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Dec D'application

Le décret n° 2-05-733 établit les conditions et modalités de remboursement des prestations garanties par l'assurance maladie obligatoire de base au Maroc. Il précise les taux de couverture, les types de soins remboursables, ainsi que les procédures à suivre pour le remboursement des frais médicaux, y compris en cas d'hospitalisation. De plus, il définit les responsabilités des bénéficiaires et des organismes gestionnaires concernant la prise en charge des soins et des médicaments.

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Le décret n° 2-05-733 établit les conditions et modalités de remboursement des prestations garanties par l'assurance maladie obligatoire de base au Maroc. Il précise les taux de couverture, les types de soins remboursables, ainsi que les procédures à suivre pour le remboursement des frais médicaux, y compris en cas d'hospitalisation. De plus, il définit les responsabilités des bénéficiaires et des organismes gestionnaires concernant la prise en charge des soins et des médicaments.

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M.

S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REVU ET CORRIGE

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18 août 2005)

Décret n° 2-05-733 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


pris pour l'application de la loi n° 65-00 portant code de
la couverture médicale de base.

Le premier ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment son livre premier ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005),

Décrète :

Chapitre premier :

Conditions et modalités de remboursement


et de prise en charge des prestations garanties

Article premier : Le remboursement ou la prise en charge des frais


engagés par les bénéficiaires de l'assurance maladie obligatoire de
base s'effectue, conformément aux dispositions de l'article 12 de la
loi n° 65-00 susvisée, sur la base de la tarification nationale de
référence et des taux de couverture des prestations médicales tels
qu'ils sont fixés par décret pour chacun des organismes
gestionnaires.

Article 2 : En cas d'hospitalisation, les taux de couverture visés à


l'article premier ci-dessus sont applicables à l'ensemble des
prestations dispensées y compris celles rendues dans le cadre de
l'hôpital de jour.

Les prestations pouvant être prises en charge dans le cadre de


l'hôpital de jour sont fixées par arrêté du ministre de la santé.

Article 3 : Le remboursement ou la prise en charge des soins liés à


l'hospitalisation inclut le séjour hospitalier, les honoraires des actes
médicaux, chirurgicaux, paramédicaux, d'analyses de biologie
médicale, de radiologie et d'imagerie médicale, des explorations
fonctionnelles, d'odontologie, de rééducation fonctionnelle, de

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

kinésithérapie ainsi que les médicaments, sur la base de la


tarification nationale de référence.

Article 4 : Sont inclus dans le remboursement ou la prise en charge


au titre de l'hospitalisation, sur la base de la tarification nationale de
référence pour les appareils de prothèse et d'orthèse, les dispositifs
médicaux ou implants nécessaires à l'accomplissement de l'acte
médical, ou de la rémunération réglementaire pour les poches de
sang humain et les dérivés sanguins labiles.

Article 5 : Sont remboursés sous forme de forfait :

 la lunetterie médicale ;
 les appareils de prothèse et d'orthèse ;
 les dispositifs médicaux et implants ;
 l'orthodontie pour les enfants.

Les forfaits de remboursement sont fixés dans la tarification


nationale de référence.

Article 6 : Le remboursement du forfait de la lunetterie médicale


s'effectue tous les deux ans à compter de la dernière prescription.
Toutefois, ce délai est ramené à un an lorsqu'il s'agit d'enfants d'un
âge inférieur ou égal à 12 ans.

Le renouvellement de la monture ou des verres perdus ou détériorés


avant l'expiration de cette période ne donne lieu à aucun
remboursement.

Article 7 : La liste des appareils de prothèse et d'orthèse médicales


admis au remboursement ou à la prise en charge dans le cadre de
l'assurance maladie obligatoire de base ainsi que celle des
dispositifs médicaux et implants sont définies par arrêté du ministre
de la santé.

Cet arrêté fixe, également, la liste des appareils de prothèse et


d'orthèse et les dispositifs médicaux et implants dont le
remboursement ou la prise en charge est soumis à l'accord préalable
de l'organisme gestionnaire.

Les forfaits couvrent les frais d'acquisition, d'installation, de location


ou, le cas échéant, de réparation ou de renouvellement des
appareils de prothèse, orthèse, dispositifs médicaux et implants. Ils
comportent également le remboursement des systèmes d'attache et
des autres accessoires nécessaires au fonctionnement des appareils.

Le bénéficiaire ne peut prétendre qu’à un seul appareil par


handicap. Toutefois, les personnes victimes de mutilation ont droit,
avant d'obtenir l'appareillage définitif, à un appareil provisoire, après
avis du médecin contrôleur de l’organisme gestionnaire.

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Le renouvellement d'un appareillage ne peut intervenir avant


l'écoulement d'une période de deux ans. Il n’est accordé que si celui-
ci est hors d'usage et est reconnu irréparable, ou si les modifications
survenues dans l'état du bénéficiaire le justifient. Dans ce dernier
cas, et lorsqu'il s'agit d'un enfant d'un âge inférieur ou égal à 18 ans,
le renouvellement peut intervenir avant le délai de deux ans.

Le bénéficiaire est responsable de la garde et de l'entretien de son


appareillage. Les conséquences de détérioration ou de perte,
provoquées intentionnellement ou résultant d'une faute lourde,
demeurent à sa charge.

Article 8 : La liste des médicaments admis au remboursement est


arrêtée, en fonction du service médical rendu, par le ministre de la
santé. Elle est établie par dénomination commune internationale et
classe thérapeutique avec la présentation et la forme.

Le remboursement de toute spécialité pharmaceutique s'effectue sur


la base du prix public du médicament générique de la spécialité de
référence, lorsqu'il existe, portant la même dénomination commune
internationale.

Toutefois, lorsque le médicament admis au remboursement sert au


traitement d’une maladie grave ou invalidante nécessitant des soins
de longue durée ou particulièrement coûteux, le bénéficiaire peut
être totalement ou partiellement exonéré par l’organisme
gestionnaire de la partie des frais à sa charge.

La liste des médicaments donnant droit à exonération totale ou


partielle des frais restant à la charge du bénéficiaire est établie par
arrêté du ministre de la santé.

Lorsqu’une molécule ne figurant pas dans la liste des médicaments


admis au remboursement, est incluse dans un protocole validé dans
le cadre d'un consensus thérapeutique faisant partie de la
convention nationale, le remboursement s'effectue sur la base du
prix public de ladite molécule.

Article.9 : La liste des maladies graves ou invalidantes nécessitant


des soins de longue durée ou particulièrement coûteux donnant droit
à exonération en vertu de l'article 9 de la loi n° 65-00 est fixée par
arrêté du ministre de la santé.

Cette liste est arrêtée en considération de la fréquence de la


maladie, de sa gravité, surtout en termes d'incapacité et d'invalidité,
de sa chronicité, de la charge de morbidité dont elle est responsable
et du coût de sa prise en charge.

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Toutefois, les maladies rares chroniques et/ou coûteuses ne figurant


pas dans cette liste peuvent être prises en charge à titre
exceptionnel par l'organisme gestionnaire sur proposition du
contrôle médical et après avis de l'Agence nationale de l'assurance
maladie.

Article 10 : L'exonération de la part restant à la charge de l’assuré


est décidée, après étude du cas, par l'organisme gestionnaire
concerné sur avis du contrôle médical par période de 6 mois
renouvelable dans les mêmes conditions.

Le refus par l'organisme gestionnaire d'accorder ladite exonération


doit être motivé et notifié au demandeur par lettre recommandée. Le
demandeur peut contester cette décision auprès de l'Agence
nationale de l'assurance maladie qui procède à son examen
conformément aux dispositions de l'article 38 ci-dessous.

Article 11 : Le remboursement des frais des prestations de soins est


effectué au vu des pièces justificatives requises, dont une feuille de
soins signée par le ou les praticiens. Il intervient, au plus tard, dans
les quatre-vingt-dix (90) jours suivant la date de dépôt ou d'envoi du
dossier attestant les frais engagés, sauf dans les cas litigieux.

Dans ces cas et lorsque le contrôle médical valide les prestations


contestées, le remboursement doit intervenir au plus tard dans les
trente (30) jours qui suivent.

Article 12 : La feuille de soins ainsi que les pièces justificatives


doivent être adressées ou présentées à l'organisme gestionnaire
concerné dans les deux mois qui suivent le premier acte médical,
sauf s'il y a traitement médical continu. Dans ce dernier cas, le
dossier doit être présenté dans les soixantes (60) jours qui suivent la
fin du traitement.

Sauf cas de force majeure, le défaut d'accomplissement des


formalités prévues à l'alinéa précédent entraîne déchéance du droit
au remboursement des prestations objet du dossier.

Article 13 : L'état de grossesse, médicalement constaté doit être


notifié à l'organisme gestionnaire au moins six (6) mois avant la date
présumée de l'accouchement.

Le droit aux prestations couvre les complications éventuelles de la


grossesse, de l'accouchement et de ses suites.

Article 14 : Les conditions et les épisodes de suivi médical de la


grossesse et des suites de l'accouchement sont définis par arrêté du
ministre de la santé

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Article 15 : En cas de grossesse pathologique ou de suites de


couches pathologiques, les prestations d'assurance maladie sont
servies à compter de la constatation médicale de l'état de santé de
la bénéficiaire.

Article 16 : Les organismes gestionnaires peuvent procéder au


remboursement des soins dispensés en dehors du territoire national
au bénéficiaire de l'assurance maladie obligatoire qui tombe
inopinément malade au cours de son séjour à l'étranger. Ce
remboursement s’effectue selon les mêmes taux et dans les mêmes
conditions que si les soins étaient délivrés au Maroc.

Lorsque les soins médicalement requis par l'état de santé du


bénéficiaire de l'assurance maladie obligatoire de base ne peuvent
être dispensés au Maroc, celui-ci peut demander à l'organisme
gestionnaire dont il est ressortissant l'accord préalable pour une
prise en charge dans un établissement de soins étranger.

La liste des examens ou soins justifiant le transfert à l’étranger est


fixée par le ministre de la santé.

L'accord préalable est accordé en priorité aux établissements de


soins étrangers ayant conclu avec l’organisme gestionnaire une
convention de soins qui définit notamment les conditions de prise en
charge du bénéficiaire et les modalités de remboursement.

Le projet de convention est, préalablement à sa signature, soumis à


l'avis de l'Agence nationale de l'assurance maladie.

Chapitre II :

Les conditions de délivrance


des soins aux bénéficiaires

Article 17 : Les soins dispensés aux bénéficiaires doivent être


délivrés conformément aux dispositions législatives et
réglementaires en vigueur en la matière dans le respect des clauses
des conventions nationales.

Article 18 : Les consultations médicales et soins ambulatoires sont


donnés au cabinet du praticien, sauf en cas d'hospitalisation ou
lorsque le bénéficiaire ne peut se déplacer en raison de son état de
santé.

Article 19 : Toute prise en charge doit faire l'objet d'un accord


préalable de l'organisme gestionnaire.

Article 20 : La demande d'accord préalable doit être établie par le


médecin traitant sous pli confidentiel et comporter les indications
médicales suivantes :

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

1. l'objet de la prise en charge du patient, la nature de l'affection


et le coefficient de l'acte professionnel conformément à la
nomenclature en vigueur ;

2. la ou les spécialités concernées et, le cas échéant, la durée


prévisible d'hospitalisation dans chaque discipline médicale ou
chirurgicale ;

3. les analyses de biologie médicale, les examens de radiologie


et d'imagerie médicale et les explorations fonctionnelles
demandés et justifiés ;

4. le type de traitement préconisé pour le patient qu'il soit


médical ou chirurgical.

Article 21 : La délivrance des soins faisant l'objet d'une demande


d'accord préalable ne peut commencer qu'à la suite de la réponse de
l'organisme gestionnaire. Celle-ci doit intervenir au plus tard dans
les 48 heures suivant le dépôt de la demande d'accord préalable.

Toutefois, en cas d’urgence, le malade est immédiatement admis


par l'établissement et les soins lui sont délivrés ; la demande
d'accord préalable devant parvenir sans délai à l'organisme
gestionnaire.

Article 22 : Pour le déboursement des frais des prestations


délivrées dans le cadre du tiers payant, le prestataire de soins
adresse à l'organisme gestionnaire, dès la sortie du patient et au
plus tard dans un délai n'excédant pas trois mois un dossier
comprenant notamment les documents suivants :

 l'original du document de la prise en charge auquel doit être


jointe une photocopie de la carte d'immatriculation de l'assuré
et, le cas échéant, de la carte d'identité nationale du
bénéficiaire, s'il est distinct ;

 les notes d'honoraires ventilées, cachetées et signées par les


praticiens, précisant les cotations des actes et les honoraires
correspondants. Ces notes doivent être établies conformément
aux dispositions de la convention nationale ;

 la facture de l'établissement de soins précisant le détail des


frais notamment les honoraires des praticiens, la part restant à
la charge de l'assuré, dûment cachetée par l'établissement de
soins et signée par l'assuré ou, en cas d’empêchement, par un
ayant droit dûment mandaté.

La signature de l'assuré ou de l'ayant droit, le cas échéant, atteste


de la véracité des soins administrés et de la validité de la facture ;

6
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

 le cas échéant et sur demande écrite du médecin contrôleur, le


compte rendu de l'hospitalisation transmis sous pli
confidentiel.

Toute hospitalisation donne lieu à l'établissement d'une seule


facture originale. Les copies ou duplicata doivent porter le cachet de
l'établissement de soins.

Article 23 : La non adhésion d'un prestataire de soins médicaux à la


convention nationale peut constituer un des motifs de refus de la
prise en charge par l'organisme gestionnaire.

Article 24 : Pour chaque maladie ou accident, la constatation des


soins reçus par les bénéficiaires s'effectue au moyen de feuilles de
soins établies conformément au modèle défini dans le cadre de la
convention nationale.

Article 25 : La feuille de soins doit comporter les prescriptions du


médecin traitant et faire apparaître, notamment :

1. l'identité de l'assuré ;

2. l'identité du malade, s'il est distinct de l'assuré ;

3. l'identification du praticien et, éventuellement, celle du


professionnel paramédical, du pharmacien, du laboratoire
d'analyses médicales, du cabinet de radiologie ou du
fournisseur ;

4. la mention de l'accord préalable, si nécessaire ;

5. la mention de la délivrance de prescriptions particulières


écrites s'il y a lieu ainsi que, le cas échéant, les actes effectués
à ce titre ;

6. le montant des honoraires médicaux et des soins


paramédicaux payés par l'assuré et, s'il y a lieu, le montant de
la facture du pharmacien, du laboratoire ou du fournisseur
ainsi que l'indication de leur acquit.

En outre, les prestations de soins doivent être mentionnées au jour


le jour dans la limite de la prescription du médecin traitant. En aucun
cas, le praticien ne peut refuser de remplir la feuille de soins pour le
malade.

Article 26 : Le ministre de la santé édicte, sur proposition de


l'Agence nationale de l'assurance maladie, les mesures nécessaires
au suivi médical des assurés notamment celles relatives à la mise en
place du carnet de santé ou de tout autre support équivalent.

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Chapitre III :

Les modalités du conventionnement

Article 27 : Les négociations visant l'établissement des conventions


nationales sont initiées et conduites par l'Agence nationale de
l'assurance maladie dans les conditions fixées par les dispositions de
la loi n° 65-00 précitée et selon les modalités du présent décret.

Article 28 : Les négociations relatives à la conclusion des


conventions nationales ne peuvent dépasser un délai maximum de 6
mois. A défaut d'accord dans ce délai, le ministre de la santé
reconduit la convention nationale antérieure lorsqu'elle existe ou, à
défaut, édicte des tarifs réglementaires après avis de l'Agence
nationale de l'assurance maladie.

Les conventions nationales sont conclues pour une durée minimum


de 3 ans. Elles sont approuvées par arrêté du ministre de la santé.

Le ministre de la santé fixe par arrêté les règles de facturation des


prestations de soins sur proposition de l'Agence nationale de
l'assurance maladie.

Article 29 : Le ministre de la santé fixe par arrêté le cadre


conventionnel type pour chaque convention nationale sur
proposition de l'Agence nationale de l'assurance maladie et après
avis des conseils nationaux des ordres professionnels concernés ou,
à défaut, les organisations professionnelles à vocation nationale les
plus représentatives.

Article 30 : Le non respect ou la violation des termes de la


convention nationale est porté par l'organisme gestionnaire à la
connaissance de l'Agence nationale de l'assurance maladie qui en
informe l’ordre professionnel concerné. L'Agence peut, après avoir
invité le praticien à fournir ses explications écrites à la commission
spécialisée citée à l'alinéa ci-après, sur les griefs qui lui sont
reprochés, le mettre hors convention pour une durée qui ne peut
excéder un an. A l'expiration de cette durée, le praticien réintègre
d'office la convention nationale.

La mise hors convention et la réintégration sont décidées par la


commission spécialisée permanente créée à cet effet par le conseil
d'administration de l'Agence et notifiées à l'intéressé par le directeur
dudit établissement.

En cas de récidive, la mise hors convention est prononcée d'office


dans les mêmes formes.

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Article 31 : Tout désaccord dans l'application d'une ou de plusieurs


clauses de la convention est soumis à l'avis de l'Agence nationale de
l'assurance maladie.

L'avis de l'Agence s'impose aux parties.

Article 32 : Les clauses tarifaires de la convention nationale sont


établies par référence à la nomenclature générale des actes
professionnels, à la nomenclature des actes de biologie médicale et
à la nomenclature des actes paramédicaux en vigueur et des
références médicales opposables établies sur la base des protocoles
thérapeutiques, lorsqu'ils existent.

Chapitre IV :

Conditions et modalités
d'exercice du contrôle médical

Article 33 : Pour l'exercice du contrôle médical visé au chapitre


trois de la loi n° 65-00, les organismes gestionnaires disposent d'un
corps propre de médecins, pharmaciens et médecins dentistes
contrôleurs. Ils peuvent faire appel par voie de convention à des
praticiens et des pharmaciens à titre externe.

Article 34 : Le contrôle médical peut s'effectuer, selon le cas, sur


dossier, au lieu d'hospitalisation, par visite à domicile ou,
exceptionnellement, par voie de convocation du bénéficiaire.

La visite de contrôle a lieu, de façon inopinée, à l'initiative du


praticien.

Le praticien peut requérir ou procéder, à la charge de l'organisme


gestionnaire, à tout examen ou contre expertise qu'il juge
nécessaire. Il a libre accès au dossier médical et à tout
renseignement ou document administratif d'ordre individuel ou
général nécessaire à sa mission.

Article 35 : L'organisme gestionnaire exerce un contrôle


systématique sur dossier dans tous les cas de demande
d'exonération de la part restant à la charge de l'assuré, ou de
demande d'accord préalable pour la prise en charge dans le cadre
du tiers payant.

Article 36 : Le contrôle médical doit s'effectuer sans préjudice pour


le délai de remboursement ou de prise en charge. En cas de litige,
ce délai est prorogé de 30 jours francs.

Article 37 : En cas de maladies graves ou invalidantes nécessitant


des soins de longue durée ou particulièrement coûteux supérieurs à
six mois, l’organisme gestionnaire est habilité à faire procéder aux

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

contrôles médicaux périodiques nécessaires à la poursuite de la


prise en charge.

Article 38 : Les contestations des décisions prises par l'organisme


gestionnaire à la suite d'un contrôle médical sont portées devant
l'Agence nationale d'assurance maladie qui fait procéder à sa charge
à un nouvel examen par un praticien expert, dans les conditions
prévues par l'article 30 de la loi n° 65-00 susvisée. Les conclusions
de l'expert doivent être notifiées aux parties dans un délai qui ne
peut excéder la durée prévue à l'article 36 ci-dessus.

Article 39 : Conformément à l'article 43 de la loi n° 65-00 précitée,


les organismes gestionnaires sont tenus de communiquer au
ministère de la santé et à l'Agence nationale d'assurance maladie, à
la fin du premier trimestre de chaque exercice, l'effectif des
personnes assurées et leurs ayants droit, le bilan de la
consommation médicale des bénéficiaires avec leur effectif pour
l'exercice écoulé en terme des prestations délivrées et des flux
financiers y afférents.

Ils sont également tenus de fournir au ministère de la santé les


informations utiles à l'élaboration des comptes nationaux de la
santé.

Article 40 : Le contrôle technique visant le respect des dispositions


de la loi n° 65-00, des textes pris pour son application et des clauses
des conventions nationales par les parties auxdites conventions est
effectué par des médecins, des médecins dentistes et des
pharmaciens inspecteurs dûment mandatés à cet effet par le
ministre de la santé parmi les fonctionnaires.

Ce contrôle s'effectue, soit sur pièces, soit sur place, à l'initiative du


ministre de la santé ou à la demande de l'Agence nationale de
l'assurance maladie.

Les praticiens chargés du contrôle technique sont également


habilités à s'assurer de l'organisation d'un service de contrôle
médical par les organismes gestionnaires et à vérifier que ledit
contrôle s'exerce dans le respect des règles y afférentes.

Les organismes gestionnaires et les producteurs de soins sont tenus,


chacun en ce qui le concerne, de fournir aux praticiens chargés du
contrôle, les documents et informations utiles au bon déroulement
de leur mission.

Article 41 : Le ministre de la santé, le ministre chargé de l'emploi et


le ministre chargé des finances sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'application du présent décret qui sera publié au
Bulletin officiel.

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre des finances
et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l’emploi
et de la formation
professionnelle,
Mustapha Mansouri.

Le ministre de la santé,
Mohamed Cheikh
Biadillah.

11
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18


août 2005)

Décret n° 2-05-734 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


fixant le taux de cotisation due à la Caisse nationale de
sécurité sociale au titre du régime de l'assurance maladie
obligatoire de base.

Le premier ministre.

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment ses articles 46, 47, 48, 106, 107 et 148 ;

Vu le dahir portant loi n° 1-72-184 du 15 joumada II 1392 (27 juillet


1972) relatif au régime de sécurité sociale, tel qu'il a été modifié et
complété ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005).

Décrète :

Article premier : le taux de la cotisation due à la Caisse nationale


de sécurité sociale au titre du régime de l'assurance maladie
obligatoire de base est fixé, en ce qui concerne les salariés du
secteur privé, à 4% de l'ensemble des rémunérations visées à
l'article 19 du dahir portant loi n° 1-72-184 susvisé, réparti à raison
de 50% à la charge de l'employeur et 50% à la charge du salarié.

Le taux de cotisation fixé à l'alinéa précédent est majoré de 1% de


l'ensemble de la rémunération brute mensuelle du salarié. Cette
majoration, due par l'ensemble des employeurs assujettis au régime
de sécurité sociale, est à leur charge exclusive.

Article 2 : Le taux de la cotisation due par les marins pêcheurs à la


part est fixé à :

 1,2% du montant du produit brut de la vente du poisson pêché


sur les chalutiers ;

 1,5% du montant du produit brut de la vente du poisson pêché


sur les sardiniers et les palangriers.

12
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Article 3 : Le taux de la cotisation due par les titulaires de pensions


est fixé à 4% sur le montant global des pensions de base servies à
condition que ce montant soit égal ou supérieur à 910,00 DH par
mois dans le secteur de l'agriculture et à 1.289,00 DH par mois dans
les autres secteurs.

Article 4 : La cotisation mensuelle due par les personnes


bénéficiant d'une assurance volontaire conformément à l'article 5 du
dahir portant loi n° 1-72-184 susvisé est fixée à 4% du montant de la
rémunération mensuelle ayant servi de base au calcul de la dernière
cotisation obligatoire au titre de ladite assurance.

Article 5 : Les modalités de versement par l'employeur des


cotisations dont il est débiteur sont définies par le règlement
intérieur de la Caisse nationale de sécurité sociale.

Article 6 : Le ministre chargé de l'emploi, le ministre chargé des


finances et le ministre de la santé sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre des finances
et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l'emploi
et de la formation
professionnelle,
Mustapha Mansouri.

Le ministre de la santé,
Mohamed Cheikh
Biadillah

13
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18


août 2005)

Décret n° 2-05-735 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


fixant le taux de cotisation due à la Caisse nationale des
organismes de prévoyance sociale au titre du régime de
l'assurance maladie obligatoire de base.

Le premier ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment ses articles 46, 47, 48, 106, 107 et 148 ;

Vu le dahir portant loi n° 1-77-216 du 20 chaoual 1397 (4 octobre


1977) créant un Régime collectif d'allocation de retraite ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005),

Décrète :

Article premier : Le taux de la cotisation due à la Caisse nationale


des organismes de prévoyance sociale au titre du régime de
l'assurance maladie obligatoire de base est fixé, en ce qui concerne
les salariés relevant du secteur public, à 5% de l'ensemble des
rémunérations visées à l'article 106 (1 er §) de la loi n° 65-00
susvisée, réparti à raison de 50% à la charge de l'employeur et 50%
à la charge du salarié.

Chacune des parts de la cotisation est perçue dans la limite d'un


montant mensuel minimum de 70 dirhams et d'un plafond mensuel
de 400 dirhams.

Article 2 : Le taux de la cotisation due par les titulaires de pensions


est fixé à 2,5% du montant global des pensions de base servies dans
la limite d'un montant mensuel de 70 dirhams et d'un plafond
mensuel de 400 dirhams.

Article 3 : Le taux de la cotisation due par les personnes bénéficiant


d'une assurance volontaire conformément à l'article 13 du dahir
portant loi n° 1-77-216 susvisé, est fixé à 5% du montant du dernier
salaire mensuel ayant servi de base au calcul des dernières

14
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

cotisations et contributions au titre de l'affiliation obligatoire au


régime collectif d'allocation de retraite.

Article 4 : Le versement des cotisations est effectué mensuellement


par l'Etat, les collectivités locales, les établissements publics, les
personnes morales de droit public et les organismes gérant les
régimes de pensions dans un délai n'excédant pas 15 jours suivant
l'expiration du mois concerné.

Les modalités de versement par l'employeur des cotisations dont il


est débiteur sont définies par la Caisse nationale des organismes de
prévoyance sociale.

Article 5 : Les organismes gérant les régimes de pensions sont


débiteurs vis-à-vis de la Caisse nationale des organismes de
prévoyance sociale des cotisations de leurs pensionnés dont ils sont
tenus d'effectuer le précompte.

Ils sont tenus de communiquer à ladite caisse, au terme de chaque


année civile, l'assiette des cotisations des titulaires de pensions.

Article 6 : Le ministre chargé de l'emploi, le ministre chargé des


finances et le ministre de la santé sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre des finances
et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l'emploi
et de la formation
professionnelle,
Mustapha Mansouri.

Le ministre de la santé,
Mohamed Cheikh
Biadillah.

15
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18


août 2005)

Décret n° 2-05-736 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


fixant les taux de couverture des prestations médicales à la
charge de la Caisse nationale des organismes de prévoyance
sociale au titre du régime de l'assurance maladie obligatoire
de base.

Le premier ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment ses articles 7, 9 et 10 ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005),

Article premier : Les taux de couverture des prestations prévues


par les dispositions de l'article 7 de la loi n° 65-00 susvisée, au titre
du régime de l'assurance maladie obligatoire de base géré par la
Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale, sont fixés
par groupes de prestations comme suit :

1. Actes de médecine générale et de spécialités médicales et


chirurgicales, actes paramédicaux, de rééducation
fonctionnelle et de kinésithérapie délivrés à titre ambulatoire
hors médicaments : 80% de la tarification nationale de
référence.

2. Soins liés à l'hospitalisation et aux interventions chirurgicales y


compris les actes de chirurgie réparatrice et le sang et ses
dérivés labiles : 90% de la tarification nationale de référence.
Ce taux est porté à 100% lorsque les prestations sont rendues
dans les hôpitaux publics, les établissements publics de santé
et les services sanitaires relevant de l'Etat.

3. Médicaments admis au remboursement : 70% du prix public


Maroc.

4. Lunetterie médicale, dispositifs médicaux et implants


nécessaires aux actes médicaux et chirurgicaux : forfaits fixés
dans la tarification nationale de référence.

16
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

5. Appareils de prothèse et d'orthèse médicales admis au


remboursement : forfaits fixés dans la tarification nationale de
référence.

6. Soins bucco-dentaires : 80% de la tarification nationale de


référence.

7. Orthodontie médicalement requise pour les enfants : forfait


fixé dans la tarification nationale de référence.

Article 2 : En cas de maladie grave ou invalidante nécessitant des


soins de longue durée ou particulièrement coûteux, l'assuré est
exonéré totalement ou partiellement de la part restant à sa charge
selon le type de maladies telles que prévues dans la liste arrêtée par
le ministre de la santé.

La part restant à la charge de l'assuré ne peut être supérieure à 10%


de la tarification nationale de référence pour ces maladies.

Toutefois, l'exonération de la part restant à la charge de l'assuré est


totale pour les soins onéreux.

Article 3 : Le ministre chargé de l'emploi, le ministre chargé des


finances et le ministre de la santé sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre des finances
et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l'emploi
et de la formation
professionnelle,
Mustapha Mansouri.

Le ministre de la santé,
Mohamed Cheikh
Biadillah.

17
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18


août 2005)

Décret n° 2-05-737 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


fixant les taux de couverture des prestations médicales à la
charge de la Caisse nationale de sécurité sociale au titre du
régime de l'assurance maladie
obligatoire de base.

Le premier ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment ses articles 7, 9 et 10 ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005),

Décrète :

Article premier : Les groupes de prestations couvertes par la


Caisse nationale de sécurité sociale au titre de l'assurance maladie
obligatoire de base sont définis comme suit :

 En ce qui concerne les maladies graves ou invalidantes


nécessitant des soins de longue durée ou particulièrement
coûteux, les prestations médicalement requises suivantes :

o les actes de médecine générale et de spécialités médicales et


chirurgicales ;

o les analyses de biologie médicale ;

o la radiologie et l'imagerie médicale ;

o les explorations fonctionnelles ;

o l'hospitalisation ;

o les médicaments admis au remboursement ;

o le sang et ses dérivés labiles ;

o les soins bucco-dentaires ;

18
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

o les dispositifs médicaux et implants nécessaires aux actes


médicaux et chirurgicaux admis au remboursement ;

o les actes de rééducation fonctionnelle et de kinésithérapie ;

o les actes paramédicaux ;

o les appareils de prothèse et d'orthèse médicales admis au


remboursement ;

o la lunetterie médicale.

Les prestations ci-dessus sont couvertes qu'elles soient dispensées à


titre ambulatoire ou dans le cadre de l'hospitalisation.

 En ce qui concerne l'enfant dont l'âge est inférieur ou égal à


12 ans, l'ensemble des prestations définies à l'article 7 de la loi
n° 65-00 ;

 En ce qui concerne le suivi de la grossesse, l'accouchement et


ses suites, les actes médicaux et chirurgicaux tels qu'ils sont
définis à la nomenclature générale des actes professionnels et
à la nomenclature des actes de biologie médicale ainsi que les
médicaments admis au remboursement, le sang et ses dérivés
labiles, les actes paramédicaux et, le cas échéant, les actes de
rééducation fonctionnelle et de kinésithérapie ;

 En ce qui concerne l'hospitalisation, l'ensemble des prestations


et soin rendus dans ce cadre y compris les actes de chirurgie
réparatrice.

Article 2 : Le taux de couverture des groupes de prestations citées


à l'article premier ci-dessus est fixé à 70% de la tarification nationale
de référence, établie conformément à l'article 12 de la loi n° 65-00
susvisée.

Ce taux est porté à 90% pour les maladies graves ou invalidantes


nécessitant des soins de longue durée ou particulièrement coûteux,
lorsque les prestations y afférentes sont dispensées dans les
hôpitaux publics, les établissements publics de santé et les services
sanitaires relevant de l'Etat.

Article 3 : La prise en charge des maladies graves ou invalidantes


nécessitant des soins de longue durée ou particulièrement coûteux
englobe l'ensemble des prestations médicalement requises par l'état
de santé du bénéficiaire y compris la transplantation d'organes et de
tissus.

19
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Article 4 : Le ministre chargé de l'emploi, le ministre chargé des


finances et le ministre de la santé sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre des finances
et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l'emploi
et de la formation
professionnelle,
Mustapha Mansouri

Le ministre de la santé,
Mohamed Cheikh
Biadillah.

20
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18


août 2005)

Décret n° 2-05-738 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


fixant les conditions d'affiliation et d'immatriculation au
régime de l'assurance maladie obligatoire de base.

Le premier ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment ses articles 39, 96 à 99 et 128 ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005),

Décrète :

Article premier : Sous réserve des dispositions de l'article 114 de la


loi n° 65-00, sont considérés comme employeurs affiliés d'office au
titre du régime de l'assurance maladie obligatoire de base :

o les employeurs affiliés à la Caisse nationale de sécurité


sociale au titre des prestations du régime de sécurité
sociale ;

o les administrations de l'Etat, les collectivités locales, les


établissements publics et les personnes morales de droit
public dont les fonctionnaires et agents sont, à la date de
publication du présent décret, immatriculés à la Caisse
nationale des organismes de prévoyance sociale ;

o les organismes gérant les régimes de pensions.

Article 2 : Les employeurs qui désirent continuer à assurer la


couverture de leurs salariés auprès de compagnies d'assurance, de
mutuelles ou de caisses internes conformément à l'article 114 de la
loi n° 65-00 doivent fournir annuellement à l'organisme gestionnaire
dont ils relèvent les pièces ci-après :

 une attestation délivrée, selon le cas, par la compagnie


d'assurance, la société mutualiste ou la caisse interne
concernée dûment constituée, justifiant l'existence de cette
couverture ;

21
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

 la liste des salariés couverts par lesdits organismes et, le cas


échéant, des titulaires de pensions.

Article 3 : Les employeurs remplissant les conditions d'affiliation,


cessant d'assurer une couverture médicale facultative à leurs
salariés, devant changer d'organisme gestionnaire du régime de
l'assurance maladie obligatoire de base par suite du changement de
leur statut juridique, ou nouvellement constitués, doivent demander
leur affiliation à l'organisme gestionnaire concerné, dans un délai de
30 jours suivant, selon le cas, la date de la cessation de la
couverture médicale facultative, du changement du statut juridique
ou de la constitution.

Article 4 : Sous réserve des dispositions de l'article 114 de la loi n°


65-00, sont considérés comme immatriculés d'office au titre du
régime d'assurance maladie obligatoire de base :

 les salariés et tes titulaires de pensions immatriculés à la


Caisse nationale de sécurité sociale au titre des prestations du
régime de sécurité sociale ;

 les fonctionnaires et agents de l'Etat, des collectivités locales,


des établissements publics et des personnes morales de droit
public qui sont, à la date de publication du présent décret,
immatriculés à la Caisse nationale des organismes de
prévoyance sociale ;

 les titulaires de pensions qui sont, à la date de publication du


présent décret, immatriculés à la Caisse nationale des
organismes de prévoyance sociale.

Article 5 : Les employeurs remplissant les conditions d'affiliation


cessant d'assurer une couverture médicale facultative à leurs
salariés, devant changer d'organisme gestionnaire du régime de
l'assurance maladie obligatoire de base par suite du changement de
leur statut juridique, ou nouvellement constitués, doivent demander
l'immatriculation de leurs salariés à l'organisme gestionnaire
concerné, dans un délai de 30 jours suivant la date de leur affiliation.

Article 6 : Les caisses gérant les régimes de pensions disposent


d'un délai de 30 jours pour demander l'immatriculation de leurs
pensionnés non couverts, à la date de publication du présent décret,
à l'organisme gestionnaire du secteur dont elles relèvent.

Article 7 : Pour tout nouveau salarié ou titulaire de pension,


l'employeur est tenu d'adresser à l'organisme gestionnaire du
secteur dont il relève, dans un délai de 30 jours, une demande
d'immatriculation au titre du régime de l'assurance maladie
obligatoire de base.

22
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Ce délai prend effet à compter de la date d'emploi ou de


recrutement du salarié ou de la date de jouissance de la pension.

Article 8 : Chaque salarié ou titulaire de pension est tenu


d'adresser, aux fins d'immatriculation, à l'organisme gestionnaire
dont il relève par le truchement de son employeur, les documents
exigés par ledit organisme en vertu de son manuel de procédures et
notamment les pièces suivantes :

 un formulaire de renseignements dûment rempli est visé par


l'employeur ;
 un extrait d'acte de naissance ;
 un extrait de l'acte de mariage ;
 un extrait d'acte de naissance du conjoint et des enfants à
charge ;
 un certificat de scolarité pour les enfants à charge, âgés de
plus de 21 ans et poursuivant des études dans un
établissement d'enseignement supérieur ou de formation
professionnelle public ou privé ;
 un dossier médical justifiant l'impossibilité totale, permanente
et définitive de se livrer à une activité pour les enfants
handicapés à sa charge.

Article 9 : L'immatriculation de tout salarié ou titulaire de pension


par l'organisme gestionnaire doit intervenir dans un délai n'excédant
pas 30 jours suivant la demande de l'employeur.

Article 10 : L'organisme gestionnaire adresse à chaque employeur


un certificat d'affiliation et délivre à chacun des assurés une carte
d'immatriculation mentionnant notamment les numéros d'affiliation
et d'immatriculation ainsi que toutes les informations permettant
l'identification de l'assuré.

La carte d'immatriculation est délivrée dans les 30 jours suivant


l'immatriculation et dans tous les cas avant l'expiration de la période
de stage prévue à l'article 101 de la loi n° 65-00.

Article 11 : Tout changement d'adresse ou d'employeur et toute


modification intervenue dans la situation des assurés, des titulaires
de pensions ou de leurs ayants droit doivent être déclarés a
l'organisme gestionnaire par le truchement de l'employeur dans les
30 jours qui suivent avec, à l'appui les pièces justificatives y
afférentes.

Article 12 : L'employeur du secteur privé est tenu de justifier à tout


moment aux agents chargés de l'inspection du travail qu'il est affilié
au régime de l'assurance maladie obligatoire de base et qu'il est à
jour du paiement des cotisations salariales et contributions

23
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

patronales. Il doit produire à cet effet les pièces et documents


attestant le respect de cette obligation.

Article 13 : Lorsqu'à la suite d'une vérification ou d'une requête des


salariés, il est constaté qu'un employeur n'a procédé ni à son
affiliation, ni à l'immatriculation de ses salariés à un régime
d'assurance maladie obligatoire de base, le ministre chargé de
l'emploi lui enjoint de régulariser sa situation dans un délai de trois
mois.

Passé ce délai et au cas où l'employeur n'obtempère pas, il est


procédé d'office à son affiliation et à l'immatriculation de ses salariés
conformément aux dispositions de la loi n° 65-00 sans préjudice des
poursuites judiciaires à l'encontre de l'employeur récalcitrant.

Article 14 : Lorsqu'il est constaté, à la suite d'une vérification ou


d'une requête de l'organisme gestionnaire ou du salarié, qu'un
employeur n'a pas procédé ou refuse l'immatriculation d'un ou de
plusieurs de ses salariés à un régime d'assurance maladie
obligatoire de base, le ministre chargé de l'emploi lui enjoint d'y
procéder dans les conditions prévues à l'article précédent.

Article 15 : Le ministre chargé des finances, le ministre chargé de


l'emploi et le ministre de la santé sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre des finances
et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l'emploi
et de la formation
professionnelle,
Mustapha Mansouri.

Le ministre de la santé,
Mohamed Cheikh
Biadillah.

24
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18


août 2005)

Décret n° 2-05-739 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


fixant les catégories des agents journaliers soumis au régime
de l'assurance maladie obligatoire de base.

Le premier ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment son article 72 ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005),

Décrète :

Article premier : Les catégories de journaliers soumis au régime de


l'assurance maladie obligataire de base, géré par la Caisse nationale
des organismes de prévoyance sociale, sont celles dont les agents
effectuent de façon permanente et continue, des fonctions ou des
tâches au profit des administrations de l'Etat, des collectivités
locales, des établissements publics et des personnes morales de
droit public moyennant un salaire régulier égal ou supérieur au
salaire brut d'un agent temporaire classé à l'échelle 1.

Article 2 : Les catégories visées à l'article premier ci-dessus sont les


suivantes :

 le personnel occasionnel et temporaire régi par la circulaire n°


31 FP du 22 août 1967 formant statut du personnel temporaire
des administrations publiques ;
 les agents permanents régis par la circulaire précitée ;
 les agents non permanents de l'entraide nationale ;
 les agents temporaires relevant des établissements publics.

Article 3 : Le ministre de l'intérieur, le ministre chargé des finances


et le ministre chargé de la modernisation des secteurs publics sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.

25
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre de
l'intérieur,
El Mostafa Sahel.

Le ministre des finances


et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre chargé de la
modernisation des
secteurs publics,
Mohamed Boussaid.

26
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

REFERENCE : B.O n° 5344 du 12 rejeb 1426 (18


août 2005)

Décret n° 2-05-740 du 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005)


pris pour l'application des dispositions de la loi n° 65-00
portant code de la couverture médicale de base relatif à
l'organisation financière de l'assurance maladie obligatoire de
base.

Le premier ministre,

Vu la Constitution, notamment son article 63 ;

Vu la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment ses articles 47, 50, 54, 55 et 68 ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 28 joumada I


1426 (6 juillet 2005),

Décrète :

Article premier : Le prélèvement au profit de l'Agence nationale de


l'assurance maladie dont les organismes gestionnaires sont
redevables est fixé au taux uniforme de 0,6 % des cotisations et des
contributions dues auxdits organismes.

Les organismes gestionnaires sont tenus d'effectuer le versement du


produit du prélèvement dans le mois qui suit celui au titre duquel ce
prélèvement est dû.

Article 2 : Le prélèvement sur les cotisations et les contributions


pour la couverture des frais de gestion administrative de l'assurance
maladie obligatoire de base par chaque organisme gestionnaire ne
peut excéder le taux de 9,4 %.

Article 3 : Les réserves prévues à l'article 50 de la loi n° 65-00


susvisée sont :

 la réserve de sécurité qui est destinée à faire face à des


insuffisances temporaires et imprévues de liquidités.

Cette réserve est alimentée et utilisée dans les conditions fixées par
arrêté du ministre chargé des finances ;

27
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

 la réserve pour prestations restant à payer qui est destinée à


couvrir les dépenses pour dossiers non liquidés et les
dépenses pour dossiers liquidés mais non payés à la date de
l'inventaire.

Les modalités de détermination de cette réserve sont fixées par


l'arrêté prévu à l'alinéa précédent.

Article 4 : La réserve de sécurité et la réserve pour prestations


restant à payer sont représentées à l'actif du bilan par des valeurs
dont la liste et les conditions d'évaluation sont définies par arrêté du
ministre chargé des finances.

Article 5 : Les fonds représentatifs des réserves visées à l'article 3


ci-dessus ainsi que les excédents éventuels entre les produits et les
charges des régimes d'assurance maladie obligatoire de base sont
déposés auprès de l'organisme désigné par arrêté du ministre
chargé des finances.

Les actifs résultant des placements de ces fonds doivent être


déposés ou inscrits en comptes auprès de l'organisme dépositaire au
nom de l'organisme gestionnaire concerné.

Les modalités de placement de ces fonds en actifs représentatifs et


d'évaluation de ces actifs sont fixées par arrêté du ministre chargé
des finances.

L'organisme gestionnaire charge l'organisme dépositaire, en vertu


d'une convention, de placer ces fonds conformément aux
dispositions dudit arrêté.

Article 6 : Le contrôle technique de l'Etat sur les organismes


gestionnaires, qui s'exerce sur pièces et sur place, est assuré par le
ministre chargé des finances.

Le contrôle sur pièces s'effectue sur les documents dont la


production est exigée par la loi n° 65-00 précitée.

Le contrôle sur place s'exerce par les fonctionnaires délégués à cet


effet par le ministre chargé des finances.

Article 7 : Pour permettre aux fonctionnaires visés à l'article 6 ci-


dessus d'exercer la mission de contrôle pour laquelle ils ont été
délégués, l'organisme gestionnaire tient à leur disposition tous
livres, registres, bordereaux, procès-verbaux, pièces comptables au
documents relatifs à sa situation financière ainsi que le personnel
qualifié pour fournir à ces fonctionnaires les renseignements
nécessaires à ladite mission. Pour l'exercice de cette mission de
contrôle, ledit organisme leur permet, en outre, d'accéder à son
système d'informations.

28
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Article 8 : Les organismes gestionnaires doivent adresser au


ministre chargé des finances, avant le premier avril de chaque
année, un état des cotisations afférentes à l'exercice écoulé et un
état détaillé des cotisations non encore recouvrées par exercice
d'affectation.

Article 9 : Les organismes gestionnaires doivent remettre au


ministre chargé des finances, au plus tard le 31 mai de chaque
année, les états de synthèse prévus par la réglementation en
vigueur en matière des obligations comptables.

Ils doivent produire, en outre, un dossier relatif aux opérations


effectuées au cours de l'exercice écoulé. Ce dossier comprend les
états financiers et statistiques dont la forme et le contenu sont fixés,
par arrêté du ministre chargé des finances ainsi que le rapport
annuel du conseil d'administration.

Article 10 : Le ministre chargé des finances et le ministre chargé de


l'emploi sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application
du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 11 joumada II 1426 (18 juillet 2005).


Driss Jettou.

Pour contreseing :
Le ministre des finances
et de la privatisation,
Fathallah Oualalou.

Le ministre de l'emploi
et de la formation
professionnelle,
Mustapha Mansouri.

29
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

Bulletin officiel n° 5152 du 19 chaabane 1424 (16 octobre 2003)

Décret n° 2-03-402 du 20 rejeb 1424 (17 septembre 2003) pris


pour l'application des dispositions de la loi n° 65-00 portant code
de la couverture médicale de base en ce qui concerne l'Agence
nationale de l'assurance maladie.

Le Premier Ministre,

Vu la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,


promulguée par le dahir n° 1-02-296 du 25 rejeb 1423 (3 octobre
2002), notamment le titre VI de son livre premier ;

Vu le dahir portant loi n° 1-77-185 du 5 chaoual 1397 (19


septembre 1977) relatif à la présidence des conseils
d'administration des établissements publics nationaux et
régionaux ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 13 rejeb 1424


(10 septembre 2003),

Décrète :

Article Premier : En application de l'article 58 de la loi n° 65-00 susvisée,


l'Agence nationale de l'assurance maladie est placée sous la tutelle du
ministère de la santé

Son siège est fixé à Rabat.

Article 2°: Le conseil d'administration de l'agence est présidé par le


Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet
effet. Il comprend, outre son président, les membres suivants :

1. - En qualité de représentants de l'administration :

 deux représentants de l'autorité gouvernementale chargée des


finances ;

 deux représentants de l'autorité gouvernementale chargée de


l'emploi ;

 deux représentants de l'autorité gouvernementale chargée de la


santé ;

 un représentant de l'autorité gouvernementale chargée de


l'intérieur ;

30
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

 un représentant de l'autorité gouvernementale chargée de la


modernisation des secteurs publics.

2. - En qualité de représentants des employeurs du secteur privé:

 cinq représentants des employeurs, proposés par la ou les


organisations des employeurs les plus représentatives ;

3. - En qualité des assurés des secteurs public et privé :

 cinq représentants des assurés des secteurs public et privé,


proposés par les centrales syndicales les plus représentatives dans
ces secteurs.

4. - En qualité de représentants des organismes gestionnaires de


l'assurance maladie obligatoire :

 le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale ;

 le directeur de la Caisse nationale des organismes de prévoyance


sociale.

Siègent au conseil d'administration de l'agence, avec voix consultative, les


membres suivants :

 le président du conseil national de l'Ordre national des médecins ou


son représentant ;

 le président du conseil de l'Ordre national des pharmaciens ou son


représentant ;

 le président du conseil national de l'Ordre des chirurgiens dentistes


ou son représentant ;

 deux personnalités désignées par le Premier ministre pour leur


compétence dans le domaine de l'assurance maladie.

En outre, le conseil de l'agence peut inviter, le cas échéant et à titre


consultatif, le président de l'organisation des prestataires de soins
paramédicaux concernée par les questions inscrites à l'ordre du jour du
conseil ou son représentant.

Les membres visés aux 2 et 3 ci-dessus sont désignés par décision du


Premier ministre pour une période de cinq (5) ans renouvelable une (1)
fois. Ils ne peuvent avoir la qualité de prestataire de soins.

Les propositions et les désignations de ces membres, selon le cas, doivent


être formulées dans le délai d'un mois à compter de la date de la

31
M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

demande qui en aura été faite aux organisations concernées par le


Premier ministre.

A défaut de réponse dans le délai précité, les membres sus-indiqués sont


désignés d'office par le Premier ministre.

Article 3 : En application du dernier alinéa de l'article 61 de la loi précitée


n° 65-00 et lorsque le conseil d'administration de l'agence est appelé à se
prononcer sur la gestion des ressources affectées au régime d'assistance
médicale, il est composé des représentants suivants :

 deux représentants de l'autorité gouvernementale chargée de


l'intérieur, dont un relevant de la direction générale des collectivités
locales ;

 deux représentants de l'autorité gouvernementale chargée des


finances, dont un relevant de la direction du budget ;

 deux représentants de l'autorité gouvernementale chargée de


l'emploi, dont un relevant de la direction des affaires sociales ;

 trois représentants de l'autorité gouvernementale chargée de la


santé, dont deux relevant respectivement de la direction des
hôpitaux et des soins ambulatoires et de la direction de la
planification et des ressources financières ;

 les directeurs des centres hospitaliers suivants :

 le centre hospitalier Ibn Sina de Rabat ;

 le centre hospitalier Ibn Rochd de Casablanca ;

 le centre hospitalier Hassan Il de Fès ;

 le centre hospitalier Mohammed VI de Marrakech.

Ce conseil peut inviter, à titre consultatif, toute personne dont la présente


lui paraît utile.

Le directeur de l'agence assiste avec voix consultative aux réunions du


conseil d'administration, dont il assure le secrétariat.

Article 4 : En application de l'article 63 de la loi précitée n° 65-00, le


conseil d'administration de l'agence se réunit sur convocation de son
président, agissant de sa propre initiative ou des deux tiers de ses
membres permanents, aussi souvent que les besoins de l'agence l'exigent
et au moins deux fois par an, dont une fois avant le 31 mars pour arrêter
les comptes de l'exercice écoulé et une autre fois avant le 31 octobre pour

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M.S – Direction de la réglementation et du contentieux – BASE DE DONNEES

examiner et arrêter le budget et le programme prévisionnel des


opérations de l'année suivante.

Article 5 : Conformément aux dispositions des articles 66 et 67 de la loi


précitée n° 65-00, le directeur gère l'agence et agit en son nom, il
accomplit ou autorise tous les actes ou opérations relatifs à son objet et
effectue tous les actes conservatoires.

Il représente l'agence vis-à-vis de l'Etat et des tiers.

Article 6 : Le ministre des finances et de la privatisation, le ministre de


l'emploi, des affaires sociales et de la solidarité et le ministre de la santé
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 20 rejeb 1424 (17 septembre 2003).

Driss Jettou.

Pour contreseing :

Le ministre des finances et de la privatisation,

Fathallah Oualalou.

Le ministre de l'emploi, des affaires sociales


et de la solidarité,

Mustapha Mansouri.

Le ministre de la santé,

Mohamed Cheikh Biadillah.

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