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Universite D'Etat D'Haiti (UEH) Faculte D'Agronomie Et de Medecine Veterinaire (FAMV) Departement de Phytotechnie (Phyto)

Ce mémoire compare les performances agronomiques et économiques de la variété de riz TCS-10 cultivée en Système de Riziculture Traditionnel (SRT) et en Système de Riziculture Intensif (SRI) à Verrettes. Les résultats montrent que le SRI, avec un rendement de 5.41 t/ha et un profit à l'hectare de 23033.04 HTG, surpasse significativement le SRT, qui a un rendement de 3.56 t/ha et un profit de 17588.57 HTG. Cependant, le profit par homme jour est plus élevé pour le SRT, soulignant une exigence en main d'œuvre plus importante pour le SRI.

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Universite D'Etat D'Haiti (UEH) Faculte D'Agronomie Et de Medecine Veterinaire (FAMV) Departement de Phytotechnie (Phyto)

Ce mémoire compare les performances agronomiques et économiques de la variété de riz TCS-10 cultivée en Système de Riziculture Traditionnel (SRT) et en Système de Riziculture Intensif (SRI) à Verrettes. Les résultats montrent que le SRI, avec un rendement de 5.41 t/ha et un profit à l'hectare de 23033.04 HTG, surpasse significativement le SRT, qui a un rendement de 3.56 t/ha et un profit de 17588.57 HTG. Cependant, le profit par homme jour est plus élevé pour le SRT, soulignant une exigence en main d'œuvre plus importante pour le SRI.

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.

REPUBLIQUE D’HAITI

UNIVERSITE D’ETAT D’HAITI

(UEH)

FACULTE D’AGRONOMIE ET DE MEDECINE VETERINAIRE

(FAMV)

DEPARTEMENT DE PHYTOTECHNIE

(PHYTO)

Performances agronomiques et économiques du riz (Oryza sativa L), var TCS-10,


en Système de Riziculture Traditionnel (SRT) et en Système de Riziculture Intensif
(SRI) dans la commune de Verrettes, Vallée de l’Artibonite.

Mémoire de fin d’études agronomiques


Présenté Par : Maguintontz Cedney JEAN-BAPTISTE

Pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur- Agronome

Option : Phytotechnie

Mai 2013
i

Ce mémoire intitulé :

Performances agronomiques et économiques du riz (Oryza sativa L), var TCS-10,


en Système de Riziculture Traditionnel (SRT) et en Système de Riziculture Intensif
(SRI) dans la commune de Verrettes, Vallée de l’Artibonite.

a été vu et approuvé par le jury d’évaluation composé de :

Prénom et Nom Signature Date

Robers-Pierre TESCAR Ing.-Agr. M. Sc.


Président, Conseiller scientifique

Dr. Predner DUVIVIER


Membre, Conseiller scientifique

Rélex ALEXANDRE Ing.-Agr. M. Sc.


Membre, Conseiller scientifique
ii

Performances agronomiques et économiques du riz (Oryza sativza L), var TCS-10,


en Système de Riziculture Traditionnel (SRT) et en Système de Riziculture Intensif
(SRI) dans la commune de Verrettes, Vallée de l’Artibonite.
iii

DEDICACE

Ce mémoire de fin d’études est dédié à :

Ma mère, Marie Claude JOSEPH, et mon père, Pleurima JEAN-BAPTISTE


pour l’affection et l’assistance morale et économique qu’ils m’ont apportées
durant toute mon existence jusqu'à nos jours.

Mes sœurs et frères Estere, Nathalie, Mouse Glafotte, Florise Nava, Fedner,
Claudnel JEAN BAPTISTE pour leur appui et présence de tous les jours.

Sabrina MAGLOIRE son soutien moral indéfectible.

Mes camarades en particulier, Carl Vély GUILLAUME, Ronald JEAN,


Elitien SAINT PREUX, Dieuseul CHARLES Marcelin Pierre REMY et
Sainval DOUCETTE.

La promotion 2007-2012 de la FAMV (AD LUCEM) et l’option


Phytotechnie, en particulier: Robenson CHARLEMAGNE, Edy PIERRE
LOUIS, Emmanuel JEAN-LOUIS, et Edwenson TOUSSAINT, pour leur
appui considérable.

Tous mes chers compatriotes et particulièrement tous ceux qui auront à


utiliser ce document.
iv

REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier sincèrement toutes les personnes qui m’ont aidé


particulièrement ou substantiellement à réaliser ce mémoire. Ces remerciements
s’adressent de façon toute particulière ;

Au Grand Dieu de l’univers, JEHOVAH.

A mes conseillers scientifiques Robers-Pierre TESCAR Ing.-Agr, Msc

Dr. Predner DUVIVIER., Nicolas Ophny CARVIL Ing-Agr, Msc et Rélex


ALEXANDRE Ing.-Agr, Msc. pour leur aide, leurs conseils tant salutaires,
leur dynamisme, leur savoir-faire et enfin leur disponibilité à mon égard
pour la réussite de ce travail.

Au Directeur de l’option Phytotechnie de la FAMV, Robers-Pierre


TESCAR pour son intégrité et son dévouement pour la bonne marche de
l’option.

Au Corps Professoral de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire


(FAMV), particulièrement ceux du département de Phytotechnie, pour leur
contribution à ma formation durant ces cinq années d’études ainsi qu’aux
personnels de la Faculté.

A tout le personnel de la bibliothèque de la FAMV.

A ma sœur JEAN-BAPTISTE Estère et son mari PHYLO Jocelyn.

A monsieur St-Juste OSSE, Mme Irvica SAINT-FLEUR.


Chacun de mes amis pour leur attention et leur soutien physique, intellectuel
ou moral.
Enfin, un grand remerciement s’adresse à tous ceux qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce travail.
v

RESUME
Ce travail a été réalisé dans le but de comparer les performances agronomiques et
économiques de la variété du riz (Oryza sativa L.) TCS10, en Système de
Riziculture Traditionnel (SRT) et en Système de Riziculture Intensif (SRI) dans la
commune de Verrettes. Dans le SRT le repiquage des plants se fait de façon
irrégulière avec 3 à 4 plants par poquet, 25 à 30 jours après le semis, tandis qu’il se
fait en lignes espacées de 25 cm, 8 à 10 jours après le semis dans le SRI. Un
dispositif en blocs complets aléatoires (DBCA) avec six répétitions a été utilisé, ce
qui correspondait à douze unités expérimentales. La collecte des données a été
portée sur les indicateurs de performances agronomiques (état sanitaire des
parcelles, hauteur des plantes, le nombre de jours à la floraison, le nombre de jours
à maturité, les composantes du rendement et le rendement) et sur les indicateurs de
performances économiques (les charges d’exploitation, les produits bruts, le profit à
l’hectare et le profit par homme jour).

Les données collectées ont été soumises à une analyse de variance. Puis, le test de
Fischer a été réalisé à 5% de probabilité pour comparer les moyennes. Le logiciel R,
version 2.15.2. a été utilisé. Les résultats ont montré qu’avec un rendement de 5.41
t/ha, le SRI est significativement supérieur au SRT dont le rendement a été de
3.56t/ha. Le profit à l’hectare pour le SRI (23033.04 HTG) a été significativement
supérieur à celui obtenu pour le SRT (17588.57 HTG). Tandis que, le profit par
homme jour pour le SRT (229.37 HTG) a été significativement supérieur à celui
enregistré pour le SRI (199.19 HTG). Ce contraste est expliqué par le fait que le
SRI est plus exigent en main d’œuvre que le SRT. Toutefois, le SRI est globalement
plus performant que le SRT, tant sur le plan agronomique que sur le plan
économique.
vi

TABLE DES MATIERES

DEDICACE……………………………………….. ............................................... iii


REMERCIEMENTS…………………………….. ................................................ iv
RESUME…………………………………………… .............................................. v
LISTE DES SIGLES……………………………… ............................................. xi
LISTE DES TABLEAUX…………………………. ............................................. xii
LISTE DES FIGURES……………………………. ............................................ xiii
LISTE DES ANNEXES……………………………. ........................................... xiv
I.-INTRODUCTION………………………………. ............................................... 1
1.1.-PROBLEMATIQUE ET JUSTIFICATION ...................................................... 1
1.2- OBJECTIFS……………………………………. ............................................... 4
1.2.1.- Objectif général…………………………… .................................................. 4
1.2.2.-Objectifs spécifiques…………………………................................................ 4
1.3.-HYPOTHESES DE L’ETUDE……………….. ............................................... 4
II- REVUE DE LITTERATURE………………… ............................................... 5
2.1.- Présentation générale du riz……………………. .............................................. 5
2.1.1.-Le cycle végétatif du riz……………………….. ............................................ 5
2.1.2-Exigences écologiques du riz………………… ............................................... 5
2.1.3-Lumière………………………………………. ................................................ 5
2.1.4-Température………………………………… .................................................. 5
2.1.5.-Besoin en eau………………………………. .................................................. 6
2.1.6-Sol………………………………………………….. ....................................... 6
2.2.-Variétés cultivées dans la vallée de l’Artibonite ................................................ 6
2.3.-PRESENTATION GENERALE DU PAQUET TECHNIQUE SYSTEME DE
RIZICULTURE INTENSIVE (SRI)……………………………………………….. 6
2.3.1--Préparation du sol……………………………… ............................................ 7
2.3.2.-Application de la fumure organique……………. ........................................... 7
2.3.3-Le labour……………………………………. .................................................. 7
vii

2.3.4-Mise en eau de la parcelle (avec mise en boue), et le nivelage ........................ 7


2.3.5.-Le canal de ceinture…………………………… ............................................. 8
2.3.6.- La pépinière du SRI………………………… ................................................ 8
[Link].-Emplacement de la pépinière……………….. .............................................. 8
[Link].-Préparation des planches de pépinière .......................................................... 8
[Link].-Préparation de semences…………………… ............................................... 8
[Link].-Le semis…………………………………… ................................................ 9
[Link].-Entretien de la pépinière…………………….. ............................................. 9
[Link].-Prélèvement des plants de la pépinière ......................................................... 9
2.3.7.-Le Repiquage………………………………….. ........................................... 10
2.3.8.-Gestion des champs après repiquage…………… ......................................... 10
2.3.9.-Le Sarclage…………………………………… ............................................ 10
2.3.10-Fertilisation………………………………… ............................................... 11
2.3.11.-Irrigation SRI…………………………………. .......................................... 11
2.4.-PRESENTATION DU PAQUET TECHNIQUE DU SYSTEME DE
RIZICULTURE TRADITIONNEL (SRT)……………………...............................11
2.4.1.-Riziculture pluviale…………………………................................................ 11
2.4.2.-Riziculture irriguée…….…………………… ............................................... 12
[Link].-Préparation de sol…………………………. .............................................. 12
[Link].-La pépinière……………………………… ................................................ 12
[Link].-Le repiquage……………………………….. ............................................. 13
[Link].-Fertilisation et sarclage…………………….. ............................................. 13
[Link].-Irrigation et drainage………………………. ............................................. 13
2.4.3-Les sols de riziculture inondée :………………… ......................................... 13
[Link].-Préparation du sol…………………………. .............................................. 13
[Link].-La pépinière……………………………. ................................................... 13
[Link].-Le repiquage…………………………….. ................................................. 14
[Link].-Irrigation et drainage………………………. ............................................. 14
viii

[Link].-Fertilisation et sarclage………………………… ....................................... 14


[Link].- Récolte…………………………………….. ............................................. 14
2.5.-PROBLEMES PHYTOSANITAIRES…………… ......................................... 15
2.6.-RESULTATS DES ETUDES ANTERIEURES DU SRI ET SRT DANS LA
VALLEE DE L’ARTIBONITE…………………… ............................................... 16
III.-MATERIELS ET METHODES…………………. ....................................... 18
3.1-Cadre physique de l’étude…………………….. ............................................... 18
3.1.1.- Localisation géographique…………………. ............................................... 18
3.1.2.-Conditions climatiques…………………….. ................................................ 20
[Link].- Température………………………………. .............................................. 20
[Link].- Pluviométrie………………………………............................................... 21
3.1.3.-L’insolation……………………………… .................................................... 21
3.1.4.- Réseau hydrographique…………………….. .............................................. 22
3.1.5.- Conditions édaphiques……………………… .............................................. 22
[Link].-Les types de sol…………………………................................................... 22
[Link].-Caractéristiques du sol……………………. ............................................... 22
3.1.6.-Les infrastructures hydro agricoles……………………................................ 24
3.1.7.- Systèmes de production…………………….. .............................................. 24
[Link].-Système de culture…………………………. ............................................. 24
[Link].-Systèmes d’élevage………………………................................................. 24
3.2.-MATERIELS UTILISES………………………………. ................................ 25
3.2.1.-Matériel biologique…………………………................................................ 25
3.2.2.-Matériel physique…………………………. ................................................. 25
3.2.3.-Matériels chimiques…………………………. .............................................. 26
3.3.-METHODES…………………………………. .............................................. 26
3.3.1.-Description des essais et du dispositif expérimental ..................................... 26
3.3.2 Critères de choix des parcelles expérimentales .............................................. 27
3.3.3.-Observations et mesures…………………… ................................................ 29
ix

[Link].-Observations et mesures de performances agronomiques .......................... 29


[Link].-Evaluation de l’état phytosanitaire…………… ......................................... 30
[Link].1.-Détection et identification des maladies .................................................. 30
[Link].2.-Identification des maladies………………. ............................................. 31
[Link].3.-Détermination de l’importance économique des maladies ...................... 31
[Link].4- Identification des insectes………………. ............................................... 31
[Link].5.-Détermination de l’importance économique des insectes ....................... 32
[Link].6.- Identification de moyens de lutte…………............................................ 32
[Link]-Mesures de performances économiques ...................................................... 32
[Link].-Méthodes de calculs pour les performances économiques ......................... 33
3.3.4.-Collecte des données………………………… ............................................. 34
3.3.5.-Illustration du choix des carrés d’échantillonnage ........................................ 34
3.3.6.-Choix des touffes dans un carré d’échantillonnage ...................................... 35
3.3.7.-Dépouillement et traitement des données ...................................................... 36
IV.-RESULTATS ET DISCUSSION…………………. ..................................... 38
4.1.-OPERATIONS CULTURALES EN PEPINIERES……………. .................... 38
4.1.1.-Etablissement des pépinières parcelles SRT ................................................. 38
4.1.2.- Etablissement des pépinières parcelles SRI.................................................. 38
4.2.-OPERATIONS CULTURALES EN PLEIN CHAMPS .................................. 40
4.2.1.-Préparation du sol…………………………… .............................................. 40
4.2.2.-Transplantation des plantules……………... ................................................. 40
4.2.3.-Entretien des parcelles SRT et SRI……………............................................ 42
4.3.-RESULTATS AGRONOMIQUES DU SYSTEME DE RIZICULTURE....... 44
4.3.1.-Indicateurs de croissance et de précocité ....................................................... 44
4.3.2.-Variation des composantes du rendement ..................................................... 45
4.3.3.-Variation du rendement…………………….. ............................................... 46
4.4.-Evaluation de l’état phytosanitaire des parcelles .............................................. 48
x

4.4.1.-Détermination du niveau d’incidence et du taux d’infection de la paille noire


(MPN) dans les deux systèmes…………………….. .............................................. 48
4.4.2.-Détermination du niveau d’infestation de (Diatraea saccharalis) et de
population de punaise brune (Oebalus insularis) et sauterelle (Conocephalus sp)
dans les deux systèmes………………………......................................................... 50
4.5.- RESULTATS ECONOMIQUES DU SYSTEME DE RIZICULTURE ......... 54
4.5.1.- Intrants utilisés au niveau des deux systèmes ............................................... 54
4.5.2.- Main-d’œuvre pour une pépinière d’un hectare ........................................... 55
4.5.3.-Main-d’œuvre pour une rizière d’un hectare ................................................. 56
4.5.4.- Main-d’œuvre pour récolte et post-récolte d’une rizière d’un hectare ........ 57
4.5.5.- Charges globales…………………………… ............................................... 58
4.5.6.-Valeur de la production par hectare dans les 2 systèmes .............................. 59
4.5.7.- Profit à l'hectare dans les deux systèmes ...................................................... 60
4.6.- DISCUSSION…………………………………….. ........................................ 62
V-CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS ................................................ 65
VI.- REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ..................................................... 66
xi

LISTE DES SIGLES


BID Banque Interaméricaine de Développement
CNSA Conseil National pour la sécurité alimentaire
CG Charges Globales
CS Charges supplétives
DPV Direction Protection Végétale
FAMV Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire
FAO Food Agricultural Organisation
H-J Homme-Jour
IHSI Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique
MARNDR Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et de
Développement Rural
mmhos/cm Milimhos par centimètre
MTAC Mission Technique Agricole de la Chine
NGF/P Nombre de grains faux par panicule
NGR/P Nombre de grains remplis par panicule
NT/m2 Nombre de touffes par mètre carré
NTFT Nombre de talles fertiles par touffe
ODVA Organisme de Développement de la Vallée de l’Artibonite
PM1000G Poids moyen de 1000 grains (en grammes
PAM Programme Alimentaire Mondiale
PB Produit bruit
ppds Plus petite différence significative
SAU Surface Agricole Utile
SRI Système de Riziculture Intensif
SRT Système de Riziculture Traditionnel
RDT (g/m2) Rendement en gramme par mètre carré
RDT (t/ha) Rendement en tonne par hectare
xii

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : Principaux ravageurs du riz .................................................................. 15
Tableau 2 : Principales maladies du riz ................................................................... 16
Tableau 3: Échelle de fertilité relative pour l’azote et de la matière organique ...... 23
Tableau 4: Caractéristiques physico- chimiques des terres rizicoles de la vallée de
l’Artibonite............................................................................................................... 23
Tableau 5: Caractéristiques agronomiques de la variété TCS-10 ............................ 25
Tableau 6: Répartition des superficies emblavées pour les deux systèmes ............. 27
Tableau 7 : Quantité de fertilisants apportés par hectare en pépinière et en plein
champ en SRT. ......................................................................................................... 42
Tableau 8 : Quantité de fertilisants apportés par hectare en en plein champ en SRI43
Tableau 9 :Variation de la croissance et de la précocité des plantes en fonction du
système de culture .................................................................................................... 45
Tableau 10 : Variation du rendement et de ces composantes en fonction du système
de culture .................................................................................................................. 46
Tableau 11: Variation du rendement et de ces composantes en fonction du système
de culture .................................................................................................................. 46
Tableau 12: Niveau d’incidence en fonction des deux systèmes et des localités ... 48
Tableau 13: Taux d’infection en fonction des deux systèmes et des localités........ 49
Tableau 14: Niveau d’infestation des talles par D. saccharalis dans les deux
systèmes de riziculture ............................................................................................. 50
Tableau 15: Niveau de population d’Oebalus insularis en fonction des deux
systèmes et de localités ............................................................................................ 51
Tableau 16: Niveau de population de Conocephalus sp en fonction des deux
systèmes et des localités........................................................................................... 52
Tableau 17: Valeur des intrants utilisés pour une rizière d'un hectare ................... 55
Tableau 18: Main d’œuvre pour la pépinière d'une rizière d'un hectare .................. 56
Tableau 19: Main d’œuvre pour une rizière d'un hectare ........................................ 57
Tableau 20 : Main d’œuvre pour récolte et post récolte d'une rizière d'un hectare . 58
Tableau 21: Répartition des charges (HTG) de main d’œuvre en pépinière, en
rizière et après récolte pour les 2 systèmes .............................................................. 58
Tableau 22 : Comparaison des charges globales des 2 systèmes............................. 59
Tableau 23: Comparaison des charges globales des 2 systèmes .............................. 59
Tableau 24: Production brute à l'hectare dans les deux systèmes............................ 60
Tableau 25: Profit à l’hectare dans les deux systèmes ............................................. 60
Tableau 26 : Profit par homme jour (H-J) dans les deux systèmes ......................... 61
Tableau 27: Tableau récapitulatif des données agronomiques et économiques des
deux systèmes .......................................................................................................... 61
xiii

LISTE DES FIGURES


Figure 1: Délimitation de la zone d’étude................................................................ 19
Figure 2 : Températures moyennes mensuelles de l’environnement de Verrettes .. 20
Figure 3:Histogramme de la répartition mensuelle de la pluviométrie en mm Vallée
de l’Artibonite (2000-2010) ..................................................................................... 21
Figure 4 : Répartition des parcelles expérimentales dans la commune de Verrettes 28
Figure 5: Croquis d’une parcelle du dispositif expérimental ................................... 35
Figure 6 : Croquis d’un carré d’échantillonnage SRT ............................................. 35
Figure 7: Croquis d’un carré d’échantillonnage SRI ............................................... 36
Figure 8 : Vue des pépinières SRI .......................................................................... 39
Figure 9 : Vue des pépinières SRT ......................................................................... 40
Figure 10 : Transplantation des plantules SRT ........................................................ 41
Figure 11: Transplantation des plantules SRI .......................................................... 41
Figure 12: Variation de rements moyens des systèmes SRI et SRT en TM/ha ....... 47
Figure 13: Échantillon de riz avec paille noire ........................................................ 49
Figure 14 : Échantillon de riz attaqué par D. Saccharalis ....................................... 51
Figure 15: Niveau de population d’Oebalus insularis dans les deux systèmes ....... 52
Figure 16: Niveau de population de Conocephalus sp dans les deux systèmes ...... 53
Figure 17: Insectes capturés par fauchage au niveau des parcelles ......................... 53
Figure 18: Résultats de rendements des études antérieures réalisées en SRT et en
SRI………………………………………………………………………………....Er
ror! Bookmark not defined.62
Figure 19: Résultats de profits des études antérieures réalisées en SRT et en SRI . 63
xiv

LISTE DES ANNEXES

Annexe A : Formulaire d’enregistrement des données brutes

Annexe B : Matrice des données techniques enregistrées pour la variété TCS-10


(JUIN Ŕ DECEMBRE 2012), réalisée à Verrettes, Vallée de l’Artibonite.

Annexe C : Fiche de collecte des données phytosanitaires

Annexe D.- Analyse de variance pour les variables de croissances, de précocité et


de composantes de rendements.

Annexe E.- Résultats des données pour les indicateurs économiques des parcelles
expérimentales SRT et SRI.

Annexe F.-Tableau récapitulatif des données économiques des parcelles


expérimentales SRT et SRI.

Annexe G.-Résultats des données phytosanitaires pour les parcelles expérimentales


SRT et SRI.

Annexe H.-Analyse de variance pour les données phytosanitaires des parcelles


expérimentales SRT et SRI.
1

I.-INTRODUCTION

1.1.-Problématique et Justification
Le riz est l’un des aliments de base de la population mondiale et constitue la
première ressource alimentaire consommée en Haïti.). Il joue un rôle primordial dans
la sécurité alimentaire du pays, car il compte plus de 50 % de la diète alimentaire de la
population et fournit 75 % des apports énergétiques, 10 % de protéines, 12 % d’eau et
3 % de lipides (FAO, 2002).

Selon le Département de l’Agriculture des Etats-Unis d’Amérique (USDA, 2013),


la production mondiale de riz en 2012/13 est attendue à 464 MT équivalent blanchi,
une baisse de plus de 1 MT par rapport aux dernières estimations de la campagne
précédente soit 465 MT estimées en 2011/12, avec une consommation mondiale de
468 MT, (l’USDA, 2013). Selon la FAO, 2010, les paysans haïtiens arrivaient à
produire 88 351TM de riz paddy en 2006 alors que la production était de l’ordre de
130,000TM en 2000. Avec les nombreux efforts réalisés dans le secteur rizicole, la
production nationale se situait autour de 110 000 TM de paddy en 2008 et 144.603 TM
en 2011 [mais reste encore faible] selon le MARNDR/DPV, 2011). Cette petite
augmentation n’est pas suffisante pour combler les besoins de la population, ce qui
contribue à l’augmentation des volumes d’importation et d’aide alimentaire, afin de
répondre à la demande nationale.

Le riz est la céréale la plus consommée en Haïti avec une consommation de


50000TM environ dont seulement 28% de la consommation annuelle (FAO, 2010),
mais cette augmentation n’arrive pas à combler les besoins de la population qu’on
estimait à 300,000 TM en 2003 et 500,000 TM en 2010 (CNSA, 2010). Selon BID,
2009, le solde entre production et consommation est couvert par des importations
estimées à 80%, en provenance principalement des Etats-Unis, soit 360,000TM
annuellement, à raison de $ 750 US/TM (MARNDR/FAO, 2010).
2

Le projet ODVA/BID donne comme chiffre de superficie totale irrigable de la


Vallée de l’Artibonite 40,000 hectares dont 32,000 hectares effectivement irrigués et
28,000 hectares consacrés uniquement au riz (PINCHINAT et ALIX, 1981).
La Vallée de l’Artibonite, est la plus importante zone rizicole du pays (plus de 50%
des superficies) ces 28,000 hectares fournit entre 60% et 80% de la production totale
soit à peu près 18% de la consommation locale (LETANG, 2007) et représente environ
80% des terres rizicoles en Haïti (FAO, 2005). Plusieurs petits périmètres irrigués sont
repartis dans divers endroit du pays comme Maribahoux (Nord-Est), Grison-Garde
(Nord), St Louis du Sud (Sud), dont le riz est la principale culture représentant une
superficie de 15,000 ha irrigués (PAUL, 2005). Même avec une utilisation écrasante
de la main d’œuvre agricole au niveau de la Vallée de l’Artibonite (GEDEON, 2008)
et l’utilisation de 100 à 110 kg de semence (CNSA, 2010), le rendement moyen est
faible. Pour la variété TCS-10, les résultats d’enquête réalisée par MTAC (Mission
Technique Agricole de Chine) au niveau de différentes communes de la Vallée ne le
rendement moyen était de 2.3TM/ha pour l’année 2002 (LOUIS, 2009) il avoisinait les
3.5 TM/ha selon LOUISSAINT et DUVIVIER (2003). Le profit, des agriculteurs de la
Vallée de l’Artibonite, est de 4,840.81 Gourdes, ce qui correspond à $ 286.17 US par
hectare [au taux de 16.9158 Gourdes pour $ 1 US] (JEAN, 1998 ; Unibank, 1999).
Grâce aux nombreux efforts réalisés dans le secteur rizicole, en 2007, le profit moyen
était de 21,935.75 Gourdes, soit $ 588.29 US par hectare [au taux de 37.2875 Gourdes
pour $ 1 US] (ANACAPH, 2008 ; Unibank, 2008).
L’augmentation de la production rizicole ne doit pas être envisagée de façon
théorique, mais plutôt en recourant aux techniques agricoles modernes, lutte contre les
pestes, les maladies, et surtout l’introduction de nouvelles techniques de culture,
adaptées aux conditions de la riziculture qui leur seule permettre d’obtenir des
rendements élevés à l’unité de surface. Pour cela, on peut se référer à plusieurs pays
tels que Népal, Chine, Indonésie et Mali où une nouvelle façon de faire a vu le jour ; il
s’agit du Système de Riziculture Intensif (SRI). Avec un bon entretien des plants et
quelques aménagements du terrain et de l’eau, les rendements peuvent doubler voire
tripler à l’hectare (ATS, 2006). Avec cette nouvelle méthode de riziculture, il a été
3

prouvé qu’avec seulement 5 à 7 Kg/ha de semences et peu d’intrants chimiques, on


arrive à obtenir respectivement des rendements de 9TM/ha, 10.5TM/ha, 9.5TM/ha et
9.8TM/ha (ECHOS RIZICOLES, 2012). Par contre, les rendements obtenus par la
méthode traditionnelle pur ces mêmes pays sont de 3.6TM/ha, 6TM/ha, 4.2 TM/ha et
4.9TM/ha, respectivement (ECHOS RIZICOLES, 2012).

Du point de vue économique, dans son mémoire de fin d’études à l’université de


Madagascar, (RAZAFIMANANTSOA, 2009), avance que le SRI donne 3,200.000
Ariary correspondant à $ 1442.5 US par hectare et le SR un profit de 800.000 Ariary
correspondant à $360.62 US. Ce système peut donner de meilleurs résultats en Haïti,
donc il s’agit de l’appliquer dans toute son intégralité en mettant en œuvre les paquets
techniques, pour qu’une telle amélioration et une augmentation de rendement et de
revenu soient possibles. C’est dans ce contexte qu’il s’agit de faire une étude
comparative sur le plan agronomique et économique, entre le Système Riziculture
Traditionnel (SRT) et le Système de Riziculture Intensif (SRI) dans les conditions
écologiques de la Vallée de l’Artibonite, en vue d’augmenter les rendements et les
revenus des agriculteurs.

L’Oxfam América (OA) à travers son « Projet de soutien au développement du


Système de Riziculture Intensif (SRI) » en collaboration avec le Centre de Formation
Lévèque (CFL), sous la supervision de la Faculté d’Agronomie et de Médecine
Vétérinaire (FAMV) a établi des parcelles d’expérimentation de SRI dans diverses
communes de la vallée de l’Artibonite. Cependant, en vue de relever les
caractéristiques potentiellement utiles et valorisables à l’amélioration de la riziculture
haïtienne, on se propose de réaliser cette étude intitulée : «Performances agronomiques
et économiques du riz (Oryza sativa L), var TCS-10, en Système de Riziculture
Traditionnel (SRT) et en Système de Riziculture Intensif (SRI) dans les localités :
Poterie, Pont-Tante, Charles Vanyan, Cabois, Macage et Coupon (commune de
Verrettes).
4

1.2- Objectifs

1.2.1.- Objectif général


Ce travail se propose d’étudier et comparer les performances agronomiques et
économiques du SRI par rapport SRT dans la vallée de l’Artibonite.

1.2.2.-Objectifs spécifiques
 Comparer la main-d’œuvre nécessaire pour conduire chaque système ;

 Comparer les charges liées à la réalisation de chacun des systèmes

 Comparer les produits d’exploitation de chacun des systèmes ;

 Comparer les profits à l’hectare et par homme des deux systèmes ;

 Comparer les rendements des deux systèmes;

 Evaluer l’état phytosanitaire des parcelles conduites en SRT et SRI ;

1.3.-Hypothèses de l’étude
Pour cette étude, les hypothèses suivantes ont été retenues :

Hypothèse technique : En système traditionnel, Haïti, Népal, Chine, Indonésie et


Mali obtiennent des rendements similaires, soient 3,5TM/ha (LOUISSAINT et
DUVUVIER, 2005), 3.6TM/ha, 6TM/ha, 4.2TM/ha et 4.9TM/ha (ECHOS
RIZICOLES, 2012), respectivement. Par contre, en SRI, les rendements obtenus á
Népal, Chine, Indonésie et Mali sont respectivement 9 TM/ha, 10.5TM/ha, 9.5TM/ha
et 9.8TM/ha. Sur la base de ces informations, il a été formulé l’hypothèse qu’en
introduisant le SRI en Haïti, le rendement sera augmenté de 75%. Il passera de
3.5TM/ha à 6TM/ha.
Hypothèse économique : En système traditionnel, Madagascar obtient un profit de
800,000 Ariary correspondant à $ 360.62 US ; par contre, pour ce même pays, le SRI
obtient un profit de 3,200.000 Ariary soit $ 1,442.5 US, (RAZAFIMANANTSOA,
2009), des profits de 4,840.81 Gourdes [$ 286.17 US] en 1998 et 21,935.75 Gourdes
[$ 588.29 US] en 2007 en Haïti (JEAN, 1998 ; ANACAPH, 2008), on peut augmenter
le profit des riziculteurs haïtiens à travers le SRI.
5

II- REVUE DE LITTERATURE

2.1.- Présentation générale du riz


Le riz est la céréale la plus cultivée dans le monde après le blé, il est
probablement cultivé depuis 7000 ans dans le Sud de l’Asie, d’où il est originaire. Les
graines de riz, entourés de leur enveloppe (riz complet), forment les épillets au
sommet des tiges. Il existe dix neuf espèces différentes de riz. Cependant, seul deux
d’entre elles sont cultivées : la plus commune Oryza sativa est cultivée en Asie et
l’autre Oryza glaberima dans l’Ouest africain. Des preuves de cette culture ont été
découvertes dans l’est de la Chine et rencontraient à 5000 av. J.-C. (Microsoft
encarta, 2003).

2.1.1.-Le cycle végétatif du riz


Le cycle végétatif du riz varie considérablement de 4 mois à plus d'une année
suivant les différentes conditions. Mais en culture normale, avec des variétés
sélectionnées, ce cycle végétatif varie de 120 à 180 jours dans la majorité des cas
(ALPHONSE, 2011).

2.1.2-Exigences écologiques du riz


Le riz est une plante que l’on cultive de l’équateur jusqu’à plus de 45 0 latitude
Nord, du niveau de la mer jusqu'à plus de 1500m d’altitude et il est cultivé dans les
sols plus divers. Donc, il faut connaitre les conditions climatiques, édaphiques et
hydrauliques de la culture du riz (ALPHONSE, 2011).

2.1.3-Lumière
Le riz est une plante qui exige une insolation intense. Ce qui explique les faibles
rendements enregistrés dans les zones équatoriales. Le rendement optimum est atteint
pour des moyennes d’insolation de l'ordre 500 calories/c2/ jour. (PROSPER, 2004).

2.1.4-Température
Parmi les facteurs climatiques, la température semble la plus importante. Les
températures élevées et sensiblement constantes des zones équatoriales et semi
équatoriales sont particulièrement favorables à la culture du riz et permettent même
6

plusieurs campagnes dans l’année. En zone tropicale et subtropicale de basses


altitudes, les températures moyennes et extrêmes sont pratiquement toujours
suffisantes (EXILIEN, 2007).

2.1.5.-Besoin en eau
Le niveau d’eau ou humidité du sol recommandé est essentiel pour maintenir
une gestion correcte des nutriments et pour gérer les adventistes, les insectes
ravageurs et les maladies. Pour les cultures pluviales, la pluie est un facteur critique
car la culture de riz souffre soit d’un manque d’eau (sécheresse) soit d’un excès
d’eau. Les besoins en eau correspondent à l’eau nécessaire pour obtenir une récolte
pendant une période donnée. (EXILIEN, 2007).

2.1.6-Sol
Même lorsqu’on peut le cultiver dans divers types de sols, le riz préfère les sols
à texture fine avec un pourcentage d’argile de 40 à 60, relativement riche en matière
organique et dont le pH est situé entre 6 et 7 (ANGLADETTE, 1996). Dans les
rizières on peut rencontrer certaines fois des terres ayant une teneur élevée en sels
toxiques. Cette accumulation de sels peut être imputable par suite d’un mauvais
drainage du sol, l’utilisation d’eau de mauvaise qualité telle que les eaux de drainage
ayant traversées des sols salés et réutilisées pour l’irrigation.

2.2.-Variétés cultivées dans la vallée de l’Artibonite


Depuis la pratique de la culture du riz dans la vallée de l’Artibonite, les variétés
cultivées se succèdent. Certaines ont disparu suite à leur sensibilité aux parasites et
maladies, c’est le cas des variétés madame Gougousse et la crête-à-pierrot. De nos
jours les principales variétés cultivées sont: Malaïka, Sheila, Bogapote, Tididi, TCS10
(EXILIEN, 2007).

2.3.-Présentation générale du paquet technique Système de Riziculture Intensive


(SRI)
Le riz planté avec la méthode SRI a une structure différente que celui planté par
la méthode traditionnelle. Il a beaucoup plus de talles et beaucoup plus de racines
7

longues pouvant absorber les minéraux du sol. Il a aussi la plupart du temps beaucoup
plus de grains.

2.3.1--Préparation du sol
La bonne préparation du sol pour le SRI résulte à un bon nivellement de la
parcelle, et un sol avec une couche superficielle meuble (20 cm) et mélangée avec de
la matière organique ce qui permet un bon développement racinaire du riz.
(IBRAHIMA, et al ; 2009).

2.3.2.-Application de la fumure organique


Cette application se fait par fumure de fond c'est-à-dire au moment de
labourage. L’utilisation de l’engrais chimique peut être diminué ou idéalement même
être omis. Le fumier doit être bien décomposé, sinon, il faut prévoir un temps de
réaction entre fumier, sol et eau minimum quelques jours à quelques semaines avant
le repiquage, pour empêcher la brûlure des plantes. Avec un fumier décomposé, les
semences de mauvaises herbes sont détruites, tandis qu’avec un fumier non
décomposé, les semences de mauvaises herbes peuvent toujours germer. La
distribution du fumier dans les champs se fait immédiatement avant le labour. Le
fumier appliqué en surface des champs est facilement emporté par le vent. Le fumier
doit être incorporé dans le sol avec le labour, ce qui permet de le retenir sur place une
fois la parcelle irriguée. Au cas contraire, si le fumier est appliqué après le labour, il
risque d’être emporté par l’eau d’irrigation vers les endroits bas de la parcelle, si cette
dernière n’est pas parfaitement nivelée. Cela résulte dans une fertilisation non
uniforme de la parcelle. (Dr. ERIKA et al ; 2009)

2.3.3-Le labour
Le labour bien fait contribue déjà au nivellement de la parcelle, une pré-
irrigation est nécessaire, et les grandes mottes sont à éviter.

2.3.4-Mise en eau de la parcelle (avec mise en boue), et le nivelage


Le SRI recommande une mise en eau mesurée, la mise en boue et le nivelage
ensuite, il s’agit de rendre la parcelle homogène. On peut faire le patinage des mottes
8

avec une bêche, enlever les bottes d’herbes qui flottent çà et là dans la boue ou dans
l’eau. Cette opération peut se faire deux à trois fois pour avoir de la boue jusqu’à 20
cm. Le planage de chaque parcelle est nécessaire dans la mesure qu’une partie est
basse par rapport à d’autres parties hautes. Quand la boue est bien épaisse comme la
pâte à briques, on peut alors faire le repiquage. (MALIK et al ; 2009).

2.3.5.-Le canal de ceinture


On fait le nettoyage des bordures et ensuite on aménage une rigole à peu près
30 cm de large tout autour de la parcelle.

2.3.6.- La pépinière du SRI


Plusieurs étapes sont importantes dans la préparation de la pépinière.

[Link].-Emplacement de la pépinière
L’emplacement des pépinières doit être le plus proche possible des rizières.
On peut les mettre donc soit au milieu des rizières soit au bord des rizières. Cela
permet de diminuer le temps entre le prélèvement des plants et leur transplantation,
qui ne devrait pas dépasser 15 minutes.

[Link].-Préparation des planches de pépinière


Le sol de pépinière doit être une terre humifiée, légère aérée et réduite en
poudre au-dessus, mais pas sableuse. Pour cela on doit mélanger l’argile avec du
sable et du fumier. La profondeur du lit de pépinière doit être de 12 à 15cm.
(HAROUNA et al ; 2009).

[Link].-Préparation de semences
Le trempage des semences et la pré-germination sont recommandés. Un
trempage des graines est fait dans un seau avec de l’eau tiède pendant 24 heures. Les
graines qui surnagent dans le seau sont enlevées et écartées. Si les semences sont de
mauvaise qualité, il faut ajouter une réserve sur la quantité de semences pesées, car
les semences non-viables sont écartées avec le processus de trempage. On fait le
trempage l’après-midi ou le soir, car le semi de pépinière devrait également se faire
pendant l’après-midi ou le soir. (HAMIDOU et al; 2009).
9

[Link].-Le semis
La pépinière devrait être prête 2 à 3 jours avant le semi, et devrait être arrosée
au moins une ou deux fois par jour pendant ce temps. Cela permet de bien mouiller le
sol et de créer un entassement naturel du lit de la pépinière, ce qui crée un sol idéal
pour le semis. Les semences ne doivent pas se toucher. Idéalement, on sème dans
l’après-midi ou le soir.
Les semences sont ensuite doivent recouvrir avec une couche fine de fumier bien
décomposé, de la terre fine ou du sable. La surface de la pépinière doit être tassée,
avant qu’elle soit couverte avec de paille (mais sans graines) (HAROUNA et al ;
2009).

[Link].-Entretien de la pépinière
L’arrosage de cette dernière doit se faire chaque matin et chaque soir s’il fait
très chaud ou chaque soir seulement, après le coucher du soleil, s’il ne fait pas très
chaud. L’enlèvement progressivement et avec précaution la couverture de la pépinière
à partir du 2ème jour jusqu’au 5ème jour et on recouvre de terre certaines semences
qui apparaissent en surface (HAROUNA et al ; 2009).

[Link].-Prélèvement des plants de la pépinière


 Les plants sont prêts pour le repiquage quand ils ont atteint le stade de 2
feuilles.

 Avant le prélèvement des plants, la pépinière doit être bien arrosée.

 Les jeunes plants SRI sont enlevés à l’aide de la houe en coupant le sol au-
dessous des racines à une profondeur de 10-12 cm. En récoltant la motte de
terre à cette profondeur, les racines des plants ne sont pas exposées à l’air
libre, mais restent protégées à travers la motte de terre.

 Le transport de la motte de terre avec les plants peuvent transportées dans un


récipient au champ pour être repiqué immédiatement. Le temps entre
prélèvement et transplantation ne devrait se faire dans un temps record.
10

 Le prélèvement et transport des plants doivent alors être échelonnés (ATS,


2006).

2.3.7.-Le Repiquage
La boue doit être bien épaisse et collante. Un champ bien nivelé avec une boue
épaisse et collante est prêt pour le repiquage idéalement, il ne devrait pas avoir de
l’eau stagnante ou une couche de l’eau dans la parcelle (ATS, 2006).

 Le repiquage proprement dit


 A l'aide d'une corde graduée de 25cmx30cm, sur ligne et entre poquets avec
un repiquage en reculant.

 Sur rayonnage croisé à l'aide d'un rayonneur gradué de 25cmx30cm avec un


repiquage en avançant. On assure l’alignement des rangées de transplantation
dans les deux directions. (ATS, 2006).

2.3.8.-Gestion des champs après repiquage


Après la plantation, le champ doit être légèrement irrigué le même jour ou le
lendemain, pour faciliter aux plants de bien s’installer. Le champ doit rester humide
pendant les deux premières semaines, jusqu’à ce que les plants soient bien établis. Le
regarnissage est fait rapidement au fur et à mesure qu’on observe les plantes
manquantes avec le reliquat de la pépinière. (MAHAMANE et al ; 2009).

2.3.9.-Le Sarclage
Le premier sarclage se fait à la main entre 8 à 14 jours après le repiquage. Le
deuxième sarclage peut se fait à la sarcleuse 20jours après repiquage (ou même avant
si jugé nécessaire). À partir de là, il est recommandé de faire le sarclage tous les 7 à
12 jours, à peu près 4 fois, ou jusqu'à ce que les rangés des plants se ferment et la
sarcleuse ne peut plus passer. Le sarclage peut se fait le mieux avec une lame d’eau
présente dans la parcelle. Cela peut coïncider au lendemain d’une irrigation: Si la
parcelle est irriguée le soir, on peut sarcler le matin, si elle est irriguée l’avant-midi,
on peut sarcler le soir ou le lendemain.
11

2.3.10-Fertilisation
Elle est toujours fonction des besoins de la plante aux différents stades
phrénologiques. En effet, dans un rapport de "l’Institut pour la Promotion de la
Nouvelle Riziculture (IPNR), Antananarivo", on lit que le sol qui est enrichi avec le
compost ou le fumier a habituellement une meilleure structure si bien que les racines
des plants peuvent croître plus facilement dans le sol. Le compost libère son contenu
nutritif lentement et progressivement, plus que ne le font les fertilisants chimiques si
bien que les plantes tirent un meilleur bénéfice de ces minéraux (LAULANIE, 2003).

2.3.11.-Irrigation SRI
Pendant deux (2) semaines après repiquage, le sol doit être maintenu humide,
jusqu’à ce que les plantules soient bien établies, et jusqu’au moment de la montaison.
Seulement une lame d’eau de 1 à 2 cm est introduite dans la parcelle de riz. Les sols
sont asséchés jusqu’à ce que des fissures soient visibles. Les sols sont maintenus
humides, mais ne sont jamais inondés pendant la phase végétative du riz. La
fréquence d’irrigation n’est pas déterminée à l’avance, cela va dépendre de la nature
du sol, du climat, et nécessite d’être ajusté selon besoin. Au stade de début floraison
(=fin montaison), une couche d’eau de 2 à 3 cm est nécessaire à apporter en
permanence jusqu’au stade de l’alourdissement des épis qui commencent à s’incliner.
A partir de 3 à 4 semaines avant la récolte, le champ est drainѐ et l’irrigation est
arrêtée (MAHAMANE et al ; 2009).

2.4.-Présentation du paquet technique du système de riziculture traditionnel


(SRT)
En Haïti il n’existait que de la riziculture traditionnelle, depuis lorsqu’on a
commencé à pratiquer le riz. La pratique de ce système peut se faire trois façons : soit
pluviales, soit irriguée, soit inondée (ALPHONSE, 2011).

2.4.1.-Riziculture pluviale
C’est le cas du riz pratique en montagne dont la culture est alimentée en eau de
pluie et parfois aussi par la nappe phréatique. La riziculture pluviale est pratiquée sur
plateau en montagne ou collines à faible pente. Cette culture est intercalée de jeunes
12

plantes pérennes ou pratiquée en association avec d’autres espèces comme le maïs, le


coton, etc.

2.4.2.-Riziculture irriguée
La riziculture irriguée ne peut être que sur des sols suffisamment imperméables
en surface ou en sous-sol de manière à ce que la lame d’eau nécessaire à la végétation
puisse être maintenue continuellement ou pendant des périodes successives de
submersion. Il est évident que de tels sols soient suffisamment drainés pour faciliter
certaines opérations culturales telles que la récolte et la ré-oxygénation suffisante des
couches exploitées par le système radiculaire du plan de riz. La formation de ces sols
et pratiquement déterminée par les facteurs suivants :
 les conditions de réduction favorisées par le mauvais drainage, le faible pH et
les matières organiques.

 la formation de doses importantes de compose Fe et Mn.

 la possibilité d’une percolation de haut en bas.

 En plus, la charge limoneuse contenue dans les eaux d’irrigation joue un rôle
primordial dans les modifications de la structure physique du sol.

 Elle présente des différences avec la riziculture inondée mais pas à tous les
niveaux (ALPHONSE, 2011).

[Link].-Préparation de sol
La préparation est mécanisée avec une profondeur de labour avoisinant les
vingt (20) Cm effectué sous l’eau. Ce type de labour laisse exister de grosses mottes
qui s’écrasent au fil du temps sous l’action de l’eau ou par les outils de travail (houe,
motoculteur, etc.)

[Link].-La pépinière
Généralement, pour l’imbibition des semences, on les place dans un
contenant perméable, le plus souvent un sac. Ensuite il est plonge sous l’eau environ
30 cm pendant une durée de 2 à 3 jours jusqu’à pré-germination des semences qui
13

seront ensuite semer en bac ou sur plate-bande. Chaque jour il y a renouvellement de


l’eau de trempage (GEDEON, 2008).

[Link].-Le repiquage
A ce niveau les techniques ne sont pas contrôlées de façon adéquate en raison
de l’état boueux du sol. Cela empêche de contrôler les distances de plantations et
l’âge de repiquage, les plantules sont peu résistantes.

[Link].-Fertilisation et sarclage
La période d’application d’engrais varie avec la pratique culturale adoptée et
la phase de développement. On fractionne la fertilisation presque dans le même sens
que la riziculture inondée.

[Link].-Irrigation et drainage
Durant la période de reprise les besoins en eau sont extrêmement limités,
donc le sol doit être maintenu à l’état boueux pour faciliter la croissance des racines.
Dès la reprise l’épaisseur de la nappe peut atteindre la tierce de la hauteur du plant
jusqu’au début du tallage c’est-à-dire dix (10) jours après repiquage. Du tallage
jusqu’à la floraison, l’irrigation se fait par rotation tous les jours puis un drainage
complet dans les dix (10) jours qui précèdent la maturation (PROSPER, 2004 cité par
GEDEON, 2008).

2.4.3-Les sols de riziculture inondée :


La riziculture inondée nécessite des opérations suivantes:

[Link].-Préparation du sol
Pour préparer le sol, les producteurs ont recours aux instruments manuels
plus précisément la houe, comme la présence de l’eau dans le milieu empêche
l’utilisation d’engins mécaniques.

[Link].-La pépinière
Généralement, pour l’imbibition des semences, on les place dans un
contenant perméable, le plus souvent un sac. Ensuite il est plonge sous l’eau environ
14

30 cm pendant une durée de 2 à 3 jours jusqu’à pré-germination des semences qui


seront ensuite semer en bac ou sur plate-bande. Chaque jour il y a renouvellement de
l’eau de trempage (GEDEON, 2008).

[Link].-Le repiquage
Dans le système traditionnel, la transplantation est réalisée de façon
totalement différente. Cette opération débute après un mois de pépinière et se tient le
matin (à Verrettes) car c’est à ce moment de la journée que la main d’œuvre
nécessaire est disponible. D’autre part, aucun tracé n’est effectué car il n’y a pas de
distance réglementaire entre les poquets et le nombre de plants par poquet dépasse
souvent trois. Pour le contrôle d’après et le regarnissage ce sont, peut-être, les seuls
points communs avec le SRI (BOLIVAR, 2000).

[Link].-Irrigation et drainage
Durant la période de reprise les besoins en eau sont satisfaits et parfois même
en excès, donc le sol doit être maintenu à l’état boueux de façon à faciliter
l’exploration racinaire. En riziculture inondée, lors de la reprise l’épaisseur de l’eau
au niveau de la parcelle peut atteindre plus que la moitié de la hauteur du plant
jusqu’au début du tallage ce qui limite considérablement le degré de tallage à cause
de l’absence d’oxygène mais qui en retour réduit sévèrement la présence des
mauvaises herbes. (GEDEON, 2008).

[Link].-Fertilisation et sarclage
Ces deux opérations sont entremêlées car elles se réalisent à des fréquences
plus ou moins similaire dans le temps. La fertilisation est souvent fractionnée. Il faut
signaler que chaque fertilisation doit être suivi d’un sarclage ce qui porte à dire que le
nombre de fertilisations est égale au nombre de sarclage.

[Link].- Récolte
Pour la moisson, elle est se fait de la même façon en SRI qu’en SRT, selon
les coutumes et habitudes de la région en question, à part qu’il pourrait y avoir
beaucoup plus de riz à récolter dans le SRI.
15

2.5.-Problèmes phytosanitaires
Le riz peut être attaqué par des ravageurs (parasites, insectes) et ennemis dont les
conséquences peuvent entrainer une baisse considérable du rendement. Les
principaux ravageurs et maladies affectant le riz sont présentés dans les tableaux 1 et
2.
Tableau 1 : Principaux ravageurs du riz

Ravageurs Organes Symptômes Impacts Références


attaqués
Noctuelle du riz Jeunes Plantules Diminution Latortue,
Spodoptera plantes sectionnées de la densité 1999
marita
Orphullela Jeune feuille, Feuilles rongées, Diminution Cheany et
punctata grains en piqures sur les du rendement Peter, 1979
formation grains
Diatraea Tige Tige perforée, Diminution Pofilirio et
saccharalis panicule vide. du rendement al, 1999
Oebalus sp Grains Grains piqués Faible Pofilirio et
rendement, al, 1999
diminution de
la qualité
culinaire
Source : SAMPEUR, 2OO5
16

Tableau 2 : Principales maladies du riz

Maladies Organes Symptômes Impacts Références


attaqués
Piriculariose Feuilles,Taches Diminution de la Latortue,
Piricularia orizae paniculesfusiforormes, surface 1999
grisâtres à bout photosynthétique Angladette,
jaunes, , du rendement et 1996
jaunissement des de la qualité des Victor et
feuilles grains al, 1984
Taches brunes des Coléoptile Taches marrons Perte d’une Latortue,
feuilles , feuilles, circulaire ou quantité de 1999
Helminthosporium graines ovalaires sur les semence, Angladette,
orizae feuilles, taches 1996
noires sur la
surface des
glumes
Paille noire Tous les Diminution Diminution Alphonse
Sarocladium organes surface surface et Bossa,
orizae aéariens photosynthétique photosynthétique 1999
Steneotarsonemus et du rendement et du rendement
spinki, Smiley
Source : SAMPEUR, 2OO5

2.6.-Résultats des études antérieures du SRI et SRT dans la Vallée de


l’Artibonite.
 Selon JEAN-LOUIS (2013), le rendement obtenu en SRI avec la variété
TCS10 dans la commune de Petite-Rivière est de 2.91TM/ha contre 4.17TM/ha pour
le SRT. Avec un tel rendement, les agriculteurs ont fait des pertes qui sont évaluées à
13,125.00 gourdes à l’hectare pour le SRI contre 19290 gourdes à l’hectare pour le
SRT. Il a mentionné comme cause possible à ces résultats une mauvaise gestion de
l’eau qui est un facteur indispensable pour avoir de bons résultats en SRI.

 JOSEPH (2013), de son coté, avec la même variété a trouvé un rendement de


4.86TM/ha pour un profit de 20,385.93 gourdes à l’hectare pour le SRI contre un
rendement de 3.54TM/ha pour un profit de 4,546.57 gourdes à l’hectare pour le SRT
17

pour les communes de Dessalines et de Petite Rivière. Il a relaté que ces parcelles ont
été bien conduites et entretenues comparativement à celles de JEAN-LOUIS (2013).
Toutefois, il a tenu à signaler que le paquet technique du SRI n’a été appliqué qu’en
partie.

 Le travail de TOUUSSAINT (2013) a été réalisé à Verrettes et à Petite


Rivière de l’Artibonite sur la même variété, il a trouvé 5.13TM/ha pour un profit de
30319.22 gourdes à l’hectare pour le SRI contre un rendement de 4.89TM/ha pour un
profit de 26454.58 gourdes à l’hectare pour le SRT. Selon lui, les principales
contraintes rencontrées sont le manque de matériels de travail modernes, le manque
de suivi des parcelles par les agents responsables et l’application partielle du paquet
technique du SRI.

 Le travail de FILIX a porté aussi sur la même variété à Petite Rivière de


l’Artibonite et à Dessalines. Avec un rendement moyen de 4.38 TM/ha, il a obtenu un
profit de 28,739 gourdes à l’hectare pour le SRI contre un rendement de 4.43TM/ha
pour un profit de 34092gourdes à l’hectare pour le SRT. Selon lui, les principales
contraintes le manque de suivi des parcelles par les agents responsables et
l’application partielle du paquet technique du SRI.

 Enfin le travail de BLANC (2014) a été réalisé à Petite Rivière de


l’Artibonite, sur la même variété il a trouvé 5.58TM/ha pour un profit de 40670.00
gourdes à l’hectare pour le SRI contre un rendement de 3.12TM/ha pour un profit de
12190gourdes à l’hectare pour le SRT. Selon lui, les parcelles ont subi le passage des
cyclones Isaac et Sandy, ce qui pourrait contribuer à diminuer le rendement. Car au
cours de cette période, le contrôle de l’eau n’a pas pu être fait normalement dans les
parcelles.
18

III.-MATERIELS ET METHODES

3.1-Cadre physique de l’étude


Celui-ci comporte la localisation géographique, les conditions climatiques,
l’insolation, réseau hydrographique, les conditions édaphiques et les infrastructures
hydro agricoles du site d’expérimentation.

3.1.1.- Localisation géographique


Cette étude comparative du SRT et du SRI s’est déroulée à Verrettes
communes du département de l’Artibonite. L’étude a été réalisée en plein champ en
condition de riziculture irriguée. Cette commune est bornée au Nord, par les
communes de Petite Rivière de L’Artibonite et de Dessalines; au Sud, par les
communes de Lachapelle et Arcahaie; à l’Est, par les communes de Lachapelle et de
Petite Rivière de l’Artibonite et à l’Ouest, par la Commune de Saint-Marc (cf. Figure
1). Le relief de la commune de Verrettes, dépendant de l’endroit où l’on se trouve, est
le morne. Son climat varie du normal au frais. De part sa position elle est une
commune intérieure qui jouit d’un climat normal. (IHSI, 2007).
19

Figure 1: Délimitation de la zone d’étude


20

3.1.2.-Conditions climatiques
L’absence de centre d’enregistrement des données climatiques pour des
communes spécifiques rend difficile l’évaluation des composantes du climat. De ce fait,
les caractéristiques climatiques retenues sont celles qui concernent l’environnement de
Saint-Marc.

[Link].- Température
A défaut d’informations spécifiques pour la commune de Verrettes, la température
moyenne mensuelle de 2000 à 2010 est de 24.2˚C à 26oC. Cette variation nettement
différenciée montre que les mois de Juillet-Aout-Septembre sont les plus chauds et les
mois de Janvier-Février sont les plus froids. Ces données pluviométriques ont été
choisies en considérant les précipitations de Saint-Marc, zone avoisinante de Verrettes,
en fonction de sa situation géographique par rapport à Désarmes (proximité relative,
position par rapport à l’orientation de la vallée) et de la disponibilité des données (cf.
Figure2). (INNOCENT, 2012).

Figure 2 : Températures moyennes mensuelles de l’environnement de Verrettes


Source : MARNDR/DGA-PSEC/DEAP/ Service statistique agricole
21

[Link].- Pluviométrie
Cette zone est caractérisée par deux grandes saisons, une saison pluvieuse qui
va de Mai à octobre (820 mm de pluie en moyenne). Cette saison correspond à la
période de grande culture de riz, au cours de laquelle notre expérimentation a été
réalisée et les plus faibles pluies sont observées entre Novembre à Avril, (100 mm de
pluie en moyenne). C’est la saison sèche. Donc à défaut de données spécifiques
disponibles pour cette commune, les précipitations de toute la zone avoisinante de
Verrettes ont été considérées sur une période 10 ans, allant de 2000 à 2010 ; le volume
des précipitations en moyenne mensuelle est consigné dans la figure 3.

Figure 3:Histogramme de la répartition mensuelle de la pluviométrie en mm


Vallée de l’Artibonite (2000-2010)
Source: Ferme expérimentale de Mauger

3.1.3.-L’insolation
Il n’existe pas de station pour mesurer l’insolation dans la vallée de l’Artibonite.
En saison pluvieuse il n’y a pas d’excès de nuage qui va être défavorable à la culture du
riz. L’insolation semble donc être forte pendant tous les mois, ce qui est un facteur
favorable pour le rendement une fois que l’eau d’irrigation est maitrisée (FAO, 1985).
22

3.1.4.- Réseau hydrographique


Le fleuve Artibonite qui est le cours d’eau le plus grand du pays traverse la
Vallée de l’Artibonite et fait d’elle la plus importante plaine irriguée du pays. Il est
approvisionné par des rivières affluentes, des sources et des lagons ce qui représente
un atout pour le développement de la riziculture de la vallée. Cela n’empêche pas que la
Vallée ne subit des contraintes en période de sécheresse dues à une diminution du débit
de ces principales sources d’approvisionnement, constitue un facteur limitant pour la
mise en valeur de toute la superficie irrigable de la vallée.

3.1.5.- Conditions édaphiques

[Link].-Les types de sol


Les caractéristiques des sols rencontres à Verrettes varient avec les localités.
Dans la zone de lagons par exemple, les terres sont de types franco-argileux avec un
faible pourcentage de sable. Ce sont des sols bruns, inondés pendant une bonne partie
de l’année. Dans les autres localités (Duval, Maury, Guinace, Zepelen et Laurent
Mauger) la piérrosité est sensiblement plus élevée et les sols vont du type sablo-
limoneux au type limono-sableux avec une faible présence d’argile (ROCA, 1985).
Lorsque les sols sont en pentes moyennes et surtout basaltiques, ils sont très
sensibles à l’érosion. Lorsque les conditions de drainage sont bonnes et que la
pluviométrie est importante, ces sols peuvent devenir acides, première étape vers la
fertilisation. (GRET-FAMV, 1991) cités par INNOCENT, 2012)

[Link].-Caractéristiques du sol
Un état des lieux général a été réalisé sur les caractéristiques physico-
chimiques des sols de la Vallée de l’Artibonite, Verrettes y inclus. Le tableau 3
présente les valeurs de la littérature indiquant le pourcentage d’azote total qui y avoir
dans un pourcentage de matière organique donnée. Le tableau 4 rapporte les
caractéristiques physico-chimiques de sols de la Vallée de l’Artibonite.
23

Tableau 3: Échelle de fertilité relative pour l’azote et de la matière organique

% de M.O % N total correspondant

0.17-0.43 0.01-0.02

0.43-0.76 0.02-0.04

0.76-1.35 0.04-0.08

1.35-2.55 0.08-0.15

2.55-5.10 0.15-0.30

5.10-10.0 0.30-0.60

JOSEPH Y.E, 1999 cites par INNOCENT, 2012.

Tableau 4: Caractéristiques physico- chimiques des terres rizicoles de la vallée de


l’Artibonite

Élément / teneur Profondeur sol

0 Ŕ 30 cm 30 -60 cm

CE à 250C (mmhos/ 0.44 0.40


cm)
Matière organique 2.02 1.17
(%)
pH 7.3 7.7
N (T/ha) 6.75 4.5
P2O5 (T/ha) 0.042 0.065
K2O (T/ha) 0.468 0.439
Sable (%) 27 28
Limon (%) 29 33
Argile (%) 44 39
C/N 6.31 5.82
Source : LOUISSAINT et DUVIVIER, Juin 2003.
24

3.1.6.-Les infrastructures hydro agricoles


Les infrastructures agricoles ne sont pas dérisoires. La zone est dotée des canaux
d’irrigation à savoir les drains primaires, secondaires et les drains tertiaires qui
alimentent les parcelles d’expérimentation. La majorité des parcelles qui se trouvent au
fond des Verrettes est alimentée par la Rivières Bois (Barrage Vincent) et les autres par
le canal Artibonite.

3.1.7.- Systèmes de production


Les systèmes de production sont subdivisés en un ensemble de sous-systèmes :
 Système de culture ;

 Système d’élevage ;

 Système de transformation et de commercialisation des produits.

[Link].-Système de culture
Dans cette partie du travail, toutes les cultures pratiquées à Verrettes, sont
présentées de façon exhaustive. Certaines espèces sont présentées en raison de leur
présence exceptionnelle, de leur faible densité ou de leur nouveauté dans le milieu.
Trois grandes rotations sont pratiquées :
 la rotation riz - riz
 la rotation riz - maïs
 la rotation riz Ŕ maraîchage

[Link].-Systèmes d’élevage
Les espèces rencontrées concernent celles traditionnellement rencontrées en
Haïti. Ce sont les bovins, les porcins, les équins et les caprins. La part de l’élevage dans
la gestion de la fertilité est très faible. L’élevage des bovins parait dominant suivi de
caprins qui ne rentrent pas trop dans la gestion de la fertilité. Les bovins sont parfois
amenés sur les parcelles pour pâturer mais ce qui ne représente pas grand-chose vu le
temps court qu’ils passent en champs.
25

3.2.-Matériels utilisés
Pour la réalisation de cette expérience, trois (3) types de matériels sont utilisés :
Le matériel biologique, les matériels physiques et les matériels chimiques.

3.2.1.-Matériel biologique
L’expérimentation a été portée sur une seule variété, la variété de riz (Oryza
sativa, L), TCS-10. Elle représente l’une des variétés de riz les plus cultivées dans la
vallée de l’Artibonite. Leurs caractéristiques agronomiques sont présentées dans le
tableau 5.

Tableau 5: Caractéristiques agronomiques de la variété TCS-10

Paramètres Valeurs / Caractéristiques

Cycle en jour 120-130


Hauteur en cm 115
Talles fertiles 29
Long. feuilles paniculaires 28.5
Port Dressé
Grains Pubescent
Couleurs grains Jaune pâle
Poids 1000 grains 26
Resistance à la verse Bonne
Rendement en TM 4.5-6.5
Longueur des panicules 26.5
Grains dev. en % 88
Longueur d’un grain 9 mm
Origine Taïwan
Source : PROSPER, 2004 cités par LOUIS, 2009.

3.2.2.-Matériel physique
L’étude a été réalisée dans la Vallée de l’Artibonite plus précisément à Verrettes
sur six (6) parcelles. Les parcelles ont été choisies selon les critères suivants : visibilité,
accessibilité (c’est-à-dire facile à drainer).
26

1- Les matériels qui ont été utilisés pour les travaux de préparation de sols et leur
entretien : Houe, machette, tracteur, râteau, rayonneur, pompe à aspersion, etc.

2- Les matériels qui ont été utilisés pour effectuer des mesures : GPS, Humidimètre,
Balance, Ruban métrique, couteau chinois, règle graduée en bois. Etc.

3.2.3.-Matériels chimiques
Les matériels chimiques sont constitués par des fertilisants chimiques et des
produits de traitements phytosanitaires. Ainsi, les fertilisants chimiques tels que :
l’engrais complet (20-20-10) l’urée (46-0-0) ont été utilisés pour l’application des deux
traitements expérimentés par l’étude. Par ailleurs, le Celcron (insecticides) et le Tricel
(fongicides), ont été utilisés et administrés respectivement à raison de 25 ml par gallon
d’eau en aspersion et 30 ml par gallon d’eau.

3.3.-Méthodes
La méthodologie suivie pour réaliser ce travail est constituée de sept (7) étapes :
description des essais et du dispositif expérimental, critères de choix des parcelles
expérimentales, observation et mesures, collecte des données, illustration du choix des
carrés d’échantillonnage, choix des touffes dans un carré d’échantillonnage,
dépouillement et traitement des données.

3.3.1.-Description des essais et du dispositif expérimental


L’essai consiste à comparer deux (2) systèmes (SRI et SRT) sur la variété de riz
TCS-10 en conditions de riziculture pure et irriguée. Pour chaque système, des
parcelles SRI dans une localité ont été comparées avec des parcelles SRT dans la même
localité. L’expérimentation a été réalisée sur six (6) parcelles SRI, dont on avait douze
(12) parcelles expérimentales. Les parcelles traditionnelles (SRT), ont été choisies et
conduites par les agriculteurs et traitées suivant le système traditionnel (SRT), tandis
que les parcelles SRI ont été conduites suivant le paquet technique SRI, dont les essais
ont été mises en place dans six (6) localités (cf. Figure 4) par le responsable du projet
(Techniciens de CFL). Un dispositif en bloc complet aléatoire (DBCA), a été utilisé où
27

chaque localité a été considérée comme un bloc et chaque système représente un


traitement.
La dimension des parcelles varient considérablement au niveau de l’expérience et du
système de production (cf. Tableau 6).

Tableau 6: Répartition des superficies emblavées pour les deux systèmes

Parcelles Systèmes Superficie en m2 Superficie en ha


1-Poterie SRT 3346.69 0.334669
SRI 1652.28 0.165228
2-Pont-Tante SRT 998 0.0998
SRI 1513 0.1513
3-Charles V. SRT 1597 0.1597
SRI 1634 0.1634
4-Cabois SRT 3220.43 0.322043
SRI 592 0.0592
5-Macage SRT 1413.25 0.141325
SRI 643.32 0.64332
6-Coupon SRT 2379 0.2397
SRI 1370.23 0.137023

3.3.2 Critères de choix des parcelles expérimentales


Les parcelles utilisées pour l’expérimentation ont été choisies suivant l’ensemble
des critères mentionnés ci-dessous. Elles devaient être :

 Accessibles et par conséquent très visibles ;

 Situées près d’un canal pour faciliter l’irrigation et le drainage;

 D’une superficie suffisante de 25/100 de carreau par parcelle, ce qui n’était pas
le cas.
28

Figure 4 : Répartition des parcelles expérimentales dans la commune de Verrettes


29

3.3.3.-Observations et mesures
Certaines observations et mesures ont été effectuées essentiellement pour les
données relatives aux performances agronomiques, économiques et phytosanitaires de
la production.

[Link].-Observations et mesures de performances agronomiques


Pour mesurer les performances agronomiques des systèmes de riziculture
appliqués au niveau des parcelles, trois (3) groupes de variables ont été considérés :
Variables de croissance, de précocité et de rendement.

 Les variables de croissance et de précocité


 La hauteur moyenne des tiges primaires mesurées exhaustivement en
centimètres depuis le sol jusqu’à l’apex de la panicule à la floraison.
 Le nombre de jours écoulés, depuis la mise en terre jusqu’à ce qu’une panicule
soit visible dans au moins 90% des touffes à la floraison.
 Le nombre de jours écoulés, depuis la mise en terre jusqu’à ce que 90% des
grains remplis dans la panicule soient dépourvus de traces de couleur verte à
maturité.

 Les variations et composantes du rendement


Pour évaluer le rendement, on tient compte du :
 Nombre de touffes par m2 compté exhaustivement de toutes les touffes environ
quinze (15) à vingt-deux (22) jours après repiquage jusqu’à la floraison;
 Nombre de talles par touffe de la plante compté exhaustivement après le
repiquage jusqu’à la floraison ;
 Nombre de talles fertiles par touffe de la plante compté exhaustivement jusqu’à
la floraison;
 Nombre de grains par panicule, en comptant le nombre de grains qui se trouvent
dans la panicule une fois à maturité ;
30

 Nombre de grains vides par panicule, les caryopses comptés précédemment, la


quantité des non remplis est énumérée ;
 Poids moyen de 1000 grains (Recherché en faisant la moyenne arithmétique
des poids en grammes de trois (3) lots de 1,000 grains secs et complètement
remplis mesurés sur une balance électronique d’une sensibilité de 1/10 de
gramme, de marque DENNER INSTRUMENT et de capacité : XP 3000, et de
sensibilité 1/10 de gramme.

 Estimation du rendement
Le rendement a été estimé au m2 d’échantillons choisis dans chaque unité
d’expérimentale, en pesant la masse des grains récoltés sur le carré d’échantillon de
chaque parcelle élémentaire après séchage à 13 % d’humidité. Le poids moyen a été
trouvé en faisant la moyenne arithmétique des poids en grammes de trois (3) lots de
mille (1,000) grains secs complètement remplis. La lecture a été faite au laboratoire de
Science Technologie des Aliments (STA) sur une balance électronique de marque
DENNER INSTRUMENT, capacité : XP 3000, et de sensibilité 1/10 de gramme. Pour
obtenir le rendement en tonne/ha, le rendement en g/m2 a été multiplié par 10 000 puis
divisé par 1 000000, ce qui est identique à multiplier le rendement en g/m2 par 0.01.
Comme indique la formule : Rdt (t/ha)= Rdt (g/m2)*10000/106 ou Rdt (g/m2)*0.01.

[Link].-Evaluation de l’état phytosanitaire


Sous cette rubrique, a été analysé dans un premier temps le comportement des
populations de TCS-10 dans les deux systèmes en rapport avec les maladies, insectes et
autres prédateurs de la culture. Dans un second temps, les méthodes de lutte employées
par les agriculteurs ont été investiguées et évaluées dans le SRI.
Cette évaluation a ainsi adressé la présence et l’identification des pestes et des
maladies, leur importance économiques et les techniques de lutte utilisées.

[Link].1.-Détection et identification des maladies


Toutes les deux semaines, à jour fixe, des visites prospectives ont été
effectuées dans les parcelles expérimentales. Au cours de ces visites, les populations de
31

plantes ont été soigneusement scrutées afin de déceler toute anomalie sur la base des
symptômes présents.

[Link].2.-Identification des maladies


Dans le cadre de ce travail, l’identification de maladies parasitaires a été faite
sur la base des symptômes observés ainsi que sur la détermination des causes de ces
anomalies. Dans le cas des maladies fongiques, l’identification des champignons
responsables a été faite sur la base des caractéristiques morphologiques des structures
observées. Grace aux données de la littérature, relative tant au pathogène qu’à son hôte,
l’espèce a été déterminée.

[Link].3.-Détermination de l’importance économique des maladies


L’importance économique des maladies a été déterminée sur la base de
l’incidence moyenne. Pour évaluer ce paramètre, cinq carrés d’échantillonnage de 1m2
chacun ont été délimités dans les parcelles présentant la maladie à l’étude. Le nombre
total de plantes présentes et celui des plantes symptomatiques ont été enregistrés.
L’incidence au niveau de chaque carré a été calculée à partir de la formule Ii=
(∑pm/pt) x 100 dans laquelle pm représente le nombre de plantes malades et pt le
nombre de plantes présentes dans un carré d’échantillonnage. L’incidence moyenne de
la parcelle a été obtenue à partir de la formule Ii/n dans laquelle Ii désigne
l’incidence dans un carré d’échantillonnage et n le nombre de carrés.
Le taux d’infection moyen de la parcelle a été obtenu à partir de la formule
Ti/n dans laquelle Ti désigne le taux d’infection dans un carré
d’échantillonnage et n le nombre de carrés.

[Link].4- Identification des insectes


A chacune des visites programmées, les signes d’infestation d’insectes et/ou
de la présence d’autres pestes ont été minutieusement recherchés sur les plantes.
Les insectes capturés dans les parcelles expérimentales ont été identifiés sur la base de
caractères morphologiques.
32

[Link].5.-Détermination de l’importance économique des insectes


Pour déterminer l’importance économique de ces pestes dans les parcelles,
le niveau de population a été déterminé de différentes manières dépendamment de
l’insecte en question. Ainsi, pour les punaises (Oebalus insularus) et les criquets
(Conocephalus sp), l’estimation des populations a été établie par fauchages au milieu
de chaque parcelle à des moments précis de la journée. Des coups de filet au nombre
de trois ont été effectués tôt le matin et le nombre de punaises capturés a été
enregistré.
Dans le cas de la pyrale (Diatraea saccharalis) un nombre précis de pieds (50 à 60)
ont été prélevés de manière aléatoire au moment de la récolte dans chaque parcelle
et disséqués afin de détecter sa présence actuelle ou passée. Les pieds présentant ces
signes d’infestation ont été dénombrés. Le niveau d’infestation a été alors établi
comme décrit la formule : NI=∑ (pi/∑pt) x 100 dans laquelle NI représente le niveau
d’infestation, pi le nombre de plantes portant des signes visibles d’infestation et pt le
nombre total de plantes de l’échantillon prélevé dans un carré d’échantillonnage.
Le niveau d’infestation moyen de la parcelle a été obtenu à partir de la formule
Ni/n dans laquelle Ni désigne le niveau d’infestation dans un carré
d’échantillonnage et n le nombre de carrés.

[Link].6.- Identification de moyens de lutte


Les méthodes de contrôle utilisées par les agriculteurs dans leurs pratiques
traditionnelles pour faire face aux problèmes rencontrés ont été identifiées au moyen
d’une fiche de collecte de données qui a été administré aux agriculteurs chez lesquelles
les parcelles expérimentales ont été établies. (Annexe C).

[Link]-Mesures de performances économiques


Pour mesurer les performances économiques des systèmes de rizicultures
adoptées au niveau des parcelles, un compte d’exploitation a été considéré pour
chaque parcelle. Les profits à l’hectare et par homme ont été calculé et retenu comme
33

indicateur de performance pour la campagne de production. Ainsi, nous avons


considérés deux variables : les charges d’exploitation et les produits d’exploitation.

 Charges d’exploitation :
C’est la somme de toutes les dépenses consenties pour mettre en place la culture
du riz et arriver à une production.

 Produits d’exploitation:
C’est la valeur monnayée de tout ce qui est produit sur l’exploitation
pendant la campagne. On l’obtiendra en multipliant la quantité récoltée sur la parcelle
pendant la campagne par le prix de vente unitaire moyen.

[Link].-Méthodes de calculs pour les performances économiques


Dans cette partie, les informations nécessaires et relatives à l’établissement
d’un compte d’exploitation ont été collectées. Ces informations concernent tout ce qui,
au sein de la campagne, pouvait aider à calculer le Produit Brut (PB), les Charges de la
production, les Marges (en particulier le Revenu ou Marge Nette) et le Profit par
hectare et par homme-jour. Pour cela, on a dû tenir compte au niveau de chaque
système :
 Du volume de la récolte (la quantité récoltée);

 Du prix (de vente) par unité de production ;

 Du cout des opérations et de la main d’œuvre ;

 Du coût des intrants…

En utilisant des formules suivantes, des calculs ont été effectués pour pouvoir
déterminer le profit généré à l’hectare en tenant compte de la surface agricole utile
(SAU) c'est-à-dire la quantité de surface emblavée en riz pour la campagne considérée.
Et le profit par homme jour on tient compte de la quantité de main d’œuvre obtenue
dans chaque système.
 Produit brut (PB) = quantité récoltée * prix unitaire ;
34

 Charges globales (CG) = la somme de toutes les charges relevées (de l’achat des
semences au moulin).
 Profit (P) : la différence entre le PB et les CG (P = PB-CG)
 Profit/H-J=Profit/ha/quantité main d’œuvre.

3.3.4.-Collecte des données


Pour collecter les données, les observations et les mesures ont été effectuées
depuis la mise en place des pépinières jusqu'à la récolte, dans chaque unité
expérimentale pour une superficie donnée et aussi en fonction des carrés
d’échantillonnages qui ont été choisi. Toutes les variables relatives aux performances
agronomiques, économiques et phytosanitaires ont été mesurées à des intervalles de
temps réguliers. Toutes les données relatives à la réalisation des opérations
(pépinière, préparation sol, semis, repiquage fertilisation, récolte et post-récolte etc.),
la prise de mesures de chaque unité expérimentale et les valeurs de variables
mesurées ont été prises en compte et les transcrire sur un formulaire de collecte
d’information présenté sous forme tableau.

3.3.5.-Illustration du choix des carrés d’échantillonnage


Dans chaque parcelle STI et SRT, cinq (5) carrés d’échantillonnage ont été
choisis au minimum en prenant leur homogénéité.
Chaque unité expérimentale a été quadrillée en utilisant des piquets, des ficelles.
Pour éviter l’effet des bordures, un espace d’un (1) mètre a été laissé par rapport
aux bords de chaque sous parcelles attenantes. La délimitation des carrés
d’échantillonnages des parcelles SRI et SRT a été faite en choisissant cinq (5) carrés
d’échantillonnages d’un (1) mètre carré. Trois (3) carrés parmi les cinq (5), ont été
utilisés pour collecter les données agronomiques et les données phytosanitaires ont
été collectées sur les cinq (5) carrés d’échantillonnages. Chaque carré doté d’un
numéro a été placé dans une urne et les cinq numéros tirés ont été considérés pour
collecter les données (cf. figure 5).
35

Figure 5: Croquis d’une parcelle du dispositif expérimental

3.3.6.-Choix des touffes dans un carré d’échantillonnage


Dans le but de contrôler le nombre de grains émis en moyenne par panicule, il a
fallu sélectionner les touffes dans lesquelles trois (3) panicules devaient être
comptées. La méthode utilisée en SRT était différente de celle utilisée en SRI. Dans
le SRT la densité des plantes est très élevée et comprise entre 25 á 30 touffes par
mètre carré tandis que dans le SRI puisque les plantules ont été repiquées suivant une
distance de plantation fixe, soit 25 cm par 25 cm, donc un total de 16 touffes par
mètre carré. Dans le cas du SRT, huit (8) touffes situées près des deux (2) diagonales
du carré d’échantillonnage ont été choisies (Figure 6), tandis que pour le SRI les huit
(8) touffes situées exactement sur les diagonales ont été sélectionnées (cf. Figure7).

Figure 6 : Croquis d’un carré d’échantillonnage SRT


36

Figure 7: Croquis d’un carré d’échantillonnage SRI


Pour faciliter certain calcul comme le nombre de grains remplis par panicules, le
nombre de grains faux par panicule et le poids moyen de 1000 grains, on a retenu 3
panicules à chaque touffe et le poids de grains par m2 a été obtenu en pesant la masse
des grains récoltés sur le carré d’échantillon de chaque parcelle élémentaire après
séchage à 13 % d’humidité.

3.3.7.-Dépouillement et traitement des données


Les données collectées, après avoir traité à l’aide de logiciel d’Excel, ont été
analysées à l’aide de logiciel « R version 2.15.2 ». Les données de rendement et de ses
composantes, les données de performances économiques et de phytosanitaires ont été
l’objet de tests d’analyse de variance (ANOVA). Les hypothèses d’égalité des
traitements ont été vérifiées par le test F de Fisher à un risque d’erreur de première
espèce α = 0,05
Le modèle mathématique de l’analyse de variance ayant utilisé est le suivant :
Yij = μ + αi + βj+ ∑ij
Avec :
Yij : résultat Y obtenu des parcelles soumises aux effets du système placée au bloc j.
μ: moyenne des observations
αi: effet du système i
βj: effet des blocs j
∑ij : effet de l’erreur expérimentale associée aux traitements i dans le bloc j.
37

Le test de F de Fisher au seuil de signification 5% a été utilisé pour tester les effets des
systèmes de culture. Dans le cas de différences significatives, la méthode de la PPDS a
été utilisée pour comparer les moyennes. Les analyses ont été réalisées à l’aide du
logiciel d’analyse de données R version 2.15.2
38

IV.-RESULTATS ET DISCUSSION

4.1.-Operations culturales en pépinières

4.1.1.-Etablissement des pépinières parcelles SRT


Pour les parcelles traditionnelles, les pépinières ont été mises en place par les
agriculteurs et conduites suivant la méthode adoptée dans la zone. Elles ont été
installées dans le champ où les parcelles SRT ont été établies et y séjournées pendant
25 à 30 jours. D’une manière générale, la préparation et la mise en place des pépinières
ont été portées sur les aspects suivants :
1- Choix d’une superficie cultivée et où l’eau est accessible ;
2- La préparation des parcelles d’expérimentation qui a été englobé les opérations de
préparation du sol telles labourage, hersage, nivelage, endiguement etc.;
3- La préparation des plates-bandes de longueur et de largeur variable selon la taille des
parcelles à repiquer ;
4- Pré-germination des semences;
5- Le semis qui a été effectué sur plates-bandes, disposé en lignes et distancés ;
6- Irrigation et assèchement au besoin la pépinière durant les dix premiers jours et
maintien de la pépinière inondée jusqu’au repiquage ;
7- L’entretien continu des pépinières par des opérations telles arrosage, drainage,
désherbage et de fertilisation; (cf. Figure 9).

4.1.2.- Etablissement des pépinières parcelles SRI


Les pépinières ont été mises en place et entretenues suivant plusieurs principes :
1- Vannage et triage de semences ;
2- Pesage des semences selon besoin ;
3- Utilisation de (0.060kg) : 60g pour un (1) plateau de pépinière ;
4- Trempage des semences pendant 24 heures dans un seau avec l’eau salée et d’un
œuf ;
5- Les graines vides qui surnagent sont enlevées et écartées ;
6-Trempage des semences dans de l’eau douce pendant 24 à 36 heures ;
39

7- La pré-germination pendant 24 heures ;


8-Remplissage de médium des plateaux en plastique de dimension 60cm x 40cm x 3 cm
9-Le semis
10-Etendu des plateaux sur une surface plane de la rizière, dans un endroit sec pour
l’arrosage pendant deux (2) fois par jour;
11-L’entretien des pépinières ;
12-Durée des plantules en pépinière (cf. Figure 8).

Figure 8 : Vue des pépinières SRI


40

Figure 9 : Vue des pépinières SRT

4.2.-Operations culturales en plein champs

4.2.1.-Préparation du sol
Les parcelles expérimentales ont été faites toutes l’objet d’une préparation
comportant plusieurs opérations. Elles ont été d’abord débroussaillées, labourées puis
hersées et ensuite endiguées en même temps dans certaines localités. Ce choix a été fait
de façon à utiliser au maximum des moyens dont disposent les agriculteurs de la zone
pour la conduite de leurs parcelles. Certaines opérations ordinairement appliquées dans
la Vallée ont été adoptées pour la parcelle ou partie SRT. Alors que, des travaux de
nivellement, de rayonnage, de drainage ou toutes autres opérations nécessaires ont été
exécutées pour la parcelle ou partie SRI.

4.2.2.-Transplantation des plantules


Les plantules âgées de vingt-cinq (25) à trente (30) jours en pépinière ont été
arrachées et transplantées sur les parcelles ou parties SRT préparées à raison de trois (3)
à quatre (4) plants par poquet (cf. Figure 10). Elles ont été transplantées dans les
rizières suivant le principe adopté par les riziculteurs propriétaires ou responsables des
parcelles
41

Les plantules âgées de huit (8) à dix (10) jours, c’est-à-dire au stade trois (3) feuilles,
ont été repiquées à la main dans les parcelles ou parties SRI à raison d’un (1) plant par
poquet (cf. Figures11). Les poquets ont été distancés de vingt-cinq (25) cm à
l’intersection des lignes perpendiculaires tracées par une rayonneuse, en tous sens de
manière à donner une allure homogène et du respect du type de repiquage à toutes les
parcelles de l’expérimentation.

Figure 10 : Transplantation des plantules SRT

Figure 11: Transplantation des plantules SRI


42

4.2.3.-Entretien des parcelles SRT et SRI


1- Les parcelles traditionnelles (SRT) ont été entretenues ordinairement suivant
la méthode adoptée par les agriculteurs de la zone. Pour les maintenir en bon état
sanitaire et diminuer la compétition avec les adventices deux opérations de désherbages
ont été effectuées respectivement pour les parcelles traditionnelles après repiquage.
Elles ont été effectuées au vingtième (20ième) après repiquage et cinquante-deuxième
(52ième) jour pour la parcelle de SRT1, au vingt-deuxième (22ième) et cinquante-
quatrième (54ième) jour après repiquage pour la parcelle de SRT2 et au vingt-septième
(27ième) et cinquante-sixième (56ième) jour après repiquage pour la parcelle de SRT3, au
dix-huitième (18ième), après repiquage, au trente-deuxième (32ième) jour pour la parcelle
de SRT4, au vingtième (20ième) après repiquage, au trente-huitième (38ième) jour pour la
parcelle de SRI5, au dix-neuvième (19ième) après repiquage, au quarantième (40ième) jour
pour la parcelle de SRI6. L’irrigation a été faite en permanence et de drainage régulière
pour au niveau des parcelles. Deux (2) applications d’engrais ont été effectuées au
niveau des parcelles (cf. Tableau 7).

Tableau 7 : Quantité de fertilisants apportés par hectare en pépinière et en plein


champ en SRT.

Parcelles Superficie opération Engrais en sac Equivalent en kg


(ha)
Urée 20-20-10 Urée 20-20-10
1-Poterie 0.16522 1sac(en 2sac(en
2-Pant-Tante 0.1513 pépinière) pépinière)
3-Charles v. 0.1634 2 apports 231 415.59
4-Cabois 0.0592 4.08(en 9.14(en plein
5-Macage 0.1413 plein champ)
6-Coupon 0.1370 champ)

Total 5.08 9.14 231 415.59


Note: Il faut signaler que chaque fertilisation a été suivi d’un sarclage ce qui porte à dire que le nombre de
fertilisations est égale au nombre de sarclage réalisés dans les parcelles d’expérimentales.
43

2- Les parcelles SRI, à partir du repiquage, ont été submergées pendant trois (3) jours
puis drainées à sec pendant sept (7) jours. Trois opérations de désherbages ont été
effectuées respectivement pour les parcelles (SRI1, SRI2, SRI3 et SRI6). Elles ont été
effectuées au dix-huitième (18ième), jour après repiquage, au trente-cinquième (35ième)
jour et au cinquantième (50ième) jour pour la parcelle de SRI1, au vingtième (20ième) jour
après repiquage, au trente-cinquième (35ième) jour et au cinquante-cinquième (55ième)
jour pour la parcelle de SRI2, au dix-neuvième (19ième) jour après repiquage, au trente-
sixième (36ième) jour et au cinquante-huitième (58ième) jour pour la parcelle de SRI3, au
vingt-deuxième (22ième) jour après repiquage, au trente-huitième (38ième) jour et au
cinquante-sixième (56ième) jour pour la parcelle de SRI6.
Tandis que les parcelles SRI4 et SRI5 ont été désherbées deux fois après repiquage.
Elles ont été effectuées au quinzième (15ième), jour après repiquage, au quarantième
(40ième) jour pour la parcelle de SRI4, au vingtième (20ième) jour après repiquage, au
quarante-cinquième (45ième) jour pour la parcelle de SRI5.
Trois (3) applications d’engrais ont été effectuées pour les parcelles ayant subies
trois (3) désherbages et deux (2) applications d’engrais ont été effectuées pour les
parcelles ayant subies deux (2) désherbages (cf. Tableau 8).

Tableau 8 : Quantité de fertilisants apportés par hectare en en plein champ en SRI

Parcelles Superficie opération Engrais en sac Equivalent en kg


(ha)
Urée 20-20-10 Urée 20-20-10
1-Poterie 0.3346
2-Pant-Tante 0.0998 3 apports 1.46 3.02 66.36 137.27
3-Charles v. 0.1597
6-Coupon 0.2397
4-Cabois 0.3220 2 apports 1.54 1.98 70 90.24
5-Macage 0.141325
Total 3 5 136.3 227.64
Note. : Il faut signaler que chaque fertilisation a été suivi d’un sarclage c’est à dire que le nombre de
fertilisations est égale au nombre de sarclage réalisés dans les parcelles d’expérimentales.
44

Pour lutter contre les insectes et les maladies, un traitement phytosanitaire préventif
consistant en des applications de Celcron 50 EC (insecticide) et Tricel (fongicide) a été
effectué pour certaines parcelles plus particulièrement les parcelles SRI1, SRI2, SRI3
SRI4, après chaque désherbages mais les parcelles SRI5 et SRI6 n’ont pas été
aspergées.

4.3.-Résultats agronomiques du système de riziculture


Les variables comme la hauteur moyenne des plantes après le repiquage jusqu’à la
floraison, le nombre de jour à la floraison et le nombre de jour à la maturité de récolte
ont été retenu pour évaluer la croissance et précocité au niveau des deux systèmes de
riziculture. Pour le rendement, les composantes telles : le nombre de touffes par mètre
carré, le nombre de talles par touffe, le nombre de talles fertiles par touffe, le nombre
de grains remplis par panicule et le poids moyen de mille (1000) grains ont été
sélectionné pour calculer le rendement.

4.3.1.-Indicateurs de croissance et de précocité


Le tableau neuf (9) montre la variation de la hauteur du brin maitre de la variété
TCS10 mesurée en centimètre entre le système de riziculture intensif SRI et le système
de riziculture traditionnel SRT. Elle est de 87.32 et 85.84 respectivement pour le SRI
pour le SRT. Au seuil de 5% de probabilité, la hauteur du brin maitre ne varie pas de
façon significative suivant le système.
Le nombre de jours à la floraison de la variété TCS10 a été de quatre vint un (81)
jours pour le système de riziculture traditionnel et soixante dix-neuf (79) pour le
système de riziculture intensif (cf. Tableau.9). Au seuil de 5% de probabilité, le nombre
de jours à la floraison ne varie pas de façon significative suivant le système puisqu’il
s’agit d’une caractéristique variétale.
Le nombre de jours à la maturité de la variété de TCS10 a été 122.2 à 121.2 entre
le système de riziculture et traditionnel et le système de riziculture intensif (cf. Tableau
9). Au seuil de 5% de probabilité, le nombre de jours à la maturité ne varie pas de façon
significative suivant le système.
45

Tableau 9 :Variation de la croissance et de la précocité des plantes en fonction du


système de culture

Systèmes Hauteur à la Nombre de jour à la Nombre de jour à la


floraison en cm floraison maturité
SRI 87.32± 0.50 a 79.81± 0.33a 121.2±1.10 a
SRT 85.84.30±1.40 a 80.79±0.66 a 122.2±1.04 a

PPDS : Hauteur a la floraison en cm : 3.30 ; Nombre de jour a la floraison : 2.39 ; Nombre de jour à la maturité :
1.06. Les résultats présentés sont des moyennes des 6 localités ± l’écart-type
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.

4.3.2.-Variation des composantes du rendement


Le tableau dix (10) montre la variation de nombre de touffe par mètre carré, le
nombre de talle par touffe ainsi que le nombre de talles fertiles par touffe au seuil de
5% de probabilité ; le nombre de touffe par mètre carré est de 22.39 à 16, il en est de
même pour le nombre de talles par touffe qui varie de 20.14 à 14, et le nombre de talles
fertiles par touffe varie de 18.96 à 12.52 respectivement pour le SRI et le SRT.

Le nombre de grains remplis par panicule de la variété de TCS-10 a varié 87.26 à


104.4 entre le système de riziculture traditionnel et le système de riziculture intensif (cf.
Tableau 10). Au seuil de 5% de probabilité, le test de Fischer montre que le nombre de
grains remplis par panicule varie de façon significative suivant le système. Ce qui n’est
pas le cas pour le nombre de grains faux par panicules qui varient de 13.9 à 15.3 entre
les deux systèmes (cf. Tableau 11).
Le tableau 11, montre la variation de poids de mille (1000) grains de la entre le
système de riziculture traditionnel et le système de riziculture intensif. Il est de 24.33 à
25.06. Au seuil de 5% de probabilité, le test de Fischer montre que le poids de mille
grains ne varie pas de façon significative suivant le système.
46

Tableau 10 : Variation du rendement et de ces composantes en fonction du


système de culture

Systèmes Touffe/m2 Talles/touffe Talles Nombre de grains


fertiles/touffe remplis/panicule

SRI 16.± 0.00 b 20.14±0.93 a 18.96± 0.98 b 104.4± 17.69 a

SRT 22.39±0.91a 14±0.65b 12.52±053 a 87.26 ± 3.82 b

PPDS : Touffe/m2 :1.96 ; Talles/touffe : 2.14; Talles fertiles/touffe : 2.37; Nombre de grains remplis/panicule :
40.08.
Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités ± l’écart-type
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.

Tableau 11: Variation du rendement et de ces composantes en fonction du système


de culture

Systèmes Nombre de Poids de Rendement Rendement Rendement


grains faux 1000 grains estimé (t/ha) calculé mesuré
par panicule (t/ha) (TM/ha)
SRI 15.3±1.92 a 25.06±0.3 a 5.66±0.3a 6.18±0.43a 5.41±0.38aA
A A
SRT 13.9±2.83 a 24.33±0.2 a 3.55±0.26b 5.58±0.46 a 3.56±0.27bA
A A

PPDS : Nombre de grains faux par panicule : 2.45 ; Poids de 1000 grains : 1.34 ; Rendement estimé (t/ha : 1.12 ;
Rendement calculé (t/ha : 0.96 ; Rendement mesuré (t/ha : 1.06.
Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités ± l’écart-type.
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.
Note :
 Rendement calculé = (Touffes/m2 * Nombre de talles fertiles/touffe * Grains remplis par panicule * Poids
moyen de 1000 grains)/1000
 Rendement estimé = estimé à partir du poids par mètre carré
 Rendement mesuré= volume réel de la production (la quantité de riz récoltée au niveau des parcelles)

4.3.3.-Variation du rendement
Le rendement estimé de la variété TCS10 entre le système de riziculture
traditionnel et le système de riziculture intensif a varié de 3.55TM/ha à 5.66TM/ha. (cf.
Tableau 11). Cette variation est statistiquement significative entre les deux systèmes.
47

Le rendement calculé de la variété entre le système de riziculture a varié de 5.58


TM/ha à 6.18TM/ha respectivement pour le SRT et SRI. (cf. Tableau 11). Au seuil de
5% de probabilité, le test de Fisher montre que le rendement calculé ne varie pas de
façon significative.

Le rendement mesuré de la variété TCS10 entre le système de riziculture traditionnel et


le système de riziculture intensif a varié de 3.56TM/ha à 5.41TM/ha. (cf. Tableau 11).
Celui-ci nous permet d’effectuer le calcul de la valeur totale de la production dans les
deux systèmes. Cette variation est statistiquement significative entre les deux systèmes.
Alors qu’au niveau des deux systèmes (SRT et SRI), les rendements estimé, calculé et
mesuré ne révèlent aucune différence significative (cf. Tableau 11) (cf. Figure 12).

Figure 12: Variation de rendements moyens des systèmes SRI et SRT en TM/ha
Au niveau du Tableau onze (11), trois types de rendement ont présentés de façons
différentes. Le rendement estimé, le rendement calculé et le rendement mesuré
exprimés en tonne métrique à l’hectare (TM/ha).

Le rendement estimé a varié de 5.66 TM/ha pour le SRI à 3.55 TM/ha pour le
SRT. Ce rendement a été mesuré au m2 d’échantillons choisis dans chaque unité
d’expérimentale, en pesant la masse des grains récoltés sur le carré d’échantillon de
chaque parcelle élémentaire après séchage à 13 % d’humidité.
48

Le rendement calculé à l’hectare a varié de 6.18 TM//ha pour le SRI à 5.58 TM/ha pour
le SRT, ce rendement est calculé par la formule du rendement du riz telque : Rdt : Nbre
touffe/m2 x Nbre de talles fertiles/touffe x Nbre de grains remplis/panicule x Poids
moyen de 1000 grains/1000. Le rendement mesuré est le rendement de la quantité de riz
paddy récolté par l’exploitant sur les parcelles d’expérimentation. Il a varié de
5.41TM/ha pour le SRI à 3.56TM/ha pour le SRT.

4.4.-Evaluation de l’état phytosanitaire des parcelles


Les problèmes phytosanitaires rencontrés sont : la paille noire du riz (MPN) et
attaques des insectes comme punaise verte (Oebalus insularis), sauterelle
Conocephalus sp) et Diatraea saccharalis.

4.4.1.-Détermination du niveau d’incidence et du taux d’infection de la paille noire


(MPN) dans les deux systèmes
Au seuil de probabilité de 5% le test de comparaison des moyennes deux à deux
n’a révélé aucune différences significatives entre les moyennes d’Incidence I1= 12.46%
et I2 =17.26% calculé respectivement pour le SRI et SRT (c f. Tableau 12). La même
observation a été faite pour les différences entre les moyennes de taux d’infection Ti 1=
88.18 % et Ti2= 88.67 % (c f. Tableau 13) (cf. Figure 13).

Tableau 12: Niveau d’incidence en fonction des deux systèmes et des localités
Niveau d’incidence paille noire en %
Systèmes
Localités SRI SRT
Poterie 9.98±5.53 10.40±7.05
Pont tante 8.66±2.68 10.83±8.70
Charles V. 8.90±7.48 15.89±7.89
Cabois 8.24±7.29 26.67±14.49
Macage 11.80±7.98 22.40±8.27
Coupon 22.30±10.43 26.98±13.96
Moyennes 12.46±2.94 a 17.26±3.19 a

PPDS : 8.48
Les résultats présentés sont des moyennes d’une même localité et des localités entre elles ± l’écart-type.
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.
49

Figure 13: Échantillon de riz avec paille noire


Tableau 13: Taux d’infection en fonction des deux systèmes et des localités

Taux d’infection paille noire en %


Systèmes
Localités SRI SRT
Poterie 66.40±20.38 81.35±13.58
Pont tante 98.1±38.11 90.12±28.54
Charles V. 86.19±27.75 98.11±14.38
Cabois 88.02±18.77 84.69±10.69
Macage 92.49±11.37 88.02±11.37
Coupon 95.49±16.33 88.02±26.86
Moyennes 88.18±4.72 a 88.67±2.22 a

PPDS : 8.25
Les résultats présentés sont des moyennes de chaque localité et au niveau des deux systèmes ± l’écart-type. Les
moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de probabilité.

Le résultat obtenu sur les parcelles d’expérimentation a permis de constater que les
deux systèmes ont été attaqués par des pestes et des ravageurs. Le niveau d’incidence et
le taux d’infection sont beaucoup plus élevés au niveau des deux dernières parcelles, la
différence observée entre elles est liées à l’humidité des talles et leur sensibilité aux
acariens Steneotarsonemus spinki).
50

4.4.2.-Détermination du niveau d’infestation de (Diatraea saccharalis) et de


population de punaise brune (Oebalus insularis) et sauterelle (Conocephalus sp)
dans les deux systèmes
Au niveau des parcelles expérimentales, les mêmes espèces ont été rencontrées, il
s’agit de la pyrale de la canne à sucre (Diatraea saccharalis), punaise brune (Oebalus
insularis) et sauterelle (Conocephalus sp).

Pour le (Diatraea saccharalis), l’analyse de variance effectuée au seuil de


probabilité de 5% n’a relevé aucune différence significative entre les deux systèmes en
termes de leur infestation. Ce niveau d’infestation a varié de 10.73 % à 14.74 %
respectivement pour le SRI et SRT (cf. Tableau 14). Au seuil de probabilité de 5% le
test de comparaison des moyennes deux à deux a révélé une différence significative
entre les deux systèmes (cf. Figure 14).

Tableau 14: Niveau d’infestation des talles par D. saccharalis dans les deux
systèmes de riziculture

Niveau d’infestation D. saccharalis en %

Systèmes
Localités SRI SRT
Poterie 7.42±5.51 11.98±8.05
Pont tante 9.92±8.28 10.24±8.02
Charles V. 7.54±4.67 13.17±10.85
Cabois 10.75±6.32 20.70±12.14
Macage 12.88±6.52 14.90±9.29
Coupon 11.82±8.81 16.57±10.21
Moyennes 10.73±1.04 b 14.74±1.79 a

PPDS : 3.40
Les résultats présentés sont des moyennes de chaque localité et au niveau des deux systèmes ± l’écart-type. Les
moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de probabilité .
51

Figure 14 : Échantillon de riz attaqué par D. Saccharalis


Les tableaux (15 et 16) montrent la variation du niveau de population de punaises brune
et de sauterelles capturés à partir de coup de filets réalisés à temps fixe dans chaque
parcelle. Pour les punaises, en moyenne, il est de 43.33 pour le SRI et 31 pour le SRT.
Pour les sauterelles, en moyenne, il est de 10.50 pour le SRI et 10.67 pour le SRT. Au
seuil de 5% de probabilité, le test de Ficher montre le niveau de population de punaises
capturés varie de façon significative suivant le système. Ce n’est pas le cas pour le
nombre de sauterelles capturées (cf. Figures 15,16 et 17).

Tableau 15: Niveau de population d’Oebalus insularis en fonction des deux


systèmes et de localités

Niveau de population de punaise (Oebalus insularis)


Systèmes
Localités SRI SRT
Poterie 40 32
Pont tante 35 28
Charles V. 36 25
Cabois 35 32
Macage 55 44
Coupon 59 25

Moyennes 43.33 ± 4.41 a 31.00 ± 2.89 b


PPDS : 11.56
Les résultats présentés sont des moyennes des localités au niveau des deux systèmes ± l’écart-type. Les moyennes
accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de probabilité.
52

Figure 15: Niveau de population d’Oebalus insularis dans les deux systèmes
Tableau 16: Niveau de population de Conocephalus sp en fonction des deux
systèmes et des localités

Niveau de population (Conocephalus sp)


Systèmes
Localités SRI SRT
Poterie 13 11
Pont tante 10 10
Charles V. 12 13
Cabois 7 9
Macage 9 12
Coupon 11 8
Moyennes 10.5% ± 0.71 a 10.67% ± 0.66 a

PPDS : 1.80
Les résultats présentés sont des moyennes des localités au niveau des deux systèmes ± l’écart-type. Les moyennes
accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de probabilité.
53

Figure 16: Niveau de population de Conocephalus sp dans les deux systèmes

Figure 17: Insectes capturés par fauchage au niveau des parcelles


Les parcelles SRT infestées par D. saccharalis ont été aussi infectées par la maladie.
Elles ont été attaquées non seulement par la paille noire mais aussi également par les
punaises durant la phase des grains laiteux. Le rendement le plus élevé a été obtenu pour
les parcelles SRI qui ont été très peu infestées, moins attaquées par la maladie et plus
attaquées par les insectes (punaises), car toutes les parcelles SRI n’ont pas été aspergées.
Les parcelles SRT n’ont pas été aspergées. Ces parcelles (SRT) ont été entretenues
ordinairement car les agriculteurs n’ont pas l’habitude d’effectuer des traitements
54

phytosanitaires au niveau de leurs parcelles. Elles ont été récoltées beaucoup plus tôt que
les parcelles SRI.
Le niveau de population d’insectes (Oebalus insularis) est beaucoup plus élevé au
niveau des parcelles SRT5, SRT6 et SRI5, SRI6, la différence observée entre les
localités pourrait s’expliquer le fait que ces parcelles n’ont pas été aspergées et de plus,
ce sont des parcelles restantes dans ces deux localités, donc les punaises se sont
concentrées beaucoup plus au niveau de ces parcelles.

4.5.- Résultats économiques du système de riziculture


Les résultats économiques sont répartis en trois grandes parties à savoir les charges
globales et la valeur totale de la production obtenue au niveau des parcelles
d’expérimentation et les profits (le profit à l’hectare et le profit par homme jour). Les
charges globales englobent les coûts des intrants utilisés et les charges nécessaires pour
la réalisation des rizières. La valeur totale de la production est obtenue à partir de la
production multipliée par le prix d’une unité de bien produit

4.5.1.- Intrants utilisés au niveau des deux systèmes


Plusieurs intrants ont été utilisés pour la réalisation d’une rizière pendant tout le
cycle du riz. Application de fumure organique au moment du repiquage au niveau des
parcelles SRI, les produits phytosanitaires comme l’insecticide Celcron, le fongicide
Tricel, les engrais complets généralement (20-20-10) et l’Urée (46-0-0) ont été effectués
au niveau des parcelles expérimentales pour les pépinières de même qu’en plein champ.
La moyenne de la quantité d’engrais utilisée est beaucoup plus au niveau des parcelles
SRT qu’au niveau des parcelles SRI. Pour l’achat des intrants une dépense de 13589
gourdes/ha est enregistrée pour le SRT et 30344.5 gourdes/ha pour le SRI (cf. Tableau
17).
55

Tableau 17: Valeur des intrants utilisés pour une rizière d'un hectare

Intrants Type Coûts SRT SRI


d’unité unitaires Qté Coûts Qté Coûts totaux
(HTG) totaux (HTG)
(HTG)

-Semence 50/marmite 14.28 714 7.85 392.5

-Sel 50 * * 1 50
-Œuf 5 6 30
-Engrais 46-0-0 900/sac 5.09sacs 4585 3sacs 2700
(Pépinière et
rizière)
-Engrais 20-20- 900/sac 9.21 8290 5sacs 4500
(Pépinière et 10 sacs
en rizière)
-Produit Ŕ 100/flacon * * 7.095 709.5
Phyto Celcron de 100ml
-Produit Tricel 100/sachet * * 5 500
Phyto
-Fumier Sac 250/sac # # 85.85 21462.5
Total 13589 30344.5
Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités.
Note : Les pépinières SRI n’ont pas été fertilisées.

4.5.2.- Main-d’œuvre pour une pépinière d’un hectare


Pour la réalisation des travaux de la pépinière dans les deux systèmes, les charges
liées à la production ne sont pas identiques. Le coût de la main d’œuvre (MO) agricole
en pépinière SRI est moins intensif qu’en pépinière SRT. Ce coût a été calculé en
fonction du coût journalier et la durée d’une journée de travail en vigueur, or à Verrettes
la rémunération de la main d’œuvre tient compte non seulement de l’apport financier
mais aussi de la nourriture, donc (1 jour = 4 h de travail = 100 gourdes) et 50 gourdes
comme frais nourriture. Les dépenses consenties pour la valeur d’un homme-jour de
travail est de deux-cent-soixante-deux virgule cinq (262.5) gourdes (cf. Tableau 18).
56

Tableau 18: Main d’œuvre pour la pépinière d'une rizière d'un hectare

Opérations pour 1 ha Coûts SRT SRI


unitaires Qté Coûts Qté Coûts
(HTG) totaux(H totaux
TG) (HTG)

-Prép. Semence 262.5/H-J - - 0.42HJ 110.25

-Préparation medium 262.5/H-J - - 0.82HJ 216.3


Remplissage plateau

-Prép. sol (nettoyage, 262.5/H-J 6.30HJ 1653.75 - -


nivellement, érection de
Plate bande)

-Semis 262.5/H-J 1.01HJ 265.65 0.47HJ 123.375

-Arrosage 262.5/H-J - - 1.24HJ 300.037

-Fertilisation 262.5/H-J 0.99HJ 260.4 - -

Total 8.304HJ 2179.8 2.95HJ 749.96


Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités.

4.5.3.-Main-d’œuvre pour une rizière d’un hectare


Les travaux de la réalisation d’une rizière en plein champ exigent une quantité
suffisante de main d’œuvre en SRI par rapport au SRT, le coût de repiquage, de sarclage
et d’utilisation de fumier organique sont plus important en SRI qu’en SRT. De ce fait le
paquet technique SRI nécessite plus de dépense en main d’œuvre nécessaires pour
réaliser une rizière, en d’autre terme il est plus intensif en travail par rapport au SRT.
Plus précisément en plein champ, le coût de la main d’œuvre pour le SRT est de
23867.12gourdes/ha équivalent à 68.38H-J, alors qu’il est de 35027.2445 gourdes/ha
équivalent à 112.22H-J pour le SRI (cf. Tableau 19).
57

Tableau 19: Main d’œuvre pour une rizière d'un hectare

Opérations Coûts SRT SRI


pour 1 ha unitaires en Quantité Coûts Quantité Coûts totaux en
(HTG) totaux en (HTG)
(HTG)
-Labourage 262.5/H-J - 5912.25 - 5564.77
-Rayonnage 262.5/H-J - - 4.204HJ 1103.55
-Endiguement 262.5/H-J 10.47 HJ 2740.37 14.151HJ 3714.6375
-Nivellement 262.5/H-J 10.700HJ 2808.75 13.135HJ 3447.9375
-Epandage 262.5/H-J - - 10.198HJ 2676.975
fumier
-Repiquage 262.5/H-J 15.72HJ 4126.5 18.724HJ 4915.05
-Sarclages (3 262.5/H-J 30.35HJ 7966.875 48.820HJ 12815.25
SRI et 2 SRT)
-Traitement 262.5/H-J - - 1.465HJ 384.5625
phytosanitaire
-Fertilisation 262.5/H-J 1.149HJ 312.375 1.541HJ 404.512
Total 68.38HJ 23867.12 112.22HJ 35027.2445
Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités.

4.5.4.- Main-d’œuvre pour récolte et post-récolte d’une rizière d’un hectare


Les travaux de récolte et post-récolte s’estimaient à un coût de la main d’œuvre
de 14025.51 gourdes/ha pour le SRT et 22345.26 gourdes/ha pour le SRI (cf. Tableau
20). Le coût de ces travaux ne fait pas l’objet d’équivalence en nombre d’homme-jour,
car ces dépenses ne correspondent pas à une quantité d’heure de travail fournie mais on
paie pour le service, c'est-à-dire on paie pour toutes les opérations récolte et post-récolte
à savoir coupe/battage, transport, vannage, séchage et manutention en fonction de la
quantité de sacs de riz récolté. Le prix du transport varie en fonction de la distance des
parcelles.
58

Tableau 20 : Main d’œuvre pour récolte et post récolte d'une rizière d'un hectare

Opérations Coûts SRT SRI


unitaires Quantité Coûts Quantité Coûts
en totaux en totaux en
(HTG) (HTG) (HTG)
-Coupe/Battage 100/sac 50.09sacs 5009 79.80sacs 7980.5

-Transport 25/sac 50.09sacs 1252.25 79.80sacs 1995


-Vannage 15/sac 50.092 751.38 79.80 1197.07

-Séchage/manutention 15/sac 50.092 751.38 79.805 1197.07

-Moulinage 5/mar. 1252.3 6261.5 1995.12 9975.62


Total 14025.51 22345.26
Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités.

Tableau 21: Répartition des charges (HTG) de main d’œuvre en pépinière, en


rizière et après récolte pour les 2 systèmes

Systèmes Pépinière Rizière Récolte et Coût total


Coût H-J Coût H-J post-récolte
SRI 749.96 2.954 35027.244 112.22 22345.26 58122.44
SRT 2179.8 8.304 23867.12 68.38HJ 14025.51 40072.43

4.5.5.- Charges globales


Les charges globales sont calculées en faisant la somme des dépenses par hectare
pour l’achat des intrants, le coût de la main d’œuvre en pépinière, en rizière et pour la
récolte et post-récolte. De ce fait, les charges globales varient de 88466.96 gourdes/ha à
53661.43gourdes/ha quand on considère le système de riziculture intensive et le système
de riziculture traditionnel (cf. Tableaux 22 et 23). Au seuil de probabilité de 5% les
charges globales varient de façon significative suivant le système.
59

Tableau 22 : Comparaison des charges globales des 2 systèmes

Systèmes Intrants M.O pépinière M.O rizière


SRI 30344.5± 1927.9 a 749.96±235.72 b 35027.24±1232.44 a
SRT 13589±1439.23 b 2179.8±284.86 a 23867.12±1626.01 b

PPDS : Intrants : 6943.019 ; M.O pépinière : 1212.21 ; M.O rizière : 1683.41


Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités ± l’écart-type.
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.

Tableau 23: Comparaison des charges globales des 2 systèmes

Systèmes MO récolte & post-récolte Total


SRI 22345.26 ± 1337.148 a 88466.96± 372.721 a
SRT 14025.51± 1007.12 b 53661.43±1216.21 b

PPDS : MO récolte & post-récolte :5931.47.


Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités ± l’écart-type
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.

4.5.6.-Valeur de la production par hectare dans les 2 systèmes


La valeur de la production dépend directement du prix de la marmite du riz sur le
marché au moment de la vente de la récolte. Elle est calculée à partir du rendement
mesuré qui est plus fiable que les rendements calculé et estimé. La quantité de riz paddy
par hectare selon les estimations dans les deux systèmes est 1995.6 marmites pour le
SRI et 1252.3 marmites pour le SRT. Avec un rendement au moulin de 56%, la quantité
de marmites de riz décortiqué est de 1115 marmites pour le SRI et 712.5 marmites pour
le SRT. La valeur totale de la production est obtenue en multipliant le nombre de
marmites de riz décortiqué dans chaque système par 100 gourdes qui est le prix moyen
unitaire d’une marmite de riz décortiqué. De ce fait, la valeur totale de la production par
hectare varie de 111500 gourdes/ha à 71250gourdes/ha respectivement dans le système
de riziculture intensif et le système de riziculture traditionnel. Ces variations ont été
statistiquement significatives par le test de F au seuil de 5% de probabilité. (cf. Tableau
24).
60

Tableau 24: Production brute à l'hectare dans les deux systèmes

Systèmes Riz paddy Riz décortiqué Produit Brut/ha


(en marmite) (en marmite) (en gdes)
SRI 1995.12 ±112.81 a 1115 ±63.17 a 111500 ± 6317.63a
SRT 1252.3 ± 97.08 b 712.5±54.37b 71250 ± 5437.03b

PPDS : Riz paddy (en marmite) :339.37 ; Riz décortiqué (en marmite) :190.37 ; Produit Brut/ha(en gdes) :19005.18.
Les résultats présentés sont des moyennes des 6 localités ± l’écart-type
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.

4.5.7.- Profit à l'hectare dans les deux systèmes


Le profit est calculé en faisant la différence entre la valeur totale de la production
et les charges globales. Le profit à l’hectare varie de 23,033.04 gourdes/ha à
17,588.57gourdes/ha respectivement dans les systèmes de rizicultures intensives et le
système de riziculture traditionnel (cf. Tableau 25). Au seuil de probabilité de 5% le
profit à l’hectare varie de façon significative suivant le système.

De même que le profit par homme jour varie de 199.99gourdes/H-J à


229.37gourdes/H-J respectivement dans les systèmes de rizicultures intensives et le
système de riziculture traditionnel (cf. Tableau 26). Au seuil de probabilité de 5% le
profit par H-J varie de façon significative suivant le système.

Tableau 25: Profit à l’hectare dans les deux systèmes

Systèmes Charges globales/ha Produit Brut/ha Profit/ha


(HTG) (HTG) (HTG)
SRI 88466.96± 2250.4 a 111500 ± 6317.63a 23033.04± 978.72a
SRT 53661.43±4677.36 b 71250 ± 5437.03b 17588.57± 3042.02b

PPDS : Charges globales/ha (HTG) : 14190.94 ; Produit Brut/ha (HTG) :19005.18 ; Profit/ha (HTG) : 5243.95.
Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités ± l’écart-type
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.
61

Tableau 26 : Profit par homme jour (H-J) dans les deux systèmes

Systèmes Profit/ha (HTG/) H-J Profit/h-j (HTG)

SRI 23033.04± 978.72 a 115.17 199.99± 20.17 b


SRT 17588.57± 3042.02 b 76.68 229.37±41.61 a

PPDS: Profit/h-j (HTG/h-j): 26.5346


Les résultats présentés sont des moyennes des six (6) localités ± l’écart-type
Les moyennes accompagnées d’une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5% de
probabilité.

Tableau 27: Tableau récapitulatif des données agronomiques et économiques des


deux systèmes

Données pour une rizière de 1 hectare Systèmes


SRT SRI
1. Quantité de semences utilisées (en kg) 14.28 7.85
2. Quantité d’engrais pour la pépinière (sac de 100 3 0
lbs). (Urée (46-0-0) et complet (20-20-10)
3. Quantité d’engrais pour la rizière (sac de 100 lbs) 13.22 8
4. Quantité de fumier utilisé (en sac) 0 85.85
5. Quantité de Celcron utilisé pour une rizière de 1 0 7.09
hectare (flacon de 100 ml)
6. Quantité de Tricel utilisé pour une rizière de 1 0 5
hectare
5. Rendement moyen obtenu (en TM/ha) 3.56 5.41
6. Coût des intrants (en HTG) 13589 30344.5
7. Coût de la MO pépinière (en HTG) 2179.8 749.96
8. Coût de la MO en plein champ (en HTG) 23867.12 35027.2445
9. Coût de la MO récolte et post-récolte (en HTG) 14025.51 22345.26
10. Charges globales (en HTG) 53661.43 88466.96
11. Quantité de MO utilisée (HJ) 76.68 115.17
12. Quantité de riz paddy récolté (en marmite) 1252.3 1995.12
13. Quantité de riz décortiqué obtenu (en marmite) 712.5 1115
14. Produit brut (en HTG) 71250 111500
15. Profit généré à l’hectare (en HTG) 17588.57 23033.04
16. Profit généré par HJ (en HTG) 229.1 199.99

Note : Les pépinières SRI n’ont pas été fertilisées.


La quantité d’engrais (urée (46-0-0) et complet (20-20-10) qui a été utilisé en pépinière et en plein champ se trouve
aux tableaux 7 et 8.
62

4.6.- Discussion
L’analyse de rendement, pour les deux systèmes, a relevé que le rendement moyen
du riz paddy varie de façon significative par le test de Fisher à 5% de probabilité.
Autrement dit, le rendement moyen de l’étude est de 3.56 TM/ha pour le SRT et 5.41
TM/ha pour le SRI. Des travaux similaires réalisés dans la Vallée de l’Artibonite par
JEAN-LOUIS (2013), JOSEPH (2013), TOUSSAIN (2013), FELIX (2013) et Blanc
(2014), ont trouvé comme rendements moyes respectifs 4.17TM/ha, 3.54TM/ha
4.89TM/ha, 4.43TMha, et 3.12TM/ha pour le SRT contre 2.91TM/ha, 4.86TM/ha,
5.13TM/ha, 4.38TM/ha et 5.58TM/ha respectivement pour le SRI (cf. Figure 18). Ces
résultats obtenus en Système Traditionnel (SRT) avec la variété TCS-10, sont conformes
avec le rendement moyen (3.5TM//ha) obtenu en Haïti (LOUISSAINT et DUVIVIER,
2005). Alors qu’en Système de Riziculture Intensif SRI, les rendements obtenus sont
éloignés de ceux obtenus par les riziculteurs de Népal, Chine, Indonésie et Mali, soient
9TM/ha, 10.5TM/ha, 9.5TM/ha et 9.1TM/ha (ECHOS RIZICOLES, 2012). Le surcroît
du travail lié à l'adoption de l'itinéraire technique SRI, a montré qu’il est plus exigeant
en travail supplémentaire par rapport à la riziculture traditionnelle ; soit 76.68H-J/ha
pour le SRT et 115.17H-J/ha pour le SRI. Le travail supplémentaire était consacré au
rayonnage, repiquage et au sarclage.

Figure 18: Résultats de rendements des études antérieures réalisées en SRT et en


SRI.
63

Economiquement le profit généré à l’hectare avec le rendement moyen est de


23033.04HTG ; soit $ 541.06 US pour le SRI, alors que le SRT fournit un profit de
17588.57HTG ; soit $ 413.16US, [42.5778 gourdes pour 1 $ US (Unibank, 2012)].
Les résultats économiques du SRI fournit à Madagascar est de $ 1,442.5 US
(RAZAFIMANANTSOA, 2009). Ce qui n’est pas en adéquation avec l’hypothèse
économique. Cependant, les résultats de notre étude montrent que le SRI est plus
intéressants que le SRT. Selon (JEA.N-LOIS, 2013), dans son étude antérieure à Petite
Rivière de l’Artibonite, le SRI génère un déficit de 3,125 HTG ; soit $ 308.25 US/ha et
le SRT un profit de 19,290 HTG ; soit $ 453.13 US/ha [42.5778 gourdes pour 1 $ US
(Unibank, 2012)], ce qui est contraire pour (TOUSSAINT, 2013), dans son travail de
recherche à Verrettes, il a obtenu un profit de 30,319.22HTG ; soit $ 712.08US et
26454.58HTG ; soit $ 621.43US respectivement pour le SRI et SRT, de même pour
(JOSEPH,2013), (FELIX,2013) et (BLANC,2014) à Petite Rivière de l’Artibonite et à
Marchand Dessalines qui ont trouvés des profits de 20,385.93 HTG ; soit $ 478.79
US/ha, 28 739 HTG ; soit $676 US/ha et 40,670.00 HTG ; soit $ 955.36US/ha
respectivement pour le SRI contre 4,546.93 HTG/ha ; soit $ 106.79 US/ha, 34,092
HTG/ha; soit $802.16US/ha et 12,190 HTG ; soit $30.30 US/ha respectivement pour le
SRT, [42.5778 gourdes pour 1 $ US (Unibank, 2012) (cf. Figure 19).

Figure 19: Résultats de profits des études antérieures réalisées en SRT et en SRI
64

Le profit génère par homme jour varie de 199.99gourdes/H-J pour le SRI, alors que le
SRT génère un profit de 229.14gourde/ H-J. Le profit généré à l’hectare et par homme
jour dans ce travail de recherche montre que le SRI est plus exigent en travail
supplémentaire que le SRT. En comparant les résultats de cette étude à ceux des
prédécesseurs, on voit que les rendements sont très proches pour les deux systèmes,
sauf dans le cas de JEAN-LOUIS qui a trouvé un rendement très faible et un déficit pour
le SRI, donc ses résultats se sont trouvés différents avec les résultats de ce travail de
recherche ainsi que les autres études antérieures. Donc ces différents résultats,
concernant le profit du SRI de ces études, dépendent tous du volume de la production et
des charges de la production.
65

V-CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
 Performances techniques
Avec un rendement de 5.41TM/ha, le SRI s’est révélé plus performant sur le plan
agronomique que le SRT (3.56TM/ha).
 Performances économiques
Sur le plan économique, avec un profit de 23033.04 HTG/ha, soit $ 541.06US, le SRI est
aussi plus performant que le SRT (17588.57 HTG/ha, soit $ 413.16US. Toujours, avec
un profit de 229.14 HTG/H-J, soit $ 5.39 US, le SRT est aussi plus performant que le
SRI (199.19 HTG/H-J, soit $ 4.68US. Par contre, le SRI est plus exigent en main
d’œuvre (115.17 H-J/ha) que le SRT (76.68H-J/ha).

Le SRI a montré sa supériorité sur le plan agronomique par rapport au SRT. Cependant,
sur le plan économique avec le profit à l’hectare, il a montré sa supériorité par rapport au
SRT, alors qu’avec le profit par homme jour c’est le contraire dans des conditions de
contraintes. Les principales contraintes sont : manque matériel de travail moderne,
manque d’application de façon rigoureuse du paquet technique, problèmes de drainage
des sols, désherbage, mauvaises pratiques de fertilisants et de mauvais contrôle des
problèmes phytosanitaires. Ainsi, pour répondre à ces problèmes, il est recommandé de :
 Réhabiliter et Améliorer les réseaux d’irrigation, de drainage et le curage plus
régulier des canaux d’irrigations dans la zone centre desservie par le système afin de
gérer l’eau au niveau des parcelles ;
 Appliquer en toute intégralité le paquet technique du SRI ;
 Encadrer les agriculteurs afin de mieux valoriser leur parcelle à cette nouvelle
technique de production dans des sites considérés et d’autres zones rizicoles de la
Vallée ;
 Appliquer et faciliter de nouvelles méthodes de luttes phytosanitaires pour le SRI ;
Il ressort que, la promotion du Système de Riziculture Intensive constitue une alternative
pour accroître la production rizicole dans la Vallée de l’Artibonite. Les résultats de
l’étude de deux systèmes de riziculture (SRT et SRI) sur la variété TCS-10 ont relevé
que le SRI est plus exigent en travail supplémentaire que le SRT.
66

VI.- REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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UNIBANK. 2012. Rapport Annuel. 126p.

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