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Thème
Réalisé par :
Devant le jury :
2021/2022
Remerciement
Nous remercions Dieu le tout puissant pour nous avoir donné
la force et la volonté pour mettre au point et acheminer cette
recherche.
Nos plus grandes reconnaissances à Mme Lakabi L. Pour son
encadrement sans faille, son soutien moral, sa rigueur au travail,
ses multiples conseils, ses orientations et sa disponibilité malgré ses
multiples occupations. On remercie également Mme Chougar pour
avoir acceptée d’être Co-promotrice et de corrigé ce travail.
Madame Djioua O professeur, pour l’honneur qu’elle nous a
fait en acceptant de présider le jury. Nous tenons à exprimer
également notre profonde reconnaissance à Mme Guermah d’avoir
accepté d’examiner notre travail.
Tous les enseignants de BPO, pour leurs enseignements de
qualité et leurs conseils qui nous ont permis de poursuivre notre
travail jusqu’à présent.
Un spécial remerciement au Dr Tareb A. Et à toute l’équipe
du laboratoire d’hématologie de Ouadhias qui m’ont aidé durant
mon stage pratique.
Ma famille et mes chers proches pour leurs soutiens et
encouragement durant mon parcours.
Mes camarades, amis et connaissances.
Tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à
l’accomplissement de ce travail.
Dédicaces
Je remercie Dieu le tout puissant pour m’avoir donné la
force et la volonté pour mettre au point et acheminer cette
recherche.
Diya
Liste des figures
Figure 23 : Prélevement de sang véneaux sur tube EDTA et Héparine (Originale, 2022) ....38
Figure 24 : Illustration de la technique d’un frottis sanguin périphérique (Keohane et al., 2016)
……………………………………………………………………………….………………..46
Figure 26 : Aspect d’un frottis sanguin par la coloration de MGG (Nathalie et al., 2012)
…………………………………………………………………………………….…………..48
Figure 32 : Histogramme représentant le nombre des carences en fer parmi les anémies
microcytaires ………………………………………………………………………………... 61
Introduction ………………………………………………………….……….......................1
PARTIE THEORIQUE
Chapitre I : Généralités
4. Etiologie ………………………………………………………….……………………... 19
8. Diagnostic ………………………………………………………………….….……….... 24
9. Traitement ………………………………………………..……………………...………. 30
PARTIE PRATIQUE
5. Matériel …………………………………………………………….……….…………… 32
6. Méthode …………………………………………………………………….………….... 37
7. Résultats ……………………………………………………………..…….…...………... 57
8. Discussions ………………………………………………………………….………...… 65
Conclusion ………………………………………….………………….…………….….… 67
Annexe
Résumé
Introduction
Introduction
Parmi les grands syndromes de l’hématologie, l’anémie est l’un des problèmes de
santé publique les plus répandus selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
L'anémie carentielle est définie par une baisse du taux d'hémoglobine secondaire à
l'indisponibilité de facteurs exogènes nécessaires à l'érythropoïèse, essentiellement le fer, les
folates et la vitamine B12.
La carence d'apport en fer, ou l'anémie ferriprive est le problème nutritionnel le plus
fréquent dans le monde, touchant plus de 2.15 milliards de personnes (Dillon, 2000). Il touche
aussi bien les pays industrialisés que les pays en voie de développement et correspond à la
diminution des réserves en fer de l’organisme. C’est la première cause d’anémie dans le
monde et la carence la plus fréquente (Toutain et al., 2012).
En terme simple, il y a carence martiale lorsqu'une quantité insuffisante de fer est
absorbée pour satisfaire la demande de l'organisme. Cette insuffisance peut être due à une
carence d'apport martial, à une biodisponibilité réduite du fer présent dans l'alimentation, à une
augmentation des besoins en fer ou à des pertes de sang chronique (De Greydanus et al.,2010).
D’après Lozoff (2011), cette pathologie a des conséquences se répercutent aussi bien
au niveau de la santé des populations que du développement économique et social des
communautés et des pays. Dans sa forme sévère, l’anémie est associée à une augmentation
de la mortalité maternelle et infantile (Brabin et al., 2001). L’anémie altère aussi le
développement physique et cognitif des enfants ainsi que les capacités physiques et la
productivité au travail des adultes (Haas et Brownlie, 2001). Le traitement et la guérison de
l’anémie par carence en fer est possible chaque fois que le traitement étiologique est associé
au traitement martial qui vise à reconstituer les réserves en fer.
1
Partie
Bibliographique
Chapitre I
Généralités
Chapitre I Généralités
1.1. Définition
Le sang est un tissu vital, circulant dans tout l’organisme, unique par sa composition
liquide qui le rend d’accès particulièrement facile (prélèvement veineux, capillaire). Le volume
sanguin est de 5 à 6 litres chez l’homme et de 4 à 5 litres chez la femme (Bryon, 1998)
Le sang est constitué principalement d’un liquide: le plasma (55%) et de cellules (les
éléments figurés) (45%) qui lui donne son aspect épais et visqueux (Lonneux, 2004).
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Chapitre I Généralités
Le plasma sanguin est de couleur jaunâtre clair, il est constitué de sels minéraux, d’ions
des molécules organiques, de gaz dissous, de sels (Sigogneau et al., 1996) ainsi que de
protéines essentiellement l’albumine, certaines globulines et des facteurs de la coagulation dont
le fibrinogène. Ce dernier après coagulation, se transforme en une protéine insoluble ; la fibrine,
le plasma devient ainsi sérum (Smaili, 2003).
Trois types d’éléments figurés sont présents dans le sang : les érythrocytes, les
leucocytes et les plaquettes. Chaque cellule se différencie des autres par sa morphologie, sa
fonction, et son cycle de vie (Figure.2).
Le globule rouge, encore appelé hématie ou érythrocyte est la cellule sanguine la plus
abondante, c’est une cellule anucléée, biconcaves de 6 à 8 µm de diamètre, et de 1 à 3 µm
d’épaisseur (Figure 3) (Tortora, 1999). Cette forme discoïdale lui confère une élasticité lui
permettant de remplir son rôle de transporteur d’oxygène à travers certains capillaires étroits.
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Chapitre I Généralités
donne sa couleur rouge et qui permet aussi de transporter l’oxygène, le fer et le dioxyde de
carbone (Bendjebla, 2004).
Il en existe environ 5 millions de cellules par millimètre cube de sang, et leur nombre
est plus élevé chez l'homme que chez la femme. Ils sont d’un volume de 85-95µ3 et leur durée
de vie peut atteindre 120 jours (Nguyen et Bourouina, 2010).
[Link]. Hémoglobine
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Chapitre I Généralités
Contrairement aux globules rouges, les globules blancs ou leucocytes sont dotés d’un
noyau et jouent un rôle de défenseur de l’organisme contre les corps étrangers, les agents
pathogènes et les processus inflammatoires (Bendjebla, 2004).
Toutefois dans certains cas des cellules dérivées des lymphocytes peuvent circuler dans
le sang les plasmocytes (Taïb, 2007).
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Chapitre I Généralités
1.2.3. Plaquettes
1.3. Hématopoïèse
Toutes les cellules sanguines proviennent d'un petit nombre de cellules situées dans la
moëlle osseuse, appelées « cellules souches ».
Le terme hématopoïèse désigne la différenciation intra médullaire, à partir des cellules
souches, des hématies (érythropoïèse), des globules blancs et des monocytes à partir d'une
même cellule souche (granulopoièse et monocytopoièse), des lymphocytes (lymphopoïèse), des
plaquettes (mégacaryocytopoièse) (Choquet, 2002). L'hématopoïèse commence dans les îlots
mésenchymateux, chez l'embryon alors que chez le fœtus, elle a lieu principalement au niveau
du foie et de la rate, mais c'est à partir du 7ème mois de la vie intra-utérine que les cellules
souches migrent du foie vers la moëlle osseuse (Figure 6).
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Chapitre I Généralités
Proérythroblaste
Mégacaryoblaste Myéloblaste
Erythroblaste Monoblaste Lymphoblaste
Plaquette
Erythrocyte Basophile Eosinophile Neutrophile Monocyte Lymphocyte T Lymphocyte B
thrombocyte
Granulocytes
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Chapitre I Généralités
Le sang assure de nombreuses fonctions qui sont toutes liées de près ou de loin au
transport de substances, à la régulation de certaines caractéristiques physiques du milieu interne
et à la protection de l’organisme. Ces fonctions se chevauchent et interagissent de manière à
maintenir l’homéostasie.
Par le même auteur dans la protection, le sang joue un rôle important dans la prévention
de l’hémorragie avec formation d’un caillot sanguin formé par les thrombocytes qui va arrêter
l’écoulement du sang. La prévention de l’infection, car le sang transporte les leucocytes et
anticorps, qui, tous, défendent l’organisme contre des corps étrangers tels que les bactéries et
les virus.
2.1. Définition
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Chapitre I Généralités
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Chapitre I Généralités
-Le fer héminique : à l’état ferreux Fe2+ présent uniquement dans les aliments d'origine
animale, est directement absorbé par la muqueuse intestinale. De plus, les viandes
contiendraient des substances qui favoriseraient l’absorption digestive. C’est pourquoi le
coefficient d’absorption du fer héminique est de l’ordre de 15 à 20%.
-Le fer non héminique : à l’état ferrique Fe3+ nécessite un mécanisme beaucoup plus
complexe mais connu. Les végétaux contiennent des substances telles que les fibres
alimentaires insolubles et le phytates qui limitent l’absorption du fer en le complexant. C’est
pourquoi le coefficient d’absorption est plus faible ; de l’ordre de 3 à 5%.
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Chapitre I Généralités
C’est le plasma qui apporte le fer aux cellules. Le fer y est présent sous forme liée à la
transferrine (Tf) (Gomme et al., 2005) qui le véhicule sous forme de Fe3+. Le complexe fer-
transferrine (TfR) est ensuite capté par le récepteur 1 de la transferrine (RTF1) présent au niveau
de différents organes, en particulier le foie et les cellules érythropoiétiques. Deux atomes de fer
peuvent être véhiculés par chaque molécule de Tf (Figure 8), glycoprotéine faite de 2 chaines
polypeptidiques de poids moléculaire (PM) de 80 KDa synthétisée sous le contrôle du gène du
chromosome 3. Toutefois, à l’état normal, la Tf est incomplètement saturée puisque seuls 30 à
45 % des sites potentiels de liaison au fer de la Tf plasmatique (2 à 4 g/L) sont occupés par du
fer (Olivier et al., 2012).
La ferritine est la protéine chargée d'assurer le stockage en fer dans les cellules. Elle a
une capacité de stockage pouvant aller jusqu'à 4500 atomes de fer par molécule. La ferritine est
une protéine hétérogène constituée d'une coquille protéique creuse de diamètre extérieur de 12
à 13nm et d'un noyau ferrique qui s'accumule au sein de la cavité centrale (Olivier et al., 2012).
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Chapitre I Généralités
La régulation des entrées selon les besoins occupe une place centrale dans le
métabolisme du fer (Cattan, 2004) qui doit donc être strictement contrôlé pour éviter
l’apparition de situations pathologiques (Mckie et al., 2001).
La régulation systémique de l’absorption intestinale est assurée par l’hepcidine
d’origine hépatique qui est l’hormone centrale de régulation du fer (Dine et al., 2010).
Le fer est indispensable à la vie cellulaire car il intervient dans l’activité biologique de
nombreuses protéines auxquelles il est associé (Olivier et al., 2012). L'organisme contient 30-
[Link]-1 de fer, ce qui représente environ 4 g (71 mmoles) chez un adulte sain répartis entre
fer héminique à l'état ferreux (Fe2+) et non héminique à l'état ferrique (Fe3+) (Valdiguie.
2000), résulte d’un équilibre entre les entrées de fer dans l’organisme et les pertes de fer. Cet
équilibre est possible grâce à une régulation du niveau d’absorption du fer (Olivier et al., 2000).
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Chapitre I Généralités
Massol (2003) rappelle que l’apparition d’une anémie est liée à la rupture de l’équilibre
entre la production médullaire des globules rouges (érythropoïèse) et leur destruction
périphérique, physiologique au terme de leur vie de 120jours (Hémolyse). Ainsi la baisse du
taux d’hémoglobine peut résulter de deux mécanismes :
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Chapitre I Généralités
L’anémie nécessite une parfaite compréhension aussi bien de ces causes éventuelles,
que de ses caractéristiques cliniques et biologiques. Elle est classée selon deux principales
points qui présentent des avantages qui peuvent être utilisés simultanément qui sont les critères
morphologiques des hématies et la classification étiologique (Molinier et Massol, 2008).
La classification morphologique est basée sur une corrélation entre les constantes
érythrocytaires et la cause sous-jacente de l’anémie. Les paramètres les plus importants sont :
la taille des globules rouges (volume globulaire moyen ou (VGM) et teneur globulaire moyenne
en hémoglobine (TGMH) ou la concentration globulaire moyenne en hémoglobine (CGMHb)
(Martin et al., 2004)
Lachaine (2005) rajoute que les anémies qui s’accompagnent d’un VGM augmenté,
normal et réduit sont respectivement dénommées, macrocytaire normocytaire et microcytaire
comme expliqué dans le tableau 1. Par contre les anémies qui sont associées à une réduction
de la TGMH sont qualifiées d’hypochromes, et celle dont la TGMH est normale sont qualifiées
de normochromes.
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Chapitre I Généralités
Christèl (2008), explique que la baisse de taux d’hémoglobine peut résulter de deux
mécanismes fondamentaux, une augmentation des pertes ou une diminution de la production
médullaire, l’augmentation des pertes (anémie régénérative ou périphérique) est la conséquence
d’une disparition accélérée des hématies circulantes, due soit à une hyper hémolyse, soit à une
hémorragie aigue. Le nombre de réticulocytes élevé témoignant de l’effort de la moelle, qui
tend à compenser l’excès de perte.
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Chapitre I Généralités
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Chapitre I Généralités
Dans l’anémie chronique, installée lentement, les signes cliniques de l’anémie traduisent
grossièrement sa gravité. Ils sont toujours moins marqués au repos.
L’anémie aiguë, celle notamment des hémorragies abondantes, comporte les mêmes
symptômes, mais souvent beaucoup plus intensément perçus, et il s’y ajoute une tendance au
collapsus et souvent une sensation de soif intense, surtout en cas d’hémorragie.
A l’extrême le coma anémique (autour de 3 g/100 mL pour un sujet par ailleurs sain). Il
est important de connaître ces signes communs à toutes les anémies, et les conséquences de
celles-ci sur les parenchymes nobles, notamment le myocarde (Levy et Varet, 2001).
2.5. Diagnostic
Le diagnostic selon Varet (2012) doit être conduit rapidement grâce d’abord à
l’interrogatoire et l’examen clinique complet. L’anamnèse prend en compte le contexte
(grossesse, intervention chirurgicale, transfusion, infection, intoxication alcoolique…). Il
recherche les traitements en cours ou passés (anticoagulants, antiagrégants, antibiotiques,
cytotoxiques, diurétiques, dispositif intra-utérin…), les antécédents médicaux (multiparité,
ulcère gastroduodénal, néphropathie, endocrinopathie, hémopathie, hépatopathie), ou
chirurgicaux (résection digestive, prothèse valvulaire) et familiaux (hémoglobinopathie,
hémolyse constitutionnelle).
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Chapitre II
Physiopathologie de
l’anémie ferriprive
Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
1. Carence martiale
Une anémie par carence martiale également appelée anémie ferriprive, est une anémie
arégénérative, microcytaire hypochrome, due à une déplétion des réserves en fer de l’organisme
(il y a environ 4 g de fer dans l’organisme dont 70 % contenus dans l’hémoglobine) qui entraine
un défaut d’hémoglobinisation des globules rouges se traduisant par une microcytose (Espanel
et al., 2007).
L’Algérie n’échappe pas à cette situation, il est sous l’emprise des problèmes de
déficiences nutritionnelles dus entre autres au changement des styles de vie et des habitudes
alimentaires. A l’échelle national ; l’anémie ferriprive touche plus du tiers de la population
Algérienne avec une prédominance chez les femmes enceintes 55%, les enfants 30% et enfin
les hommes 15% (Benfenatki, 2010).
3. Physiopathologie
Stade 1 : Diminution des réserves, donc par une diminution de la ferritine (FRT). L’épuisement
des réserves est suivi par une baisse du taux de fer sérique, l’augmentation compensatrice de la
transferrine (Tf) et la diminution de son coefficient de saturation (CST).
Stade 2 : Quand le fer délivré aux érythroblastes devient insuffisant, on constate une diminution
progressive de la synthèse de l’hémoglobine (Hb). En conséquence, l’expression membranaire
des récepteurs solubles de la transferrine (RsTf) augmente afin d’optimiser la captation du fer
(HAS, 2011).
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
Stade 3 : Le contenu en Hb est diminué dans chacune des formes des érythrocytes, alors que
les divisions cellulaires sont maintenues jusqu'à l’obtention d’une concentration critique en Hb
de 20 %.
Stade4 : Les globules rouges (GR) produits contiennent donc de moins en moins d’Hb
(hypochromie), et sont de plus en plus petits (microcytose) (Figure12).
4. Etiologie
Les causes de l’anémie ferriprive peuvent être classées en trois grandes catégories : les
pertes excessives, l’insuffisance d’apports de fer et l’accroissement des besoins comme cité
dans le tableau 2 de la page 18.
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
Les pertes excessives de fer sont la cause la plus fréquente d’anémie ferriprive,
notamment dans les pays industrialisés. Ces pertes, qui ne peuvent être compensées par
l’absorption digestive de fer, sont principalement dues à des saignements chroniques
(mésestimées ou méconnues). Elle peut être soit gynécologique chez la femme en activité
génitale, soit digestives chez l’homme et la femme après ménopause ou bien par les épistaxis
récidivantes et les dons de sang rapprochés (Münster, 2012).
En France, les populations les plus touchées sont les nourrissons dont le régime est
exclusivement lacté et pauvre en fer, les femmes après des grossesses répétées et rapprochées
et les personnes âgées sous-alimentées (Lefrère et Hermine, 2009).
Dans certaines pathologies, le fer est également mal absorbé ; c’est le cas des patients
atteints de gastrite atrophique, de gastrite à Helicobacter pylori, de maladie cœliaque
(Bourgarit-Durand, 2014), ou chez lesquels une chirurgie bariatrique a été réalisée
Dommergues (1993) rajoute que l’augmentation des besoins existe lors de la grossesse
par exemple et de grossesses rapprochées, l’allaitement et lors de la croissance chez l’enfant.
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
La plupart des personnes ayant une anémie ferriprive légère ne le remarquent pas. Les
symptômes dépendent en grande partie de la vitesse à laquelle l’anémie s’est installée.
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
Les autres symptômes de l'anémie ferriprive selon (Levy et al., 2008) peuvent inclure :
- Une hypotension artérielle (en particulier lorsque la personne passe de la position couchée
ou assise à la position debout).
- Des étourdissements
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
D’après Breymann (2002), les personnes qui risques d’être touchés par la carence
martiale sont :
- Les femmes en âge de procréer, qui ont des menstruations très abondantes, car il y a perte de
fer dans le sang menstruel
- Les femmes enceintes et celles qui ont des grossesses multiples et rapprochées
- Les adolescentes.
- Les personnes atteintes d’une maladie qui entraîne une malabsorption du fer : la maladie de
Crohn ou la maladie cœliaque, par exemple.
- Les personnes ayant un problème de santé qui cause des pertes de sang de façon chronique
dans les selles (non visibles à l’œil) : un ulcère gastroduodénal, des polypes bénins au côlon
ou un cancer colorectal, par exemple.
- Les personnes qui consomment régulièrement certains médicaments, comme des antiacides
de type inhibiteurs de la pompe à protons pour soulager des brûlures d’estomac. L’acidité de
l’estomac transforme le fer alimentaire en une forme assimilable par l’intestin. L’aspirine et
les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent aussi, à long terme, causer des saignements
dans l’estomac.
Casassus (2015) explique qu’une anémie légère n’a pas de conséquence majeure sur
la santé. S’il n’y a pas d’autres problèmes de santé, les symptômes physiques au repos ne sont
ressentis que pour une valeur d’hémoglobine inférieure à 80 g/l (si l’anémie s’est installée de
façon progressive).
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
Toutefois, si elle n’est pas traitée, son aggravation peut entraîner de graves problèmes :
Des troubles cardiaques : Un effort accru est demandé au muscle cardiaque, dont le
rythme de contraction augmente. Une personne ayant un trouble coronarien s’expose à un
risque accru d’angine de poitrine.
8. Diagnostic
D’après Casassus (2015), avant d’envisager un traitement martial non dépourvu d’effets
indésirables, il est impératif de faire un diagnostic précis et précoce d’une anémie ferriprive en
tenant compte de l’hémodilution physiologique de la grossesse et après avoir éliminé une autre
cause d’anémie. Le contexte clinique et les examens biologiques de première intention sont
dans la majorité des cas amplement suffisants.
8.1. Interrogations
L’interrogatoire doit être minutieux car il peut orienter vers le diagnostic d’anémie
ferriprive et doit comporter selon Marshall et Bangert (2005) : le niveau socio-économique,
les antécédents personnels notamment médicaux, chirurgicaux, gynéco-obstétriques et les
habitudes nutritionnelles doivent être recherchées en plus des signes fonctionnels rapportés
par le (la) malade.
D’après Herbaux et Paillassa (2017) l’examen physique cherche les signes ci-
dessous :
- La sécheresse cutanée.
- Les troubles phanériens : ils sont secondaires à l’hypoxie et traduisent souvent une carence
ancienne non traitée.
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
8.3. Clinique
Les autres signes rapportés par Ruivard (2017) sont en rapport avec une souffrance des
parenchymes liée à la diminution de l’apport en oxygène :
Herbaux et Paillassa (2017) ajoutent d’autres signes qui ne sont retrouvés qu’au cours
des anémies ferriprives anciennes et de façon inconstante :
- Troubles des phanères : ongles fragiles, mous, minces, striés, en cupule (koïlonychie), cheveux
secs et cassants.
- Signes digestifs : fissures des commissures labiales (perlèche), stomatite, glossite avec
atrophie des papilles linguales, dysphagie œsophagienne (syndrome de Plummer-Vinson) avec
atrophie muqueuse, gastrite atrophique fréquente mais rarement symptomatique.
25
Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
comme de réaliser ces mesures à distance d’une inflammation aigue, le matin à jeun pour
éviter la variation nycthémérale et toujours dans le même laboratoire. Le contexte clinique
doit être pris en compte dans l’analyse de ces résultats.
Hormis l’inflammation, le principal diagnostic différentiel de l’anémie microcytaire
ferriprive est la thalassémie diagnostiquée sur une électrophorèse de l’hémoglobine ou une
étude des gènes de globine. Nous rappelons que le taux d’HbA2 n’est interprétable que si le
taux du fer sérique est normal. Très exceptionnellement, il existe une forme génétique
d’anémie « ferriprive » mal corrigée par le traitement martial, liée à des mutations de gènes
(matriptase-2) entrainant une hypersécrétion d’hepcidine (Laurent, 2004).
Une anémie par carence en fer est presque toujours liée chez l'adulte à une hémorragie
chronique (Binet, 2009), souvent occulte, d'origine essentiellement digestive ou
gynécologique :
- Les causes digestives sont les plus fréquentes chez l'homme et la femme ménopausée.
L'interrogatoire est primordial, la recherche de sang dans les selles peut être très utiles,
et les explorations endoscopiques seront indispensables en l'absence de cause gynécologique.
Chez les hommes adultes ou les femmes ménopausées, Nobert et Marc (2018) exigent
que la réalisation d’une coloscopie totale et d’une fibroscopie œsogastro-duodénale est
obligatoire. En effet la présence d’une lésion digestive haute, comme un ulcère gastrique, peut
être associée à un cancer colo-rectal et, a contrario, un polype de taille significative (supérieur
à 1 cm), qui pourrait expliquer une carence en fer, peut-être associé à un cancer gastrique. La
plupart des auteurs conseille donc d’effectuer les deux examens avec des biopsies duodénales.
Les cancers colo-rectaux représentent de 15 à 38 %, suivant l’âge, des causes d’anémie
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
ferriprive après 50 ans. Si la coloscopie n’est pas complète ou mal préparée, il ne faut pas hésiter
à répéter cet examen. Chez des patients âgés ou fragiles, on peut cependant discuter de
remplacer la coloscopie par un coloscanner.
8.6.1. Hémogramme
- Leucocytes : nombre normal ; formule leucocytaire normale. Une discrète neutropénie est
possible dans les carences profondes. De même, les granulocytes peuvent apparaître moins
riches en granulations et le noyau un peu plus segmenté (majorité à 4 ou 5 lobes).
Dans le cadre d’un bilan diagnostique initial, on demande les paramètres suivants :
- La ferritine : Le taux de ferritine sérique reflète les stocks en fer de l’organisme. Selon les
recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), il s’agit du marqueur à doser en priorité.
Une ferritine abaissée affirme le diagnostic d’une carence en fer et il est inutile de doser d’autres
marqueurs du fer dans ce cas (Milman, 2008). C’est donc le dosage de référence pour évaluer
une carence martiale.
- Le fer sérique : Le dosage isolé du fer circulant est sans intérêt puisqu’il est sujet à des
variations nycthémérales. Il doit être associé aux autres paramètres du bilan martial pour
pouvoir être interprété (Beuzard et Raffoux, 2005).
-La transferrine : Le dosage du fer sérique doit notamment être associé au dosage de la
transferrine, protéine de transport du fer, qui permet alors le calcul du CST (Mario, 2012).
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Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
Plusieurs syndromes anémiques existent. Il faut les différencier car ils ne justifient pas
de traitement martial, à l’exception de l’anémie microcytaire, hypochrome et régénérative qui
signe l’anémie par carence martiale simple (Lansac et al., 2003).
Il existe aussi dans ce cas une microcytose et une hypochromie mais plus légère. Il y a
diminution du coefficient de saturation de la transferrine (CST), de la capacité totale de fixation
de la transferrine, et une hyposidérémie. Notons surtout une ferritine normale voir augmentée.
Il faut alors coupler la ferritine avec une CRP, marqueur de l’inflammation qui doit être
supérieur au seuil. Il s’agit en fait d’un détournement de fer de sa fonction principale vers le
système reticulo-histiocytaire (Beyne-Rauz. 2009).
8.7.2. Thalassémies
29
Chapitre II Physiopathologie de l’anémie ferriprive
9. Traitement
Le traitement martial doit être effectué en priorité par voie orale, comporte la
prescription d'un sel de fer ferreux par voie orale, à la posologie de 100–200 mg par jour chez
l'adulte, en privilégiant plutôt un traitement prolongé de 3 à 4 mois qu’une dose forte (Bauduer,
2009). Au-delà de cette dose préconisée, il y a un risque de mauvaise tolérance gastro-
intestinale (épigastralgies, nausées, constipation), sans amélioration de l’efficacité, car il y a
une saturation des capacités d’absorption.
Chez les femmes réglées, les carences en fer sont souvent récidivantes : il ne faut pas
hésiter à ajouter un progestatif dans la deuxième partie du cycle pour diminuer le volume des
règles ou à utiliser une contraception progestative pure, ou un dispositif intra-utérin à la
progestérone.
Les fortes doses de fer par voie veineuse (1000 mg) peuvent entraîner des
hypophosphorémies très sévères, en moyenne 40 jours après, et prolongées (Schaefer et al.,
2016). Ce risque est d’autant plus important que le patient est dénutri.
Les transfusions sanguines sont exceptionnellement nécessaires dans cette anémie bien
tolérée le plus souvent car progressive, indiquées uniquement dans des situations d'urgence
vitale, l'indication reposant sur la tolérance clinique (Ruivard. 2017).
30
Partie Pratique
Chapitre III Matériels et méthodes
1. Objectif de l’étude
Le but de cette étude est d’évaluer la prévalence de la carence martiale chez les femmes
et les hommes des différentes tranches d’âges par la réalisation des principales techniques
d’analyses adaptées à cette maladie à savoir les examens hématologiques et les examens
biochimiques.
Notre étude a été menée au sein du Laboratoire d’hématologie Dr Tareb Ali (médecin
spécialiste en hématologie) de Ouadhias wilaya de Tizi-Ouzou. Elle s’est déroulée sur une durée
de 3 mois, durant la période allant du mois de mars 2022 au mois de mai 2022.
Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle, basée sur les dossiers des patients
archivés et diagnostiqués par le médecin hématologue au niveau de son laboratoire pourtant sur
425 patients atteints d’anémie dont 254 cas de carence martiale durant les années 2018, 2019,
2020 et 2021.
3. Variables mesurées
- L’âge.
- Le sexe.
- L’hémogramme.
- Le taux de réticulocytes.
Le recueil des données a été établi à partir du logiciel BioLab et des fiches renfermant
les caractéristiques hématologiques et biochimiques suivants :
31
Chapitre III Matériels et méthodes
Cette fiche d’exploitation (Annexe) a été établie pour chaque patient comprenant le plan
de travail. Nous nous sommes intéressées aux :
5. Matériels
5.1. Appareil
32
Chapitre III Matériels et méthodes
33
Chapitre III Matériels et méthodes
BioSystems est un automate concerné a l’analyses biochimiques tel que le dosage du fer
sérique.
34
Chapitre III Matériels et méthodes
- Centrifugeuse de paillasse.
- Microscope binoculaire.
- Réfrigérateur réglable à une température de -30° C pour la conservation des sérums et des
réactifs.
- Agitateur automatique.
- Bain marie.
- Pipettes automatiques fixes : 1000 μL, 500 μL, 200 μL, 100 μL, 50 μL.
- May Grunwald (MG) (éosine – bleu de méthylène), colorant Giemsa (éosine – azur de
méthylène).
35
Chapitre III Matériels et méthodes
- Huile d’émersion (huile de cèdre) pour les frottis et les numérations des réticulocytes.
- Réactif Ferritine utilisé pour l’analyse du fer sérique dans l’automate MAGLUMI.
36
Chapitre III Matériels et méthodes
- Réactif FERROZINE utilisé pour l’analyse du fer sérique dans l’automate BioSystems.
6. Méthodes
Les examens biologiques sanguins sont prescrits à visée diagnostique pour suivre
l’évolution d’une pathologie ou pour surveiller l’efficacité d’un traitement ou de ses effets
indésirables, pour cela une suite de méthode doit être exercé comme présenté ci- dessous :
Pour chaque sujet, nous avons utilisé comme un matériel pour le prélèvement un garrot,
coton, alcool, seringue et deux tubes avec les anticoagulants EDTA et héparine.
Le sang est prélevé par ponction d'une veine de l'avant-bras (Figure 23). En fonction du
mode de prélèvement on distingue : le sang veineux, le sang capillaire et le sang artériel. Le
sang veineux est le plus souvent prélevé dans les veines superficielles du pli du coude, il doit
s'écouler de lui- même. Le sang capillaire est de plus en plus fréquemment prélevé du fait de la
miniaturisation des prélèvements (en particulier chez les enfants).
Le prélèvement se fait entre 8h et 11h de matin, les sujets étaient à jeûn et le prélèvement
se faisait sur les patients assis.
37
Chapitre III Matériels et méthodes
Figure 23 : Prélevement de sang véneaux sur tube EDTA et Héparine (Originale, 2022).
Toutefois le prélèvement sanguin doit se réaliser sous des conditions stériles. Par
ailleurs, il faut prendre précaution lors de la collecte d'échantillons : il faut considérer tout
prélèvement d'origine humaine comme infectieux et il faut le manipuler selon les procédures
de biosécurité habituelles.
Avant de commencer toute manipulation une suite d’opérations doivent être effectuées :
Le tube EDTA de sang total prélevé est enregistré sur logiciel BioLab mentionnant la
date et l’heure du prélèvement ainsi que le numéro du patient.
Le tube Héparine destiné pour doser la FRT sérique va subir un traitement préalable en
vue d’analyses ultérieures.
38
Chapitre III Matériels et méthodes
[Link]. Centrifugation
- Disposition des tubes dans le rotor de façon à éviter tout déséquilibre. Ainsi les poids des tubes
qui se font face dans le rotor sont identiques.
- Dans les cas où le nombre de tubes à centrifuger était impair, on placera en face du tube unique
un tube contenant le volume d’eau nécessaire pour obtenir un poids identique.
- Fermeture du couvercle en appuyant légèrement au centre du couvercle pour l’abaisser sur les
deux côtés. Le couvercle de la centrifugeuse s'encliquette et se verrouille.
- Finalement le sérum est récupéré à l’aide de micropipettes 100μL est mis dans des tubes
Eppendorf étiquetés.
Les dosages étaient prévus en différé sur les plasmas contenus dans les tubes Eppendorf.
Les plasmas des tubes Eppendorf ont été mis en position verticale dans les portoirs adéquats.
Par la suite, on a procédé à la phase de congélation à basse température dans un congélateur
programmé à -30°C pour une conservation maximale de 6 mois.
Chaque échantillon de plasma a fait l’objet d’un enregistrement sur fichier Excel, en
mentionnant la date et l’heure de la congélation ainsi que le numéro du donneur pour être
acheminé après la décongélation au service de médecine nucléaire le jour de dosage.
39
Chapitre III Matériels et méthodes
[Link]. Décongélation
Au cours de la phase analytique nous avons réalisé les bilans suivants : bilan
hématologique et bilan martial.
[Link].1. Principe
C’est un examen qui permet de déterminer le nombre absolu par unité de volume de
sang (en giga/l) de chaque type d’éléments figurés du sang en suspension dans le plasma
donnant ainsi des renseignements utiles permettant de suspecter une anomalie hémoglobinique.
40
Chapitre III Matériels et méthodes
Pour exécuter une NFS sur notre appareil (Coulter mindray BC-30s), on procède selon les
étapes suivantes :
- On met l’ordinateur en marche puis on ouvre une session. Ainsi le logiciel Mindray BC-30s
démarre.
On va cliquer sur mode et choisir le mode <WD> qui signifie sang total.
On sélectionne sur le menu d’accès le mode SID (sample ID number) pour créer une liste de
tâche par numéro d’identification de l’échantillon.
2- Mode d’échantillonnage
41
Chapitre III Matériels et méthodes
Prélèvement de sang veineux sur EDTA (un anticoagulant sec, ce qui permet
d’éviter les erreurs de comptage dues à la dilution du sang par un excès d’anticoagulant liquide
comme l’héparine) ou de sang capillaire (pulpe du doigt, talon chez le nourrisson) dans des
microtubes calibrés.
Il est inutile que le patient soit à jeun ; la digestion provoque certes une leucocytose
mais très discrète, < 5 %. En revanche, il doit être au repos car l’effort physique, même bref,
peut provoquer des hyperleucocytoses.
- Hématocrite (HT) ; (pourcentage du volume sanguin occupé par les globules rouges) en
fraction de litre.
- Calcule des indices érythrocytaires : Ces indices permettent de préciser le type d’anémie :
42
Chapitre III Matériels et méthodes
La TCMH est exprimé en picogramme (pg). 1 pg = 10-12 g. Elle est augmentée dans
les anémies macrocytaires
La CCMH est exprimé en pourcentage ou en g/dL. Cet indice nous indique si les GR
sont normochromes ou hypochromes.
L’interprétation se fait selon le sexe, l’âge (taux d’Hb différent chez l’homme, la femme
et l’enfant), les variations physiologiques et les caractéristiques ethniques.
- des chiffres absolus et non des pourcentages des granuleux, des lymphocytes, monocytes et
réticulocytes
- du contexte clinique.
En cas d’anomalies, un frottis sanguin s’impose. Il faut par ailleurs éliminer les artéfacts
tels que :
- Les fausses macrocytoses : en cas d’autoagglutination donnant des VGM très élevés. Ceci est
valable pour les appareils ne travaillant pas à 37°C.
43
Chapitre III Matériels et méthodes
44
Chapitre III Matériels et méthodes
[Link].1. Principe
Un colorant acide : l’éosine, un colorant basique : les azurs de méthylène, sous forme d’éosinate
d’azur de méthylène.
Ces deux colorants sont solubilisés dans le méthanol et sont inactifs dans cette solution
: c’est l’adjonction d’eau qui leurs donne leurs pouvoir colorant ; les sels sont alors dissociés
en colorant acide (éosine) et colorant basique (bleu de méthylène ou azurs de méthylène).
Les éléments cellulaires basophiles, seront colorés électivement par le colorant basique
(bleu de méthylène) : par exemple le cytoplasme des blastes ou des lymphocytes (chargés
d’ARN), l’ADN des noyaux …
Les éléments acidophiles, seront colorés électivement par le colorant acide (l’éosine) :
par exemple le cytoplasme des hématies chargés en hémoglobine.
Les éléments cellulaires neutrophiles, seront colorés à la fois par le colorant acide et le
colorant basique : par exemple les granulations des granulocytes neutrophiles.
L’eau neutre, indispensable pour préparer les solutions et effectuer les lavages, le pH
jouant un rôle important dans la coloration du frottis.
45
Chapitre III Matériels et méthodes
- L’identification du patient. En effet, il faut mentionner le nom du patient sur la tête du frottis.
- L’étalement, qui est une série d’opérations énumérées comme suites (Figure 24) :
- Déposer une goutte de sang sur une lame porte objet dégraissée, propre et sèche.
- Placer le bord de la 2ème lame rodée sur la 1ère lame et faire glisser celle-ci jusqu'à ce qu'elle
entre en contact avec la goutte en maintenant un angle de 45°.
- La goutte s'étale le long de l'arête par capillarité. Puis, pousser dans un mouvement
uniforme vers l'autre extrémité de la lame sans atteindre celle-ci.
- Avant d’être coloré, le frottis doit être fixé : dans cette méthode, la fixation se fait, dans le
premier temps de la manipulation, au contact du méthanol dans lequel est dissous le colorant
May-Grunwald.
46
Chapitre III Matériels et méthodes
-Pour la fixation et la coloration par le May-Grunwald, il faut procéder par ces différentes
étapes :
- Plonger la lame du frottis dans un bac contenant le colorant May-Grunwald pur de façon à
recouvrir complètement le frottis.
- On rince on ajoute autant d‘eau tamponnée de pH=7 qu’on a utilisé de May-Grünwald (10 à
15 gouttes) et on mélange par rotation de la lame pendant 2 à 3 minutes.
-On recouvre la lame par la suite de solution Giemsa dilué au 1/10 de dans l’eau tamponnée
pH=7 pendant 15à 30 mn.
- Plonger la lame du frottis dans un bac contenant la solution de Giemsa et laisser agir pendant
20 minutes.
- Les lames colorées sont ensuite égouttées et séchées à l’air libre, après avoir essuyé la face
inferieure avec du papier-filtre.
Le mélange de bleu de méthylène d’éosine et d’azur de méthylène fixe le frottis par son
alcool méthylique et comme tous les colorants neutres en solution alcoolique il ne libère son
activité colorante qu’après addition d’eau tamponnée.
En plaçant la lame sur la platine du microscope en gardant le frottis sur la face supérieure.
On contrôle tout d’abord le frottis à faible grossissement (X10) de manière à déterminer
la distribution des cellules ainsi que la qualité de l’étalement et de la coloration.
On dépose une petite goutte de l’huile à immersion sur l’étalement puis on met en place
l’objectif à immersion.
47
Chapitre III Matériels et méthodes
On observe les hématies dans la zone extrême de l’étalement après mise au point à
l’objectif x 100 à immersion dans la zone illuminée.
La lecture s’est effectuée selon le trajet di créneau comme le montre la figure ci-dessous
comme le montre la figure 25.
Figure 26 : Aspect d’un frottis sanguin par la coloration de MGG (Nathalie et al., 2012).
48
Chapitre III Matériels et méthodes
La qualité d'un bon frottis sanguin (E de la figure 27) est relative à sa présentation et
son uniformité. Ainsi, un frottis de qualité doit répondre aux critères suivants :
- Ne doit être ni trop mince (sinon pauvre en éléments) ni trop épais (sinon éléments rétractés
non identifiables).
- Ne doit atteindre ni les bords ni les extrémités de la lame (sinon les éléments les plus
volumineux seront perdus).
- Doit être correctement séché (sinon présence d'artefacts et les hématies seront crénelées).
- Ne doit pas présenter de stries verticales ou horizontales (cas où l'étalement est mal rodé) ou
des trous (cas où la lame est mal dégraissée).
[Link].1. Principe
49
Chapitre III Matériels et méthodes
- Ajouter une quantité égale de colorant (Bleu de crésyl brillant), mélanger par rotation.
- Laisser le mélange agir dans un bain-marie à une température de 37° pendant 15 minutes.
- Déposer une goutte de mélange sur une lame et préparer le frottis par la technique habituelle
en faisant des étalements minces.
- laisser sécher
Choisir, à l’objectif x 10, une zone dans laquelle les hématies sont bien étalés, ne se
chevauchent pas et ou leur densité est homogène (cette zone est en général située vers la queue
du frottis). Effectuer ensuite la numération à l’objectif x 100. Les hématies sont uniformément
colorées en bleu-verdâtre (figure 28). Les réticulocytes, légèrement plus gros, se distinguent
des hématies matures par leur substance granulofilamenteuse colorée en bleu violacé.
A ne pas confondre ces grains ou filaments d’ARN avec des taches de colorants.
50
Chapitre III Matériels et méthodes
- Se placer dans une zone où les hématies sont bien séparées les unes des autres (en
queue de frottis), repérable par examen à l’objectif x10.
- Compter dans un champ 1000 hématies et compter les réticulocytes dans les quatre
champs adjacents au précédent. Compter au moins 50 réticulocytes et de préférence 100
réticulocytes.
Le taux de réticulocytes peut être exprimé en pourcentage dont les valeurs normales sont
de 0.2% à 2.0% chez l'adulte ou en valeur absolue avec des valeurs normales comprises entre
25000 et 120000 éléments/mm³.
Le bilan martial est le bilan primordial à réaliser lors d’une anémie ferriprive suspectée
afin de de la confirmée ou l’infirmer. Il consiste à apprécier le bilan du fer dans l’organisme.
51
Chapitre III Matériels et méthodes
- Dosage de la ferritine.
- Dosage du fer sérique
- Dosage de la capacité total de fixation du fer (TIBC).
- Dosage de la transferrine
La ferritine est une protéine de distribution essentiellement tissulaire qui est une forme
de stockage du fer la plus répandue dans le corps humain.
De très faibles quantités sont retrouvées dans le plasma et, dans une certaine mesure,
elle reflète les réserves de fer.
[Link].1. Principe
Le cône à usage unique sert à la fois de phase solide et de système de pipetage. Les
autres réactifs de la réaction immunologique sont prêts à l’emploi et pré-répartis dans la
cartouche.
Toutes les étapes du test sont réalisées automatiquement par l’instrument. Elles sont
constituées d’une succession de cycle d’aspiration/refoulement du milieu réactionnel.
A la fin du test, les résultats sont calculés automatiquement par l’instrument par apport
à une courbe de calibration mémorisée, puis imprimés.
[Link].2. Technique
Il existe sur le marché plusieurs kits de dosage différents. Cela est à l’origine d’une
difficulté d’interprétation, car les limites normales données par les fabricants diffèrent selon les
firmes. La limite inférieure à prendre en tous cas en considération est 15 mg/ml et la limite
52
Chapitre III Matériels et méthodes
supérieure 500 mg/ml, bien que la limite inférieure soit, en théorie, un peu plus élevée chez
l’homme et la limite supérieure, un peu plus basse chez la femme réglée. Ces limites sont à
considérer comme frontières du pathologique.
1. Utiliser une cartouche « FER » et un cône « FER » pour chaque échantillon, contrôle ou
calibreur à tester.
2. Le test est identifié par le code « FER » sur l’instrument. Le calibreur identifié
obligatoirement par « S1 », il doit être utilisé en double. Si le contrôle doit être testé, il sera
identifié par « C1 »
5. Démarrer l’analyse.
6. Les résultats sont obtenus en 30 minutes environ. A la fin de l’analyse, retirer les cônes et les
cartouches et les éliminer dans un récipient approprié.
Le fer est le constituant base d’un grand nombre d’enzymes. La myoglobine, protéine
musculaire, contient du fer, tout comme le foie.
53
Chapitre III Matériels et méthodes
[Link].1. Principe
[Link].2. Technique
- Préparer dans un tube le réactif 100 mmol/L d’Acétate a pH = 4.9 le fer ferrique Fe3+ est libéré
instantanément de la transferrine.
- Dissoudre l’acide ascorbique dans le tube précédent, ce qui réduit le fer ferrique (Fe3+) en fer
ferreux (Fe2+).
La capacité totale de fixation du fer est la quantité totale de fer que les protéines
plasmatiques peuvent lier. Pratiquement toute la capacité de fixation est due à la transferrine.
Normalement, seulement un tiers de la capacité de fixation est occupée par le fer, c’est
pourquoi la transferrine du plasma a une réserve considérable de fixation en fer.
La capacité totale de fixation du fer augmente dans les anémies à déficience en fer,
cependant, la mesure de la capacité totale de la fixation du fer ne doit pas être utilisée pour
tester la déficience en fer (Friedman et Young, 2001)
54
Chapitre III Matériels et méthodes
[Link].1. Principe
Un excès d’ions Fe3+ est ajouté à l’échantillon afin de saturer la transferrine sérique. Le
fer qui ne s’est pas uni Fe3+, précipite avec l’hydroxycarbonate de magnésium et celui qui est
uni à la protéine dans le produit surnageant est mesuré à l’aide d’un spectrophomètre.
[Link].2. Technique
- Pipeter dans de tube à essai Eppendorf 0.5 mL du sérum de l’échantillon et 1.0 mL du réactif
Chlorure de fer 3+.
- Bien agiter et incuber le tube pendant 5-30 minutes à température ambiante avec agitation de
temps à autre.
-bien agiter et incuber une autre fois pendant 30 à 60 minutes à température ambiante (37°C).
Agiter de temps en temps.
Le calcul :
55
Chapitre III Matériels et méthodes
Les variations en sont plus précoces que celle de l’Hb (augmentation de la CTST et
diminution du CST en cas de carence). Mais l’interprétation devient difficile en cas de
pathologies associées qui peuvent fausser sa véritable signification : par exemple dans le cadre
d’une carence martiale associée à un syndrome inflammatoire, la concentration de la
transferrine peut être normale, son augmentation par la carence étant masquée par sa
diminution.
- Un syndrome inflammatoire.
- Une dénutrition.
- Une hyperandrogénie.
[Link].1. Principe
La quantité totale de transferrine présente dans l’organisme une corrélation inverse avec
l’état des réserves en fer. Ainsi, la synthèse de la transferrine augmente lorsque les réserves
diminuent, et ceci bien avant l’apparition de l’anémie. C’est par ailleurs le degré de saturation
en fer de la transferrine circulante qui conditionne sa fixation sur les récepteurs membranaires
des érythroblastes. Cette fixation est meilleure et la livraison du fer se fait avec plus d’efficacité
lorsque prédominent les formes di ferriques.
56
Résultats
Au terme de notre étude, 425 patients ont été diagnostiqués au niveau du laboratoire
d’analyses médicale au cours des quatre dernières années (depuis 2018) comme atteints
d’anémie.
La répartition de l’ensemble des patients anémique selon le sexe est représenté dans la
figure 26 ci- dessous :
H H
17%
F
F
83%
Tout patient possédant un taux d’hémoglobine inférieure à 12 g/mL est classé anémique.
Dans la population étudiée on a trouvé 425 patients atteints d’anémie.
Ainsi le nombre de cas féminins est de 353 soit 83% contre 72 cas masculin soit 17%.
57
Résultats
H
Nombre de patients anémiques
160
F
143
140 131
120
100
79
80
60
40 33
24
20 15
0
<8 8_10 >10
Taux d'Hb (g/dL)
- 94 cas d’anémies sévères (avec taux d’hémoglobine inférieure à 8 g/dL) soit 22.11 %
dont 79 cas (84.05%) sont des femmes et 15 cas (15.97%) sont des hommes.
Avec un sexe ratio (H/F) = 0.18
- 176 cas d’anémies modérées (avec un taux d’hémoglobine entre 8 et 10 g/dL) soit
41.41% dont 143 cas (81.25%) sont des femmes et 33 cas (18.75%) sont des hommes.
Avec un sexe ratio (H/F) = 0.23
- 155 cas d’anémies considérée normales ou absentes (avec un taux d’hémoglobine
supérieur à 10g/dL) soit 36.47% dont 131 cas (84.52%) sont des femmes et 24 cas
(15.48%) sont des hommes.
Avec un sexe ration (H/F) = 0.18
58
Résultats
L’âge des patients anémiques faisant partie de notre étude varie entre 5 mois et 80 ans.
Sexe
. Age H F
-5 13 3
5_14 7 16
15_24 6 66
25_34 5 67
35_44 3 88
45_54 5 40
55_64 5 18
65_74 12 23
75+ 16 32
Total 72 353
On remarque pour toutes les tranches d’âge c’est le sexe féminin qui prédomine.
Chez le sexe masculin le syndrome anémique et remarquable chez les enfants de moins
de 5ans ainsi qu’au sujet âgé de plus de 75 ans.
Tandis que chez le sexe féminin, toutes les tranches d’âges sont concernées mais on
constate une très forte présence d’anémie chez les femmes en âge de procréer ainsi que chez les
adolescentes qui ont des menstruations très abondantes.
59
Résultats
7.1.4. Répartition des patients anémiques selon le volume globulaire moyen (VGM)
La répartition des patients anémiques selon le taux de VGM est présentée dans
l’histogramme ci-dessous :
300
Nombre de patients anémiques
H
262
250 F
200
150
100
77
50 42
21
14
9
0
<80 80_100 >100
Taux de VGM (fL)
Le volume globulaire moyen (VGM) nous permet de classer les anémies en trois
catégories : microcytaire, normocytaire et macrocytaire. Dans notre étude on a eu :
Parmi les 425 patients anémiques on remarque une nette abondance des anémies
microcytaire (avec taux de VGM inférieure à 80 fL), elle est le type d’anémie la plus fréquente
avec un chiffre de 304 cas soit 71.52 % dont 262 cas (86.18%) sont des femmes et 42 cas
(13.82%) sont des hommes. Avec un sexe ratio (H/F) = 0.16
En deuxième lieu, on a 98 cas d’anémies normocytaire (avec un taux de VGM entre 80
et 100 fL) soit 23.05% dont 77 cas (79.57%) sont des femmes et 21 cas (21.43%) sont des
hommes. Avec un sexe ratio (H/F) = 0.27
Et enfin les anémies macrocytaires (avec un taux de VGM supérieur à 100 fL) avec un
chiffre de 23 cas soit 5.41% dont 14 cas (60.87%) sont des femmes et 9 cas (39.13%) sont des
hommes. Avec un sexe ration (H/F) = 0.64
60
Résultats
250
Nombre de patients anémiques
H
221
F
200
150
100
50 41
33
9
0
-20 20_200
Taux de ferritine (mg/L)
Figure 32 : Histogramme représentant le nombre des carences en fer parmi les anémies
microcytaires.
L’étude menée dans cette partie a été faite grâce au paramètre de la ferritine qui nous a
permis de différentier la carence en fer parmi les autres anémies microcytaires tel que l’anémie
inflammatoire et d’autres. Sachant qu’une anémie est dite ferriprive lorsque le taux de ferritine
est inférieur à 20 mg/L on a eu :
Parmi les anémies microcytaires trouvé dans l’étude statistique effectuée (à propos de
304 cas) on remarque que la carence en fer et la cause la plus fréquente avec un nombre de 254
patients carencés en fer soit 83.55 %.
Le sexe féminin est d’une fréquence remarquable avec 221 cas soit 87.01%
contrairement à 33 cas soit 12.99% du sexe masculin. Avec un sexe ratio (H/F) = 0.15
Les autres anémies microcytaires sont quasi rares avec 50 cas (16.45%) surtout chez les
hommes où elles se présentent chez 9 patients seulement soit 18% en revanche 41 femmes
(82%) sont touchées. Avec un sexe ration (H/F) = 0.22
61
Résultats
Chez le sujet normal sans aucune pathologie hématologique on a un frottis normal ave
hématies de taille égale et de même forme on parle donc de normocytaire, avec une coloration
uniforme dites normochrome (Figure 33).
62
Résultats
On observe au grossissement 1000 des microcytoses qui sont d’une taille plus petite que
les hématies et leur diamètre est inférieur à 7 µm.
On observe au grossissement 1000 des macrocytoses qui sont d’une taille plus grande
que les hématies et leur diamètre est supérieur à 7 µm.
Chez un sujet ayant une anémie sévère par carence prononcée en fer, on peut voir au
grossissement 1000 :
- Une microcytose
- Une hypochromie sévère
- Et une anisopoïkilocytose
63
Résultats
64
Discussion
Dans notre étude, 425 sujets présentaient une anémie dont l’origine a été
majoritairement ferriprive (254 cas), ce qui est comparable à la prévalence mondiale des
anémies (McLean et al., 2005).
La comparaison entre les deux sexes montre que la prévalence de la carence martiale est
significativement plus importante chez les femmes que chez les hommes (environ le triple) avec
un pourcentage de 83% et de 17% respectivement et un sexe ratio de 0.20, de même pour
l’anémie.
Cette prédominance féminine est due à la différence physiologique entre les deux sexes,
car les besoins en fer chez les femmes sont plus élevés (1.5 mg contre 1 mg chez l’homme) du
fait des pertes sanguines excessives et des besoins accrus (menstruation, grossesses…)
(Brittenham, Gary, 2011).
Il est intéressant de noter que chez les patients anémiques toute les tranches d’âges sont
touchées. Chez les hommes de notre étude, ce sont les enfants de moins 5 ans et les sujets âgés
de plus de 75ans qui sont plus concernés. Tandis que chez les femmes, les adolescentes et les
femmes en âge de procréer sont les plus touchées soit de 15-24, 25-34, 35-44 et 45-54.
Le contenu en hémoglobine est diminué dans chacune des formes des érythrocytes, alors
que les divisions cellulaires sont maintenues. Les globules rouges produits contiennent donc de
moins en moins d’hémoglobine (hypochromie), et sont de plus en plus petits (microcytose). La
microcytose est définie par un volume globulaire moyen inférieur aux limites de la normale, en
pratique à 80 fL. L’hypochromie est définie par un contenu corpusculaire moyen en
hémoglobine inférieur à la normale, en pratique inférieur à 31 % (Berthélémy, 2014).
Ces anomalies ne sont pas immédiatement apparentes dans le sang, puisque ces globules
rouges ne se substituent que progressivement aux globules rouges normaux (durée de vie des
globules rouges = 120 j) (Nguyen et Bourouina., 2010). Enfin, s’installe l’anémie typiquement
microcytaire et hypochrome.
65
Discussion
où on constate que 22.11 % présentent une anémie sévère, 41.41% d’anémie modérée et 36.47%
d’anémie normale.
Concernant le taux de VGM (volume globulaire moyen) qui nous permet de classer et
de typer l’anémie en microcytaire, normocytaire et macrocytaire, on a obtenu parmi les 425
patients anémiques une nette abondance des anémies microcytaire 71.52 %, suivie par l’anémie
normocytaire avec 23.05% et en fin l’anémie macrocytaire avec 4.41%.
Par ailleurs, l’examen du frottis sanguin nous montre l’aspect des réticulocytes où chez
un sujet anémique on peut voir : Une microcytose hypochrome et une macrocytose à quoi
s’ajoute une anisopoïkilocytose chez le sujet ayant une anémie sévère par carence prononcée
en fer.
La carence en fer se traduit d’abord par une diminution des réserves, donc par une
diminution de la ferritine (Milman, 2008). Dans notre étude, parmi les 304 cas anémies
microcytaires on remarque que la carence en fer et la cause la plus fréquente avec un nombre
de 254 patients soit 83.55 % ayant un taux de ferritine inférieur à 20 mg/L.
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Conclusion
Conclusion
L'anémie ferriprive est une affection extrêmement fréquente, liée le plus souvent au
niveau socioéconomique défavorable au sein des populations de pays pauvres.
En Algérie comme dans la majorité des pays elle touche surtout les femmes en âge de
procréer et les enfants en bas âge. Les étiologies sont dominées chez l’homme par les causes
digestives tandis que chez la femme se sont les causes gynécologiques. Chez l’enfant, c’est
l’augmentation des besoins et la carence en apports qui sont le plus souvent en cause.
La carence en fer a des conséquences importantes tant sur le plan social, économique,
qu’intellectuel.
Le traitement est facile mais long nécessitant une bonne observance pour un bon résultat
thérapeutique. Les découvertes récentes sur le métabolisme du fer offrent de nouveaux espoirs
quant à la prise en charge de l’anémie ferriprive mais aussi de toutes les pathologies liées à un
trouble du métabolisme du fer.
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Références
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Annexe
Annexe : Fiche d’exploitation d’un malade.
Résumé
La carence en fer est la plus fréquente des anémies et constitue un des principaux
problèmes nutritionnels dans le monde. L’anémie ferriprive est un problème de santé publique
en Algérie et dans le monde avec prédominance du sexe féminin par rapport au sexe masculin.
Les femmes en période d’activité génitale (15-50 ans) et les enfants (0-4ans) représentent la
catégorie de la population la plus touchée. Les signes fonctionnels sont dominés par l’asthénie
et la pâleur cutanéomuqueuse. Les signes physiques de la carence martiale, sont dominés par
des cheveux secs et cassants, une glossite et une sécheresse cutanée. Le diagnostic repose sur
l'hémogramme (examen cytologique du sang), qui révèle une microcytose (diminution du
volume des globules rouges), souvent accompagnée d'hypochromie (insuffisance de
concentration en hémoglobine des globules rouges), et sur le dosage du fer dans le sérum, qui
est bas avec des signes de diminution des réserves (transferrine augmentée ou ferritine basse).
Le dosage de la ferritinémie est effondré dans la plupart des cas. Chez les femmes en période
d’activité génitale, les causes gynécologiques sont les plus fréquentes, chez les hommes, les
saignements d’origine digestive sont souvent en cause ; chez les enfants, les carences d’apport
et la géophagie sont fréquents dans cette tranche d’âge. Le traitement par fer oral doit être
prolongé pour une durée d’au moins trois mois. Les formes intraveineuses de fer sont réservées
aux anémies ferriprives résistantes au traitement par fer oral.
Mots clés : Anémie, Anémie ferriprive, Carence martiale, Hémogramme, Métabolisme du fer,
Ferritine.
Summary
Iron deficiency is the most common anemia and is one of the main nutritional
problems in the world. Iron deficiency anemia is a public health problem in Algeria and in the
world with predominance of the female sex compared to the male sex. Women in the period of
reproductive activity (15-50 years) and children (0-4 years) represent the category of the
population most affected. The functional signs are dominated by asthenia and mucocutaneous
pallor. The physical signs of iron deficiency are dominated by dry and brittle hair, glossitis and
skin dryness. The diagnosis is based on the hemogram (cytological examination of the blood),
which reveals microcytosis (decrease in the volume of red blood cells), often accompanied by
hypochromia (insufficient concentration of hemoglobin in red blood cells), and on the dosage
of iron in serum, which is low with signs of reduced reserves (increased transferrin or low
ferritin). Serum ferritin levels collapsed in most cases. In women during the period of
reproductive activity, gynecological causes are the most frequent, in men, bleeding of digestive
origin is often the cause; in children, intake deficiencies and geophagia are common in this age
group. Treatment with oral iron should be prolonged for a period of at least three months.
Intravenous forms of iron are reserved for iron deficiency anemia resistant to treatment with
oral iron.
Key words : Anemia, Iron deficiency anemia, Iron deficiency, Blood count, Iron metabolism,
Ferritin.