Cours AEP - AMINA
Cours AEP - AMINA
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Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
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Ministère de l’Enseignement Ministry of Higher Education
Supérieur ******
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Université de Maroua ******
****** The higher Institute of the Sahel
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Janvier 2013
Révisé 2014
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 1
“Objectifs du Millénaire de Développement ”, le principe de
« L’eau potable pour tous d’ici 2015 »
OBJECTIF GENERAL
L’objectif général de ce cours, est de permettre aux étudiants de :
connaître l’évaluation et la mobilisation de la demande en eau,
définir les critères de choix et de dimensionnement des systèmes d’AEP,
maîtriser les méthodes de conception et de construction des systèmes d’AEP,
connaître la composition et le fonctionnement des réseaux d’eau potable,
concevoir et dimensionner les réseaux d’eau potable (AEP et AEPS),
acquérir des notions sur la production de l’eau potable,
maîtriser la gestion des réseaux d’AEP collectifs.
être capable de réaliser un projet d’alimentation en eau potable.
Méthodes
1. Cours théoriques : 40 Heures
2. Travaux Dirigés : 10 Heures
3. Travaux Pratiques : 10 Heures
4. Sortie hydraulique 1/2 jour
Moyens de vérification
1. Deux contrôles
2. Un examen semestriel
3. Un travail personnel de l’étudiant
PREREQUIS
Hydraulique générale
Traitement des eaux
Station de pompage
Economie
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 2
Sommaire
Généralités sur l’Approvisionnement en Eau Potable_____________________
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 3
Chapitre VI : Les ouvrages de stockage d’eau
I- Introduction
II- Capacité des réservoirs
III- Dimensionnement d’un réservoir
IV- Dispositions constructives
Chapitre VII : Les réseaux de distribution
I- Introduction
II- Structure et tracé des réseaux
II.1- Réseau ramifié
II.2- Réseau maillé
III- Modes de distribution
IV- Condition de dimensionnement d’un réseau
V- Calcul des réseaux ramifiés
VI- Calcul des réseaux maillés
VII- Etude des cas
VIII- Modélisation des réseaux
Chapitre VIII : AEPS et les équipements de la distribution
I- Les conduites sous pression
II- La robinetterie
III- La protection des réseaux
IV- Les points de livraison
Chapitre IX : AEP dans les bâtiments
Conclusion
Bibliographie
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 4
GENERALITES
Introduction
L’eau est indispensable à la vie sur terre, socle sur lequel repose le peuplement humain et le
développement des civilisations (ELLA Jean Bosco et ASSAKO ASSAKO René Joly, 2009). En
Afrique subsaharienne, le taux d’accès à une source d’eau potable améliorée a été de 10 millions
d’habitants par an entre 1990 et 2004(Céline Kauffmann, 2007).
Malheureusement, l’Afrique connait une forte croissance démographique qui engendre une
forte population dépourvue d’accès à l’eau potable. Les villes africaines, dont le rythme de croissance
reste élevé, connaissent un retard important en matière d’AEP tant du point de vue quantitatif que
qualitatif et les impacts de cette situation sur la santé publique, notamment celles des enfants, ont été
soulignés par de nombreuses études récentes (Elisabeth DORIER, Yolande BERTON-OFOUEME,
2009).
Le transfert des quantités importantes d’eau vers les grandes agglomérations induira des
déséquilibres écologiques. Ce phénomène nouveau rend obligatoire la prise de mesures d’atténuation
des impacts sur l’environnement et une gestion plus rigoureuse du cycle de l’eau dans les villes (Denis
Zoungrana, 2003).
Définition
L’Approvisionnement en Eau Potable (AEP) consiste à la mobilisation en eau propre dans une
source donnée, en vue de la stockée pour être distribuer à travers des réseaux dans une localité.
Un système d’Alimentation en Eau Potable (AEP) est un ensemble d’installations destinées à
mettre à la disposition des consommateurs de l’eau en quantité suffisante et de qualité saine (Amadou
Maiga, 1999).
L’Alimentation en Eau Potable (AEP) est l’ensemble des équipements, des services et des
actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de
potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs ([Link]).
Objectifs
L’objectif de l’approvisionnement en eau potable est de fournir aux individus une eau de
qualité saine et en quantité suffisante pour la consommation et les besoins socio-économiques.
L'approvisionnement en eau potable doit satisfaire les besoins des populations en eau potable
tout en maintenant la qualité des systèmes naturels qui abritent les sources.
Le but est de faciliter l’accès des populations à de l’eau potable et de contribuer à
l’amélioration de la santé des populations. Il contribue également à l’économie du pays.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 5
Les populations utilisent selon les moyens ou la disponibilité l’eau potable des robinets de la
Société Camerounaise des Eaux (Camwater), l’eau des sources, mais aussi l’eau des puits. Certaines
villes à l’instar de Yaoundé et Douala connaissent des coupures régulières d’eau.
Ce qui oblige les ménages à recourir à d’autres modes d’approvisionnement (puits, forages,
source) et de stocker de l’eau dans des récipients pendant des semaines. Cette pratique rend la
population vulnérable aux maladies hydriques. La consommation ou l’utilisation de ces eaux a une
incidence sur la santé des populations.
Le coût à l’accès à une eau potable étant parfois élevé, les ménages ayant un faible pouvoir
d’achat, s’alimentent à d’autres sources non qualifiées de potables.
Selon les projections du Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains, 60% des
camerounais vivront dans les villes en 2015. La concentration des populations pose frontalement
comme urgence, la fourniture d’eau en quantité et en qualité et la promotion de l’hygiène et de
l’assainissement pour augmenter son impact sur la limitation des maladies d’origine hydrique (Denis
Zoungrana, 2003).
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Etapes de projet AEP
Chapitre 0
Pour mener à bien un projet AEP, plusieurs étapes sont à étudier :
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v- Méthodes de captage
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La demande en eau
Chapitre 1
I- Introduction
D’après Denis Zoungrana, le besoin en eau d’un usager est ce qu’il consommerait en dehors
de toute contrainte économique. En zone urbaine, on parle de l’Alimentation en Eau Potable (AEP) et
en zone rurale de l’Alimentation en Eau Potable Simplifiée (AEPS).
Un centre est dit urbain ou ville lorsque la population atteint ou dépasse 20 000 habitants. Un
centre semi urbain regroupe entre 5 000 et 20 000 habitants. En dehors des villes et des centres semi-
urbains le reste du pays sera considéré comme étant le monde rural.
La ville a des contraintes socio-économiques qui entrainent l’usage d’une grande quantité
d’eau. Ces eaux n’étant toujours pas disponible, elles doivent être mobilisées et distribuées.
La conception et l’exécution d’un projet d’AEP doit satisfaire les besoins des usagers, elle doit
être techniquement réalisable et économiquement rentable tout en respectant les normes de
l’environnement.
La maintenance et l’entretien des infrastructures pendant l’exploitation doivent être de rigueur
pour pérenniser le projet. L’accroissement des besoins, le vieillissement et l’obselence de l’ouvrage
peut à la suite entrainer la réhabilitation, le renforcement ou l’extension des réseaux.
Fournir de l’eau à la population nécessite certaines installations. La réalisation de ces installations est
fonction des :
données démographiques de la localité ;
données topographiques, hydrologiques et hydrogéologies de la zone ;
caractéristiques physico-chimiques et biologiques des eaux naturelles ;
conditions socio-économiques des populations.
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La demande domestique peut être évaluée par deux méthodes :
la méthode directe qui consiste à mener des enquêtes dans la zone du projet au sein de la
population. Le questionnaire sera composé de quatre parties (A Morel et al, mars 1998) :
- Les caractéristiques démographiques de l’enquêté et du ménage ;
- Les caractéristiques de 1’AEPA du ménage et ses appréciations du niveau de service ;
- La volonté de payer pour l’amélioration de ses conditions actuelles ;
- Les caractéristiques socioéconomiques de l’enquêté et du ménage.
La méthode indirecte qui consiste à prendre des valeurs estimées par expérience :
Les besoins dits vitaux sont estimés :
- milieu rural 15 à 25 l/j/hab.
- milieu urbain 20 à 35 l/j/hab.
Usage Moyenne
(l/jour/personne)
Boisson 3 35
Cuisine 0.5 1
Lavage des mains 0.5 1
Hygiène corporelle 11 20
Vaisselle 1 2.5
Lessive 4* 6**
Total 20 35.5
* 30 l/semaine ; ** 40 l/semaine
Dans les pays en voie de développement, les consommations spécifiques domestiques varient en
fonction qu’on s’aliment au branchement particulier ou au borne fontaine.
En Afrique, les services publics sont peu équipés en installations sanitaires, les besoins en eau
sont en général limités aux besoins vitaux :
* École sans internat : 3 à 5 l/j/élève
* École et caserne avec internat : 30 à 60 l/j/pers
* Hôpitaux et dispensaires : 150 à 200 l/j/lit
* Administration : 5 à 10 l/j/employé
* Marché équipé d’installations sanitaires : 0,4m3/1000 hab/j
* Arrosage de parc, pelouse de sport : 2 à 5 l/j/m²
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III.3- La demande des activités économiques
La demande des activités économiques concerne l’industrie, l’artisanat et le commerce. Cette
demande s’estime à base des enquêtes menées au niveau de chaque unité.
- ovins-caprins : 120 à160 1/tête
- bovins : 200 à 1000 1/tête
- porcins : 100 à 400 1/tête
En Afrique, les centres urbains sont rarement équipés d’abattoir à installations modernes pour
le nettoyage et l’évacuation des déchets liquides, donc il faudra éviter de surestimer les besoins en eau.
Dans les petits centres urbains et ruraux africains, l’élevage est extensif et l’abreuvage a lieu
lors du pâturage. Les besoins du bétail peuvent représenter une proportion importante de la demande
en eau.
Les consommations spécifiques à prendre en compte sont les suivantes: (Source CILSS).
* bovins - caprins : 40 1/j/tête * chamelins : 50 1/j/tête
* ovins - caprins : 5 1/j/tête * porcins : 10 1/j/tête
* asins : 20 1/j/tête * volailles : 0,l à 0,2 1/j/unité
Les besoins industriels dépendent du type de l’industrie et des procédés de fabrication utilisés.
VI – Le service incendie
Dans les calculs de réseau de distribution et de réservoirs, il est conseillé de prévoir des
ressources en eau pour la défense contre l’incendie.
Le débit à assurer est de 17 l/s (60m3/h) pour un incendie qui durent en moyenne 2 heures (H.
AAYA). Le volume nécessaire n’étant pas consommé tous les jours, on n’en tient pas compte dans
l’estimation des besoins en eau.
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La planification des systèmes
Chapitre 2
I- Introduction
La planification des systèmes en AEP consiste à élaborer un schéma de gestion des ressources
en eau. La logique analytique de la démarche se déroule ainsi qui suit :
Chaque individu a droit à un accès à l’eau potable, mais la demande en eau ne dépend pas
seulement de la volonté et de la capacité de payer des usagers, mais aussi et surtout pour les zones à
faibles revenus. La valeur économique du fait que chacun devra apporter sa contribution pour accéder
à un système AEP.
Un système d’AEP comprend une source d’eau (rivière, puits ou forage), une pompe
mécanique et des infrastructures : château d’eau, station de traitement, réseau de conduites et des
bornes-fontaines publiques ou des branchements privés.
Le rôle du système d’AEP est de capter l’eau dans le milieu naturel, la rendre potable, la
transporter et la distribuer à chaque usager.
Plusieurs facteurs doivent être pris en compte dans la délimitation du champ géographique de
la planification :
- l’existence d’un schéma directeur d’aménagement de l’espace urbain concerné ;
- les limites administratives et politiques de la localité ;
- la disponibilité des ressources.
La réalisation des ouvrages obéit à plusieurs contraintes dont les plus importantes sont
- la durée de vie utile de l’ouvrage ou de la composante ;
- la facilité ou la difficulté d’extension de l’ouvrage ;
- les conditions de fonctionnement durant les premières années de mise en service ;
- la capacité de mobilisation plus ou moins rapide des fonds nécessaires aux extensions.
Lors des études d’établissement de plan stratégique, certains éléments doivent être pris en
compte :
- données socio-économiques et leur évolution sur les 5 dernières années (population, capacité de
payer, volonté de payer, comportement culturel, données économiques, données juridiques et
institutionnelles) ;
- données techniques (mode AEP, consommation spécifique, efficacité, environnement) ;
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 12
- organisation de l’espace (plan cadastral, statut d ‘occupation des sols, densité, standing) ;
- diagnostic et évaluation des performances du système existant ;
- évaluation des ressources en eau ;
- évaluation des demandes en termes de qualité de service, consommation spécifique ;
- études économiques et financières : finances et charges, prix de vente ;
- études de gestion du système : taux de recouvrement, forme de gestion : communautaire,
communale, étatique, privée ;
- plan de développement et stratégie de financement et de réalisation.
i- La variation saisonnière
La variation saisonnière a une influence sur la demande globale et les dimensions du système.
Elle permet d’évaluer les besoins de régulation de ressources en eau (barrage, nappe, souterraine).
Cette variation est exprimée par un coefficient de pointe saisonnière ou coefficient de pointe
mensuelle.
Le coefficient de pointe saisonnière Cps est le rapport de la consommation journalière
moyenne calculée sur l’année et de la consommation journalière moyenne de la période de pointe :
𝑫𝒋𝒎𝒑
𝑪𝒑𝒔 =
𝑫𝒋𝒎
Djmp =Demande journalière moyenne du mois de pointe (m3/j)
Djm = Demande journalière moyenne (sur l’année) (m3/j)
Le coefficient de pointe saisonnière Cps ne dépasse guère 1.50, sauf pour des localités à fort
flux de touristes saisonniers.
Il varie en situation normale entre 1.10 en zone tropicale humide où les ressources en eau sont
abondantes et les températures stables, et 1.20 en zone sahélienne où le tarissement cyclique des
ressources alternatives se conjugue avec les fortes chaleurs.
Dans les centres à faible consommation industrielle, il faut tenir compte dans le
dimensionnement des systèmes, des périodes de basse consommation.
𝑫𝒋𝒑
𝑪𝒑𝒋 =
𝑫𝒋𝒎𝒑
Djp =Demande du jour de pointe (m3/j)
Djmp = Demande journalière moyenne du mois de pointe (m3/j)
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iii- La variation horaire
La variation horaire sert au dimensionnement des ouvrages de stockage et le calcul du réseau
de conduite de distribution. Elle est exprimée par un coefficient de pointe horaire qui est indépendant
de la saison et n’a aucune influence sur les quantités d’eau à mobiliser.
Le coefficient de pointe horaire rend compte de la pointe de la consommation au cours de la
journée. Il exprime donc les habitudes du consommateur au cours de la journée.
𝑸𝒑𝒉
𝑪𝒑𝒉 =
𝑸𝒎𝒉
Qph = Débit distribué à l’heure de pointe (m /j)
3
Le coefficient de pointe horaire Cph est d’autant plus faible que la ville est grande et que ses
activités sont diversifiées.
Cph est proche de 1.5 pour les villes de plus de 200.000 habitants et 3 pour les localités de
moins de 10.000 habitants. 𝟏. 𝟓 < 𝑪𝒑𝒉 < 𝟑
En Afrique subsaharienne, Cph est élevé à cause de l’absence d’industries pouvant fonctionner
pendant les heures de faible consommation domestique.
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Besoin en eau
Perte de production
Volume produit
Perte à la production
Volume distribué
Prélèvement public
Perte de distribution
non comptabilisé
Volume facturé
Perte internes
IV.2.4- La distribution
Le réseau de distribution est dimensionné sur la base du débit de pointe horaire
𝑸𝒑𝒓𝒐𝒅 ≤ 𝑸𝒑𝒉
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IV.2.5 - Les pertes d’eau
Les pertes d’eau peuvent être calculées annuellement, mensuellement ou par jour suivant la
nature de la ressource en eau. Il y a deux types de pertes :
- Les pertes techniques durant le traitement (eau perdue avec les boues lors des purges des décanteurs),
les fuites obligatoires des pompes de refoulement). La moyenne admissible se situe entre 4 et 5% d’où
un rendement des installations autour de 95%.
𝜼𝒕 > 𝟗𝟓%
- les pertes de distribution sur le réseau constatée lors de la distribution des eaux. Elles dépendent de la
nature des conduites, de l’entretien et le renouvellement des branchements particuliers. Les plus
importants arrivent et pendant les périodes de basse consommation, pendant que la pression est très
élevée dans le réseau.
𝜼𝒓 > 𝟖𝟓%
Le projet s’exécutera en général en deux ou plusieurs phases pour des raisons d’efficacité économique
et de visibilité des horizons économiques Phase 1 : 5 à 10 ans ;
Phase 2 : 5 à 10 ans
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Les ressources en eau
Chapitre 3
I- Introduction
Les ressources en eau au Cameroun sont inégalement réparties dans le temps et dans l’espace.
Elles sont parfois abondantes dans certaines zones et dans d’autres rares.
L’eau potable est produite à partir d’eaux brutes prélevées dans le milieu naturel appelé
source. Une source peut être définie comme un endroit où se produit un écoulement naturel d'eau
souterraine ou superficielle. Toutes les eaux ne peuvent pas être utilisées pour produire de l’eau
potable. La mobilisation d’une source en vue de leur distribution nécessite certaines techniques de
captage. Avant de procéder à ce captage, il sera nécessaire de faire l’inventaire des ressources
disponibles sur le périmètre de l’étude.
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III- Méthode de recherche de la ressource
Il est important de rechercher une source d’approvisionnement avec soin. Le choix est
fonction de la disponibilité régulière de l’eau, de sa qualité et du coût pour s’approprier.
Une source ne nécessitant pas un traitement sera préférable à une source contaminée, ou une
source capable de fournir une quantité d’eau nécessaire à la consommation sera choisie à celle
produisant un faible débit, ou une source dont le coût à l’investissement est moindre sera aussi
préférable. Le choix portera suivant la chronologie suivante :
- Une eau qui ne nécessite pas un traitement ;
- Une eau qui peut être distribuée sans pompage aux consommateurs;
Une eau souterraine est recherchée par les études géologiques, par examen des puits existants ou par
sondage dans les forages. La méthode d’étude consiste à suivre l’étape suivante :
1) Etude topographique
Une étude topographique est réalisée pour déterminer les conditions hydrologiques et
géologiques de la zone concernée. Lors de cette étude, on exploite les cartes topographiques, les
photos aériennes, les images de satellite, etc pour avoir plus ample information omises sur une carte
topographique. Les cartes photos et images renseignent aussi sur le relief, le sol, la végétation et les
structures géologiques.
2) Etude géologique
Cette étude permet de connaitre la structure géologique du sol. La carte géologique renseigne
sur la distribution des couches et roches dans lesquelles l’eau s’infiltre. L’analyse granulométrique
des roches sera menée pour déterminer les couches de sol qui seront traversées et leurs
caractéristiques. Les couches traversées permettront de connaître la qualité de l’eau et sa productivité
(débit). Cette étude permettra également de savoir à quelle profondeur le forage sera réalisé dans la
formation aquifère en fonction de la nappe captive et le type de matériel à utiliser pour la foration.
Cette étude sera sanctionnée par la réalisation d’une coupe géologique du site.
3) Etude des puits actuels
Il est important d’exploiter la base des données des répertoires des puits existants. Les
informations indiquent l'emplacement (longitude et latitude), la structure, la profondeur du puits, la
profondeur de l'eau souterraine, le volume puisable, la nature de la couche aquifère, etc. de chaque
puits. Les informations n’étant pas exhaustives, elles doivent être complétées via une étude sur place.
L'étude sur place permettra d’avoir le niveau d'eau souterraine, la profondeur et le diamètre du
trou, le volume de l’eau pompée par rapport au socle, le type de puits, la méthode de pompage, le
relief aux environs du site.
Il est souhaitable de compléter les informations par enquête auprès de la population. La
population nous renseigne sur la variation du débit en différentes saisons. Egalement, une observation
continue du niveau des eaux souterraines doit être faite pour connaître les variations saisonnières du
niveau des eaux souterraines et la tendance de l'évolution au fil du temps. La productivité du puits est
influencée par le puisage humain. La mesure est faite avec un indicateur de niveau portable, ou un
indicateur enregistreur installé sur le puits.
4) Etude hydrogéologique
Cette étape terminée, les études hydrogéologiques seront réalisées. Elles permettront de
déterminer les caractéristiques physico-chimiques de la nappe (degré de perméabilité de la nappe,
porosité, profondeur des forages, niveau piézométrique du forage,…). Les échantillons de sol forés
montreront si la formation géologique a un aquifère positif.
5) Prospection électrique
Les études géophysiques peuvent être menées par sondage électrique à l’aide des baguettes
appropriées ou par prospection électrique. La mesure de la résistivité permet d'estimer indirectement
l'état géologique: la profondeur du socle, la profondeur de la couche altérée, le faciès et l'épaisseur des
couches et la présence d’eau dans le socle. Les résultats de l’étude après analyse permettra d’établir un
graphique des résultats sur papier semi-log et les feuilles de mesure de terrain. Les résultats des
prospections géophysiques détermineront de manière exacte les points d’implantation des points
d’eau.
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IV- Captage et prise des ressources
Le captage d'eau est un dispositif de prélèvement d'eau. Il permet de mobiliser l’eau dans une
source qui peut être d’origine superficielle ou souterraine. Le captage concerne les eaux souterraines et
la prise celle des eaux de surface.
Le choix de la méthode de captage dépend des caractéristiques de la source (emplacement,
topographie, débit, étendue, besoin à satisfaire, etc).
Une source est définie comme un endroit où se produit un écoulement naturel d'eau. Avant son
captage, une source doit être évaluée et consiste à mesurer :
le débit d’étiage pendant plusieurs années;
u débit;
années;
la distance entre la source et la zone d'alimentation;
de l'eau.
a/ Prise en rivière
En amont d’un cours d’eau la population est peu dense alors qu’en aval il est pollué par les
activités humaines. La prise d’eau doit être effectuée en amont des agglomérations pour éviter la prise
des eaux polluées ou éviter les rejets des eaux usées.
La prise peut être effectuée sur le fond de la rivière, au milieu de celle-ci ou sur les berges
avec ou sans surélévation du niveau par un seuil.
Les prises d’eau sont équipées de pompes pour transporter l’eau jusqu’au site de traitement, un
réservoir ou le réseau de distribution. La prise d’eau d’une rivière ou d’un fleuve doit intégrer au
réseau une station de traitement. Le traitement de l’eau de rivière en eau potable est très difficile et
coûteux.
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Source : M. Lamar (2006)
NB: Les zones de prélèvements d’eau dans le milieu naturel doivent être protégées pour maintenir la
qualité de l’eau et prévenir la pollution des points de captage par infiltration ou ruissellement de
substances nuisibles.
Les ouvrages de captage doivent être éloignés des sources de pollution (35 m des ouvrages
d’assainissement, des stockages des produits chimiques et des bâtiments d’élevage ; 50 m des zones
d’épandage et 200 m des décharges) et doivent être clôturés si possible.
Dans ces périmètres de protection, les activités sont interdites ou réglementées. Pendant les
travaux de captage, la qualité des eaux souterraines doit être respectée, pour la préservation de la santé
de l’homme et de l'environnement.
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IV.3/ Ouvrages de captage des nappes souterraines
1- Les puits
Un puits est un ouvrage de captage qui s’enfonce verticalement dans une nappe phréatique et
réalisé par un simple trou creusé dans le sol. Son diamètre varie de 1 à 6 mètres, et sa profondeur varie
de quelques mètres à une centaine de mètres en terrain rocheux.
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ii- Les puits modernes à grand diamètre
Les puits modernes sont réalisés en partie à la main ou plus fréquemment avec des
équipements mécanisés, avec un diamètre intérieur variant entre 1 et 1,80 m. Ils sont étayés par des
cuvelages en béton armé ou métalliques, et un captage par des buses perforées sur plusieurs mètres,
surmontés d’une margelle et protégés des intrusions d’animaux. Ils peuvent être équipés de systèmes
d’exhaure plus ou moins améliorés.
Certains puits modernes sont équipés d’une trappe et d’un treuil muni d’une corde aux deux
extrémités de laquelle est fixé un seau pour remonter de l’eau. Ce type d’équipements n’assure pas la
situation sanitaire des puits à grand diamètre dû aux sources de pollution qui peuvent avoir des
conséquences graves sur la qualité de l’eau consommée.
� Les puits modernes ouverts ne sont pas considérés comme un ouvrage délivrant de l’eau potable.
D’autres puits à grand diamètre ouverts peuvent être améliorés en étant couverts d’une plaque
en béton et équipés d’une pompe à motricité humaine dans le cas où la hauteur d’eau est suffisante en
toutes saisons (2 mètres d’eau minimum en saison sèche). Ce qui permet de préserver la qualité de
l’eau destinée à la consommation humaine.
La pompe manuelle pour puits est limitée par la profondeur d'eau à puiser qui ne soit pas à
plus de 7 à 8 mètres de la surface : au-delà, une pompe immergée sera obligatoire. Une pompe
manuelle pour puits est choisie en fonction de la hauteur de refoulement de l’eau, de la hauteur
manométrique et de la hauteur d’aspiration de l’eau.
Le choix d'une pompe se fera selon :
les besoins en eau : le débit
La profondeur de la nappe : la hauteur manométrique
Hauteur d'aspiration
Hauteur de refoulement
Perte en charge
De ces deux calculs résultera la pression nécessaire au bon fonctionnement de la pompe.
� Seuls, les puits à grand diamètre équipés de pompe sont considérés comme pouvant délivrer
de l’eau potable.
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iii- Mise en place du captage
Le captage constitué de buses crépinées et du massif filtrant est la partie de l’ouvrage qui capte
et filtre l’eau dans le puits. Il est situé au-dessus du niveau d’eau.
Les buses assurent la stabilité de l’ouvrage et laissent passer l’eau. Ces buses sont
généralement en béton armé, préfabriquées, de 1,00 m de diamètre intérieur et de 1,00 m de haut et
empilées les unes sur les autres. La liaison entre buses est assurée par les étriers boulonnés ou les
encoches à angle droit.
Le massif filtrant constitué de gravier de 10 mm de diamètre permet de filtrer l’eau captée en
retenant les éléments fins provenant de la couche aquifère. Le massif est situé entre le terrain et la
paroi extérieure des buses.
Lorsque le terrain est instable, on aménage en fond du puits une couche de gravier sur lequel
on pose une dalle en béton armé appelée ‘Dalle de fond’. Cette dalle de 10 cm d’épaisseur est percée
de trous empêche les éléments fins de remonter dans le puits et laissent passer l’eau.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 24
Source : Babacar DIENG (2006)
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2- Les forages
Un forage ou puits artésien est un ouvrage de captage caractérisé par un trou de petit diamètre
(< 1 m compris entre 0,20 et 0,50 m), creusé dans le sol pour capter la nappe phréatique, avec une
profondeur qui peut atteindre plusieurs centaines de mètres. Un forage capte toutes les nappes
souterraines, aussi bien libres que captives.
Le forage devra être éloigné au minimum de :
- 35-50 m des hydrocarbures, des stocks de produits phytosanitaires ou des ouvrages d'assainissement ;
- 200 m des décharges et stockage de déchets.
i- Le forage équipé d’une pompe à motricité humaine
Le forage équipé d’une pompe à motricité humaine (FPM) est l'ouvrage utilisé en hydraulique
rurale pour des populations de plus de 250 habitants. Les pompes manuelles les plus utilisées sont les
PMH de marque India Mark II avec base carré si niveau dynamique est inférieur à 25,00 m et les PMH
de marque Vergnet si le niveau dynamique est supérieur ou égal à 25,00 m.
La pompe à tringle India Mark II comprend trois parties le mécanisme de surface, les éléments
de raccordement et le mécanisme immergé. C’est une pompe manuelle actionnée par un levier.
Les pompes à bras ABI-VERGNET sont composées de la fontaine et le mécanisme de surface,
les tuyaux de raccordement et le corps de la pompe. C’est une pompe à bras ou à pied actionnée par
une pédale.
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Lorsque le pompage est à l’aspiration, puis refoulement :
HMT = Hga + Hgr + Pa + Pr + Pu
HMT = Hgt + ∆𝑯t ou Hgt est la hauteur géométrique totale = ZR - ZB
∆𝑯t = Perte de charge totale (aspiration + refoulement) = ∆𝑯a + ∆𝑯r
NPSH disponible = 10,33 – Hma
Exemple de calcul :
Le puits qui se trouve à proximité est à une profondeur totale de 5,00 m. Le niveau de l'eau se
trouve à 3,00 m en dessous de la surface du sol. On souhaite un débit en sortie de 2 m3/h avec une
pression utile (Pu) de 2,5 bars (2,5 bars = 25 m de hauteur d'eau). La pompe sera placée à l'extérieur.
La crépine d'aspiration (aspiration) sera placée à 0,15 m du fond du puits considérant que le
fond du puits est à 5,00 m de profondeur par rapport à la pompe. Il y aura 4,00 m de dénivelé au
refoulement entre la pompe et le jardin potager.
On recommande pour des puits peu profonds, un tuyau de section 1" (26/34). Les pertes de
charge dans le tuyau sont évaluées à 100 mm (0,1 m) par mètre de tuyau.
Résolution
Hauteur d'aspiration (Ha) : 3,00 m
Longueur du tuyau à l'aspiration (La) : 5 – 0,15 + 1 = 5,75 m
Hauteur de refoulement (Hr) : 4,00 m
Longueur du tuyau au refoulement (Lr) : 35,00 m
Hauteur manométrique à l'aspiration
Hma = Ha + Pa (pertes de charge à l'aspiration) = 3,00 + (0,1 x 5,75) = 3,60 m
Hauteur manométrique de refoulement
Hmr = Hr + pertes de charge au refoulement + Pu (pression utile) = 4,00 + (0,1 x 35) + 25 = 32,5 m
Hauteur manométrique totale (HMT) = Hma + Hmr
HMT = 3,60 + 32,50 = 36,10 m
Il faut donc une pompe délivrant un débit de 2,5 m3/h pour une hauteur manométrique totale (HMT)
de 36,10 m.C.E.
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Jardin potager
Hgr
Hga
Puits
Exemple 2 :
Une station de pompage située à l’aval d’une source est alimentée en charge à travers une
conduite de diamètre DN 300 mm, de longueur 2.4 km. L’eau est refoulée à un château à travers une
conduite DN 250 mm de 1.2 km de longueur.
Les pertes de charges singulières représentent 10% et 5% des pertes de charges linéaires
respectivement à l’aspiration et au refoulement.
La source est à la côte 250 m. La station est à la côte 235 m. Le trop plein du château d’eau, point
de décharge du refoulement est à la côte 295 m. La canalisation en PVC Ks = 90.
1. Calculer la HMT d’une pompe débitant 200 m3/h au château d’eau
2. Calculer la HMT de la pompe du débit maximal que l’on pourrait délivrer en maintenant une
charge de 2 mCE à l’aspiration de la pompe.
Résolution :
295m
Hgt
L=1.2 km
Réservoir
250m
L=2.4 km DN 250
Source DN 300
235 m
Station de pompage
∆𝑯𝒂 = 𝟔, 𝟑𝟔 𝒎
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𝟐𝟎𝟎 𝟐
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸² 𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 ( )
∆𝑯𝒓 = 𝟏, 𝟎𝟓 𝒙 𝑳𝟐 = 𝟏, 𝟎𝟓 𝒙 𝟑𝟔𝟎𝟎 𝒙 𝟏𝟐𝟎𝟎
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟐 𝟏𝟔/𝟑 𝟗𝟎² 𝒙 𝟎, 𝟐𝟓 𝟏𝟔/𝟑
∆𝑯𝒓 = 𝟖, 𝟎𝟑 𝒎
2. Calculer la HMT de la pompe du débit maximal que l’on pourrait délivrer en maintenant une charge
de 2 mCE à l’aspiration de la pompe.
Pression de la pompe
∆Hs-p = Zs - Zp - Pp
Pp = 250 – 235 – 6,36 = 8,64 m
Pp = Zs − ∆Hs-p - Zp = 2,00 m
𝟏𝟎.𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯𝒂 = 𝟏, 𝟏 𝒙 𝑳𝟏 = Zs - Zp - 2
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏 𝟏𝟔/𝟑
(Zs − Zp − 2) 𝑲𝒔² 𝒙 𝑫𝟏𝟏𝟔/𝟑 (250 − 235 − 2)𝟗𝟎² 𝒙 𝟎,𝟐𝟓𝟏𝟔/𝟑
𝑸² = =
𝟏,𝟏 𝒙 𝟏𝟎,𝟐𝟗 𝒙 𝑳𝟏 𝟏,𝟏 𝒙 𝟏𝟎,𝟐𝟗 𝒙 𝟐𝟒𝟎𝟎
Q = 285 m3/h
Exemple 3 :
Une petite ville est approvisionnée en eau potable à partir d’un forage débitant 16 m3/h dans un
réservoir. Le terrain naturel est plat de côte 250 m. L’adduction a les caractéristiques suivantes :
- Le niveau dynamique de l’eau au débit de 16 m3/h est à 35,60 m en dessous du terrain naturel
- Le radier du château d’eau est à 15,00 m au-dessus du TN et son trop-plein est à 4,70 m au-
dessus du radier
- La conduite de refoulement a une longueur de 3 km et son coefficient de rugosité selon
Manning – Strickler est de 90.
Résolution
1- Faire un schéma de l’installation avec toutes les côtes nécessaires à la compréhension
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269,7 m
Hgt =Hgr
265 m
250 m L = 3000 m
Ks = 80
Réservoir
214,40 m
Forage
𝑄2 2 𝐻2
( ) =
𝑄1 𝐻1
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3- Le choix de la pompe
Après avoir calculé la HMT et le débit, on reporte les valeurs sur la courbe ou sur le tableau
pour définir l'électropompe la mieux adaptée.
Chaque constructeur de pompe fournit une fiche technique qui représente la performance de la
pompe. Les courbes caractéristiques d’une pompe sont au nombre de quatre :
- la courbe de hauteur nette d’élévation ou encore courbe débit/hauteur (ou débit/pression) ;
- la courbe débit/puissance ou la courbe de puissance ;
- la courbe débit rendement ou la courbe de rendement ;
- la courbe débit / NPSHr ou la courbe de NPSHr ;
Les courbes caractéristiques se déterminent expérimentalement en mesurant la variation de la charge
𝑽²
𝑯=𝒛 + 𝒀 + 𝟐𝒈
) en fonction du débit entre l’aspiration et le refoulement de la pompe.
L’importance des courbes caractéristiques est de permettre de prévoir le fonctionnement de la
pompe dans des conditions d’exploitation données. Le point de rencontre des deux points correspond
au point de fonctionnement de la pompe. Il est nécessaire que ce point soit situé juste en dessous de la
courbe de la pompe choisie. Si en revanche le point se situe au-dessus de la courbe, les performances
de la pompe seront trop faibles par rapport aux caractéristiques de l'installation et des besoins.
La courbe hauteur/débit est d’allure parabolique, de concavité tournée vers le bas, avec deux
points caractéristiques .Le point à débit nul et le point nominal. Le point nominal correspond au débit
pour lequel le rendement passe par son maximum. Ce débit nominal QN est le débit de calcul de la
pompe.
La courbe de puissance est également une courbe d’allure parabolique. Elle est descendante
ou montante selon le type de pompe.
La courbe de rendement est aussi d’allure parabolique et passe par un maximum pour le
débit nominal de la pompe.
La courbe de NPSH requis : lorsque la pression absolue d’un liquide devient inférieure à une
certaine valeur TV dite tension de vapeur saturante, le liquide se vaporise.
La courbe de hauteur nette d’élévation d’une turbopompe a en général une allure parabolique.
Sur chaque pompe est indiqué un tableau ou un graphique HMT / Débit (m3/h) sur le quel est
représenté la courbe de performance de la pompe et indiquent les plages de fonctionnement des
électropompes.
i- L’implantation :
L'implantation du forage est très importante ; elle détermine la qualité du forage. La détection
de l’eau se fait par l’étude géophysique.
ii- La foration
Le fonçage se fera en terrain sédimentaire de caractéristiques meuble et peu consolidé. Au fur
et à mesure que le fonçage avance, on prélève les échantillons de sol traversé (cuttings) à tous les
changements de terrain et au moins à tous les mètres.
La foration au rotary se fera en terrain tendre et la foration au marteau fond de trou se fera en
terrain dur.
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Après la pose du massif filtrant, on procède à la mise en place dans l’espace annulaire, d’un
bouchon d’agrile suivi d’un bouchon de tout venant.
La cimentation sera exécutée à l’extrémité supérieur de la colonne de captage composée d’un
bouchon d’étanchéité en ‘’laitier’’ de ciment (mélange de l’eau et du ciment). La cimentation assure la
préservation de la qualité des eaux souterraines et la longévité de l’installation. Elle a pour but d’éviter
les infiltrations d’eau depuis la surface, de protéger la colonne de tubage contre la corrosion et ancre
définitivement le tubage du terrain.
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V- La potabilité de l’eau
Une eau est dite potable lorsqu’en la consommant, elle est agréable et ne porte pas atteinte à la
santé de l’homme. Elle est aussi qualifiée de “eau destinée à la consommation humaine”.
Les normes de « potabilité » varient en fonction des pays et de l’usage humain. Une eau en
apparence limpide et pure n’est pas toujours potable et peut cacher des micro-organismes ou des
polluants.
L’eau est un milieu vivant qui abrite des organismes vivants, invisibles à l’œil nu (bactéries,
virus, …), inoffensives ou peuvent être responsables de maladies graves chez l’homme (choléra,
typhoïde, dysenterie, …).
On y trouve également des substances indésirables (nitrates, nitrites, cuivre,..), des substances
toxiques (arsenic, plomb, cyanure, mercure,…) et les pesticides à l’origine des intoxications, neuro-
toxicité, cancérogénicité.
Pour être “potable” une eau ne doit pas contenir de substances constituantes un danger
potentiel pour la santé des personnes et doit être conforme aux limites de qualité.
Les paramètres à vérifier pour la potabilité sont :
la qualité organoleptique (couleur, turbidité, odeur, saveur) ;
les paramètres physico-chimiques naturels (température, pH, dureté, etc.) ;
les paramètres chimiques : substances indésirables (nitrates, nitrites, pesticides, etc.) ;
substances toxiques (arsenic, plomb, hydrocarbures, etc.) ;
des paramètres microbiologiques (coliformes fécaux).
Les infrastructures d’approvisionnement collectives doivent être conçues, construites, exploitées et
entretenues selon les règles de l’art afin d’assurer la qualité et la longévité des ouvrages.
Lors de la conception et de l'exploitation des infrastructures d'alimentation en eau potable,
l'opérateur doit tout mettre en œuvre pour conserver la qualité de l'eau depuis la sortie du site de
production jusqu'au robinet de l'usager.
L’eau destinée à la consommation humaine doit être soumise à un double contrôle (par l’Etat et
l’exploitant). De nombreux contrôles sanitaires doivent être faits:
- au point de captage,
- en production,
- et en cours de distribution
Le contrôle par l’Etat se fait par des prélèvements et analyses ponctuels effectués à la ressource,
après traitement et aux points de distribution et les résultats communiqués aux usagers. L’exploitant
est tenu de surveiller en permanence la qualité de l’eau distribuée par un examen régulier des
installations, un programme d’analyses, et signalement des incidents.
Le type et la fréquence des analyses sont réglementés et dépendent de la nature de la ressource et
de la taille de la collectivité.
Le tableau en Annexe 2 résume les défauts de conception et d'exploitation les plus fréquemment à
l'origine de la dégradation biologique et physico-chimique de la qualité de l'eau durant le captage, le
transport, le stockage et la distribution ([Link]).
Toute conduite d’eau potable doit être nettoyée, rincée et désinfectée et son étanchéité vérifiée
avant sa mise en service.
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– L’eau souterraine étant qualifiée de qualité estimée bonne peut donc être distribuée sans traitement
préalable, mais elle risque d’être contaminée (installations vétustes, mauvaise hygiène aux points
d’eau, fuites dans le réseau laissant entrer de la terre…). Une désinfection préventive pour le maintien
de la qualité de l’eau dans le réseau est alors nécessaire pour rendre l’eau moins vulnérable à une
possible contamination (désinfection). Au cas où cette eau contient le fer, le manganèse, les nitrates,
quelquefois la turbidité et l'ammoniaque, ces éléments pourront être éliminé par oxydation chimique
suivie d’une filtration ou bien par voie biologique ou par chloration.
Le dégrillage et le tamisage consistent à faire passer l'eau brute dans des grilles plus ou moins fines,
afin d'éliminer les gros déchets solides.
La clarification permet de rendre l'eau limpide en la débarrassant des petites matières en suspension
qu'elle contient.
La filtration sur lit de sable, élimine les dernières particules. Elle consiste à faire passer l'eau à travers
une épaisse couche de sable fin ou une membrane. L’eau traverse 8 filtres en parallèle, caractérisés par
une vitesse de filtration rapide et une grande hauteur d’eau.
L’affinage est un traitement complémentaire permettant l'élimination de la matière organique par
ozone puis filtration sur charbon actif pour neutraliser les goûts et les odeurs.
La désinfection de l'eau, permet d’éliminer tous les micro-organismes qui pourraient être dangereux
pour notre santé et garantit la qualité de l'eau pendant le stockage et l'acheminement jusqu'au domicile
du consommateur.
Les divers traitements produisent des boues qui sont mises en décharge, épandues sur des champs
agricoles ou envoyées vers une station de traitement des déchets (usines d'incinération).
Après ces divers traitements, l’eau est stockée avant sa distribution. L'eau potable stockée dans le
réservoir peut alors être distribuée dans le réseau où un résiduel de chlore est maintenu afin de le
protéger contre toute éventuelle contamination bactériologique.
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VII.1- Le forage pompe à main (FPM)
Le forage pompe à main est un dispositif d’approvisionnement en eau pour l'hydraulique
rurale dont le moyen d’exhaure est une pompe à motricité humaine.
Lorsque la localité est isolée, la population à desservir atteint 250 et se trouve éloignée d’une
adduction d’eau villageoise existante, cet aménagement est idéal.
L’ouvrage de captage est constitué d’une conduite circulaire d’un diamètre de quelques
pouces enfouis dans une profondeur de 30 à 100 m.
On y place des crépines pour filtrer l’eau sans que les parois ne s’effondrent et du massif
filtrant pour éviter que le sable ne rentre dans le forage.
L’eau provenant du forage ne subit aucun traitement ni à la source, ni contre les
contaminations ultérieures grâce à sa qualité bactériologique généralement correcte.
Le débit d’exploitation minimum recommandé à l’équipement du forage est de 1m3/h.
L’exhaure journalière dépend de la pompe choisie et du temps de pompage effectif. Il varie entre 5 et
10 m3/jour (Denis Zoungrana, 2003).
Il est créé un dispositif d’assainissement autour de l’ouvrage pour le protéger contre les
pollutions in situ dont les plus importantes sont les infiltrations aux abords immédiats et la
prolifération des pathogènes à cause de l’humidité due aux eaux perdues (Denis Zoungrana, 2003).
Source :
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VII.3- Le mini réseau d’adduction
Un mini réseau d’adduction, encore appelé réseau d’approvisionnement en eau potable
simplifié (AEPS) ou systèmes simplifiés d’AEP ou adduction d’eau villageoise est un réseau de
distribution d’eau de faible longueur qui alimentent des bornes fontaines à faible pression (maxi
5mCE).
La source de production est généralement un forage équipé d’une pompe immergée alimentée
par une source d’énergie électrique ou solaire relié à un réservoir de stockage.
Le stockage d’eau a lieu dans un réservoir ou un château d’eau de faible pression qui restituera
l’eau en fonction de la demande des populations. Le stockage doit être faible afin de limiter les risques
de contamination bactériologiques. Il ne doit pas excéder la consommation journalière.
Le transport de l'eau du réservoir vers les groupements d'habitations se fait par un réseau de
desserte enterré alimentant des bornes fontaines.
La distribution se fait uniquement vers des points d'eau collectifs (bornes fontaines) à travers
un réseau généralement ramifié.
Des points d'eau collectifs (bornes fontaines) serviront de point de livraison de l'eau aux
populations et des branchements particuliers.
2- Adduction d’eau
L’adduction d’eau consiste à assurer le transfert de l’eau brute entre deux points. Il peut être gravitaire
ou par refoulement.
3- Station de traitement
Dans la station de traitement, l’eau brute est traitée afin de satisfaire à un certain nombre de
caractéristiques la rendant propre à la consommation humaine. Pour obtenir un bon rendement, les
ouvrages de traitement doivent fonctionner de manière régulière à leurs débits nominaux.
4- Station de pompage
Une station de pompage est un ensemble d’équipements et d’infrastructures permettant de pomper de
l’eau (J. DJOUKAM, 1999). Elle est située en tête de réseaux d’adduction d’eau potable. Les bassins
d’aspiration sont généralement dimensionnés pour toute l’échéance du projet.
5- Réservoir de stockage
Le réservoir de stockage sert à l’accumulation en un point de quantité d’eau pour résoudre un
problème technique et/ou un problème économique (coût de l’énergie).
Le stockage peut être un réservoir ou un château d’eau conçu avec un volume conforme aux besoins
immédiats ou ceux d’un futur proche.
Le réservoir doit être surélevé par rapport à l’agglomération pour faciliter l’écoulement de l’eau et la
côte suffisante pour assurer des pressions suffisantes au niveau des consommateurs.
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6- Réseau de distribution
Un réseau de distribution est constitué d’une série de conduites qui alimente des points de livraison
divers (BF, BP, bouches d’incendies etc…) et est desservi par un réservoir de stockage. L’écoulement
de l’eau dans ces conduites se faits le plus souvent par gravité. On distingue les réseaux ramifiés (en
zone rurale) et les réseaux maillés (en zone urbaine).
La nature et l’importance des ouvrages et équipements à mettre en place dans le cadre de la réalisation
d’un système d’AEP varient généralement avec la ressource (contrainte technique), la taille et le
niveau d’urbanisation de la ville (contrainte socio-économique).
La disponibilité et la situation géographique des ressources en eau de bonne qualité est le facteur le
plus déterminant dans la conception du système. La taille du système de distribution dépend des
usages qui seront couverts à l’horizon de planification.
L’ampleur et le type de développement urbain aura un impact non négligeable sur les ressources à
mobiliser (Démographie - industrie et commerce - artisanat - équipements sociaux).
Les conditions socio-économiques des usagers (revenu et confort) fixent les consommations
spécifiques ou individuelles.
Les différentes options techniques envisageables pour répondre aux besoins d’approvisionnement en
eau potable doivent répondre aux facteurs contraintes et coût :
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2. Quel type de captage ? Puits, forage ou source
Le type de la ressource permet de décider de l’ouvrage de captage qui permettra d’atteindre
cette ressource. Pour les eaux de surface, il s’agirait d’un barrage ou d’une prise d’eau dans
une rivière et pour les eaux souterraines, le puits et le forage.
Les objectifs fixés dirigent le choix de l’ouvrage de captage :
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5. Quelles caractéristiques du réseau ?
– Quel type de réservoir choisir ? Réservoir au sol ou château d’eau.
Le réservoir à construire dépend du coût d’investissement, du coût d’entretien, du prix de l’eau et
de la pression à distribuer.
Le réservoir au sol nécessite une distribution par refoulement qui est cher et lorsqu’il est mis
en hauteur, il revient moins cher.
Le château d'eau est beaucoup plus cher, mais il permet d’envoyer l’eau avec plus de pression
dans les tuyaux, ce qui permet de la faire aller plus loin.
Le réservoir près du forage sera éloigné du village permet d’économiser de l’énergie, mais
dépenser en conduites de distribution pour alimenter le village.
Le château d'eau près du village sera un peu moins haut, mais la pompe doit être plus
puissante pour transporter l’eau jusqu’au château d'eau.
En matière de canalisations, le PVC reste un standard apprécié, parce qu’il est d’un coût
raisonnable et qu’il peut être facilement acheté au niveau local.
Le PE (polyéthylène) est un matériau plus facile à poser, offrant une meilleure résistance aux
chocs et à l’exposition au soleil, mais en revanche plus difficile à réparer que le PVC.
L’acier galvanisé est très cher ; il n’est donc en général utilisé que pour l’équipement des
réservoirs ou les canalisations en petits diamètres (tuyauterie des bornes fontaines par exemple).
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Les rappels hydrauliques
Chapitre 4
I- L’écoulement dans les conduites en charge
Le calcul des écoulements en charge consiste à appliquer les lois de l’hydraulique aux
diverses parties des systèmes d’écoulement pour trouver la répartition des débits et des pressions.
Un système d’écoulement est constitué de plusieurs éléments ou tronçons liés entre eux par
des nœuds. Un nœud est donc une jonction de 02 ou plusieurs éléments.
𝑽𝑨 ² 𝑽𝑩 ²
𝒛𝑨 + 𝒀𝑨 + = 𝒛𝑩 + 𝒀𝑩 + + ∆𝑯𝑨𝑩
𝟐𝒈 𝟐𝒈
La représentation graphique de la charge en fonction du débit dans la conduite détermine deux lignes :
𝑽²
La ligne de charge : 𝒛 + 𝒀 +
𝟐𝒈
𝑷
La ligne piézométrique : 𝒛 + 𝒀 = 𝒛 +
𝝆𝒈
z = Côte géométrique ou altitude par rapport au niveau de référence
P=Pression en N/m² (10-5 bar). P = 𝝆g.Y
∆HAB : Perte de charge entre les deux points selon les formules classiques
𝑽²
𝟐𝒈
: Élément représentatif de l’énergie cinétique en A ou B (varie entre 0,0l et 0,l mCE)
V = Vitesse moyenne de l’écoulement en m/s (ordre de 0,5 à 1,5 m/s)
𝜌 = Masse spécifique du liquide (𝜌 ≅ 1000 kg/m3)
g = Accélération de la pesanteur (g = 9.81 m/s²)
𝑷 𝑽²
La charge moyenne d’une section s’écrit : 𝑯 = 𝒛 + 𝝆𝒈
+ 𝟐𝒈
P
ρg
est de l’ordre de 10 à 100 mètres de colonne d’eau (mCE)
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III- La pression
Les conduites doivent rester en pression pour maintenir l’étanchéité des joints (en particulier
éviter les infiltrations en AEP) et pour éviter l’ovalisation.
Des appareils spéciaux (soupapes, ventouses) doivent être installés pour supprimer ou réduire
les dépressions dans les circonstances où il n’est pas possible d’assurer le maintien en pression de la
conduite (coup de bélier, rupture de conduite à l’aval, etc.).
La pression ne doit pas aussi être excessive pour éviter des fuites importantes dans les joints et
les fissures.
La pression en un point est donnée par la relation : P = pg.Y et 1 bar=l05 Pa
1- Les pertes par frottement ou pertes linéaires sont dues aux frottements de l’eau contre les parois
des conduites et les turbulences provoquées par ces effets. Ces pertes ont lieu sur toute la longueur de
la conduite.
- Caractéristiques de la conduite
diamètre intérieur Din, (section d’écoulement)
rugosité des parois intérieures k (mm)
longueur L
Il existe plusieurs formules qui rendent compte de la perte de charge et qui se sont précisées avec la
prise en compte progressive des paramètres ci-dessus énumérés :
Formule de Manning-Strickler
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝑳
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
Q : débit (m3/s)
KS : Coefficient dépendant de la rugosité interne donnée par des tables en fonction de la
nature du tuyau
D : Diamètre intérieur de la conduite en (m)
L : Longueur de la conduite en (m)
∆H : Perte de charge en (m)
Formule de Williams-Hazen
𝑸𝟏.𝟖𝟓𝟐
∆𝑯 = 𝟏𝟎. 𝟔𝟕𝟓 𝑳
𝑲′𝟏.𝟖𝟓𝟐 𝒙 𝑫𝟒.𝟖𝟕
K’: Coefficient de William- Hazen
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Formule de Calmon - Lechapt
𝑸𝒏
∆𝑯 = 𝒂 𝑳
𝑫𝒎
a, n et m : coefficients de pertes de charge données par des tables :
K a x 10-3 n m
2 1,863 2 5,33
1 1,601 1,975 5,25
0,5 1,400 1,96 5,19
0,25 1,160 1,93 5,11
0,10 1,100 1,89 5,01
0,05 1,049 1,86 4,93
0,025 1,010 1,84 4,88
0,00 · 0,916 1,78 4,78
0,00 ·· 0,971 1,81 4,81
·· 0,25 ≤ D ≥ 1 · 0,05 ≤ D ≥ 0,2
Formule de Darcy-Weisbach
𝑽²𝑳
∆𝑯 = 𝝀
𝑫𝑯 𝒙 𝟐𝒈
λ: vitesse d’écoulement (m/s)
D : diamètre de la conduite (m)
L : longueur de la conduite (m)
Pour les conduites circulaires en écoulement en charge, le diamètre hydraulique DH est égal au
𝟒𝑸
diamètre géométrique D et le débit Q est lié à la vitesse moyenne par 𝑽 =
𝝅𝑫²
Formule de Colebrook
𝟏 𝒌 𝟐. 𝟓𝟏
= −𝒍𝒐𝒈( + )
√𝝀 𝟑. 𝟕𝑫 𝑹𝒆 √𝝀
Pour un écoulement laminaire (Re<2000) en conduite circulaire, λ est inversement proportionnel à Re.
𝟔𝟒
𝝀= 𝑹
𝒆
Il est appelé écoulement de Poiseuille mais ne se rencontre pas souvent en hydraulique
pratique courante (hydroélectricité, hydraulique urbaine, hydraulique agricole ou hydraulique
industrielle). C’est possible de le rencontrer en écoulement de certains fluides visqueux ( circuit des
engins à commande hydraulique).
La formule des pertes de charge de William-Hazen surestime les pertes de charges linéaires
comparativement aux autres formules. Cette surestimation prend en compte les pertes de charges
singulières.
Études de la rugosité
La rugosité absolue des conduites en service peut être estimée en mesurant la différence de
charge entre deux extrémités. La détermination de la rugosité nécessite une bonne connaissance du
diamètre de la canalisation:
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 45
Tableau: coefficient de rugosité des matériaux courants. (D < 250 mm).
K (mm) a x 103 n m
2 1,863 2 5,33
1 1,601 1,975 5,25
0,5 1,400 1,96 5,19
0,25 1,160 1,93 5,11
0,1 1,100 1,89 5,01
0,05 1,049 1,86 4,93
0,025 1,01 1,84 4,88
0 (50mm<D<200mm) 0,916 1,78 4,78
0 (250mm<D<lm) 0,971 1,81 4,81
Formule a n m
410/3 2 16/3
Manning-Strickler
𝜋²𝐾𝑠 ²
10,675 1,852 4,87
Hazen-Williams
𝐾 ′1.852
8𝜆 2 5
Darcy-Weisbach
𝜋²𝑔
Dans les pertes de charge singulières, figurent aussi les pertes de pression dues à la vitesse (charge
dynamique) à la sortie de l’écoulement du réseau dans un grand espace (atmosphère).
Les pertes de charge singulières sont fonction du débit, du diamètre de la conduite et de la nature de la
singularité :
𝑸²
∆𝑯𝒔 = 𝒌𝒊
𝟐𝒈𝑺²
∆Hs (m)
Q= débit (m3/s)
S= section de la conduite (m²)
Ki= Coefficient dépendant de la singularité [-]
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 46
Dans les projets courants d’alimentation en eau potable et d’irrigation, les pertes de charges
singulières sont évaluées forfaitairement à 5% des pertes de charge linéaires pour les conduites
d’adduction équipées de peu de singularité, et 10% pour les conduites de distribution pour tenir
compte des singularités sur une longue conduite.
Par contre dans certains cas, conduite d’aspiration d’une pompe par exemple, il faut systématiquement
évaluer les pertes de charge singulières car elles peuvent contribuer de façon substantielle au calcul de
la pression à l’entrée de la pompe.
3- Longueur équivalente
On assimile la longueur de la conduite à la longueur de sa projection horizontale.
On peut remplacer par la pensée une singularité par une longueur ‘équivalente Le de la conduite sur
laquelle elle est branchée, c’est à dire une longueur qui donnera la même perte de charge quel que soit
le débit.
𝑸² 𝑽²
∆𝑯𝒔 = 𝒌𝒊 = 𝒌𝒊
𝟐𝒈𝑺² 𝟐𝒈
𝑳𝒆𝑽²
∆𝑯𝒔 = 𝝀
𝟐𝒈𝑫
Si l’écoulement est turbulent rugueux, λ ne dépend que de la rugosité relative de la conduite et Le ne
dépendra que de la conduite et de la singularité K
𝑲𝑫
𝑳𝒆 =
𝝀
Sauf cas particuliers où les pentes du terrain naturel sont très fortes, on assimile la longueur de la
conduite à la longueur de sa projection horizontale.
V- Etude de la conduite
V.1- La conduite équivalente
Pour faciliter les calculs, on peut remplacer fictivement un système de conduites par une
conduite équivalente c’est-à-dire une conduite qui entraîne la même perte de charge et véhicule le
même débit que le système considéré. Suivant les problèmes, on peut être amené à rechercher cette
équivalence en longueur ou diamètre si l’autre est fixé.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 47
𝑳 𝑳𝟏 𝑳𝟐 𝑳𝟑 𝑳𝒏
𝟓
= 𝟓
+ 𝟓
+ 𝟓
+ ⋯+
𝑫 𝑫𝟏 𝑫𝟐 𝑫𝟑 𝑫𝒏 𝟓
𝑫′ 𝑳 𝟏/𝒎
Le = ∑ 𝑳𝒊 . (𝑫 )𝒎 𝑫′ = (𝑳′ / ∑ 𝑫 𝒊𝒎 )
𝒊 𝒊
Quel est le diamètre de la conduite équivalente en fonte dont le tracé, légèrement différent engendre
une longueur L de 200 m.
𝟐𝟎𝟎 𝟑𝟎 𝟖𝟎 𝟕𝟎
𝟓
= 𝟓
+ 𝟓
+ = 𝟐𝟗, 𝟕𝟔
𝑫 (𝟎, 𝟏𝟓) (𝟎, 𝟏𝟎) (𝟎, 𝟎𝟖)𝟓
D’où D = 0,092 m
On retiendra pour la conduite le diamètre standard immédiatement supérieur, soit D =
100 mm.
Q Q
∆𝑯 = 𝑪𝟏 𝑸𝟏 𝟐 = 𝑪𝟐 𝑸𝟐 𝟐 = 𝑪𝑸²
Si les conduites sont de même nature
𝑳𝑸² 𝑳𝟏 𝑸𝟐𝟏 𝑳𝟐 𝑸𝟐𝟏 𝑳𝟑 𝑸𝟐𝟏 𝑳𝒏 𝑸𝟐𝟏
𝒂 =𝒂 𝟓 =𝒂 𝟓 =𝒂 𝟓 =⋯=𝒂
𝑫𝟓 𝑫𝟏 𝑫𝟐 𝑫𝟑 𝑫𝒏 𝟓
𝑳𝑸² 𝑳𝒊 𝑸𝟐𝒊 𝑳𝑸² 𝑫𝟓
Q= Q1+Q2+Q3 + ………+Qn = Soit =
𝑫𝟓 𝑫𝒊 𝟓 𝟐
𝑳𝒊 𝑸𝒊 𝑫𝒊 𝟓
𝑳 𝑸 𝟐
d’où 𝑫 = 𝑫𝒊 〔 𝑳 𝒙 ( 𝑸 ) 〕𝟏/𝟓
𝒊 𝒊
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 48
𝒏/𝒎
𝒊=𝑵
𝑫𝒊 𝒎/𝒏
𝑫′ = 𝑳′𝟏/𝒎 . (∑ )
𝒊=𝟏
𝑳𝒊 𝟏/𝒏
Dans le cas particulier de 2 conduites identiques en tout genre et dans le cas où L’ est aussi
égal à la longueur de ces 2 conduites le diamètre équivalent est fonction du diamètre des 2 conduites.
𝑫′ = 𝟐𝒏/𝒎 . 𝑫
et si n=2 et m=5, on obtient D’=1,32 D.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 50
La hauteur géométrique Totale Hgéo est la différence d’altitude entre le niveau de
refoulement vers le château ZR et le plan (côte) d’aspiration de la pompe.
Elle est constituée de la hauteur géométrique d’aspiration (différence de niveau entre l’axe de
la pompe et le plan à l’aspiration) et la hauteur géométrique de refoulement qui est la différence de
niveau entre le niveau de refoulement et l’axe de la pompe.
Les pertes de charge 𝚫H sont celles des canalisations. Il y a les pertes de charge à l’aspiration
et au refoulement. Elles sont fonction de la section et de la nature de la canalisation (pertes de charges
linéaires) mais également fonction du nombre et du type de raccords (coudes, tés, jonctions) installées
le long des conduites.
La variation de la pression est la pression utile souhaitée à l'ouverture du robinet, qui varie
en moyenne environ à 2,5 bars, soit 25m de pression. Elle varie entre le plan d’eau à l’aspiration et le
point de décharge de la conduite de refoulement.
Exemple
Refoulement Château
NS
ND
Groupe électropompe
immergée
Forage
Données :
NS=21,00 m
Rabattement r =10,00 m
ND=31,00 m
Hauteur installation pompe 34,00 m
ZR et la cote d’aspiration de la pompe Za= -34,00 m
Côte du réservoir ZR = 5,00 m ;
Les pertes de charges engendrées par l’adduction sont données par la formule de Manning Strickler :
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝑳
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
En considérant que les pertes de charges singulières représentent 10 % des pertes de charges linéaires
et les pertes de charge dans le forage dues aux équipements sont de 2,00 m, on a :
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 51
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝟏, 𝟏 𝑳+𝟐
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
A l’aide du catalogue des pompes nous choisissons une Electropompe immergée qui a les
caractéristiques suivantes :
Marque GRUNDFOS SP 30-4
Type MS 4000
Puissance 4 KW
Poids 31 kg
Tension d‘alimentation 3X400V, fréquence 50 Hz.
Débit 10 m3/h,
Hauteur manométrique totale (HMT=45m)
Rendement ηP = 70 %
Démarrage triangle étoile.
i- La puissance utile d’une pompe est la puissance correspondant au travail fourni par la pompe pour
permettre à l’eau de monter au réservoir. La puissance hydraulique que devra fournir la pompe pour
déplacer la masse d’eau :
𝜌𝑄: Masse d’eau déplacée
𝑷𝑯 = (𝝆𝑸). 𝒈. 𝑯𝒎𝒕 (Watt) 𝜌: Masse volumique de l’eau (1000 kg/m3)
g: Accélération de la pesanteur (9.81m/s²)
Q=débit de la pompe en m3/s
Hmt : hauteur manométrique de la pompe (m)
Exemple :
Pour l’exemple ci-dessus, le débit de la pompe Q = 10 m3/h = 0,003 m3/s
Hmt : hauteur manométrique de la pompe = 45 m
𝑷𝑯 = (𝝆𝑸). 𝒈. 𝑯𝒎𝒕 = 𝟏𝟑𝟐𝟓 𝑾 = 𝟏, 𝟑𝟑 𝑲𝑾
ii- La puissance mécanique absorbée par la pompe pour fournir ce travail est :
𝑷
𝑷𝒑 = 𝜼𝑯 𝜂𝑃 = rendement de la pompe
𝑷
𝑃𝑃 = puissance à l’arbre de la pompe
Le Rendement de la pompe ηP = 70 %
𝑷𝑯 𝟏, 𝟑𝟑
𝑷𝒑 = = = 𝟏, 𝟗 ≈ 𝟐 𝑲𝑾
𝜼𝑷 𝟎, 𝟕
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 52
𝑷𝑷 𝟐
𝑷𝑬 = = = 𝟐, 𝟓 𝑲𝑾
𝜼𝑴 𝟎, 𝟖
𝑷𝒈 𝟑
𝑷𝒊 = = = 𝟑, 𝟕𝟓 𝑲𝑾
𝒄𝒐𝒔 𝝋 𝟎, 𝟖
On choisira un Groupe électrogène d’une puissance 7,5 KVa pour une vitesse de rotation de 2900
tr/mn
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Le choix d’une installation de pompage
1. La conduite de refoulement
𝑫𝒊𝒏𝒕 = 𝟏. 𝟓 √𝑸 Dint = Diamètre intérieur en m
Q = Débit en m3/s
2. Le débit de pompage
𝑩𝒋𝒑
𝑸= 𝒕
Bjp: Besoin du jour de point [m3/jour]
t : Temps de pompage
Q : Débit de pompage [m3/h]
Le temps de pompage est choisi en fonction du coût de l’énergie et des caractéristiques de la source
𝟐𝑳 𝟗𝟗𝟎𝟎
𝑻 < 𝒂
Avec 𝒂= 𝑫 𝟎.𝟓
(m/s) (formule d’ALLIEVI)
(𝟒𝟖.𝟑+𝑲 )
𝒆
L : longueur de la conduite
e : épaisseur de la conduite
D : diamètre intérieur de la conduite
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 54
La valeur de la caractéristique K dépend de la nature de la conduite
Si le temps de fermeture est inférieur au temps que met l’onde pour s’annuler au niveau du réservoir
(L/a), le coup de bélier est maximum
Les équipements et les moyens de protection suivant ne supprime pas le coup de bélier, mais
l’atténue pour le contrôler dans une fourchette supportable par l’installation :
- Le ballon anti-bélier : stockage puis restitution d'énergie mécanique
- Les cheminées d’équilibre : stockage puis restitution d'énergie mécanique
- Les ventouses : Lutter contre les pressions inférieures à la pression atmosphérique
- Les clapets de by-pass à l’aspiration : compensent uniquement les surpressions en admettant une
décharge de la conduite de refoulement dans l’aspiration.
- les soupapes de décharge : Ecrêter les pressions trop fortes
- Les volants d’inertie : Ecrêter les dépressions à l'aval de la pompe
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 55
Les réseaux d’adduction
Chapitre 5
I- Définition
L’adduction se définit comme l’ensemble des ouvrages mis en place pour le transport de l’eau
de sa source au réservoir de distribution à travers un réseau de conduites. Elle se fait à débit constant
(Qadd), pour permettre le remplissage du réservoir dans un temps donné (toujours inférieur à 24 h).
Les conduites d’adduction ne transportent que d’eau brute et ont pour fonction d’assurer le transfert de
l’eau entre deux points :
- entre la source et la station de traitement ;
- entre la source et les stockages ou le réseau de distribution.
Les conduites de transfert ou feeder transportent l’eau sans distribution d’eau potable :
- entre la station de traitement et les stockages ou le réseau de distribution ;
L’adduction comporte :
la source qui peut être un forage équipé d’un système de pompage ou un cours d'eau naturel;
une station de pompage :
une station de traitement : le traitement de l’eau se fait en fonction des captages, il peut être lourd
ou léger.
un réseau de transport constitué de conduites souvent enterrées, de vannes et de pompes ; la
pompe est un dispositif permettant d'aspirer et de refouler l’eau. Des chambres de vannes enterrées
(vannes de sectionnement, vannes de purge ou vannes de ventouse) sont installées sur le trajet du
réseau, permettant la protection des vannes, la régulation de la pression de service et le fractionnement
du réseau afin d'isoler certains tronçons lors de la maintenance.
un système de stockage d’eau intermédiaire ;
un système d’asservissement amenant l'eau aux usagers (industriel, public, domestique) ou à des
points de distribution collectifs (robinets, bornes fontaines, etc.) et les ouvrages de protection.
Après usage, l’eau est envoyée à la station d’épuration par un réseau d’égout, puis rejetée dans
la nature ou recyclée pour transformer à nouveau en eau potable.
L’écoulement dans les réseaux d’adduction se fait grâce à la force de gravitation (écoulement
gravitaire) ou par une puissance hydraulique fournie par une pompe (écoulement par refoulement).
Il n’y a pas de distribution en route en dehors de prélèvements ponctuels pour d’autres
localités ou de gros consommateurs (hôpitaux, industries). Pour éviter les pertes de charge dans
l'écoulement, il est interdit d'effectuer un piquage sur un conduit d'adduction par refoulement, mais le
piquage d'un conduit d'adduction gravitaire peut être toléré.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 56
Profondeur
La conduite doit être enterrée en une profondeur de couverture minimale de 0.80 m au-dessus
du sol, la protégeant des intempéries, des charges roulantes très lourdes, des chocs (surtout PVC), etc.
Il est également possible de poser les conduites au sol ou les suspendre, dans le cas des
ouvrages de franchissement d’obstacles (ponts, radier, ravins, etc.). Ce qui n’est pas applicable aux
conduites en matière plastique (PVC, PEHD) qui sont très sensibles à l’ensoleillement et aux
variations de température.
h h
Conduite D D
Pente
Pour protéger et entretenir la conduite, les dispositions suivantes doivent être prises :
créer des pentes minimales supérieures à 0.3% pour éviter des montées lentes et les
descentes rapides.
Réduire le nombre de changements de pente dû au relief du terrain naturel.
Sol horizontal
Ventouse
0,3% 0,3%
0,6% 0,3%
Décharge
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 57
La profondeur et la largeur minimales sont données par les formules ci-après :
𝒉𝒎𝒊𝒏 ≥ 𝟎. 𝟓𝟎𝒎 + 𝑫𝒆𝒙𝒕
𝒍𝒎𝒊𝒏 ≥ 𝟎. 𝟒𝟎𝒎 + 𝑫𝒆𝒙𝒕
Dext = Diamètre extérieur de la conduite
hmin = Profondeur minimale
lmin = Largeur minimale
lmin
hmin
De façon pratique les profondeurs de la tranchée seront comprises entre 0.80 et 5.00 m et une
moyenne 1.00m : 𝟎. 𝟖𝟎𝒎 < 𝒉 < 𝟓. 𝟎𝟎𝒎
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 58
ii. La protection aux points bas
Les vidanges raccordées à proximité des points bas permettent de vider la conduite et procéder
à son entretien. Le choix du débit de la vidange dépend de la longueur de la conduite d’adduction, son
diamètre et le temps jugée acceptable pour la vidanger.
B
1-Le débit
Dans les projets d’AEP, le débit de calcul des ouvrages d’adduction est celui correspondant
aux besoins de production du jour de pointe. Le système d’adduction doit être conçu pour travailler le
plus longtemps (minimum 20 heures/Jour) pour minimiser les débits et la taille des ouvrages.
2- Le diamètre
La dénivelée H correspond aux pertes de charges disponibles pour le transport du débit Q sur
une longueur L, dans une canalisation dont le diamètre D est à déterminer. Aucune pression résiduelle
n’est exigée en B.
Plusieurs formules peuvent être utilisées. Le plus courant est celui de Manning-Strickler et on
peut poser :
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝒁𝑨 − 𝒁𝑩 = 𝑳
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
Avec :
Q : débit (m3/s) KS : Coefficient de Strickler
D : Diamètre intérieur de la conduite en (m)
L : Longueur de la conduite en (m) ∆H : Perte de charge en (m)
ZA : côte amont de l’eau au départ et ZB côte aval de l’eau à l’arrivée
Ce qui signifie qu’on peut retenir un diamètre D qui laisserait passer le débit Q désiré en
engendrant des pertes de charge au plus égale à H. Connaissant le débit Q(m3/s) à véhiculer au travers
d'une canalisation de diamètre intérieur D(m) et de longueur L(m), l'expression des pertes de charge
par la formule Manning Strickler s'écrit:
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 59
𝟒𝟏𝟎/𝟑 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝟐 𝑳
𝝅𝟐 𝒙 𝑲𝒔 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
Le diamètre théorique ou minimum sera déduit :
𝟑/𝟏𝟔
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
𝑫𝒕 = ( 𝑳)
𝑲𝒔 𝟐 𝒙 ∆𝑯
Lorsque V fixé, alors:
𝟒𝒙𝑸
𝑫= √
𝝅𝒙𝑽
Avec Q et D connus, on obtient j à l’aide de la formule des pertes de charges linéaires J=j x L.
La valeur à retenir est le diamètre standard immédiatement supérieur. Ce diamètre risque
d’engendrer de fortes vitesses si la dénivelée ∆H est très grande devant le débit Q et la longueur L.
Dans ce cas, il faudra refaire les calculs en imposant la vitesse V.
Ce diamètre commercial doit être supérieur ou égal au diamètre calculé pour garantir des
pertes de charge inférieures ou égale à H. Avec ce diamètre commercial on vérifie que Q s’écoule avec
une vitesse comprise entre Vmin = 0,50 m/s et Vmax= 2,00 m/s.
3- La vitesse
Le diamètre calculé risque d’engendrer de fortes vitesses si la dénivelée (∆𝐻) est très grande
devant le débit Q et la longueur L.
Si la vitesse est trop faible, le diamètre sera gros et par conséquent risque de dépôt dans la
canalisation. Les gros diamètres rendent les frais d’investissement élevés.
Si la vitesse est trop forte, il y aura davantage de risque de ‘coup de bélier’ pouvant entrainer
des dommages sur la conduite.
Exemple :
Données : Côte de l’eau à la source : 𝒁𝑨 = 𝟏𝟓𝟎 𝒎
Côte de l’eau à l’arrivée au réservoir : 𝒁𝑩 = 𝟏𝟏𝟐 𝒎
Longueur de la conduite : L = 2 km
Débit à transiter : Q = 30 l/s
Conduite en fonte
Résolution
La perte de charge disponible
∆𝑯 = 𝒁𝑨 − 𝒁𝑩 = 𝟏𝟓𝟎 − 𝟏𝟏𝟐 = 𝟑𝟖 𝐦
Conduite en fonte :
3
10.29 𝑥 (0,030)2 16
𝐷𝑡 = ( . 2000) = 0,161 𝑚 = 161 𝑚𝑚
902 𝑥 38
𝟒 𝒙 𝟎,𝟎𝟑𝟎
La vitesse V = = 𝟏, 𝟎𝟐 𝒎/𝒔 admissible
𝝅 𝒙 (𝟎,𝟐)²
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L’adduction par refoulement est constituée d’une conduite d’aspiration (si la pompe n’est pas
immergée), une pompe et une conduite de refoulement.
Hgr
Hga Réservoir
Bâche d’eau
L’aspiration de la pompe se fait au niveau le plus haut de la surface de l’eau. Le principe d’aspiration a
lieu lorsqu’on dégage une partie de l’air à l’intérieur de la conduite de refoulement d’une pompe en
l’aspirant, il se crée une dépression qui permet à l’eau de remonter.
Une pompe aspirante est une pompe dont le dispositif d’aspiration (piston) est situé au-dessus du plan
d’eau, dans le corps de l’appareil. L’eau est pompée par l’intermédiaire d’une conduite dite
d’aspiration. La dénivelée est limitée à 6 mètres. Ces pompes conviennent aux points d’eau peu
profonds.
Une pompe est dite immergée lorsque son dispositif d’aspiration est situé en dessous du niveau
dynamique du plan d’eau. L’aspiration se limite aux crépines d’entrée de l’eau dans la pompe.
Une pompe foulante est une pompe (aspirante ou immergée) capable de porter l’eau au-dessus du
niveau du sol, par exemple dans un réservoir surélevé.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 61
Le pompage est caractérisé par :
Hmt = Hgt + ∆𝑯t ou Hgt est la hauteur géométrique totale = ZR - ZB
∆𝑯t = Perte de charge totale (aspiration + refoulement) = ∆𝑯a + ∆𝑯r
NPSH disponible = 10,33 – Hma
Avec Hma : hauteur manométrique à l’aspiration.
Si ∆𝐻a est la perte de charge (linéaire et singulière) et Hga, la hauteur géométrique à l’aspiration,
différence de niveau entre l’axe de la pompe et le plan à l’aspiration, alors on peut poser :
Hma = Hga + ∆𝑯a
Pour le refoulement, on peut également poser par analogie : Hmr = Hgr + ∆𝑯r
La hauteur géométrique de refoulement qui est la différence de niveau entre le niveau de refoulement
et l’axe de la pompe.
La pompe choisie doit permettre d’obtenir le débit Q, à la hauteur Hmt et avoir un NPSH requis
inférieur ou égal à la valeur calculée, c’est-à-dire pouvant aspirer à une hauteur égale ou supérieure à
la hauteur d’aspiration.
Hgt -Hgr
Réservoir
Bâche d’eau
Si ∆𝑯a < h, il n’ya pas de problème de NPSH (cas des stations de pompage)
∆𝑯t = ∆𝑯a + ∆𝑯r
Hgt = Hgr
Hgt =Hgr
Réservoir
Forage
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 62
La pompe immergée avec un moteur de surface ou un groupe moto pompe immergée qui assure
l’exhaure. Pas d’aspiration, NPSH = 10,33 m n’a pas d’intérêt.
Hgt = Hgr et ∆𝑯t = ∆𝑯r
Le pompage des eaux profondes peut se faire à travers une pompe à axe vertical ou immergée.
Si la prise est peu profonde, mais de profondeur supérieure à 6 m, on utilise une pompe à axe vertical.
Le moteur est situé au-dessus du niveau maximum du plan d’eau.
Si la prise est profonde (cas de puits et forages profonds), on utilise une pompe immergée. L’ensemble
du bloc (pompe + moteur) est immergé. Un câble électrique alimente le groupe électropompe.
La performance d’une pompe est donnée par sa courbe caractéristique traduisant la relation
(Q,H) et sa courbe de rendement. Ces données sont fournies par le constructeur.
La courbe caractéristique d’une conduite est définie par la relation (Q, Hmt). Ces données sont
imposées par les installations.
M
Hmt
Courbe caractéristique pompe
Hg Courbe de rendement
Qp Q
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 63
La pompe doit être choisie pour que le débit Qp voulu soit refoulé à la hauteur HMT et avec un bon
rendement (≥ 80%). Pour plus de détail, voir cours de Station de Pompage.
Hg Courbe de rendement
Q1 Q2 Q(1+2) Q
Hmt(1+2)
M(1+2) Courbe caractéristique résultant de
Hm1 deux pompes identiques en parallèle
M1
Hg Courbe de rendement
Q1 Q(1+2) Q
i- La puissance hydraulique fournie par la pompe est l’effort nécessaire pour permettre à l’eau de
monter au réservoir.
La puissance Hydraulique Ph (en watt) est donnée par 𝝆. 𝒈. 𝑸. 𝑯𝒎𝒕
où
Hmt : hauteur manométrique totale de la pompe ou la chute nette de la turbine (en m)
Q : débit qui les traverse (m3/s)
𝜌 : masse volumique en g/m3
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 64
ii- Le groupe moto-pompe fonctionne avec un rendement ƞ𝑡. La puissance électrique consommée par
𝑷𝒉
la pompe Pe = ƞ𝒕
ƞ𝒕 = ƞ𝒑 + ƞ𝒎 : Rendement total du groupe
avec ƞ𝑝 : rendement de la pompe et ƞ𝑚 : rendement du moteur
iii- L’acier
Les conduites en acier ne sont que utilisées pour des équipements spéciaux (station de pompage) à
cause de leur corrodabilité très élevé.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 65
iv- L’Amiante – ciment
Les conduites en amiante-ciment ne sont plus utilisées en AEP. Les conduites en ciment sont utilisées
dans de rare cas en adduction gravitaire.
Si la conduite n’est pas renforcée, ou si elle est avec une conduite de diamètre différent D2 calculé plus
haut, alors il faudra rechercher la Hmt de la nouvelle pompe.
La pompe P2 devra être choisie pour envoyer le même débit Q à une hauteur Hm2, avec
Hm2 = Hmt – Hm1
Hmt : calculée en fonction de l’option prise au niveau de la conduite d’adduction.
Cette option peut être retenue lorsque la pompe existante n’est pas encore amortie et que les nouvelles
conditions de fonctionnement (débit, hauteur) n’engendrent pas de mauvais rendements.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 66
Les ouvrages de stockage
Chapitre 6
I- Définition
Les ouvrages de stockage servent à l’accumulation de quantité d’eau pour résoudre un
problème technique et/ou un problème économique (coût de l’énergie). Le château d'eau remplit une
double fonction : il joue le rôle de réservoir tampon entre la production d'eau et la distribution aux
consommateurs et celui de livrer l'eau. Les réservoirs assurent également les fonctions techniques et
économiques.
Les ouvrages de stockage sont les réservoirs (ouvrage posé au sol, semi-enterré, enterré) et les
châteaux d’eau (ouvrage surélevé selon les besoins). Ils peuvent être réalisés en béton armé, en acier
ou en matières plastiques.
Les châteaux d’eau sont construits au sol lorsque le terrain ne présente pas de point assez haut,
et permettent de créer une différence de niveau artificielle. Le château d'eau est composé de deux
parties principales : la cuve et le support de la cuve appelé tour ou fut.
Les réservoirs au sol ou enterrés sont construites dans les zones ou la topographie présente des
points hauts pour que l’eau s’écoule gravitairement vers les consommateurs. Dans une zone plate, on
peut également construire réservoir au sol, mais en équipant un surpresseur. Ils possèdent une grande
capacité de stockage.
Les tuyaux des canalisations transportent l’eau, de l’usine aux consommateurs, en passant par
les réservoirs.
Le stockage d’eau se fait :
- aux stations de traitement ;
- aux stations de pompage de reprise ;
- sur le réseau de distribution.
Dans la suite, les ouvrages de stockage seront dénommés les réservoirs.
Régulation de la pression
Le réservoir permet la régulation de pression sur le réseau de distribution et le maintien d’une pression
sur le réseau indépendamment du fonctionnement des pompes de refoulement. Ils garantissent une
pression minimale dans le réseau : c'est le principe de distribution gravitaire de l'eau.
Le réservoir réduit la pression que l'eau acquiert à l'intérieur des canalisations au gré des pentes et des
dénivellations des terrains qu'elles parcourent.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 67
Lorsque la zone est en hauteur, la pression sera forte et il faudra installer une brise-pression pour
réduire la force qu'exerce l'eau dans les tuyaux.
Sécurité d’approvisionnement
En cas d'incident ou de panne sur les équipements d'alimentation du réseau de distribution, le réservoir
assure une sécurité d'approvisionnement : pollution de la ressource, pannes d'origines diverses de la
station de pompage, rupture d'une canalisation d'adduction,... Les réserves d’eau dans le réservoir
permettent de continuer l'approvisionnement en eau de qualité pour les consommateurs.
Simplification de l’exploitation
Il permet la simplification des problèmes d'exploitation en permettant les arrêts de production d’eau
pour entretien ou réparation de certains équipements ou installations: ouvrages de production, station
de pompage, canalisations maîtresses...en offrant toujours une quantité d'eau disponible.
Les réservoirs peuvent conduire à des économies significatives sur les investissements à réaliser sur le
réseau de distribution, en réduisant le diamètre des canalisations maîtresses (réservoirs dits d'équilibre
desservant les extrémités de réseaux, cas des refoulements -distributions, ...). Les réservoirs permettent
de privilégier le pompage pendant les heures de plus faible coût de l'énergie.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 68
i-Une conduite mène l’eau du point de captage au sommet de la tour dans une grande cuve. La
conduite est généralement d'un gros diamètre (permettant le transit de débits importants).
Si l’altitude du point de captage est inférieure à celle du réservoir, on utilise les pompes pour relever
l’eau jusqu’au sommet de la tour (station de relevage) ;
Sinon normalement si l’altitude du point d’eau est supérieure à celle du réservoir. La cuve a une
capacité de plusieurs milliers de litres pour stocker le maximum d’eau en hauteur.
La réserve peut être remplie par le haut et l'eau tombe directement dans le réservoir, au fond du
réservoir, ou même déverser au-dessus de la surface libre.
Pendant la journée, la cuve est vidée parce que l’eau stockée est utilisée et la nuit (quand la
consommation est basse), l’eau est pompée et stockée dans la cuve.
ii-Un autre tuyau permet à l’eau de redescendre à la demande grâce à son propre poids (pression
exercée) et ensuite envoyée dans un réseau de distribution gravitaire pour être distribuée vers
l’ensemble des habitations.
iii-Enfin, un dernier tuyau permet d’évacuer l’eau en cas de débordement par le trop plein.
Le château d’eau n’est vidé complètement que lorsqu’on veut nettoyer la cuve. La réserve d’eau
permet de faire face à une consommation moyenne du réseau sans rupture de distribution et de
maintenir une certaine pression pour assurer la distribution.
Même pendant des coupures d’électricité, le château d'eau peut fournir de l'eau dans les réseaux de
distribution, parce qu'il utilise la pression produite par gravité.
Cependant, la distribution d’eau ne s’effectuera pas longtemps sans électricité, parce qu'une pompe est
exigée pour remplir à nouveau le réservoir de stockage.
Site AquaWal
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III.3- Comparaison entre château d’eau et réservoir posé au sol
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 70
Lorsqu’une pression négative est constatée sur le réseau, elle peut fragiliser les conduites du
réseau, ce qui peut entrainer une pollution de l’eau du réseau de distribution dû à son contact avec des
nappes d’eau souterraine peu profonde. La pollution peut provenir des microorganismes, des déchets,
du sable, des engrais et autres polluants toxiques…
Réserve de distribution
Vu
Réserve de sécurité
Réserve incendie
1- La réserve de distribution
La réserve de distribution est la quantité d’eau stockée utilisée pour la consommation de la
population aux heures de pointe. Cette réserve doit être suffisante pour pallier à la consommation
moyenne pour une journée.
La capacité théorique de la réserve de distribution est fonction du débit d’adduction, de la
variation horaire de la consommation, des périodes de pompage et des fluctuations du débit de
distribution.
Les pompes fonctionnent en général à débit Qp peu variable, alors que le débit de
consommation d’eau Qc est très variable dans la journée.
Le cumul des débits d’adduction est égal au cumul des débits de distribution au cours d’une
journée. ∑ 𝑞𝐴 = ∑ 𝑞𝐷. La réserve de distribution peut être déterminée par la méthode analytique,
graphique ou simplifiée.
La méthode analytique
Le débit du dimensionnement d’un réseau d’adduction est estimé à 1204,57 m3/j = 14 l/s pour un
temps de pompage de 13 h/j. le débit provenant de la ressource 1 est de 92,66 m3/h et la ressource 2
n’est pas exploitée. Nous voulons calculer la capacité utile du réservoir.
L’exploitation de la ressource est fonction de la variation horaire de pointe de la journée.
PERIODES
RESSOURCES DISTRIBUTION BILAN
De la
Ress.01 Ress.02 Total Ress. [Link]. Profil Horaire Cumulés Cumulés
période
(m3/h) (m3/h) (m3) (m3) (%) (m3/h) (m3) (m3)
(m3)
Période 00h-05h 00h-06h 06h-08h 08h-11h 11h-14h 14h-18h 18h-19h 19h-20h 20h-22h 22h-24h
Durée 0 0 2 3 3 4 1 0 0 0
Q pompée 0,00 0,00 92,66 92,66 92,66 92,66 92,66 0,00 0,00 0,00
V pompée =
0,00 0,00 185,32 277,98 277,98 370,64 92,66 0,00 0,00 0,00
Qp x Tp
Vp cumulée 0,00 0,00 185,32 463,30 741,27 1111,91 1204,57 1204,57 1204,57 1204,57
Coef 0 0,1 1,5 3 1,5 1,05 0,5 0,5 0,35 0,00
Q distribuée =
0,00 5,02 75,29 150,57 75,29 52,70 25,10 25,10 17,57 0,00
Qp x Coef
V ditribuée =
0,00 0,00 150,57 451,71 225,86 210,80 25,10 0,00 0,00 0,00
Qd x Td
Vd cumulée 0,00 0 150,57 602,29 828,14 1038,94 1064,04 1064,04 1064,04 1064,04
Vpcum-Vdcum 0,00 0,00 34,75 -138,99 -86,87 72,97 140,53 140,53 140,53 140,53
La méthode graphique
La méthode graphique de détermination de la réserve de distribution permet de visualiser les
compensations entre les temps de faible consommation et ceux des fortes consommations afin
d’ajuster les périodes de pompage pour minimiser les risques de rupture de fourniture pendant les
heures de forte consommation.
En pratique, on se fixe un temps de pompage journalier t, les périodes de pompage et on
déduit le débit de pompage Qp. Qp et Qc peuvent être exprimés en pourcentage du volume journalier
W.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 72
Sur le même graphique, on trace la courbe cumulative des débits pompés et celui consommé
sur 24 heures. Puis l’on représente successivement pour une journée (24 heures) :
- l’adduction A et la distribution D, simplifiées en tranche horaire qA, qD
- les courbes de cumul des débits précédents
- la superposition des courbes de cumul des débits
- la mesure de la plus grande distance V1 en excès entre les deux courbes, puis V2 en déficit.
100%
de W
Qp24 Qc24
V2
Qp24 = Qc24
V1
Translation parallèle
6 12 18 24 6 Temps (en h)
Figure - Détermination graphique de la réserve de distribution
La méthode simplifiée
La méthode simplifiée est plus adaptée pour les localités où il n’existe pas encore de données
statistiques conséquentes. Une réserve de distribution de 25% de la consommation journalière de
pointe suffit à satisfaire les besoins dans les grandes agglomérations de plus de 200 000 habitants. Ce
minimum sera porté à 1/3 de la consommation journalière de pointe pour les petites adductions d’eau
où la disponibilité du matériel et la durée des interventions sur les installations peuvent induire de
longues périodes de rupture de la production.
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2- La réserve de sécurité
La réserve de secours est aléatoire ; elle dépend du confort que l’on veut offrir aux usagers.
Elle correspond à un volume représentant une fourchette de 6 heures à 14 heures de la distribution du
jour moyen.
3- La réserve incendie
La réserve incendie est la quantité d’eau stockée pour lutter contre les incendies dans la ville.
Un réservoir ne peut atténuer un incendie à la fois.
Le volume de la réserve incendie est estimé à partir du nombre probable d’incendies
simultanés, du débit (30 à 60 m3/h) et du temps pour les étouffer (1 à 2 h).
Le pompage aux heures de pointe permet de limiter la nécessité de réserve, donc de diminuer
le volume du réservoir. Plus le temps de pompage est long, plus le débit est faible et plus la capacité
du réservoir est minimisée. Il est préférable d’adopter un volume au moins égal aux besoins journaliers
pour les petites localités (< 5000 ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠) pour faire face aux risques des pannes de longues
durées.
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IV.6- Forme des réservoirs
Le réservoir peut être enterré, semi-enterré ou surélevé (château d’eau) selon l’altitude et la
nature du terrain où il doit être implanté d’une part, et la côte piézométrique exigée d’autre part. La
surélévation d’un réservoir à un impact important sur son coût de construction.
Lorsque la zone est un terrain plat, la solution optimale consiste à placer le réservoir au centre
de gravité du réseau de distribution. Dans la mesure du possible, ces réservoirs sont placés en hauteur
pour fournir passivement de la pression au robinet. Une grande hauteur de réservoir pénalise la phase
de production (HMT grand), mais favorise la phase de distribution de l’eau (petit diamètre).
Les réservoirs enterrés et semi-enterrés sont de forme rectangulaire ou circulaire, sont utilisés
pour de grandes capacités (rectangulaires : V > 3000 m3 et circulaires : V < 3000 m3) et sont moins
chers que les réservoirs surélevés. Ils doivent être couverts pour protéger l’eau contre les
contaminations, aérés pour laisser passer l’air, visitables et être bien protégés contre la chaleur et le
froid. Le réservoir doit comporter un système de drainage périphérique et sous le radier.
Les réservoirs surélevés sont de forme cylindrique (V < 1000 m3) ou tronconique (V > 1000
m3). Ils peuvent avoir la forme rectangulaire pour des petites capacités. Ils sont réalisables que si les
conditions topographiques l’imposent à cause de leur coût élevé. Généralement, on opte pour des
châteaux de formes cylindriques mais leur construction est difficile de par le fait qu’elle requiert de
nombreuses exigences en termes de qualité.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 75
La couverture de la cuve doit avoir une pente à l’extérieur de 1 à 2% pour le ruissellement des
eaux météorites et la limitation des radiations directes du soleil qui influent sur l’élévation de la
température de l’eau.
Le fond de la cuve en forme de cunette aura au moins une pente de 2% pour concentre les
boues et faciliter leur enlèvement.
- une conduite d'arrivée d'eau : cette conduite provient soit d'un captage (conduite d'adduction
d'eau), soit d'un autre réservoir. Cette canalisation est le plus souvent équipée d'une boîte à boue, d'un
réducteur de pression et d'une vanne de sectionnement. Il n'y a généralement pas de compteur sur la
conduite d'arrivée d'eau. Il peut y avoir plusieurs conduites d'arrivée d'eau dans un réservoir.
- une boîte à boue (ou filtre horizontal) : est un appareil hydraulique utilisé dans le cas où l'eau
d'arrivée provient d'un captage. La boîte à boue est un filtre en inox dans un corps en fonte qui est
toujours placée avant le compteur divisionnaire et les appareils de régulation ou de pompage. Elle
permet de retenir d'éventuels débris qui seraient restés dans l'eau captée et ainsi de protéger le
compteur situé en aval d'elle. Il s'agit d'un dégrillage sommaire de l'eau. La cartouche filtrante de la
boîte à boue doit être régulièrement nettoyée.
- un régulateur de pression : l’eau venant d’un captage ou d'un autre réservoir pour le réservoir, peut
provenir avec une pression telle qu'elle peut endommager les différents appareils hydrauliques comme
les compteurs ou les boîtes à boue. Pour atténuer la "force" de l'eau en réduisant sa pression, un
régulateur de pression (appelé aussi réducteur ou stabilisateur de pression) est installé. Il est réglable et
permet de maîtriser la pression de l'eau en amont et en aval du réducteur de pression.
- une conduite de départ d'eau : la distribution de l’eau s’effectue par cette conduite. La conduite de
départ d'eau part du fond de la réserve. La plupart du temps, elle est également équipée d'une ventouse
automatique pour faire échapper l'air emprisonnée dans la canalisation. Elle est évidemment équipée
d'une vanne de sectionnement pour interrompre la distribution d'eau en cas de problème. Il peut y
avoir plusieurs conduites de départ d'eau dans un réservoir suivant les besoins.
- une ventouse automatique : lors d’une fuite, la canalisation est vidée et a pour conséquence de faire
pénétrer de l'air dans la conduite. Cet air n'a qu'un seul choix pour s'échapper de la canalisation :
remonter jusqu'à son extrémité. La solution est d'installer une ventouse automatique au niveau de tous
les points hauts ce qui va permettre à l'air de s'évacuer naturellement.
- un compteur de distribution encore appelé compteur divisionnaire, compteur général ou compteur
de sectorisation, permet de mesurer les volumes d’eau distribués. il y a systématiquement un compteur
divisionnaire sur la conduite de départ d'eau pour connaître la consommation des abonnés.
- une chambre de visite : appelée également chambre sèche ou chambre de vannes, c'est la partie du
réservoir où les agents peuvent venir faire des prélèvements d'eau, contrôler les compteurs généraux
ou inspecter le niveau du réservoir. La vidange de la réserve se fait également au niveau de la chambre
de visite dans un puisard prévu à cet effet. Ce puisard permet aussi d'évacuer l'eau nécessaire au
nettoyage de la chambre de visite.
C'est aussi dans la chambre de visite qu'arrive et parte les conduites d'arrivée et de départ d'eau. C'est
également en haut de la chambre de visite que se trouvent les aérations permettant d'assécher l'air du
réservoir et d'éviter ainsi la condensation sur les murs.
- une réserve d'eau : est l'autre partie du réservoir bien distincte de la chambre de visite, qui contient
l'eau. L’eau arrive par le haut de la réserve, apportée par la conduite d'arrivée. Elle passe par un
robinet fermé par un flotteur. Au fond de la réserve se trouve la vidange et la canalisation de départ en
distribution dont l'extrémité est équipée d'une crépine.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 76
- une crépine : installée à l'intérieur de la réserve, la crépine est fixée à l'entrée de la canalisation qui
part de la réserve pour alimenter les consommateurs. Elle est généralement en plastique, parfois en
aluminium, et a pour but d'arrêter d'éventuels débris, comme des brindilles par exemple, avant qu'ils
n'entrent dans la canalisation. La crépine est une sorte de gros filtre qui effectue un dégrillage
sommaire sur l'eau.
- Un robinet de prise pour l’analyse de la qualité de l’eau sera placé sur la conduite de distribution.
- Robinets- vannes sont prévus dans chaque canalisation (arrivée, départ, vidange…..) pour pouvoir
effectuer le sectionnement de chacune de ces conduites en cas de besoin.
- un robinet et un flotteur de fermeture : Lorsque le réservoir est plein, l'eau transportée par la
conduite d'arrivée continue à couler dans la réserve et part à l'extérieur de l'ouvrage par le tuyau de
trop-plein.
Pour éviter un tel gâchis et pour essayer de ponctionner le moins possible les ressources naturelles, un
robinet équipé d'un flotteur permet d'interrompre l'arrivée de l'eau dans le cas où le réservoir est plein.
Pour être plus exact, ce système se ferme au fur et à mesure que le niveau de l'eau s'élève dans la
réserve. Plus le niveau de l'eau est élevé et plus le débit de la canalisation d'arrivée est réduit par le
robinet
- une conduite de soutirage de la réserve incendie dont le dispositif d’ouverture est la disposition
permanente des sapeurs-pompiers.
- une conduite de trop plein : en fonte d'assez large section qui longe la paroi interne de la réserve. Il
peut arriver que le réservoir déborde lorsque ce dernier reçoit plus d'eau qu'il n'en distribue ou que le
robinet de fermeture ne soit pas assez obturé. Pour éviter que l'eau ne passe par-dessus le mur de la
réserve et ne se retrouve dans la chambre de visite, l'ouvrage est muni d'un trop-plein.
La hauteur de ce tuyau est légèrement inférieur à la hauteur de la réserve ce qui fait que lorsque l'eau
monte trop haut dans l'ouvrage elle tombe par surverse dans le tuyau de trop-plein. L'eau est dégagée
par le puisard de la chambre de visite et évacuée hors du captage.
- une conduite de vidange munie de vanne située dans la chambre de visite et au pied de la réserve
permet de vider le contenu du réservoir par un trou au fond de la réserve. Le sol de la réserve est fait
de telle manière que l'eau s'écoule naturellement vers cette vidange.
- un clapet anti-retour en sortie de vidange : la sortie de la vidange située à l'extérieur du réservoir
doit être équipée d'un clapet anti-retour muni d'un joint en caoutchouc. Cette sortie permet d'évacuer
l'eau du réservoir lorsque celui-ci est vidangé ou lorsque l'eau déborde par le trop-plein ou lorsque l'on
nettoie la chambre de visite et que l'eau s'évacue par le puisard.
- un by-pass est une conduite qui communique entre la conduite d'arrivée et la conduite de départ
d'eau, équipée généralement de deux vannes et d'un réducteur de pression, qui permet d'alimenter la
conduite de départ d'eau par la conduite d'arrivée sans passer par la réserve. Elle assure la continuité
du service pendant l’entretien du réservoir pour vider cette dernière sans interrompre la distribution
d'eau.
- une aération : pour éviter la condensation de l'eau sur les parois du réservoir, ce qui aurait pour
conséquence la dégradation du béton, les réservoirs sont équipés d'aération. Ils sont d'abord équipés de
grilles d'aération situées en haut de la chambre de visite. Ces trous dans les murs sont protégés par des
grilles moustiquaires à mailles très fines pour éviter la pénétration des petits insectes. Enfin, les plus
gros réservoirs sont dotés d'une cheminée d'aération au sommet de leur réserve afin d'assécher l'air
ambiant de l'ouvrage.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 77
- un accès : l’accès au réservoir se fait soit par un capot en fonte pour les plus petits réservoirs, soit par
une porte métallique pour les plus grands ouvrages. Ces deux éléments doivent être étanchéifiés par
des joints pour inviter toute intrusion d'insectes.
3- Quelques définitions
Le château d’eau est un ouvrage de stockage d’eau qui constitue une réserve disponible
même lorsque la pompe est arrêtée. L’eau provient d’un forage.
Un forage est un ouvrage de captage équipé d’une pompe à motricité humaine pour alimenter
un PEA ou une AEV. La tête de forage comprend principalement le compteur volumétrique qui
affiche le nombre de m3 produits par la pompe depuis son installation. Sa lecture quotidienne permet
de calculer le volume pompé chaque jour. En mesurant le nombre de m3 pompés en une heure, on peut
aussi calculer le débit de la pompe.
Le refoulement est la partie située entre la pompe et le réservoir qui permet d’amener l’eau de
la pompe dans le château d’eau. La conduite de refoulement peut être enterrée pour aller vers le
château d’eau. Une partie de la conduite sera à l’air libre pour monter au réservoir, cette partie doit
être très solide ; elle est souvent en acier ou en fonte.
Le réseau de distribution répartit l’eau du château d’eau vers les points de distribution :
bornes fontaines, branchements particuliers. Il est constitué d’un ensemble de canalisations enterrées
dans le sol (en PVC, en polyéthylène ou en acier galvanisé), comprenant des pièces particulières
destinées à faciliter l’entretien et la maîtrise de l’eau (raccords, vannes, ventouses, regards).
Les bornes-fontaines sont les points d’eau publics qui desservent les habitants non abonnés
(qui n’ont pas de branchement particulier). Elles ont un grand débit et la plupart du temps deux
robinets, ou parfois plus.
Les branchements particuliers sont des points d’eau équipés d’un compteur volumétrique
situés à l’intérieur des concessions. Le ménage ou le service bénéficiant de ce type de point d’eau doit
être abonné au service de l’eau et payer sa facture selon une périodicité fixée dans le contrat
d’abonnement.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 78
Les réseaux de distribution
Chapitre 7
I- Introduction
Le réseau de distribution a pour rôle de transporter l’eau du stockage jusqu’à chez les
consommateurs ou à un point collectif de distribution afin d’assurer la desserte vers tous les
utilisateurs.
Il est constitué de l'ensemble des canalisations, robinetteries, appareils hydrauliques et
ouvrages de génie civil qui participent au transport et à la livraison de l'eau de consommation.
La distribution doit satisfaire aux exigences ci-après:
- L’accessibilité technique et financière aux usagers
- Une qualité de l’eau répondant aux normes de potabilité
- La continuité du service en toute saison et à toute heure
- Une pression de service suffisante : Pminimal de service ≤ P ≤ PN
- Les vitesses d'écoulement dans les canalisations de distribution doivent respecter les conditions de
vitesse minimale et maximale Vmin ≤ V ≤ Vmax.
- Les conduites doivent obligatoirement avoir une pente minimale (1 % dans le sens où l’eau monte et
4 % dans le sens où elle descend) pour faciliter l’évacuation de l’air aux points hauts et la vidange aux
points bas. On est obligé parfois de créer artificiellement ces pentes par une série de points hauts et de
points bas.
Ces paramètres vont influer sur la structure et les dimensions du réseau. Dimensionner le
réseau d'eau potable revient à estimer les ramifications et la longueur nécessaire pour les canalisations
ainsi que les performances des pompes mises en place.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 79
Les conduites de distribution assurent la répartition des débits dans la zone de distribution. L’eau
est amenée à proximité des points de livraison et les branchements y sont effectués sur ces conduites,
ainsi que la connexion des dispositifs de défense contre l’incendie. Les conduites de distribution
seront en polyéthylène haute densité (PEHD) avec des diamètres extérieurs de 63 mm.
Les conduites de branchement transportent et distribuent l’eau aux usagers. Les différents points
de livraison (branchements privés, bornes fontaines) sont installés sur ces conduites.
Le diamètre des branchements particuliers ou courant est inférieur à 60 mm. Celui des écoles, de
l’administration, des industries, des établissements sanitaires est supérieur à 60 mm.
Les différents sous-réseaux d’un système de distribution sont agencés sous la forme d’un réseau
ramifié, un réseau maillé ou la combinaison des deux.
Conduite principale
Conduite de distribution
Branchement particulier
La numérotation des nœuds en séquence par proximité de l’aval vers l’amont : il est plus
conseillé pour le dimensionnement. Les numéros des nœuds sont consécutifs jusqu’à ce que l’on
rencontre un nœud avec dérivation non encore numérotée ; on continue la procédure à l’aval de cette
dérivation jusqu’à arriver en tête du réseau.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 80
I
RG, AB, BD, DG : Tronçons primaires
H H1 C BC, BE, EF, GH, HI: Secondaires
HH1: Tertiaires
R: Réservoir
R D B A
E F
La numérotation des nœuds en séquence par proximité de l’amont vers l’aval: Les
numéros des nœuds sont consécutifs sur une branche jusqu’au nœud terminal. La procédure est répétée
pour la branche dérivée du plus grand numéro de nœud non encore numéroté.
I
RA, AB, BC, CD : Tronçons primaires
H J E CE, BF, FG, AH, HI: Secondaires
HJ : Tertiaires
R: Réservoir
R B C D
F G
La numérotation hiérarchisée des nœuds par proximité : On procède de la même manière mais les
numéros ne sont pas séquentiels.
A2
RA, AB, BC, CD : Tronçons primaires
A1 A11 C1 AA1, A1A2, BB1, B1B2, CC1: Secondaires
A1A11, B1B11 : Tertiaires
R: Réservoir
R B C D
B1 B2
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Exemple
C(z=99)
B(z=101)
D(z=100)
R F(z=98)
A(z=107) E
z=104 72l/s
G(z=102)
Les besoins au jour de pointe Djp = 54 l/j/hab pour un Cph = 3. Le rendement du réseau est ηr = 90%.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 82
Le sens de l’écoulement de l’eau à l’intérieur des mailles dépend de la demande, ce qui assure
une certaine sécurité dans la distribution. Il n’y a pas de zones mortes tant qu’il y a un minimum de
consommation ; ce qui contribue à préserver la qualité de l’eau.
Le réseau présente une sécurité dans la distribution et la qualité du service, qui sont plus
grandes. Le réseau maillé coûte cher à la construction et les débits sont difficiles à contrôler.
G
R
R : Réservoir
B E AB- BD-DC-CA et BE-EF-FD-DB : Mailles
A EG, FHJ, HI, CK : Antennes
C
D F
H
K J I
Exemple
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 83
Source
2- Condition de débit
Le réseau est calculé avec les débits de l'heure de pointe pour garantir le minimum de
pression.
𝑸𝒑𝒉 = 𝑸𝒎𝒉 𝒙 𝑪𝒑𝒉
Le coefficient de pointe horaire exprime donc les habitudes du consommateur au cours de la
journée.
Cph = Consommation horaire Max / Consommation moyenne horaire
Cph peut être calculé à partir de formules empiriques
𝟐.𝟓
𝑪𝒑𝒉 = 𝟏. 𝟓 + Qmh : m3/h
√𝑸𝒎𝒉
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3- Condition de vitesse
Les vitesses admissibles vont de 0,3 à 1,50 m/s. Des vitesses élevées traduisent de faibles
diamètres donc des pertes de charge élevées entraînant un réservoir élevé donc des pompes avec une
HMT élevée.
4- Diamètre
Pour dimensionner les canalisations d’un réseau à créer on recherchera le diamètre qui
transitera le débit demandé avec V= 1 m/s.
𝑽 𝒙 𝝅 𝒙 𝑫²
𝑸=𝑽𝒙𝑺=
𝟒
𝟒 𝒙 𝑸 𝟎.𝟓
⟹ 𝑫 = (𝝅 𝒙 𝑽)
Diamètre
33,6 42 53 63,2 75,8 92,4 112,4 125,8 143,2 179 201,8
(mm) PVC
Q(l/s) pour
0,9 1,4 2,2 3,1 4,5 6,7 9,9 12,4 16,1 25,2 32,0
V= 1m/s
i- Desserte ponctuelle
Dans la desserte ponctuelle, le tronçon assure uniquement une fonction de transport. La desserte
ponctuelle correspond aux points de prélèvement bien localisés et suffisamment distants les uns des
autres (usine, borne fontaine, campus, groupe d’immeubles). Les points de desserte peuvent être
considérés comme des nœuds délimitant des tronçons.
Q1 Q2 Q3
A B C D
qb qc qd
AB, BC et CD sont des tronçons de la conduite
qb , qc , et qd sont dits débits ponctuels desservis
Q1, Q2 et Q3 sont des débits transitant
Le tronçon de conduite est calculé avec un débit transitant fixe égal au débit demandé à l’aval.
AB est dimensionné pour transporter Q1
BC est dimensionné pour transporter Q1 – qb
CD est dimensionné pour transporter Q3 = qd
Le tronçon en aval de D est dimensionné pour transporter Q3 - qd
Q2 = Q3+qc et Q1 = Q2 + qb
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ii- Desserte en route
La desserte en route assure à la fois la fonction de transport et de distribution. La desserte est
répartie quand les prélèvements se font de façon quasi uniforme sur un tronçon et généralement à de
faibles débits. C’est le cas des branchements particuliers exécutés sur les conduites de distribution.
D
qd
A B C
qAB qBC
Le tronçon AB est calculé avec un débit fictif constant Qf provoquant la même perte de charge
que le vrai débit variable de Q1 à Q2.
Pour faciliter les calculs des conduites, on recherche le débit fictif de calcul qui entraîne la même
perte de charge. Trouver un débit fictif permet aux diamètres des tronçons AB et BC de transporter le
débit d'extrémité et la desserte en route. C’est la formule du service en route.
La variation étant linéaire, le débit Qm au milieu du tronçon sera :
𝒒𝑨𝑩 𝑸𝟏 − 𝑸𝟐
𝑸𝒎 = 𝑸𝟏 − = 𝑸𝟏 −
𝟐 𝟐
𝑸𝟏 + 𝑸𝟐
𝑸𝒎 = = 𝟎, 𝟓 𝑸𝟏 + 𝟎, 𝟓 𝑸𝟐
𝟐
Pour être en sécurité, le débit fictif Qf est pris légèrement supérieur à Qm.
Pour faciliter le calcul des réseaux maillés avec service en route, compte tenu de l’imprécision
sur la loi de perte de charge et le débit du service en route uniformément réparti, le débit fictif de
calcul est pris 𝑸𝒇 = 𝟎. 𝟓𝟓𝑸𝟏 + 𝟎. 𝟒𝟓𝑸𝟐
Q1 = Débit entrant dans le tronçon
Q2 = Débit sortant du tronçon
𝑸 −𝑸
q = Débit unitaire de service en route 𝒒 = 𝟏 𝟐
𝑳
L = longueur de la conduite
Après le tracé du réseau, les débits desservis sur chaque tronçon et à chaque nœud leurs sont rapportés.
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Exemple : soit le réseau suivant :
C D
E 1.2
Tronçon CD : débit fixe QCD =1,5
Tronçon CF : débit variable
Q2 (sortant) = 0 et Q1 (entrant) = 1,4
Qf CF = 0,55 x 1,4 + 0,45 x 0 = 0,77
ZC
ZR
ZA
ZB C
B
ZR = Zx+ Yx+ ∆HR - x
Yx = ZR - Zx+ ∆HRx
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 87
La hauteur piézométrique est la hauteur de pression en un point quelconque de la conduite.
Deux tableaux sont dressés l’un relatif aux tronçons et l’autre relatif aux nœuds pour permettre
l’appréciation des vitesses dans les conduites et les pressions de service aux différents nœuds.
Données Résultats
Tronçon No Débit Débit Débit fictif Diamètre Longueur Perte de charge Vitesse
entrant sortant
Le point dit hydrauliquement le plus défavorisé est celui qui exige la valeur de ZR la plus
élevée. C’est lui qui détermine la côte à retenir.
ZR à chercher, Zx : connu, Yx : imposé, ∆𝐻R-x : calculé
ZR retenu = Max (Zx + Yx + ∆𝐻R-x )
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Exemple : Réseau ramifié
Soit le schéma ci-après :
D
0,3 0,5
Zr
1,3
1,5 C
A
3 0,8
B
Réservoir R E
Le point dit hydrauliquement le plus défavorisé est celui qui exige la valeur de ZR la plus
élevée. C’est lui qui détermine la côte à retenir.
ZR à chercher, Zx : connu, Yx : imposé, ∆𝐻 R-x : calculé
ZR retenu = Max (Zx + Yx + ∆𝐻 R-x)
Les débits consommés sont en l/s. les conduites sont à choisir en PVC. Ks = 120
i) Données
Tronçons RA AB BC AD BE
Longueur (m) 250 280 380 360 250
Points R A B C D E
Altitude du TN (m) 100 87 88 85 84 86
ii) Calcul
1- Choisir les diamètres à poser
2- Déterminer la hauteur du radier du réservoir
Résolution
1- Choisir les diamètres à poser
i) Recherche des débits transités
D
0,5 0,5 ≤ V(m/s) ≤ 1,5
Zr 1,2
1,3 j = 15% J x L
A 1,5 C
10 1
4 3 𝑄2
7,9 2,1 B 𝐽 = (𝐾2 𝜋2 𝐷16/3)
𝑆
0,8 E
Réservoir R
𝑸𝒇 = 𝟎. 𝟓𝟓𝑸𝒆 + 𝟎. 𝟒𝟓𝑸𝒔
-Les conduites avec service en route sont affectées de débit entrant et de débit sortant.
Elles sont calculées avec le débit fictif Qf.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 89
-Les conduites sans service en route sont affectées au débit fixe qu’elles transitent.
ii) Choix des diamètres, calcul des pertes de charge et des vitesses
Proposition V =1m/s.
Tronçon Longueur Débit Débit Service Débit Diamètre Diamètre Perte de Vitesse
(m) entrant sortant en sortant théorique standard charge (m/s)
(l/s) (l/s) route fictif (l/s) (mm) retenu (m)
(m) (mm)
R-A 250 - 7,90 - 7,90 100,3 92,40 3,63 1,18
A-B 280 5,10 2,1 3,00 3,75(fictif) 69,11 75,8 2,63 0,83
B-C 380 1,30 1,30 0 1,30 40,70 63,2 1,13 0,41
A-D 360 1,30 0,5 0,3 0,94 (fictif) 34,60 63,2 0,56 0,30
B-E 250 0,80 0,80 0 0,80 31,90 63,2 0,28 0,25
Equilibrage
A partir des débits arbitraires, choisir des diamètres en se fixant des limites de vitesse (si le
réseau est à créer),
Donner un sens d’écoulement positif arbitraire,
Calculer le système à l’aide de la méthode de Hardy Cross,
Vérifier les valeurs de vitesse,
Changer de diamètre si nécessaire (si le réseau est à créer) et reprendre le calcul d’équilibrage.
QA Q2 + QB
Si à la première répartition arbitraire, on choisit des débits fictifs Q’1 et Q’2 alors ces débits seront liés
aux vrais débits Q1 et Q2 par la relation :
𝑄1 = 𝑄’1 + ∆𝑄
𝑄2 = 𝑄’2 + ∆𝑄
∆𝑄 est l’erreur faite à la première approximation des débits. La perte de charge dans un tronçon est
affectée du signe de son débit.
La forme générale de perte de charge est exprimée par une loi du type :
𝒂 𝒙 𝑳𝒊 /𝑸𝒊 /𝒏−𝟏
∆𝑯𝒊 = 𝑸𝒊
𝑫𝒊 𝒎
Le coefficient a et l’exposant m dépendent de la formule de perte de charge adoptée.
D’après la formule de Manning Strickler,
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑳
∆𝑯 = 𝑸²
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 91
La méthode consiste à rechercher une correction de débit dq ou ∆𝑸 uniforme pour tous les
tronçons de la maille (uniforme pour que la loi des nœuds continue à être respectée) qui permette de
respecter la loi des mailles.
La correction ∆𝑸 doit être telle que la perte de charge ∆𝐻 le long de la maille soit nulle.
Si
∑ ∆𝐻 = 𝐶1 𝑄²1 + 𝐶2 𝑄²2 = 0
2 2
𝐶1 (𝑄 ′1 + ∆𝑄) + 𝐶2 (𝑄 ′ 2 + ∆𝑄) = 0
∆𝐻′
∑ ∆𝐻′ = 2∆𝑄 ∑ [ ]=0
𝑄′
∑ ∆𝑯′
∆𝑸 = − =𝟎
[∆𝑯′]
𝟐∑ [ ]
𝑸′
QA QB
A D
Soit ∆𝐻, la somme des pertes de charge au point A lorsqu’on parcourt la maille dans le sens ABCD.
En utilisant les débits répartis arbitrairement ∆𝐻 vaut :
∆𝐻 = 𝐽𝐴𝐵 + 𝐽𝐵𝐶 + 𝐽𝐶𝐷 + 𝐽𝐷𝐴 ≠ 0
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
∆𝐻 = 𝑎𝐴𝐵 𝑞𝐴𝐵 + 𝑎𝐵𝐶 𝑞𝐵𝐶 + 𝑎𝐶𝐷 𝑞𝐶𝐷 + 𝑎𝐷𝐴 𝑞𝐷𝐴 ≠0
Si la variation de débit qui assure l’application de la loi des mailles est ∆𝐻
∆𝐻 = 𝑎𝐴𝐵 (𝑞𝐴𝐵 + ∆𝑞)𝑛 + 𝑎𝐵𝐶 (𝑞𝐵𝐶 + ∆𝑞)𝑛 + 𝑎𝐶𝐷 (𝑞𝐶𝐷 + ∆𝑞)𝑛 + 𝑎𝐷𝐴 (𝑞𝐷𝐴 + ∆𝑞)𝑛 ≠ 0
∆𝐻𝑖𝑗
∆𝐻 = ∑ ∆𝐻𝑖𝑗 + 𝑛∆𝑞 ∑ ≅0
𝑞𝑖𝑗
𝑖𝑗 𝑖𝑗
∑𝒊𝒋 ∆𝑯𝒊𝒋
∆𝒒 = −
∆𝑯𝒊𝒋
𝒏 ∑𝒊𝒋 𝒒
𝒊𝒋
n a la valeur correspondant à l’exposant du débit Q dans la formule de perte de charge utilisée.
- équilibrage des débits : Des différentes formules de perte de charge, l’on tire la valeur de ∆𝑞 :
* De Manning-Strickler
∑𝒊𝒋 ∆𝑯𝒊𝒋
∆𝒒 = −
∆𝑯𝒊𝒋
𝟐 ∑𝒊𝒋
𝒒𝒊𝒋
* De Calmon - LeChapt (k = 0,5 mm)
∑𝒊𝒋 ∆𝑯𝒊𝒋
∆𝒒 = −
∆𝑯𝒊𝒋
𝟏, 𝟗𝟔 ∑𝒊𝒋
𝒒𝒊𝒋
Cas d’un réseau à deux ou plusieurs mailles
Lorsqu’un tronçon est adjacent à deux mailles, il subit la correction de chacune des mailles.
- Les débits de service en route sont répartis entre les deux nœuds les plus proches
- Les débits des tronçons ramifiés du réseau sont reportés à leur nœud d’attache du réseau maillé.
- Le calcul de ∆𝑞 est fait pour chaque maille
- Chaque débit de tronçon est corrigé du ∆𝑞 de sa maille
- Pour les tronçons adjacents à deux mailles, le débit est affecté d’une double correction.
A C
B
Maille I Maille II
D E F
Soit ∆𝑞𝐼 , la correction à apporter par rapport à la maille I sur 𝑄𝐵𝐸 et ∆𝑞𝐼𝐼 la correction à apporter sur
𝑄𝐵𝐸 par rapport à la maille II.
𝑄𝐵𝐸 et 𝑄′𝐵𝐸 auront la même valeur absolue, mais sont de signe contraire.
Le calcul d’équilibrage se poursuit par itérations successives : cette étape est répétée autant de
fois qu’il y’a de mailles.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 93
Le débit à considérer pour un tronçon contigu à deux mailles est le dernier débit corrigé
(maille précédente) en tenant compte du sens du débit (inversion de signe). La correction est donc faite
deux fois pour un tel tronçon.
En théorie les débits réels dans les tronçons sont atteints après des itérations successives
jusqu'à ∑ ∆𝐻 = 0 dans chacune des mailles. Si tous les ∆𝒒 en valeur absolue sont inférieurs à une
petite valeur 𝜀 (10−4 à 10−6 𝑚3/𝑠), on arrête. Sinon, on calcule dq et les débits corrigés Qi+dq avec
comme nouvelle répartition des débits, les derniers débits corrigés.
Application:
II
III
Tronçon Long (m) Diamètre (mm) Débit de calcul Perte de charge Vitesse
(l/s) ∆h(m) (m/s)
Les vitesses sont pour la plus part assez faibles pour les valeurs admissibles
Calcul des pressions : 𝑍𝑅 (𝑚)
Nœuds (X) A B C D E
Altitude du TN 𝑍𝑥 (𝑚)
∆𝐻𝑅−𝑥 (𝑚)
Pression en X (m)
Pour une petite localité dont les bâtiments ne dépassent pas 2 niveaux, une pression minimale de 10 m
est suffisante aux nœuds.
Calcul avec service en route
Cette méthode Hardy-Cross peut être appliquée en tenant compte du service en route. La
répartition initiale des débits respecte la loi des nœuds et tient compte du débit de service en route. Le
calcul Hardy-Cross est fait avec le débit équivalent. On en déduit ensuite les débits réels et on vérifie
que la loi des nœuds est bien respectée.
Dans le cas d’un calcul avec service en route, la valeur du débit équivalent change quand le
sens du courant change.
On peut simplifier le calcul avec service en route en répartissant le débit de service en route en
deux moitiés égales aux nœuds amont et aval de chaque tronçon.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 94
Exemple : Réseaux maillés
Soit le schéma ci-après :
2
R A B C D
3
1,5 1,5
1,4
E F
1,0
H 0,8
1,2
1,5
Tronçon RA AB BC CD AE BF EF FG EH CF
Longueur (m) 210 250 240 310 190 230 220 420 500 300
Diamètre
200 150 100 80 100 60 100 80 60 60
fonte (m)
Nœuds R A B C D E F G H
Altitude (m) 100 90 91 95 93 92 90 91 94
Solution
Soit le schéma ci-après :
2
R A B C D
3
1,5 1,5
1,4
E F
1,0
H 0,8
1,2
1,5
3
1,5 1,5
1,4
E F
H
1,2 + 1,8
1,5
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2- On reporte les débits consommés aux nœuds
2/2 + 3/2
R A B C D
3/2
1,5 + 2/2
E F
H
1,2 + 1,8 + 1,5/2 + 1,4/2
1,5 + 1,4/2
3- On repartit provisoirement les débits transitant en commençant par les nœuds les plus
éloignés et en respectant les lois de nœuds.
1,5
5,2 1,0 (II) 2,5
(I) 3,0 0,45
E F
H
4,45
2,2
Si le réseau était à créer, le choix des diamètres se ferait à partir de ces débits provisoires
La forme générale de perte de charge est exprimée par une loi du type :
𝒂 𝒙 𝑳𝒊 /𝑸𝒊 /𝒏−𝟏
∆𝑯𝒊 = 𝑸𝒊
𝑫𝒊 𝒎
K (mm) a x 103 n m
1 1,601 1,975 5,25
Formule a n m
10/3 2 16/3
4
Manning-Strickler
𝜋²𝐾𝑠 ²
Débit correctif
Pour une maille : Pour un tronçon :
∑ ∆𝑯
∆𝑸 = − =𝟎
[∆𝑯]
𝒏∑ [ 𝑸 ]
𝑸 = 𝑸′ + ∆𝑸
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1ère itération
Maille Tronçon L(m) Q’(l/s) DN ∆h(m) ∆𝑯
∑ ∆𝑯 (𝒎)
∑ ∆𝑯 ∆𝑸 (𝒍/𝒔) Q (l/s)
(mm) 𝑸 𝑸
AB 250 -7.2 150 -0.517 71.753 -7.39
AE 190 +5.2 100 +1.780 342.36 +5.01
I +0.703 1848 -0.19
EF 210 +3.0 100 +0.655 218.30 +2.81
BF 230 -1.0 60 -1.215 1215.18 -1.19
BC 240 -2.95 100 -0.724 245.33 -2.99
II BF 230 +1.00 60 +1.215 1215.18 +0.17 2174 -0.04 +0.96
CF 300 -0.45 60 -0.321 713.26 -0.49
2ème itération
DN ∆𝑯 ∑ ∆𝑯
Maille Tronçon L(m) Q(l/s) ∆h(m) ∑ ∆𝑯 (𝒎) ∆𝑸 (𝒍/𝒔) Q (l/s)
(mm) 𝑸 𝑸
AB 250 -7.39 150 -0.544 73.65 -7.38
AE 190 +5.01 100 +1.652 329.82 +5.02
I -0.04 2054.41 +0.0096
EF 210 +2.81 100 +0.574 204.45 +2.82
BF 230 -1.19 60 -1.722 1446.49 -1.18
BC 240 -2.99 100 -0.743 248.59 -2.99
II BF 230 +0.96 60 +1.122 1167.53 -0.001 2191.54 +0.00016 +0.96
CF 300 -0.49 60 -0.379 775.42 -0.49
Après la 2ème itération, le débit varie moins et la ∑ ∆H (m) est à 10-3 près. Nous allons arrêter
l’itération.
Tronçon Long (m) Diamètre (mm) Débit de calcul Perte de charge Vitesse
(l/s) ∆h(m) (m/s)
RA 210 200 13.90 0.349 0.44
AB 250 150 7.38 0.543 0.42
BC 240 100 2.99 0.743 0.38
CD 310 80 1.50 0.795 0.30
EF 210 100 2.82 0.578 0.36
AE 190 100 5.02 1.659 0.64
BF 230 60 0.96 1.122 0.34
CF 300 60 0.49 0.379 0.17
EG 420 80 1.35 (fictif) 0.872 0.27
EH 500 60 1.50 5.944 0.53
6- Calcul des pressions ZR (m) = 100 +15 = 115 m. pour une petite localité dont le bâtiment
ne dépasse pas 2 niveaux, une pression minimale égale à 10 m est suffisante.
Nœuds (X) A B C D E F G H
Altitude du TN 𝑍𝑥 (𝑚) 90 91 95 93 92 90 91 94
∆𝐻𝑅−𝑥 (𝑚) 0.35 0.90 1.64 2.43 2.007 2.59 3.46 7.95
Pression en X (m) 24.65 23.11 18.37 19.57 20.99 22.41 20.54 13.05
Les conditions supplémentaires pour exécuter le calcul des conduites sont les suivantes :
le débit d’une conduite fictive est nul,
la perte de charge dans cette conduite est fixe et équivaut à la différence de niveau entre les deux
réservoirs qu’elle relie. le terme ∆𝐻 est nul pour cette même conduite fictive
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 97
Cas d’un réseau à deux réservoirs :
Conduite fictive
ZR1
B H
ZR2
(II)
G E D F
Le réseau est calculé en considérant une maille supplémentaire fictive formé par les tronçons R 1A, AB, BC, CR2
et le tronçon imaginaire R1R2, avec comme hypothèses :
- Nombre de réservoir : 2
- Nombre de conduite fictive 1 : R1 R2
- Nombre de maille fictive 1 : R1A, AB, BC, CD, DR2, R2Rl
- Conditions supplémentaires QRIR2 = 0
∆𝐻𝑅1 𝑅2 = 𝑍𝑅1 − 𝑍𝑅2 (𝑓𝑖𝑥𝑒)
∆𝑯𝑹𝟏 𝑹𝟐
=𝟎
𝑸𝑹𝑰𝑹𝟐
Le débit sortant de chaque réservoir est donc calculé comme ceux des tronçons par équilibrage à l’aide
de la méthode de Hardy Cross.
Conduite fictive
ZR1
B H
ZR2
(II) (IV)
(maille fictive)
G E D F
ZR3
Conduite fictive
QR3 R3
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V.5- Cas d’un réseau à refoulement – distributif
Les cas étudiés sont basés sur une distribution gravitaire à partir du réservoir. Lorsqu’une
partie ou la totalité de la distribution se fait avant le réservoir, celui-ci n’injectera pas dans le réseau
qu’un complément au débit d’adduction, le calcul étant fait avec la distribution de l’heure de pointe
qui est souvent supérieure au débit d’adduction.
B H
ZR2
QP (I)
Pompe QR2
A C R2
(II)
E D F
Qc : débit distribué = QP + QR
QP : débit de pompage (quasi fixe)
QR : débit restitué par le réservoir
ZR1
B H
ZR2
QR1 (I)
R1
A réseau 1 C R2
(II) réseau 2
E D
Le réservoir R2 peut être alimenté à partir du réservoir R1, si celui-ci est suffisamment haut. Sinon il
sera alimenté par pompage à partir d’une station de reprise (surpresseur).
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 100
AEPS et les équipements de la distribution
Chapitre 8
I- Introduction
L’éloignement des points d’eau dans les zones rurales ou périurbaines amène la population à
consommer de l’eau insalubre, favorisant l’émergence des maladies d’origine hydrique (diarrhées,
choléra, dysenterie, etc.). Les femmes et enfants en général, parcourent des kilomètres pour
s’approvisionner de cette eau à la qualité douteuse.
Pour améliorer leurs conditions de vie et de santé, plusieurs pays mettent en place un mini
réseau de distribution d’eau contribuant à un accès durable et de proximité à l’eau potable.
Une conduite servant à refouler l’eau de rivière ou de forage vers un réservoir. Un système de
pompage motorisé alimenté par énergie thermique ou solaire pourra être associé à cette conduite
lorsque la topographie du terrain le permet.
Un réservoir de stockage qui peut être un château d’eau ou un réservoir enterré ou posé au sol
servant de tampon entre la production et la distribution. Pour minimiser le coût d’investissement, le
réservoir sera placé en hauteur (château d’eau) pour permettre l’alimentation du mini-réseau par
gravité. Il doit fournir une pression constante dans le mini-réseau et assurer une disponibilité
permanente de l’eau aux usagers. La capacité du réservoir sera fonction du nombre d’usagers sur le
mini-réseau.
Une station de traitement peut être aménagée en amont du réservoir dans le cas où la source est
superficielle pour traiter l’eau avant d’être distribuée aux populations. Si la source est un forage, le
réservoir sera suivi d’un dispositif de traitement simple qui peut être une filtration sur sable.
Un mini réseau de distribution d’eau desservant des bornes-fontaines et parfois, des branchements
privés. Le réseau de distribution est constitué de conduites qui peuvent être soit des tuyaux en
plastique (PVC ou PET) soit des tuyaux en métal galvanisé.
Points de consommation
Ils sont constitués des bornes fontaines, des points de lavage et des points d’abreuvement. La borne
fontaine est un appareil ou un aménagement comportant des robinets simples ou associés à un abri qui
sert de distribution d’un service publique de l’eau potable. Elle est généralement raccordée au réseau.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 101
Implantation des bornes fontaines
- le nombre de bornes fontaines est fonction de :
la taille de la population totale et du nombre d'usagers par BF,
la répartition spatiale des habitations: distance maximale à parcourir pour accéder à une BF.
les habitants ne doivent pas parcourir plus de 250m pour y accéder.
- Le nombre de robinets par BF est défini par :
la population desservie (environ 250 personnes par robinet)
la consommation journalière de la population desservie
le débit unitaire des robinets
le coefficient de pointe horaire de la consommation (des puisages) de la population
- Autres considérations
Pour des raisons de sécurité on évitera les traversées des routes à fort trafic,
On tiendra compte de l'accessibilité en toute saison,
On peut être amené à prendre en compte la spécificité de certains lieux (marchés, lieux de
culte, écoles et lycées etc…),
En milieu rural un point d’eau dessert 300 habitants et en milieu semi-urbain 500 personnes.
Exemple
Nous voulons dimensionner une borne fontaine en zone semi-rurale, nous avons supposé qu’elle
fonctionne pendant un temps (Tbf) de 8 heures par jour et la consommation spécifique (Cs) est de 30l/j.
Débit à chaque borne fontaine :
𝑪𝒔 𝒙 𝟓𝟎𝟎 𝟑𝟎 𝒙 𝟓𝟎𝟎
𝑸𝑩𝑭 = = = 𝟎. 𝟓𝟐 𝒍/𝒔
𝟑𝟔𝟎𝟎 𝒙 𝑻𝒃𝒇 𝟑𝟔𝟎𝟎 𝒙 𝟖
Pour une population estimée à 9550 personne dans la zone, nous avons supposé qu’il y aura 60% de la
population qui va utiliser les bornes fontaines.
Chaque borne fontaine possède 04 robinets de puisage. Le débit total des bornes fontaines donne:
QTBF = 12*0.5 *4=24 l/s
Quelques branchements
Dans certaines zones, le mini réseau en plus d’alimenter les BF peut également alimenter quelques
lieux publics comme l’école, un petit centre de santé ou des toilettes, ainsi que quelques branchements
privés si certaines familles en ont les moyens.
Un abri machine pour le groupe électrogène servant à alimenter les pompes motorisées qui servent à
maintenir la pression dans les canalisations.
Un petit entrepôt où sont stockées les pièces de rechange. Il est important d’avoir à disposition sur
place des pièces de rechange pour pouvoir intervenir rapidement en cas de panne qui entrainerait la
coupure du réseau.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 102
II.2- Exécution de la borne fontaine
Une borne fontaine est constituée d’un local technique construit en béton armé, d’une aire de
puisage (couloir de circulation autour de la borne fontaine) et suivi d’une dalle de propreté.
Le point d’eau est doté d’un système d’assainissement et les eaux sont conduites vers le puits
perdu par une tuyauterie d’évacuation des eaux usées (pente 3%) en PVC simple de diamètre
100 mm et sera enterrée dans le sol avec une pente minimale de dix (10) pour cent.
La borne fontaine peut être protégée par un muret construit tout autour et deux portillons en
grilles métalliques sont posés pour faciliter le contrôle d`accès.
La borne fontaine peut équipée de 02 à 04 robinets débitant chacun 0,2 à 0,50 l/s et d’un
compteur.
Les conduites les plus utilisées pour la distribution d’eau sont des tuyaux en plastique (PVC et PET) et
des tuyaux métalliques galvanisés (GI).
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 103
Les tuyaux en plastique sont subdivisés en deux groupes :
- les tuyaux sans pression qui sont utilisés pour transporter de l’eau ne subissant aucune pression. Ils
ne doivent pas être enterrés à une profondeur de plus de 20 centimètres. Leur diamètre extérieur varie
entre 32 mm et 110 mm.
- les tuyaux à pression qui sont quant à eux référencés en fonction de la pression qu’ils peuvent subir
(4, 6, 10, 16 ou 25 bars). On peut citer les conduites en plastique (conduites PVC et PeHD), en béton
armé, en acier et en fonte ductile.
i- Les conduites en polychlorure de vinyle (PVC) sont très sensibles aux chocs qui les rompent, aux
charges trop lourdes qui les ovalisent ou les écrasent, enfin à l’insolation qui leur fait perdre leur
résistance aux pressions. Elles existent en des éléments de longueur courante de 5,50 à 6,00 m pour
des raisons de transport et quelquefois 12 m. Les épaisseurs varient en fonction de la pression
nominale. Les diamètres extérieurs varient de 20 mm à 315 mm. Les conduites en PVC doivent être
posées dans un lit de sable afin d’éviter de les endommager au contact de gravats. Elles sont
inadaptées à une utilisation dans les zones marécageuses ou dans la nappe phréatique.
DN 50 63 75 90 110 125 140 160 180 200 225 250 280 315 355 400
Dint PN 6 46,4 59,2 70,6 84,6 103,6 117,8 131,8 150,6 188,2 211,8 235,4 396,2 376,6
PN 10 45,2 57,0 67,8 81,4 99,4 113,0 126,6 144,6 180,2 203,4 226,2 285 361,8
PN 16 42,6 53,6 63,8 76,6 93,6 106,0 119,2 136,2 170,2 191,6 212,8 267,4 340,6
Diamètre extérieur en
P.N. 16 bars P.N. 10 bars P.N. 6 bars
mm
D int. x D ext. e D int. x D . e D int. x D ext. e
20 14,8 x 20 16,8 x 20
2,6 1,6
25 18,6 x 25 21 x 25 De 20 à 50 mm, prendre la
3,2 2,0
32 24 x 32 26,8 x 32 série de pression supérieure
4,0 2,6
40 30 x 40 33,6 x 40
5,0 3,2
P.N. représente la pression nominale en bars.
e est l’épaisseur nominale en mm.
ii- Les conduites en polyéthylène haute densité (PeHD) sont des conduites flexibles utilisées
pour les branchements (petits diamètres). Elles ont pratiquement les mêmes caractéristiques que les
conduites PVC et sont en rouleaux de 25, 50 ou 100 m
Les tuyaux en métal galvanisé sont utilisés dans les zones où les canalisations du réseau ne
peuvent pas être enterrées (sur des rochers, dans les zones marécageuses, etc.). Ces tuyaux en acier
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 104
possèdent des qualités chimiques qui les permettent de résister à la rouille. Ils sont souvent désignés en
pouces.
DN de canalisations en polyéthylène.
Dénomination nouvelle Diamètre extérieur Diamètre intérieur (mm) Masse / mètre (kg) Ancienne appellation
(mm) (1) Tube lisse nu pour mémoire
1/2 21,3 16 1,220 15 - 21
3/4 26,9 21,6 1,580 20 - 27
1 33,7 27,2 2,440 26 - 34
11 / 4 42,4 35,9 3,140 33 - 42
11 / 2 48,3 41, 8 3,610 40 - 49
(1) Le diamètre intérieur ne figure pas dans la norme. Les dimensions sont approximatives.
III.2- La robinetterie
Les vannes sont des pièces qui permettent de sectionner, régler, régulariser l’écoulement de
l’eau dans le réseau et d’assurer une exploitation rationnelle. Les appareils de robinetterie sont
identifiés par principalement deux éléments : le diamètre nominal DN et la pression nominale de
service PN.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 105
Appareil de réglage de débit et de sectionnement utilisés pour les gros diamètres (> 300 mm) et dont
l'encombrement est faible. Elle permet un arrêt automatique et rapide en cas de rupture de conduite.
La vanne est généralement placée prioritaire sur le réseau primaire et les stations de traitements.
Vannes de branchement : sont fixées aux endroits de branchements. Ils sont constitués de robinet
d'arrêt et de robinet de prise.
a) Ventouses : Appareils fixés aux niveaux des points hauts de la canalisation pour évacuer l’air qui
pourrait s’accumuler afin de rétablir le diamètre de la conduite pour l’eau.
b) Les soupapes de décharge de type mécanique
Les soupapes de décharge de type mécanique, servent à la protection contre la surpression dans le
réseau. Ils sont capables uniquement d’évacuer instantanément un débit important d’eau afin
d’abaisser la pression dans une conduite.
c) Les réservoirs anti-bélier
Ils utilisent l’air comprimé pour protéger les conduites contre les surpressions et les dépressions.
d) Vannes de purge : sont fixées en dépression de terrain(ou points bas) du réseau pour permettre la
vidange des conduites en cas d’entretien du réseau.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 106
e) Filtre : il sert à protéger les appareils raccordés à l’aval contre les impuretés, corps étrangers,
graviers, etc...
f) Pièce de démontage : elle permet de changer des appareils sans démonter une partie de la
tuyauterie.
III.2.3- Le comptage
Le compteur permet de mesurer les volumes d’eau pour une gestion optimale des systèmes
AEP. Son rôle est d’assurer une surveillance des débits dans les réseaux. Un compteur est caractérisé
par trois valeurs :
- son diamètre nominal
- le débit nominal Qn et l’étendue de la mesure (Qmin, Qmax)
- la perte de charge singulière provoquée lors de l’utilisation à débit maximal.
- Qmax (débit maximal) est le débit le plus élevé auquel le compteur doit pouvoir fonctionner sans
détérioration.
- Qn (débit nominal) ce débit est égal à la moitié du débit maximal(Qmax), exprimé en mètres cubes par
heure. Il sert à désigner le compteur.
- Qmin (débit minimum) est le débit à partir duquel tout compteur doit respecter les erreurs maximales
tolérées par la réglementation (±2% et ±5%). Au-dessous de celui-ci, le compteur tourne mais le
constructeur ne garantit aucune précision.
Le choix des diamètres de la conduite ainsi que du compteur se fait en fonction du débit
demandé (nombre de point d’eau) et de la longueur de conduite.
Le débit de calcul des installations se calcule par la formule des plombiers en fonction du débit
de base pour chaque point d’eau ou robinet (0.10 à 0.20 l/s) et du coefficient de simultanéité
(Probabilité d’ouverture simultanée de plusieurs robinets).
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 107
Dans la pratique, le choix des diamètres de compteur et de la conduite d’alimentation du
branchement, sur les abaques établis en fonction du nombre de points d’eau, leurs débits, la longueur
de la conduite d’alimentation.
Pour tuyaux PVC de DN 63 à 350 mm Pour tuyaux fonte, acier, éternit de DN 60 à 1200 mm
un robinet de prise en charge, comportant un bout fileté et un autre avec bride. Il se monte
directement sur le collier, la conduite principale étant en charge
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 108
Fig.12
● la bouche à clé pour manœuvrer le robinet de prise depuis le domaine public et ainsi ouvrir ou
fermer le branchement ;
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Installation sanitaire individuelle
Chapitre 9
I- Généralités
Une installation sanitaire, comprend en plus des appareils sanitaires, les robinetteries, les
canalisations, les alimentations, les évacuations et les raccordements nécessaires au bon
fonctionnement des sanitaires. Une installation sanitaire commence avec l'alimentation en eau par le
réseau de distribution de la zone.
Dans la plus petite habitation moderne, le nombre des appareils essentiels aux besoins
courants est relativement important (lavabo, douche, WC, évier, etc) et des accessoires (bonde, clapet
de vidage, porte-gobelet, siphon, trop-plein) nécessaires au bon fonctionnement des sanitaires. Le
choix d’un appareil dépend de la matière, de la forme et de la robinetterie.
Une installation sanitaire débute après le compteur d'eau. Au besoin on peut installer un
surpresseur, un réducteur de pression, un anti bélier, mais le clapet anti retour est obligatoire.
2. Compteurs
Le compteur constitue un point de partage des responsabilités entre les services des eaux et le
consommateur :
- la partie amont (compteur compris), relève du service des eaux. Informé sur toutes
anomalies de fonctionnement, il se doit d’intervenir dans les meilleurs délais afin de limiter les
pertes.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 110
- l’aval incombe au consommateur qui se doit de veiller au bon fonctionnement de ses
installations. Il doit aussi veiller à la protection du compteur contre d’éventuels bris, il est en
général posé dans sa propriété, dans une niche murale ou dans un regard).
III.2- Le surpresseur
Placé après le compteur d'eau, le surpresseur est installé au cas où la pression est trop faible
(moins de 0,3 bar au robinet) pour augmenter la pression. Il est composé d'une pompe et d'un
réservoir. Il est raccordé à l'installation :
soit avec des manchons souples ;
soit des flexibles.
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IV.1- Etude d’un lavabo
Un lavabo est un équipement sanitaire d’une salle de bain servant au lavage de la main ou
pour le brossage des dents. Il existe plusieurs formes de lavabo : lavabo simple ou double mais aussi
un lave-main pour les WC. Il peut être suspendu sur consoles (accroché au mur via des boulons ou des
crochets ou maintenu à l'aide de tiges filetées), encastré dans un plan de travail (il est alors appelé «
vasque »), ou posé sur une colonne. Fixée dans la paroi, la colonne sert à cacher la tuyauterie non pour
tenir le lavabo.
Un lavabo est constitué de trois parties :
La cuvette et son support,
La robinetterie d’alimentation,
La vidange (évacuation et trop plein).
i- La cuvette
De forme simple avec bords au profil arrondi et présentant le minimum de moulure pour
faciliter le nettoyage, elle peut être de type avec ou sans dosseret.
Le type de dosseret est fait pour être appliqué contre un mur avec un léger encastrement du
dosseret dans l’enduit et calfeutrement au mastic.
Le type sans dosseret est fait pour être détaché complètement du mur pour faciliter le
nettoyage complet de l’appareil.
iii- La vidange
Elle s’effectue par le fond de la cuvette au moyen d’un orifice de sortie, la bonde qui
communique avec le siphon à godet ou en tube. Le siphon est placé à la sortie de la bonde et raccordé
à la tuyauterie d’évacuation. Un joint est placé entre le siphon et la bonde pour lutter contre
l'étanchéité. Le diamètre des tuyauteries de vidage est généralement voisin de 30 mm.
Pour la vidange, seuls les appareils à clapet mobile assurent une évacuation rapide, un
démontage et nettoyage facile et un passage intégral évitant les dépôts des matières en suspension. Le
tuyau d’évacuation (en PVC) peut être apparent ou encastré dans le mur.
L’installation du lavabo consiste au montage de la robinetterie, de la bonde, du clapet et se
termine avec le raccordement du lavabo à l'alimentation en eau et à l'évacuation des eaux usées. A la
fin, le lavabo est placé à son emplacement définitif.
Le raccordement à l'alimentation en eau chaude et froide se fait à l'aide de flexibles (ou
raccords bicônes ou raccords à collet battu) et celui de l'évacuation se fait à l'aide du siphon.
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i- La cuve
On distingue différents modèles de baignoire, mais le plus courant rectangulaire mesurant
entre 120cm × 70cm et 180cm × 70cm. Elle nécessite une consommation en eau de 150 à 200 l pour
prendre un bain. La cuve a une inclinaison des parois et du fond pour assurer une position commode
de l’usager, un écoulement rapide et complet de l’eau lors du vidage.
iii- La vidange
Elle s’effectue par le fond de la cuve au moyen d’un orifice de sortie, la bonde qui
communique avec le siphon. Le raccordement à l’évacuation se fait en posant la bonde, le trop-plein et
le siphon. Le diamètre de l’orifice est de 35, 40 et 50 mm. Parfois le vidage se fait par un système à
clapet actionné par manette métallique.
L'installation de la baignoire commence par la pose de la robinetterie et se termine avec le
raccordement à l'alimentation en eau chaude et froide et la pose du système de vidage avec le
raccordement à l'évacuation.
i- Le receveur et vidage
Le receveur de douche classique est un bac en céramique, fonte,…et est le plus souvent carré
(70 -80 cm) et peu profond (12 cm environ).
Une douche est définie en fonction de son receveur :
• Le receveur à encastrer dans le sol, dans un socle en brique ou polystyrène ou toute autre
matière solide. Ce type de receveur peut être plat avec 4 cm de profondeur ou bien standard entre 13 et
16 cm.
• Le receveur à poser est scellé sur le sol. Il est en émail pour assurer la solidité de l'ensemble et
reste apparent.
Il comporte un orifice de sortie muni d’une bonde à grille pour le vidage (d= 40/49).
Les douches disposent d'un système à bonde siphoïde : la bonde et le siphon forment un seul bloc. La
surface du receveur doit présenter une pente légère vers l’orifice de vidage et ne pas être glissante.
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IV.4- Etude d’un Water Closets (WC)
Un WC est une installation sanitaire servant à recevoir et évacué les excréments. Un WC est
composé d’une cuvette et d'un système de chasse d'eau. Le récepteur prend le nom de siège pas
nécessairement s’il s’agit de s’assoir. On distingue :
- Le siège à la turque : disposé de manière à y poser les pieds dans sa position accroupie,
- Le siège à l’anglaise : légèrement surélevé au-dessus du sol et destiné à la station assise.
En général, les WC sont à l'anglaise, fait en faïence, grès cérame ou céramique.
Cuvette
Le siège à l’anglaise est constitué d’un abattant (en bois ou en matière plastique) fixé par
charnière à la cuvette profonde. L’abattant est garni de tampons en caoutchouc pour amortir le choc au
moment du rabattement.
Le siège est complété par un couvercle pour éviter les émanations d’odeur. On distingue deux
principaux types de cuvettes :
• les cuvettes posées au sol ;
• les cuvettes suspendues.
Ces cuvettes sont à clapet (avec ou sans effet d’eau) ou à effet de chasse (nécessite une quantité
importante d’eau).
Les cuvettes à effet de chasse sont à obturation hydraulique c-à-d fonctionnant sous l’action du
siphon.
Le plus courant est la cuvette à chasse directe. Une arrivée massive d’eau se produit dans la
cuvette et une petite quantité se répartit au moyen d’une gorge pour laver les parois. Les matières et
l’eau contenue dans la cuvette sont chassées dans le tuyau de chute par la masse d’eau s’écoulant d’un
réservoir placé à 1,50m min du dessus de la cuvette.
L’entrainement étant terminé avant la fin de la chasse, le siphon se désamorce et les derniers
filets d’eau servent à le remplir jusqu’au seuil, de manière à assurer l’obturation permanente.
Le diamètre de tuyau de sortie de la cuvette est généralement de 80 mm intérieur et 100 mm
extérieure.
Malgré la présence du trou (siphon), il ya toujours de l’eau dans la cuvette. Ceci est dû à la
trappe au fond de la cuvette qui se referme avant la fin et l’eau s’écoule en continu. En plus, l'entrée du
tuyau d'évacuation est au-dessus de la base de la cuvette et le tuyau d’évacuation forme un S à l’arrière
de la cuvette et empêche l’eau de tarir de la cuvette.
La cuvette à action siphonique, l’eau est canalisée dans une rainure aménagée au fond de la
cuvette. En un jet puissant, l’eau entraine le contenu de la cuvette, remplit le siphon et la pipe de sortie
en créant un vide qui produit une violente aspiration. La sortie doit être d’un diamètre réduit de 0,07
intérieure et se prolonge sur un parcours vertical de 0,70 à 0,80 m de longueur.
Que la cuvette soit à chasse directe, à action siphonique ou à injection, le modèle à siphon
direct est le plus couramment utilisé. Les cuvettes se distinguent par les profils et l’emplacement des
tubulures de sortie. Il existe des appareils :
A sortie externe arrière : horizontale, verticale ou oblique ;
A sortie externe oblique : latérale droite ou gauche ;
A sortie cachée verticale : arrière ou centrale
Les appareils sont fixés au sol au moyen de boulons qui serrent le socle sur une bride métallique avec
interposition d’un joint étanche. Les joints de la sortie se garnissent en mortier ou au mastic
bitumineux.
Réservoir de chasse
Une chasse d'eau est un dispositif dont le rôle est d'évacuer les excréments de la cuvette des
sanitaires. La chasse d'eau est reliée à l'alimentation en eau soit par le dessus, soit par le côté sur lequel
se situe le robinet d'arrêt. Le réservoir est constitué du mécanisme de chasse (flotteur, tige filetée et
bouton poussoir).
i- Robinet de chasse haut à siphon
Le réservoir est un récipient en tôle, en fonte, en céramique ou en matière plastique que l’on
suspend au mur (1,50m environ au-dessus du plan d’eau de la cuvette) et dont la contenance (8, 10 et
12 l suivant les appareils) fixe le volume max d’une chasse.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 114
Le remplissage se fait au moyen d’une alimentation de 8 à 12 mm. La chasse se produit à
volonté lorsqu’on agit sur une chaine de tirage ou sur un bouton poussoir par un tuyau d’évacuation de
35 mm de diamètre relié à la cuvette de WC. Il existe de réservoir de chasse haut, bas et robinet de
chasse.
ii- Robinet de chasse bas
Ce robinet est indiqué lorsque la cuvette est d’un type à action siphonique. La capacité du
réservoir est d’environ 16 l (canalisation d’arrivée 10 mm, départ 32 mm). Les plus courants sont avec
cuvette et réservoir séparé.
Principe de fonctionnement
Lorsque l'usager relève le levier de la chasse (8), l'obturateur (6) se soulève et l'eau s'échappe
par la conduite (12) vers la cuvette en quelques secondes ; l’obturateur retombe sous son propre poids.
Le flotteur (1) s'abaisse en même temps que le niveau d'eau dans le réservoir et enfonce le robinet
(11).
Ce robinet provoque l'admission d'eau vers le réservoir via le tuyau (4), jusqu'à ce que la
remontée du flotteur avec l'eau referme le robinet d'admission. La nourrice (5), lorsqu’elle existe, sert
à remplir d’eau la cuvette et le siphon anti-retour, lorsque la chasse d'eau est si rapide qu'elle ne laisse
plus suffisamment d'eau dans ces éléments. Le tube vertical (7) sert d'évacuateur de trop-plein, au cas
où le flotteur n'obturerait plus convenablement le robinet (11).
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 115
Abattant : Siège percé d’un trou que l’on soulève ou abaisse.
Couvercle : Pièce couvrant l’ouverture de la cuvette.
Chaînette de levage : Tige composée de mailles entrelacées qui, tirée par le levier de déclenchement,
permet de soulever le clapet.
Flotteur : Dispositif mobile qui, en s’abaissant avec le niveau d’eau, provoque l’ouverture du robinet
et, en remontant, sa fermeture.
Levier de déclenchement : Dispositif qui, actionné par la manette de chasse d’eau, permet de tirer la
chaînette de levage et de libérer l’eau du réservoir dans la cuvette.
Trop-plein : Tuyau d’évacuation par lequel l’eau d’un appareil s’écoule si elle atteint un certain
niveau.
Cuvette : Partie creuse de l’appareil dont l’évacuation de l’eau, à travers le siphon, entraîne les
déchets.
Tuyau de chute : Tuyau dans lequel les eaux usées sont déversées et acheminées vers le collecteur
principal.
Anneau d’étanchéité en cire : Joint inséré entre le siphon de la cuvette et le tuyau de chute pour
prévenir les fuites d’eau dans la pièce.
Siphon : Partie du WC qui retient une certaine quantité d’eau pour empêcher la remontée de l’air vicié
provenant du circuit d’évacuation.
Robinet d’arrêt : Valve permettant d’interrompre l’arrivée d’eau dans le WC
Conduite principale : Tuyau qui permet de distribuer l’eau vers le WC.
Rondelle conique : Joint d’étanchéité inséré dans l’orifice de la cuvette pour empêcher les fuites
d’eau.
Siège : Dispositif d’étanchéité dans lequel s’insère le clapet pour remplir à nouveau le réservoir.
Clapet : Bouchon qui, soulevé par la chaînette de levage, permet l’écoulement de l’eau du réservoir
dans la cuvette, et s’abaisse ensuite pour le remplir à nouveau.
Robinet flotteur à clapet : Dispositif destiné à permettre ou à interrompre l’arrivée d’eau dans le
réservoir. Il est actionné par le flotteur.
Couvercle de réservoir :
Tube de remplissage de la cuvette : Tuyau par lequel l’eau provenant de la conduite principale est
acheminée vers la cuvette.
Manette de chasse d’eau : Dispositif qu’on abaisse pour vider le contenu de la cuvette. Elle actionne
le levier de déclenchement.
Tube de remplissage du réservoir : Tuyau par lequel l’eau provenant de la conduite principale est
acheminée vers le réservoir.
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siphon. Il est associé à un dispositif appelé égouttoir sur lequel la ménagère dépose la vaisselle avant
de l’essuyer.
L’évier peut être à simple ou double cuve reposé sur des piédroits en maçonnerie d’une «
paillasse », lisse ou rainurée, où l’on place les objets à égoutter. L’égouttoir attenant en légère pente
vers le bac pour permettre l’écoulement de l’eau. L'évier est parfois solidaire d'un socle appelé « plan
de travail reposant lui-même sur la maçonnerie.
On distingue deux principaux types d'évier :
• les éviers à encastrer :
par le dessus, les plus courants ;
par le dessous, en grès ou inox.
• les éviers à poser :
sur un meuble, ils sont à la taille du dessus du meuble ;
sur un plan de travail à la manière des anciens bacs.
La robinetterie et la bonde se placent avant l'installation de l'évier avant le raccordement à
l’alimentation en eau et à l'évacuation par l'intermédiaire du siphon. La canalisation d'évacuation des
eaux usées est équipée d'un siphon placé sous l'évier. La présence d’eau permanente dans le siphon de
forme en S (coudé) ou en bouteille (plein) empêche la remontée des odeurs désagréables provenant de
la conduite d’évacuation.
La robinetterie est réduite à un simple robinet de puisage d’eau froide. Les robinets doivent
être très robustes parcequ’ils subissent beaucoup de manœuvre.
Au cas où la ménagère veut accumuler de l’eau dans la cuvette, on place un tube amovible de
surverse sur la bonde. Pour faciliter le remplissage des récipients, le bec des robinets est souvent muni
d’un brise-jet flexible.
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Le trop-plein est relié à la sortie filetée et à l'évier par l'intermédiaire d'un joint. À la sortie de
la bonde est monté le siphon en plastique avec le joint pour l'étanchéité. Le siphon est raccordé à la
canalisation.
Dans les grands établissements, il faudra associer au l’évier un récupérateur de graisse pour
éviter qu’elle se retrouve dans la canalisation des eaux usées.
Quelques définitions
La bonde
La bonde permet le vidage de l'eau dans les canalisations. Elle peut s'ouvrir et se fermer à
l'aide d'un clapet. Il convient de la monter avant la pose du lavabo.
Le robinet d’arrêt ou vanne
Il est recommandé de munir chaque appareil d’un robinet d’arrêt individuel disposé aussi près
que possible des appareils d’utilisation. En position ouverte, elle laisse passer l'eau à son débit
maximum grâce à sa poignée quart de tour. En effet, l'eau n'est alors pas limitée, ni en pression ni en
débit.
Dans les logements, c'est généralement une poignée papillon, moins encombrante, qui est
utilisée.
Le siphon
Un siphon est un dispositif obturateur hydraulique dont le rôle est d’empêcher le passage de
l'air en raison de l'immersion permanente d'une partie de la conduite sans gêner l’évacuation des
liquides et matières. Il est utilisé dans les canalisations d'évacuation d'eau pour empêcher les odeurs de
remonter vers l'orifice d'évacuation. L’écoulement de tout appareil sanitaire doit être muni d’un siphon
de dimension appropriée, placé immédiatement à la sortie de l’appareil. L’eau dans le siphon doit être
permanente avec une hauteur de 20-30 mm pour bloquer les gaz.
Un trop plein
Un trop-plein est un système permettant la régulation, par débordement, du niveau de l'eau
d'un réservoir ou d'un récipient. Un trop-plein peut-être constitué d’un simple trou dans une paroi,
placé au niveau auquel on souhaite ajuster l'eau : le trop-plein des lavabos, éviers et baignoires est
construit sur ce principe. L'orifice est relié à un tuyau connecté à la vidange.
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Etude de la plomberie
Chapitre 10
I- Introduction
La plomberie s’intéresse à la circulation de l’eau dans une habitation. De l’alimentation en eau
potable à l’évacuation des eaux usées, en passant par la production d’eau chaude, elle recouvre tout.
La plomberie sanitaire est tout ce qui regroupe l'alimentation en eau d'un logement ainsi que
l'évacuation des eaux usées mais aussi la production d'eau chaude et l'installation des sanitaires.
Dans une construction, les eaux usées provenant des WC, bains, buanderies et cuisines sont
recueillies par des colonnes de chutes indépendantes des descentes d’eaux pluviales.
Ces colonnes ne supportant généralement que des pressions faibles. Chaque colonne doit
comporter un regard à la base en prévision du nettoyage. Chaque appareil doit être muni d’un siphon
ou d’un dispositif empêchant la remontée des odeurs d’égout.
La garde d’eau minimale des siphons doit être de :
- 100mm pour les siphons de cours, EP,
- 70 mm pour les appareils sanitaires et buanderies,
- 50 mm pour les siphons de WC.
Inspiré du document :
La plomberie – les équipements sanitaires, G Bugaux et M Garrigou
I- Canalisations horizontales
Situées dans le sol, ces canalisations sont en général exécutées par les maçons. Pour les petites
installations :
- Canalisation d’un WC ∅ 120 𝑚𝑚
- Canalisation salle de bain ou cuisine ∅ 150 𝑚𝑚
- Descente d’eaux pluviales ∅ 100 𝑚𝑚
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Dans le cas de groupement de plusieurs appareils, ou de plusieurs descentes d’eau sur une même
canalisation, on tient compte de la somme des débits unitaires en appliquant cependant un coefficient
de simultanéité.
1- Branchement d'eau général conduite amenant l'eau du réseau public jusqu'au compteur général ou
robinet d'arrêt général.
2- Compteur général: compteur placé sur le branchement d'eau général enregistrant la totalité de la
consommation de ce branchement.
3- Ceinture principale ou conduite principale : Tuyauterie d'allure horizontale partant du compteur
général, généralement placée au plafond du sous-sol et sur laquelle sont raccordées les prises partielles
d'alimentation des divers services.
4- Rampe d'alimentation : tuyauterie horizontale partant de la colonne montante et alimentant les
appareils sanitaires. Dans les immeubles collectifs le compteur divisionnaire est placé à l'origine de
cette canalisation.
5-Conduite d'alimentation: tout tuyau transportant l'eau du compteur ou du robinet d'arrêt général
jusqu'à un appareil d'utilisation.
Robinet d'arrêt général : robinet placés sur le branchement d'eau général et commandant l'arrivée de
l'eau de tous les bâtiments desservis.
Robinet d'arrêt : Robinets placés sur les différents éléments décrits ci-dessus. Ils permettent d'isoler
les différentes parties d'installation.
Les robinets d'arrêt doivent être placés aux endroits suivants
- origine de la ceinture principale ;
- pieds des colonnes montantes ;
- départ de rampe d'alimentation
- à côté et avant le compteur général.
Un robinet d’arrêt ou une vannette de branchement: généralement équipés de brides aux extrémités,
leur pose après un Té ou à quelque distance du collier nécessite une interruption du service d’eau sur
le tronçon.
Fig.
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Fig. - Robinets d'arrêt avant / après compteur
à boisseau sphérique,
modèle droit tête à Clé de manoeuvre
manette
6- Nourrice : renforcement du diamètre d'une tuyauterie d'alimentation d'eau sur lequel sont groupées
des prises partielles d'alimentation des divers services, ainsi que leurs robinets d'arrêt et de vidange,
afin de centraliser en un point la manœuvre des robinets d'arrêt et de départ.
7- Anti-bélier: dispositif situé généralement au point le plus élevé d'une colonne montante en vue
d’atténuer les chocs produits par les brusques variations de pression de l'eau
9- Regard
Le regard est un raccordement joignant le radier des différentes canalisations. Il permet
d’opérer le nettoyage des différentes conduites.
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II- Canalisations verticales
Ces canalisations servent à la montée des eaux (alimentation) et à la descente des eaux
(évacuation) dans une habitation. Le diamètre de la conduite est fonction de l’usage qu’on veut en
faire.
- Type de robinet
o type courant
à rodage
à clapet
o type spéciaux
fermant seul
commande à distance
à débit limiter
- Appareils de comptage
o compteur général
o compteur divisionnaire
Le diamètre d’un robinet est choisi en fonction du débit désiré. Mais en principe, il ne doit pas être
supérieur à celui de la tuyauterie sur laquelle il est branché.
III.1- La robinetterie
La robinetterie désigne l’ensemble des organes constituant une installation d’alimentation et
de distribution d’eau à l’intérieur ou à l’extérieur d’une construction. La robinetterie se compose de la
robinetterie sanitaire et de la robinetterie du bâtiment.
Le robinet simple
Le robinet simple utilisé pour l’alimentation en eau chaude ou froide est composé d'une seule
commande. Le bec verseur d'un robinet simple peut être orientable.
Le robinet mélangeur
Le robinet mélangeur permet de mélanger manuellement l'eau chaude et l'eau froide mais ne
permet pas d'adapter la température comme le mitigeur thermostatique ou le mitigeur cascade. Il est
composé d'un bec verseur et de deux commandes : une pour l'eau chaude et une pour l'eau froide.
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Robinet simple Robinet mélangeur Vanne
i- Les robinets à soupape qui nécessite un rodage, mais avec une bonne étanchéité et des pertes de
charge élevées.
- Les robinets vannes utilisés pour les conduites ayant un diamètre supérieur à 0,04 m ;
- Les robinets à clapet utilisés pour les canalisations de diamètre inférieur à 1,5 cm ;
- Les clapets de retenue utilisés lorsque le réseau comprend un système de suppression tendant à
refouler l’eau. Ils sont placés en aval du robinet d’arrêt et sont destinés à retenir l’eau
contenue dans une canalisation après ouverture de ce dernier.
- Les robinets de puisage : plusieurs sont utilisés dans un logement suivant leurs qualités et leur
forme.
ii- Les robinets à vanne : les pertes de charge sont très faibles. Il convient pour tous débits et tous
fluides et la manœuvre est lente. L’étanchéité est excellente.
iii- Les robinets à tournant : l’étanchéité est médiocre et les pertes de charge sont réduites. La
manœuvre est rapide. Ils sont utilisés pour des faibles débits et des pressions modérées.
iv- Les robinets à papillon : la manœuvre est rapide, les pertes de charge faibles et l’étanchéité
médiocre.
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4- Systèmes de surpression d'eau et réservoirs
Pour les immeubles à grande hauteur ou comportant un important nombre d'appareils, il peut
arriver que la pression disponible au niveau du branchement général sur le réseau public soit
insuffisant~ pour le bon fonctionnement du réseau intérieur.
Ainsi des surpresseurs sont nécessaires pour ramener cette pression au niveau adéquat, et un
réservoir pour stocker l'eau refoulée par ces surpresseurs qui pourra servir aux heures de pointe. Les
systèmes de surpression ou d'alimentation en eau comportent une ou plusieurs pompes alimentées.
- En aspiration : par puits ou forage.
- En charge : par bâche ou réservoir de stockage ou par réseau de distribution publique.
Les surpresseurs ont en général un débit de 0,5 à 6 m3/h et une pression de refoulement de 20 à
60 mce.
Le choix d'un système est avant tout le choix d'une pompe en fonction des performances à
réaliser.
- Un débit d'eau à assurer.
- Une hauteur manométrique (ou pression de refoulement).
III.2- La canalisation
Définition
La plomberie c'est avant tout un réseau d'alimentation et d'évacuation et cela passe par les
canalisations.
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L’évacuation des eaux usées se déroule à plusieurs niveaux:
Celles de chaque appareil.
Les collecteurs des appareils avec les canalisations horizontales sur lesquelles se raccordent
les évacuations.
Les descentes d'eaux ménagères, eaux vannes avec les canalisations verticales qui peuvent être
uniques ou séparées.
Les collecteurs principaux pour collecter les descentes et les acheminer à l'égout.
Le diamètre des tubes doit correspondre au type d'appareil à raccorder pour permettre l'évacuation des
eaux usées.
Les raccords
Un raccord est une liaison mécanique entre deux tuyaux, permettant le passage du fluide sans
fuite. À chaque type de tuyaux de canalisation ses raccords :
Le raccord en cuivre : le collet battu est assez simple à réaliser mais il demande un outillage
spécifique.
Le raccord en laiton : le raccord classique pour l'arrosage extérieur.
Le raccord en PVC : une multitude de raccords traditionnels plus des raccords spécifiques au PVC.
Le raccord en PER : exclusivement des raccords spéciaux pour les tuyaux PER, ils sont conçus pour
être vissés sur des équipements de distribution sanitaire ou de chauffage.
Le raccord rapide ou raccord bicône / américain, à visser pour faciliter le raccord des tuyaux de
cuivre.
Le raccord à sertir : il exige un outillage spécifique mais offre une bonne rapidité de travail.
Raccords de robinetterie
1 - cuivre à souder 4 - laiton visser/souder
2 - acier à visser 5 - collet battu
3 - bicones
Les joints
Le joint de plomberie est très important pour assurer l'étanchéité des canalisations et des
robinetteries. Le joint de plomberie doit être choisi en fonction de l'usage qu'il en est fait. Les joints
peuvent avoir une collerette large ou étroite :
large pour les raccords mécaniques ;
étroite pour l'étanchéité de la robinetterie.
Le joint de plomberie doit parfaitement s'adapter au raccord dans lequel il va se poser, côté
femelle.
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Les différents tuyaux, raccords et accessoires utilisés sont :
Les tuyaux en acier : ils sont les plus utilisés dans la distribution d’eau d’un logement. Ils ont de
grandes longueur (jusqu’à 12 m) pour réduire le nombre de joints. Pour l’aménagement extérieur, on
utilise les tubes lisses avec joints flexibles ou brides soudés ou rivées. On peut également utiliser les
tubes à emboitement forgé pour assemblage avec joint de caoutchouc.
Les assemblages se font par joints soudés au chalumeau. A l’intérieur les tuyaux en aciers filetés sont
les plus utilisés. La jonction se fait par raccords filetés. Les joints mécaniques (angle de déviation), les
joints soudés et l’assemblage par brides sont les joints utilisés pour l’assemblage des tubes en acier.
Les tubes en acier peuvent supporter une pression de 60 bars pour des diamètres intérieurs à 150 mm
et leur flexibilité leur permet de suivre la sinuosité du tracé.
Les tuyaux en cuivre : utilisés pour les installations soignées sont très répandus. Ils supportent une
pression de 10 bars. On distingue le cuivre rouge recuit utilisé pour les parcours sinueux et le cuivre
rouge écroui, plus rigide épouse mieux les tracés rectilignes. Ils ont l’avantage de s’assembler sans
adjonction de pièces de raccord.
L’assemblage avec raccords est le plus courant et offre la possibilité de les démontés. Les tuyaux en
cuivre sont plus résistants, légers et facile à travailler, mais se ternissent facilement à l’air.
Les tuyaux en fonte : sont utilisés conne raccords. On distingue les joints à emboitement et les joints
souples avec des rondelles. Ils sont très résistants à la pression de l’eau et au choc, mais coûtent cher.
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V- Appareils ayant une action sur la pression
Coup de bélier
La pression de l’eau dans une distribution joue un rôle très important. Elle ne doit être ni trop
grande (cause de bruit, épaisseur excessive des tuyaux,…), ni trop insuffisante (étage supérieur non
desservis), ni trop rapidement variable.
L’eau qui débite d’une canalisation possède une énergie cinétique. La fermeture d’un robinet
transforme cette énergie en travail. Si la fermeture est brusque, la transformation de l’énergie
s’effectue avec rapidité d’un choc : c’est le coup de bélier.
Il se manifeste par un ébranlement bruyant de la canalisation pouvant entrainer sa rupture. On
peut palier en équipant la canalisation d’un anti-bélier, en diminuant la vitesse ( 𝑣 < 1𝑚/𝑠), par
utilisation de tuyaux de diamètre > à ceux des robinets (solution coûteuse) ou en évitant les fermetures
brutales.
L’anti-bélier est placé à l’extrémité de la colonne montante (peuvent se mettre à proximité
d’un robinet de puisage susceptible de produire les coups de bélier.
Enfin, pour un bon fonctionnement du réseau, il est consigné une pression comprise entre 2 ou
3 bars dans les canalisations. Ce qui signifie que l'installation disposera de cette marge pour équilibrer
les pertes de charge et conserver comme le prescrit le code, une pression résiduelle de 2 mCE ou de 5
mCE au-dessus du dernier robinet, suivant que celui-ci sera un puisage ordinaire ou une valve de
chasse.
La Pression P mimimum = 5 m CE + perte de charge sur le branchement + colonne d’eau.
D’une manière générale l’eau est distribuée avec 3 bars minimum.
J branchement
5 mCE
P min
Colonne d’eau
La pression résiduelle Pr subsistant au raccord de tout robinet ou appareil soit au moins égale au
minimum Pr nécessaire pour assurer le débit normal. Il s'agit de l'appareil que l'on supposera le plus
défavorisé :
Robinet de puisage Pr = 2,00 m de charge d'eau.
Robinet de chasse Pr = 5,00 m de charge d'eau.
Les éléments déterminants pour l'étude des pressions dans un réseau:
1 - Somme des pertes de charge ∑ ∆𝐻
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2 - Les différences de niveau ∆ℎ
3 - Les pertes de charges locales ∆𝐻𝐿
4 - Les pressions résiduelles 𝑃𝑟
Il faut donc que la pression au branchement soit égal ou supérieur à la somme des termes ci-dessus.
𝑷𝒎 = ∑ ∆𝑯 + ∆𝒉 + ∆𝑯𝑳 + 𝑷𝒓
Et lorsqu'on admet que les pertes de charges locales représentent 15 % des pertes en tuyauteries :
𝑷𝒎 = ∑ ∆𝑯. 𝟏𝟓 𝑱 + ∆𝒉 + ∆𝑯𝒍 + 𝑷𝒓
ici ∆𝑯𝒍 correspond aux pertes de charges locales particulières telles que compteurs ou appareils
divers.
VI-2- Le débit
Le débit est la quantité d'eau qui passe dans les canalisations sur un laps de temps donné et
s'exprime en litre par seconde. Il dépend directement du diamètre des canalisations.
Dans les canalisations intérieures beaucoup de considérations doivent être prises en compte :
le débit de puisage ou débit de soutirage des différents bâtiments, le nombre d'appareils qui s'y
trouvent et susceptibles de fonctionner en même temps.
Dans un projet de réseau, pour la détermination du calibre du compteur et du diamètre de
branchement, il est évident que le débit de pointe servira d'hypothèse de calcul.
Cependant, pour des raisons économiques, on doit tenir compte du nombre d'appareils
susceptibles de fonctionner en simultanéité.
Le débit probable est obtenu par : le produit du débit total de l'ensemble des points de puisage
et du coefficient de simultanéité.
Dans le cas général, c'est à dire où une même colonne dessert à la fois la colonne des robinets
de chasse et celle des autres appareils, on applique à chaque catégorie d'appareils son coefficient de
simultanéité propre. Le débit de calcul est la somme des deux résultats obtenus.
Evier 0,2 40 12
Evier, machine à laver 1,00 40 50
Poste d’eau, lave-main 0,5 10
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Lavabo individuel 0,10
Lavabo collectif (par jet) 0,05
Lavabo 0,7 32 40 10
Bidet 0,10 32 40 10
Baignoire (eau chaude) 0,35 13
Baignoire 1,50 40 50
Douche (eau froide ou mélangée) 0,25 40 50 10
Water-Closet avec réservoir de 0,10 80 10
chasse
Water-Closet avec robinet de chasse 1,50
Water-Closet à la turque à réservoir 2 60 100
Urinoirs avec réservoir de chasse 0,005 80 100
automatique
Urinoirs avec robinet de chasse 0,10 32 50
Buanderie 0,4
Robinet de cour 0,7
Siphon de sol 0,5-0,8 40-50 60
Bac à laver 0,7 40 50
Poste d'eau 12
0,33
Robinet ½
Poste d'eau 13
0,42
Robinet ¾
Poste d’eau 0,15
Lorsque la production d’eau chaude est individuelle, ces débits servent de base au calcul des diamètres des
canalisations d’eau froide à usage collectif et des canalisations intérieures jusqu’au piquage alimentant l’appareil de
production d’eau chaude. Ces diamètres tiennent compte des conditions d’utilisation des divers appareils sanitaires.
2. Coefficient de simultanéité
La consommation d’eau d’un immeuble varie avec les activités de ses occupants aux divers
moments de la journée. Pour fixer les diamètres nécessaires aux canalisations, il faut donc déterminer
la pointe maximale de consommation. Pour une installation standard :
𝑸𝒎 = ∑ 𝒒 𝒙 𝒌
1
Coefficient de simultanéité k = x−1 ≥ 0,2
√
x : nombre de robinets installés
q : débit brute (somme des débits de base)
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VI-3- La vitesse
Les canalisations intérieures et extérieures (jusqu'au branchement), étant en général, de
diamètre faible, la vitesse, pour un bon fonctionnement, doit être comprise entre 0,5 et 1,5 mis. La
vitesse doit être le plus possible maintenue constante à l'intérieur des canalisations pour éviter
certaines anomalies dont le plus important est le "coup de bélier".
2- Formule de Darcy
Applicable aux canalisations circulaires sous pression
𝟏
𝒅 𝒙 𝒋 = 𝒃𝟏 𝒖²
𝟒
j : perte de charge linéaire due aux frottements et à la vitesse d : diamètre de la conduite (m)
b1 : coefficient numérique u : vitesse moyenne de l’eau (m/s)
𝟏𝟐,𝟗𝟒
𝒃𝟏 = (𝟓𝟎𝟕 + 𝒅 ) 𝒙 𝟏𝟎−𝟔 Pour les canalisations en service
Pour les canalisations neuves, on diviserait la valeur de b1 par 2.
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Exemple :
Dans une exploitation agricole, on veut alimenter avec le débit entier d’une source, soit 0,2 l/s une
fontaine à écoulement libre. Quel est le diamètre à donner à la canalisation d’alimentation, compte
tenu des données suivantes :
- niveau de l’eau dans le bassin de captage : 460,63
- niveau du bec de la fontaine : 457,12
- longueur développée de la canalisation : 240ml
460,63
3,51
457,12
240m
Solution :
La pression est nulle au bec de la fontaine.
A) Perte de charge totale : J = 460,63 – 457,12 = 3,51 m
3,51
B) Perte de charge unitaire : j = 240 = 0, 014625 = 14, 63 𝑚𝑚/𝑚
La perte de charge la plus voisine par défaut figurant dans le tableau P 146 est de 12 mm/m
∅ = 30 𝑚𝑚 assurera un débit Q = 0,219 l/s, soit sensiblement le Qdemandé= 0,2 l/s.
3- Formule de Flamant
Applicable aux canalisations circulaires sous pression
𝒖 𝟒 𝟕
𝑱 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟗𝟐 𝒙 √𝒅𝟓 Canalisation en service
𝒖 𝟒 𝟕
𝑱 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟕𝟒 𝒙 √ 𝟓 Tuyaux neufs et provisoires
𝒅
Les pertes de charge permettent la détermination de distribution dans les bâtiments. Darcy convint
mieux pour les ∅ > 𝟓𝟎 𝒎𝒎.
VII.2- Calcul d’une installation basée sur les vitesses
On détermine parfois les canalisations d’un immeuble par la seule considération des vitesses
admissibles à pleins débit, sans s’inquiéter des pertes de charge.
L’application de cette méthode exige une pression minimale p dans la conduite publique
évaluée en mètre d’eau.
Qui coulent ensemble, consommeraient 1,40 l/s. le chauffe-eau instantané placé dans chaque
appartement n’entre pas en compte, parceque sa consommation est comprise dans celle des appareils
divers qu’il alimente.
Pour l’immeuble entier, il faut considérer (9 robinets x 6 appartements) + (1 robinet (lavage à la cour)
= 55 robinets qui coulant ensemble consommeraient : (1,40 x 6) +0,7l/s = 9,10 l/s.
Coefficient de simultanéité
𝟏 𝟏
𝒌 = = = 0,14 < 0,20
√𝒙−𝟏 √𝟓𝟓−𝟏
Prendre 𝒌 = 𝟎, 𝟐𝟎
Pour 34 mm ≤d ≤40mm, V= (6,2 x d) cm/s = (6,2 x 36) = 224 cm/s montre que le tube 33/42 convient
bien. Ce même tube peut constituer la base de la colonne montante jusqu’au branchement
d’alimentation du premier étage.
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21/27 21/27
Niveau du plancher du 5e étage
21/27
26/34
21/27
21/27
33/42 21/27
21/27
Robinet de lavage ∅ 20
33/42
21/27 ou 26/34 Canalisation publique
Vanne d’arrêt
𝑷 − ( 𝑯′ + 𝑪𝒕)
𝑷𝒎 =
𝟏, 𝟏𝟓 𝒍
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d- Diviser la canalisation guide en tronçons
Calculer le débit afférent à chaque tronçon, compte tenu des débits de base des appareils et du
coefficient k.
Débit maximum
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Baignoire 2 0,50
Bidet 2 0,20
Lavabo (salle bain) 2 0,20
Lavabo (toilette) 1 0,10
Coefficient de simultanéité
𝟏 𝟏
𝒌 = = = 0,289 ≈ 0,29 > 0,20
√𝒙−𝟏 √𝟏𝟑−𝟏
𝒌 = 𝟎, 𝟐𝟗
Débit à prendre en compte : 2,10 x 0,29 = 0,61 l/s
Calibre du compteur
La villa abritera au maximum 8 personnes. Ce qui correspond à une consommation journalière
moyenne de 80 l x 8 = 640l
Arrondir à 800 l pour tenir compte de l’arrosage du jardin.
Garde d'eau : hauteur d'eau tenue en réserve dans les siphons et formant obturateur
hydraulique.
L'égout est la canalisation recevant les eaux pluviales, ménagères et les évacuations des water-closets
de l'intérieur des immeubles.
Le nombre de canalisations verticales, parfois gênantes et toujours coûteuses est réduit par l'emploi
des chutes uniques. Les règlements sanitaires n'admettent pas l'évacuation des eaux ménagères dans
les descentes d'eaux pluviales situées sur la façade de la voie publique. Les chutes, les chutes uniques
et descentes d'eaux ménagères s'établissent en général à l'intérieur des immeubles.
1- Fosse septique
Elles sont destinées à assurer le traitement des eaux vannes en provenance des WC pour
qu'elles puissent être rejetées dans des drains ou des puits absorbants sans risquer de contaminer la
nappe souterraine. Ce traitement s'opère en deux compartiments.
Les eaux provenant des WC doivent être directement rejeté dans le premier compartiment
pour être liquéfier par les microorganismes et envoyées dans le deuxième compartiment.
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Ne doivent pas être envoyées dans la fosse septique les eaux pluviales ou de lavage des cours
et les eaux de bains et de lessive.
3- Regards d’évacuation
Exécuté en maçonnerie de parpaings pour recevoir des conduites d’évacuation, ils jouent des
rôles différents suivant leur emplacement :
Regards de façade
- siphoïde pour les eaux usées et non siphoïde pour les eaux pluviales (de préférence sans tampons
pour les eaux usées)
- ils jouent un rôle de siphon.
Regards de branchement pour descentes d'eaux pluviales : reçoivent les eaux de pluies issues des
descentes et sont le plus souvent faits de P V C.
Regards de visite
Exécutés en réseau public ils permettent l'accès au réseau pour l'entretien et la surveillance. Elles sont
positionnées aux raccordements de 2 collecteurs et aux changements de direction.
WC à chasse directe:
- jusqu'à 3 appareils 90 90 40
- plus de 3 appareils 100 100 50
Baignoire:
- jusqu'à 3 appareils 80 60 40
- de 4 à 7 appareils 80 80 40
- de 8 à 15 appareils 90 80 40
- plus de 15 appareils 100 90 50
LAVABOS OU BIDETS
- jusqu'à 3 appareils 50 50 20 50 50 20
- de 4 à 7 appareils 60 50 20 60 50 20
- de 8 à 15 a:~pareils 80 60 30 80 60 30
- plus de 15 appareils 90 80 40
EVIERS OU TIMBRES
- jusqu'à 3 appareils 80 80 30 80 80 30
- de 3 à 12 appareils 90 80 30 90 80 30
- plus de 15 appareils 100 90 40
Chute unique dont tous les
appareils autres que les W.C sont ventilés 100
secondairement
i) Les gouttières
Les gouttières sont des ouvrages en zinc, cuivre ou tôle galvanisée, dont le profil différé selon
le mode de pose. On distingue en particulier la gouttière pendante et la gouttière havraise ou nantaise.
Toutes les gouttières reposent sur des supports métalliques : crochets ou supports spéciaux.
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Technologie - Pose des canalisations
Chapitre 12
Introduction
Les canalisations sont des conduites posées au sol ou enterrées. Elles jouent plusieurs rôles dans un
système d’AEP :
transport des eaux brutes (conduite d’adduction),
transfert dans les réservoirs de stockage,
desserte d’eau vers tous les utilisateurs (réseau de distribution),
La pression nominale (épaisseurs des parois)
Sur un réseau, on distingue plusieurs raccords pour s’adapter au tracé :
Les coudes (Changement de direction)
Les tés (Raccordement à l’équerre d’une conduite sur une autre)
Les cônes (Diminution de diamètre)
L’objectif est de poser et assembler dans les règles de l'art les différents composants du réseau d’AEP
pour assurer le fonctionnement du réseau, faciliter l’entretien du réseau et effectuer les réparations.
Matériaux
1- les canalisations en fonte et en acier
Le terme fonte recouvre une large variété d'alliages Fe-C-Si. Les fontes sont classées en
familles selon l'état du graphite. Les grandes familles sont la fonte grise et la fonte ductile.
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Sous le terme pression il y a lieu de distinguer les terminologies,
- du concepteur de réseau
- du fabricant (liées aux performances des produits)
- de l'utilisateur du réseau (liées au service)
Terminologie du concepteur
- Pression de calcul en régime permanent
Pression maximale de fonctionnement de la zone de pression, fixée par le projeteur mais non compris
le coup de bélier.
Terminologie du fabricant
- Pression interne de fonctionnement admissible
Pression interne, non compris le coup de bélier, qu'un composant peut supporter en toute sécurité de
façon continue en régime hydraulique permanent.
Terminologie de l'utilisateur
- Pression de fonctionnement
Pression interne qui a lieu à un instant donné et en un point déterminé du réseau d'alimentation en eau.
- Pression de service
Pression interne fournie au point d'écoulement au consommateur.
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II. Pose des conduites ou des canalisations
1. Technique de pose
La pose des canalisations peut se faire en tranchée ou sans tranchée (suspendu). Les tranchées
pour canalisations posées dans les tranchées en terre sont creusées soit à l’aide d’un engin mécanique
ou manuellement à la pelle. Ensuite un lit de pose de 10 à 15 cm est régalé, étalé et bien compacté en
fond de fouille, puis un grillage avertisseur de couleur fonction du type d’eau pour signaler la présence
d’une conduite. Enfin un remblai en terre ferme les tranchées.
L’épaisseur du lit de pose est fonction de la nature du terrain d’assise. Le lit de pose peut être
réalisé en matériaux :
• du sable, pour des terrains rocheux ou hétérogènes ;
• du gravier, pour des terres ordinaires ;
• de la pierre concassée (formant drain) en cas de terrains imperméables et en pente (attention
toutefois de contrôler préalablement la possibilité d’utiliser ces matériaux après du fabricant de la
canalisation) ;
• de grave ciment pour des sols mouvants.
La pose des conduites dans les tranchées doivent respecter certaines distances ou espacements entre
réseaux concessionnaires.
Eau potable – eau pluviale/usée = 20 cm
Eau pluviale/usée – électricité = 20 cm
Eau potable – électricité = 30 – 60 cm
Les tranchées doivent être exécutées avec une légère pente pour faciliter l’écoulement de l’eau par
gravité et pour chasser l’air aux points hauts avec des ventouses et vidanger la conduite aux points bas.
2- Profil en long
Le profil en long doit être le plus régulier possible afin d’éviter la multiplication des « faux »
points hauts et des « faux » points bas.
Terrain naturel
Conduite D
Profil en long
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 142
3- Les dimensions de la tranchée
Les tranchées doivent avoir les dimensions suivantes :
Lit de pose
Blindage ou boisage
L'air est néfaste au fonctionnement d'une canalisation sous pression. Des poches d'air se concentrent
aux points. La présence de ces poches d'air peut entraîner,
- Une réduction du débit d'eau,
- Un gaspillage d'énergie,
- Des risques de coup de bélier.
Le tracé de la canalisation doit être établit de manière à faciliter le rassemblement de l'air en des points
hauts bien déterminés où sont installés les appareils assurant son évacuation.
Il convient de prendre les précautions suivantes:
à la canalisation pour faciliter la montée de l'air (la conduite idéale est à pente
constante: 2 à 3mm/m représente la pente minimale souhaitable).
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 143
Les différents efforts appliqués sur le fût d’un tuyau posé en terre sont :
• le poids propre des remblais sur la conduite ;
• les pressions verticales dues aux charges roulantes (voirie) ;
• les efforts de réaction sur l’arc de la conduite qui équilibrent ceux des remblais ;
• la pression hydrostatique due à la présence d’une éventuelle nappe phréatique, exercée
normalement à la conduite (poussée d’Archimède) ;
• la pression horizontale du sol qui tend à réduire le moment d’ovalisation de la conduite.
trafic routier
remblai
pression
horizontale
réaction du sol
poussée d’Archimède
5- Nettoyage et désinfection
La conduite posée contient de la terre ou des pierres, qui peuvent g^éner le fonctionnement
des appareils de robinetterie (leur manœuvre, détériorer les sièges et les clapets de retenue). Avant la
mise en service définitive du réseau d’eau potable, il convient donc d’effectuer correctement le
nettoyage et désinfection des conduites.
Les conduites d’alimentation en eau potable neuves ou remaniées doivent être lavées
intérieurement au moyen de la pression de l’eau envoyée dans la conduite. Le procédé est répété
jusqu'à ce que la turbidité de l’eau soit inférieure au minimum admis par les normes et règlements en
vigueur pour la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Il est ensuite procédé à la
désinfection et au rinçage des conduites, aux prélèvements d’eau pour le contrôle conformément aux
instructions en vigueur.
La désinfection peut s’effectuer soit au chlore, soit au permanganate de potassium. Il faudra
obtenir aux extrémités une coloration violacée pour le permanganate de potassium ; une teneur de 5
mg/l de chlore.
Il est impératif de respecter un temps de contact minimum pour l’opération de désinfection,
fonction du produit utilisé et de la dose introduite.
Lorsque le réseau désinfecté a été convenablement rincé, des prélèvements de contrôle sont
faits immédiatement par un laboratoire agrée. Si les résultats sont défavorables, l’opération est
renouvelée dans les mêmes conditions.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 144
Désordre d’ordre hydraulique :
-vitesse insuffisante (encrassement)
-mauvaise étanchéité (fuites)
-variations de pression (coup de bélier, demande irrégulière,…)
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 145
Sujet 1 : Construction d’un forage pastoral à énergie solaire photovoltaïque à Touloum
1- Situation géographique
A.3- Peuplement
La population de la Commune est composée essentiellement des Toupouri (99 %) avec des tribus
Guiziga, Massa, Mousgoum, et Moundang en minorités (1 %). (PCD, 2011).
La Commune contient 38 809 habitants (PCD, 2011), composé de 18 187 hommes et 20 622 femmes.
Sa répartition par sexe est de 46,87 % d’hommes et 53,13 % de femmes. Le nombre moyen de personnes par
ménage est estimé à 10. La population de TOULOUM est essentiellement rurale, avec une dominance féminine.
Objectifs spécifiques :
Fournir une eau saine à la consommation des animaux;
Fournir une eau en quantité suffisante pour abreuver les animaux durant toute l’année ;
Préserver le bien-être et la santé des animaux et de la population;
Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
Mettre en place un comité de gestion du point d’eau
Bénéficiaires du microprojet :
Bénéficiaires directs : 803 gros bétails et 1873 petits bétails
Bénéficiaires indirects : 151 gros bétails et 70 petits bétails en transhumance
2257 habitants de Touloum
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 146
III- Ouvrages à dimensionner
1- Forage
Déterminer la capacité du forage. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de production
(pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier du canton, donner les
caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).
2- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.
3- Pompe
Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT) choisir dans le catalogue “
GRUNDFOS ”des groupes électropompes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le
Rendement ηp (°/°).
4- Source d’énergie
Pour le pompage par énergie photovoltaïque, déterminer la Puissance du champ solaire, le Choix et la disposition
des modules.
5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine et les trois abreuvoirs. La
distribution se fera gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera
constituée des raccords et des regards.
Les pressions de service contractuelles sont de 5 mCE. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit,
diamètre intérieur Din, rugosité des parois intérieures k (mm) et longueur L.
6- Borne fontaine
La borne fontaine sera construite en béton armé et équipée de 02 robinets de puisage. Elle sera également
aménagée une aire de dallage comportant une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation,
une rigole de drainage des eaux et un puits d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par
un muret en maçonneries d’agglos de 15. La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler
les eaux de débordement pour les évacuer par un chenal de drainage cimenté.
Déterminer les débits de pointe aux bornes fontaines, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.
7- Abreuvoirs
Les abreuvoirs seront construits en béton armé. Les abreuvoirs des gros bétails auront une dimension de 7,00 x
1,80 x 0,70 m. Ceux du petit bétail auront une dimension de 5,00 x 1,80 x 0,50 m. L’épaisseur des parois est pris
à 12 cm.
Pour le dimensionnement, nous allons considérer au niveau des abreuvoirs, un débit équivalent à quatre (04)
robinets. Déterminer les débits de pointe aux abreuvoirs, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.
8- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura la forme rectangulaire exécuté en béton armé. Le remplissage s’effectuera
par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les éléments
hydrauliques du château (dimensions du réservoir, diamètre de la conduite d’adduction, de distribution, du trop-
plein et de la vidange).
348.51m
351.47m
B 348.25m
349.11m
349.11m
E
L = 10.00m L = 15.00m
F L = 10.00m 348.82m
L = 25.00m
L = 10.00m
R A
348.93m 348.25m
L = 15.00m D
L = 25.00m
C F
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 147
Sujet 2 : Construction d’un forage pastoral à énergie solaire photovoltaïque dans à Bizili dans la
commune de Touloum
1- Situation géographique
A.3- Peuplement
La population de la Commune est composée essentiellement des Toupouri (99 %) avec des tribus
Guiziga, Massa, Mousgoum, et Moundang en minorités (1 %). (PCD, 2011).
La Commune contient 38 809 habitants (PCD, 2011), composé de 18 187 hommes et 20 622 femmes.
Sa répartition par sexe est de 46,87 % d’hommes et 53,13 % de femmes. Le nombre moyen de personnes par
ménage est estimé à 10. La population de TOULOUM est essentiellement rurale, avec une dominance féminine.
Objectifs spécifiques :
Fournir une eau saine à la consommation des animaux;
Fournir une eau en quantité suffisante pour abreuver les animaux durant toute l’année ;
Préserver le bien-être et la santé des animaux et de la population;
Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
Mettre en place un comité de gestion du point d’eau
Bénéficiaires du microprojet :
Bénéficiaires directs : 826 gros bétails et 729 petits bétails
Bénéficiaires indirects : 131 gros bétails et 63 petits bétails en transhumance
1505 habitants de Bizili
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 148
III- Ouvrages à dimensionner
1- Forage
Déterminer la capacité du forage. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de production
(pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier du canton, donner les
caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).
2- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.
3- Pompe
Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT) choisir dans le catalogue “
GRUNDFOS ”des groupes électropompes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le
Rendement ηp (°/°).
4- Source d’énergie
Pour le pompage par énergie photovoltaïque, déterminer la Puissance du champ solaire, le Choix et la disposition
des modules.
5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine et les trois abreuvoirs. La
distribution se fera gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera
constituée des raccords et des regards.
Les pressions de service contractuelles sont de 5 mCE. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit,
diamètre intérieur Din, rugosité des parois intérieures k (mm) et longueur L.
6- Borne fontaine
La borne fontaine sera construite en béton armé et équipée de 02 robinets de puisage. Elle sera également
aménagée une aire de dallage comportant une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation,
une rigole de drainage des eaux et un puits d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par
un muret en maçonneries d’agglos de 15. La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler
les eaux de débordement pour les évacuer par un chenal de drainage cimenté.
Déterminer les débits de pointe aux bornes fontaines, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.
7- Abreuvoirs
Les abreuvoirs seront construits en béton armé. Les abreuvoirs des gros bétails auront une dimension de 7,00 x
1,80 x 0,70 m. Ceux du petit bétail auront une dimension de 5,00 x 1,80 x 0,50 m. L’épaisseur des parois est pris
à 12 cm.
Pour le dimensionnement, nous allons considérer au niveau des abreuvoirs, un débit équivalent à quatre (04)
robinets. Déterminer les débits de pointe aux abreuvoirs, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.
8- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura la forme rectangulaire exécuté en béton armé. Le remplissage s’effectuera
par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les éléments
hydrauliques du château (dimensions du réservoir,diamètre de la conduite d’adduction, de distribution, du trop-
plein et de la vidange).
348.10m
350.62m
B 347.50m
347.74m
349.20m E
L = 15.00m
F L = 10.00m L = 10.00m 348.80m
L = 25.00m
L = 10.00m
R A
348.50m
L = 15.00m 347.80m D
C L = 25.00m
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 149
Sujet 3 : AEP dans la ville de Houndé
1- Situation géographique
La ville de Houndé est située au sud-ouest du Burkina Faso sur la RN1, à environ 105 Km de Bobo-
Dioulasso et à 252 Km de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Elle fait partie de la région des Hauts
Bassins qui comprend les provinces du Houet, du Kénédougou et du Tuy dont Houndé est le Chef-lieu. La
commune urbaine de Houndé est limitée à l’est par les villages de Boni et Mambo, à l’ouest par les villages de
Kari et Bouèré, au nord par les villages de Dohoum, Dakuy et Botoni et au sud par le village de Saho.
A.3- Peuplement
Le dernier recensement administratif effectué en 1996 dénombrait la population de la ville de Houndé à
38954 habitants. (RGPH). La ville de Houndé comprend 5 secteurs qui englobent les quartiers centraux et deux
villages périphériques repartis sur un espace de 218,14 ha.
Objectifs spécifiques :
Fournir une eau saine à la consommation de la population;
Fournir une eau en quantité suffisante durant toute l’année ;
Préserver le bien-être et la santé de la population;
Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
Mettre en place un comité de gestion du point d’eau
Bénéficiaires du microprojet :
La Population de Houndé était estimée à 23959 habitants selon le recensement administratif de
1996 et selon le recensement d’Avril 2004, la population de Houndé est passée à 38954 habitants, soit un taux de
croissance moyen de 6,3% entre 1996 et 2004. En 2008, elle est estimée à 44280 personnes.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 150
Description sommaire du projet : Echéance du projet 2018
Besoins du cheptel
Les besoins en eau du cheptel ne seront pas pris en compte pour le dimensionnement du système
d’approvisionnement en eau potable. En effet, compte tenu de l’importance de la demande et du fait que l’eau
sera vendue, les populations vont recourir à d’autres sources alternatives (barrages, puits, marigots, forages
équipés de PMH, etc.) pour l’abreuvement des animaux.
1- Forage
Déterminer la capacité de deux forages. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de
production (pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier, donner
les caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 151
2- Bâche de relevage
Une station de relevage constitué d’une bâche de relevage (section circulaire) munie d’un groupe électropompe,
servant de tampon entre les deux forages et le château d’eau.
Déterminer les caractéristiques de la bâche de relevage (Diamètre, Hauteur, Volume utile, Niveau min, Niveau
max et Revanche).
3- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.
4- Pompe
Nous installerons trois pompes : deux pompes immergées au niveau des forages et une pompe de surface au
niveau de la bâche de relevage. Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT)
choisir des groupes électrogènes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le Rendement ηp
(°/°).
5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine. La distribution se fera
gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera constituée des raccords et
des regards. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit, diamètre intérieur Din, rugosité des parois
intérieures k (mm) et longueur L.
6- Borne fontaine
La borne fontaine sera construite en béton armé et équipée de 02 robinets de puisage. Elle sera également
aménagée une aire de dallage comportant une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation,
une rigole de drainage des eaux et un puits d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par
un muret en maçonneries d’agglos de 15. La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler
les eaux de débordement pour les évacuer par un chenal de drainage cimenté.
Déterminer les débits de pointe aux bornes fontaines, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.
7- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura une cuve de forme circulaire exécuté en béton armé. Le remplissage
s’effectuera par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les
éléments hydrauliques du château (dimensions du réservoir, diamètre de la conduite d’adduction, de distribution,
du trop-plein et de la vidange). Les besoins en eau du cheptel ne seront pas
pris en compte pour le de la
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 152
demande et du fait que l’eau sera vendue, les populations vont recourir à d’autres sources
alternatives (barrages, puits, marigots, forages équipés de PMH, etc.) pour l’abreuvement des
animaux.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 153
Sujet 4 : Construction d’un forage équipé de PMH à DEBO dans la commune de mayo-oulo
1- Situation géographique
La Commune de MAYO LOUTI est située à 150 Km de Garoua, Chef-lieu de la Région du Nord, et à
environ 35 Km de Guider, chef-lieu du Département du Mayo-Louti, dont elle dépend administrativement.
La Commune a été créée le 20 septembre 1982, répartie en 06 localités (04 Cantons et 02 groupements)
et s’étend sur une superficie de 1 271 Km² (PCD, 2014). Elle est limitée au au Nord par la commune de Bourha,
au Sud par l’Arrondissement de Bashéo et Dembo, à l’Est par la Commune de Guider et à l’Ouest par la
République Fédérale du Nigéria (District de Mubi) (PCD, 2014).
A.3- Peuplement
La Commune de Mayo Oulo ne connaît pas une grande hétérogénéité socio-ethnique, avec une
moyenne densité démographique. La population est à dominance Falli (70%), mais on y trouve également les
Dabas (15%), les Foulbés (7%), les Goudés (5%) et les Ndjaeings (3%).
En 2010, avec le nouveau recensement, la Commune contient 150 000 habitants (PCD, 2014), composé
de 60 000 hommes et 90 000 femmes. Sa répartition par sexe est de 40% d’hommes et 60 % de femmes. Le
nombre moyen de personnes par ménage est estimé à 10. La population de Mayo Oulo est essentiellement
rurale, avec une dominance féminine. Le pourcentage de femmes plus élevé favorise la polygamie..
Objectifs spécifiques
Fournir une eau saine à la consommation du personnel enseignant et des élèves ;
Fournir une eau en quantité et en qualité suffisante pour les bénéficiaires;
Préserver le bien-être et la santé des occupants de l’école et de la population environnante;
Mettre en place un comité de gestion du point d’eau
Bénéficiaires du microprojet
Bénéficiaires directs : 138 élèves, 01 Directeur et 03 enseignants
Bénéficiaires indirects : population environnante (100 personnes)
Description du projet
Le projet consiste à la construction d’01 forage équipé de PMH à l'EP de DEBO dans la commune de MAYO-
OULO pour le personnel enseignant et les écoliers bénéficiaires.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 154
Sujet 5 : Construction d’un forage solaire à usage pastoral a KAPTA DOUMOUR LAM dans la
commune de figuil
1- Situation géographique
FIGUIL vient du nom du premier habitant FIGUIRMA. La Commune de FIGUIL est située à 132 Km
de GAROUA, Chef-lieu de la Région du Nord, et à environ 32 Km de GUIDER, chef-lieu du Département du
Mayo-Louti, dont elle dépend administrativement. La Commune longe la Nationale N°1 du côté Nord qui relie
la Région du Nord à celle de l’Extrême-Nord jusqu’à la limite de Kaélé.
La Commune a été créée le 20 septembre 1982, répartie en 05 Cantons : LAM, FIGUIL, BIOU,
BIDZAR et INDJODE et s’étend sur une superficie de 1 250 Km² (PCD, 2014). Elle est limitée au au Nord par
l’Arrondissement de Kaélé, au Sud par Bibémi, à l’Est par la République du TCHAD et à l’Ouest par GUIDER
(PCD, 2008).
A.3- Peuplement
La population de la Commune de FIGUIL est composée des Guidars, des Bororo, des Mambayes, des Moundang
et des Sara. Les Toupouri, les Guiziga, les Massa, les Mousgoum, les Mada et les Zoulgo sont en minorités.
La Commune contient 70 000 habitants (PCD, 2008), composé de 32 900 hommes et 37 100 femmes. Sa
répartition par sexe est de 47% d’hommes et 53 % de femmes. Le nombre moyen de personnes par ménage est
estimé à 7. La population de FIGUIL est essentiellement rurale, avec une dominance féminine.
Objectifs spécifiques :
Fournir une eau saine à la consommation des animaux;
Fournir une eau en quantité suffisante pour abreuver les animaux durant toute l’année ;
Préserver le bien-être et la santé des animaux et de la population;
Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
Mettre en place un comité de gestion du point d’eau
Bénéficiaires du microprojet :
Bénéficiaires directs : 1800 gros bétails et 2200 petits bétails
Bénéficiaires indirects : 200 gros bétails et 100 petits bétails en transhumance
13000 habitants de Kapta Doumour Lam
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 155
III- Ouvrages à dimensionner
1- Forage
Déterminer la capacité du forage. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de production
(pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier du canton, donner les
caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).
2- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.
3- Pompe
Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT) choisir dans le catalogue “
GRUNDFOS ”des groupes électropompes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le
Rendement ηp (°/°).
4- Source d’énergie
Pour le pompage par énergie photovoltaïque, déterminer la Puissance du champ solaire, le Choix et la disposition
des modules.
5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine et les trois abreuvoirs. La
distribution se fera gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera
constituée des raccords et des regards.
Les pressions de service contractuelles sont de 5 mCE. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit,
diamètre intérieur Din, rugosité des parois intérieures k (mm) et longueur L.
6- Local tête de forage et borne fontaine
Le local tête de forage sera construit en maçonneries pour contenir les équipements électromécaniques de
commande de la pompe et les équipements hydrauliques de suivi. Elle sera couverte d’une dalle en béton armé.
Une porte métallique avec une serrure permettant de fermer la chambre des vannes. Le local servira également
de borne fontaine.
La borne fontaine sera équipée de 03 robinets. Elle sera également aménagée d’une aire de dallage comportant
une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation, une rigole de drainage des eaux et un puits
d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par un muret en maçonneries d’agglos de 15 de.
La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler les eaux de débordement pour les évacuer
par un chenal de drainage cimenté.
7- Abreuvoirs
Les abreuvoirs seront construits en béton armé. Les abreuvoirs des gros bétails auront une dimension de 7,00 x
1,80 x 0,70 m. Ceux du petit bétail auront une dimension de 5,00 x 1,80 x 0,50 m. L’épaisseur des parois est pris
à 12 cm.
Pour le dimensionnement, nous allons considérer au niveau des abreuvoirs, un débit équivalent à quatre (04)
robinets. Déterminer les débits de pointe aux abreuvoirs, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.
8- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura la forme rectangulaire exécuté en béton armé. Le remplissage s’effectuera
par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les éléments
hydrauliques du château (dimensions du réservoir, diamètre de la conduite d’adduction, de distribution, du trop-
plein et de la vidange).
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 156
Conclusion
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 157
Lexique
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 158
Bibliographie
Guide technique pour la réalisation et la gestion d’un captage d’eau potable à usage Uni-familial,
Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales des Pyrénées Orientales
Dimensionnement des réseaux d'alimentation en eau potable et d'évacuation des eaux usées dans un
logement, RAZAKI BALLE
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 159