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Script Cognitive

Le document explore la mémoire à travers son histoire, ses théories et ses processus en psychologie cognitive. Il aborde l'évolution des conceptions de la mémoire, des travaux de Wundt et Ebbinghaus aux modèles contemporains de mémoire de travail. Enfin, il présente une étude sur la perception du temps dans la datation des souvenirs, montrant que les événements anciens sont souvent sous-estimés par rapport aux récents.

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Le document explore la mémoire à travers son histoire, ses théories et ses processus en psychologie cognitive. Il aborde l'évolution des conceptions de la mémoire, des travaux de Wundt et Ebbinghaus aux modèles contemporains de mémoire de travail. Enfin, il présente une étude sur la perception du temps dans la datation des souvenirs, montrant que les événements anciens sont souvent sous-estimés par rapport aux récents.

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La mémoire (histoire, théories, tests)

SCRIPT

ALFORD Maria et Romain BOURBON


Introduction :
Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons continuer notre exploration des différents grands
domaines de la cognition en abordant le sujet de la mémoire.
Ainsi, dans cette exposé, il va être question de savoir : Comment la psychologie cognitive
conceptualise la mémoire ?
Dans un premier temps, nous présenterons brièvement comment les conceptions et les
théories sur la mémoire ont évoluer dans l’histoire.
Dans un second temps, nous allons parler des différentes conceptions, des différents registres
mnésiques et des processus spécifiques à la mémoires en psychologie cognitive
Et dans un troisième temps nous vous présenterons l’article « La contraction du temps dans
la datation des souvenirs anciens » Qui présente les études mener sur la mémoire plus
spécifiquement dans l’objectif de comprendre comment nous accédons aux souvenirs,
comment nous nous repérons dans le temps à travers eux.
--------

D’abord, définissons les termes


Classiquement, la cognition est définie comme la faculté de connaître. Elle recouvre
l’ensemble des activités mentales par lesquelles nous acquérons, élaborons et utilisons des
connaissances sur notre environnement et sur nous-mêmes. Pour évoluer de la manière la plus
harmonieuse possible dans cet environnement, nous devons construire des représentations de
celui-ci, et de nous-mêmes dans celui-ci. Ces représentations constituent des structures de
connaissances sur lesquelles opèrent les processus qui nous permettent de donner sens aux
situations en vue d’agir et de réagir de la manière la mieux adaptée possible. La psychologie
cognitive est ainsi la branche de la psychologie qui étudie les processus par lesquels les
représentations mentales sont construites, révisées et utilisées dans le cadre des diverses
activités humaines intelligentes.
Au sein des capacités cognitives la mémoire est une faculté mentale qui nous permet 3
choses : Acquérir, stocker et se remémorer une information. Elle nous permet d’apprendre, de
raisonner, s’adapter aux situations, de concevoir le temps et conserver les éléments du passé,
ainsi elle est une partie de notre identité. En réalité, la mémoire et les autres fonctions
cognitives interagissent entre-elle, l’attention ou la perception et même l’affectif (motivation)
influence grandement nos capacités de mémoire, et notre mémoire influence de même toutes
ses dimensions.
Différencions enfin la mémoire de mémorisation et processus mnésique (=relatif à la
mémoire), la mémorisation c’est les processus qui vont plutôt intervenir dans l’apprentissage
et la conservation d’info, tandis que les processus mnésiques ça va représenter les processus
impliquer dans son stockage et sa remémorations (mnésique comme trace inscrite), la
mémoire symbolise ici l’ensemble de ses processus.

Mémoire et apprentissages : la relation bidirectionnelle.


Apprendre implique la conservation des traces des expériences précédemment vécues et la
possible récupération actuelle et ultérieure. Apprendre implique un système de stockage de
ces traces : la mémoire. Il repose sur la répétition. Permet d'automatiser des actions complexes
comme lire ou parler. La mémoire est le système cognitif qui sert de support à l'apprentissage.
Elle est la bibliothèque de vos expériences.
Alors, pour suivre la chronologie du plan, Romain présentera brièvement comment les
conceptions et les théories sur la mémoire ont évoluer dans l’histoire.

Partie I :
Tout d’abord, on peut dater les premières études sur la mémoire au début de la psychologie
expérimentale. En 1879, Wilhem Wundt inspiré par Fechner (Mathématiciens/Physiciens),
créera le premiers laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig, afin de faire de la
psychologie une science à part entière. Il était avant tout question de psychométrie, d’étudier
la perception par des méthodes comme l’introspection ou le test de reconnaissance. C’est en
1885, que le disciple de Wundt, Herman Ebbinghaus s’intéressera aux fonctions supérieurs, à
savoir la mémoire et l’apprentissage. Il réalisera des expériences mener sur lui-même en
apprenant des trigrammes et des suites de lettres sans signification. Il se rend compte qu’a
l’apprentissage du second essaie, il performe bien mieux qu’au premier, ce qui prouve ici
l’impact de la mémorisation et de la conservation mnésique. Il initie ainsi la méthode
scientifique pour étudier la mémoire : 1 apprendre des items au participants, 2 leurs demander
de rappeler les items appris (par rappel libre, sériel, ou par test de reconnaissance).
Vient ensuite au XXième siècle, la monter des courants associationnistes et behavioriste qui
vont marquer la vision de la mémoire par les expériences sur le conditionnement comme celle
de Pavlov, Thorndike ou celle de Skinner. Le protocole du behavioriste consistait ainsi (pour
prendre l’exemple de l’expérience de Pavlov) : On définit un stimulus inconditionnel (le bouts
de viande) liés à une réponse inconditionnelle (le chien salive), puis on cherche alors à
associer un stimulus neutre (son de cloche) à la réponse inconditionnelle. Ainsi, on pouvait
faire baver le chien en jouant simplement le son de cloche, exposant ici la loi de l’effet (la
cloche entraine apparition du bout de viande) et de l’exercice (on répète le protocole plusieurs
fois) (Thorndike). La pensée associationniste et behavioriste a alors une vision très réductrice
de la mémoire qui ne serait issus que d’un ensemble d’association causé par un
conditionnement « Stimulus réponse ». On aura à cette époque, par visée anthropomorphisme,
de même expériences sur l’homme, comme celle du petit Albert mener par John Watson
cherchant à conditionner la peur des animaux chez un bébé.
Partie II : La mémoire de travail : structure, fonctionnement, capacité.
C’est dans les 50-60 que l’on voit alors apparaitre la psychologie cognitive qui va
reconceptualisé la mémoire. La psychologie cognitive c’est à cette époque la rencontre de la
psychologie avec l’informatique, par analogie on pense l’homme comme machine biologique,
le cerveau comme un système de traitement de l’information (STI). Ainsi la mémoire est
pensée comme programme informatique, disposant donc de ses modules, de ses différents
registres mnésiques.
En psychologie cognitive, on a deux conceptions de la mémoire, structuraliste et
fonctionnaliste :
La conception structuraliste proposé par Atkinson et Shiffrin en 1968, vise ici à diviser la
mémoire en plusieurs compartiment, une mémoire vive rapide mais avec de faible capacité de
stockage, et une mémoire auxiliaire lente mais avec de grande capacité de stockage. C’est
bien sûr l’idée de la mémoire à court terme et à long terme.
Dans le modèle structuraliste, nous recevons des stimulus physique reçu par des organes
sensorielle (système sensorielle), se stimulus capter est ensuite convertie en information par le
registre de traitement de l’information sensoriel (RIS), puis ainsi stocker en mémoire à courte
terme, et éventuellement transférer en mémoire à long terme. C’est l’encodage.
Ce sera finalement l’approche structuraliste qui sera ici retenu par la suite. Elle sous-entend
trois type de mémoires : Sensorielle, à Court terme et à Long terme
La mémoire sensorielle, c’est comme une mémoire photographique, tout ce que vous
percevez par vos organes sensorielles sont immédiatement conserver durant un court laps de
temps avant de s’estomper en microseconde.
On peut citer la mémoire Iconique expliciter par Sperling et Echoïque Tester dans
l’expérience de Darwin, Turvey et Crowder en (1972), elles sont évidement en lien avec nos
capacités attentionnelles, l’expérience de la mémoire échoïque est presque similaire à celle sur
l’effet cocktails de Cherry.
La mémoire à long terme : Etudier par Tulving, c’est la mémoire perpétuelle, c’est tout ce qui
est graver en nous. La mémoire à long terme à une durée de stockage illimités, elle peut
retenir des informations sur des années voire des décennies. Elle comprend plusieurs
mémoire : Déclarative avec la mémoire épisodique ou sémantique, ou non déclarative avec la
mémoire procédurale par exemple. La mémoire à long terme sous entend également une
organisation sémantique, proposé par Collins Quillians et Loftus, elle serait composée d’un
ensemble de concepts et de schéma relier par des suite d’associations. Pour faire simple, le
concept de Lapin est relié au concepts oreille longue, fourrure, petite taille… et appartient au
concepts plus globale des animaux. Ainsi quand vous voyez ou entendez le mot lapin, les
associations s’activent dans votre mémoire à long terme ce qui vous permet de rappeler l’idée
du Lapin.
La mémoire à court terme : elle est caractérisée par un maintient de quelque seconde
seulement, c’est exemple le code wifi interminable que vous allez retenir pour l’oublier
quelques heures après. Elle est mobilisée pour des taches simples. Dans l’expérience de
Brown ou de Peterson, on illustre l’importance de la répétition mentale pour faire passer
l’information de la MCT à la MLT. Quand on veut retenir quelque chose, on le répète dans sa
tête sans qu’on s’en rend compte. La distinction entre mémoire à court terme et long terme est
également démontrer par l’effet de primauté et de ressence, on a tendance de retenir les quatre
premiers items d’une série parce qu’on a le temps de faire cette répétition mentale, et on
retient aussi les derniers items d’une série puisqu’elle précède le rappel et donc est encore
conserver en MCT. Enfin, Millers théorise l’idée des unités mnésiques et l’empan mnésiques,
le maximum d’unités mnésiques stockable en registre mnésique. Par économie, les unités
mnésiques peuvent même constituer des chunks, par exemple vous associés deux nombres au
lieu d’un pour retenir votre numéro de portable.
Enfin, la mémoire de travail est une mémoire apparue plus tardivement dans la conception
structuraliste comme Working Memory dans les années 70. C’est une mémoire du soutenu,
mobilisé dans des tâches complexe comme la compréhension ou le raisonnement. On se rend
notamment compte que l’empan mnésique et l’effet de récence ne dépende pas du même
registre mnésique, ou que des sujet cérébraux lésée ayant un faible empan mnésique dispose
de bonne capacité d’apprentissage.
On a alors en 74 Baddeley et Hitch qui par leurs expériences impliquant la méthode de
précharge (Taches supplémentaire à réalisé), que le rappel libre est affecté mais pas l’effet de
récence lorsque l’on fait retenir d’importante précharge, et que dans des taches de
raisonnement verbal et de compréhension, le rappel libre est affecté mais pas le temps de
réponse ni leurs compréhension. Cela montre alors que la mémoire à court terme impliquer
dans des taches simples par le rappel ordonné soit affecter, mais que la mémoire de travail est
impliquée elle dans la compréhension ou le raisonnement et n’est pas affecter.
Ainsi il théorise un modèle de la mémoire de travail composé
- D’un processeur centrale qui contrôle, régule et coordonne les information venant de
la MLT et des deux systèmes satellites qui sont :
- La boucle articulatoire qui s’occupe de la partie phonétique de l’information, c’est elle
qui permet la répétition subvocale.
- Et le calepin visuo-spatiale qui permet l’organisation spatiale de l’information est ainsi
nous permettre de nous faire des images mentale.
- Enfin on a le buffer, qui va articuler les informations des deux systèmes et assurer
leurs passage vers la MLT
Enfin, Les études de Daneman et Tardif sur la lecture montrera qu’il y a corrélation entre
compréhension et performance de tache de lecture, mais pas avec les performance de tache
spatial, ce qui montre qu’il existe en quelque sortes deux mémoire de travails : Une dans la
compréhension verbale (phonologique), et l’autre dans la compréhension spatiale (visuelle). Il
conserve ainsi le modèle de Baddeley et Hitch en enlevant le processeurs centrale. D’autre
étude comme celle de Turner et Engel montreront au contraire que la corrélation entre
compréhension et empan de lecture/spatial ou mathématique dépend plutôt de la difficulté de
la tache pour mesurer l’empan. Finalement, il y a encore beaucoup de travail à faire pour ce
qui est de comprendre les propriétés de la mémoire de travail.
Ensuite, l’approche fonctionnaliste sera proposée par Craig et Lockhart en 72 comme une
modélisation unitaire de la mémoire composée de différents niveaux de profondeur de
traitement de l’information. Pour eux plus un item est traité en profondeur (allant de
l’encodage physique, phonologique à la compréhension sémantique), meilleure est la trace
mnésique et plus sa probabilité de rappel est élevée : autrement dit, on se rappelle des choses
parce qu’elles ont subi un meilleur traitement par le STI.
Partie III : La contraction du temps dans la datation des souvenirs anciens
Durant les trois dernières décennies du XIXe siècle en France, une psychologie se définissant
comme « positive », « expérimentale » ou « physiologique » a émergé en contraste avec la
philosophie dominante de l'époque, le spiritualisme éclectique. Hippolyte Taine et Théodule
Ribot ont jeté les bases de ce domaine en rendant populaires les modèles étrangers au sein du
monde universitaire et scientifique.
De son côté, Alfred Binet, inspiré par Taine dans la première partie de son travail, a élaboré la
« psychologie individuelle ».
Ce texte est né dans ce contexte ; il est la mise en pratique expérimentale des intuitions de
Taine et Ribot, les pères de la psychologie scientifique française, qui dès le XIXᵉ siècle
imaginaient déjà que le temps se contractait dans notre esprit.
Nous avons étudié l’article de référence intitulé 'La contraction du temps dans la datation des
souvenirs anciens', publié en 1979 dans la revue L'Année psychologique. Ce travail, fruit
d'une collaboration entre Alain Lieury, Patricia Caplain, Alain Jacquet et Christian Jolivet,
s’inscrit dans une tradition de recherche qui remonte à Aristote (nous reviendrons sur ce point
après), mais il s'appuie plus spécifiquement sur les théories de la fin du XIXᵉ siècle
concernant la manière dont notre cerveau reconstruit le passé.
L’objectif principal de cette étude est d’étudier de manière expérimentale la capacité des
individus à localiser temporellement des souvenirs d'événements publics connus. Leur
méthodologie est la suivante :
Les participants sont : 10 sujets (5 hommes, 5 femmes) âgés de 23 à 50 ans. La population a
pour but, pour tâche de dater 50 événements publics survenus entre 1960 et 1973, classés en 5
catégories (politique, sciences, sports, arts, faits divers). Pour contextualiser cette expérience,
il sera impératif de la replacer dans l'époque au sein de laquelle elle a émergé, c’est-à-dire le
premier semestre de l’année 1977 (ce qui constitue pour l’expérience le point de référence du
temps présent).

L’expérience démontre que la datatation des événements anciens (ayant eu lieu entre 1960 et
1971) est sous-estimée. Cela signifie que les sujets rapprochent l'événement du présent.
Ensuite, plus l'événement est ancien, plus la sous-estimation (le rapprochement vers le
présent) est importante. À l'inverse, la datation des événements très récents (ayant eu lieu
entre 1972 et 1973) sont surestimés, c'est-à-dire perçus comme plus vieux qu'ils ne le sont
réellement. L’ensemble donne à penser une dilatation de temps.

Leur hypothèse est basée sur la théorie de la "quantité de souvenirs", hypothèse selon laquelle
le temps estimé dépend de la quantité de souvenirs stockés en mémoire pour une période
donnée.
Alors comment cela marche ? Quel mécanisme est mobilisé ? La période récente est riche en
souvenirs conservés, ce qui entraîne une surestimation de la durée (une dilatation du temps). A
l’inverse, la période ancienne est pauvre en souvenirs en raison de l'oubli, ce qui donne
l'impression d'une période plus courte (une contraction du temps).
Comme mentionné dans le texte, les événements politiques sont généralement mieux datés
que les autres catégories d’évènements. La datation peut être influencée par des points de
repère (par exemple, utiliser la mort de Kennedy en 1963 pour dater un autre fait). Si le repère
est mal placé, l'erreur de datation se propage. La mémoire peut être influencée par des
confusions entre événements similaires ou par des préoccupations récentes (par exemple,
assimiler un naufrage ancien à des crises écologiques actuelles).

Nous pouvons constater une courbe de l'erreur temporelle. Le diagramme illustre visuellement
la découverte majeure de l'étude. L'axe horizontal (abscisses) représente les années des
événements (de 1960 à 1973). Le point de référence à gauche est l'année 1977, qui était le
"présent" au moment de l'expérience. L'axe vertical (ordonnées) mesure l'erreur de datation en
années. La partie supérieure montre la surestimation (la dilatation) : l'événement est perçu
comme plus vieux qu'il ne l'est. La partie inférieure montre la sous-estimation (la contraction)
: l'événement est rapproché du présent. Cette courbe montre clairement que pour les
événements anciens (1960-1971), la courbe descend profondément dans la zone de
"contraction", indiquant que plus un souvenir est vieux, plus on le rapproche du présent par
erreur.
L'article soutient l'idée que la mémoire n'est pas un enregistrement passif, mais un processus
reconstructif. Pour dater un événement, nous ne lisons pas une "étiquette de date" sur le
souvenir, mais nous essayons de le situer par rapport à d'autres événements, ce qui provoque
les erreurs de contraction (rapprocher du présent) ou de dilatation (éloigner du présent).
Certains des événements testés (comme "la mort de De Gaulle") font désormais partie de la
culture générale. Bien que l'événement soit à l'origine épisodique, il peut devenir une
connaissance sémantique avec le temps. L'article montre que ces connaissances servent de
points de repère (comme des ancres) pour dater d'autres souvenirs.
Les chercheurs mettent en avant la difficulté du cerveau à maintenir une chronologie précise
sur le long terme. Ils utilisent le concept de "densité de stockage" pour dire que notre
perception du temps dépend du nombre de souvenirs stockés entre l'événement et aujourd'hui.
Mémoire épisodique (mémoire à long terme)
Ce texte pourrait être mis en perspective avec les recherches des années 2000 durant
lesquelles a été définie la mémoire épisodique, introduite en 2000 par Baddeley. La mémoire
épisodique est un système de stockage temporaire qui maintient disponible les informations
nécessaires à la réalisation d’une tâche. Sa capacité est supérieure à celle de la mémoire à
court terme puisqu’elle peut conserver actives durant tout le temps de leurs traitements les
informations utilisées durant la réalisation de la tâche. Cette tâche peut durer plusieurs
minutes. Cette mémoire est qualifiée d’épisodique pour marquer le fait qu’elle stocke des
informations perçues dans le contexte particulier où elles ont été rencontrées.
Cette mémoire correspond à un stockage allant de quelques heures à plusieurs années. Pour
certains auteurs, le stockage serait, sauf détérioration pathologique, définitif ; l’oubli ne serait
pas dû à un déficit de stockage mais à des difficultés de récupération ou à des interférences.
Tout ce qui aurait été stocké en mémoire à long terme persisterait mais, dans certaines
conditions, les souvenirs seraient soit difficiles à récupérer soit confondus avec d’autres.
Le stockage des informations en mémoire à long terme, dans le cas des apprentissages
volontaires, suppose soit la répétition soit un traitement qualifié de profond.

------Déjà dans le traité De memoria et reminiscentia, Aristote définissait la mémoire comme


une affection liée à la perception du temps écoulé.

Conclusion

En somme, nous avons observé que l'étude de la mémoire en psychologie cognitive a fait un
progrès graduel, de sa première évaluation précise par Ebbinghaus jusqu’à la création de
l'analogie du Système de Traitement de l'Information (STI) qui a transformé notre conception
des registres mnésiques. La mémoire n'est pas un ensemble uniforme et indivisible (démontré
par les deux articles). Les théories structuralistes d'Atkinson et Shiffrin, complétées par la
mémoire de travail proposée par Baddeley et Hitch et la conception fonctionnaliste, illustrent
une structure dynamique où l'information oscille entre traitement rapide et stockage durable.
Selon les propositions de Craik et Lockhart, l'intensité d'un souvenir n'est pas uniquement liée à
sa récurrence, mais également à la profondeur sémantique de son enregistrement. Nous avons
pu différencier les différents types de mémoires et présenter la conceptualisation issue de la
psychologie cognitive.
L’article que nous avons étudié, portant sur la contraction de la datation de souvenirs anciens,
issu des recherches de Lieury et al., démontre que la mémoire n’est pas un dispositif
d'enregistrement passif. Elle est reconstructive. Le phénomène de contraction temporelle nous
prouve que notre chronologie interne est liée à la densité de nos souvenirs : moins nous avons
de traces d'une période, plus notre perception du temps se contracte.
En conclusion, la mémoire constitue un élément crucial de notre identité. Elle convertit des
événements individuels en une trame narrative fluide et subjective. Nous avons appris que notre
histoire est continuellement redéfinie, influencée par notre savoir sémantique actuel et nos
repères sociaux, cela nous fait penser à l'idée d'Aristote : la mémoire est principalement notre
lien sensible au passage du temps.
Merci de votre attention. Nous sommes désormais prêts à répondre à vos questions.

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