Cours num 03 termino cpi
Crimes de guerre ()جشائى انحشة
La définition des crimes de guerre comprend les actes commis pendant les
périodes de conflit armé international(ٌ )نزاع يسهح دونou ne présentant pas de
caractère international(ٌ)نزاع يسهح راد طبثغ غَش دون.
Contrairement au crime de génocide et aux crimes contre l’humanité, les
crimes de guerre peuvent être des actes isolés. Cependant, le Statut spécifie que
« [la] Cour doit avoir compétence à l’égard des crimes de guerre en particulier
lorsque ces crimes s’inscrivent dans le cadre d’un plan ou une politique ou
lorsqu’ils font partie d’une série de crimes analogues commis sur une grande
échelle ».
Définition des crimes de guerre (article 8 statut de Rome)
Le droit international ()القبًوى الدوليfait une distinction entre les crimes de
guerre commis dans le contexte d’un conflit armé international(ٌ)نزاع يسهح دون
et ceux qui ne présentent pas un caractère international(ٌ)نزاع يسهح دون
(comme une guerre civile)()الحرة االهلية. Cette distinction est reprise dans le
Statut de la CPI qui a compétence sur les crimes de guerre ( انًحكًخ انجنبئَخ
)انذونَخيختصخ فٌ يحبكًخ انجشائى انًصنفخ جشائى حشة:
Dans le contexte d’un conflit armé international (ٌ)فٌ اطبس اننزاع انًسهح انذون
• Les infractions graves aux Conventions de Genève de 1949 (suivi d’une
exhaustive liste d’actes) (article 8.2.a)).
• Les autres violations graves des lois et coutumes applicables aux conflits
armés
internationaux dans le cadre établi du droit international (suivi d’une
exhaustive liste d’actes) (article 8.2.b)).
Dans le contexte d’un conflit armé ne présentant pas un caractère
international (ne s’applique pas aux situations de troubles et tensions
internes) (ٌ)فٌ اطبس اننزاع انًسهح غَش انذون
• Les violations graves de l’article 3 commun aux quatre Conventions de
Genève de 1949 (suivi d’une exhaustive liste d’actes) (article 8.2.c)).
• Les autres violations graves des lois et coutumes applicables dans le cadre
établi du droit international (suivi d’une liste exhaustive de crimes) (article
8.2.e)).
La plupart des crimes prévus à l’article 8 sont tirés de dispositions existantes
de droit international en particulier des Conventions de Genève de 1949 et de
leurs protocoles additionnels de 1977, ainsi que des Conventions de La Haye. Le
Statut de Rome ne se réfère pas à l’ensemble des crimes de guerre réprimés
par le corpus du droit international humanitaire, et a contrario reconnaît certains
crimes absents des conventions antérieures comme l’enrôlement et la
conscription d’enfants de moins de 15 ans et le fait de les faire participer
activement aux hostilités.
Le crime d’agression (article 5.2)
Le Statut donne également compétence à la CPI sur le crime d’agression.
Cependant cette compétence est soumise à l’adoption d’une définition par une
Conférence de révision des Etats parties et un amendement au Statut
correspondant. La première Conférence de révision est prévue sept ans après
l’entrée en vigueur de la CPI, à savoir en 2009. Jusqu’à cette date, l’article 5.2
représente une simple volonté que soit défini, dans le futur, le crime d’agression.
Le champs de compétence de la CPI
La CPI est compétente quand :
• Les crimes ont été commis par un ressortissant d’un Etat partie, c’est-à-
dire un Etat qui a ratifié le Statut de Rome ; ou
• Les crimes ont été commis sur le territoire d’un Etat partie (par conséquent,
la Cour peut, dans certaines circonstances, exercer sa compétence sur les
ressortissants d’un Etat non partie) ; ou
• Le Conseil de sécurité défère une situation à la CPI (dans ces cas, la
compétence de la Cour est réellement universelle, à savoir qu’il n’est pas
nécessaire que l’auteur présumé du crime soit un ressortissant d’un Etat partie
ou que le crime ait été commis sur le territoire d’un Etat partie) ; ou
• Un Etat qui n’a pas ratifié le Statut (ou n’en faisait pas partie lorsque les
crimes présumés étaient commis) dépose une déclaration d’acceptation ad hoc
de la compétence de la Cour « à l’égard du crime dont il s’agit ».
Compétence non rétroactive ()ػذو سجؼَخ اختصبص انًحكًخ انجنبئَخ انذونَخ
Compétence temporelle(ٌ)االختصبص انزين
• Pas de responsabilité pénale pour les crimes commis avant l’entrée en
vigueur du Statut.()ػذو لَبو انًسؤونَخ نهجشائى انتٌ تى لجم نظبو سويب حَز انتنفَز
La Cour peut seulement exercer sa compétence sur les crimes commis après
l’entrée en vigueur du Statut de Rome.
Une restriction supplémentaire a été adoptée s’agissant du crime de disparitions
forcées :
Pendant la négociation des Eléments des crimes, les Etats ont décidé que la CPI
n’aurait pas compétence sur les crimes de disparitions forcées si les éléments de
ce crime ont été commis avant le 1er juillet 2002 et ce malgré la nature même de
ce crime dit « continu ».
• Entrée en vigueur du Statut de Rome « générale »()دخول نظبو سويب حَز انتنفَز
Le Statut de Rome est entré en vigueur le 1er juillet 2002.15 Cependant cette
date s’applique seulement aux Etats ayant ratifié le Statut avant avril 2002.
• Entrée en vigueur « individuelle » ( الدخول االنفشادً ننظبو سويب انفشادٍب ثبننسجخ نهذول
)انتٌ نى تصبدق ػهَه
Pour tous les autres Etats parties,
le Statut entre en vigueur deux mois après leur date respective de ratification
conformément à l’article 126.2.
Cependant, les Etats peuvent consentir à ce que la Cour exerce sa compétence
avant cette date par déclaration, conformément à l’article 12.3.
Par exemple, l’Ouganda a ratifié le Statut le 14 juin 2002, donc le Statut est
entré en vigueur le 1er septembre 2002 à son égard. L’Ouganda fit ensuite une
déclaration sous l’article 12.3 afin de donner compétence à la Cour sur les
crimes commis en Ouganda à partir du 1er juillet 2002.
Compétence permanente()االختصبص انذائى
Contrairement aux tribunaux ad hoc, qui ont compétence sur les crimes les plus
graves commis sur le territoire de l’ex-Yougoslavie depuis 1991 et au Rwanda
en 1994, et les tribunaux hybrides ou internationalisés (ex. Tribunal spécial pour
la Sierra Léone ou les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux
cambodgiens), la CPI est une cour permanente.( انًحكًخ انجنبئَخ انذونَخ يحكًخ دائًخ
Mécanismes de saisine : ()آنَبد االحبنخ ػهي انًحكًخ انجنهئَخ انذونَخ
Il existe quatre manières différentes de renvoyer une situation devant la
Cour ()أسثؼخ طشق إلحبنخ انًهفبد أيبو انًحكًخ انجنبئَخ انذونَخ
• Les Etats parties peuvent saisir le Procureur d’une situation ( يوكي للدول احبلة
)أي قضية اهبم الوحكوة ثتقدين طلت للٌبئت العبم لدى الوحكوة الجٌئية الدولية
(comme ce fut le cas pour les situations en Ouganda, en République
démocratique du Congo et en République centrafricaine).
• Le Conseil de sécurité des Nations unies peut saisir le Procureur suite à
une résolution passée dans le cadre du chapitre VII de la Charte des
Nations unies.( نًجهس االين انذونٌ احبنخ اً لضَخ ػهي اليحكًخ انجنبئَخ انذونَخ ثبٍذاع يزكشح
ين يَثبق االيى انًتحذح06 )عني طشٍك توصَخ يجهس االين طجمب نهفمشح
(comme ce fut le cas dans la situation du Darfour / Soudan).
• Le Procureur peut initier une enquête de sa propre initiative.( ًٍكن نهنبئت انؼبو
))نذى انًحكًخ انجنبئَخ انذونَخ ثبنًجبدسح فٌ فتح تحمَك
(proprio motu), basée sur des informations reçues de toutes sources, individus
ou organisations. Dans ce cas, le Procureur doit demander l’autorisation de la
Chambre préliminaire avant de commencer l’enquête.
• les Etats non parties au Statut peuvent également saisir le Procureur
d’une situation en faisant une déclaration ad hoc d’acceptation de la
compétence de la Cour ( نهذول غَش انًصبدلخ ػهي نظبو سويب نهًطبنجخ ين اننبئت انؼبو نهًحكًخ
)انجنبئَخ انذونَخ ثفتح فٌ اً لضَخ ثًجشد تمذو تصشٍح ثمجول اختصبص انًحكًخ انجنبئَخ انذونَخ
(comme ce fut le cas dans la situation de la Côte d’Ivoire, dont le gouvernement
a fait une déclaration acceptant
la compétence de la Cour en 2003 pour les crimes commis depuis le 19
septembre 2002).
Il est important de noter que l’article 16 autorise le Conseil de sécurité des
Nations unies, par l’adoption d’une résolution, à suspendre l’ouverture d’une
enquête ou les poursuites pendant une période de douze mois.