LE RISQUE CHIMIQUE:
THEORIE
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I. INTRODUCTION
La chimie est au carrefour des sciences contemporaines telles que les sciences du vivant,
des nanotechnologies, des matériaux ou de l’environnement. A la base de tout cela la
molécule qui fait l’objet d’étude de la chimie. Elle représente alors le socle de toutes ces
sciences. Ces dernières ont un besoin croissant de molécules élaborées avec des
propriétés spécifiques. Cela nécessite de préparer des molécules qu’il faut maîtriser lors
de leur fabrication mais aussi d’anticiper les dangers dans toutes ces configurations :
techniques(appareillages sophistiqués, dangerosité des produits chimiques),
humaines(information et formation) et organisationnelles(règles de travail, consigne…).
Ainsi nous disons que les produits chimiques sont omniprésents dans notre vie
quotidienne; ils sont utilisés quasiment dans toutes les activités anthropiques.
Les contacts avec les produits chimiques peuvent être sous diverses conditions :
manipulation, utilisation, transport, stockage, mise en déchets…
Le risque chimique concerne l’ensemble des contacts avec les produits chimiques et/ou
les procédés et méthodes de transformation de la matière : synthèse, pétrochimie,
biologie, médicaments…mais on peut également
les «subir». Ils sont alors émis sous forme de poussières, de fumées, de vapeurs ou de
gaz par des matériaux, des procédés ou des modes opératoires.
Dans toutes ces activités la prévention et la protection pour parer au risque chimique
sont devenues des obligations que la législation protègent pour sauvegarder la santé de
l’homme, sa sécurité et celle des biens et de l’environnement.
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Quelques accidents majeurs avec mis en jeu des produits chimiques
• FEYZIN (France) 1966 : BLEVE de sphère de GPL. Bilan : 17 morts, 84
blessés, dégâts matériels à plusieurs km.
• Flixborough (UK) 1974: explosion et incendie d’une usine chimique. Bilan :
28 morts, nombreux blessés, installations ravagées.
• Seveso (Italie) 1976 : explosion dans une usine de pesticides.
Contamination de la région par la dioxine - Bilan : 1.800 hectares de
terrain contaminés, évacuation des populations, 2.000 personnes
intoxiquées.
• Mexico (Mexique) 1984: explosion dans un centre de stockage de gaz de
pétrole liquéfié. Bilan : 500 morts, 7000 blessés.
• Bhopal (Inde) 1984 : nuage toxique. Bilan : 3 000 morts, plusieurs milliers
de blessés.
• AZF Toulouse (France) 2001 : explosion d’une usine de stockage de nitrate
d’ammonium. Bilan : 26 morts + dégâts importants.
• BUNCEFIELD (GB) 2005 : explosion d’un mélange air – hydrocarbures.
Bilan : 43 blessés, 2 000 personnes évacuées, pollution atmosphérique,
incendie maitrisé 2 jours après le début des incendies.
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• Les différents types d’industrie à risque
– Industries chimiques
– Industries pétrolières
– Stockages de gaz
– Sites pyrotechniques
– Silos
– Autres établissements utilisant des substances
dangereuses :
- Sites pharmaceutiques, sites agroalimentaires, sites
de traitement des déchets dangereux, etc.
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II. NOTIONS DE DANGER, DE RISQUE et de
PROCESSUS D’APPARITION DE DOMMAGE
• Danger/phénomène dangereux : une source potentielle de
dommage.
Il est défini comme étant une propriété intrinsèque d’un système
(un équipement, un matériel, une matière, un phénomène ou un
milieu) qui décrit le type de dommage qu’il peut causer. C’est une
constante qui ne varie pas avec les conditions d’utilisation. La
norme ISO 12100 emploie plutôt le terme de « phénomène
dangereux », qui désigne une « source potentielle de dommage
».
Par exemple : un produit chimique (inflammable, explosif, toxique…),
l’électricité, le bruit, les objets coupants, les organes en mouvement
et les énergies potentielles sont des phénomènes dangereux.
Le danger est descriptible
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• Risque : mesure le degré de danger (Kervern, fondateur des
Cindyniques, 1990)
La définition du risque dépend du domaine concerné cependant
on observe une convergence avec la définition de la norme ISO
12100 : « combinaison de la probabilité d’un dommage et de la
gravité de ce dommage ». Quant à la directive européenne
98/24/CE, elle le définit comme « la probabilité que le potentiel
de nuisance soit atteint dans les conditions d’utilisation et/ou
d’exposition ». Cette définition a le mérite de montrer clairement
que si le danger est propre à l’agent chimique, le risque dépend
des conditions d’utilisation.
De ces deux définitions on tire respectivement les deux équations
du risque : Risque = Probabilité x Gravité
et Risque = Danger x Exposition
La directive 98/24 est une directive européenne du 7 avril 1998 concernant la protection de
la santé et de la sécurité des travailleurs contre les risques liés à des agents chimiques sur le
lieu de travail. 6
Définition du risque selon la norme ISO 14121- 1: 2007
RISQUE = Probabilité x Gravité
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• Activité professionnelle
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• Le préjudice
Le préjudice humain est principalement supporté par la personne
qui a été victime d’un accident ou d’une maladie
Professionnelle coût direct.
Mais le préjudice est aussi supporté par l’ensemble des partenaires
de l’entreprise.
- baisse de production,
- dysfonctionnements internes,
- dégradation du climat social, Coût indirect
- mauvaise image de marque,
-…
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• Processus d’apparition de dommage
Toute situation de travail intègre des phénomènes dangereux
susceptibles de causer de dommages.
Situation de travail : situation qui réunit, dans un
environnement donné, des moyens techniques et humains en
vue d’assurer un travail.
Phénomène dangereux : définition EN 1050 / Cause capable de
provoquer une lésion ou une atteinte à la santé.
Dommage : définition EN 1050 / lésion physique et/ou atteinte à
la santé ou aux biens.
L’exposition a un ou plusieurs phénomènes dangereux crée une
situation dangereuse.
Situation dangereuse : la situation dangereuse est caractérisée
par l’exposition au phénomène dangereux.
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Probabilité d’occurrence : l’exposition à un phénomène
dangereux est fonction de sa fréquence et de sa durée.
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Hiérarchie des risques
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Résumé
o L’apparition d’un événement dangereux au sein d’une
situation dangereuse peut causer des dommages.
o L’événement dangereux est caractérisé par sa probabilité
d’occurrence. Il peut être d’origine technique ou humaine.
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Exemple : Le prélèvement d’un produit chimique
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III. Approche du risque / Risque chimique
III. 1. Notions de danger, risque chimique
• Danger : « propriété intrinsèque d’un agent chimique susceptible
d’avoir un effet nuisible ». Signalons que le danger est propre à
l’agent chimique(un terme plus large que produit chimique),
indépendamment des conditions de son utilisation.
Nous rappelons que les dangers des produits chimiques sont signalés à
l’aide de pictogramme et d’étiquetage cependant ces derniers ne visent
principalement qu’à informer sur leur dangerosité.
• Le risque chimique est celui qu’engendre l’utilisation ou le contact
avec un ou plusieurs produits chimiques. La directive 98/24 le définit
comme « la probabilité que le potentiel de nuisance soit atteint dans
les conditions d’utilisation et/ou d’exposition ».
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• Signalisation des dangers des produits chimiques
Neuf pictogrammes de dangers
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FDS, phrase de risques (R), phrases de conseils de prudence
(S): identification des dangers des produits chimiques.
La fiche de données de sécurité comprend 16 rubriques
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• Dangers de liquides inflammables et gaz combustibles
liquéfiés
Nota : Il existe aussi des gaz dits “comprimés” (gaz de ville, méthane, hydrogène,…). Ces fluides
ne peuvent être liquéfiés à température ambiante. Leur stockage impose donc, soit de
les liquéfier à des températures extrêmement basses (-130°C pour le méthane à pression
atmosphérique par exemple), soit de les laisser à l’état gazeux et en ce cas les mettre sous
pression (jusque plusieurs centaines de bars) ces derniers sont livrés soit par canalisation, soit
conditionnés en bouteille en acier pour des usages spécifiques (H2, C2H2, O2…). 18
• Les principales propriétés des produits chimiques
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III. 3. Les principes généraux de prévention loi du
31/12/1991
Article L 230-2 du code du travail, la prévention des risques
professionnels passe par la mise en œuvre des mesures
techniques et organisationnelles qui visent à éliminer ou réduire
la rencontre de l’homme avec le danger soit :
- Supprimer le phénomène dangereux(substitution),
- Éviter la présence en zone dangereuse.
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III. 2. Les phases de la démarche
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• L’ estimation du risque
Il consiste à préciser l’importance; il s’agit de compléter l’aspect
qualitatif qu’apporte l’identification par une forme quantitative.
Selon la science du danger qui a pour objet d’appréhender les
évènements non souhaités (ENS), il consiste à représenter, modéliser,
identifier, maîtriser, gérer et manager le risque. Ci contre un schéma
cas du risque chimique :
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Schéma de la norme ISO 14121 adaptée au risque chimique
• L’évaluation du risque
Comme le définit la norme, elle désigne l’ensemble de la
démarche qui va de l’identification à l’estimation. L’appréciation
est la décision finale.
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• Évaluation des risques des agents chimiques dangereux
L'employeur détermine si des agents chimiques dangereux sont présents
sur le lieu de travail et évalue les risques qu'ils font courir à la santé des
travailleurs en tenant compte de:
- leurs propriétés dangereuses;
- les informations relatives à la sécurité et à la santé communiquées par le
fournisseur;
- le niveau, le type et la durée d'exposition;
- les conditions dans lesquelles se déroule le travail impliquant ces agents, y
compris leur quantité;
- les valeurs limites nationales d'exposition professionnelles ou biologiques;
- l'effet des mesures de prévention prises ou à prendre;
- les conclusions à tirer d'une surveillance de la santé* éventuellement déjà
effectuée.
L'employeur doit disposer d'une évaluation des risques, conformément à
l'article 9 de la directive 89/391/CEE. Cette évaluation est actualisée, en
particulier si des changements importants sont intervenus ou si les résultats
de la surveillance de la santé en démontrent la nécessité.
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• Les différents types d’action de prévention
Actions d’ordre technique :
- Supprimer ou substituer les produits et les procédés dangereux (action
prioritaire).
- Réduire le risque par la mise en place de mesures de protection collective
(travail en système clos, captage des polluants à la source).
Actions d’ordre organisationnel :
- Organiser les tâches de travail permettant de limiter les expositions.
- Appliquer des procédures de travail prenant en compte les moyens de
prévention du risque.
- Stocker les produits chimiques dans des conditions sécurisées.
- Organiser la gestion des déchets.
- Limiter les quantités de produits chimiques au poste de travail.
Actions d’ordre humain :
- Assurer la formation et l’information des salariés exposés à des agents
chimiques dangereux.
- Mettre à disposition des salariés des Équipements de Protection Individuelle
(EPI) adaptés lorsque les actions techniques et organisationnelles ne
permettent pas de réduire le risque au minimum.
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• Mesures de prévention
L'employeur est tenu de prendre les mesures de prévention
nécessaires prévues à l'article 6 de la directive 89/391/CEE, en
y ajoutant les mesures décrites ci-après.
Les risques sont supprimés ou réduits au minimum:
- par la conception et l'organisation des méthodes de travail;
- en prévoyant un matériel adéquat pour toutes les opérations
impliquant des agents chimiques;
- en réduisant au minimum le nombre de travailleurs exposés ou
susceptibles de l'être;
- en réduisant au minimum la durée et l'intensité de l'exposition;
- par des mesures d'hygiène appropriées;
- en réduisant la quantité d'agent chimique présent sur le lieu de
travail au minimum nécessaire pour le type de travail concerné;
- par des procédures de travail adéquates.
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• Mesures de protection
Les mesures spécifiques de protection, de prévention et de
surveillance ci-dessous sont applicables si l'évaluation effectuée par
l'employeur révèle des risques pour la santé et la sécurité des
travailleurs.
L'employeur veille à supprimer ou à réduire au minimum les risques en
ayant de préférence recours à la substitution (remplacement d'un
agent chimique dangereux* par un agent ou procédé non dangereux
ou moins dangereux).
Lorsque la nature de l'activité ne permet pas de supprimer les risques
par substitution, les mesures de protection et de prévention suivantes
s'appliquent par ordre de priorité:
- concevoir des procédés de travail et des contrôles techniques appropriés
et utiliser des équipements et des matériels adéquats de manière à éviter
ou à réduire le plus possible la libération d'agents chimiques dangereux;
- appliquer des mesures de protection collectives à la source du risque;
- appliquer des mesures de protection individuelles.
Ces mesures sont complétées par une surveillance de la santé
conformément à l'article 10 si la nature des risques le justifie.
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• L'employeur procède de façon régulière aux mesures des agents
chimiques pouvant présenter des risques pour la santé des travailleurs,
en fonction des valeurs limites d'exposition professionnelle.
• Si une valeur limite d'exposition professionnelle effectivement établie
sur le territoire d'un État membre a été dépassée, l'employeur prend
immédiatement des mesures pour remédier à cette situation.
• L'employeur prend les mesures techniques et/ou organisationnelles
dans l'ordre de priorité adaptées pour:
- empêcher la présence sur le lieu de travail de concentrations
dangereuses de substances inflammables ou d'agents chimiques instables
ou, si ce n'est pas possible;
- éviter la présence de sources d'ignition ou l'existence de conditions
défavorables aux substances chimiques instables et;
- atténuer les effets nuisibles en cas d'incendie, d'explosion ou les effets
physiques dangereux dus à des substances instables.
- L'équipement de travail et les systèmes de protection doivent être
conformes aux dispositions européennes en la matière, et en particulier à
la Directive 94/9/CE.
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• Mesures applicables en cas d’accident
L'employeur arrête des procédures (plans d'action) pouvant être
mises en œuvre en cas d'accident, d'incident ou d'urgence dus à
la présence d'agents chimiques dangereux sur le lieu de travail.
Ces dispositions comprennent des exercices de sécurité
pertinents effectués à intervalles réguliers et la mise à
disposition d'installations de premier secours appropriées.
Lorsque l'une de ces situations se présente, l'employeur met en
œuvre les mesures adéquates pour y remédier le plus
rapidement possible et informer les travailleurs concernés. Seuls
les travailleurs indispensables au rétablissement d'une situation
normale sont autorisés à rester dans la zone touchée; ils doivent
être munis de vêtements de protection, d'un équipement de
protection individuel, d'un équipement et d'un matériel de
sécurité spécialisé.
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• Information et formation des travailleurs
L'employeur veille à ce que les informations relatives aux mesures
d'urgence soient disponibles. Elles comprennent:
- un avertissement préalable des dangers de l'activité et les procédures
pertinentes afin que les services d'urgence puissent préparer leur
intervention;
- toute information sur les dangers spécifiques se présentant ou susceptibles
de se présenter lors d'un accident ou d'une urgence.
L'employeur veille à ce que les travailleurs et/ou leurs représentants:
- reçoivent les résultats de l'évaluation des risques;
- reçoivent toutes les informations sur les agents chimiques dangereux
présents sur le lieu de travail;
- reçoivent une formation et des informations quant aux précautions
appropriées et aux mesures de protection individuelle et collective à
prendre;
- aient accès aux fiches de données de sécurité fournies par le fournisseur.
- L'information doit être fournie sous une forme appropriée et actualisée
pour tenir compte de nouvelles conditions éventuelles.
L'employeur veille à ce que le contenu des récipients et des canalisations
ainsi que le danger qu'il peut présenter soient clairement identifiables.
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• Surveillance de la santé des travailleurs
Les États membres arrêtent des dispositions pour procéder à une
surveillance appropriée de la santé des travailleurs lorsque les résultats
de l'évaluation de l'employeur révèlent des risques pour leur santé.
Les résultats de cette surveillance entraînent l'application de mesures
préventives lorsque:
- il est possible d'établir un lien entre l'exposition du travailleur à un agent
chimique dangereux et une maladie ou une affection identifiable;
- la maladie ou l'affection risque de survenir dans des conditions
particulières à l'activité du travailleur;
- la technique d'investigation présente un risque faible pour les travailleurs.
- La surveillance de la santé est obligatoire dans le cas d'activités impliquant
un agent chimique pour lequel une valeur limite biologique contraignante a
été fixée.
Un dossier individuel de santé et d'exposition est établi et tenu à jour
pour chaque travailleur soumis à une surveillance de la santé. Le travailleur
a accès à son dossier personnel.
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• Définitions des termes clés de l’action
Agent chimique : tout élément ou composé chimique, seul ou mélangé,
tel qu'il se présente à l'état naturel ou tel qu'il est produit, utilisé ou libéré,
notamment sous forme de déchet, du fait d'une activité professionnelle,
qu'il soit ou non produit intentionnellement et qu'il soit ou non mis sur le
marché.
Agent chimique dangereux : tout agent chimique qui satisfait aux critères
de classification des substances dangereuses définis à l'annexe VI de la
directive 67/548/CEE ainsi que par la directive 88/379/CEE.
Valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP): sauf indication
contraire, la limite de la moyenne pondérée en fonction du temps de la
concentration d'un agent chimique dans l'air de la zone de respiration d'un
travailleur au cours d'une période de référence déterminée.
Valeur limite biologique (VLB): la limite de concentration dans le milieu
biologique approprié de l'agent concerné, de ses métabolites ou d'un
indicateur d'effet.
Surveillance de la santé : l'évaluation de l'état de santé d'un travailleur en
fonction de son exposition à des agents chimiques spécifiques sur le lieu
de travail.
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END
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