Programme ICN Grande Ecole
2009-2010
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES
« SYNTHESE »
Guide pratique à l’usage des étudiants
et des tuteurs de mémoire
Auteurs : Daniel CAUMONT
Maxime KOROMYSLOV
Pierre OLIVIER
(Version v1.2 du 16/09/09)
…/…
« Dans tous les cas de figure, les étudiants soutiennent un mémoire de fin
d’études qui met en exergue une problématique de gestion au plan
théorique éclairée par l’expérience accumulée durant les périodes en
entreprise, en France ou à l’étranger. La rédaction du mémoire de fin
d’études est un acte important dans le parcours de la troisième année. Il
demande 180 heures de travail. L’enjeu est de permettre à l’étudiant de
se confronter à une véritable démarche de réflexion théorique et critique
par la mise en œuvre d’une méthodologie de traitement de problème… »
Le mémoire de fin d’études fondé sur un dossier de synthèse
Le mémoire de fin d’étude conçu comme un dossier de synthèse consiste en une
étude plus approfondie portant sur un sujet arrêté en concertation avec le
maître et/ou le tuteur de stage (un travail particulier réalisé au cours du stage
peut, par exemple et sous certaines conditions, constituer la base du mémoire
de fin d’études). Pour la rédaction de ce dossier on peut envisager plusieurs
modalités en fonction du type de stage réalisé :
Stage de type 1 :
En lien avec son activité dans l’entreprise, l’étudiant peut choisir – en accord
avec tuteur et maître de stage – d’étudier une problématique qui réponde :
- soit à la demande ou aux besoins de l’entreprise,
- soit à une initiative du tuteur pédagogique.
Cette problématique constitue la base du dossier de synthèse à rédiger. Il
repose sur une réflexion approfondie du contenu du thème retenu, d’une
approche rigoureuse et argumentée telle que présentée dans ce guide, dont la
nécessité de s’appuyer nécessairement sur un minimum de recherche
documentaire pertinente traitée en regard de ce thème.
Stage de type 2 :
Au cours du stage, l’entreprise demande au stagiaire de rédiger un ou des
rapports sur son activité. Ceux-ci doivent être réalisés selon les exigences de
l’entreprise. Dans ce cas, le dossier de synthèse pourra s’appuyer sur ce rapport
remis à l’entreprise et respecter dans son traitement formel les contraintes
d’une approche rigoureuse et argumentée telle que présentée dans ce guide.
Ainsi, au-delà des aspects conceptuels, ce document devra être mis en
perspective dans le cadre d’une problématique par rapport à la réalisation du
stage (introduction), voire complété par un commentaire critique sur ce qui a
été fait (indication des difficultés, conscience des limites, etc.) et il devra
s’achever par une conclusion (complété par les références aux sources utilisées
présentées selon les normes académiques).
SOMMAIRE
SOMMAIRE ......................................................................................................................................... 3
AVANT PROPOS ................................................................................................................................. 4
ASPECTS ADMINISTRATIFS RELATIFS AUX MEMOIRES DE FIN D’ETUDES ICN................................................ 5
1. LE CHOIX DU SUJET ET SA VALIDATION PAR LE TUTEUR ENSEIGNANT ....................................................... 5
2. LA POLITIQUE D’ICN BUSINESS SCHOOL EN MATIERE DE PLAGIAT ............................................................. 5
2.1 Qu’est-ce que le plagiat ? ........................................................................................ 5
2.2 Mesures de lutte contre le plagiat au sein d’ICN .............................................................. 6
2.2.1 Compilatio : un outil de veille et de détection de plagiat.............................................. 6
2.2.2 Démarche appliquée au sein de l’Ecole .................................................................... 7
2.2.3 Sanctions prévues par le règlement en cas de plagiat ................................................... 8
2.3 Quelques règles à suivre pour éviter le plagiat ................................................................ 8
3. LA PROCEDURE DE REMISE DU MEMOIRE ET SON EVALUATION ................................................................. 9
3.1 La remise du document final : versions papier et numérique ............................................... 9
3.2 L’évaluation du mémoire de fin d’études .................................................................... 10
ASPECTS METHODOLOGIQUES RELATIFS AUX MEMOIRES DE FIN D’ETUDES ICN .........................................11
4. LE CONTEXTE, LES PRINCIPES ET LES OBJECTIFS DU MEMOIRE DE FIN D’ETUDES ICN ..................................11
4.1 Le contexte et l’intérêt pédagogique du mémoire .......................................................... 11
4.2 Les objectifs d’un mémoire ..................................................................................... 12
4.2.1 Ce que le mémoire de fin d’études n’est pas… ......................................................... 12
4.2.2 Un mémoire de fin d’études repose sur une triple exigence : ....................................... 13
4.2.3 Les risques dans le choix du sujet ......................................................................... 14
4.2.4 Les risques et les pièges dans la posture intellectuelle ............................................... 14
5. LES DIFFERENTES ETAPES DE LA REALISATION D’UN MEMOIRE DE FIN D’ETUDES ........................................14
5.1 La recherche d’un thème et le choix du sujet ............................................................... 14
5.2 Les phases de travail préalables ............................................................................... 15
5.2.1 La recherche documentaire ................................................................................ 15
5.2.2 Les techniques de recherche d’informations ............................................................ 16
5.2.3 Les risques dans la définition du sujet et précautions à prendre.................................... 16
5.2.4 Les précautions à prendre dans la définition du sujet................................................. 17
5.3 La définition d’une problématique ............................................................................ 17
5.4 La méthodologie : le plan d’investigation .................................................................... 18
6. LA REDACTION ET LA PRESENTATION FORMELLE DU MEMOIRE ................................................................19
ANNEXE 1. FICHE DE CHOIX DU SUJET DE MEMOIRE DE FIN D’ETUDES « SYNTHESE » .............................................24
ANNEXE 2. MODELE DE PAGE DE COUVERTURE ............................................................................................25
ANNEXE 3. ATTESTATION SIGNEE D’AUTHENTICITE .......................................................................................26
ANNEXE 4. EXEMPLE DE PLAGIAT : CE QUI EST ACCEPTABLE ET CE QUI NE L’EST PAS ............................................27
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 3
AVANT PROPOS
L’objet de ce document est de proposer aux étudiants un guide pratique pour la réalisation
de leur mémoire de fin d’études :
• Il reprend les bases de la méthodologie d’étude et de recherche en gestion utiles
pour l’élaboration de travaux nécessitant la définition d’une problématique de
travail, la justification d’une démarche méthodologique ainsi que le respect de
normes de présentation formelles. Ainsi, cette note aura pour vocation de
contribuer à baliser le travail et fournir des points de repères essentiels lorsque se
présente un problème de méthode dans la démarche ou une difficulté particulière
allant du choix du sujet jusqu’à la rédaction du mémoire. Ces points de repères
seront largement complétés par votre tuteur de mémoire au cas où il aurait des
exigences particulières.
• Par ailleurs, vous trouverez dans ce guide la présentation des aspects administratifs
relatifs aux mémoires de fin d’études ICN. Un accent particulier est mis sur la
lutte contre le plagiat engagée par l’Ecole.
Le mémoire de fin d’études peut s’avérer un élément important du curriculum vitae, voire
un élément décisif d’un dossier d’inscription à d’autres études. Par conséquent, il convient
d’apporter le plus grand soin à sa réalisation.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 4
ASPECTS ADMINISTRATIFS RELATIFS AUX
MEMOIRES DE FIN D’ETUDES ICN
1. LE CHOIX DU SUJET ET SA VALIDATION PAR
LE TUTEUR ENSEIGNANT
Le choix du sujet de mémoire doit être validé par le tuteur choisi (de préférence le tuteur
de l’année césure ou du stage long). Il convient donc de prendre contact avec lui pour
définir, au cours d’un rendez-vous, votre problématique de travail. Les éléments échangés
lors de cet entretien vous permettront de remplir la « Fiche de choix du sujet de mémoire
de fin d’études » (cf. annexe 1).
Pour préparer ce rendez-vous, il vous appartient de :
• Lire attentivement le présent « Guide pratique » afin de vous imprégner de
l’esprit d’un mémoire de fin d’études.
• Préparer l’entretien avec votre tuteur de mémoire en définissant votre thème
et formalisant sur papier vos éventuelles idées de manière à pouvoir en
échanger efficacement avec votre tuteur. Apporter lors de ce rendez-vous, la
« Fiche de choix du sujet et de définition de la problématique » (cf. annexe 1).
2. LA POLITIQUE D’ICN BUSINESS SCHOOL EN MATIERE
DE PLAGIAT
2.1 Qu’est-ce que le plagiat ?
Plagier c’est « copier (un auteur) en s’attribuant indûment des passages de son œuvre »
(Le nouveau Petit Robert, 2000).
Selon la définition appliquée à l’Université d’Ottawa1 et qui a le mérite d’être complète :
1
Une brochure complète est consultable sur le site : [Link]
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 5
« Plagier, c’est voler les mots (parlés ou écrits), les idées, les théories, les faits (qui ne
sont pas considérés comme des connaissances générales), les statistiques, les œuvres
d’art, etc. d’une autre personne en les faisant passer pour (siennes). La traduction
partielle ou totale des textes d’autrui constitue une forme de plagiat si la source n’est
pas indiquée ».
On constate qu’à l’heure actuelle, plusieurs universités européennes et nord-américaines
se sont engagées dans la lutte contre ce phénomène qui se généralise dans
l’enseignement supérieur à grande vitesse2. A qui la faute ? A Internet bien évidemment
qui favorise la montée en puissance du plagiat en devenant la principale source
d’information des étudiants. En témoignent notamment les résultats de l’étude menée
conjointement par la société Sphinx Développement, éditeur du logiciel d’enquête et
d’analyse de données, et la société Six Degrés, éditeur du logiciel de veille et de détection
de plagiat sur Internet « [Link] » :
• Tous les étudiants utilisent Internet pour se documenter quand seulement 1
étudiant sur 2 se rend encore en bibliothèque. Une tendance forte chez les
étudiants : le “copier-coller” sur Internet ;
• 3 étudiants sur 4 (77 %) déclarent avoir recours au “copier-coller” ;
• 3 travaux sur 4 (73,7%) contiennent au moins un passage copié à l’identique sur
Internet ;
• 7 étudiants sur 10 (69,8 %) pensent qu’un devoir type contient au moins 1/4 de
textes recopiés sur Internet ;
• Parmi ceux qui incluent au moins 25% de “copier-coller" dans leurs devoirs, 3
étudiants sur 5 (61,3%) considèrent avoir « rarement » recours au “copier-
coller”.
(Source : [Link]
Vous pouvez consulter le site [Link] entièrement consacré à la lutte
contre le plagiat dans l’enseignement supérieur.
2.2 Mesures de lutte contre le plagiat au sein d’ICN
2.2.1 Compilatio : un outil de veille et de détection de plagiat
ICN Business School, soucieuse de préserver son niveau d’excellence, a pris la décision de
renforcer les mesures de lutte contre la piraterie intellectuelle. L’objectif de cette
action est de sensibiliser et de responsabiliser l’ensemble des étudiants, futurs managers.
Dans ce but, l’Ecole s’est dotée récemment d’un outil de détection de plagiat proposé par
la société « Six Degrés » : Compilatio.
2
Il s’agit des Universités de Laval, Lausanne, Alberta University, Genève, Québec Montréal (UQAM), Ottawa,
Sherbrooke (source : [Link]
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 6
Simple d’utilisation, le principe de cet outil consiste en un examen approfondi les
documents numériques (.doc, .rtf, .ppt, .pdf, .xls, .txt, .html) afin d’identifier toute
similitude avec d’autres documents disponibles sur Internet. Pour ce faire, le logiciel
extrait du document des passages dont l’analyse est pertinente, puis recherche tous les
extraits identiques disponibles sur Internet ainsi que dans la base des documents du
logiciel. Tous les extraits retrouvés à l’identique sont considérés comme plagiés. Si un
extrait est une citation ou une phrase très courante, il peut être ignoré. Le logiciel calcule
un coefficient d’authenticité du document sur une centaine d’extraits du document. Cette
première analyse ne prend que quelques minutes. Pour de très gros documents, plusieurs
analyses sont réalisées afin d’obtenir un résultat statistiquement significatif. Dans ce cas
le logiciel recalcule automatiquement le coefficient d’authenticité sur la totalité des
analyses effectuées. Cette technique s’utilise directement sur Internet sur le site
Compilatio ([Link]).
2.2.2 Démarche appliquée au sein de l’Ecole
Outre l’examen des travaux individuels et de groupe, l’utilisation de Compilatio est
systématique pour l’ensemble des mémoires. Ainsi, en plus du document papier remis à
l’enseignant, l’étudiant doit fournir le fichier électronique en l’enregistrant sous format
numérique sur le site : [Link] (cf. 3. La procédure de
remise du mémoire final et son évaluation).
Tous les mémoires sont enregistrés dans un dossier commun et analysés par un service
dédié à cet effet. Les tuteurs de mémoire peuvent se connecter sur le site avec un login et
mot de passe et refaire des analyses sur un document qu’ils jugent suspect.
Seul le travail NON plagié est soumis à l’évaluation !
Par ailleurs, tous les mémoires doivent comporter en seconde page du document une
attestation signée d’authenticité (cf. annexe 3).
Mention à faire figurer en seconde page (page blanche) du mémoire
« J’atteste que ce travail est personnel, cite en référence toutes les sources utilisées
et ne comporte pas de plagiat »
Signature (manuscrite) de l’étudiant
Réciproquement, l’Ecole s’engage à respecter le Copyright des travaux d’étudiants en
faisant systématiquement référence à leur(s) auteur(s).
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 7
2.2.3 Sanctions prévues par le règlement en cas de plagiat
En cas de plagiat, le Directeur du Programme peut, dans certains cas, décider de
convoquer directement l’étudiant devant le conseil de discipline, qui pourra décider
jusqu’à l’exclusion de l’étudiant. Le service scolarité tient un fichier central unique de
cas de plagiat avec tous les éléments nécessaires d’identification (nom, prénom, travail,
dates, …). Plusieurs personnes ont ainsi été convoquées devant un conseil de discipline et
exclues, pour certaines d’entre elles, de l’Ecole.
2.3 Quelques règles à suivre pour éviter le plagiat
Le plagiat, la fabrication et la falsification des résultats sont unanimement considérés
comme des fautes graves. Afin de limiter les risques d’être condamné pour plagiat, il
existe des règles de bonne conduite qui consistent à ne pas s’approprier au moment de la
rédaction des propos appartenant à autrui ou le mentionner clairement et citer l’auteur.
Plus concrètement, voici les règles mises en place à l’université de Louvain3 qui sont
également en application dans plusieurs universités européennes, dont celles de Lausanne
et de Genève :
Code de déontologie pour les étudiants en matière d’emprunts, de citations et
d’exploitation de sources diverses
(Source : [Link]
« L'utilisation de l'information doit respecter des règles éthiques simples mais strictes :
le respect de la propriété intellectuelle et de la vérité interdit que l'on fasse passer
pour sien, fût-ce par omission, un travail que l'on n'a pas accompli.
Il importe donc de citer clairement ses sources, ce qui permet aussi de soumettre le
travail au contrôle critique du lecteur qui peut ainsi apprécier par lui-même la qualité
de l'information.
En particulier, l'étudiant veillera à toujours bien distinguer ce qui revient à d'autres et
ce qui lui est personnel : les citations d'auteurs sont signalées par des guillemets ou par
les règles en usage dans la discipline; si elles sont modifiées légèrement, fût-ce par la
mise en évidence de certains mots, on le signalera (par exemple au moyen des mots "
souligné par nous "); les commentaires qui suivent de près un texte ou les travaux qui
sont de simples adaptations doivent être signalés comme tels (" ici, nous suivons les
idées de X, en les adaptant à notre contexte ") ; les traductions mentionneront leur
auteur, qui peut être l'étudiant lui-même ; les apports personnels peuvent bien
entendu être signalés comme tels et sont à encourager.
3
Source : [Link]
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 8
La bibliographie doit être précise et permettre de toujours retrouver la source (livres,
articles, etc.). La courtoisie recommande de signaler les informations non écrites
importantes recueillies oralement. L'usage n'a pas encore codifié l'utilisation des
informations recueillies sur site Internet, mais l'éthique veut ici aussi que les sources
d'un travail scientifique soient signalées ; ici, comme ailleurs, il n'est en tout cas pas
admissible que l'étudiant fasse passer pour sien des travaux tout faits qu'il aurait
recueillis sur un site ou l'autre.
Le plagiat, la fabrication et la falsification des résultats sont unanimement considérés
comme des fautes graves ».
Vous trouverez en annexe 4 un exemple illustratif de ce qui est acceptable et ne l’est pas
en matière de plagiat.
3. LA PROCEDURE DE REMISE DU MEMOIRE ET SON
EVALUATION
3.1 La remise du document final : versions papier et
numérique
Le mémoire doit être remis au tuteur de mémoire au plus tard à la date ultime fixée avec
lui. Tout retard doit être justifié et soumis à l’acceptation du tuteur de mémoire.
IMPORTANT ! En plus du document papier, il vous est demandé de transférer la version
électronique du mémoire à l’adresse suivante :
Fichier électronique à enregistrer à cette adresse :
[Link]
(cf. copie d’écran page suivante)
Etant donné que tous les fichiers sont centralisés dans un dossier commun, vous veillerez
notamment à ce que le fichier numérique vous concernant comporte votre nom précédé de
« Mem » pour mémoire et suivi de « Tut » pour tuteur de mémoire et la mention de son
nom. Ceci peut prendre la forme suivante :
Comment nommer la version électronique de votre mémoire :
MemNOMETUDIANT_TutNOMTUTEUR.doc
Par exemple :
MemDUPONT_TutKOEHL.doc
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 9
3.2 L’évaluation du mémoire de fin d’études
Les mémoires remis sont au préalable analysés avec Compilatio et seuls les documents
NON PLAGIES seront évalués.
La note finale attribuée tient compte de la qualité du mémoire écrit tant sur le fond que
la forme et la qualité des échanges entre l’étudiant et son tuteur de mémoire. Elle repose
sur l’évaluation du travail remis à partir d’une série de critères consignés dans une fiche
de notation. Les étudiants pourront la consulter après notation.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 10
ASPECTS METHODOLOGIQUES RELATIFS AUX
MEMOIRES DE FIN D’ETUDES ICN
4. LE CONTEXTE, LES PRINCIPES ET LES OBJECTIFS
DU MEMOIRE DE FIN D’ETUDES ICN
4.1 Le contexte et l’intérêt pédagogique du mémoire
Le mémoire de fin d’études représente un moment particulier dans la formation que les
élèves accomplissent au sein du diplôme ICN :
• Il témoigne de la qualité de la formation reçue au cours des trois années d’études
et à ce titre il sera un document important pour la suite du parcours de l’élève
(lors des entretiens d’embauche ou de constitution d’un dossier pour poursuivre des
études).
• Il témoigne de la capacité des élèves de l’ICN à réaliser un travail d’envergure en
mettant en œuvre une méthodologie et un travail de réflexion thématique dans un
domaine de management.
La démarche de conception et de réalisation du mémoire est importante et constitue
un acte pédagogique particulier. L’organisation du travail et une bonne compréhension
des exigences attendues pour ce genre de document sont les principaux facteurs clés de
succès. Les étudiants doivent surmonter trois écueils principaux qui contribuent à faire du
mémoire un acte pédagogique original :
• la gestion du temps : la remise du mémoire se situe généralement à une échéance
lointaine qui imposera aux élèves une gestion du temps inhabituelle ;
• la gestion des informations : la nécessité de combiner des sources d’informations
plurielles, se situant dans des domaines différents et parfois contradictoires
imposera aux élèves une posture de chercheur qui doit confronter les sources et les
points de vue.
• la gestion des relations avec votre tuteur de mémoire.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 11
L’exercice ne doit pas être considéré comme une contrainte pour satisfaire des
exigences administratives mais comme une opportunité. Celle d’une relative autonomie
pédagogique permettant de se familiariser avec des méthodes qui pourront être utiles dans
un cadre professionnel.
Le mémoire nécessite un certain niveau d’exigence tant sur le fond que sur la forme. Il
suppose un certain degré d’approfondissement des connaissances, une rigueur d’analyse
des informations collectées et une pertinence de leur mise en perspective dans le cadre
d’une réflexion argumentée.
Le tuteur de mémoire a un véritable rôle d’assistance pédagogique :
• il accompagne les étudiants par les réponses données à leurs interrogations et leur
prodigue ses conseils (il peut réorienter le sujet ou le préciser) ;
• les tuteurs de mémoires sont coordonnés par leur responsable de département ;
• chaque tuteur de mémoire fixera plus précisément les modalités et le rythme des
contacts. Il est souhaitable de les clarifier dès le départ ;
• il évalue et valide le travail régulièrement lors d’étapes clés que sont : la définition
du sujet, la présentation de la problématique et des informations traitées ainsi que
du plan.
4.2 Les objectifs d’un mémoire
4.2.1 Ce que le mémoire de fin d’études n’est pas…
Un mémoire n’est ni un rapport de stage, ni une thèse, ni une note de synthèse. Qu’est ce
qu’un mémoire ? On peut répondre à cette question en le confrontant à d’autres travaux.
Le mémoire se distingue du rapport de stage. Ce n’est pas un compte rendu
professionnel relativement descriptif même si le mémoire peut s’appuyer sur une activité
professionnelle et utiliser les informations recueillies ainsi que les résultats obtenus. Dans
le cas où il repose sur le travail effectué au cours d’un stage de longue durée, le mémoire
doit s’appuyer sur une vraie problématique, un recueil d’informations externes et l’analyse
approfondie d’un thème dans un champ disciplinaire (voire transversal). Il peut être
complété éventuellement par des préconisations argumentées. Le mémoire nécessite alors
une confrontation entre des connaissances théoriques et l’observation de pratiques. Il
convient alors de discuter les points de vue et de garder une distance par rapport à
l’entreprise ainsi qu’aux activités et missions confiées.
Le mémoire se distingue de la thèse. Même si le mémoire est avant tout un travail
académique, ce n’est pas non plus une thèse dont l’ambition est plus élevée et la
recherche plus approfondie (confrontation exhaustive d’informations théoriques et de
terrain, mise en perspective de résultats aboutissant à une avancée dans le champ des
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 12
connaissances d’une discipline scientifique). Le temps et les moyens nécessaires ne le
permettent pas même si l’étudiant doit privilégier la rigueur dans la démarche, une
maîtrise des connaissances académiques et un questionnement personnel.
Le mémoire se distingue d’une simple note de synthèse. Ce n’est pas non plus une
collection synthétique de connaissances accumulées sur un thème qui ne comporterait pas
de confrontation des idées, de prise de distance, de mise en perspective, de
questionnement ni de point de vue original.
4.2.2 Un mémoire de fin d’études repose sur une triple exigence :
La mise en évidence de compétences techniques d’un étudiant qui termine un cycle
d’études supérieures. Celui-ci doit être capable de comprendre une situation dans un
contexte déterminé, de savoir choisir et maîtriser les outils de gestion pertinents dans un
domaine particulier (commercial, financier, économique, humain, juridique…) ou de
manière transversale.
La mise en évidence de compétences conceptuelles : être capable de conceptualiser un
problème, de présenter des travaux et publications utiles à sa compréhension, de
confronter et mettre en perspective des éléments théoriques parfois transversaux, de
développer une réflexion argumentée, d’utiliser et/ou d’élaborer des grilles de lecture.
La mise en évidence de compétences professionnelles et d’action. Toutes connaissances
produites sur des pratiques est en soi déjà une action (donner du sens). Mais il s’agit ici de
mettre en avant la capacité de traitement d’informations, la capacité de prendre des
contacts, la capacité d’argumentation, de formuler des propositions dans un cadre réaliste
et l’aptitude au regard critique (prendre du recul, remettre en cause, prendre position…
avec modestie et sans certitude).
Il peut aussi s’agir de montrer son aptitude à la responsabilité (liée à l’ambition d’une
action menée sur le terrain ou à l’influence positive espérée des préconisations).
L’étudiant doit être capable de confronter une situation réelle d’entreprise avec des
théories sur un sujet concret et des modèles afin d’enrichir l’argumentation, et de
« mettre en œuvre » ses connaissances. Cela peut aller jusqu’à un travail de conception,
de création d’outils d’analyse ou de décisions en relation avec une organisation (vocation
opérationnelle).
Ainsi, la gestion est une discipline de l’action. Elle ne peut, même dans le cadre d’un
travail académique, en être totalement détachée. L’exigence d’opérationnalité n’est
cependant pas ici un objectif en soi. Il y a un équilibre ou un choix à effectuer entre une
orientation purement théorique et une orientation exclusivement opérationnelle.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 13
4.2.3 Les risques dans le choix du sujet
Les risques liés à la nature du sujet :
• un sujet trop simple et sans réelle consistance ;
• un sujet trop complexe ou trop ambitieux ;
• un sujet «microscopique», trop large ou aux frontières mal définies ;
• un sujet sans intérêt ou trop à la mode.
Les risques liés au choix du sujet : le travail exigé ne doit pas être un travail qui repose
essentiellement sur des contraintes mais doit avant tout permettre le plaisir de la
découverte et de l’enrichissement. Le sujet doit s’appuyer sur un thème auquel l’étudiant
porte un intérêt. Il est donc important de discuter du sujet avec le tuteur de mémoire
enseignant avant de se « lancer ».
4.2.4 Les risques et les pièges dans la posture intellectuelle
Les risques liés à l’attitude : l’attitude à adopter dans la démarche et le style
rédactionnel comporte quelques postures simples comme la rigueur (et non l’à peu près),
l’honnêteté, le doute (plutôt que les certitudes) et la modestie ce qui n’exclut pas la
créativité et l’ouverture d’esprit.
Trois catégories de piège sont à éviter dans tout travail de rédaction : le piège du
scientisme, le piège technique, le piège de l’idéologie.
5. LES DIFFERENTES ETAPES DE LA REALISATION D’UN
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES
5.1 La recherche d’un thème et le choix du sujet
Le thème du mémoire doit être lié soit aux intérêts de l’élève (son goût pour un thème
particulier ou l’approfondissement d’un thème pour la préparation d’un CV) et/ou à des
réflexions nées lors de la réalisation d’un stage. Quoiqu’il en soit, les élèves seront
d’autant plus motivés que le sujet les passionnera. Les étudiants peuvent proposer un
sujet qui les intéresse car lié à une expérience riche (stage) ou un projet professionnel
qu’ils souhaitent approfondir. Ils peuvent aussi s’adresser à un département académique
qui est susceptible de suggérer ou de proposer des thèmes initiés par des enseignants
travaillant une problématique.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 14
La relation entre le sujet du mémoire et le contenu du stage n’est pas obligatoire même
si l’intérêt pratique de celle-ci est évidente : elle permet de lier l’expérience terrain et la
réflexion théorique, de créer des synergies dans le cadre de la collecte d’informations et
de leur analyse et d’homogénéiser l’ensemble des travaux. Elle peut permettre aussi un
retour enrichissant pour l’entreprise.
Dans cette phase de recherche du sujet, les élèves ne doivent pas hésiter à entrer en
contact avec un responsable de département ou un enseignant susceptible de les
accompagner dans cette démarche. Le choix du professeur peut être guidé par les
matières qu’il enseigne ou ses centres d’intérêts.
Ce premier contact est généralement frustrant. La plupart du temps, l’enseignant
considérera que votre thème est trop restrictif ou au contraire trop vaste pour vous
permettre de réaliser votre mémoire dans de bonnes conditions. Cette situation ne doit
pas vous démoraliser. En effet :
• Les sujets, tels que formulés initialement, ne sont pas forcément définitifs mais
peuvent être modifiés, discutés ou précisés avec le tuteur de mémoire dans le
cadre d’une relation étroite.
• Parmi les différentes méthodes pour choisir un sujet de mémoire, la recherche
personnelle est préférable à la proposition d’un professeur. N’hésitez pas à lui
proposer votre propre sujet et justifiez son intérêt.
• Le sujet ne peut être précisé qu’après une phase sérieuse de travail et de
réflexion préalables.
5.2 Les phases de travail préalables
L’identification du thème du mémoire est généralement aisée. Après avoir identifié ce
thème, il convient alors de se lancer dans une phase d’investigation large. Celle-ci consiste
essentiellement, pour les élèves, à se focaliser sur une recherche documentaire, une
collecte et un premier traitement de l’information.
5.2.1 La recherche documentaire
L’inventaire et la collecte d’informations bibliographiques constituent une phase
importante et difficile. En général, mais ce propos est sans doute à nuancer en fonction du
sujet à traiter, cette première phase de recherche d’informations doit se dérouler en
allant du général au particulier :
• le plus général : les ouvrages, les manuels, les dictionnaires, les dossiers
thématiques.
• le plus spécialisé : les revues académiques, les documents de recherche
concernant le sujet qui vous concerne plus directement.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 15
Vous trouverez sur Aspen ou à l’adresse suivante la liste de revues scientifiques en
économie et management classées par le CNRS :
[Link]
Les informations professionnelles comme les revues professionnelles et les documents
internes aux entreprises peuvent être utiles pour apprécier pratiques et discours mais sont
à considérées comme tels.
Les étudiants sont incités à faire référence à quelques sources bibliographiques anglo-
saxonnes. Vous trouverez des articles scientifiques en anglais en texte intégral dans les
bases de données documentaires disponibles à la BU Gestion (par exemple : EBSCO, ABI-
Inform…).
Pour vous aider, la Bibliothèque Universitaire de Gestion peut organiser des ateliers
thématiques : utilisation de bases de données ou travail sur des thèmes par groupe
d’étudiants. C’est un centre de ressources important en termes de bases
documentaires et d’outils informatiques de recherche à votre disposition (Internet,
bases de données documentaires : ABI-Inform, EBSCO, Electre, Delphes, GMID,
SUDOC,…).
5.2.2 Les techniques de recherche d’informations
• La recherche documentaire :
Recherche thématique, recherche sur des mots clés, remontées
bibliographiques.
• Les entretiens avec des « experts » et / ou des praticiens :
Entretiens directifs, semi directifs, non directifs.
Cette première étape est souvent marquée par trois dérives importantes : l’accumulation
sans discernement, la précipitation, la diatribe.
C’est à partir de cette collecte d’informations que le sujet et ses frontières peuvent être
définis plus clairement.
5.2.3 Les risques dans la définition du sujet et précautions à prendre
• Le sujet trop simpliste (sans consistance) ou bien trop complexe (concepts trop
pointus, transversalité excessive, données sur le sujet rares).
• Le sujet « microscopique » (de faible portée) ou trop large (le « sujet-
thème »).
• Le sujet sans intérêt (sujet banal, largement traité, préoccupation dépassée…)
ou trop à la mode (donc douteux ou non conceptualisable).
• Le sujet mal formulé, pas clair, qui n’a pas de « sens ».
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 16
5.2.4 Les précautions à prendre dans la définition du sujet
• L’intérêt du sujet doit être justifié (par le contexte, la nouveauté,
l’originalité…).
• Sa formulation devra être précise (quant aux notions utilisées, aux idées
développées, à son ambition et à ses frontières).
• Il faut veiller à l’aptitude du sujet à permettre la confrontation d’une
situation réelle avec une réflexion utilisant des théories ou modèles destinés à
enrichir l’analyse et l’argumentation.
• Le sujet doit permettre la confrontation de connaissances acquises
complétées de lectures se rapportant au sujet traité (et parfois l’élargissant).
Il est important de faire valider le plus rapidement possible le sujet avant d’aller plus
loin. C’est l’occasion de discussions et d’échanges utiles avec le tuteur de mémoire.
5.3 La définition d’une problématique
La problématique sert à délimiter le champ de réflexion par l’expression des questions ou
problèmes généraux que l’on se pose sur le sujet. Après une phase de questionnement
initial qui consiste généralement à recueillir et traiter une première documentation sur un
thème général (phase généralement peu ordonnée de recherche tous azimuts
d’informations en rapport avec le thème), une deuxième phase doit permettre de
4
structurer le mémoire autour d’une question .
Le rôle de cette question est essentiel : sans elle, le travail risque d’être sans objet et
difficile à conduire. C’est cette question qui va orienter vos recherches personnelles et
votre mémoire. Dans la mesure du possible, elle doit être formulée avec soin, minutie et
rigueur. Sa formulation peut évoluer au cours du travail.
Il est conseillé, au moins dans un premier temps, de lier un thème et une problématique.
Une première démarche consistera à définir avec soin les concepts et les notions puis dans
un deuxième temps de caractériser le lien entre ce thème et la problématique.
La problématique conduit à la justification de l’intérêt et des objectifs du travail
envisagé, à l’expression des points de vue défendus et à la formulation des hypothèses
de travail (hypothèses méthodologiques et idées avancées qu’il conviendra de valider ou
5
d’infirmer) et éventuellement de postulats . Enfin la problématique propose une
méthodologie de traitement du sujet (plan d’investigation).
4
Généralement la (ou les) question à se poser sont du type « Pourquoi … ? », « Comment… alors que… ? », «
Quels sont les facteurs … ? », « Quelles sont les conditions … ? », « Quels sont les
enjeux … ? ».
5
Assertions, propositions avancées qui sont données comme vraies par l’auteur avant d’aller plus loin.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 17
Les éléments d’une problématique sont souvent complétés au fur et à mesure de l’avancée
du travail. De même une esquisse de plan peut émerger de cette étape (cf. plan structuré
autour des objectifs ou des hypothèses).
5.4 La méthodologie : le plan d’investigation
Après ces phases de « débroussaillage », d’inventaire et de définitions, une quatrième
phase doit être enclenchée. C’est à ce stade que se met en place une collecte et un
traitement d’informations bibliographiques et expérimentales plus spécialisées (éléments
6
d’études ou d’enquêtes antérieures, comptes-rendus d’entretiens, fichiers de données …)
et que les modalités méthodologiques d’investigation doivent être précisées :
• Etude clinique de cas ?
• Interviews, entretiens ?
• Etudes statistiques ?
Cette phase se construit autour de nombreux aller-retour au cours desquels les étudiants
reviennent fréquemment sur des documents déjà traités afin de déboucher sur la
construction d’un plan d’investigation. Il faut alors s’astreindre à la rédaction de notes de
lecture, compte rendu, réflexions personnelles…
A ce stade, le tuteur peut exiger la rédaction d’une note intermédiaire. Cette note de
quelques pages (3-4) aura pour objet de décrire votre démarche et de proposer votre plan
d’investigation pour validation. Elle comprendra :
• une présentation de la thématique générale
• une description du cadre théorique (cadre conceptuel)…
• … complétée d’une première bibliographie
• une formulation de la question et des hypothèses de travail
• une proposition motivée de plan d’investigation (démarche méthodologique et
justification des contenus).
Il est recommandé que cette note fasse l’objet d’un échange avec votre tuteur.
• Le cadre conceptuel doit préciser le type d’analyse ou d’approche retenue
dans le cadre de votre problématique. A titre d’exemple, une politique
d’externalisation peut être appréhendée à partir d’une approche stratégique,
d’une approche historique, d’une approche économique ;
• La démarche méthodologique doit préciser les manières de procéder. Elle
passe par l’identification des différentes étapes à réaliser dans le cadre de la
problématique retenue ;
6
Cf. les fichiers disponibles à la B.U. du PLG : DataStream, Chelem, Diane, GMID, …
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 18
• La définition d’un calendrier prévisionnel.
La réalisation d’un tel travail ne se limite pas à une démarche. La démarche n’est
qu’un aspect particulier du travail nécessaire à la réalisation du mémoire de fin
d’études. Ce travail doit être ciblé dans le temps afin de coordonner les différentes
tâches et de rendre réaliste l’objectif final (le mémoire rédigé à temps et non dans
l’urgence qui rendraient inutiles tous les efforts fournis !).
6. LA REDACTION ET LA PRESENTATION FORMELLE DU
MEMOIRE
Le mémoire doit être dactylographié au format 21 x 29,7, relié et paginé.
Le nombre de pages est compris entre 30 et 50 pages (denses) hors annexes.
La typographie doit comporter des caractères (identiques) de type Times New Roman taille
12, avec une interligne 1,5, ce qui équivaut à 30-40 lignes de texte par page. Il est possible
d’utiliser les caractères gras et italiques (pour les titres notamment) en évitant les
surcharges de style.
Les marges doivent être suffisantes pour permettre les annotations des correcteurs (par
exemple, 3 cm à gauche, 1,5 à droite, 2 cm en haut et 2 cm en bas (avec en-tête et pied
de page éventuels).
Le style doit être clair, précis, objectif et impersonnel (éviter "je" ou "nous" ainsi que le
style oral). Les redondances, les termes vagues ou trop techniques7 et les abréviations
inconnues sont à exclure. Le rapport doit être entièrement rédigé (pas de style
télégraphique) en un français correct. Evitez les phrases longues et lourdes sans pour
autant utiliser un « style de plaquette publicitaire ». La qualité de la syntaxe, de
l’expression en général ainsi que de la ponctuation et de l’orthographe est essentielle dans
ce type de travail. Il faut savoir trouver le juste ton, qui permet de retenir l’attention du
lecteur sans l’agacer par un abus de « formules accrocheuses » mais en étant rigoureux
dans le choix et l’ordre des arguments. En résumé, le style doit être clair, rigoureux,
convaincant mais aussi vivant et élégant.
Le document doit comprendre obligatoirement une page de garde suivie de l’attestation
signée d’authenticité, une table des matières paginée, une bibliographie et des annexes. Il
peut comporter également des notes de bas de page, des tableaux et schémas (très utiles
pour synthétiser une démarche), des citations, un glossaire, etc. L’ensemble de ces
éléments sera détaillé dans les points suivants.
7
Les termes techniques et sigles doivent être expliqués, par exemple en note de bas de page ou dans un
index en fin de rapport.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 19
- LA PAGE DE GARDE
La page de couverture du mémoire de fin d’études « synthèse » n’est pas laissée à votre
appréciation. Elle doit comporter :
- L’en-tête habituel de l’école
- Eventuellement, le nom de l’entreprise concernée
- Le titre du mémoire qui doit permettre d’identifier clairement le sujet
et la problématique. Il doit être complet mais pas trop long (les sous-
titres sont possibles).
- Le nom de l’étudiant
- Le nom du tuteur
- La date de remise du mémoire.
Vous trouverez en annexe 2 le format retenu par ICN Business School.
- ATTESTATION SIGNEE D’AUTHENTICITE
L’attestation signée d’authenticité est obligatoire. Comme indiqué précédemment, elle
s’inscrit dans la politique de lutte contre le plagiat pour laquelle l’ICN s’est engagé. Ladite
attestation figure sur une page séparée après la page de garde (cf. modèle partie 2.2.2 du
présent guide)
- TABLE DES MATIERES / SOMMAIRE OU STRUCTURE DU MEMOIRE
La table des matières est un instrument de travail important pour vos lecteurs. A ce titre
elle doit être réalisée avec soin. Ses principales caractéristiques sont la clarté,
l’homogénéité et l’exhaustivité. La table des matières est paginée. Vous vérifierez la
parfaite correspondance entre cette pagination et la pagination de chaque document
demandé. Lorsque le plan est très détaillé, il est utile de présenter un sommaire en début
de votre document d’une page maximum (conseillé) en reprenant les grandes parties. A la
différence du sommaire, la table des matières qui figure en fin de documents reprend
exactement les titres et sous-titres utilisés dans le corps de rapport.
La lecture du sommaire et de la table des matières doit permettre au lecteur de
comprendre la logique du raisonnement développé et le contenu (importance des titres).
Ainsi, l’étudiant veillera particulièrement à la structuration de son travail. Vous attacherez
un soin particulier aux différents intitulés de vos parties, sous parties, sections... Leur
formulation doit guider le lecteur.
Vous veillerez à ce que les développements correspondent aux intitulés. Dans la mesure du
possible, essayez de formuler vos titres en fonction des résultats ou des idées forces (le
contenu et non le contenant). Ils doivent permettre de saisir le fil directeur du
développement et l’enchaînement des idées.
La numérotation doit être logique, chaque élément doit ressortir clairement et rester
homogène.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 20
Exemple de numérotation
Partie 1.
Chapitre 1.
Section 1.
1.1 Première subdivision
1.1.1 Premier paragraphe
Dans le corps du texte, la structure nécessite une standardisation rigoureuse afin de guider
la lecture. Ainsi, chaque partie, l’introduction, la conclusion et les annexes, commencent
par une page entière avec le titre en capitales. Chaque chapitre commence au début
d’une nouvelle page (titre en capitales). Les subdivisions importantes (parties, chapitres,
sections) comportent une introduction qui annonce le contenu des paragraphes qui suivent.
Toujours à des fins didactiques, pour accompagner le lecteur, il convient de ménager des
transitions entre les différentes parties, sous-parties, sections, etc.
Les paragraphes ont un titre précédé et suivi d’un saut de lignes constant. Eviter
cependant d’aller à la ligne inutilement et de créer des paragraphes multiples sans raison.
Chaque paragraphe correspond à l’énoncé d’une idée nouvelle.
- CITATION DES SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES DANS LE TEXTE ET BIBLIOGRAPHIE RECAPITULATIVE EN
FIN DE MEMOIRE
Conformément au code de déontologie en matière d’emprunts (cf. ci-avant), au moment
de la rédaction, lorsque l’étudiant emprunte l’idée à un auteur, utilise l’information
présente dans un autre document (par exemple, l’évolution du chiffre d’affaires de la
société ou du marché que l’on emprunterait dans un document interne à l’entreprise ou
dans une étude de marché réalisée par un cabinet d’études) ou justifie sa démarche en
s’appuyant sur le travail de quelqu’un d’autre, il convient de mentionner la source dans
le corps de texte de la façon suivante : entre parenthèses, le nom de l’auteur ou de
l’organisme et l’année de publication (et éventuellement la page dans la source originale).
Par exemple :
« Le marché automobile a évolué de X % au cours de la période 2000-2005
(Eurostaf, 2006) »
La source dans sa forme complète (avec le titre de l’ouvrage, l’éditeur, etc.) sera
mentionnée en fin de mémoire dans la partie consacrée à la bibliographie.
La bibliographie rassemble les différentes sources d’informations utilisées pour
l’élaboration de vos documents. Elle dépendra de la nature du travail effectué et des
méthodes employées. Il convient de distinguer les sources écrites externes (articles,
ouvrages) qui composent la bibliographie, des documents à usage professionnel (internes à
l’entreprise ou non) et des références à d’autres supports d’informations.
La qualité de votre bibliographie ne se mesure pas au nombre de références. Au contraire,
une accumulation trop importante peut laisser jeter un doute sur l’exploitation réelle de
l’ensemble des sources. Ce sont la qualité des documents et leur relation avec le sujet qui
comptent avant tout.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 21
La bibliographie doit être précise et contenir des références exactes afin de permettre
au lecteur de pouvoir approfondir un point particulier abordé dans le travail en se
reportant à la source correspondante. Elle est aussi, pour le correcteur, un moyen
d'appréciation du volume et de la qualité du travail réalisé par l’étudiant.
La bibliographie doit être exploitable et ordonnée : soit simplement par ordre
alphabétique des auteurs, soit par parties ou sections, soit encore par thèmes (par ordre
alphabétique des auteurs à l’intérieur de chaque rubrique). Il convient de dissocier
clairement les références bibliographiques selon leur genre : ouvrage, articles, sources
externes / internes, et sources Internet.
• Ouvrages ;
• Articles ;
• références à d’autres supports d’informations (sites Internet par ex.).
Pour les ouvrages et articles, les références bibliographiques sont standardisées et
obéissent à des normes de présentation strictes.
Tous les étudiants doivent respecter les normes de présentation ci-dessous :
Exemples de présentation bibliographique en fin de mémoire
(Attention à la ponctuation (virgules, parenthèses), la police utilisée (normale ou italique))
Ouvrage :
NOM, Prénom (Année de publication), Titre de l'ouvrage, lieu de publication, éditeur,
collection, X p. (x = nbre de pages)
Article :
NOM, Prénom (Année de publication), "Titre exact de l’article", nom du périodique, mois
ou période de publication, volume, numéro dans le volume, pp. x-y. (x et y = numéros
des pages de début et de fin de l’article)
Source Internet :
L’adresse complète du site est indispensable.
- ANNEXES
Les annexes se présentent en fin de mémoire. Elles sont numérotées et si possible
comportent une table qui précède leur présentation. Le volume des annexes jointes doit
être raisonnable, leur appréciation doit se fonder exclusivement sur la pertinence du choix
et leur qualité et non sur leur quantité. Elles doivent être utiles à l’étude mais pas
nécessaires à la compréhension des développements présents dans le texte et d’un volume
trop important pour figurer dans le cadre des notes de bas de page. Un document mérite
d’être joint en annexe seulement s’il vient illustrer, préciser ou approfondir un point
abordé dans le rapport de stage ou dossier de synthèse (extraits de documents, listes,
données chiffrées, tableaux détaillés, rapports rédigés). Il est indispensable de faire des
renvois aux annexes dans les développements du corps du texte (du type : cf. Annexe A).
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 22
- AUTRES ELEMENTS
Le mémoire peut aussi comporter un glossaire ou index des termes techniques (ou
étrangers) et des sigles utilisés dans le corps du texte. Ceci est particulièrement utile
lorsque le stage est réalisé dans un domaine technique utilisant son propre jargon. Ces
éléments faciliteront la compréhension de l’évaluateur de vos travaux.
Par ailleurs, vous pouvez fournir une table des tableaux et figures (avec leur numéro et
leur titre).
Les tableaux, schémas et graphiques sont annoncés dans le texte et insérés dans le corps
du texte si leur lecture est indispensable à la compréhension du texte (sinon, ils peuvent
être renvoyés en annexe). Ils doivent être présentés avec un titre, un numéro et la
mention de la source (s’ils ne sont pas personnels). La mention des unités et la légende
peut s’avérer indispensable. Pour les graphiques, vous devez impérativement préciser les
« principes de lecture » ; par exemple les abscisses et les ordonnées pour un graphique
cartésien.
Les notes de bas de page sont destinées à préciser un élément, à présenter une
explication ou une définition complémentaire au texte principal qui alourdirait le texte.
Elles peuvent recueillir, éventuellement, des renvois (infra ou supra à d’autres pages du
rapport) et des indications complémentaires à des sources d’informations. Ces notes sont
numérotées de 1 à n (par page, par partie ou pour tout le document).
Le mémoire peut aussi comporter :
• des encadrés techniques ou méthodologiques pour des explications
complémentaires ou détaillées qui alourdiraient le corps du texte.
• des citations (elles doivent être exactes) avec leurs références précises soit en
bas de page, soit dans le « corps du texte » (Nom de l’auteur, année de
publication) et renvoi en bibliographie.
• des remerciements (adressés brièvement aux personnes qui vous ont aidé dans
ce travail).
Tout travail qui ne respecterait pas les consignes figurant dans ce document sera
pénalisé au moment de la notation
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 23
ANNEXE 1 :
Fiche de choix du sujet de mémoire de fin
d’études « Synthèse » 2008-2009
Cette fiche (modèle) a pour objet de définir votre sujet. Vous pouvez utiliser ce support lors de l’échange
avec votre tuteur
NOM(s) Prénom(s) :
…………………………………………………………… mail……………………………………………………………………………..
NOM DU TUTEUR DE MEMOIRE : ………………………………………………………………………………………………………
DEPARTEMENT DU TUTEUR DE MEMOIRE : ………………………………………..……………………………………………
SUJET (thématique générale si l’intitulé n’est pas encore défini) :
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
OBJECTIFS :
(Intérêt / utilité du sujet, etc.) :
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 24
ANNEXE 2 :
MODELE DE PAGE DE COUVERTURE
Année 2009-2010
TITRE COMPLET DU MEMOIRE
Mémoire de fin d’études « Synthèse » pour l’obtention du Diplôme ICN
présenté par
Mademoiselle ou Monsieur Prénom NOM
Tuteur de mémoire : Madame ou Monsieur le Professeur
Date de remise
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 25
ANNEXE 3 :
ATTESTATION SIGNEE D’AUTHENTICITE
(à faire figurer signée (à la main)
en page 2 du mémoire)
« J’atteste que ce travail est personnel, cite en référence toutes les sources utilisées et
ne comporte pas de plagiat »
Signature (manuscrite) de l’étudiant
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 26
ANNEXE 4 :
EXEMPLE DE PLAGIAT : CE QUI EST ACCEPTABLE ET CE QUI NE L’EST PAS
(Source : [Link]
Vous voulez vous servir du texte suivant :
Bien qu'elles représentent partout plus de la moitié de la population, les femmes comptent
rarement plus qu'une poignée de représentantes dans la classe dirigeante politique. Il y a peu
d'aspects de la vie en société où la domination des hommes se fait davantage sentir que dans le
domaine électoral. Depuis quelques décennies, les femmes sont de plus en plus nombreuses à
embrasser des professions traditionnellement réservées aux hommes; pourtant, l'accession à une
charge législative demeure un objectif inaccessible pour la très grande majorité des Canadiennes.*
* Brodie, Janine avec le concours de Célia Chandler, « Les femmes et le processus électoral au
Canada » in K. Megyery, Les femmes et la politique canadienne, Toronto, Dundern Press, 1991, 3-4.
CE QUI EST INACCEPTABLE
Vous avez écrit* : Inacceptable parce que :
Même si les femmes représentent partout plus de la • L'extrait a simplement été recopié, sans guillemets
moitié de la population, elles comptent rarement ni indication de source.
plus qu'une poignée de représentantes dans la
classe dirigeante politique. Il y a peu d'aspects de
la vie en société où la domination des hommes se
fait davantage sentir que dans le domaine
électoral. Depuis quelques décennies, les femmes
sont de plus en plus nombreuses à embrasser des
professions traditionnellement réservées aux
hommes; pourtant, l'accession à une charge
législative demeure un objectif inaccessible pour la
très grande majorité des Canadiennes.
Vous avez écrit : Inacceptable parce que :
Même si les femmes constituent plus de 50% de la • Les mots sont changés, mais les idées sont
population, il est rare qu'elles possèdent des postes empruntées, et il n'y a aucune référence. (On ne peut
élevés dans le domaine de la politique. En fait, la pas simplement remplacer les mots d'un autre par des
domination des hommes peut être plus facilement synonymes).
aperçue dans le domaine électoral. Cependant,
même si, depuis quelques dizaines d'années, les
femmes occupent de plus en plus de postes qui
étaient dominés par les hommes, il demeure qu'il est
très difficile pour les femmes canadiennes d'accéder
à des postes législatifs.
Vous avez écrit* : Inacceptable parce que :
Même si les femmes représentent plus de 50% de la • Même si l'auteur, son œuvre et les pages sont
population, elles comptent rarement plus qu'une indiqués, les mots en gras sont ceux de l'auteur et ils
poignée de représentantes dans la classe dirigeante ne sont pas placés entre guillemets.
politique. En fait, c’est dans le domaine électoral
que la domination des hommes se fait davantage
sentir. Cependant, même si depuis quelques dizaines
d'années, les femmes occupent de plus en plus de
postes traditionnellement réservés aux hommes,
l'accession à une charge législative demeure un
objectif inaccessible pour la plupart des Canadiennes
(Brodie, 1991 : 3).
*Les mots en caractères gras sont ceux du texte-source.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 27
CE QUI EST ACCEPTABLE
Vous avez écrit : Acceptable parce que :
Selon Brodie, « [B]ien qu'elles représentent partout • L'extrait est placé entre guillemets, et la source est
plus de la moitié de la population, les femmes citée.
comptent rarement plus qu'une poignée de • La présentation des références varie selon les
représentantes dans la classe dirigeante politique. Il disciplines. Consultez vos
y a peu d'aspects de la vie en société où la professeurs.
domination des hommes se fait davantage sentir que
dans le domaine électoral. » (1991 : 3)
Vous avez écrit : Acceptable parce que :
Comme le rappelle Brodie (1991 : 3), de plus en plus • Vous avez brièvement exprimé en vos propres
de femmes occupent des postes dominés par les termes l'essentiel de ce que l'auteur a dit en deux
hommes et « l'accession à une charge législative phrases.
demeure un objectif inaccessible pour la très grande • Vous avez placé entre guillemets ce que vous avez
majorité des Canadiennes ». emprunté textuellement à l'auteur.
Vous avez écrit : Acceptable parce que :
Selon Brodie (1991), même si les femmes accèdent de • L'idée est résumée en des termes autres que ceux
plus en plus à des postes jadis dominés par les de l'auteur (bonne paraphrase).
hommes, elles demeurent très sous-représentées • L'auteur et son œuvre sont cités.
dans le domaine de la politique.
Mémoire de fin d’études « synthèse » - Programme ICN Grande Ecole – 2009-2010 28