre une UFL à un prix intéressant.
ALIMENTS QUANTITÉ DE MATIÈRE BRUTE (kg)
Pulpes de tomate (30 % MS) 17
[Link] RAQUETTES DE CACTUS Foin (graminée) 2
4.2.1. IMPORTANCE Paille de céréale 2

Le cactus (L’ Opuntia ficus-indica) est d’origine Mexicaine. Il a été introduit en Afrique du Nord au Orge 3
16ème siècle. Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2

Le cactus est utilisé contre la dégradation des sols dans les zones arides, comme fourrage de sou-
dure et pour ses fruits. Tableau 14 - Pulpes de tomate : ration 2
ALIMENTS QUANTITÉ DE MATIÈRE BRUTE (kg)
En Tunisie, dans les zones arides et semi arides et pendant les années de disettes, le cactus consti-
tue une ressource fourragère sur pieds pour l’alimentation du bétail. Pour cette fin, il est utilisé sous Pulpes de tomate (30 % MS) 16
forme de fruits non acceptées par l’homme, de pelures et de raquettes débarrassées d’épines et
Ensilage de maïs (30 % MS) 20
coupées en petits morceaux.
Foin graminée 3
Céréale (orge) 2
Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2

NB : CES DEUX RATIONS PERMETTENT DE COUVRIR LES BESOINS D’ENTRETIEN DE LA VACHE ET UNE PRO-
DUCTION LAITIÈRE ENTRE 14 ET 16 L/J.

Des essais expérimentaux ont montré que, pour l’élevage des génisses, la pulpe de tomate peut
remplacer le foin de luzerne et que des génisses laitières de 400 kg peuvent consommer 5 à 8 kg/
tête/j de cet aliment sans problème.

Cactus épineux utilisé pour l’alimentation des ruminants

24 23
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

4.1.5. DISPONIBILITÉ
La disponibilité de pulpe de tomate s’étale sur une période allant de fin juin (25 juin) jusqu’à mi-oc-
tobre. Les principales usines d’extraction de jus de tomate en Tunisie sont :

• Jouda et Cap d’or à kairouan


• Sicam à Mdjez El bab (Béja)
• Socodal, Comocap, Brima à Nabeul
• Abida à Dahmeni (Le Kef)

Le coût d’une tonne de pulpes de tomate varie en fonction de sa teneur en MS, l’offre et la demande
de cet aliment et les frais de transport à la ferme. Généralement, il varie de 70 à 100 TND/ tonne.
Une simple comparaison des prix, montre que le prix d’une UFL issue de la paille d’une céréale est Pulpe de tomate utilisée pour l’alimentation des bovins - Préparation de silo taupinière d’ensilage de pulpes de tomates
plus cher que celle issue de la pulpe de tomate :
* PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
• Le prix moyen d’une balle de paille (de 15 Kg) est de 4 TND. • Prévoir une transition alimentaire de 8 à 10 jours.
• Un Kg brut de paille de céréale offre 0,25 UFL 4/(15*0,25) = 1,06 TND • Pour limiter les risques d’acidose, il faut ajouter à la ration :
• Un Kg de pulpes de tomate brute offre 0,18 UFL 70/0,18 = 0,388 TND - Bicarbonate de sodium à raison de 50 à 80 g/vache/j.
- De la paille à volonté.
La valorisation de la pulpe de tomate est donc économiquement intéressante. • Tenir compte de la teneur élevée en cuivre et en soufre et prévoir un complément minéral spécial
sans les deux éléments.

EXEMPLE DE RATIONS POUR VACHES LAITIÈRES


POINTS À RETENIR
La pulpe de tomate est un sous-produit de valeur nutritive intéressante, produit pendant Tableau 13 - Pulpes de tomate : ration 1
une saison de 3 mois/ans, facile à la conservation et offre une UFL à un prix intéressant.
ALIMENTS QUANTITÉ DE MATIÈRE BRUTE (kg)
Pulpes de tomate (30 % MS) 17
[Link] RAQUETTES DE CACTUS Foin (graminée) 2
4.2.1. IMPORTANCE Paille de céréale 2

Le cactus (L’ Opuntia ficus-indica) est d’origine Mexicaine. Il a été introduit en Afrique du Nord au Orge 3
16ème siècle. Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2

Le cactus est utilisé contre la dégradation des sols dans les zones arides, comme fourrage de sou-
dure et pour ses fruits. Tableau 14 - Pulpes de tomate : ration 2
ALIMENTS QUANTITÉ DE MATIÈRE BRUTE (kg)
En Tunisie, dans les zones arides et semi arides et pendant les années de disettes, le cactus consti-
tue une ressource fourragère sur pieds pour l’alimentation du bétail. Pour cette fin, il est utilisé sous Pulpes de tomate (30 % MS) 16
forme de fruits non acceptées par l’homme, de pelures et de raquettes débarrassées d’épines et
Ensilage de maïs (30 % MS) 20
coupées en petits morceaux.
Foin graminée 3
Céréale (orge) 2
Complément minéral (ni Cu ni S) 0,2

NB : CES DEUX RATIONS PERMETTENT DE COUVRIR LES BESOINS D’ENTRETIEN DE LA VACHE ET UNE PRO-
DUCTION LAITIÈRE ENTRE 14 ET 16 L/J.

Des essais expérimentaux ont montré que, pour l’élevage des génisses, la pulpe de tomate peut
remplacer le foin de luzerne et que des génisses laitières de 400 kg peuvent consommer 5 à 8 kg/
tête/j de cet aliment sans problème.

Cactus épineux utilisé pour l’alimentation des ruminants

24 23
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

4.1.2. VALEUR ALIMENTAIRE


D’après le comité national des coproduits en France, la valeur alimentaire de la pulpe de tomate est
résumée dans le tableau ci-dessous.

Tableau 11 - Valeur alimentaire de la pulpe de tomate


MS (%) UFL/kg MS UFV/kg MS PDIA/g MS PDIN/g MS PDIE/g MS
Cactus épineux débarrassé de ses épines Raquettes de cactus
27 0,62 0,49 85 140 120
par incinération coupées en morceaux

4.2.2. VALEUR ALIMENTAIRE 4.1.3. CONSERVATION


La valeur alimentaire des raquettes de cactus est résumée dans le tableau ci-dessous. La tomate est un produit, de nature, relativement acide ; donc aucun problème de conservation en
silo ne se pose, à condition :
Tableau 15 - Valeur alimentaire des raquettes de cactus
• D’entreposer la pulpe sur un plan propre et incliné pour permettre l’écoulement du jus.
MS% UFL PDIN PDIE CA P
/kg MS g/kg MS g/kg MS g/kg MS g/kg MS
• Si la MS est élevée, le tassement du produit est nécessaire pour éviter les poches d’air dans le tas.
• Bien taler la surface du tas pour éviter les poches d’air.
Raquettes de l’année 8,8 0,71 30 60 59 0,8 • Appliquer immédiatement une bâche en plastique hermétiquement fermée qui sera recouverte
Raquettes âgées 11,5 0,44 16 39 45 0,5 de terre et de vieux pneus.

La pulpe de tomate peut être aussi conservée dans des sacs hermétiquement fermés. Ainsi consti-
4.2.3. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS tué, le silo peut conserver l’ensilage des mois sans que la pulpe perde sa valeur nutritive.
Dans les parcours améliorés, le cactus peut être pâturé sur pieds par les ovins ou ramassé, coupé
en morceaux et distribué à l’auge.

Tableau 16- Exemple de calendrier alimentaire (permettant de produire plus que 20 l/vache/j)
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT

Pulpes de
tomates 15 kg 15 kg

Foin 3 à 12 kg
Raquettes
30 à 40 kg
de cactus
Paille 2 à 4 kg Pulpe de tomate bien conservée dans des sacs hermétiquement fermés
Concentré,
correction / 3 à 9 kg NB : LA DENSITÉ DE PRODUIT EST DE 600 À 700 kg/m3.
production
4.1.4. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS
Le niveau de distribution recommandé d’ensilage de pulpes de tomates (kg de produit/tête/jour) est
comme suit.
Tableau 17 - Exemple de rations de base pour vaches laitières (ration de 12 l)
ALIMENTS QUANTITÉ (kg) Tableau 12 - Quantité recommandée de pulpes de tomates pour l’alimentation des ruminants
Foin 6 ANIMAUX QUANTITÉS (kg/ TÊTE/JOUR)
Raquettes de cactus 20 Vaches laitières 15 à 20

Pulpes de tomates 15 Génisses 7à8

Paille 4 Taurillons 10 à 15

Son de blé 2 Chèvres 2à3


Brebis 2 à 3,5

25 22
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

[Link] PULPES DE TOMATES [Link] PULPES DE BETTERAVE

DEFINITION: La pulpe de tomate ap- DEFINITION: C’est la masse des tissus végétaux de la racine épuisés en leurs éléments so-
pelée encore drêche est le résidu du lubles lors de la fabrication industrielle du sucre. Les pulpes de betterave sont caractérisées
concentré du jus de tomate. Elle est par une teneur élevée en cellulose très peu lignifiée, une haute digestibilité, une haute valeur
composée des peaux (46 %) pépins et énergétique, un faible encombrement et une possibilité de conservation en vrac (silo couloir ou
pédoncules (54 %) parfois mélangées à taupinière).
des feuilles.

4.1.1. COMPOSITION CHIMIQUE


D’après le comité national des coproduits en France, l’analyse de 15 échantillons de pulpe de to-
mate donnent les valeurs indiquées dans le tableau ci dissous.

Tableau 10 - Composition chimique de la pulpe de tomate


VALEUR MOYENNE INTERVALLE DE VARIATION

Matière sèche (%) 27 20 - 35


Matières minérales (% MS) 5 3,5 - 6 Pulpes de Betterave

Matières azotées totales (% MS) 22 18 - 26


4.3.1. VALEUR NUTRITIONNELLES
Cellulose brute (% MS) 34 27 - 41
Les valeurs nutritionnelles de la pulpe de betterave sont mentionnées dans le tableau suivant.
Matière grasse (% MS) 15 12 - 19
Calcium (g/kg MS) 3 1,8 – 4,2 Tableau 18 - Valeurs nutritionnelles de la pulpe de betterave par kg MS
Phosphore (g/kg MS) 3 3,1 - 4 MS % UFL PDIN PDIE CA P
Potassium - 7 - 10 28 1,01 60 84 13 1
Magnésium - 2,1 - 2,2
Manganèse - Faible à très faible
4.3.2. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS
Cuivre - 15 - 20
Lors de l’utilisation des pulpes de betteraves, il est conseillé de prévoir une transition alimentaire et
Zinc - Faible à très faible
veiller à avoir une teneur en fibre suffisante de la ration.
Soufre - 1,7 - 1,9
Tableau 19 - Quantité recommandée de pulpes de betterave pour l’alimentation des ruminants
VACHES LAITIÈRES TAURILLONS PETITS RUMINANTS
5 à 10 kg 5 à 10 kg 0,5 à 1 kg

NB : LA COMPOSITION DE LA PULPE DE TOMATE VARIE SELON :


[Link] MÉLASSE DE BETTERAVE
• Les variétés de tomate.
• Les méthodes de récolte.
• Les technologies d’extraction du jus. DÉFINITION: C’est un liquide visqueux brun foncé constitué par le résidu sirupeux recueilli lors
La forte teneur en soufre et en cuivre s’explique par des traitements fongiques répétés. de la fabrication ou raffinage du sucre provenant de la betterave.

21 26
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

[Link] ET INCONVÉNIENTS DES DEUX TECHNIQUES


DE CONSERVATION
Tableau 9 - Comparaison entre les deux techniques de conservation
TECHNIQUES AVANTAGES INCONVÉNIENTS
ENSILAGE Le fourrage ensilé étant moins mûr, sa L’exploitation de l’ensilage nécessite beau-
valeur nutritionnelle est plus élevée. coup plus de précautions lors de la distribu-
Par apport au foin, l’ensilage libère la tion aux animaux.
terre plus tôt ; ce qui facilite le semis
des cultures d’été.
Economiquement pour le même four-
rage, la production et la conservation
Mélasse de betterave d’une UF par voie humide est moins
4.4.1. VALEURS NUTRITIONNELLES chère que par voie sèche.
FOIN Grâce à de sa teneur élevée en MS, le Pendant l’opération du fanage, il y a un
Les valeurs nutritionnelles de la mélasse de betterave sont mentionnées dans le tableau suivant. foin est beaucoup plus facile à la dis- risque de perte d’un pourcentage des
tribution et à la commercialisation que feuilles, surtout pour les légumineuses, et
Tableau 20 – Valeur alimentaire de mélasse de betterave l’ensilage. des tiges, notamment pour les céréales
MS % UFL PDIN PDIE CA P coupées tard. Le foin est donc de valeur
nutritionnelle moins élevée comparé à
75 0,94 58 60 3,5 0,3
l’ensilage.

4.4.2. UTILISATION DANS L’ALIMENTATION DES RUMINANTS


La mélasse est souvent utilisée pour améliorer l’appétibilité des fourrages ou des sous-produits dif-
ficilement acceptés par les animaux. Elle devrait être incorporée en faibles quantité : 4. SOUS-THÈME "VALORISATION DES RESSOURCES
• 1 kg/j pour les bovins adultes. ALTERNATIVES DISPONIBLES"
• 200 g/j pour les ovins.

La mélasse mélangée avec les fourrages médiocres améliore à la fois la valeur nutritive et l’appé-
tibilité. En pratique, on peut mélanger 1 kg de mélasse avec 5 kg de MS de fourrage (foin, paille,
ensilage).
Connaissances à acquérir : • Connaître les ressources alimentaires alternatives.
les participants devraient savoir • Connaître les possibilités de valoriser les sous-produits de
l’agro-industrie disponibles dans la région.
Compétences à acquérir : • Maîtriser la valorisation des sous-produits.
les participants devraient être capable de • Utiliser les pulpes de tomates, le cactus haché, les pulpes
faire de betteraves,…. dans la ration des vaches laitières
Attitude à promouvoir : • Une attitude positive et ouverte envers le potentiel et l’utili-
les éleveurs devraient pratiquer de jour sation des ressources alimentaires alternatives.
en jour
Preuve pour la formation des forma- • Décrire les méthodes de valorisation des sous-produits.
teurs : que l'étudiant / participant a assi-
milé et peut appliquer le contenu
Preuve pour la formation des éleveurs • Citer les différents sous-produits agricoles de la région.
que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu

INTRODUCTION
Parmi les ressources alternatives disponibles qu’on peut intégrer dans la ration des ruminants en
particulier les vaches laitières, on trouve les pulpes de tomates, les pulpes de betteraves, la mélasse
de betterave, le cactus…

27 20
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

ANNEXES
FICHES TECHNIQES POUR LE MODULE «MAÎTRISE DES
SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES»

LISTE D’ANNEXES :
Protéger le foin des ravageurs
• ANNEXE 1 : Quelques bonnes pratiques jugées importantes
• ANNEXE 2 : Fiches techniques des espèces fourragères:
1. La luzerne pérenne (Médicago sativa)
Exploitation du foin 2. Le maïs fourrager (Zea mays)
3. Le sorgho fourrager (Sorghum spp.)
La distribution du foin de bonne qualité est béné- 4. Le bersim (Trèfle d’Alexandre : Trifolium alexandrinum )
fique pour les vaches laitières et les génisses ainsi 5. L’orge (Hordeum vulgare L.)
que pour l’élevage des jeunes. Selon la disponibi- 6. Le ray-grass d’Italie ( Lolium multiforum Lam.)
lité des autres fourrages, le foin est introduit dans 7. L’avoine fourragère (Avena sativa)
la ration de base des vaches laitières à raison de 8. Le triticale (Triticosecale)
3 à 12 kg/vache /j. 9. Le Sulla (Hedysarum coronarium L.)
10. La vesce commune (Vicia sativa)

3.2.2. APPRÉCIATION DE LA QUALITÉ DU FOIN

L’odeur Couleur :

Recherchée : Odeur fraîche et agréable Recherchée : Vert foncé


Rejetée : Odeur moisie pourrie Rejetée : couleur étrangère (brun foncé,
blanchâtre)

La texture Présence de poussière

Recherchée : Texture souple. Recherchée : absence de poussières


Indésirable : beaucoup de poussières

REMARQUE
Chez plusieurs éleveurs, les refus de fourrages grossiers (principalement foin et paille) sont
parfois énormes et nécessitent l’intervention par hachage ; ceci pour améliorer le taux d’inges-
tion (surtout chez les petits ruminants).

Le refus des fourrages grossiers nécessite une valorisation par hachage

19 28
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

ANNEXE 1 : QUELQUES BONNES PRATIQUES JUGÉES 3.2. LE FOIN


IMPORTANTES
DEFINITION: Le foin est un fourrage coupé, séché et ramassé correctement. Il s’agit de réaliser
L’ÉCONOMIE DE L’EAU D’IRRIGATION une conservation de la qualité du fourrage en amenant sa teneur en eau à un maximum de 15
% qui ne permet plus aux micro-organismes et aux moisissures de se développer et se multiplier.
La Tunisie est classée parmi les pays les plus pauvres en eau dans le monde. Ce problème devient
de plus en plus sévère et l’économie rationnelle des ressources en eau devient aujourd’hui une
priorité et une urgence.
Aujourd’hui, les changements climatiques condamnent la production fourragère en sec dans plus de
75 % des gouvernorats de la Tunisie, ce qui fait appel à l’irrigation.
La technique d’irrigation la plus répandue chez les petits et les moyens agriculteurs en Tunisie est
l’aspersion à moyenne pression (2 à 3 bars).
Des mesures ont montré que le débit d’un asperseur correspond à une pluviométrie qui varie entre 5
à 8mm/heure ; ceci selon sa portée et sa pression de service. Les doses d’irrigation recommandées
varient de 20 à 50 mm soit 4 à 8 h d’aspersion selon la nature du sol, les réserves utiles d’eau dans
le sol et le stade végétatif de la plante.
Fourrage coupé, fané et mis en balles

3.2.1. CONDITIONS POUR RÉUSSIR LE FOIN


• Perte d’eau.
• Lessivage des engrais (ammonitrate). 1. Faire le bon choix des variétés à faner et pra- fourrage. Plus bas, le temps de séchage
• Asphyxie de la plante et chute du rendement. tiquer une bonne conduite de la culture. sera plus long et le risque de souillure du
2. Préparer le matériel du chantier. : végétal augmente.
L’uniformité de la distribution de l’eau d’irrigation est aussi un facteur important pour rentabiliser la • Préparer et entretenir le matériel néces- 5. Bien faner le fourrage :
production. La disposition des asperseurs la plus adaptée, surtout dans les zones venteuses, est la saire avant d’entamer le chantier de fa- • Retourner le fourrage coupé afin de l’aé-
disposition en carrée. nage (tracteurs, remorques, faucheuses, rer pour sécher toutes les parties du vé-
Les asperseurs sont espacés et déplacés de la même distance D=√2xP (P= la portée de l’asper- râteaux, ramasseuses presses…) ; gétal jusqu’à atteindre 85 % de MS.
seur). Cette disposition permet d’avoir un chevauchement des superficies irriguées sur une distance • Prévoir et commander les pièces de re- • Ramasser rapidement le foin séché sans
d = 0,6 afin d’améliorer le coefficient d’uniformité de la distribution de l’eau d’irrigation. change consommables (roulements, trop presser les balles
lames de coupes, boulons, courroies…)
6. Bien stocker le produit
Exemple : 3. Respecter le stade de coupe
Pour un type d’asperseur de portée P = 15 m • Stocker le produit à l’abri des aléas cli-
4. Quand et comment faucher ?
La distance d’écartement des asperseurs est D = √2 x 15 = 21 m matiques et des ravageurs dans un em-
• Prévoir le chantier de récolte sur une
plage de 4 à 5 jours de beau temps (in- placement non hydromorphe et en légère
formation disponible sur la météo par mi- pente ;
crorégions). • Isoler la base de la meule de l’humidité du sol
• Faucher juste après la levée de la rosée • Orienter la meule en longueur dans le
D = 21 m sens des vents dominants ;
soit en fin de la matinée, l’herbe sur pied
……X…………… ……X…………………X…………………X………………….X • Isoler la première couche de la meule par
évacue plus rapidement l’humidité de la
nuit que l’herbe coupée tôt le matin. une couche de pierres, pneus usés ou
• Faucher à une hauteur de 6 - 7 cm pour des piquets en bois Cette méthode per-
assurer une circulation de l’air sous le met de minimiser la perte du foin conservé.

D = 21 m
……X…………… ……X…………………X…………………X………………….X

Emplacement des asperseurs

Figure 1 - Emplacement des asperseurs

Conditions du stockage du foin

29 18
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

1. ASSURER UNE FERMETURE HERMÉTIQUE DU SILO LE RÉGLAGE DU SEMOIR


De préférence, la fermeture totale du silo est faite le jour même sinon le lendemain. La meule est
montée couche par couche (de 20 cm) en chargeant, toujours, plus l’axe central afin de donner, dès Un bon réglage du semoir permet d’appliquer correctement la dose de
le départ, une forme bombée au tas. L’étanchéité est obtenue par l’application d’une bâche plastique semis.
imperméable, résistante à l’étirement et aux chocs, en bandes déroulées dans le sens de la largeur Les semoirs sont généralement équipés par des guides qui aident les
du silo et qui se chevauchent sur 20 à 30 cm. Le placage de la bâche sur la masse se fait à l’aide de agriculteurs à appliquer la dose recommandée. En cas de doute ou de
vieux pneus, sacs de sable, terre… problème, on procède de la manière suivante :
Si
2. MAINTENIR UNE BONNE QUALITÉ D’ENSILAGE DÉSILÉ D = dose de semis (kg/ha)
L’avancement du front d’attaque du silo après son ouverture doit être tel qu’il permette d’éviter le L = largeur du travail du semoir (m)
développement des moisissures et des fermentations indésirables. Des précautions doivent être P = périmètre de la roue du semoir (m)
prises pour limiter la pénétration de l’air par le front d’attaque provocant des réactions indésirables. Q = quantité de semences recueillie après N tours de la roue du semoir.
• Les bâches devraient être fortement appuyées au-dessus du front d’attaque.
• L’avancement du front d’attaque devrait être rapide (20 cm/jour). On exécute des tentatives en changeant les manettes de réglage des
• Les coupes dervraient être franches sans fissuration doses jusqu’ à avoir une valeur égale ou très proche de Q tel que Q (g)=
• Veiller aussi à retirer quotidiennement le refus des auges. L x P x N x D/10.

Selon la saison, la disponibilité d’autres fourrages et la nature de l’ensilage, la quantité introduite Exemple
dans la ration de base des vaches laitières varie entre 10 et 30 kg/vache/jour. Pour l’engraissement, Pour : D = 20 kg/ha ; L = 3 m ; P = 2 m et N = 50 tours
l’ensilage a montré de bons résultats. Q = 3 x 2 x 50 x 20/10 = 600 g.
On peut accepter une valeur se situant entre 590 et 610 g.
3.1.3. APPRÉCIATION DE LA QUALITÉ DE L’ENSILAGE
LE RÉGLAGE DU PULVÉRISATEUR
Une altération des caractères organoleptiques est généralement le reflet d’une déviation Les pesticides doivent être appliqués selon les doses re-
fermentaire indésirable. commandées afin d’être efficaces.

L’odeur Si :
Recherchée : odeur agréable, légèrement acide et aromatique V = vitesse d’avancement du tracteur en km/h
Rejetée : absence d’odeur ou odeur désagréable : franchement ou fortement acide, pi- Dp = débit de la rampe du pulvérisateur en (l/s) sous une
quante, irritante. pression bien déterminée
L = largeur du travail du pulvérisateur (m)
La consistance D = dose recommandée du produit dilué (l/ha)
Recherchée : conservation d’une structure qui permet de reconnaitre des fractions de V = 3,6 x 104 Dp/(L×D)
tiges et de feuille.
Rejetée : absence de structure, consistance molle, pâteuse, gluante. Exemple
Si le débit de la rampe est mesuré sous une pression de service bien déterminée :
La couleur : Dp = 0,5 l/s L = 12 m D = 300 l/ha
Recherchée : Couleur jaune à jaune vert
Rejetée : Couleur étrangère souvent signe de contamination fongique : V= 3,6 104 x 0,5/3600 = 5 km/ha
*Noire : Ensilage pourri à ne pas utiliser,
*Noire tachetée de blanc : Ensilage moisi impropre à la consommation. Le chauffeur doit régler la vitesse d’avancement du tracteur à V= 5 km/h.

Le pH PRÉCAUTIONS À PRENDRE :
Recherché : 3,5 < pH < 4,2 • Bien diagnostiquer le ravageur et choisir le produit approprié.
Rejeté : pH > 4,6 • Respecter les doses homologuées.
• Traiter tôt le matin ou tard l’après-midi et éviter les fortes chaleurs, le vent, la pluie et tout autre
SAVOIR DAVANTAGE : facteur de stress pour la plante.
• L’addition de conservateurs au fourrage ensilé est possible, leur rôle est d’activer la fer- • Etre prudent, car un produit phytosanitaire est généralement dangereux.
mentation lactique, d’éviter la fermentation nuisible et de minimiser les pertes par écoule-
ment de jus et par refus. Parmi les conservateurs, on cite la mélasse, la pulpe de bette-
rave et le son de blé. DÉFINITION: Le réglage de l’épandeur d’engrais
• La masse volumique de l’ensilage varie entre 150 et 200 kg MS/m.3 se fait de la même manière. Toutefois, il faut
• Un silo couloir peut être considéré comme un parallélépipède : V (m3) = Longueur x Lar- prendre quelques précautions avec un petit che-
geur x Hauteur vauchement lors des passages.

17 30
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

ANNEXE 2 : FICHES TECHNIQUES DES ESPÈCES FOURRAGÈRES 3.1.2. CONDITIONS POUR RÉUSSIR UN ENSILAGE
1. Faire le bon choix la variété à ensiler et pratiquer une bonne conduite de la culture.
1. LA LUZERNE PÉRENNE (MÉDICAGO SATIVA)
2. Préparer le matériel du chantier :
La luzerne est une légumineuse vivace qui fournit le plus de protéines et qui présente beaucoup d’avantages. • Préparer et entretenir le matériel nécessaire avant d’entamer le chantier d’ensilage (trac-
On l’a d’ailleurs appelée « la reine des cultures fourragères » teurs, ensileuses, remorques).
• La luzerne tolère bien le stress salin ; elle peut tolérer la salinité des eaux d’irrigation jusqu’à 4,5 g/l. • Prévoir et commander les pièces de rechange consommables (roulements, lames de
• Grâce à son système racinaire pivotant qui dépasse les 2 m, la luzerne peut échapper au stress hydrique. coupes, boulons, courroies…).
• Dans plusieurs régions du centre et du sud de la Tunisie, sa production est étalée sur 10 à 11 mois par an. 3. Respecter le stade de coupe.
• La luzerne est une plante mellifère très appréciée par les abeilles.

Stade de coupe respecté Hauteur de coupe respectée Déchargement du fourrage Un tracteur conçu pour
sur une terre paillée le tassement

1.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN 1. RESPECTER LA HAUTEUR DE COUPE : rage de la fermentation : brins moins de 2 cm de
La fauche doit être suffisament haute pour évi- long pour l’ensilage de maïs et moins de 5 cm
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE ter le contact avec le sol et la contamination du pour l’ensilage d’herbe.
Type de sol : Pro- Fumier :30 t/ha Date : P1 (mars-avril) Besoin en eau (9000 Avant et durant l’ins- fourrage avec les saletés et la terre. Un nivelle-
3
fond, bien drainé, pH Phosphate : 200 à P2 (septembre- oc- à 12000 m /ha). tallation : contre les ment lors de la préparation du lit de semence est 4. RÉALISER UN BON TASSEMENT DU FOUR-
(6,5 à 8). 300 kg/ha de Super tobre). Besoin d’irrigation adventices pérennes. primordial. RAGE :
Préparation du sol : 45 (à l’installation). Dose : 15 à 25 kg/ : 4000 à 9000 m3/ha - Herbicide contre le La présence d’air dans le silo ralentit l’acidifica-
• Labour : 25 à 30 cm 100 à 200 kg/ha de ha selon le mode de selon les précipitations . chiendent à base de
2. EMPLACEMENT DES SILOS : tion rapide du fourrage, indispensable pour as-
suivi des recroise- Super45/an (déc- semis. cycloxidime cc 100g/l
ments et roulage janv). Profondeur : 1 à 2 (1,5 à 2 l/ha) à titre
Les silos sont construits sur un terrain sain pré- surer sa bonne conservation. Un tassement ré-
nécessaire. Potasse : 50 à 100 cm. d’exemple. sentant une légère pente (2 à 4 %), proche de gulier et énergique de ce dernier (et cela d’autant
kg/an de sulfate de Variétés disponibles : l’étable. Ils reposent, de préférence, sur une plus que sa teneur en matière sèche est élevée)
potasse selon l’apport Luzerne de Gabes, dalle de béton, ou à défaut de disponibilité sur et une fermeture rapide (un à deux jours dès le
de fumier. Siriver, Prosmenti. une bâche ou de la paille, assurant une étan- début du chantier) et étanche du silo permettent
Le prix est situé entre chéité vis-à-vis des infiltrations d’eau et des sa- de limiter la présence de l’air. Il faut éviter la pol-
10 et 20 TND/kg. lissures provenant du sol. lution de la biomasse avec de la terre en contrô-
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES lant la propreté des roues du tracteur réservé à
• Les insectes (noctuelles) : symptômes : feuilles et/ • Pythium, Fusarium : maladies fongiques favorisées 3. CHOISIR LA BONNE TAILLE DE HACHAGE cette tâche. Il faut également éviter la construc-
ou gousses attaquées. par la température et l’humidité élevées et causant DU FOURRAGE : tion des silos de largeur inférieure à 5 m pour
• Lutte : Insecticide à base de chlorantraniprole c = la fonte de semis avant et après la levée (plantes Le fourrage récolté doit être haché finement pour échapper au risque de dérapage du tracteur lors
45g/l ou à base de benzoate d’émamectine à 5%. affaiblies ou meurent prématurément). permettre un bon tassement et un bon démar- du tassement du fourrage.
- Un traitement des semences par un fongicide à
base de propamocarbe 725 g/l est efficace.
• Cuscute (plante parasite non chlorophyllienne qui se
développe à partir de suçoirs plantés)
- Lutte (préventive) : semences propres d’origine
connue, matériel propre…
- En cas de début d’infestation : un brûlage avec de la
paille ou chimique (à base de chlorthal) de la superfi-
cie touchée.

Fermeture hermétique du silo

31 16
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

Dans les grandes fermes, le problème de matériel ne se pose pas. En revanche, chez les petits et 1.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION
moyens éleveurs ce problème est un facteur freinant la production d’un fourrage de qualité.
Dans ce cadre, les petits et moyens éleveurs de la même région devraient s’unir pour réussir leurs VALEUR
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUE
chantiers d’ensilage et/ou de foin : NUTRITIVE / kg MS
• A court terme, les éleveurs peuvent s’organiser pour assurer une location commune du matériel Affouragement en vert • 70 à 100 tonnes de UFL= 0,75 • Il est préférable de lais-
nécessaire pour la réussite du chantier. ou production de foin. verdure /ha /an en 6 à PDIE = 130 g ser une luzernière fleurir
• A moyen ou à long terme, les éleveurs devraient s’orienter vers la création de sociétés mutuelles • Le foin de luzerne est 10 coupes soit (10 à 15 t PDIN = 157 g au moins une fois par an
de services agricoles capables de résoudre la plupart de leurs problèmes et d’optimiser la renta- de bonne valeur nutritive MS/ha). Ca = 20 g car c’est bénéfique pour
bilité de leurs élevages. à condition de réussir le P=3g le rendement.
chantier. • La luzerne est une
3.1.L’ENSILAGE • Pâturer la luzerne, légumineuse qui fixe
3.1.1. DÉFINITION provoque un risque de l’azote atmosphérique
météorisation ; c’est par le système racinaire.
Le terme ensilage désigne tout à la fois : pourquoi la quasi-totalité Après 5 ans, une luzer-
• La technique de conservation des aliments par acidification anaérobie contrôlée de la luzerne devrait être nière laisse le sol riche
• Le produit fini, stabilisé qrâce à un pHacide (3,8 - 4,2) et variablement conditionné ( silos taupi-- fauchée. en azote.
nière, silo couloir, silo boudin ou balles enrubannées).

1.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


LA LUZERNE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT

LUZERNE
25 kg 20 kg
(2-5 ANS)
SORGHO 25 kg 20 kg
Silo taupinière Silo couloir Balles enrubannées
ORGE EN
30 kg
VERT
ENSILAGE : technique de conservation par voie humide, faisant appel à l’anaérobiose et à une BERSIM 30 kg
fermentation acidifiante à dominate lactique afin de minimiser les pertes de matières sèche, de
valeur alimentaire et d’éviter le développement de micro organismes indésirables. PAILLE 4 kg

CONCENTRÉ 3 à 9 kg

Les fourrages verts (herbe des graminées, maïs plante entière, céréales immatures, mélange
graminée- légumineuse) ou co-produits humides issus des industries agroalimentaires et des 2. LE MAÏS FOURRAGER (ZEA MAYS)
cultures (pulpes de tomate, pulpes de betterave, grignions d’olive…) peuvent ainsi être conservés
durablement.

Tableau 8 - Stade d’exploitation des différents fourrages


FOURRAGE STADE DE COUPE
Herbe de fétuque, ray-grass, dactyle Epiaison (22 à 24 % MS)
Orge, avoine, triticale, sorgho mono-coupe Laiteux- pâteux (28 %)
avec grains
Maïs Pâteux (35 % MS)
Sorgho fourrager multi-coupes A partir de 27% de MS

15 32
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

2.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN


NB: LES FRAIS D’INSTALLATION (PRÉPARATION DU SOL ET SEMIS) SONT DIVISÉS
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE SUR 5 ANS (DURÉE MOYENNE D’UNE LUZERNIÈRE)
Type de sol : Préfère Fumier : 20 à 30 t/ha Date Besoin en eau Intervention méca-
le sol profond à texture Phosphate : Lors Semis échelonné. 9000 à 10000 m 3/ha nique ou manuelle Pour une Teneur en MS de 17 % , La quantité produite sera de : 60 * 17 %= 10,2 Tonnes MS/ha
fine, bien drainé à pH de la préparation Dose : selon le mode de Besoin d’irriga- et/ ou chimique ou Pour une valeur alimentaire de 0,7 UFL/kg de MS ; un hectare produit :
(5,5 à 7). du sol. semis et la destination : 20 tion : 6000 à 8000 intégrée. 0,7 * 10,2 * 1000 = 7140 UFL.
Préparation du sol : Potasse : 50 à 100 à 30 kg/ha pour l’ensilage m3 /ha soit 8 à 14
• Labour : 25 à 30 cm unités de K2O (soit • 6 à 10 plantes par m2 irrigations. Coût de production d’une UFL (TND) = (Charges totales + valeur locative de la
• Croisement : un lit de 100 à 200 kg de selon la variété. terre) /Quantité UF produites
semis pas trop fin sulfate de potasse) • 40 à 50 kg/ha pour l’af-
• Roulage : souhaitable selon l’apport du fouragement en vert.
Exemple : Valeur locative de la terre = 500 TND/ha
après semis. fumier. Profondeur : 4 à 5 cm
Coût de production d’une UFL= 0,456 TND
Azote : 200 à 250 Variétés disponibles :
kg/ha fractionnés en Variété locale sur le mar-
2 ou 3 apports. ché pour l’affourage-ment
en vert.
• Hybride importée pour
l’ensilage (Klips, Avelin…)
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES
3. SOUS-THÈME "TECHNIQUES DE CONSERVATION DES
FOURRAGES"
• Traiter les semences contre
l’oscinie et les taupins.
• Lutter contre la sésamie (noctuelle du maïs)
par un insecticide à base de chlorpyriphos-éthyl Connaissances à acquérir : • Connaître les différentes techniques de conservation des
480 g/l. les participants devraient savoir fourrages.
• Connaître la valeur nutritive des fourrages conservés.
• Savoir choisir une technique de conservation adaptée aux
besoins du cheptel et à la région ainsi que les espèces
fourragères à conserver.
2.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION Compétences à acquérir : • Maîtriser la conservation et le stockage des fourrages.
les participants devraient être capable de • Maîtriser la conservation des fourrages par voie humide
faire (technique d’ensilage).
VALEUR • Savoir utiliser les fourrages conservés.
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUE
NUTRITIVE / kg MS • Estimer les pertes à la conservation.
A partir du stade 40 à 45 t/ha soit (6500 à UFL= 0,78 Le maïs est une plante Attitude à promouvoir : • Être attentif à la production et au bon stockage pour assu-
laiteux : affouragement 8000 UFL/ha). PDIE = 50 g exigeante en eau (qualité les éleveurs devraient pratiquer de jour rer la qualité.
en vert. PDIN = 44 g et quantité) par rapport en jour
• Stade pâteux : produc- Ca = 3,5 g au sorgho fourrager et la
Preuve pour la formation des éleveurs: • Décrire les techniques de conservation.
tion d’ensilage. P = 2,2 g luzerne. que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu

INTRODUCTION
Pendant les pics de production des fourrages et des sous-produits agricoles et agro-industriels,
deux principales techniques de conservation et de stockage de l’excès sont envisageables :
• Conservation par ensilage.
• Conservation par fanage.
La récolte se fait au stade optimum de la valeur alimentaire des fourrages. Retarder ce stade c’est
pénaliser la qualité ; et à partir d’une certaine limite, l’apport supplémentaire en quantité de matière
sèche ne compense plus la perte de qualité. La date de récolte objective des fourrages dépend entre
autres des prévisions météorologiques et de la disponibilité du matériel et équipements nécessaires.

33 14
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

2.5. ESTIMATION DU COÛT DE PRODUCTION D’UNE UFL 2.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE MAÏS
L’estimation du coût d’une UFL au sein d’une exploitation permet d’inciter l’éleveur à l’enregistre- SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
ment des données. Cette estimation reflète aussi le degré de maîtrise des techniques de la produc- -
tion fourragère. Cette estimation se fait en effectuant les calculs suivants : LUZERNE 25 kg 20 kg
Exemple : Estimation du coût de production de la luzerne MAÏS EN
25 kg 20 kg
VERT
Tableau 5 – Type de production ENSILAGE
30 kg
DE MAÏS
DÉSIGNATION QUANTITÉ PRIX UNITAIRE TOTAL (TND)
(TND) BERSIM 30 kg
Semence (Ql) PAILLE 4 kg
Foin (Balles) CONCENTRÉ 3 à 6 kg
Paille (Balles)
Verdure (Tonnes) 60 [Link] SORGHO FOURRAGER (SORGHUM SPP.)
TOTAL 1 60
Le sorgho fourrager est une plante qui tolère, à la fois, la salinité (jusqu'à 3 g/l) et le stress hydrique.

Tableau 6 – Calcul des coûts d’intrants


INTRANTS QUANTITÉ PRIX UNI- TOTAL (TND)
TAIRE (TND)
Semences (kg) 25 16 80
Eau d'irrigation (m3) 8000 0,1 800
Phosphate Super 45 (kg) 250 0,5 125
Sulfate de potasse (kg) 100 1,8 180
Produits Phytosanitaires
TOTAL 2 1185 3.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN
Tableau 7 – Calcul des coûts de mécanisation et de main d’oeuvre SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION
QUANTITÉ PRIX UNITAIRE TOTAL (TND) Type de sol : large Phosphate : 200 kg/ha Date :(mi-mars-fin mai). Besoin en eau : 9000 à
(TND) gamme de sols (du plus de Super 45 Dose : 15 à 25 kg/ha 10000 m3/ha.
léger au plus lourd), pH Azote : 100 à 150 kg/ selon le mode de semis. Besoin d’irrigation :
Labour (h) 5 30 30 (150/5)
(4,5 à 8). ha après levée et après Profondeur : 2,5 à 3,5 cm 7000 à 7500 m3 soit 12
Recroisements (h) 3 30 18 (90/5) Préparation du sol : chaque coupe. Variétés : Variétés à 15 irrigations.
Fertilisation et pulvérisation (h) 3 30 90 • Labour :15 à 25 cm importées : Sugargraze,
• Croisement : jusqu’à Hay-man, Mataco…
Semis (h) 1 30 6 (30/5) obtention d’un bon lit de
Roulage (Avant et après semis) 1 (2*0,5) 30 6 (30/5) semis.
• Roulage : Préférable
Fauche 7 30 210
après semis.
Moissonneuse batteuse 0 0
Mise en balles 0 0 3.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION
Transport et distribution 7 30 210
EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / KG MS REMARQUE
Main d’œuvre (Jours) 50 20 1000
TOTAL 3 1570 • 60 à 80 cm de hau- 80 à 100 t de Verdure: Ensilage: Comparé au maïs, le
teur : Affourragement verdure /ha soit 10 à UFL = 0,76 UFL = 0,7 sorgho tolère bien la
en vert. 12 t MS/ha. PDIE = 81 g PDIE = 55 g salinité et le stress
CHARGES TOTALES (TOTAL 2 + TOTAL 3) 2755
• Epiaison - floraison: PDIN = 54 g PDIN = 45 g hydrique.
Coût de production (TND/Tonne MB) = 46 ensilage ou foin (27 % Ca = 5,9 g Ca = 6,1 g
de MS au moins). P = 1,4 g P = 2,2 g

13 34
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

3.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE MAÏS 2.2.4. LE DÉSHERBAGE


SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT • Le désherbage et la lutte contre les maladies et les ravageurs sont rarement appliquées en pro-
duction fourragère. L’intervention est cependant justifiée voire cruciale pour le cas de la première
LUZERNE 25 kg 20 kg année d’installation d’une luzernière ainsi que le cas d’une culture destinée pour la production
MAÏS
des semences/grains.
25 kg 20 kg
• Le désherbage ne se pose pas pour les cultures fourragères étouffantes et/ou à multi-coupes.
ORGE EN
30kg
C’est le cas de la vesce, du bersim et du ray-grass.
VERT
BERSIM
2.2.5. L'EXPLOITATION
30 kg
• La date de récolte se situe au stade optimum de la valeur alimentaire des fourrages. Elle est
PAILLE 4 kg généralement atteinte au début de l’épiaison pour les graminées, au début du bourgeonnement
CONCENTRÉ pour les légumineuses, au stade laiteux pour les céréales (orge, triticale, avoine…) et à l’état
3 à 6 kg
pâteux du grain pour le maïs.
• Le foin des légumineuses en particulier la luzerne et la vesce est de bonne valeur nutritive et bé-
4. LE BERSIM (TRÈFLE D’ALEXANDRIE : TRIFOLIUM éfique surtout pour l’élevage des jeunes à condition de concerver les feuilles qui sont 2 à 3 fois
plus riches que les tiges. Pour cette raison, on conseille d’utiliser des faucheuses conditionneuses.
ALEXANDRINUM)
Le bersim est une légumineuse fourragère annuelle à poussée hivernale. 2.3. MAÎTRISE DE QUELQUES BONNES PRATIQUES AGRICOLES
• Culture nettoyante grâce à sa végétation luxuriante et en raison des coupes fréquentes
• Laisse un sol riche en azote biologique grâce à des bactéries symbiotiques (Rhizobium)
(EN ANNEXE)
• Un bon précédent cultural Certaines pratiques agricoles sont jugées importantes et doivent être maitrisées par le conseiller et
transmises aux agriculteurs ; elles sont présentées en annexe.
Le bersim est une plante mellifère très appréciée par les abeilles.
2.4.L’ESTIMATION DU RENDEMENT D’UNE CULTURE FOUR-
RAGÈRE
L’estimation des rendements des cultures four- • Choisir au hasard un endroit de la parcelle ;
ragères à l’état vert, permet de connaitre les • Placer le demi-cadre ;
rendements/ha en matière verte, puis en matière • Planter les piquets dans les trois coins du de-
sèche. mi-cadre ;
Pour ce faire, on doit disposer de : • Planter le quatrième piquet en tournant le de-
mi-cadre ;
• Un demi-carreau en fer de 1 mètre de côté • Fixer la ficelle autour des quatre qiquets;
• Une bascule
• Enlever le demi-carreau, mesurer la hauteur
• Sacs vides
4.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN • Quatre piquets du fourrage et estimer le rendement suivant
• Une ficelle de 5 cm la hauteur ;
LUTTE CONTRE LES • Faucher et peser le fourrage dans le carré ;
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION PARASITES ET LES • Un mètre ruban
MALADIES • Une faucille • Répéter l’estimation dans deux autres en-
Type de sol : préfère Fumier : 20 à 30 t/ha. Date : En irrigué : Besoin en eau : - Des attaques de droits, choisis aléatoirement, de la parcelle
le sol profond à tex- Engrais : début septembre. (6000 à 7500 m3/ha). chenilles, sur- Pour que l’estimation soit correcte, on doit : et calculer la moyenne
ture fine, bien drainé, Phosphate : 150 kg/ha En Sec : mi-octobre. Besoin d’irrigation : tout entre août et
à pH (6 à 8). de Super 45 (lors de Dose : selon le mode 4000 à 5500 m3/ha novembre voire au
à l’exception des sols la préparation du sol). de semis 20 à 30 kg/ha soit 8 à 10 irrigations printemps, peuvent NB :
sablonneux et hydro- Potassium : 100 Profondeur : 1 à 2 cm. selon les précipita- - Suivant la hauteur des fourrages annuels, les rendements
morphes. kg/ha de sulfate de Ecartement : tions. sont estimés à 0,5 tonnes/ha pour un cm de hauteur.
-Tolère les sols à potasse. 15 à 17cm entre les dégâts. Pour estimer le rendement en matière sèche/ha sur terrain,
salinité moyenne. lignes. - Un insecticide à on tord une poignée d’herbe avec les deux mains tout en se
Préparation du sol : Variétés disponibles: base de chlorantrani- référant aux données suivantes :
Labour : moyen de Khadraoui, Masri liprole donne de bons • Beaucoup d’eau : MS = 20 % ou moins
20 à 25 cm suivi des Beldi 1. résultats. • Gouttes d’eau : MS = 30 %
recroisements et rou- Le prix est situé entre • Humide sans gouttes : MS = 40 %
lages nécessaires. 3,4 et 5 TND/kg. • Sec (presque foin) : MS = 60 %

35 12
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

4.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION RACINES Pivotantes Fasciculées


Possèdent
VALEUR des nodosi-
EXPLOITATION PRODUCTION
NUTRITIVE / KG MS tés qui ren-
La verdure de bersim est un • 20 à 60 t/ha (en sec) en 2 à 3 UFL = 0,78 ferment des
bactéries qui
excellent aliment pour les vaches coupes (3 à 9 t MS/ha) PDIE = 120 g
fixent l’azote
en lactation. On l’exploite à partir • 70 à 120 t/ha (en irrigué) en 3 à PDIN = 129 g
de l’air
d’une hauteur de 40 cm et au 6 coupes. Ca = 19,3 g
plus tard avant que les repousses • Il est très rentable de consacrer P = 3,3 g PLACE DANS Laissent une quantité importante Exportent tous leurs besoins en éléments nu-
L’ASSOLEMENT de matière organique dans le sol et tritifs au sol et des fumures directement assimi-
(bourgeons adventices) de la la dernière coupe à la production
d’azote biologique d’où leur place lables par la plante d’où leur 2ème place dans
récolte suivante aient atteint 2 à 3 des semences : 2 à 5 q/ha soit
en tête d’assolement. l’assolement
cm ; ceci afin de ne pas endom- 800 à 2000 TND/ha.
mager ces repousses et retarder IMPORTANCE Graines riches en protéines. Graines riches en farine (énergie)
DANS
ainsi la coupe suivante.
L’ALIMENTATION
REMARQUES DES ANIMAUX
SYSTÈME Producteur de matière verte Producteur de matière verte et graines (avoine,
VÉGÉTATIF (luzerne, bersim etc..); riche en ray-grass, maïs etc..); riche en énergie.
protéines

Les fiches techniques des cultures fourragères les plus répandues dans les zones d’intervention du
projet sont présentées en Annexes. Ces fiches sont établies sur la base des connaissances
actuelles enrichies par les nouveaux acquis de la recherche tout en tenant compte des résultats
pratiques observés sur le terrain.

[Link] ET ENTRETIEN DES CULTURES


Couper sans endommager les nouvelles Eviter le pâturage direct du bersim
repousses 2.2.1. LA FERTILISATION
• Grâce à la présence des nodules, au niveau du système racinaire, qui favorise la fixation de
4.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT l’azote atmosphérique par les bactéries rhizobium, Les fourrages légumineux ne nécessitent pas
LE BERSIM d’apport azoté pour leur développement. En cas d’absence du rhizobium, il faut l’ apporter en
traitant les semences juste avant le semis avec une culture bactérienne appropriée sur le mar-
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT ché.
BERSIM • La plupart des sols tunisiens sont riches en potasse. En général, lorsqu’il y a un apport de fumier
IRRIGUÉ
45 kg à raison de 20 à 30 tonnes/ha, l’apport de potasse n’est pas obligatoire pour les cultures fourra-
gères annuelles. Cet apport pourrait être justifié en cas de production de semences/grains afin
ENSILAGE 25 kg 20 kg d’améliorer le calibre et le rendement.
FOIN 4 kg
2.2.2. LA PRÉPARATION DU SOL
CONCENTRÉ 3 à 6 kg
• Le nivellement du terrain, la préparation du lit de semis et le roulage avant (pour les légumi-
neuses) et après semis sont, presque, toujours demandés afin de maîtriser la profondeur de
5. L’ORGE (HORDEUM VULGARE L.) semis, l’homogénéité de la levée et la hauteur de la coupe d’exploitation. Cette préparation se
fait par des passages d’offset, rotovateur et rouleau.
L’orge est une graminée annuelle avec un système racinaire fasciculé, relativement non exigeante et supporte
bien le pâturage. 2.2.3. L’IRRIGATION
Il existe des variétés à : • La technique d’irrigation par aspersion à moyenne pression est la plus répandue chez les pro-
2 rangs ducteurs de fourrages. La submersion est pratiquée au cas où les eaux d’irrigation sont char-
4 rangs gées (eaux usées, salinité élevée) et chez les petits éleveurs qui manquent de moyens finan-
6 rangs ciers (pouvoir d’achat limité).
• La technique d’irrigation localisée est justifiée pour les cultures mono-coupes cultivées en lignes
espacées et qui montent ; c’est le cas du maïs destiné pour la production d’ensilage.
• La maîtrise des doses et de l’uniformité de distribution améliorent l’efficence d’irrigation.

36 11
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE


2. SOUS-THÈME "CONDUITE DES CULTURES
Type de sol : Fumier : 10 à 20 t/ha Date : En irrigué : Besoin en eau : Le désherbage est FOURRAGÈRES"
s’adapte à tous les est conseillé. début septembre. (4000 à 4500 m3 /ha). justifié dans certains
types de sol sauf les Engrais : En Sec : mi-octobre. Besoin d’irrigation : cas pour garantir de
sols hydromorphes Phosphate : 100 à Dose : selon le 0 à 3500 m3/ha soit 0 bons rendements en Connaissances à acquérir : • Connaître les principales espèces fourragères de la région,
et est sensible aux 150 kg/ha de Super mode de semis et la à 5 irrigations selon les grains. les participants devraient savoir leurs caractéristiques alimentaires (teneur en UF, teneur
stagnations d’eaux. 45 (lors de la prépa- conduite ; 100 à 140 précipitations. en protéines…) et leurs conduites culturales.
Préparation du sol : ration du sol). kg/ha.
• Connaître le calendrier fourrager.
• Un labour de 15 à Azote : 200 à 300 Profondeur : 3 à 5 cm
20 cm suffit kg/ha d’ammonitrate Ecartement :15 à 20 Compétences à acquérir : • Maîtriser la conduite et l’utilisation des cultures fourragères
• 1 à 2 recroisements fractionnés en 3 cm entre les lignes. les participants devraient être capable de • Savoir appliquer les bonnes pratiques de la production des
destinés à éliminer apports (stade 2 à 3 Variétés disponibles: faire cultures fourragères.
les mottes. feuilles, stade tallage Souihli, Manel, Rihen,
Attitude à promouvoir : • Élaborer un calendrier fourrager.
• Un roulage après le et début épiaison). Knouz, Lamsi (sans
les éleveurs devraient pratiquer de jour
semis est préférable. barbes).
en jour
Le prix est situé entre
0,45 et 0,65 TND/kg. Preuve pour la formation des éleveurs : • Pouvoir nommer les cultures fourragères actuelles et po-
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES que l’étudiant / participant a assimilé et tentielles, leurs avantages et inconvénients.
peut appliquer le contenu
MALADIES

[Link]ÉRISTIQUES ET PARTICULARITÉS DES GRAMINÉES


L’helminthosporiose, l’oïdium et le puceron sont parmi les maladies et ravageurs qui at-
taquent l’orge. Lintervention contre ces adventices est justifiée surtout lorsqu’on vise la
ET LÉGUMINEUSES FOURRAGÈRES
production des grains/ semences. Les cultures fourragères appartiennent principalement à deux grandes familles : les graminées et
les légumineuses. Les caractéristiques de chaque famille sont présentées par le tableau ci-dessous.
• Un insecticide à base d’imidaclopride 200 g/l donne de bons résultats contre le puceron.
• Un fongicide à base de tebuconazole et de prochloraz est efficace contre l’helminhos--
pariose.
Tableau 4 - Caractéristiques des graminées et des légumineuses fourragères
LES LÉGUMINEUSES LES GRAMINÉES FOURRAGÈRES
FOURRAGÈRES

5.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION GRAINES Dicotylédones Monocotylédones


FEUILLES/TIGES Feuilles : Tige :
alternées creuse,
stipules com- cylindrique et
EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / KG MS REMARQUES
posées, et en portant des
papillon nœuds.
• Le pâturage débute • 15 à 25 t/ha lors- Orge en vert : Ensilage • Pendant les années
La différen
-
dès que la culture atteint qu’elle est exploitée par UFL = 0,8 d’orge: normales, l’orge est
ciation entre
la hauteur de 15 à 20 pâturage. PDIE = 91 g UFL = 0,77 parmi les cultures les espèces
cm de végétation. • 3 à 9 t MS/ha en 2 à 3 PDIN = 89 g PDIE = 60 g rares qui peuvent être se fait entre
• L’orge peut être ensi- coupes. Ca = 5,7 g PDIN = 55 g cultivées en sec,sans autres par la
lée ou cultivée pour la • 25 à 35 t/ha lorsqu’elle P = 3,4 g Ca = 6 g problème, dans les présence et
production de semen- est récoltée et conser- P = 2,2 g régions du centre-ouest
- la forme des
ces/grains. vée en ensilage. de la Tunisie sans ligules et des
• 20 à 50 q de grains/ problème. stipules.
ha selon le mode de • L’orge est sensible FRUITS Généra- En épis avec
conduite et l’année. aux températures basses lement en ou sans
et aux gelées. gousses, en barbes
forme de
faucille ou
spiralés.

37 10
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

5.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT [Link] AUX ACHATS DES FOURRAGES
L’ORGE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT Produire la totalité du besoin du cheptel en aliments sur sa propre exploitation est la solution recher-
chée et recommandée. Toutefois, si on est en face à une situation qui nécessite le recours ailleurs
BERSIM
40 kg
pour l’approvisionnement de la totalité ou d’une partie des aliments, on recommande de:
IRRIGUÉ
• Déterminer le besoin annuel en aliments, prévoir les bonnes conditions de stockage et acheter
ENSILAGE 25 kg 20 kg les fourrages (quantité et qualité) à moindre prix aux saisons de récolte.
• Acheter le fourrage sur pieds et surveiller soi-même le chantier de fanage et/ou d’ensilage (si possible).
ORGE
Pâturage • Profiter au maximum des mesures d’encouragement du gouvernement relatives au transfert du four-
IRRIGUÉ rage grossier depuis la zone de production à l’intérieur du pays (1,5 à 2 TND / balle).

PAILLE 4 kg
1.4.SÉCURISATION DES SYSTÈMES FOURRAGERS
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Pour sécuriser le système fourrager, il faut :

6. LE RAY-GRASS D’ITALIE • Gérer un stock de report : Conserver le surplus produit pendant la bonne année pour l’utiliser
pendant la mauvaise année
Le ray-grass d’Italie est une graminée annuelle ou bisannuelle de taille moyenne • Produire des céréales sur l’exploitation : La paille peut servir de fourrage de substitution pendant
(50 à 100 cm de hauteur) à feuilles lisses appétissantes pour tous les animaux. les mauvaises années.
• Ajuster l’effectif des animaux : Ne garder que les unités de production (les vaches laitières),
De valeur nutritive élevée et équilibrée en énergie et protéines, il s’adapte aux vendre les veaux et les génisses et réformer les vaches infertiles pendant les mauvaises années
différents types d’exploitation (pâturage, affouragement en vert, ensilage et foin) pour pouvoir conserver les vaches productives et assurer suffisamment d’aliments.
et tolère les basses températures et les eaux de salinité jusqu’à 4 g/l. • Prévoir une majoration de l’ordre de 10 à 15 % des superficies calculées; ceci permet de garantir
une sécurité alimentaire durant l’année.
• Diminuer la quantité de fourrages tout en respectant la limite physiologique (Pas moins de 40 %
6.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN de MS à partir des fourrages).Cette solution n’est envisageable que dans les cas extrêmes.
• Prioriser la culture des fourrages en vert et acheter les fourrages stockés sur le marché.

LUTTE CONTRE
LES PARASITES ET
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION
LES
MALADIES NB :
Type de sol : La plu- Fumier : 20 à 30 t/ha Date : En irrigué Besoin en eau: Les helminthosporioses t Il faudra mettre en œuvre plusieurs de ces solutions en fonction des possibilités de
part des types de sol (préférable) Début septembre. (7500 à 8500 m3/ha) et surtout les rouilles chacune.
peuvent lui convenir ; Engrais : Dose : Selon le Besoin d’irrigation : sont les principales ma-
on évite cependant Phosphate : 150 à mode de semis et la 2500 à 5000 m3/ha ladies cryptogamiques t Si on dispose d’1 ha de culture fourragère en sec par vache, on se trouve au maximum
les sols trop légers. 200 kg/ha de Super conduite ; 20 à 30 soit 5 à 10 irrigations du ray-grass d’Italie. Il de ce que l’on peut faire en année normale. En dessous, la situation est très critique
Préparation du sol : 45 (lors de la prépa- kg/ha. selon les précipita- n’y a cependant pas de et instable.
• Un labour de 20 ration du sol). Profondeur : tions. lutte conseillée. Il faut
à 25 cm suivi des Azote : 200 à 300 1 à 2 cm. choisir des variétés qui t L’irrigation apporte une sécurité significative à partir de 30 ares par vache. Elle devient
recroisements né- kg/ha d’ammonitrate Ecartement : sont résistantes ou excellente avec 50 ares par vache.
cessaires. fractionnés en plu- 17 à 20 cm entre les suffisament
• Un roulage avant sieurs apports (stade lignes. tolérantes à ces
et après le semis est 3 à 4 feuilles, un Variétés maladies selon la région
préférable. apport après chaque disponibles: Impor- où il est cultivé.
exploitation). tées (Jivet, Lemnos,
Devis..).

38 9
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

6.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION


Tableau 2- Besoin annuel en UFL en fonction du niveau de production
NB DE VACHES MOYENNE DE UZB ( UFL) BESOIN ANNUEL
EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / kg MS REMARQUES L’ÉTABLE (L) (UFL)
• En irrigué, le ray-grass • La production Ray-grass Ray-grass Foin de • En Tunisie et avec 4 000 5 250 26 250
d’Italie est utilisé unique- peut varier de 70 vert coupé vert coupé ray-grass les conditions clima-
4 500 5 465 27 325
ment pour la fauche. Il à 90 t/ha, voire tard (20,1 tôt (13 % (86,8 % tiques d’aujourd’hui,
permet d’effectuer 3 à 6 plus de 100 t/ha, % MS) : MS) : MS): il est conseillé de 5 000 5 680 28 400
coupes suivant la date soit l’équivalent conduire la culture
de 8000 à 10000 UFL = 0,81 UFL = 0,97 UFL = 0,58 du ray-grass en 5 500 5 895 29 475
de semis mais aussi 5
en fonction du rythme UFL/ha. PDIE = 78 g PDIE = 157 g PDIE = 61 g irrigué. 6 000 6 110 30 550
d’exploitation. PDIN = 62 g PDIN = 148 g PDIN = 48 g
• La récolte en foin, Ca = 4,6 g Ca = 4 g Ca = 2,6 g • Zéro de végétation : 6 500 6 325 31 625
généralement lors de la P = 3,3 g P = 3,3 g P = 1,6 g 2 à 4 °C. 7 000 6 540 32 700
dernière coupe, se fait à
partir du stade épiaison. 7 500 6 755 33 775

6.3 EXEMPLE DU CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT LE RAY-GRASS


Pour estimer les besoins annuels en aliments d’un troupeau laitier, on doit tenir compte de :

SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT - L’unité zootechnique bovine (UZB).
- Besoins nutritionnels des vaches.
BERSIM - Besoins de rumination (Quantité de MS à partir des fourrages).
IRRIGUÉ
20 kg
Les besoins en aliments concentrés sont liés à la moyenne de production de lait de l’étable, à la
ENSILAGE 25 kg 20 kg valeur énergétique des fourrages et à la capacité d’ingestion de la vache. En effet, plus le niveau
de production (la moyenne de l’étable) est élevé et plus on a intérêt à produire des fourrages de
RAY-GRASS bonne qualité (Valeur énergétique de la ration de base > 0,7 UFL/kg MS); Sinon la proportion du
IRRIGUÉ
30 kg
concentré dans la ration serait dominante et pourrait induire des problèmes nutritionnels, sanitaires
et économiques.
FOIN 3 à 5 kg D’une façon objective et en tenant compte de nos conditions, on peut prévoir un apport moyen d’ali-
ments concentrés de l’ordre de 40% du besoin annuel d’un troupeau laitier. Le reste, estimé à 60 %
CONCENTRÉ 4 à 10 kg du besoin du troupeau doit être fourni par les fourrages.
Pour faciliter la tâche, sans être en dehors de la norme, on prend une moyenne de valeur fourragère
faisable de l’ordre de 0,7 UFL/ kg de MS et on estime les apports en fonction des niveaux de pro-
duction (Tableau 2).
7. L’AVOINE FOURRAGÈRE (AVENA SATIVA)
Exemple :
L’avoine fourragère est parmi les graminées annuelles les plus utilisées comme fourrage. En Tunisie, l’avoi-
Pour un troupeau de 05 vaches laitières produisant en moyenne 5000 kg de lait, le besoin annuel
ne est cultivée principalement pour la production du foin.
en fourrages est :
Besoin (kg de MS) = (28400 UFL x 60 %) / 0,7 = 24342 kg MS de fourrages.
Afin d’assurer une ration de base qui tend vers l’équilibre, il est recommandé de répartir la quantité
de MS de fourrages à raison de 2/3 de graminées et 1/3 de légumineuses.

Tableau 3- Détermination des apports fourragers


EFFECTIF DE VACHES BESOIN EN BESOIN EN FAMILLE DE FOURRAGES
FOURRAGES (UFL) FOURRAGES Graminées (kg Légumineuses
(kg MS) MS) (kg MS)
5 17040 24342 16228 8114

39 8
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

7.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN Ensilage de maïs Bon Excellente Très bonne Faible
Ray-grass Bon Excellente Excellente Très bonne
SOL FERTILISATION SEMIS IRRIGATION DÉSHERBAGE
(verdure)
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha Date : Entre la Besoin en eau : • Le désherbage est
La plupart des types (préférable). seconde quinzaine (5000 à 5500 m3/ha). utile surtout en cas Verdure d’avoine Bon Très bonne Bonne Bonne
de sol conviennent Engrais : d’octobre et la pre- Besoin d’irrigation : d’infestation exces- (Stade jeune)
aux grandes cultures ; Phosphate : 100 à mière quinzaine de 0 à 3000 m3/ha soit sive de dicotylédones. Ensilage d’avoine Bon Moyenne Moyenne Moyenne
on évite cependant 150 kg/ha de Super novembre. 0 à 6 irrigations selon • L’intervention se fait
les sols à stagnation 45 (lors de la prépa- Dose : selon le les précipitations. au stade début tal- Verdure d’avoine Excellent Moyenne à bonne Moyenne Moyenne à faible
d’eau régulière en hiver ration du sol). mode de semis et la lage (au plus tard au (stade avancé)
Préparation du sol : Azote : conduite ; 100 à 150 stade début montai- Paille Excellent Très faible Faible Faible
Un labour de 20 à 25 prévoir un apport de kg/ha. son).
cm suivi des recroi- 35 unités par ha (par Profondeur : 2 à 5 cm • Un herbicide à base
sements et roulage ex. 100 kg d’ammo- Ecartement : 15 à 20 de 2,4-D + florasulam [Link] DES BESOINS ANNUELS D’UN TROUPEAU
nécessaires. nitre 33,5 %) après la cm entre les lignes. ou métsosulam (par
levée, au stade 2-3 Variétés disponibles : exemple) est très LAITIER
feuilles ; une seconde Frétissa, Meliane Ghze - efficace.
L’estimation des besoins annuels d’un troupeau de vaches laitières en aliments est calculée à tra-
application de 50 à la, El Alia, Zarga :
vers la détermination de l’unité zootechnique bovine (UZB), tout en tenant compte des conditions
60 unités par ha au Pour l’affouragement
et de la spécificité de la zone d’intervention du projet. La détermination de lUZB est fonction des
stade fin tallage-dé- en vert et l’ensilage.
but redressement. • Majerda, éventuelle-
besoins nutritionnels des animaux et de leur représentation dans le troupeau.
ment El Alia, Ghzela
et autres variétés
locales (Bazina) pour Besoins nutritionnels d’une vache
la production de foin. Principalement :
• Le prix varie de 100 Besoins d’entretien
à 160 TND/q. • B. énergétique (UFL/j) = 1,4 + 0,6 (PV (kg)/100)
• B. en protéines (PDI) (g/j) = 100 +0,5 PV (kg)
LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES pour une vache de 600 kg de poids vif (PV)
• Besoin en énergie = 5 UFL/j
L’oïdium et surtout les rouilles sont les princi- • Besoin en protéines (PDI) = 400 g/j
pales maladies cryptogamiques de l’avoine. Il • Besoin en Ca = 36 g/j
faut choisir des variétés qui sont résistantes • Besoin en P = 27 g/j
ou suffisament tolérantes à ces maladies
selon la région où elles sont cultivées. Un Besoin de production du lait
fongicide à base de tébuconazole peut être La production d’un kg de lait standard (à 4 % de matières grasses (MG) et 3,2 % de protéines)
efficace.
nécessite :
• Besoin énergétique = 0,44 UFL
• Besoin en PDI = 50 g
• Besoin en Ca = 4 g
7.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION • Besoin en P= 1,8 g

VALEUR Calcul de l’unité zootechnique bovine


EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUES
NUTRITIVE / KG MS 1 UZB = 1VL (Vache laitière) + 0,9 veaux et velles (<1an) + 0,42 génisses(1-2ans) +
L’avoine fourragère • En vert (à distribuer à Ensilage Foin d’avoine Des récoltes plus 0,18 génisses (>2ans) + 0,02 géniteur
peut être récoltée l’auge ou à ensiler), le d’avoine (30 (86,8 % MS): tardives produisent Avec :
en fourrage vert, rendement se situe entre % MS) : UFL = 0,65 un fourrage plus riche • 1 VL (vache laitière) = 1825 UFL( besoin d’entretien) +140 UFL(besoin de gestation) +
ensilage, foin ou en 35 à 50 t par ha, soit 7 à UFL = 0,7 PDIE = 65 g en cellulose et plus 0,43 UFL* Production laitière (PL)
semences/grains. 10 t de MS. PDIE = 50 g PDIN = 50 g pauvre en protéines • 0,9 (veau+ velle) <1 an = 0,9 * 630 UFL= 570 UFL
On récolte dès le • Le rendement en foin PDIN = 40 g Ca = 4,4 g digestibles (PDI). • 0,42 génisses (1-2 ans) = 0,42 * 1370 UFL= 576 UFL
stade épiaison pour se situe entre 7 et 9,5 t Ca = 6 g P = 1,9 g • 0,18 génisses (>2 ans) = 0,18 * 2050 UFL = 370 UFL
la production de la par ha. P = 2,5 g • 0,02 géniteur = 0,02 * 2500 UFL = 50 UFL
verdure. • Le rendement en se-
mences est en moyenne - 1 UZB =1825 +140 + (PL * 0,43) + 570 + 576 + 370 + 50 = 3530 UFL+ (PL * 0,43 UFL)
de 25 q/ha. Exemple : Pour un troupeau dont la production moyenne de l’étable est de 5000 l/an,
UZB = 3530 + 0,43 * 5000 = 5680 UFL

40 7
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

7.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


L’AVOINE 1. SOUS THÈME "ESTIMATION DU BESOIN EN ALIMENTS
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
ET PLANIFICATION DE L’APPROVISIONNEMENT
BERSIM
EN FOURRAGES"
IRRIGUÉ
20 kg

ENSILAGE Connaissances à acquérir : • Connaître les méthodes de détermination des besoins


D'AVOINE
25 kg 25 kg les participants devraient savoir fourragers d’un troupeau de vaches laitières et de planifi-
cation de l’approvisionnement.
LUZERNE 30 kg 30 kg Compétences à acquérir : • Savoir déterminer les besoins fourragers annuels et orga-
les participants devraient être capable de niser l’approvisionnement de manière efficace.
FOIN faire
D'AVOINE
3 à 5 kg
Attitude à promouvoir : • Prévoir les besoins en fourrages et suivre les marchés des
les éleveurs devraient pratiquer de jour produits fourragers.
CONCENTRÉ 3 à 9 kg en jour
Preuve pour la formation des formateurs: • Établir un plan annuel d’approvisionnement en fourrage.
8. LE TRITICALE (TRITICOSECALE) que l’étudiant / participant a assimilé
et peut appliquer le contenu
Le Triticale est une plante annuelle de la famille des graminées. C’est le produit d’un croisement entre le blé et le seigle.
Preuve pour la formation des éleveurs : • Estimer le besoin fourrager annuel de son troupeau.
que l’étudiant / participant a assimilé et
peut appliquer le contenu

[Link] ET RAPPEL
En Tunisie, le coût de l’alimentation d’un cheptel bovin laitier dépasse les 70 % des charges totales
de l’élevage. Pour maitriser ces coûts il faut :

• Estimer correctement les besoins en alimentation entre autres en fourrages de bonne qualité. La
proportion des fourrages de bonne qualité, dans la ration, doit être maximale (les fourrages sont
8.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN une source de nutriments très économiques).
• Bien choisir les meilleures sources d’approvisionnement en aliments (autoproduction et / ou
SOL FERTILISATION SEMIS achat).
Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha (préférable). Date : Entre la seconde quinzaine • Nourrir correctement le troupeau par des rations à la fois suffisante, équilibrées, saines (sans
Le triticale s’adapte aux différents Engrais : d’octobre et la première quinzaine de risques pour leur santé) et les plus économiques possibles.
types de sols. Phosphate : 100 à 150 kg/ha de Su- novembre.
Préparation du sol per 45 (lors de la préparation du sol) Dose : selon le mode de semis, la
Un Ruminant doit ruminer pour assurer le bon fonctionnement de la microflore du rumen.
Un labour de 20 à 25 cm suivi de re- Potasse : n’est pas nécessaire sur- variété et la conduite : 150 à 180 kg/ha
Pour répondre au besoin de rumination et garder un rumen en bonne santé, on doit pré -
croisements et roulage est nécessaire. tout si on apporte du fumier. Profondeur : 2 à 5 cm
Azote : Ecartement : 15 à 20 cm entre les
voir une quantité de fourrages d’au moins 60 % de la capacité d’ingestion de la vache. La teneur
prévoir un apport de 35 unités par ha lignes. moyenne en MS de la ration de base avant correction doit se situer entre 35 et 50 %.
(par ex. 100 kg d’ammonitrate 33,5 %) Variétés tunisiennes : TCL 82, TCL
après la levée au stade 2-3 feuilles 83 (indice de tallage limité) et Bien- Qualité des fourrages
et une seconde application au stade venu (variété française à indice de Tous les fourrages n’ont pas la même qualité. Cette dernière varie en fonction de l’espèce,
fin tallage. Si on vise la production tallage élevé). l’âge et le mode de conservation.
des grains, un 3ème apport au stade
épiaison est justifié. Tableau 1- Evaluation des fourrages pour leur pouvoir de rumination, ingestion et qualité
TYPE DE POUVOIR DE INGESTION VALEUR VALEUR
LUTTE CONTRE LES PARA- FOURRAGE RUMINATION ÉNERGETIQUE PROTÉIQUE
IRRIGATION DÉSHERBAGE
SITES ET LES MALADIES
Foin d’avoine Excellent Moyenne Moyenne Faible
Besoin en eau : (4000 à 5500 m3/ha). Le désherbage est nécessaire surtout Tolère bien les maladies fongiques.
Besoin d’irrigation : 0 à 2500 m3 /ha en cas d’infestation excessive avec des Bersim (verdure) Moyen Excellente Bonne Très bonne
soit 0 à 6 irrigations selon les précipi- dicotylédones.
Luzerne (verdure) Très bon Excellente Moyenne Excellente
tations.
Sorgho (verdure) Très bon Très bonne Moyenne Moyenne

41 6
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

8.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION LISTE DES ANNEXES


VALEUR
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUES
NUTRITIVE / KG MS
• Le triticale peut être • En vert (à distribuer • Ensilage de • Verdure • Le triticale peut être
récolté en fourrage vert, à l’auge ou à ensiler), triticale (30 (20% MS) : cultivé soit en mélange • ANNEXE 1 : Quelque bonnes pratiques jugées importantes ...................................................... 29
ensilage ou grains. le rendement se situe % MS): UFL = 0,75 (avec la vesce) ou en • ANNEXE 2 : Fiches techniques des espèces fourragères: ...........................................................31
• On le récolte dès le entre 25 à 35 t par ha, UFL=0,55 PDIE=95 g bandes alternées avec 1. La luzerne pérenne (Médicago sativa)......................................................................31
stade épiaison pour la soit 6 à 9 t de MS. PDIE=60 g PDIN=90 g une culture de Sulla du
2. Le maïs fourrager (Zea mays) ..................................................................................32
production de la ver- • Les rendements en PDIN=55 Ca = 5 g nord (12 m de triticale
dure et au stade laiteux grains oscillent entre 40 Ca =4,8 g P=3,8 g et 4 m de Sulla) pour la 3. Le sorgho fourrager (Sorghum spp)..........................................................................34
pour la production de et 60 q/ha. P =2,1 g production d’un fourrage 4. Le bersim (trèfle d’Alexandrie) .................................................................................35
l’ensilage. équilibré. 5. L’orge (Hordeum vulgare L.) .....................................................................................36
• Tolère l’hydromorphie 6. Le ray-grass d’Italie (Lolium multiforum Lam.) .........................................................38
passagère du sol, tolère
mieux les maladies
7. L’avoine fourragère (Avena sativa) ..........................................................................39
fongiques, résiste à la 8. Le triticale (Triticosecale) ..........................................................................................41
verse et présente une 9. Le Sulla (Hedysarum coronarium L.).........................................................................42
nette supériorité en 10. La vesce commune (Vicia Sativa)...........................................................................44
production de grain et
de paille par rapport à
l’avoine et l’orge.
• Très précoce.

8.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


LE TRITICALE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT

BERSIM
IRRIGUÉ
20 kg

ENSILAGE DE
TRITICALE
30 kg 25 kg

VERDURE DE
TRITICALE
30 kg

FOIN
D'AVOINE
3 à 5 kg

CONCENTRÉ 4 à 10 kg

[Link] SULLA (HEDYSARUM CORONARIUM L.)


Le Sulla une légumineuse bisannuelle, mellifère de la
région du bassin méditerranéen, il est soit cultivé ou
spontané. Le Sulla cultivé comprend deux variétés :

• La variété importée et adaptée au climat tunisien «


Sgaravatti »
• La variété créée localement « Bikra 21 »

42 5
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

9.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN TABLE DES MATIÈRES


SOL FERTILISATION SEMIS
Type de sol : Engrais : Date : Mi-octobre à mi-novembre. fourrages» ....................................................................................................................................... 6
• Le Sulla s’adapte à Phosphate : 150 kg/ha de Super Dose : 35 à 45 kg/ha selon le 1.1. Introduction et Rappel .......................................................................................................................6
différents types de sol à pH de 6 à 45 (à la première année d’installa- mode de semis. 1.2. Estimation des besoins annuels d’un troupeau laitier ................................................................... 7
8 et préfère les sols marneux bien tion). • Le Sulla peut être semé en
1.3. Recours aux achats des fourrages ...................................................................................................9
drainés. On redonne le même apport en bandes alternantes avec l’avoine
• Le Sulla ne tolère pas les sols 2ème année pendant la période précoce ou le triticale (semer 12 1.4. Sécurisation des systèmes fourragers ............................................................................................9
hydromorphes qui peuvent altérer d’août à septembre. m d’avoine et 4 m de Sulla) et on 2. Sous-thème «Conduite des cultures fourragères» ............................................................... 10
les nodosités. fauche perpendiculairement aux 2.1. Caractéristiques et particularités des graminées et légumineuses fourragères ....................... 10
Préparation du sol : lignes du semis pour avoir un four-
2.2. Conduite et entretien des cultures ................................................................................................. 11
Un labour de 20 à 25 cm suivi des re- rage ou un ensilage équilibré.
croisements et roulage nécessaires. Profondeur : 3 à 5 cm. 2.2.1. La fertilisation ..................................................................................................................................... 11
Ecartement : 17 à 20 cm entre les 2.2.2. La préparation du sol .......................................................................................................................... 11
lignes. 2.2.3. L’irrigation ........................................................................................................................................... 11
Variétés disponibles : 2.2.4. Le désherbage....................................................................................................................................12
Variétés tunisiennes : Bikra21,
2.2.5. L’exploitation .......................................................................................................................................12
Châtra
2.3. Maîtrise de quelques bonnes pratiques agricoles (en annexe) ................................................... 12
IRRIGATION LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES
2.4. Estimation du rendement d’une culture fourragère ......................................................................12
Besoin en eau : 50 mm au minimum durant son cycle L’intervention par un insecticide à base de chloran-
traniliprole ou de benzoate d’émamectine contre les 2.5. Estimation du coût de production d’une UFL................................................................................13
noctuelles peut être justifiée au printemps avant le 3. Sous-thème «Techniques de conservation des fourrages» ................................................. 14
stade bourgeonnement. 3.1. L’ensilage ..........................................................................................................................................15
.............................................................................................................................................15

9.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION 3.1.2. Conditions pour réussir un ensilage ...................................................................................................16


3.1.3. Appréciation de la qualité de l’ensilage ..............................................................................................17
3.2. Le foin ................................................................................................................................................18
VALEUR 3.2.1. Conditions pour réussir le foin ......................................................................................................................18
EXPLOITATION PRODUCTION REMARQUES
NUTRITIVE / KG MS
3.2.2. Appréciation de la qualité du foin ..................................................................................................................19
• Cultivé en association, • Pour l’affouragement Pour une teneur de 18 • Le Sulla peut être uti-
3.3. Avantages et inconvénients des deux techniques de conservation ........................................... 20
le Sulla peut être récolté en vert ou l’ensilage, % MS : lisé comme engrais vert
en fourrage vert, ensi- le rendement se situe UFL = 0,88 dans les vergers d’agru- 4. Sous-thème «Valorisation des ressources alternatives disponibles» ........................................ 20
lage ou foin. entre 50 à 80 t de PDIE = 98 g mes ou d’oliviers. 4.1. Les pulpes de tomate .......................................................................................................................21
• Le Sulla supporte le pâ- verdure par ha, soit 7 à PDIN = 108 g • Le Sulla peut servir 4.1.1. Composition chimique.................................................................................................................................... 21
turage par les animaux 12 t de MS. Ca = 16,8 g aussi pour la lutte 4.1.2. Valeur alimentaire........................................................................................................................................... 22
et peut être récolté en • Les rendements P = 2,8 g biologique contre la tu -
4.1.3. Conservation .................................................................................................................................................. 22
fourrage vert, en ensi- en semences oscillent berculose des oliviers en
lage ou pour la produc- entre 6 et 13 q/ha. éclatant les tumeurs par 4.1.4. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 22
tion des semences. l’excés d’azote fixé par la 4.1.5. Disponibilité .................................................................................................................................................... 24
plante. 4.2. Les raquettes de cactus...................................................................................................................24
• Le Sulla est une plante
4.2.1. Importance...................................................................................................................................................... 24
qui améliore la fertilité du
sol et limite aussi l’érosion 4.2.2. Valeur alimentaire........................................................................................................................................... 25
sur les sols en pente. 4.2.3. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 25
4.3. Les pulpes de betterave...................................................................................................................26
4.3.1. Valeurs nutritionnelles .................................................................................................................................... 26
4.3.2. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 26
4.4. La Mélasse de betterave................................................................................................................... 26
4.4.1. Valeurs nutritionnelles .................................................................................................................................... 27
4.4.2. Utilisation dans l’alimentation des ruminants ................................................................................................ 27

43 4
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES

9.3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT


LE SULLA 1ÈRE ANNÉE
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT STRUCTURE ET OBJECTIFS DU MODULE
SULLA
40 kg
« MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET
1ÈRE ANNÉE
ALIMENTAIRES »
ENSILAGE 25 kg 25 kg

FOIN DE • Sous-thème 1 Estimation du besoin en aliments et planification de l’aprovisionnement en fourrages


GRAMINÉE
2 à 5 kg • Sous-thème 2 : Conduite des cultures fourragères
• Sous-thème 3 : Techniques de conservation des fourrages
CONCENTRÉ 3 à 9 kg • Sous-thème 4 : Valorisation des ressources alternatives disponibles

10. LA VESCE COMMUNE (VICIA SATIVA)


La vesce commune est une espèce des plantes dicotylédones de la famille des légumineuses (fabaceae).C’est
Objectifs du module
une plante herbacée annuelle, grimpante, souvent semée en association avec une graminée (avoine ou triti- Connaissances à acquérir : • Connaître les principales espèces fourragères,
cale) qui lui sert de tuteur. les participants devraient savoir les ressources alternatives disponibles dans la région et
leurs caractéristiques alimentaires (teneur en UF, teneur
en protéines…).
• Connaitre les techniques de conservation des fourrages et
ressources alternatives.

Compétences à acquérir : • Savoir estimer les besoins du troupeau en fourrage (type,


les participants devraient être capable de quantité …) et son mode de gestion (approvisionnement,
faire production sur ferme, transformation / conservation, achats
supplémentaires) le plus économiquement possible.
Attitude à promouvoir : • Être informé et ouvert aux différentes techniques d’appro-
les éleveurs devraient pratiquer de jour visionnement en aliments pour les bovins laitiers.
10.1 INSTALLATION ET ENTRETIEN en jour

SOL FERTILISATION SEMIS


Type de sol : Fumier : 20 à 30 t/ha (préférable). Date : Entre la seconde
La vesce commune préfère les sols Engrais : quinzaine de septembre et la première
riches. Phosphate : 100 à 150 kg/ha de Su- quinzaine d’octobre.
Préparation du sol : Un labour de 20 per 45 (lors de la préparation du sol). Dose : Pour le semis en mélange, on
à 25 cm suivi des recroisements et Potasse : 100 à 150 kg de sulfate vise obtenir l’installation de 250 à 300
roulage nécessaires. de potasse est nécessaire surtout plantes/m2 composées de la façon
si on vise la production de grains / suivante :
semences. • Pour la légumineuse 125 à 200
plantes/m2 (1/2 à 2 /3), soit 60 à 120
kg de semences par ha pour la vesce;
• Pour l’avoine, l’orge ou le triticale :
80 à 150 plantes/m2 (1/3 à 1/2), soit
30 à 60 kg de semences par ha.
Profondeur : 2 à 5 cm
Ecartement : 17 à 20 cm entre les
lignes
Variétés disponibles : variétés tuni-
siennes : Mghila et Badr
IRRIGATION LUTTE CONTRE LES PARASITES ET LES MALADIES
Besoin en eau : (4000 à 5500 m3/ha) L’intervention par un insecticide à base de chlorantranili-
Besoin d’irrigation : 0 à 2500 m3/ha soit 0 à 6 prole ou de benzoate d’émamectine contre les noctuelles
irrigations selon les précipitations. peut être justifiée après levé.

44 3
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DES SYSTÈMES FOURRAGERS ET ALIMENTAIRES FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT

10.2 EXPLOITATION ET PRODUCTION


EXPLOITATION PRODUCTION VALEUR NUTRITIVE / KG MS
• Cultivée en association, • En vert (à distribuer à Foin de Ensilage de Foin de vesce
AVANT PROPOS
la vesce peut être ré- l’auge ou à ensiler), le vesce-avoine vesce-orge (25 (84 % MS) :
coltée en fourrage vert, rendement se situe entre (87 % MS) : % MS) : UFL = 0,79 Le projet « Innovations pour l’Agriculture et l’Agro-Alimentaire
ensilage ou foin. 15 à 25 t par ha, soit 4 à UFL = 0,67 UFL = 0,7 PDIN = 130 g (IAAA) » mis en œuvre par la coopération allemande à travers la
• Cultivée seule, la vesce 6 t de MS. PDIE = 74 g PDIE = 74 g PDIE = 110 g Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ)
peut être récoltée en four- • Les rendements en PDIN = 67 g PDIN = 72 g Ca = 12 g GmbH, en coopération avec l’Agence de Promotion des Investisse-
rage vert ou pour la pro- semences oscillent entre Ca = 7,1 g Ca = 4,8g P=5g ments Agricoles (APIA) et en partenariat avec l’Office de l’Elevage
duction des semences. 10 et 15 q/ha. P = 1,1 g P=2g et des Pâturages (OEP) a mandaté le bureau international « GFA
Consulting group » pour mettre en œuvre la composante « Forma-
tions Innovantes dans la chaine de valeur du Lait (FIL) » qui vise à
10-3 EXEMPLE DE CALENDRIER ALIMENTAIRE EN UTILISANT renforcer les capacités techniques et de conseil agricole au niveau
LA VESCE régional et la formation des éleveurs aux bonnes pratiques d’éle-
vage.
SEP OCT NOV DÉC JAN FÉV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOÛT
C’est dans ce contexte que ce module a été élaboré. Il fait partie
VERDURE DE-
VESCE-AVOINE
50 kg d’une série d’autres modules conçus pour les formateurs et conseil-
lers en élevage élevage afin de contribuer à l’obtimisation de la
ENSILAGE DE production laitière. Ce document technique est développé d’un
TRITICALE- 30 kg 25 kg point de vue pratique et mis à disposition pour servir comme
VESCE
ressource, référence et support pour la formation et le conseil aux
FOIN D'AVOINE 3 à 5 kg éleveurs bovins laitiers.
CONCENTRÉ 3 à 9 kg
Ce module ne remplacera pas la formation agricole initiale. Ce n’est
pas un recueil de faits académiques. Il se limite à l’information
technique qui doit être mise en pratique dans les fermes laitières
afin de rendre le système de production plus rentable et durable.

Avec le développement constant de la technologie, de futures mises


à jour de ce document pourront s’avérer nécessaires. Celles-ci
seront mises à la disposition des utilisateurs et publiées sur le site
web destiné à cette fin.
Ont contribué à la production de ce module :

• M. Mohamed Romdhani: Master trainer en «Maitrise des pro-


ductions fourragères»
• M. Adel Loueti: Master trainer en «Maitrise des productions four-
ragères»
• M. Tijani Maalaoui: Conseiller technique en « Maitrise des pro-
ductions fourragères »
• M. Joachim F. Schroeder : Coordinateur du projet FIL
• M. Nejib Ajili: Expert principal du projet FIL
• Mme Waâd Nasri: Experte Junior du projet FIL

Le design et la mise en forme de ce document ont été élaborés par:


• M. Ulrich Roth: Expert Communication/Visualisation
• Glibett: Bureau de Design graphique

Deuxième édition
Février 2019

45
2

Vous aimerez peut-être aussi