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Cours AEP - AMINA

Le document présente un cours sur l'approvisionnement en eau potable (AEP) à l'Institut Supérieur du Sahel, visant à former des étudiants sur l'évaluation, la conception et la gestion des systèmes d'AEP. Il aborde les enjeux de l'accès à l'eau potable au Cameroun, notamment les défis liés à la croissance démographique et à l'état des infrastructures. Le cours inclut des théories, des travaux pratiques et des études de cas pour permettre aux étudiants de réaliser des projets d'alimentation en eau potable.

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Cours AEP - AMINA

Le document présente un cours sur l'approvisionnement en eau potable (AEP) à l'Institut Supérieur du Sahel, visant à former des étudiants sur l'évaluation, la conception et la gestion des systèmes d'AEP. Il aborde les enjeux de l'accès à l'eau potable au Cameroun, notamment les défis liés à la croissance démographique et à l'état des infrastructures. Le cours inclut des théories, des travaux pratiques et des études de cas pour permettre aux étudiants de réaliser des projets d'alimentation en eau potable.

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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

****** ******
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
****** ******
Ministère de l’Enseignement Ministry of Higher Education
Supérieur ******
****** The University of Maroua
Université de Maroua ******
****** The higher Institute of the Sahel
Institut Supérieur du Sahel BP/[Link]: 46 Maroua
Tel: (237) 22 62 03 76/ (+237) 22 62 08 90
Fax: (237) 22 29 31 12/ (+237) 22 29 15 41
Site web: [Link]
Email: [Link]@[Link]

Formation Post-Universitaire en Hydraulique et Maîtrise des Eaux (HYMAE)

INSTITUT SUPERIEUR DU SAHEL (ISS)

Département d’Hydraulique et de Maîtrise des Eaux

DRESSE PAR : AMINA WASSILE Germaine


Ingénieur des travaux du génie civil
Ingénieur eau et environnement

Janvier 2013
Révisé 2014

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 1
“Objectifs du Millénaire de Développement ”, le principe de
« L’eau potable pour tous d’ici 2015 »

Chaque ménage a le droit d’avoir accès à une eau saine et en quantité


suffisante.

Des milliers des personnes sur le globe terrestre, et particulièrement en Afrique


manque d’eau potable.

OBJECTIF GENERAL
L’objectif général de ce cours, est de permettre aux étudiants de :
connaître l’évaluation et la mobilisation de la demande en eau,
définir les critères de choix et de dimensionnement des systèmes d’AEP,
maîtriser les méthodes de conception et de construction des systèmes d’AEP,
connaître la composition et le fonctionnement des réseaux d’eau potable,
concevoir et dimensionner les réseaux d’eau potable (AEP et AEPS),
acquérir des notions sur la production de l’eau potable,
maîtriser la gestion des réseaux d’AEP collectifs.
être capable de réaliser un projet d’alimentation en eau potable.

CONTENU DU COURS: volume horaire: 60 heures

Méthodes
1. Cours théoriques : 40 Heures
2. Travaux Dirigés : 10 Heures
3. Travaux Pratiques : 10 Heures
4. Sortie hydraulique 1/2 jour
Moyens de vérification
1. Deux contrôles
2. Un examen semestriel
3. Un travail personnel de l’étudiant
PREREQUIS
Hydraulique générale
Traitement des eaux
Station de pompage
Economie

Ce document a été établit à partir de:


- Cours d’approvisionnement en eau potable, Denis ZOUNGRANA, Novembre
2003,
- Cours d’Alimentation en eau potable, Amadou MAIGA, Septembre 1999,
- Ouvrages constitutifs de systèmes d'AEP, Bèga Urbain OUEDRAOGO, Avril
2005.
- Dimensionnement des réseaux d'alimentation en eau potable et d'évacuation des
eaux usées dans un logement, RAZAKI BALLE

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 2
Sommaire
Généralités sur l’Approvisionnement en Eau Potable_____________________

Chapitre 0. Etapes de projet AEP

Chapitre I. La demande en eau


I - Introduction
II - Les déterminants de la demande
III - Les besoins en eau
IV- Les pertes d’eau
V - La gestion de la demande

Chapitre II. La planification des systèmes


I - Introduction
II - Contenu du plan stratégique
III - Critères de conception et de planification des systèmes
IV - Évaluation des besoins et des débits de dimensionnement
V- Phasage et échéance de projet

Chapitre III : Les ressources en eau


I- Introduction
II- Inventaire des ressources
II.1- Eaux souterraines
II.2- Eaux de surface
II.3- Eaux saumâtres et salées
III-Captage et prise des ressources
III.1- Prise des eaux surfaciques
III.2- Captage d’eaux souterraines
IV- Potabilité de l’eau
V- Les différents systèmes de prise d’eau
V.1- Le forage pompe à main
V.2- Le poste d’eau autonome
V.3- Le mini réseau d’adduction
V.4- Le système classique
VI- Le choix technologique

Chapitre IV : Les rappels hydrauliques


I- L’écoulement dans les conduites en charge
II- Le débit et la vitesse
III- La pression
IV- Les pertes de charge
V- L’étude des conduites
VI- Les électropompes

Chapitre V : Les réseaux d’adduction


I- Introduction
II- Tracé des conduites
III- Dimensionnement hydraulique
IV- Adduction gravitaire
V- Adduction par refoulement
VI- Renforcement d’un système d’adduction existant
VII- Protection des conduites d’adduction

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 3
Chapitre VI : Les ouvrages de stockage d’eau
I- Introduction
II- Capacité des réservoirs
III- Dimensionnement d’un réservoir
IV- Dispositions constructives
Chapitre VII : Les réseaux de distribution
I- Introduction
II- Structure et tracé des réseaux
II.1- Réseau ramifié
II.2- Réseau maillé
III- Modes de distribution
IV- Condition de dimensionnement d’un réseau
V- Calcul des réseaux ramifiés
VI- Calcul des réseaux maillés
VII- Etude des cas
VIII- Modélisation des réseaux
Chapitre VIII : AEPS et les équipements de la distribution
I- Les conduites sous pression
II- La robinetterie
III- La protection des réseaux
IV- Les points de livraison
Chapitre IX : AEP dans les bâtiments

Chapitre X : Installation sanitaire individuelle


I- Généralités
II- Matière employée à la fabrication des appareils
III- Éléments composant une installation sanitaire
IV- Équipements sanitaires
Chapitre XI: Etude de la plomberie
I- Introduction
I- Canalisations horizontales
II- Canalisations verticales
III- Appareils de robinetterie et divers
IV- Matériaux pour le réseau d’alimentation
V- Appareils ayant une action sur la pression
VI- Rappel des formules d’hydrodynamique
VII- Cas pratiques de réseau d’alimentation
VIII- Réseaux d’évacuation
Chapitre XII : Technologie-Pose des canalisations
I- Nature des conduites
II- Pose des conduites ou canalisations
II.1- Techniques de pose
II.2- Profil en long
II.3 – Dimensions de la tranchée
II.4 – Contraintes mécaniques
II.5 – Nettoyage et désinfection
II.6 – Mise en service
II.7 – Facteurs de désordre

Conclusion
Bibliographie

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 4
GENERALITES
Introduction
L’eau est indispensable à la vie sur terre, socle sur lequel repose le peuplement humain et le
développement des civilisations (ELLA Jean Bosco et ASSAKO ASSAKO René Joly, 2009). En
Afrique subsaharienne, le taux d’accès à une source d’eau potable améliorée a été de 10 millions
d’habitants par an entre 1990 et 2004(Céline Kauffmann, 2007).
Malheureusement, l’Afrique connait une forte croissance démographique qui engendre une
forte population dépourvue d’accès à l’eau potable. Les villes africaines, dont le rythme de croissance
reste élevé, connaissent un retard important en matière d’AEP tant du point de vue quantitatif que
qualitatif et les impacts de cette situation sur la santé publique, notamment celles des enfants, ont été
soulignés par de nombreuses études récentes (Elisabeth DORIER, Yolande BERTON-OFOUEME,
2009).
Le transfert des quantités importantes d’eau vers les grandes agglomérations induira des
déséquilibres écologiques. Ce phénomène nouveau rend obligatoire la prise de mesures d’atténuation
des impacts sur l’environnement et une gestion plus rigoureuse du cycle de l’eau dans les villes (Denis
Zoungrana, 2003).

Définition
L’Approvisionnement en Eau Potable (AEP) consiste à la mobilisation en eau propre dans une
source donnée, en vue de la stockée pour être distribuer à travers des réseaux dans une localité.
Un système d’Alimentation en Eau Potable (AEP) est un ensemble d’installations destinées à
mettre à la disposition des consommateurs de l’eau en quantité suffisante et de qualité saine (Amadou
Maiga, 1999).
L’Alimentation en Eau Potable (AEP) est l’ensemble des équipements, des services et des
actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de
potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs ([Link]).

Un système classique d’AEP est constitué de quatre étapes distinctes:


 prélèvements - captages (eau de surface ou eau souterraine) : une ou plusieurs prises d’eau
(avec adduction gravitaire ou pompage d’eau brute) ;
 traitement pour potabiliser l'eau : une ou plusieurs stations de traitement (avec adduction
gravitaire ou pompage d’eau traitées) ;
 adduction (transport et stockage) : un ou plusieurs réservoirs de distribution ;
 distribution au consommateur : Un ou plusieurs réseaux de distribution.

Objectifs
L’objectif de l’approvisionnement en eau potable est de fournir aux individus une eau de
qualité saine et en quantité suffisante pour la consommation et les besoins socio-économiques.
L'approvisionnement en eau potable doit satisfaire les besoins des populations en eau potable
tout en maintenant la qualité des systèmes naturels qui abritent les sources.
Le but est de faciliter l’accès des populations à de l’eau potable et de contribuer à
l’amélioration de la santé des populations. Il contribue également à l’économie du pays.

Situation de l’AEP au Cameroun


Au Cameroun (MICS, 2006), l’eau de boisson utilisée par les membres du ménage provient à
69% d’une source améliorée et principalement du robinet (40%). En deuxième recours, 22% des
ménages s’approvisionnent dans des puits améliorés
Selon l’AFD, le taux d’accès « amélioré » à l’eau potable au Cameroun est globalement de
70% en 2006. Le pays est caractérisé par une insuffisance de couverture des ménages en eau potable.
Les réseaux existants sont vieillissants et parfois dégradés. La capacité des infrastructures à
alimenter la population est devenue insuffisante à cause de la croissance rapide de la population et la
vétusté des réseaux de distribution d’eau. Aux problèmes récurrents d’adduction d’eau s’ajoutent les
risques liés à sa contamination du fait de la vétusté des canalisations et des ravinements autour de
conduites éventrées.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 5
Les populations utilisent selon les moyens ou la disponibilité l’eau potable des robinets de la
Société Camerounaise des Eaux (Camwater), l’eau des sources, mais aussi l’eau des puits. Certaines
villes à l’instar de Yaoundé et Douala connaissent des coupures régulières d’eau.
Ce qui oblige les ménages à recourir à d’autres modes d’approvisionnement (puits, forages,
source) et de stocker de l’eau dans des récipients pendant des semaines. Cette pratique rend la
population vulnérable aux maladies hydriques. La consommation ou l’utilisation de ces eaux a une
incidence sur la santé des populations.
Le coût à l’accès à une eau potable étant parfois élevé, les ménages ayant un faible pouvoir
d’achat, s’alimentent à d’autres sources non qualifiées de potables.
Selon les projections du Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains, 60% des
camerounais vivront dans les villes en 2015. La concentration des populations pose frontalement
comme urgence, la fourniture d’eau en quantité et en qualité et la promotion de l’hygiène et de
l’assainissement pour augmenter son impact sur la limitation des maladies d’origine hydrique (Denis
Zoungrana, 2003).

Situation de l’AEP à Maroua


Le système d’approvisionnement en eau potable prédominant dans la ville de Maroua est le
réseau CDE. En zone péri-urbaine, les ménages s’approvisionnent aux puits à ciels ouverts ou des
forages. Le taux de desserte en eau pour la ville est de 65 % et tous les ménages ne sont pas raccordés
au réseau public de distribution eau potable. De ce fait, les modes d’approvisionnement en eau varient
: puits, forage, alimentation aux bornes fontaines et achat de l’eau en bidon.

Facteurs limitant l’AEP au Cameroun


Les ressources en eau sont inégalement réparties dans le temps et dans l’espace sur l’ensemble
du territoire camerounais. Dans certaines villes du Cameroun à l’instar de Yaoundé et Douala, en
termes de quantité, il ne devrait pas avoir de risque global de pénurie d’eau, même à très long terme
grâce à la ressource abondante d’eau souterraine et de surface. Les ressources en eau disponibles sont
suffisantes pour répondre aux besoins actuels et futurs de la population et des secteurs d’activité.
Malheureusement, ces villes connaissent une pénurie constante d’eau. La densification des villes
dépassent la capacité des réseaux existants. En plus de ces problèmes, on peut citer :
La dégradation des réseaux d’eau potable due au manque d’entretien,
Le vieillissement des réseaux d’eau potable due au manque de maintenance,
La mauvaise gouvernance et manque d’implication du gouvernement,
Manque d’implication de la population dans les projets d’AEP

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 6
Etapes de projet AEP

Chapitre 0
Pour mener à bien un projet AEP, plusieurs étapes sont à étudier :

1- Identification des consommateurs : tous les consommateurs potentiels


nécessitant de se brancher sur le réseau doivent être identifiés et leur
accroissement dans le temps évaluer. Analyse de l’évolution de la
consommation sur plusieurs années.

2- Estimation de la demande moyenne en eau à capter. Elle est faite à


partir de la consommation spécifique moyenne journalière et des résultats
d’enquêtes (consommation domestique + édifices publics + industries +
artisanats). Ce qui donne l’estimation du débit de soutirage possible sur
la source de captage.

3- Estimation des besoins en eau : eau disponible pour répondre à la


demande des usagers. Il faudra tenir compte :
- demande en eau de l’usager,
- leur comportement,
- les rendements des installations.

4- Choix de source de captage se fait en plusieurs étapes :


i- Inventaire des ressources en eau disponible sur le périmètre de l’étude :
cela consiste à dénombrer les points de captage en tenant compte de la
topographie du terrain et de l’hydrologie de la zone.

ii- Prospection et captage des eaux. En cas de captage souterrain, faire


appel à un hydrogéologue. Il consiste à:
- l’observation in situ, la télédétection, la prise des photos aériennes
- l’étude géologique, lithologique, pétrographique et géophysique

iii- Choix de l'emplacement du captage qui se fait en collaboration avec


un géologue, même si les points d'émergence de l'eau sont connus. La
disposition du captage sera adaptée à la configuration du terrain, aux
caractéristiques du sol et au type de source, sans modifier les conditions
naturelles.

iv- Quantité et qualité de l'eau


Les recherches sur la quantité et la qualité de l'eau doivent se faire pour
chaque ressource pendant au minimum un an et consiste à établir :
 Régimes hydrologiques,
 Réserves totales,
 Réserves exploitables,
 Comportement à l’exploitation,
 Périmètre d’exploitation possible,
 Qualité,
 Eloignement et accessibilité

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 7
v- Méthodes de captage

Le type de captage dépend directement des caractéristiques locales. Les sources de


captage sont :

- Eaux souterraines captées par forage, puits ou source (qualité nettement


meilleure),
- Eaux de surface : rivières, lacs, retenues (quantité suffisante, mais eaux
polluées).

5- Adduction d’eau : dimensionner les conduites d’adduction d’eau pour


transporter l’eau de sa source au réservoir de distribution en passant par
une station de traitement (si nécessaire). Déterminer les caractéristiques
de pompes adaptées au refoulement de l’eau.

6- Stockage : évaluer la capacité du stockage sur le réseau en fonction des


besoins, choisir l’emplacement du réservoir en fonction du relief du
terrain, et les équipements pour une distribution continue.

7- Distribution : on notera les différentes densités de population, les zones


industrielles, les branchements privés et les bornes fontaines. Le réseau
peut être ramifié ou maillé.

8- Alimentation des bâtiments : elle dépend du nombre de robinet à usage.

9- Evacuation des eaux usées : dimensionner un réseau pour rejeter les


eaux vannes et grises loin des habitations.

10- Traitement dans les stations d’épuration : dimensionner une station


d’épuration des eaux usées qui doivent subir un traitement préalable
avant d’être rejeté dans la nature.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 8
La demande en eau

Chapitre 1
I- Introduction
D’après Denis Zoungrana, le besoin en eau d’un usager est ce qu’il consommerait en dehors
de toute contrainte économique. En zone urbaine, on parle de l’Alimentation en Eau Potable (AEP) et
en zone rurale de l’Alimentation en Eau Potable Simplifiée (AEPS).
Un centre est dit urbain ou ville lorsque la population atteint ou dépasse 20 000 habitants. Un
centre semi urbain regroupe entre 5 000 et 20 000 habitants. En dehors des villes et des centres semi-
urbains le reste du pays sera considéré comme étant le monde rural.
La ville a des contraintes socio-économiques qui entrainent l’usage d’une grande quantité
d’eau. Ces eaux n’étant toujours pas disponible, elles doivent être mobilisées et distribuées.
La conception et l’exécution d’un projet d’AEP doit satisfaire les besoins des usagers, elle doit
être techniquement réalisable et économiquement rentable tout en respectant les normes de
l’environnement.
La maintenance et l’entretien des infrastructures pendant l’exploitation doivent être de rigueur
pour pérenniser le projet. L’accroissement des besoins, le vieillissement et l’obselence de l’ouvrage
peut à la suite entrainer la réhabilitation, le renforcement ou l’extension des réseaux.

II- Déterminants de la demande en eau


Les besoins de l’homme engendrent la demande en eau. La demande en eau est influencée par
quatre facteurs principaux :
Les conditions socio-économiques des usagers : les revenus, le comportement culturel des
usagers vis-à-vis de l’eau, le niveau d’équipement sanitaire de l’habitat.
Le développement urbain : l’existence et le développement d’unités économiques
consommatrices d’eau.
Les sources d’approvisionnement existantes : La qualité, la quantité, le coût et la fiabilité des
sources d’approvisionnement alternatives au système amélioré
La tarification : une variation des tarifs entraîne un réajustement des quantités demandées,
c’est l’élasticité de la demande par rapport aux tarifs.

Fournir de l’eau à la population nécessite certaines installations. La réalisation de ces installations est
fonction des :
 données démographiques de la localité ;
 données topographiques, hydrologiques et hydrogéologies de la zone ;
 caractéristiques physico-chimiques et biologiques des eaux naturelles ;
 conditions socio-économiques des populations.

III- Les besoins en eau


La première étape de tout projet d’AEP est d’identifier les consommateurs et d’évaluer leur
accroissement dans le temps et l’évolution de leur niveau de vie.
La demande en eau est un besoin en eau réel évalué, connu et exprimé par l’utilisateur. Ces
demandes peuvent être pour des besoins domestiques, des services publics, industriels ou pour les
bétails.

III.1- La demande domestique


La consommation domestique est fonction du niveau de standing des ménages et de la nature des
installations sanitaires. Elle se compose des :
 besoins vitaux : eau de boisson, cuissons d’aliments, vaisselle, lessive et hygiène corporelle ;
 besoins liés au niveau de vie : équipement sanitaire, nettoyage, arrosage, piscine,

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 9
La demande domestique peut être évaluée par deux méthodes :
la méthode directe qui consiste à mener des enquêtes dans la zone du projet au sein de la
population. Le questionnaire sera composé de quatre parties (A Morel et al, mars 1998) :
- Les caractéristiques démographiques de l’enquêté et du ménage ;
- Les caractéristiques de 1’AEPA du ménage et ses appréciations du niveau de service ;
- La volonté de payer pour l’amélioration de ses conditions actuelles ;
- Les caractéristiques socioéconomiques de l’enquêté et du ménage.

La méthode indirecte qui consiste à prendre des valeurs estimées par expérience :
Les besoins dits vitaux sont estimés :
- milieu rural 15 à 25 l/j/hab.
- milieu urbain 20 à 35 l/j/hab.

Tableau 1 : Exemple de consommation minimale d’eau - milieu urbain

Usage Moyenne
(l/jour/personne)
Boisson 3 35
Cuisine 0.5 1
Lavage des mains 0.5 1
Hygiène corporelle 11 20
Vaisselle 1 2.5
Lessive 4* 6**
Total 20 35.5
* 30 l/semaine ; ** 40 l/semaine

Les besoins liés au niveau de vie varient en :


- milieu urbain et semi-urbain 25 à 100 l/j/hab.

Dans les pays en voie de développement, les consommations spécifiques domestiques varient en
fonction qu’on s’aliment au branchement particulier ou au borne fontaine.

En Afrique de l’Ouest, l’on a les intervalles suivants :


* hydraulique rurale : 15 à 20 l/j/hab.
* bornes fontaines : 15 à 30 l/j/hab.
* branchements particuliers
o un seul robinet de cours : 30 à 70 l/j/hab.
o avec installations sanitaires intérieures raccordées 60 à 100 l/j/hab.

III.2- La demande sociale


La demande sociale constitue les besoins dans les services et les édifices publics. Sa
détermination se fait par inventaire et évaluation du niveau d’équipement actuel et futur ainsi que les
habitudes de consommations observées.
La demande en eau des services et édifices publics dépend du niveau d’équipement sanitaire,
du taux et de la durée des fréquentations.

En Afrique, les services publics sont peu équipés en installations sanitaires, les besoins en eau
sont en général limités aux besoins vitaux :
* École sans internat : 3 à 5 l/j/élève
* École et caserne avec internat : 30 à 60 l/j/pers
* Hôpitaux et dispensaires : 150 à 200 l/j/lit
* Administration : 5 à 10 l/j/employé
* Marché équipé d’installations sanitaires : 0,4m3/1000 hab/j
* Arrosage de parc, pelouse de sport : 2 à 5 l/j/m²

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 10
III.3- La demande des activités économiques
La demande des activités économiques concerne l’industrie, l’artisanat et le commerce. Cette
demande s’estime à base des enquêtes menées au niveau de chaque unité.
- ovins-caprins : 120 à160 1/tête
- bovins : 200 à 1000 1/tête
- porcins : 100 à 400 1/tête
En Afrique, les centres urbains sont rarement équipés d’abattoir à installations modernes pour
le nettoyage et l’évacuation des déchets liquides, donc il faudra éviter de surestimer les besoins en eau.
Dans les petits centres urbains et ruraux africains, l’élevage est extensif et l’abreuvage a lieu
lors du pâturage. Les besoins du bétail peuvent représenter une proportion importante de la demande
en eau.
Les consommations spécifiques à prendre en compte sont les suivantes: (Source CILSS).
* bovins - caprins : 40 1/j/tête * chamelins : 50 1/j/tête
* ovins - caprins : 5 1/j/tête * porcins : 10 1/j/tête
* asins : 20 1/j/tête * volailles : 0,l à 0,2 1/j/unité

Les besoins industriels dépendent du type de l’industrie et des procédés de fabrication utilisés.

IV- La consommation spécifique globale


Elle est définie comme étant la consommation totale ramenée à l’unité de population. En
termes de quantité, la demande spécifique (l/j/hab.) est fonction du niveau de vie, de la culture des
populations et des niveaux d’équipement sanitaire.
Lire l’Annexe 1.

V- Les pertes d’eau


Le captage de l’eau, depuis la source jusqu’à sa distribution chez les consommateurs subit
plusieurs transformation et étapes de transport.
Au cours de son cheminement, il s’effectue des pertes dont l’importance est fonction de l’état
des ouvrages. Il est donc nécessaire de majorer les besoins de consommation en eau des pertes
escomptées pour obtenir les besoins de production d’eau. (A Maiga, 1999).

Ces pertes sont dues essentiellement :


- fuites dans le réseau (conduites percées ou cassées, joints et appareils hydrauliques défectueux) ;
- fuites et débordements de réservoirs ;
- les pertes commerciales dues à l’eau consommée et non facturée comme les erreurs de comptage, les
branchements clandestins et les prélèvements aux bouches d’incendies ;
- lors du lavage des filtres et extractions de boues de décantation, etc…
- pertes sur vannes ou ventouses
- fuites chez l’usager

Les pertes sont estimées entre :


 5 et 10% pour un réseau neuf
 5 et 20% pour les anciens réseaux
 50% pour de très vieux réseaux mal entretenus ou soumis à l’eau agressive des
besoins de consommation en eau.

VI – Le service incendie
Dans les calculs de réseau de distribution et de réservoirs, il est conseillé de prévoir des
ressources en eau pour la défense contre l’incendie.
Le débit à assurer est de 17 l/s (60m3/h) pour un incendie qui durent en moyenne 2 heures (H.
AAYA). Le volume nécessaire n’étant pas consommé tous les jours, on n’en tient pas compte dans
l’estimation des besoins en eau.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 11
La planification des systèmes

Chapitre 2
I- Introduction
La planification des systèmes en AEP consiste à élaborer un schéma de gestion des ressources
en eau. La logique analytique de la démarche se déroule ainsi qui suit :

Demande en eau Dimensionnement Réalisation Exploitation

Chaque individu a droit à un accès à l’eau potable, mais la demande en eau ne dépend pas
seulement de la volonté et de la capacité de payer des usagers, mais aussi et surtout pour les zones à
faibles revenus. La valeur économique du fait que chacun devra apporter sa contribution pour accéder
à un système AEP.

II- Contenu du plan stratégique


Le plan stratégique consiste à trouver de l’eau et de l’amener au robinet. Desservir de l’eau au
robinet pour les consommateurs nécessite des moyens techniques et humains importants.

Un système d’AEP comprend une source d’eau (rivière, puits ou forage), une pompe
mécanique et des infrastructures : château d’eau, station de traitement, réseau de conduites et des
bornes-fontaines publiques ou des branchements privés.

Le rôle du système d’AEP est de capter l’eau dans le milieu naturel, la rendre potable, la
transporter et la distribuer à chaque usager.

Le système d’AEP à mettre en place doit répondre aux préoccupations ci-après:


la quantité d’eau à fournir à l’usager doit être suffisante pour couvrir ses besoins ;
la qualité de l’eau distribuée ne doit pas nuire à la santé du consommateur et doit protéger les
différents équipements ;
le confort d’utilisation de l’usager doit être garanti par une pression au robinet de puisage, ni trop
forte, ni trop faible ;
la continuité de service doit être assurée 24 heures sur 24 avec le moins d’interruption possible ;
l’accès à l’eau doit revenir à moindre coût pour l’usager comme pour la collectivité ;
e système réalisé doit éviter de mettre en péril la ressource en eau.

Plusieurs facteurs doivent être pris en compte dans la délimitation du champ géographique de
la planification :
- l’existence d’un schéma directeur d’aménagement de l’espace urbain concerné ;
- les limites administratives et politiques de la localité ;
- la disponibilité des ressources.

La réalisation des ouvrages obéit à plusieurs contraintes dont les plus importantes sont
- la durée de vie utile de l’ouvrage ou de la composante ;
- la facilité ou la difficulté d’extension de l’ouvrage ;
- les conditions de fonctionnement durant les premières années de mise en service ;
- la capacité de mobilisation plus ou moins rapide des fonds nécessaires aux extensions.

Lors des études d’établissement de plan stratégique, certains éléments doivent être pris en
compte :
- données socio-économiques et leur évolution sur les 5 dernières années (population, capacité de
payer, volonté de payer, comportement culturel, données économiques, données juridiques et
institutionnelles) ;
- données techniques (mode AEP, consommation spécifique, efficacité, environnement) ;

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 12
- organisation de l’espace (plan cadastral, statut d ‘occupation des sols, densité, standing) ;
- diagnostic et évaluation des performances du système existant ;
- évaluation des ressources en eau ;
- évaluation des demandes en termes de qualité de service, consommation spécifique ;
- études économiques et financières : finances et charges, prix de vente ;
- études de gestion du système : taux de recouvrement, forme de gestion : communautaire,
communale, étatique, privée ;
- plan de développement et stratégie de financement et de réalisation.

III - Critères de conception et de planification des systèmes


Le choix du système se fera en fonction des ressources en eau mobilisable, de la demande en
eau, du niveau de service et du coût des installations.
En particulier en ce qui concerne les ressources en eau dont le choix est décisif sur le type et
les dimensions du système AEP, l’estimation des débits tient compte de tous les facteurs
d’hétérogénéité temporelle : les niveaux piézométriques ainsi que les essais de pompage.
Le choix d’une ressource en eau doit être consécutif à une étude économique et financière
comparative (investissement de mobilisation, opération et maintenance des installations) dès lors que
la disponibilité est prouvée. Dans bien des cas le choix se limite à la solution financièrement
accessible.

IV - Évaluation des besoins et des débits de dimensionnement


La consommation d’une ville augmente d’une part à cause des besoins crées par l’installation
de nouvelles populations et de nouvelles industries, d’autres part à cause de l’habitude de
consommation acquise grâce à la disponibilité de l’eau.

IV.1- Évaluation des besoins


En général, les besoins en eau potable à satisfaire sont évalués en deux phases :
Phase 1 - Evaluation des besoins actuels

•Evaluation des besoins unitaires actuels


Ces besoins sont relatifs à chaque catégorie de consommation. Il existe trois niveaux de besoins en eau
: Production, Consommation et Distribution.

•Evaluation des besoins globaux actuels


L’évaluation des besoins en eau potable d’une agglomération tient compte de plusieurs
paramètres :
Le recensement de l’ensemble des équipements socio-économiques qui caractérisent
l’agglomération ;
Les données démographiques et urbanistiques (population, taux d’accroissement, taille de
l’agglomération, plan d’aménagement, types d’habitat,...) ;
Les données économiques (agriculture, élevage, commerce, industrie, infrastructures
existantes,...) ;
équipements socio-économiques (enseignement, santé, équipements sportifs, services
administratifs,...).

2 / Phase 2 : Prévision de la consommation en eau


La consommation en eau par personne diffère suivant le type d’agglomération, le type
d’activité, le niveau de vie, etc. L’évolution du mode de vie, et les déplacements de la population
entraîne une augmentation rapide des besoins.
Pendant que les besoins et le nombre d’usager augmentent dans le temps, les réseaux d’AEP
ont une durée de vie bien déterminée : 40 ans pour les canalisations et 25 ans pour les pièces spéciales
(raccords, joints, tés, coudes) et la robinetterie.
Un réseau d’AEP doit être dimensionné en tenant compte des modifications futures : évolution
de la population et développement urbanistique et socio-économique de la zone d’études.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 13
L’évolution de la population d’une agglomération peut être déterminée en :
 effectuant une étude démographique basée sur les résultats des recensements,
 réalisant des enquêtes dans la localité (statistique de naissance et décès),
 étudiant le schéma directeur d’aménagement urbain.
La projection des besoins en eau futurs est déduite de l’analyse des statistiques de consommation
d’une agglomération.

IV.1.1- Evaluation du nombre de consommateurs


L’estimation de la population concernée est faite sur la base des populations antérieures et du taux
d’accroissement observé.
𝑷𝒏 = 𝑷𝟎 (𝟏 + 𝜶)𝒏
P : population après n années
P0 : population initiale
𝛂: taux d’accroissement de la population

En Afrique, α varie entre :


2 à 3% pour les petites localités
6 à 8% pour des capitales et grandes villes soumises à l’immigration massive

IV.1.2- Les variations cycliques de la demande


Les consommations varient suivant les saisons, les jours de la semaine, les heures de la
journée et les mois de l’année. Les ressources en eau à mobiliser et/ ou les dimensions des
installations tiennent compte de ces variations.

i- La variation saisonnière
La variation saisonnière a une influence sur la demande globale et les dimensions du système.
Elle permet d’évaluer les besoins de régulation de ressources en eau (barrage, nappe, souterraine).
Cette variation est exprimée par un coefficient de pointe saisonnière ou coefficient de pointe
mensuelle.
Le coefficient de pointe saisonnière Cps est le rapport de la consommation journalière
moyenne calculée sur l’année et de la consommation journalière moyenne de la période de pointe :
𝑫𝒋𝒎𝒑
𝑪𝒑𝒔 =
𝑫𝒋𝒎
Djmp =Demande journalière moyenne du mois de pointe (m3/j)
Djm = Demande journalière moyenne (sur l’année) (m3/j)

Le coefficient de pointe saisonnière Cps ne dépasse guère 1.50, sauf pour des localités à fort
flux de touristes saisonniers.
Il varie en situation normale entre 1.10 en zone tropicale humide où les ressources en eau sont
abondantes et les températures stables, et 1.20 en zone sahélienne où le tarissement cyclique des
ressources alternatives se conjugue avec les fortes chaleurs.
Dans les centres à faible consommation industrielle, il faut tenir compte dans le
dimensionnement des systèmes, des périodes de basse consommation.

ii- La variation journalière


La variation journalière permet d’évaluer les besoins de production du jour de pointe servant
au dimensionnement des ouvrages de captage, traitement, transport et stockage.
Les pointes de consommations se situent aux jours de grande lessive et de repos
hebdomadaire. Elle est exprimée par un coefficient de pointe journalière qui est indépendant de la
saison et varie entre 1.05 et 1.15 selon le nombre d’habitant.

𝑫𝒋𝒑
𝑪𝒑𝒋 =
𝑫𝒋𝒎𝒑
Djp =Demande du jour de pointe (m3/j)
Djmp = Demande journalière moyenne du mois de pointe (m3/j)

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 14
iii- La variation horaire
La variation horaire sert au dimensionnement des ouvrages de stockage et le calcul du réseau
de conduite de distribution. Elle est exprimée par un coefficient de pointe horaire qui est indépendant
de la saison et n’a aucune influence sur les quantités d’eau à mobiliser.
Le coefficient de pointe horaire rend compte de la pointe de la consommation au cours de la
journée. Il exprime donc les habitudes du consommateur au cours de la journée.
𝑸𝒑𝒉
𝑪𝒑𝒉 =
𝑸𝒎𝒉
Qph = Débit distribué à l’heure de pointe (m /j)
3

Qmh = Débit de distribution horaire moyenne sur 24 h (m3/j)

La formule dite du Génie Rural (France)


𝑩𝒋𝒑 𝟐.𝟓
𝑸𝒎𝒉 = 𝟐𝟒
𝑪𝒑𝒉 = 𝟏. 𝟓 + 𝑫𝒋𝒑 = 𝑫𝒋𝒎 𝒙 𝑪𝒑𝒋 𝒙𝑪𝒑𝒔
𝒎𝟑
√𝑸𝒎𝒉 ( )
𝒉
𝑫𝒋𝒑 𝑫𝒋𝒎 .𝑪𝒑𝒔 .𝑪𝒑𝒋 𝑩𝒋𝒑
𝑩𝒋𝒑 = 𝜼𝒓
𝑸𝒑𝒉 = 𝜼𝒓 .𝟐𝟒
𝒙 𝑪𝒑𝒉 = 𝟐𝟒
𝒙 𝑪𝒑𝒉

Le coefficient de pointe horaire Cph est d’autant plus faible que la ville est grande et que ses
activités sont diversifiées.
Cph est proche de 1.5 pour les villes de plus de 200.000 habitants et 3 pour les localités de
moins de 10.000 habitants. 𝟏. 𝟓 < 𝑪𝒑𝒉 < 𝟑
En Afrique subsaharienne, Cph est élevé à cause de l’absence d’industries pouvant fonctionner
pendant les heures de faible consommation domestique.

IV.1.3- La pression de service


La pression de service délivrée par le système de distribution doit permettre à l’usager
d’opérer les prélèvements d’eau normalement sans effort supplémentaire. Elle interdit la pénétration
des eaux d’infiltration dans les canalisations. Elle est un élément de confort à l’intérieur des
habitations des usagers.
Les pressions de service contractuelles varient de 5 mCE pour les systèmes simplifiés à 1 à 2
bars pour les systèmes classiques.

IV.2- Évaluation des débits de dimensionnement

IV.2.1- La demande moyenne en eau


La recherche de la demande moyenne a pour objectif d’en évaluer l’évolution, d’identifier les
sources potentielles, de prévoir leur aménagement dans le financement des installations et d’anticiper
la mobilisation de nouvelles ressources en eau.
L’évaluation des quantités d’eau nécessaires à une agglomération dépend de nombreux
paramètres. L’évaluation de la demande est faite à partir des consommations spécifiques moyennes
journalières et des résultats d’enquêtes auprès des usagers institutionnels et socio-économiques. Le
choix de calcul à la journée est seulement lié au mode de fonctionnement et de gestion des
installations pour des raisons de commodité et de conformité avec les habitudes de travail.

IV.2.2- Les besoins en eau


Le besoin en eau correspond à l’offre que l’exploitant devra rendre disponible pour répondre à
la demande des usagers. Les besoins en eau sont déterminés à chaque stade du système en prenant en
compte la demande en eau des usagers, leur comportement et les rendements des installations
concernées.

Ils sont calculés annuellement, mensuellement ou journellement en fonction des contraintes et


du schéma de régulation des ressources en eau.

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Besoin en eau

Perte de production

Volume produit

Perte à la production

Volume distribué

Prélèvement public
Perte de distribution
non comptabilisé

Volume facturé

Perte internes

Volume consommé Volume perdu

Figure 1 : Besoins en eau dans un système classique

IV.2.3- La chaîne de production : Captage, Adduction, Traitement et Distribution

i- Débit de production (captage)


𝑫𝒋𝒎 . 𝑪𝒑𝒔 . 𝑪𝒑𝒋
𝑸𝒑𝒓𝒐𝒅 =
𝜼𝒕 . 𝜼𝒓 . 𝑻
T = temps de fonctionnement de l’installation concernée (captage, adduction d’eau brute, station de
traitement)
Qprod : m3/h

ii- Débit d’adduction d’eau potable


𝑫𝒋𝒎 . 𝑪𝒑𝒔 . 𝑪𝒑𝒋
𝑸𝒂𝒅𝒅 =
𝜼𝒓 . 𝑻
T = temps de fonctionnement de la conduite d’adduction d’eau potable
Qadd : m3/h

IV.2.4- La distribution
Le réseau de distribution est dimensionné sur la base du débit de pointe horaire

𝑫𝒋𝒎 . 𝑪𝒑𝒔 . 𝑪𝒑𝒋


𝑸𝒑𝒉 = 𝒙 𝑪𝒑𝒉
𝜼𝒓 . 𝟐𝟒
Suivant son rôle, le stockage sert de tampon entre la production et la consommation

𝑸𝒑𝒓𝒐𝒅 ≤ 𝑸𝒑𝒉

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IV.2.5 - Les pertes d’eau
Les pertes d’eau peuvent être calculées annuellement, mensuellement ou par jour suivant la
nature de la ressource en eau. Il y a deux types de pertes :
- Les pertes techniques durant le traitement (eau perdue avec les boues lors des purges des décanteurs),
les fuites obligatoires des pompes de refoulement). La moyenne admissible se situe entre 4 et 5% d’où
un rendement des installations autour de 95%.

𝜼𝒕 > 𝟗𝟓%

- les pertes de distribution sur le réseau constatée lors de la distribution des eaux. Elles dépendent de la
nature des conduites, de l’entretien et le renouvellement des branchements particuliers. Les plus
importants arrivent et pendant les périodes de basse consommation, pendant que la pression est très
élevée dans le réseau.

𝜼𝒓 > 𝟖𝟓%

V- Phasage et échéance de projet


L’incertitude sur l’accroissement démographique ainsi que la durée de vie des installations
obligent à concevoir le projet en différentes phases et à fixer son échéance.

Quatre facteurs influencent le choix des phases et leur échéance :

l’accroissement du nombre des usagers


- installation de nouvelles populations : incertitude sur la démographie
- installation de nouvelles industries et équipements sociaux

l’augmentation de la consommation spécifique


- acquisition de nouvelles habitudes dues à la disponibilité de l’eau
- changement de mode d’alimentation : passage de la borne fontaine au branchement particulier
- élévation du confort : installations sanitaires, pelouses, piscine etc…

la durée de vie des installations


- canalisations : fonte (50 ans) ; PVC (30 ans)
- génie civil : 25 à 40 ans
- matériel électromécanique : 5 à 15 ans
- pompes : 15.000 à 20 000 heures

le cycle de vie des projets

Le projet s’exécutera en général en deux ou plusieurs phases pour des raisons d’efficacité économique
et de visibilité des horizons économiques Phase 1 : 5 à 10 ans ;
Phase 2 : 5 à 10 ans

En AEP, l’horizon ou l’échéance du projet est fixé entre: 10 à 15 ans

VI- Le cycle de transport de l’eau


Les conduites d’adduction transportent les eaux brutes vers l’agglomération à desservir.
Les eaux brutes sont traitées au cas où elles sont impropres à la consommation dans une
station de traitement avant d’être pompée vers un réservoir de stockage.
Si cette eau provient d’un captage souterrain, elle subit une désinfection par le chlore.
Les eaux sont distribuées dans l’agglomération jusqu’au robinet des consommateurs par le
réseau de distribution constitué des conduites sous pression.
Après usage, les eaux sont devenues usées et sont rejetées dans le réseau d’égouts pour être
traitées dans la station d’épuration. Elles sont ensuite rejetées dans le milieu récepteur et le cycla
recommence.

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Les ressources en eau

Chapitre 3
I- Introduction
Les ressources en eau au Cameroun sont inégalement réparties dans le temps et dans l’espace.
Elles sont parfois abondantes dans certaines zones et dans d’autres rares.
L’eau potable est produite à partir d’eaux brutes prélevées dans le milieu naturel appelé
source. Une source peut être définie comme un endroit où se produit un écoulement naturel d'eau
souterraine ou superficielle. Toutes les eaux ne peuvent pas être utilisées pour produire de l’eau
potable. La mobilisation d’une source en vue de leur distribution nécessite certaines techniques de
captage. Avant de procéder à ce captage, il sera nécessaire de faire l’inventaire des ressources
disponibles sur le périmètre de l’étude.

II- Inventaire des ressources


L’inventaire des ressources permettra de guider le choix du concepteur du projet d’AEP en
fonction de la disponibilité, de la période d’exploitation possible, de la qualité, de l’éloignement ou
accessibilité et du comportement à l’exploitation.

II.1- Eaux souterraines


Elles proviennent de l’infiltration des eaux de pluie dans un terrain perméable. Eaux captées
par forage, puits ou source, elles ont l’avantage d’être de meilleures qualités par rapport aux eaux de
surface du point de vue physique et biologique.
Elles sont moins polluées, mais sont pour la plupart chimiquement loin des normes de
potabilité (Ph et alcalinité faible),... la pollution la plus contraignante est celle des nitrates provenant
des engrais chimiques utilisés comme fertilisant en agriculture. Elles ont l’inconvénient d’être de
quantité insuffisante et d’accès difficile.
Le traitement des eaux souterraines nécessite peu d’ouvrages de Génie Civil ou de matériel
électromécanique complexe. Les problèmes de quantité oblige à effectuer des études
hydrogéologiques très poussées et souvent onéreuses pour mieux apprécier les caractéristiques de la
nappe (Amadou Maiga, 1999).

II.2- Eaux de surface


Les eaux des rivières, fleuves et retenues constituent les eaux de surface et sont alimentées par
le ruissellement des eaux de pluie. Elles sont de quantité suffisante mais extrêmement polluées par les
rejets de toute nature.
Leur traitement nécessite un dispositif de Génie Civil onéreux et du matériel électromécanique
lourd et onéreux. Leur exploitation et entretien consomment d’énormes quantités d’énergie et de
réactifs chimiques. Pour ne pas assécher le cours d'eau, les débits du cours d'eau et les besoins des
consommateurs doivent être conciliés

II.3- Eaux saumâtres et salées


Elles ne sont exploitées que lorsque les eaux de surface et souterraines ne sont pas disponibles.
Leur traitement nécessite des dispositifs et techniques complexes et onéreux.
L’exploitation d’une ressource en eau nécessite au préalable une étude technique et
économique. Du point de vue production (mobilisation et traitement), la ressource envisageable doit
être celle des eaux souterraines, sauf au cas où elles sont insuffisantes, difficilement accessible ou de
qualité non potable à la consommation.

II.4- Eaux de pluie


Elles ne sont exploitées que lorsque les eaux de surface et souterraines ne sont pas disponibles.
Elles sont en général de bonne qualité à l’alimentation humaine, mais au contact de poussière
atmosphérique et de des gaz, elles deviennent contaminées. Elles sont agressives et peuvent corroder
les conduites de cuivre, de fonte et de béton.

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III- Méthode de recherche de la ressource
Il est important de rechercher une source d’approvisionnement avec soin. Le choix est
fonction de la disponibilité régulière de l’eau, de sa qualité et du coût pour s’approprier.
Une source ne nécessitant pas un traitement sera préférable à une source contaminée, ou une
source capable de fournir une quantité d’eau nécessaire à la consommation sera choisie à celle
produisant un faible débit, ou une source dont le coût à l’investissement est moindre sera aussi
préférable. Le choix portera suivant la chronologie suivante :
- Une eau qui ne nécessite pas un traitement ;
- Une eau qui peut être distribuée sans pompage aux consommateurs;
Une eau souterraine est recherchée par les études géologiques, par examen des puits existants ou par
sondage dans les forages. La méthode d’étude consiste à suivre l’étape suivante :

1) Etude topographique
Une étude topographique est réalisée pour déterminer les conditions hydrologiques et
géologiques de la zone concernée. Lors de cette étude, on exploite les cartes topographiques, les
photos aériennes, les images de satellite, etc pour avoir plus ample information omises sur une carte
topographique. Les cartes photos et images renseignent aussi sur le relief, le sol, la végétation et les
structures géologiques.
2) Etude géologique
Cette étude permet de connaitre la structure géologique du sol. La carte géologique renseigne
sur la distribution des couches et roches dans lesquelles l’eau s’infiltre. L’analyse granulométrique
des roches sera menée pour déterminer les couches de sol qui seront traversées et leurs
caractéristiques. Les couches traversées permettront de connaître la qualité de l’eau et sa productivité
(débit). Cette étude permettra également de savoir à quelle profondeur le forage sera réalisé dans la
formation aquifère en fonction de la nappe captive et le type de matériel à utiliser pour la foration.
Cette étude sera sanctionnée par la réalisation d’une coupe géologique du site.
3) Etude des puits actuels
Il est important d’exploiter la base des données des répertoires des puits existants. Les
informations indiquent l'emplacement (longitude et latitude), la structure, la profondeur du puits, la
profondeur de l'eau souterraine, le volume puisable, la nature de la couche aquifère, etc. de chaque
puits. Les informations n’étant pas exhaustives, elles doivent être complétées via une étude sur place.
L'étude sur place permettra d’avoir le niveau d'eau souterraine, la profondeur et le diamètre du
trou, le volume de l’eau pompée par rapport au socle, le type de puits, la méthode de pompage, le
relief aux environs du site.
Il est souhaitable de compléter les informations par enquête auprès de la population. La
population nous renseigne sur la variation du débit en différentes saisons. Egalement, une observation
continue du niveau des eaux souterraines doit être faite pour connaître les variations saisonnières du
niveau des eaux souterraines et la tendance de l'évolution au fil du temps. La productivité du puits est
influencée par le puisage humain. La mesure est faite avec un indicateur de niveau portable, ou un
indicateur enregistreur installé sur le puits.

4) Etude hydrogéologique
Cette étape terminée, les études hydrogéologiques seront réalisées. Elles permettront de
déterminer les caractéristiques physico-chimiques de la nappe (degré de perméabilité de la nappe,
porosité, profondeur des forages, niveau piézométrique du forage,…). Les échantillons de sol forés
montreront si la formation géologique a un aquifère positif.

5) Prospection électrique
Les études géophysiques peuvent être menées par sondage électrique à l’aide des baguettes
appropriées ou par prospection électrique. La mesure de la résistivité permet d'estimer indirectement
l'état géologique: la profondeur du socle, la profondeur de la couche altérée, le faciès et l'épaisseur des
couches et la présence d’eau dans le socle. Les résultats de l’étude après analyse permettra d’établir un
graphique des résultats sur papier semi-log et les feuilles de mesure de terrain. Les résultats des
prospections géophysiques détermineront de manière exacte les points d’implantation des points
d’eau.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 19
IV- Captage et prise des ressources
Le captage d'eau est un dispositif de prélèvement d'eau. Il permet de mobiliser l’eau dans une
source qui peut être d’origine superficielle ou souterraine. Le captage concerne les eaux souterraines et
la prise celle des eaux de surface.
Le choix de la méthode de captage dépend des caractéristiques de la source (emplacement,
topographie, débit, étendue, besoin à satisfaire, etc).
Une source est définie comme un endroit où se produit un écoulement naturel d'eau. Avant son
captage, une source doit être évaluée et consiste à mesurer :
le débit d’étiage pendant plusieurs années;
u débit;
années;
la distance entre la source et la zone d'alimentation;
de l'eau.

IV.1/ Prise des eaux surfaciques


La prise des eaux surfaciques consiste à collecter et stocker les eaux de ruissellement dans un lieu.

a/ Prise en rivière
En amont d’un cours d’eau la population est peu dense alors qu’en aval il est pollué par les
activités humaines. La prise d’eau doit être effectuée en amont des agglomérations pour éviter la prise
des eaux polluées ou éviter les rejets des eaux usées.
La prise peut être effectuée sur le fond de la rivière, au milieu de celle-ci ou sur les berges
avec ou sans surélévation du niveau par un seuil.
Les prises d’eau sont équipées de pompes pour transporter l’eau jusqu’au site de traitement, un
réservoir ou le réseau de distribution. La prise d’eau d’une rivière ou d’un fleuve doit intégrer au
réseau une station de traitement. Le traitement de l’eau de rivière en eau potable est très difficile et
coûteux.

Prise sur le fond de la rivière


La prise s’effectue lorsqu’on est en régime torrentiel (forte pente, grandes vitesses) et lorsque
le transport solide ne contient pas de matériaux fins, qui risquent de colmater la crépine.
Les travaux de réalisation consistent à creuser dans le lit de la rivière (à la drague) une
tranchée perpendiculaire à l'écoulement dans laquelle on place une crépine d'aspiration reliée à la
berge par une tuyauterie. Ensuite, on remplit les alentours de la crépine de prise par des gros graviers
qui protègent tuyaux et crépine en laissant passer l'eau.
La prise au fond n’est réalisable que si le cours d'eau n’est ni trop lent (éviter le colmatage) ni
trop rapide (éviter les érosions). Pour assurer l’exploitation, les vannes V1 et V2 restent ouvertes et la
vanne V3 fermée. Pendant le nettoyage, les vannes V1 et V2 restent fermées et la vanne V3 ouverte.

Source : M. Lamar (2006)

Prise au milieu de la rivière


Le captage nécessite d’utiliser une estacade située à l'amont (rangée de piles arrêtant les corps
flottants) pour protéger l’ouvrage contre les éléments flottants et éviter la détérioration de la prise.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 20
Source : M. Lamar (2006)

Prise située sur les berges


Si à l'étiage le niveau est bas, on peut être amené à construire un seuil qui aura pour effet de
relever le niveau des eaux. C'est un barrage déversoir fixe ou un barrage mobile.

Source : M. Lamar (2006)

b/ Prise à partir d’un barrage(ou lac)


Les barrages en terre sont rarement exploités pour servir d’approvisionnement en eau potable
à cause de la qualité médiocre de l’eau. Dans un barrage l’évaporation est très élevée.
Lorsque le débit à capter devient important, il est préférable que la prise soit faite à partir d’un
barrage à une profondeur où l’eau est de bonne qualité et de température inférieure à 15°C pour éviter
le développement des microbes.
L’installation comprendra la crépine d’aspiration, la conduite d’aspiration, une station de
pompage et de traitement des eaux.

IV.2/ Captage des nappes souterraines


Une nappe d’eau souterraine est l’ensemble des eaux saturant un aquifère, cette eau étant en
liaison hydraulique continue.
Le milieu poreux suffisamment conductrice d'eau souterraine dans lequel se trouve la nappe
est appelé aquifère. Que la nappe soit d’interstices ou de fissures, on rencontre la nappe libre (surface
de l’eau en contact avec l’atmosphère) ou captive (la nappe est recouverte d’un matériau
imperméable).
L’eau est captée directement dans la nappe phréatique (parfois à plus de 100 mètres) à travers
un puits ou un forage. Elle est refoulée vers un réservoir grâce à une pompe électrique immergée dans
la nappe. Le réservoir à son tour alimente le réseau par action gravitaire.

NB: Les zones de prélèvements d’eau dans le milieu naturel doivent être protégées pour maintenir la
qualité de l’eau et prévenir la pollution des points de captage par infiltration ou ruissellement de
substances nuisibles.
Les ouvrages de captage doivent être éloignés des sources de pollution (35 m des ouvrages
d’assainissement, des stockages des produits chimiques et des bâtiments d’élevage ; 50 m des zones
d’épandage et 200 m des décharges) et doivent être clôturés si possible.
Dans ces périmètres de protection, les activités sont interdites ou réglementées. Pendant les
travaux de captage, la qualité des eaux souterraines doit être respectée, pour la préservation de la santé
de l’homme et de l'environnement.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 21
IV.3/ Ouvrages de captage des nappes souterraines

1- Les puits
Un puits est un ouvrage de captage qui s’enfonce verticalement dans une nappe phréatique et
réalisé par un simple trou creusé dans le sol. Son diamètre varie de 1 à 6 mètres, et sa profondeur varie
de quelques mètres à une centaine de mètres en terrain rocheux.

i- Les puits traditionnels


Les puits traditionnels, creusés à la main selon des méthodes anciennes, sont alimentés par les
infiltrations et les ruissellements. Ils ont des parois nues, en maçonnerie, pierres maçonnées ou en
briques. Le puits traditionnel a un diamètre variant de 1,00 à 1,20 mètre. La profondeur peut atteindre
de 5 à 10 mètres. Le moyen d’exhaure peut être des cordes et puisettes ou seaux.
C’est un puits à ciel ouvert, de faible hauteur de captage et les risques d'éboulement et de
tarissement saisonnier sont importants. L’eau est facilement accessible par puisage qui engendre des
risques de contamination bactériologique de l'eau. Les puits traditionnels ne délivrent pas de l’eau
potable.
On distingue les puisards temporaires et les puits permanents. Les puisards temporaires sont
réalisés de manière anarchique, avec une faible profondeur (moins de 10 m). Ces puits fournissent un
faible débit, sont exposés à l’éboulement et sont régulièrement asséchés.
Les puits permanents ont une profondeur plus importante (100 m), de diamètre variant entre
0,80 et 1,00 m et exécutés par des puisatiers. Ils fournissent également un faible débit et ont aussi
tendance à s’effondrer.

Source : Babacar DIENG (2006)

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ii- Les puits modernes à grand diamètre
Les puits modernes sont réalisés en partie à la main ou plus fréquemment avec des
équipements mécanisés, avec un diamètre intérieur variant entre 1 et 1,80 m. Ils sont étayés par des
cuvelages en béton armé ou métalliques, et un captage par des buses perforées sur plusieurs mètres,
surmontés d’une margelle et protégés des intrusions d’animaux. Ils peuvent être équipés de systèmes
d’exhaure plus ou moins améliorés.
Certains puits modernes sont équipés d’une trappe et d’un treuil muni d’une corde aux deux
extrémités de laquelle est fixé un seau pour remonter de l’eau. Ce type d’équipements n’assure pas la
situation sanitaire des puits à grand diamètre dû aux sources de pollution qui peuvent avoir des
conséquences graves sur la qualité de l’eau consommée.
� Les puits modernes ouverts ne sont pas considérés comme un ouvrage délivrant de l’eau potable.
D’autres puits à grand diamètre ouverts peuvent être améliorés en étant couverts d’une plaque
en béton et équipés d’une pompe à motricité humaine dans le cas où la hauteur d’eau est suffisante en
toutes saisons (2 mètres d’eau minimum en saison sèche). Ce qui permet de préserver la qualité de
l’eau destinée à la consommation humaine.
La pompe manuelle pour puits est limitée par la profondeur d'eau à puiser qui ne soit pas à
plus de 7 à 8 mètres de la surface : au-delà, une pompe immergée sera obligatoire. Une pompe
manuelle pour puits est choisie en fonction de la hauteur de refoulement de l’eau, de la hauteur
manométrique et de la hauteur d’aspiration de l’eau.
Le choix d'une pompe se fera selon :
 les besoins en eau : le débit
 La profondeur de la nappe : la hauteur manométrique
 Hauteur d'aspiration
 Hauteur de refoulement
 Perte en charge
De ces deux calculs résultera la pression nécessaire au bon fonctionnement de la pompe.

� Seuls, les puits à grand diamètre équipés de pompe sont considérés comme pouvant délivrer
de l’eau potable.

Le puits moderne se compose de trois parties :


- Le captage : partie du puits située sous le niveau de l'eau qui permet à l'eau de l'aquifère de pénétrer à
l'intérieur du puits
- Le cuvelage : partie située au-dessus du niveau de l’eau
- Les équipements de surface : margelle, trottoir, système de puisage et aire assainie autour du puits.

La construction d’un puits de manière manuelle consiste:


i- Creusement du terrain
Le creusement du terrain consiste à réaliser le trou de la surface jusqu’au niveau de l’eau. Il est
réalisé avec des outils simples. Ensuite on réalise le cuvelage qui peut être en béton armé (ce qui est
fréquent) ou en métallique.

ii- Construction du cuvelage


Si le terrain est stable, on réalise un cuvelage en béton armé avec ancrage. Il consiste à
recouvrir la paroi de la fouille du béton armé. La stabilité du terrain permet de réaliser la totalité du
trou avant de poser le cuvelage.
Si le terrain est instable, on peut réaliser un cuvelage en béton armé avec ancrage, ou un
cuvelage continu descendu par havage ou le cuvelage métallique. Le cuvelage est réalisé au fur et à
mesure qu’on avance par passe de 0,50 ou de 1,00 m.
Le cuvelage par havage consiste à couler le béton à la surface de manière continu et au fur et à
mesure de l’enfoncement.
Le cuvelage métallique consiste à mettre en place des plaques en tôles galvanisées ondulées et
cintrées qui sont assemblées avec des boulons. Le cuvelage terminé, on procède à la mise en place du
captage.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 23
iii- Mise en place du captage
Le captage constitué de buses crépinées et du massif filtrant est la partie de l’ouvrage qui capte
et filtre l’eau dans le puits. Il est situé au-dessus du niveau d’eau.
Les buses assurent la stabilité de l’ouvrage et laissent passer l’eau. Ces buses sont
généralement en béton armé, préfabriquées, de 1,00 m de diamètre intérieur et de 1,00 m de haut et
empilées les unes sur les autres. La liaison entre buses est assurée par les étriers boulonnés ou les
encoches à angle droit.
Le massif filtrant constitué de gravier de 10 mm de diamètre permet de filtrer l’eau captée en
retenant les éléments fins provenant de la couche aquifère. Le massif est situé entre le terrain et la
paroi extérieure des buses.
Lorsque le terrain est instable, on aménage en fond du puits une couche de gravier sur lequel
on pose une dalle en béton armé appelée ‘Dalle de fond’. Cette dalle de 10 cm d’épaisseur est percée
de trous empêche les éléments fins de remonter dans le puits et laissent passer l’eau.

iv- Réalisation de l’équipement de surface


Les équipements de surface sont aménagés après la réalisation du puits pour garantir la qualité
de l’eau puisée et conserver le bon état du puits. L’équipement est constitué de la margelle, du système
d’exhaure et d’un anti-bourbier.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 24
Source : Babacar DIENG (2006)

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 25
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2- Les forages
Un forage ou puits artésien est un ouvrage de captage caractérisé par un trou de petit diamètre
(< 1 m compris entre 0,20 et 0,50 m), creusé dans le sol pour capter la nappe phréatique, avec une
profondeur qui peut atteindre plusieurs centaines de mètres. Un forage capte toutes les nappes
souterraines, aussi bien libres que captives.
Le forage devra être éloigné au minimum de :
- 35-50 m des hydrocarbures, des stocks de produits phytosanitaires ou des ouvrages d'assainissement ;
- 200 m des décharges et stockage de déchets.
i- Le forage équipé d’une pompe à motricité humaine
Le forage équipé d’une pompe à motricité humaine (FPM) est l'ouvrage utilisé en hydraulique
rurale pour des populations de plus de 250 habitants. Les pompes manuelles les plus utilisées sont les
PMH de marque India Mark II avec base carré si niveau dynamique est inférieur à 25,00 m et les PMH
de marque Vergnet si le niveau dynamique est supérieur ou égal à 25,00 m.
La pompe à tringle India Mark II comprend trois parties le mécanisme de surface, les éléments
de raccordement et le mécanisme immergé. C’est une pompe manuelle actionnée par un levier.
Les pompes à bras ABI-VERGNET sont composées de la fontaine et le mécanisme de surface,
les tuyaux de raccordement et le corps de la pompe. C’est une pompe à bras ou à pied actionnée par
une pédale.

ii- Le forage équipé de pompe motorisée


Le forage équipé d’une pompe motorisée est adapté dans les zones ou la population est
supérieure à 1000 habitants. Une pompe électrique est immergée dans la nappe, et refoule l’eau vers
un château d’eau qui, à son tour, distribue l’eau par gravité dans tout le réseau.
Ces moyens de production sont ensuite intégrés dans différents systèmes d'adduction et de
distribution de l'eau :
� poste d'eau autonome,
� adduction d’eau villageoise.
iii- La détermination de la caractéristique d’une pompe
Les différentes études topographiques, géologiques et hydrogéologiques permettent de
déterminer la structure d’un forage. L’équipement d’un forage est fonction du type de la pompe à
installer. Pour déterminer la puissance d'une pompe immergée de puits ou de forage ou d'une pompe
de surface, il est nécessaire de connaitre la Hauteur Manométrique Totale (HMT) qui est la hauteur à
refouler (pression) ainsi que le débit que l'on souhaite obtenir au robinet en m3/h (Q). Une pompe peut
être installée en surface ou elle peut être immergée.

1- La Hauteur Manométrique Totale (HMT)


La HMT est la pression totale que doit fournir une pompe pour alimenter un point d’eau. Elle
est exprimée en mètres ou mètres de colonne d’eau, en bars ou en kg/cm².
La hauteur manométrique totale (HMT) ou pression dépend des conditions d'aspiration et de
refoulement et se détermine en faisant la somme de :
Hga(mCE).: Hauteur Géométrique d'Aspiration : C'est la différence de niveau entre les plus basses
eaux (en surface) et l'axe de la pompe. Dans le cas d'une pompe immergée de puits ou de forage, Ha=0
Hgr (m.C.E.) : Hauteur Géométrique de Refoulement : C'est la différence de niveau entre l'axe de la
pompe et le point le plus élevé de la distribution (par exemple le robinet le plus haut).
Pa (m.C.E.): Pertes de charge dans la tuyauterie d'aspiration.
Pr (m.C.E.) : Pertes de charge dans la tuyauterie de refoulement.
Pu (m.C.E.). : Pression utile souhaitée à l'ouverture du robinet. Elle est en moyenne égale à 25 mCE.

HMT = Hga + Hgr + Pa + Pr + Pu

NB :1 bar = 10 mètres de colonne d'eau.


Attention : Il faut toujours vérifier que la capacité d'aspiration de la pompe soit supérieure à la HMA.

Rappel : Hma (hauteur manométrique d'aspiration) = Hga (hauteur géométrique d'aspiration) + Pa


(pertes de charges dans la tuyauterie d'aspiration).

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 27
Lorsque le pompage est à l’aspiration, puis refoulement :
HMT = Hga + Hgr + Pa + Pr + Pu
 HMT = Hgt + ∆𝑯t ou Hgt est la hauteur géométrique totale = ZR - ZB
 ∆𝑯t = Perte de charge totale (aspiration + refoulement) = ∆𝑯a + ∆𝑯r
 NPSH disponible = 10,33 – Hma

Si la pompe est alimentée gravitairement :


 Hgt = 𝑯𝒈r
 ∆𝑯t = ∆𝑯a + ∆𝑯r
Si la pompe refoule uniquement :
 Hgt = 𝑯𝒈r
 ∆𝑯t = ∆𝑯r

2- Les Pertes de charges


Les pertes de charges moyennes dans les canalisations sont fonction de la section et de la
nature de la canalisation (pertes de charges linéaires) mais également fonction du nombre et du type de
raccords (coudes, tés, jonctions) présents le long de la canalisation (les pertes de charge singulières).
Ces pertes de charge sont dues aux frottements de l'eau dans le tuyau qui sont causés par des
obstacles tels que coudes, courbures, vannes, etc. présents le long de la conduite. Ces obstacles
freinent le passage de l'eau et réduisent donc les performances de la pompe. Il est donc primordial de
tenir compte de tous ces facteurs pour décider du dimensionnement d'une pompe. On tiendra compte
également de la pression exercée par la colonne d'eau. Plus la hauteur de refoulement ou d'aspiration
est grande, plus le débit en sortie diminue. De même, plus une section de tuyau sera petite, plus il y
aura de perte de charge. Pour des puits et des forages de faibles profondeurs (moins de 10 m), on
utilise généralement des sections de canalisation de 32 mm de diamètre (1 pouce). Sur un forage
profond, on utilise principalement des sections de 40 ou 50 mm de diamètre pour la remontée, puis des
sections de 40 ou 32 mm pour la partie extérieure de l'installation. Cela évite de sur-dimensionner les
pompes pour les profondeurs importantes tout en permettant de conserver la pression pour
l'installation d'arrosage, sans trop l'utiliser pour remonter l'eau.

Exemple de calcul :
Le puits qui se trouve à proximité est à une profondeur totale de 5,00 m. Le niveau de l'eau se
trouve à 3,00 m en dessous de la surface du sol. On souhaite un débit en sortie de 2 m3/h avec une
pression utile (Pu) de 2,5 bars (2,5 bars = 25 m de hauteur d'eau). La pompe sera placée à l'extérieur.
La crépine d'aspiration (aspiration) sera placée à 0,15 m du fond du puits considérant que le
fond du puits est à 5,00 m de profondeur par rapport à la pompe. Il y aura 4,00 m de dénivelé au
refoulement entre la pompe et le jardin potager.
On recommande pour des puits peu profonds, un tuyau de section 1" (26/34). Les pertes de
charge dans le tuyau sont évaluées à 100 mm (0,1 m) par mètre de tuyau.

Résolution
Hauteur d'aspiration (Ha) : 3,00 m
Longueur du tuyau à l'aspiration (La) : 5 – 0,15 + 1 = 5,75 m
Hauteur de refoulement (Hr) : 4,00 m
Longueur du tuyau au refoulement (Lr) : 35,00 m
Hauteur manométrique à l'aspiration
Hma = Ha + Pa (pertes de charge à l'aspiration) = 3,00 + (0,1 x 5,75) = 3,60 m
Hauteur manométrique de refoulement
Hmr = Hr + pertes de charge au refoulement + Pu (pression utile) = 4,00 + (0,1 x 35) + 25 = 32,5 m
Hauteur manométrique totale (HMT) = Hma + Hmr
HMT = 3,60 + 32,50 = 36,10 m
Il faut donc une pompe délivrant un débit de 2,5 m3/h pour une hauteur manométrique totale (HMT)
de 36,10 m.C.E.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 28
Jardin potager

Hgr

Hga

Puits

Exemple 2 :
Une station de pompage située à l’aval d’une source est alimentée en charge à travers une
conduite de diamètre DN 300 mm, de longueur 2.4 km. L’eau est refoulée à un château à travers une
conduite DN 250 mm de 1.2 km de longueur.
Les pertes de charges singulières représentent 10% et 5% des pertes de charges linéaires
respectivement à l’aspiration et au refoulement.
La source est à la côte 250 m. La station est à la côte 235 m. Le trop plein du château d’eau, point
de décharge du refoulement est à la côte 295 m. La canalisation en PVC Ks = 90.
1. Calculer la HMT d’une pompe débitant 200 m3/h au château d’eau
2. Calculer la HMT de la pompe du débit maximal que l’on pourrait délivrer en maintenant une
charge de 2 mCE à l’aspiration de la pompe.

Résolution :

295m

Hgt

L=1.2 km
Réservoir
250m

L=2.4 km DN 250
Source DN 300
235 m
Station de pompage

1. Calculer la HMT d’une pompe débitant 200 m3/h au château d’eau

HMT = Hgt + ∆𝑯t


Hgt = ZR - ZB = 295 – 250 = 45,00 m
∆𝑯t = ∆𝑯a + ∆𝑯r
𝟐𝟎𝟎 𝟐
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸² 𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 ( )
∆𝑯𝒂 = 𝟏, 𝟏 𝒙 𝑳𝟏 = 𝟏, 𝟏 𝒙 𝟑𝟔𝟎𝟎 𝒙 𝟐𝟒𝟎𝟎
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏 𝟏𝟔/𝟑 𝟗𝟎² 𝒙 𝟎, 𝟑 𝟏𝟔/𝟑

∆𝑯𝒂 = 𝟔, 𝟑𝟔 𝒎

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 29
𝟐𝟎𝟎 𝟐
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸² 𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 ( )
∆𝑯𝒓 = 𝟏, 𝟎𝟓 𝒙 𝑳𝟐 = 𝟏, 𝟎𝟓 𝒙 𝟑𝟔𝟎𝟎 𝒙 𝟏𝟐𝟎𝟎
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟐 𝟏𝟔/𝟑 𝟗𝟎² 𝒙 𝟎, 𝟐𝟓 𝟏𝟔/𝟑

∆𝑯𝒓 = 𝟖, 𝟎𝟑 𝒎

HMT = 45 + 6,36 + 8,03 = 59,39 m

2. Calculer la HMT de la pompe du débit maximal que l’on pourrait délivrer en maintenant une charge
de 2 mCE à l’aspiration de la pompe.

Pression de la pompe
∆Hs-p = Zs - Zp - Pp
Pp = 250 – 235 – 6,36 = 8,64 m
Pp = Zs − ∆Hs-p - Zp = 2,00 m
𝟏𝟎.𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯𝒂 = 𝟏, 𝟏 𝒙 𝑳𝟏 = Zs - Zp - 2
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏 𝟏𝟔/𝟑
(Zs − Zp − 2) 𝑲𝒔² 𝒙 𝑫𝟏𝟏𝟔/𝟑 (250 − 235 − 2)𝟗𝟎² 𝒙 𝟎,𝟐𝟓𝟏𝟔/𝟑
𝑸² = =
𝟏,𝟏 𝒙 𝟏𝟎,𝟐𝟗 𝒙 𝑳𝟏 𝟏,𝟏 𝒙 𝟏𝟎,𝟐𝟗 𝒙 𝟐𝟒𝟎𝟎

Q = 285 m3/h

Exemple 3 :
Une petite ville est approvisionnée en eau potable à partir d’un forage débitant 16 m3/h dans un
réservoir. Le terrain naturel est plat de côte 250 m. L’adduction a les caractéristiques suivantes :
- Le niveau dynamique de l’eau au débit de 16 m3/h est à 35,60 m en dessous du terrain naturel
- Le radier du château d’eau est à 15,00 m au-dessus du TN et son trop-plein est à 4,70 m au-
dessus du radier
- La conduite de refoulement a une longueur de 3 km et son coefficient de rugosité selon
Manning – Strickler est de 90.

Il vous est demandé de :


1- Faire un schéma de l’installation avec toutes les côtes nécessaires à la compréhension
2- Calculer le diamètre de la conduite selon la formule de Bresse : D (m) = 1,5(Q)0,5, Q en m3/s
3- Calculer la HMT de la pompe refoulant au débit d’exploitation tout en négligeant les pertes de
charge dues à la colonne montante
4- Choisir la pompe sur les courbes attachées à votre copie ; indiquer le débit d’exploitation et le
rendement après le choix de la pompe
5- Quels sont la HMT et le débit réel d’exploitation, consécutive à la prise en compte des pertes
de charges dues à la colonne montante qui a une longueur de 60,00 m, un diamètre DN 60, de
matériau acier galvanisé et un coefficient de rugosité selon Manning Strickler de 80.

Résolution
1- Faire un schéma de l’installation avec toutes les côtes nécessaires à la compréhension

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 30
269,7 m

Hgt =Hgr
265 m

250 m L = 3000 m

Ks = 80
Réservoir
214,40 m

Forage

2- Calculer le diamètre de la conduite selon la formule de Bresse :


16
D (m) = 1,5(Q)0,5 = 1,5(3600)0,5 = 100 mm
3- Calculer la HMT de la pompe refoulant au débit d’exploitation tout en négligeant les pertes de
charge dues à la colonne montante
La pompe refoulant uniquement, la ∆𝑯a = 0:
Hgt = 𝑯𝒈r = 269,7 – 214,4 = 55,30 m
𝟏𝟔 𝟐
𝟏𝟎.𝟐𝟗 𝒙 ( )
∆𝑯t = ∆𝑯𝒓 = 𝑲𝟏𝟎.𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
² 𝒙 𝑫 𝟏𝟔/𝟑
𝑳 =
𝟗𝟎²
𝟑𝟔𝟎𝟎
𝒙 𝟎,𝟏𝟎𝟏𝟔/𝟑
𝒙 𝟑𝟎𝟎𝟎
𝒔
∆𝑯𝒓 = 𝟏𝟔, 𝟐𝟐 𝒎
HMT = Hgt + ∆𝑯t = 55,30 + 16,22 = 71,55 m
4- Choisir la pompe sur les courbes attachées à votre copie ; indiquer le débit d’exploitation et le
rendement après le choix de la pompe
La pompe choisie sur les courbes est de SP 16 – 12. Si on prend une pompe plus basse, cela
signifie qu’on diminue le débit.
Le rendement du réseau sera à 70%.
5- Quels sont la HMT et le débit réel d’exploitation, consécutive à la prise en compte des pertes
de charges dues à la colonne montante qui a une longueur de 60,00 m, un diamètre DN 60, de
matériau acier galvanisé et un coefficient de rugosité selon Manning Strickler de 80.
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 (𝑸)𝟐
∆𝑯𝒎 = 𝒙 𝟔𝟎
𝟖𝟎² 𝒙 𝟎, 𝟎𝟔𝟎𝟏𝟔/𝟑
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 (𝑸)𝟐
∆𝑯𝒓 = 𝒙 𝟑𝟎𝟎𝟎
𝟗𝟎² 𝒙 𝟎, 𝟏𝟎𝟏𝟔/𝟑

𝑄2 2 𝐻2
( ) =
𝑄1 𝐻1

N° Q (m3/h) ∆𝑯𝒎(m) ∆𝑯𝒓(m) Hgéo(m) HMT(m)


1 16
2 16,5
3 17
4 17,5
5 18

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 31
3- Le choix de la pompe
Après avoir calculé la HMT et le débit, on reporte les valeurs sur la courbe ou sur le tableau
pour définir l'électropompe la mieux adaptée.
Chaque constructeur de pompe fournit une fiche technique qui représente la performance de la
pompe. Les courbes caractéristiques d’une pompe sont au nombre de quatre :
- la courbe de hauteur nette d’élévation ou encore courbe débit/hauteur (ou débit/pression) ;
- la courbe débit/puissance ou la courbe de puissance ;
- la courbe débit rendement ou la courbe de rendement ;
- la courbe débit / NPSHr ou la courbe de NPSHr ;
Les courbes caractéristiques se déterminent expérimentalement en mesurant la variation de la charge
𝑽²
𝑯=𝒛 + 𝒀 + 𝟐𝒈
) en fonction du débit entre l’aspiration et le refoulement de la pompe.
L’importance des courbes caractéristiques est de permettre de prévoir le fonctionnement de la
pompe dans des conditions d’exploitation données. Le point de rencontre des deux points correspond
au point de fonctionnement de la pompe. Il est nécessaire que ce point soit situé juste en dessous de la
courbe de la pompe choisie. Si en revanche le point se situe au-dessus de la courbe, les performances
de la pompe seront trop faibles par rapport aux caractéristiques de l'installation et des besoins.
La courbe hauteur/débit est d’allure parabolique, de concavité tournée vers le bas, avec deux
points caractéristiques .Le point à débit nul et le point nominal. Le point nominal correspond au débit
pour lequel le rendement passe par son maximum. Ce débit nominal QN est le débit de calcul de la
pompe.
La courbe de puissance est également une courbe d’allure parabolique. Elle est descendante
ou montante selon le type de pompe.
La courbe de rendement est aussi d’allure parabolique et passe par un maximum pour le
débit nominal de la pompe.
La courbe de NPSH requis : lorsque la pression absolue d’un liquide devient inférieure à une
certaine valeur TV dite tension de vapeur saturante, le liquide se vaporise.
La courbe de hauteur nette d’élévation d’une turbopompe a en général une allure parabolique.

Sur chaque pompe est indiqué un tableau ou un graphique HMT / Débit (m3/h) sur le quel est
représenté la courbe de performance de la pompe et indiquent les plages de fonctionnement des
électropompes.

iv- La réalisation d’un forage


La réalisation d’un forage consiste à :

i- L’implantation :
L'implantation du forage est très importante ; elle détermine la qualité du forage. La détection
de l’eau se fait par l’étude géophysique.

ii- La foration
Le fonçage se fera en terrain sédimentaire de caractéristiques meuble et peu consolidé. Au fur
et à mesure que le fonçage avance, on prélève les échantillons de sol traversé (cuttings) à tous les
changements de terrain et au moins à tous les mètres.
La foration au rotary se fera en terrain tendre et la foration au marteau fond de trou se fera en
terrain dur.

iii- L’équipement du forage


Après la phase de foration, il sera procédé à la mise en place de la colonne de captage (tubages
et crépines) et à la pose du massif filtrant, du bouchon d’argile, du bouchon de tout venant et de la
cimentation.
La colonne de captage constituée d’un tube plein en PVC avec fond servant de piège à sable ;
des tubes crépines en PVC positionnés dans la nappe aquifère ; des tubes d’exhaure en PVC pleins.
Le massif filtrant constitué du gravier roulé, introduit à la hauteur de la crépine couronne les
crépines dans l’espace annulaire. Il permettra de filtrer les fines particules de sable pour les empêcher
de s’infiltrer dans le forage.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 32
Après la pose du massif filtrant, on procède à la mise en place dans l’espace annulaire, d’un
bouchon d’agrile suivi d’un bouchon de tout venant.
La cimentation sera exécutée à l’extrémité supérieur de la colonne de captage composée d’un
bouchon d’étanchéité en ‘’laitier’’ de ciment (mélange de l’eau et du ciment). La cimentation assure la
préservation de la qualité des eaux souterraines et la longévité de l’installation. Elle a pour but d’éviter
les infiltrations d’eau depuis la surface, de protéger la colonne de tubage contre la corrosion et ancre
définitivement le tubage du terrain.

iv- Le développement du forage


Le développement du forage se réalise après la mise en place de crépines et du massif filtrant
de gravier roulé. Il permet l’élimination le plus possible des éléments fins de la formation qui
occupent les espaces entre les grains plus grossiers du massif filtrant. L’eau obtenue à la fin du
développement doit être claire et exempt de particules fines.

v- Les essais de débit


Les essais de débit sont réalisés avant la mise en exploitation des forages. Ils permettent
d’évaluer la quantité d’eau que le forage peut fournir par unité de temps.

vi- L’Analyse d’eau


Avant l'équipement du forage, une analyse de l’eau doit être effectuée. Elle consiste aux
mesures de pH, conductivité et température.
A la fin du développement du forage, on procède à la désinfection du forage par injection
d'hypochlorite de calcium (ou équivalent), puis à la pose de la pompe.
A la fin de l'essai de débit, on effectue des prélèvements d’échantillons d’eau pour analyses
physico-chimiques et bactériologiques.

vii- L’exécution de la superstructure


La superstructure est composée d’une margelle basse, d’une dalle de couverture, d’une dalle
de propreté, d’un système d’assainissement et d’une clôture.
La margelle basse sera exécutée en béton armé constituée de deux couronnes séparées par un
remblai de sable stabilisé de même hauteur. La margelle doit être conçue de manière à éloigner les
eaux de la tête du forage. Elle a pour rôle d’étanchéifier le captage.
Si la tête du forage débouche à l’intérieur d’un local, dont le plafond est à au moins 50 cm au-
dessus du niveau du sol, alors :
- La margelle n’est pas nécessaire, mais néanmoins conseillée ;
- La tête du tube doit s’élever au moins de 20 cm au-dessus du fond du local.
La dalle de couverture en forme circulaire qui recevra la pompe manuelle, sera exécutée au –
dessus de la margelle basse.
La dalle de propreté en forme circulaire sera exécutée en escaliers. Elle permet de drainer les
eaux usées vers les rigoles qui la ceinturent. Le sol doit être cimenté sur une distance de 2 m autour du
puits et doit avoir une pente vers l’extérieur pour une protection contre les infiltrations superficielles.
Le système d’assainissement comprend une tuyauterie d’évacuation des eaux usées vers un
puits perdu.
La clôture est réalisée en agglomérés de ciment et fermée par une porte.

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V- La potabilité de l’eau
Une eau est dite potable lorsqu’en la consommant, elle est agréable et ne porte pas atteinte à la
santé de l’homme. Elle est aussi qualifiée de “eau destinée à la consommation humaine”.
Les normes de « potabilité » varient en fonction des pays et de l’usage humain. Une eau en
apparence limpide et pure n’est pas toujours potable et peut cacher des micro-organismes ou des
polluants.
L’eau est un milieu vivant qui abrite des organismes vivants, invisibles à l’œil nu (bactéries,
virus, …), inoffensives ou peuvent être responsables de maladies graves chez l’homme (choléra,
typhoïde, dysenterie, …).
On y trouve également des substances indésirables (nitrates, nitrites, cuivre,..), des substances
toxiques (arsenic, plomb, cyanure, mercure,…) et les pesticides à l’origine des intoxications, neuro-
toxicité, cancérogénicité.
Pour être “potable” une eau ne doit pas contenir de substances constituantes un danger
potentiel pour la santé des personnes et doit être conforme aux limites de qualité.
Les paramètres à vérifier pour la potabilité sont :
 la qualité organoleptique (couleur, turbidité, odeur, saveur) ;
 les paramètres physico-chimiques naturels (température, pH, dureté, etc.) ;
 les paramètres chimiques : substances indésirables (nitrates, nitrites, pesticides, etc.) ;
substances toxiques (arsenic, plomb, hydrocarbures, etc.) ;
 des paramètres microbiologiques (coliformes fécaux).
Les infrastructures d’approvisionnement collectives doivent être conçues, construites, exploitées et
entretenues selon les règles de l’art afin d’assurer la qualité et la longévité des ouvrages.
Lors de la conception et de l'exploitation des infrastructures d'alimentation en eau potable,
l'opérateur doit tout mettre en œuvre pour conserver la qualité de l'eau depuis la sortie du site de
production jusqu'au robinet de l'usager.
L’eau destinée à la consommation humaine doit être soumise à un double contrôle (par l’Etat et
l’exploitant). De nombreux contrôles sanitaires doivent être faits:
- au point de captage,
- en production,
- et en cours de distribution
Le contrôle par l’Etat se fait par des prélèvements et analyses ponctuels effectués à la ressource,
après traitement et aux points de distribution et les résultats communiqués aux usagers. L’exploitant
est tenu de surveiller en permanence la qualité de l’eau distribuée par un examen régulier des
installations, un programme d’analyses, et signalement des incidents.
Le type et la fréquence des analyses sont réglementés et dépendent de la nature de la ressource et
de la taille de la collectivité.
Le tableau en Annexe 2 résume les défauts de conception et d'exploitation les plus fréquemment à
l'origine de la dégradation biologique et physico-chimique de la qualité de l'eau durant le captage, le
transport, le stockage et la distribution ([Link]).
Toute conduite d’eau potable doit être nettoyée, rincée et désinfectée et son étanchéité vérifiée
avant sa mise en service.

VI- Traitement de l’eau


Les caractéristiques de l’eau diffèrent selon le lieu du prélèvement ou la nature du sol.
L’importance du traitement de l'eau est fonction de la qualité de l'eau brute prélevée localement.
L'eau brute captée en milieu naturel doit subir une série de traitements variés : éliminer les
éléments de matière contenus dans l'eau, jusqu'aux organismes microscopiques comme les virus et les
microbes.
Il y a deux niveaux de traitement de l’eau :

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– L’eau souterraine étant qualifiée de qualité estimée bonne peut donc être distribuée sans traitement
préalable, mais elle risque d’être contaminée (installations vétustes, mauvaise hygiène aux points
d’eau, fuites dans le réseau laissant entrer de la terre…). Une désinfection préventive pour le maintien
de la qualité de l’eau dans le réseau est alors nécessaire pour rendre l’eau moins vulnérable à une
possible contamination (désinfection). Au cas où cette eau contient le fer, le manganèse, les nitrates,
quelquefois la turbidité et l'ammoniaque, ces éléments pourront être éliminé par oxydation chimique
suivie d’une filtration ou bien par voie biologique ou par chloration.

– L’eau de surface possède généralement beaucoup de pollution, ce qui la qualifie de mauvaise


qualité. Un certain nombre de traitements dès le captage est nécessaire avant de pouvoir l’utiliser pour
l’alimentation de la population.

Filière “classique” de traitement d’une eau de surface

Prétraitement Clarification Filtration Affinage Désinfection

Le dégrillage et le tamisage consistent à faire passer l'eau brute dans des grilles plus ou moins fines,
afin d'éliminer les gros déchets solides.
La clarification permet de rendre l'eau limpide en la débarrassant des petites matières en suspension
qu'elle contient.
La filtration sur lit de sable, élimine les dernières particules. Elle consiste à faire passer l'eau à travers
une épaisse couche de sable fin ou une membrane. L’eau traverse 8 filtres en parallèle, caractérisés par
une vitesse de filtration rapide et une grande hauteur d’eau.
L’affinage est un traitement complémentaire permettant l'élimination de la matière organique par
ozone puis filtration sur charbon actif pour neutraliser les goûts et les odeurs.
La désinfection de l'eau, permet d’éliminer tous les micro-organismes qui pourraient être dangereux
pour notre santé et garantit la qualité de l'eau pendant le stockage et l'acheminement jusqu'au domicile
du consommateur.
Les divers traitements produisent des boues qui sont mises en décharge, épandues sur des champs
agricoles ou envoyées vers une station de traitement des déchets (usines d'incinération).
Après ces divers traitements, l’eau est stockée avant sa distribution. L'eau potable stockée dans le
réservoir peut alors être distribuée dans le réseau où un résiduel de chlore est maintenu afin de le
protéger contre toute éventuelle contamination bactériologique.

VII- Les différents systèmes de prise d’eau


L’augmentation des besoins et l’amélioration de la qualité du service d’AEP a permis de
développer plusieurs systèmes de prise d’eau. On peut citer le réservoir naturel (source d’eau, cours
d’eau, retenues d’eau), le puits simple, le forage et pompe à main, le poste d’eau autonome et le
système complet.
Le forage et pompe à main, le poste d’eau autonome et le système complet sont considérés
comme des sources d’eau potable sans risque.
Un centre urbain est défini suivant le nombre de ses habitants :
;
10000 < pop < 50000 - 100000 hab;
llages ou gros centres ruraux (lotis ou non) à faible consommation : 2.000- 3.000 <
population < 10.000 habitants ;

Chaque option est spécifique à une zone donnée :


pour les grands centres et centres secondaires,
Systèmes réduits / systèmes simplifiés d’AEP pour les gros villages, les quartiers non lotis, certains
quartiers lotis périurbains ou défavorisés,
forage équipé de pompe manuelle).

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VII.1- Le forage pompe à main (FPM)
Le forage pompe à main est un dispositif d’approvisionnement en eau pour l'hydraulique
rurale dont le moyen d’exhaure est une pompe à motricité humaine.
Lorsque la localité est isolée, la population à desservir atteint 250 et se trouve éloignée d’une
adduction d’eau villageoise existante, cet aménagement est idéal.
L’ouvrage de captage est constitué d’une conduite circulaire d’un diamètre de quelques
pouces enfouis dans une profondeur de 30 à 100 m.
On y place des crépines pour filtrer l’eau sans que les parois ne s’effondrent et du massif
filtrant pour éviter que le sable ne rentre dans le forage.
L’eau provenant du forage ne subit aucun traitement ni à la source, ni contre les
contaminations ultérieures grâce à sa qualité bactériologique généralement correcte.
Le débit d’exploitation minimum recommandé à l’équipement du forage est de 1m3/h.
L’exhaure journalière dépend de la pompe choisie et du temps de pompage effectif. Il varie entre 5 et
10 m3/jour (Denis Zoungrana, 2003).
Il est créé un dispositif d’assainissement autour de l’ouvrage pour le protéger contre les
pollutions in situ dont les plus importantes sont les infiltrations aux abords immédiats et la
prolifération des pathogènes à cause de l’humidité due aux eaux perdues (Denis Zoungrana, 2003).

VII.2- Le poste d’eau autonome (PEA)


Un poste d’eau autonome est une unité compacte installée sur la tête d’un forage ou à une
certaine distance de celui-ci et qui assure de façon autonome, le pompage, le stockage, le traitement et
la distribution de l’eau destinée à la consommation humaine (Denis Zoungrana, 2003). Il est utilisé
dans les zones ayant des populations réduites et concentrées dans l'espace.
L’ouvrage de captage est un forage ou un puits à grand diamètre équipé d’un groupe électro-
pompe immergé et alimenté par une source d’énergie électrique (réseau électrique, solaire, groupe
électrogène) et assure l’exhaure de l’eau et relié à un réservoir de stockage.
Le réservoir (5 à 10 m3) situé juste au-dessus de l’ouvrage de captage sert de stockage d’eau.
L’eau est distribuée directement au pied du réservoir par une rampe comportant des robinets.
Deux à trois robinets de puisage sont installés avec chacun une pression de service comprise
entre 2 et 5 m.
Un bâti abrite les équipements électromécaniques de commande de la pompe, les équipements
hydraulique de suivi et le dispositif de traitement.
Le traitement est souvent limité à la chloration pour éviter la contamination ultérieure. La
distribution est faite sur place par une rampe de robinets fixés au bâti.

Source :

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VII.3- Le mini réseau d’adduction
Un mini réseau d’adduction, encore appelé réseau d’approvisionnement en eau potable
simplifié (AEPS) ou systèmes simplifiés d’AEP ou adduction d’eau villageoise est un réseau de
distribution d’eau de faible longueur qui alimentent des bornes fontaines à faible pression (maxi
5mCE).
La source de production est généralement un forage équipé d’une pompe immergée alimentée
par une source d’énergie électrique ou solaire relié à un réservoir de stockage.
Le stockage d’eau a lieu dans un réservoir ou un château d’eau de faible pression qui restituera
l’eau en fonction de la demande des populations. Le stockage doit être faible afin de limiter les risques
de contamination bactériologiques. Il ne doit pas excéder la consommation journalière.
Le transport de l'eau du réservoir vers les groupements d'habitations se fait par un réseau de
desserte enterré alimentant des bornes fontaines.
La distribution se fait uniquement vers des points d'eau collectifs (bornes fontaines) à travers
un réseau généralement ramifié.
Des points d'eau collectifs (bornes fontaines) serviront de point de livraison de l'eau aux
populations et des branchements particuliers.

VII.4- Le système classique d’AEP


Le système classique d’AEP comprend un certain nombre d’installations qui vont de la prise
d’eau à la source au robinet de l’usager. Le réseau d’alimentation en eau potable stocke, transporte et
distribue l’eau potable depuis le lieu de production jusqu’au robinet du consommateur.

Le schéma général d’approvisionnement en eau potable est le suivant :

Captage à la source Traitement de l’eau Distribution au réseau

On distingue les installations suivantes :

1- Prise ou captage d’eau


Il permet de mobiliser l’eau qui peut être d’origine superficielle ou souterraine. Le captage concerne
les eaux souterraines et la prise celle des eaux de surface.

2- Adduction d’eau
L’adduction d’eau consiste à assurer le transfert de l’eau brute entre deux points. Il peut être gravitaire
ou par refoulement.

3- Station de traitement
Dans la station de traitement, l’eau brute est traitée afin de satisfaire à un certain nombre de
caractéristiques la rendant propre à la consommation humaine. Pour obtenir un bon rendement, les
ouvrages de traitement doivent fonctionner de manière régulière à leurs débits nominaux.

4- Station de pompage
Une station de pompage est un ensemble d’équipements et d’infrastructures permettant de pomper de
l’eau (J. DJOUKAM, 1999). Elle est située en tête de réseaux d’adduction d’eau potable. Les bassins
d’aspiration sont généralement dimensionnés pour toute l’échéance du projet.

5- Réservoir de stockage
Le réservoir de stockage sert à l’accumulation en un point de quantité d’eau pour résoudre un
problème technique et/ou un problème économique (coût de l’énergie).
Le stockage peut être un réservoir ou un château d’eau conçu avec un volume conforme aux besoins
immédiats ou ceux d’un futur proche.

Le réservoir doit être surélevé par rapport à l’agglomération pour faciliter l’écoulement de l’eau et la
côte suffisante pour assurer des pressions suffisantes au niveau des consommateurs.

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6- Réseau de distribution
Un réseau de distribution est constitué d’une série de conduites qui alimente des points de livraison
divers (BF, BP, bouches d’incendies etc…) et est desservi par un réservoir de stockage. L’écoulement
de l’eau dans ces conduites se faits le plus souvent par gravité. On distingue les réseaux ramifiés (en
zone rurale) et les réseaux maillés (en zone urbaine).

7- Ensemble d’appareils de protection


Ces appareils garantissent la conservation des systèmes d’écoulement dans les conditions de
fonctionnement envisageables: clapets, divers appareillages de protection contre les coups de bélier,
réducteur de pression, ventouses, etc.

Le fonctionnement des éléments ci-dessus consiste à :


•Relever de l’eau en quantité disponible jusqu’à la côte du réservoir qui dominera la ville et assurera
suffisamment de pression ;
•Stocker de l’eau en quantité nécessaire correspondant au volume équivalent d’une demi-journée de la
consommation moyenne de la ville, majorée par une réserve d’incendie égale à 120 m3.
•Amener de l’eau jusqu’au point de départ de la conduite de distribution, et par la suite alimenter le
tronçon du réseau projeté.
Dans les systèmes classiques d’alimentation en eau potable, le poste énergie constitue plus de 50% des
dépenses d’exploitation. Lors de la conception des systèmes ou leur réaménagement, il est important
de bien cerner les conditions topographiques afin de les mettre à contribution pour minimiser le poste
énergie (Denis ZOUNGRANA, 2003).

VIII- Le choix technologique


Le choix du type de système d’AEP à mettre en place et son importance dépend :
- des quantités d’eau à mettre en œuvre,
- de la qualité de la source et son emplacement par rapport au lieu de consommation,
- du niveau de service exigé par les usagers : continuité du service, budget et temps affectés à
l’approvisionnement en eau potable, pénibilité de la tâche.

La nature et l’importance des ouvrages et équipements à mettre en place dans le cadre de la réalisation
d’un système d’AEP varient généralement avec la ressource (contrainte technique), la taille et le
niveau d’urbanisation de la ville (contrainte socio-économique).

La disponibilité et la situation géographique des ressources en eau de bonne qualité est le facteur le
plus déterminant dans la conception du système. La taille du système de distribution dépend des
usages qui seront couverts à l’horizon de planification.

L’ampleur et le type de développement urbain aura un impact non négligeable sur les ressources à
mobiliser (Démographie - industrie et commerce - artisanat - équipements sociaux).

Les conditions socio-économiques des usagers (revenu et confort) fixent les consommations
spécifiques ou individuelles.

L’organisation et l’occupation de l’espace urbain, notamment le type de construction (un ou plusieurs


niveau(x)), la densité de l’habitat, la ségrégation qualitative entre les standings, déterminent les
caractéristiques du système de distribution.

Les différentes options techniques envisageables pour répondre aux besoins d’approvisionnement en
eau potable doivent répondre aux facteurs contraintes et coût :

1. Quelle ressource en eau choisir ? Eaux de surface ou Eaux souterraines.


La qualité nécessaire à l’usage guide le choix du type de ressource en eau à utiliser. Le choix
de la ressource a une incidence sur le choix des équipements.

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2. Quel type de captage ? Puits, forage ou source
Le type de la ressource permet de décider de l’ouvrage de captage qui permettra d’atteindre
cette ressource. Pour les eaux de surface, il s’agirait d’un barrage ou d’une prise d’eau dans
une rivière et pour les eaux souterraines, le puits et le forage.
Les objectifs fixés dirigent le choix de l’ouvrage de captage :

Objectifs visés Puits Forage Barrage


Ouvrage final envisagé :
- pompe à motricité humaine   
- adduction d’eau potable   
- poste autonome   
Usage de l’eau captée :
- consommation humaine   
- irrigation   
- pastoralisme (animaux)   
Niveau de service souhaité :
- minimiser les efforts physiques   
Qualité de l’eau :
- préserver la ressource et extraire une   
eau de bonne qualité
 : déconseillé : envisageable  : recommandé

3. Quel type de pompage ? Pompage manuel ou motorisation.


Le type de pompage permettra d’équiper l’ouvrage de captage choisi.
Si c’est un puits qui a été choisi comme ouvrage de captage, le pompage sera réalisé à la main
(puisage manuel) ou, pour les grandes profondeurs, à l’aide d’animaux (âne, chameau…). Le
puisage manuel fait recours à la corde et la puisette pour extraire l’eau du puits.
Si l’ouvrage de captage est un forage, le moyen de pompage sera manuel ou motorisé.
Le pompage à motricité humaine fait recours à un système mécanique actionné
manuellement ou à pied pour extraire l’eau d’un forage ;
Le pompage motorisé fait recours à une pompe électrique immergée dans un forage.
Plusieurs éléments doivent être pris en compte pour choisir entre ces types de pompage:

Objectifs visés Puisage Pompage Pompage


manuel manuel Motorisé
Population desservie :
- moins de 500 habitants par point d’eau   
- plus de 500 habitants par point d’eau 
Niveau de service souhaité :
- minimiser les efforts physiques   
Conditions d’exploitation
Capacités de maintenance : Pas
- compétences techniques pour réparations nécessaires Indispensables
- réseau de fourniture de pièces détachées
 : déconseillé : envisageable  : recommandé

4. Quelle source d’énergie ? Équipement solaire, Diesel ou électrique.


Un forage équipé d’une électropompe, doit être alimenté par une source d’énergie Le coût de
revient est le facteur qui décide de la source d’énergie à choisir. Le réseau électrique est
toujours plus intéressant (Entretien et maintenance simple), mais il dessert rarement les zones
rurales et semi-urbaines.

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5. Quelles caractéristiques du réseau ?
– Quel type de réservoir choisir ? Réservoir au sol ou château d’eau.
Le réservoir à construire dépend du coût d’investissement, du coût d’entretien, du prix de l’eau et
de la pression à distribuer.
Le réservoir au sol nécessite une distribution par refoulement qui est cher et lorsqu’il est mis
en hauteur, il revient moins cher.
Le château d'eau est beaucoup plus cher, mais il permet d’envoyer l’eau avec plus de pression
dans les tuyaux, ce qui permet de la faire aller plus loin.
Le réservoir près du forage sera éloigné du village permet d’économiser de l’énergie, mais
dépenser en conduites de distribution pour alimenter le village.
Le château d'eau près du village sera un peu moins haut, mais la pompe doit être plus
puissante pour transporter l’eau jusqu’au château d'eau.

– Quels tuyaux choisir ?


Les tuyaux constituent la partie la plus coûteuse du réseau. Or le coût des tuyaux varie
beaucoup avec leur diamètre et avec la matière dont ils sont constitués (acier, fonte, PVC,
polyéthylène). Le choix des tuyaux est donc l’un des choix techniques les plus importants.

Une conduite est désignée par trois éléments :


- la nature : PVC, fonte, acier, etc…
- le diamètre nominal : DN
- la pression de service admissible ou pression nominale : PN

En matière de canalisations, le PVC reste un standard apprécié, parce qu’il est d’un coût
raisonnable et qu’il peut être facilement acheté au niveau local.
Le PE (polyéthylène) est un matériau plus facile à poser, offrant une meilleure résistance aux
chocs et à l’exposition au soleil, mais en revanche plus difficile à réparer que le PVC.
L’acier galvanisé est très cher ; il n’est donc en général utilisé que pour l’équipement des
réservoirs ou les canalisations en petits diamètres (tuyauterie des bornes fontaines par exemple).

MATIERE AVANTAGES NCONVENIENTS UTILISATION


L'acier résistant, peut se cher, lourd, rouille exhaure, refoulement et
souder distribution
La fonte résistant, ne rouille cher, lourd, ne se soude conduite principale,
pas pas tuyaux du réservoir
Le PVC léger, ne rouille pas, moins résistant, vieillit au très répandu, tuyaux
économique, à coller soleil classiques.
Le polyéthylène léger, ne rouille pas, nécessite des raccords, petit diamètre, arrivée
(PE) souple plus cher que le PVC aux points d'eau

– Distribution par bornes fontaines publiques ou par branchements privés ?


La borne-fontaine constitue un moyen économique de distribuer l’eau car les usagers n’ont à supporter
que le prix de vente de l’eau et pas l’investissement.
Au contraire, l’usager qui se munit d’un branchement privé doit supporter l’investissement du
branchement, les charges d’entretien et le prix de vente de l’eau.

– Faut-il installer des compteurs ?


Le choix de compteur volumétrique sur un réseau permet une gestion professionnelle de l’AEP. À
l’amont de chaque point d’eau, un compteur volumétrique peut être installé pour mesurer la
consommation réelle à chaque borne-fontaine et branchement privé.
L’usage des compteurs dans l’exploitation d’une AEP engendre également des coûts conséquents
(relevé de l’index des compteurs chaque mois par le gestionnaire, tenue de fiches clients et production
de factures).

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Les rappels hydrauliques

Chapitre 4
I- L’écoulement dans les conduites en charge
Le calcul des écoulements en charge consiste à appliquer les lois de l’hydraulique aux
diverses parties des systèmes d’écoulement pour trouver la répartition des débits et des pressions.
Un système d’écoulement est constitué de plusieurs éléments ou tronçons liés entre eux par
des nœuds. Un nœud est donc une jonction de 02 ou plusieurs éléments.

Loi des nœuds


L’équation de continuité dit qu’à chaque nœud, la somme des débits entrant est égale à la
somme des débits sortant (il n’y a pas d’accumulation de masse aux nœuds et le fluide est
incompressible).

Loi des tronçons


Cette loi se fait à partir du principe de la conservation de l’énergie, à l’aide du théorème de
Bernoulli qui relie la différence de charge aux 2 extrémités (nœuds i et j) du tronçon au débit Qij qui le
traverse.
L’équation de Bernoulli permet de déterminer la perte de charge (mCE) :
𝑯𝑨 = 𝑯𝑩 + ∆𝑯𝑨𝑩

𝑽𝑨 ² 𝑽𝑩 ²
𝒛𝑨 + 𝒀𝑨 + = 𝒛𝑩 + 𝒀𝑩 + + ∆𝑯𝑨𝑩
𝟐𝒈 𝟐𝒈

La représentation graphique de la charge en fonction du débit dans la conduite détermine deux lignes :
𝑽²
La ligne de charge : 𝒛 + 𝒀 +
𝟐𝒈
𝑷
La ligne piézométrique : 𝒛 + 𝒀 = 𝒛 +
𝝆𝒈
z = Côte géométrique ou altitude par rapport au niveau de référence
P=Pression en N/m² (10-5 bar). P = 𝝆g.Y
∆HAB : Perte de charge entre les deux points selon les formules classiques
𝑽²
𝟐𝒈
: Élément représentatif de l’énergie cinétique en A ou B (varie entre 0,0l et 0,l mCE)
V = Vitesse moyenne de l’écoulement en m/s (ordre de 0,5 à 1,5 m/s)
𝜌 = Masse spécifique du liquide (𝜌 ≅ 1000 kg/m3)
g = Accélération de la pesanteur (g = 9.81 m/s²)

𝑷 𝑽²
La charge moyenne d’une section s’écrit : 𝑯 = 𝒛 + 𝝆𝒈
+ 𝟐𝒈
P
ρg
est de l’ordre de 10 à 100 mètres de colonne d’eau (mCE)

II- Le débit et la vitesse


Le débit est le volume d’eau écoulé par unité de temps. Il est noté Q et exprimé en m3/s, l/s ou
3
m /h.
La vitesse V est calculée comme étant le débit par unité de section et exprimé en m/s ou m/h.
𝑸
𝑽= 𝑺
Une condition de vitesse minimale destinée à éviter les dépôts des matières en suspension est
souvent indiquée (0,30 à 0,50 m/s).
Pour dimensionner les canalisations d’un réseau à créer, on est amené à prendre en compte les
vitesses usuelles ou débits usuels. En AEP, les débits usuels correspondent à une vitesse de 1 m/s,
Q = 𝝅D²/4

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III- La pression
Les conduites doivent rester en pression pour maintenir l’étanchéité des joints (en particulier
éviter les infiltrations en AEP) et pour éviter l’ovalisation.
Des appareils spéciaux (soupapes, ventouses) doivent être installés pour supprimer ou réduire
les dépressions dans les circonstances où il n’est pas possible d’assurer le maintien en pression de la
conduite (coup de bélier, rupture de conduite à l’aval, etc.).
La pression ne doit pas aussi être excessive pour éviter des fuites importantes dans les joints et
les fissures.
La pression en un point est donnée par la relation : P = pg.Y et 1 bar=l05 Pa

IV- Les pertes de charge


La charge hydraulique en un point du fluide incompressible comporte les trois termes de
l’équation:
𝑷 𝑽²
𝑯 = 𝒛 + +
𝝆𝒈 𝟐𝒈
L’énergie des forces de pression par unité de poids
L’énergie potentielle de position par unité de poids
L’énergie cinétique par unité de poids

On distingue deux aspects des pertes de charge :

1- Les pertes par frottement ou pertes linéaires sont dues aux frottements de l’eau contre les parois
des conduites et les turbulences provoquées par ces effets. Ces pertes ont lieu sur toute la longueur de
la conduite.

Elles dépendent en toute rigueur donc :


- Caractéristiques de l’eau
 débit d’écoulement à section pleine
 régime d’écoulement
 température de l’eau
 fluidité ou viscosité de l’eau

- Caractéristiques de la conduite
 diamètre intérieur Din, (section d’écoulement)
 rugosité des parois intérieures k (mm)
 longueur L

Il existe plusieurs formules qui rendent compte de la perte de charge et qui se sont précisées avec la
prise en compte progressive des paramètres ci-dessus énumérés :

Formule de Manning-Strickler

𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝑳
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
Q : débit (m3/s)
KS : Coefficient dépendant de la rugosité interne donnée par des tables en fonction de la
nature du tuyau
D : Diamètre intérieur de la conduite en (m)
L : Longueur de la conduite en (m)
∆H : Perte de charge en (m)

Formule de Williams-Hazen
𝑸𝟏.𝟖𝟓𝟐
∆𝑯 = 𝟏𝟎. 𝟔𝟕𝟓 𝑳
𝑲′𝟏.𝟖𝟓𝟐 𝒙 𝑫𝟒.𝟖𝟕
K’: Coefficient de William- Hazen

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Formule de Calmon - Lechapt
𝑸𝒏
∆𝑯 = 𝒂 𝑳
𝑫𝒎
a, n et m : coefficients de pertes de charge données par des tables :

K a x 10-3 n m

2 1,863 2 5,33
1 1,601 1,975 5,25
0,5 1,400 1,96 5,19
0,25 1,160 1,93 5,11
0,10 1,100 1,89 5,01
0,05 1,049 1,86 4,93
0,025 1,010 1,84 4,88
0,00 · 0,916 1,78 4,78
0,00 ·· 0,971 1,81 4,81
·· 0,25 ≤ D ≥ 1 · 0,05 ≤ D ≥ 0,2

En pratique, on prendra les valeurs suivantes :


Pour les conduites anciennes : k=2 mm ; a=1,863 x 10-3 ; n=2 et m=5,33
Pour les conduites courantes (fonte ou acier à revêtement au mortier de ciment
et conduite en béton) : k=0,5 ; a=1,400 x 10-3 ; n=l,96 et m=5,19

Pour les conduites en PVC et plastique : k=0


a=0,916 x10-3; n=l,78 et m=4,78 pour les diamètres inférieurs à 200 mm
a=0,916 x10-3; n=1,81 et m=4,81 pour les diamètres supérieurs à 200 mm

Formule de Darcy-Weisbach
𝑽²𝑳
∆𝑯 = 𝝀
𝑫𝑯 𝒙 𝟐𝒈
λ: vitesse d’écoulement (m/s)
D : diamètre de la conduite (m)
L : longueur de la conduite (m)

Pour les conduites circulaires en écoulement en charge, le diamètre hydraulique DH est égal au
𝟒𝑸
diamètre géométrique D et le débit Q est lié à la vitesse moyenne par 𝑽 =
𝝅𝑫²

Formule de Colebrook
𝟏 𝒌 𝟐. 𝟓𝟏
= −𝒍𝒐𝒈( + )
√𝝀 𝟑. 𝟕𝑫 𝑹𝒆 √𝝀
Pour un écoulement laminaire (Re<2000) en conduite circulaire, λ est inversement proportionnel à Re.
𝟔𝟒
𝝀= 𝑹
𝒆
Il est appelé écoulement de Poiseuille mais ne se rencontre pas souvent en hydraulique
pratique courante (hydroélectricité, hydraulique urbaine, hydraulique agricole ou hydraulique
industrielle). C’est possible de le rencontrer en écoulement de certains fluides visqueux ( circuit des
engins à commande hydraulique).
La formule des pertes de charge de William-Hazen surestime les pertes de charges linéaires
comparativement aux autres formules. Cette surestimation prend en compte les pertes de charges
singulières.

Études de la rugosité
La rugosité absolue des conduites en service peut être estimée en mesurant la différence de
charge entre deux extrémités. La détermination de la rugosité nécessite une bonne connaissance du
diamètre de la canalisation:
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Tableau: coefficient de rugosité des matériaux courants. (D < 250 mm).

Manning Colebrook et Hazen


Strickler Calmon-Lechapt Williams
Matériaux Ks K(mm) K’
Chlorure de Polyvinyle (PVC) et plastique 120 0 150
Amiante ciment 115 0,025 145
(n’est plus utilisé car (cancérigène)
Fonte et acier avec revêtement de ciment 90 0,5 110
Fonte et acier non revêtus (neuf) 80 1 100
Fonte et acier non revêtus (ancien) 75 2 90

Tableau: Valeurs des coefficients de Calmon - Lechapt en fonction de la rugosité k

K (mm) a x 103 n m
2 1,863 2 5,33
1 1,601 1,975 5,25
0,5 1,400 1,96 5,19
0,25 1,160 1,93 5,11
0,1 1,100 1,89 5,01
0,05 1,049 1,86 4,93
0,025 1,01 1,84 4,88
0 (50mm<D<200mm) 0,916 1,78 4,78
0 (250mm<D<lm) 0,971 1,81 4,81

Tableau: Correspondance des différentes formules avec celle de Calmon-Lechapt

Formule a n m
410/3 2 16/3
Manning-Strickler
𝜋²𝐾𝑠 ²
10,675 1,852 4,87
Hazen-Williams
𝐾 ′1.852
8𝜆 2 5
Darcy-Weisbach
𝜋²𝑔

2- Pertes de charge singulières


Les pertes de charge singulières sont dues aux modifications brusques de l’écoulement dans les pièces.
Elles se produisent quand il y a perturbation de l’écoulement normal :
Changement de section : élargissement et rétrécissement
Changement de direction : Coudes et Té
Instruments de mesures : Compteur, Venturi et Diaphragme
Appareil de contrôle suivi : Vannes et clapet

Dans les pertes de charge singulières, figurent aussi les pertes de pression dues à la vitesse (charge
dynamique) à la sortie de l’écoulement du réseau dans un grand espace (atmosphère).

Les pertes de charge singulières sont fonction du débit, du diamètre de la conduite et de la nature de la
singularité :
𝑸²
∆𝑯𝒔 = 𝒌𝒊
𝟐𝒈𝑺²
∆Hs (m)
Q= débit (m3/s)
S= section de la conduite (m²)
Ki= Coefficient dépendant de la singularité [-]
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 46
Dans les projets courants d’alimentation en eau potable et d’irrigation, les pertes de charges
singulières sont évaluées forfaitairement à 5% des pertes de charge linéaires pour les conduites
d’adduction équipées de peu de singularité, et 10% pour les conduites de distribution pour tenir
compte des singularités sur une longue conduite.

Par contre dans certains cas, conduite d’aspiration d’une pompe par exemple, il faut systématiquement
évaluer les pertes de charge singulières car elles peuvent contribuer de façon substantielle au calcul de
la pression à l’entrée de la pompe.
3- Longueur équivalente
On assimile la longueur de la conduite à la longueur de sa projection horizontale.
On peut remplacer par la pensée une singularité par une longueur ‘équivalente Le de la conduite sur
laquelle elle est branchée, c’est à dire une longueur qui donnera la même perte de charge quel que soit
le débit.
𝑸² 𝑽²
∆𝑯𝒔 = 𝒌𝒊 = 𝒌𝒊
𝟐𝒈𝑺² 𝟐𝒈

𝑳𝒆𝑽²
∆𝑯𝒔 = 𝝀
𝟐𝒈𝑫
Si l’écoulement est turbulent rugueux, λ ne dépend que de la rugosité relative de la conduite et Le ne
dépendra que de la conduite et de la singularité K
𝑲𝑫
𝑳𝒆 =
𝝀
Sauf cas particuliers où les pentes du terrain naturel sont très fortes, on assimile la longueur de la
conduite à la longueur de sa projection horizontale.

Applications des formules de perte de charge


Les pertes de charge singulières dans les conduites de liquides à section circulaire est donnée
par la formule :
𝑽²
∆𝑯𝒔 = 𝒌𝒊
𝟐𝒈
∆h : perte de charge en mètres de liquide,
V : vitesse moyenne du liquide dans la section considérée, en m/s
g : accélération de la pesanteur en m/s²
k : coefficient sans dimension dépendant de la nature du point singulier dont il s’agit.

V- Etude de la conduite
V.1- La conduite équivalente
Pour faciliter les calculs, on peut remplacer fictivement un système de conduites par une
conduite équivalente c’est-à-dire une conduite qui entraîne la même perte de charge et véhicule le
même débit que le système considéré. Suivant les problèmes, on peut être amené à rechercher cette
équivalence en longueur ou diamètre si l’autre est fixé.

i- Conduites en série (Calmon-Lechapt)


Pour les N conduites en série (voir figure), la perte de charge du système ∆𝐻 est égale à la
somme des pertes de charge ∆𝐻𝑖 de chaque conduite i et son débit est le même que le débit identique
Q qui passe dans chaque conduite i.
On déduit de l’égalité des pertes de charge du système et de la conduite équivalente, après
simplification du terme aQn, les relations qui expriment respectivement la longueur équivalente et le
diamètre équivalent si l’autre est fixé.
Q
L1 L2 Ln
Q Li
D1 D2 Dn
Di

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 47
𝑳 𝑳𝟏 𝑳𝟐 𝑳𝟑 𝑳𝒏
𝟓
= 𝟓
+ 𝟓
+ 𝟓
+ ⋯+
𝑫 𝑫𝟏 𝑫𝟐 𝑫𝟑 𝑫𝒏 𝟓

𝑫′ 𝑳 𝟏/𝒎
Le = ∑ 𝑳𝒊 . (𝑫 )𝒎 𝑫′ = (𝑳′ / ∑ 𝑫 𝒊𝒎 )
𝒊 𝒊

Si m égale à 5, on obtient la règle de Dupuit pour les longueurs équivalentes.


Exemple : Trois conduites en fonte montées en série

Données : Débit Q = 15 l/s


Longueurs : L1 = 30 m ; L2 = 80 m ; L3= 70 m
Diamètres : D1 = 150 mm ; D2 = 100 mm ; D3 = 80 mm

Quel est le diamètre de la conduite équivalente en fonte dont le tracé, légèrement différent engendre
une longueur L de 200 m.

Résolution : Selon Calmon Lechapt

𝟐𝟎𝟎 𝟑𝟎 𝟖𝟎 𝟕𝟎
𝟓
= 𝟓
+ 𝟓
+ = 𝟐𝟗, 𝟕𝟔
𝑫 (𝟎, 𝟏𝟓) (𝟎, 𝟏𝟎) (𝟎, 𝟎𝟖)𝟓
D’où D = 0,092 m
On retiendra pour la conduite le diamètre standard immédiatement supérieur, soit D =
100 mm.

ii- Conduites en parallèle


Pour les N conduites en parallèle (voir figure), le débit du système Q est la somme des débits
Qi de chaque conduite i et sa perte de charge est la même que la perte de charge identique ∆𝐻 de
chaque conduite i. On déduit de l’égalité des débits du système et de la conduite équivalente tirés des
formules de perte de charge.

Q Q

∆𝑯 = 𝑪𝟏 𝑸𝟏 𝟐 = 𝑪𝟐 𝑸𝟐 𝟐 = 𝑪𝑸²
Si les conduites sont de même nature
𝑳𝑸² 𝑳𝟏 𝑸𝟐𝟏 𝑳𝟐 𝑸𝟐𝟏 𝑳𝟑 𝑸𝟐𝟏 𝑳𝒏 𝑸𝟐𝟏
𝒂 =𝒂 𝟓 =𝒂 𝟓 =𝒂 𝟓 =⋯=𝒂
𝑫𝟓 𝑫𝟏 𝑫𝟐 𝑫𝟑 𝑫𝒏 𝟓
𝑳𝑸² 𝑳𝒊 𝑸𝟐𝒊 𝑳𝑸² 𝑫𝟓
Q= Q1+Q2+Q3 + ………+Qn = Soit =
𝑫𝟓 𝑫𝒊 𝟓 𝟐
𝑳𝒊 𝑸𝒊 𝑫𝒊 𝟓
𝑳 𝑸 𝟐
d’où 𝑫 = 𝑫𝒊 〔 𝑳 𝒙 ( 𝑸 ) 〕𝟏/𝟓
𝒊 𝒊

∆𝐻 ∆𝐻𝑥 𝐷 5 1/2 ∆𝐻𝑥 𝐷 5 1/2 ∆𝐻𝑥 𝐷𝑖 5 1/2


𝑄 = 〔 𝐶 ]1/2 = 〔 𝑎𝐿
] et 〔 𝑎𝐿
] = ∑( 𝑎𝑖 𝐿 𝑖
)

a = ai et ∆𝐻 = 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑚ê𝑚𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡𝑒𝑠


𝑫𝟓 𝟏/𝟐 𝑫𝒊 𝟓 𝟏/𝟐
〔 𝑳
] = ∑( 𝑳𝒊
)
−𝒏
𝒊=𝑵
𝑫𝒊 𝒎/𝒏
𝑳 = 𝑫′𝒎 . (∑ )
𝒊=𝟏
𝑳𝒊 𝟏/𝒏

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 48
𝒏/𝒎
𝒊=𝑵
𝑫𝒊 𝒎/𝒏
𝑫′ = 𝑳′𝟏/𝒎 . (∑ )
𝒊=𝟏
𝑳𝒊 𝟏/𝒏
Dans le cas particulier de 2 conduites identiques en tout genre et dans le cas où L’ est aussi
égal à la longueur de ces 2 conduites le diamètre équivalent est fonction du diamètre des 2 conduites.
𝑫′ = 𝟐𝒏/𝒎 . 𝑫
et si n=2 et m=5, on obtient D’=1,32 D.

V.2- Le renforcement d’une conduite existante


Une conduite de longueur L et de diamètre Do a été mise en place pour transporter un débit
Qo avec une perte de charge 𝚫H. On veut augmenter ce débit de la quantité b* Qo en mettant une
conduite de renforcement en parallèle de diamètre D et de longueur L car elle suit le même tracé que
la conduite existante.
Le diamètre D qui permettra d’avoir le nouveau débit Q=( l+b)*Qo avec la même perte de
charge est donnée par la relation :
𝑫 = 𝒃𝒏/𝒎 𝑫𝟎
En supprimant l’ancienne conduite, il faudrait une conduite de remplacement dont le diamètre serait
donné par la relation : 𝑫 = (𝟏 + 𝒃)𝒏/𝒎 𝑫𝟎

VI- Les électropompes


La pompe motorisée est constituée de trois parties distinctes :
• la partie moteur, qui fournit la puissance nécessaire au pompage ;
• la transmission, qui transmet cette puissance à la partie hydraulique ;
• la partie hydraulique, qui transmet cette puissance à l'eau pour la déplacer (l'aspirer et/ou la
refouler).
Les pompes les plus utilisées sont présentées dans le tableau 1 ci-dessous :

Type de pompes Utilisation usuelle Technologie


Pompe à motricité Equipement et forage de puits Aspirante installée en surface :
humaine  à piston
Refoulante avec partie hydraulique immergée
 à piston
 à baudruche hydraulique
 à vis
Pompe immergée électrique Equipement de forage et puits pour débit > Refoulante
2 m3 / h Essais de pompage  centrifuge multi-étagée
Pompe d'épuisement Epuisement de fouilles (mise en eau de Refoulante ou aspirante-refoulante
puits) Pompage sur eau de surface  centrifuge
 pneumatique à membrane
Motopompe de surface Pompage sur eau de surface Aspirante-refoulante (hauteur d'aspiration limitée
Pompage de réservoir vers réseau ou autre à 7 m)
réservoir  centrifuge

Chaque type de pompe à un principe de fonctionnement qui lui est propre :

Partie moteur Transmission Partie hydraulique


Pompe à motricité  main pompe volumétrique (piston
humaine  pied tringlerie) ; immergé ou émergé, baudruche)

Moto pompe de Moteur thermique pompe centrifuge


surface (diésel, essence ou
électrique)
Pompe immergée Moteur électrique pompe centrifuge à roue multi-
électrique immergé étagée
Pompe Compresseur pompe volumétrique à membrane
d'épuisement
pneumatique
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 49
Les pompes motorisées sont subdivisées en deux grands types: les turbopompes et les pompes
volumétriques.
i- Les pompes volumétriques
Les pompes volumétriques conviennent pour des faibles débits d'eau à des pressions élevées.
Dans le domaine de l'eau potable, seules les pompes volumétriques couramment utilisées sont des
pompes à motricité humaine. Ces pompes peuvent être à mouvement alternatif, rotatif ou à
déplacement en chaîne.
Dans les pompes à mouvement alternatif ou pompes aspirantes, l’eau est mue par la
poussée directe d’un piston ou plongeur ou d’une cuvette se déplaçant dans un cylindre fermé. Le
mouvement alternatif consiste à la montée et descente du piston. Quand le piston monte, il entraine
l’eau du cylindre vers une conduite de refoulement. L’abaissement du piston fait passer au-dessus du
plongeur, à travers la soupape, l’eau qui se trouvait du côté d’aspiration. Le débit d’une pompe à
piston est égal au produit du volume d’eau déplacé dans le cylindre par le nombre de coups de piston
donnés pendant l’unité de temps. Ces pompes sont robustes, facile au manœuvre et à l’entretien et
coûtent moins cher.
Dans les pompes cinétiques, l’eau est mise en mouvement par l’application continue d’une
force mécanique quelconque. L’énergie est transmise grâce au mouvement rapide d’un rotor ou
impulseur. L’énergie cinétique est transformée en pression qui chasse l’eau dans l’orifice de
refoulement. L’eau entre par le centre du rotor et sort par la périphérie.
ii- Les turbopompes
Les turbopompes sont constituées d’une roue (rotor) munie d'aubes ou d'ailettes, animée d'un
mouvement de rotation, fournit au fluide l'énergie cinétique dont une partie est transformée en
pression, par réduction de vitesse. Les pompes cinétiques (ou rotatives) sont à mouvement centrifuge
ou à injection d’air.
Les caractéristiques d’une installation :
𝑷 𝑽²
𝑯𝒈é𝒐 + + = 𝑪𝒕𝒆
𝝆𝒈 𝟐𝒈
Hauteur Manométrique Totale (HMT) :
La puissance d'une pompe immergée est déterminée par la connaissance de la Hauteur
Manométrique Totale (HMT) ainsi que du débit que l'on souhaite obtenir au robinet.
La HMT est la pression totale que la pompe immergée ou de surface doit fournir pour amener
l'eau d'un point à un autre.
La hauteur manométrique de la pompe est égale à la hauteur géométrique totale (Hgt) ajoutée
des pertes de charges totales (∆𝐻t).
Elle est la différence de pression entre les orifices d'aspiration et de refoulement. Elle est
exprimée en mètres, mCE ou en bars.
𝜟𝑷
𝑯𝑴𝑻 = 𝑯𝒈é𝒐 + 𝜟𝑯 +
𝒘
Hgéo : différence de niveau ou hauteur géométrique ;
ΔH : perte de charge dans la conduite d’adduction
ΔP : variation de la pression entre l’aspiration et le point de décharge mesurée en bars
La masse volumique de l’eau : 𝒘 = 𝝆𝒈

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 50
La hauteur géométrique Totale Hgéo est la différence d’altitude entre le niveau de
refoulement vers le château ZR et le plan (côte) d’aspiration de la pompe.
Elle est constituée de la hauteur géométrique d’aspiration (différence de niveau entre l’axe de
la pompe et le plan à l’aspiration) et la hauteur géométrique de refoulement qui est la différence de
niveau entre le niveau de refoulement et l’axe de la pompe.
Les pertes de charge 𝚫H sont celles des canalisations. Il y a les pertes de charge à l’aspiration
et au refoulement. Elles sont fonction de la section et de la nature de la canalisation (pertes de charges
linéaires) mais également fonction du nombre et du type de raccords (coudes, tés, jonctions) installées
le long des conduites.
La variation de la pression est la pression utile souhaitée à l'ouverture du robinet, qui varie
en moyenne environ à 2,5 bars, soit 25m de pression. Elle varie entre le plan d’eau à l’aspiration et le
point de décharge de la conduite de refoulement.

Exemple

Refoulement Château

NS

ND
Groupe électropompe
immergée

Forage

Soit le système d’adduction ci-dessus :

Données :
NS=21,00 m
Rabattement r =10,00 m
ND=31,00 m
Hauteur installation pompe 34,00 m
ZR et la cote d’aspiration de la pompe Za= -34,00 m
Côte du réservoir ZR = 5,00 m ;

D’où Hgt= ZR + Za = 34 + 5 = 39,00 m

Les pertes de charges engendrées par l’adduction sont données par la formule de Manning Strickler :
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝑳
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑

En considérant que les pertes de charges singulières représentent 10 % des pertes de charges linéaires
et les pertes de charge dans le forage dues aux équipements sont de 2,00 m, on a :

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 51
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝟏, 𝟏 𝑳+𝟐
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑

Pour la conduite de refoulement PVC nous avons les caractéristiques suivantes :


Q=9m3/h ; L=310m ; DN= 80 mm ; Ks=120 (PVC)
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝟗²
∆𝑯 = 𝟏, 𝟏 . 𝟑𝟏𝟎 + 𝟐 = 𝟑, 𝟎𝟎 𝒎
𝟏𝟐𝟎² 𝒙 (𝟎, 𝟎𝟖)𝟏𝟔/𝟑
Par conséquent :
𝑯𝑴𝑻 = 𝑯𝒈é𝒐 + 𝜟𝑯 = 𝟑𝟗 + 𝟑 = 𝟒𝟐, 𝟎𝟎 𝒎

On prendra une pompe de débit 10 m3/h et de HMT 45,00 m

A l’aide du catalogue des pompes nous choisissons une Electropompe immergée qui a les
caractéristiques suivantes :
Marque GRUNDFOS SP 30-4
Type MS 4000
Puissance 4 KW
Poids 31 kg
Tension d‘alimentation 3X400V, fréquence 50 Hz.
Débit 10 m3/h,
Hauteur manométrique totale (HMT=45m)
Rendement ηP = 70 %
Démarrage triangle étoile.

Entraînement des pompes ou Choix du Groupe électrogène


Les pompes sont entraînées par des moteurs électriques.

i- La puissance utile d’une pompe est la puissance correspondant au travail fourni par la pompe pour
permettre à l’eau de monter au réservoir. La puissance hydraulique que devra fournir la pompe pour
déplacer la masse d’eau :
𝜌𝑄: Masse d’eau déplacée
𝑷𝑯 = (𝝆𝑸). 𝒈. 𝑯𝒎𝒕 (Watt) 𝜌: Masse volumique de l’eau (1000 kg/m3)
g: Accélération de la pesanteur (9.81m/s²)
Q=débit de la pompe en m3/s
Hmt : hauteur manométrique de la pompe (m)
Exemple :
Pour l’exemple ci-dessus, le débit de la pompe Q = 10 m3/h = 0,003 m3/s
Hmt : hauteur manométrique de la pompe = 45 m
𝑷𝑯 = (𝝆𝑸). 𝒈. 𝑯𝒎𝒕 = 𝟏𝟑𝟐𝟓 𝑾 = 𝟏, 𝟑𝟑 𝑲𝑾

ii- La puissance mécanique absorbée par la pompe pour fournir ce travail est :
𝑷
𝑷𝒑 = 𝜼𝑯 𝜂𝑃 = rendement de la pompe
𝑷
𝑃𝑃 = puissance à l’arbre de la pompe
Le Rendement de la pompe ηP = 70 %
𝑷𝑯 𝟏, 𝟑𝟑
𝑷𝒑 = = = 𝟏, 𝟗 ≈ 𝟐 𝑲𝑾
𝜼𝑷 𝟎, 𝟕

iii- La puissance électrique absorbée par le moteur de la pompe est:


𝑷
𝑷𝑬 = 𝜼 𝑷 𝜂𝑀 = Rendement du moteur
𝑴
Rendement global : 𝜂 = 𝜂𝑃 𝜂𝑀
Pour un rendement du moteur égal à 80 % on a :

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 52
𝑷𝑷 𝟐
𝑷𝑬 = = = 𝟐, 𝟓 𝑲𝑾
𝜼𝑴 𝟎, 𝟖

iv- La Puissance absorbée par le GE (Pg)


En majorant de 10 % pour tenir compte des pertes entre le groupe électrogène et le moteur on a :
𝑷𝒈 = 𝟏, 𝟏 𝑷𝑬
Dans l’exemple, Pg = 1,1 x 2,5 = 2,75 KW prendre Pg =3 KW

v- La Puissance d’installation (Pi)


𝑷𝒈
𝑷𝒊 =
𝒄𝒐𝒔 𝝋
Pour cosφ =0,8

𝑷𝒈 𝟑
𝑷𝒊 = = = 𝟑, 𝟕𝟓 𝑲𝑾
𝒄𝒐𝒔 𝝋 𝟎, 𝟖

On choisira un Groupe électrogène d’une puissance 7,5 KVa pour une vitesse de rotation de 2900
tr/mn

vi- L’énergie consommée par un groupe moto-pompe est :

W= PE x t t : temps de fonctionnement de la pompe en heures


La charge nette d’aspiration disponible, NPSHd,
La mise en mouvement de l’eau dans l’aspiration des pompes ou débit d’aspiration est
provoquée par la création d’une dépression par rapport à la pression atmosphérique. Les possibilités
d'aspiration sont définies par le NPSH (Net Positive Suction Head).
La NPSH disponible est la valeur de la pression absolue mesurée entre la surface du plan d'eau
à pomper et l'entrée de la pompe et exprime les caractéristiques de l’eau et des dispositions
géométriques de l’installation.
𝑽²𝑨
𝑵𝑷𝑺𝑯𝒅 = 𝑷𝒂 − (𝒉𝒗 + 𝜟𝑯𝑨 + 𝑯𝒈é𝒐𝑨 + )
𝟐𝒈
Pa = Pression atmosphérique = pression à l’aspiration de la pompe
ℎ𝑣 = tension de vapeur
Δ𝐻𝐴 = perte de charge à l’aspiration
𝐻𝑔é𝑜𝐴 = Hauteur géométrique d’aspiration
Les caractéristiques de la pompe
La pression à l’intérieur de la pompe devra rester supérieure à la tension de vapeur ℎ𝑣 pour
éviter le désamorcement de la pompe et le phénomène de cavitation (formation dans le liquide de
bulles de vapeur). Les caractéristiques de la pompe sont données par les constructeurs de pompes sous
la forme de conditions appelée NPSH requis (NPSHr).

NPSHd > NPSHr

Le point de fonctionnement de la pompe


Le point de fonctionnement d’une pompe est le point d’intersection pour un débit donné, entre
la HMT de la pompe et la hauteur géométrique augmenté des pertes de charge. La hauteur
manométrique de la pompe sera égale à la somme de la hauteur géométrique totale et de la perte de
charge totale dans les conduites.
Les courbes caractéristiques illustrent les conditions de fonctionnement de la pompe en
fonction du débit et de la vitesse d’entraînement:
- la hauteur manométrique totale : HMT = f(Q)
- la puissance absorbée Pp (l’arbre)
- le rendement de la pompe 𝜂
- Le NPSH requis.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 53
Le choix d’une installation de pompage

1. La conduite de refoulement
𝑫𝒊𝒏𝒕 = 𝟏. 𝟓 √𝑸 Dint = Diamètre intérieur en m
Q = Débit en m3/s
2. Le débit de pompage
𝑩𝒋𝒑
𝑸= 𝒕
Bjp: Besoin du jour de point [m3/jour]
t : Temps de pompage
Q : Débit de pompage [m3/h]
Le temps de pompage est choisi en fonction du coût de l’énergie et des caractéristiques de la source

3. L’optimisation de la conduite de refoulement


Le choix optimal du diamètre d’une conduite de refoulement est fonction du:
- coût de la conduite et son entretien qui croissent avec l’élévation du diamètre
- coût de l’énergie de pompage qui croit avec la baisse du diamètre.
Le diamètre optimal est celui qui minimise la somme de :
- l’investissement,
- le coût de l’opération et la maintenance,
- le coût de l’énergie.

4. L’équipement d’une pompe


A l’amont d’une pompe : Aspiration
Crépine : Protection de la pompe contre l’entrée de gros éléments
Clapet de pied : retenue de l’eau dans la conduite pour l’amorçage de la pompe
Convergent dissymétrique : suppression de zone morte à l’entrée de la pompe
Vanne d’arrêt : isolement de la pompe pour entretien
A l’aval de la pompe : refoulement
Manomètre : Mesure de la pression à la sortie de la pompe
Vanne de refoulement : Isolement de la pompe pour l’entretien
Purge d’air : Elimination de l’air
Compteur : Evaluation des quantités d’eau refoulées
Clapet anti-retour : Protection de la pompe
Anti-bélier: Protection de l’installation contre les régimes transitoires

La protection des pompes contre les variations de pression


Le coup de bélier est un phénomène de variation de pression provoqué par la mise en marche
ou l’arrêt d’une pompe, la fermeture ou l’ouverture brusque d’une vanne, le prélèvement instantané
d’un débit important. Les conséquences qu’engendre ce phénomène sont :
�La surpression qui provoque la fatigue des conduites
�La déformation par l’onde de dépression
�La cavitation et la rupture des conduites
La fermeture de la vanne sur la conduite de refoulement entraîne l’annulation de la quantité de
mouvement pendant le temps de fermeture T:

𝟐𝑳 𝟗𝟗𝟎𝟎
𝑻 < 𝒂
Avec 𝒂= 𝑫 𝟎.𝟓
(m/s) (formule d’ALLIEVI)
(𝟒𝟖.𝟑+𝑲 )
𝒆

L : longueur de la conduite
e : épaisseur de la conduite
D : diamètre intérieur de la conduite

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 54
La valeur de la caractéristique K dépend de la nature de la conduite

Nature PVC Acier Fonte Béton PEHD


K 33 0.50 1 5 83

Si le temps de fermeture est inférieur au temps que met l’onde pour s’annuler au niveau du réservoir
(L/a), le coup de bélier est maximum

La variation de la pression dans ce cas est:


𝒂𝑽𝟎
∆𝑯 =
𝒈
Vo = Vitesse de l’eau au moment de l’arrêt (m/s)
g = Accélération de la pesanteur m/s²
a = Célérité de l’onde de choc dans l’eau (m/s)
La surpression : 𝑌𝑠 = 𝐻𝑜 + ∆ℎ − 𝐻𝑔é𝑜
La dépression : 𝑌𝑑 = 𝐻𝑜 − ∆ℎ − 𝐻𝑔é𝑜

La surpression à souvent plus de conséquences que la dépression (cavitation).

Les équipements et les moyens de protection suivant ne supprime pas le coup de bélier, mais
l’atténue pour le contrôler dans une fourchette supportable par l’installation :
- Le ballon anti-bélier : stockage puis restitution d'énergie mécanique
- Les cheminées d’équilibre : stockage puis restitution d'énergie mécanique
- Les ventouses : Lutter contre les pressions inférieures à la pression atmosphérique
- Les clapets de by-pass à l’aspiration : compensent uniquement les surpressions en admettant une
décharge de la conduite de refoulement dans l’aspiration.
- les soupapes de décharge : Ecrêter les pressions trop fortes
- Les volants d’inertie : Ecrêter les dépressions à l'aval de la pompe

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 55
Les réseaux d’adduction

Chapitre 5
I- Définition
L’adduction se définit comme l’ensemble des ouvrages mis en place pour le transport de l’eau
de sa source au réservoir de distribution à travers un réseau de conduites. Elle se fait à débit constant
(Qadd), pour permettre le remplissage du réservoir dans un temps donné (toujours inférieur à 24 h).
Les conduites d’adduction ne transportent que d’eau brute et ont pour fonction d’assurer le transfert de
l’eau entre deux points :
- entre la source et la station de traitement ;
- entre la source et les stockages ou le réseau de distribution.
Les conduites de transfert ou feeder transportent l’eau sans distribution d’eau potable :
- entre la station de traitement et les stockages ou le réseau de distribution ;
L’adduction comporte :
la source qui peut être un forage équipé d’un système de pompage ou un cours d'eau naturel;
une station de pompage :
une station de traitement : le traitement de l’eau se fait en fonction des captages, il peut être lourd
ou léger.
un réseau de transport constitué de conduites souvent enterrées, de vannes et de pompes ; la
pompe est un dispositif permettant d'aspirer et de refouler l’eau. Des chambres de vannes enterrées
(vannes de sectionnement, vannes de purge ou vannes de ventouse) sont installées sur le trajet du
réseau, permettant la protection des vannes, la régulation de la pression de service et le fractionnement
du réseau afin d'isoler certains tronçons lors de la maintenance.
un système de stockage d’eau intermédiaire ;
un système d’asservissement amenant l'eau aux usagers (industriel, public, domestique) ou à des
points de distribution collectifs (robinets, bornes fontaines, etc.) et les ouvrages de protection.

Après usage, l’eau est envoyée à la station d’épuration par un réseau d’égout, puis rejetée dans
la nature ou recyclée pour transformer à nouveau en eau potable.
L’écoulement dans les réseaux d’adduction se fait grâce à la force de gravitation (écoulement
gravitaire) ou par une puissance hydraulique fournie par une pompe (écoulement par refoulement).
Il n’y a pas de distribution en route en dehors de prélèvements ponctuels pour d’autres
localités ou de gros consommateurs (hôpitaux, industries). Pour éviter les pertes de charge dans
l'écoulement, il est interdit d'effectuer un piquage sur un conduit d'adduction par refoulement, mais le
piquage d'un conduit d'adduction gravitaire peut être toléré.

II- Tracé des conduites


Dans les réseaux, on peut distinguer :
qui doivent suivre le tracé du réseau de la voirie ou des accotements
des routes.
ceux de la station de pompage au réservoir ont un emplacement fixé en
fonction de l’altitude des zones à desservir.

II.1- Tracé en plan


La conduite doit suivre le chemin le plus court possible. On évitera les zones à accès difficile
(traversées de rivières, de canaux ou de routes importantes,…). Il est préférable de choisir les voies
d’accès existantes pour des raisons économiques, de facilité de pose et de maintenance ultérieure des
installations.

II.2- Profil en long


Il est important d’éviter des tracés trop accidentés qui engendrent des zones de dépressions ou
de surpressions, des dégradations des joints des éléments de conduite, des formations de poches d’air,
etc.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 56
Profondeur
La conduite doit être enterrée en une profondeur de couverture minimale de 0.80 m au-dessus
du sol, la protégeant des intempéries, des charges roulantes très lourdes, des chocs (surtout PVC), etc.
Il est également possible de poser les conduites au sol ou les suspendre, dans le cas des
ouvrages de franchissement d’obstacles (ponts, radier, ravins, etc.). Ce qui n’est pas applicable aux
conduites en matière plastique (PVC, PEHD) qui sont très sensibles à l’ensoleillement et aux
variations de température.

Terrain naturel Terrain naturel

h h

Conduite D D

Profil en long Profil en travers

Pente
Pour protéger et entretenir la conduite, les dispositions suivantes doivent être prises :
 créer des pentes minimales supérieures à 0.3% pour éviter des montées lentes et les
descentes rapides.
 Réduire le nombre de changements de pente dû au relief du terrain naturel.

Equipement des points hauts


Les points hauts doivent être équipés de ventouses pour libérer les canalisations des bulles
d’air accumulées et emprisonnées.

Equipement des points bas


Les points bas sont à équiper de robinets vannes de vidange pour la vidange des conduites au
moment d’éventuelles réparations.

Sol horizontal

Ventouse

0,3% 0,3%

0,6% 0,3%

Décharge

300 150 300 150

II.3- Pose des conduites


Une canalisation est un tuyau ou un canal destiné à l'acheminement de matières gazeuses ou
liquides. Lorsqu'une canalisation a un diamètre nominal allant de trente millimètres à plus de trois
mètres vingt (pour les adductions d'eau), on le qualifie de tuyau. Lorsque son diamètre est moins de
trente millimètres, on parle plutôt de tuyauterie.
Les conduites d’adduction sont les plus souvent enterrées pour les protéger contre les
intempéries (ensoleillement, réchauffement de l’eau).
Elles doivent être enterrées afin d’éviter l’encombrement des voies de circulation sous
lesquelles elles sont posées et de prévenir leur ovalisation ou leur écrasement par les charges trop
lourdes et les chocs.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 57
La profondeur et la largeur minimales sont données par les formules ci-après :
𝒉𝒎𝒊𝒏 ≥ 𝟎. 𝟓𝟎𝒎 + 𝑫𝒆𝒙𝒕
𝒍𝒎𝒊𝒏 ≥ 𝟎. 𝟒𝟎𝒎 + 𝑫𝒆𝒙𝒕
Dext = Diamètre extérieur de la conduite
hmin = Profondeur minimale
lmin = Largeur minimale
lmin

hmin

De façon pratique les profondeurs de la tranchée seront comprises entre 0.80 et 5.00 m et une
moyenne 1.00m : 𝟎. 𝟖𝟎𝒎 < 𝒉 < 𝟓. 𝟎𝟎𝒎

II.4- Dimensionnement des conduites


Quatre données sont nécessaires pour le dimensionnement d’une conduite d’adduction :
- Les caractéristiques propres du site de prélèvement (les variations de débit);
- Les besoins prévisionnels de pointe à l’horizon de planification ;
- L’altitude du point à alimenter par rapport au point de prélèvement ;
- Le profil en long du terrain naturel.
Si la vitesse est trop faible, le diamètre sera grand avec risque de dépôt dans la canalisation des
matières en suspension et des investissements élevés. Si le diamètre est grand, la perte de charge
diminue.
Si la vitesse est très élevée, les pertes de charges sont importantes avec des risques de coup de
bélier et des dépenses en énergie plus élevées. Mais le diamètre devient petit.
La vitesse d’écoulement conseillée dans les conduites d’adduction est comprise entre 0.5 et
2 m/s. Si V< 0,5 m/s, il ya risque de dépôt et acheminement de l’air difficile vers les points hauts. Si
V> 2 m/s, il ya accroissement du risque de dégradation de la conduite et du coup de bélier.
La pression minimale doit être supérieure à la pression atmosphérique, notamment aux points
hauts. La pression aux points bas doit rester inférieure à la pression nominale prescrite par le fabricant
: PN 6, 10, 16 et 25 bars.
Les paramètres du dimensionnement sont :
 le débit Q
 le diamètre D
 la vitesse V
 la perte de charge ∆H
La perte de charge disponible pour une conduite gravitaire est connue par la dénivelée. On
peut alors calculer le diamètre et vérifier la conformité de la vitesse.
Dans le cas général des conduites de refoulement, on procède par itération en fixant une
vitesse arbitraire au départ et en optimisant le choix de la conduite suivant les contraintes techniques et
économiques.

II.5- La protection des conduites d’adduction


i- La protection des points hauts
Au cours du fonctionnement de la conduite ou de sa mise en eau, il peut se produire une
accumulation de l’air aux points hauts. L’accumulation survient au cours du remplissage de la
conduite ou de la séparation de l’air dissous par suite de conditions favorables de pression.
La présence de l’air accumulé dans une conduite a pour conséquences, la réduction du débit,
les risques de coups de bélier et le gaspillage d’énergie en cas de pompage.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 58
ii. La protection aux points bas
Les vidanges raccordées à proximité des points bas permettent de vider la conduite et procéder
à son entretien. Le choix du débit de la vidange dépend de la longueur de la conduite d’adduction, son
diamètre et le temps jugée acceptable pour la vidanger.

iii. Les mesures de protection


Trois mesures simples peuvent être prises pour réduire ou éliminer les inconvénients cités
dans les paragraphes précédents :
- Le profil en long de la conduite doit faciliter l’accumulation de l’air en des points hauts
préalablement choisis. Si le terrain est plat, il faut créer une pente minimale de 0.2 à 0.3% dans la
partie montante dans le sens de l’écoulement et 0.4 à 0.6% dans la partie descendante afin d’éviter
l’entraînement des poches d’air qui peuvent provoquer des coups de bélier.
- Des appareils de purge et d’admission de l’air doivent être placés aux points hauts
- Des vidanges seront placées aux points bas.

III- Adduction gravitaire


L’adduction est dite gravitaire lorsque la source est située en altitude par rapport au site à
alimenter. L’eau située au point haut doit être amenée vers un point bas à travers un réseau de
conduites.
La force de déplacement de l’eau est l’énergie potentielle qui est suffisante pour le transport
du débit souhaité au point bas. La dénivelée et les limites techniques de vitesse imposent le diamètre.

B
1-Le débit
Dans les projets d’AEP, le débit de calcul des ouvrages d’adduction est celui correspondant
aux besoins de production du jour de pointe. Le système d’adduction doit être conçu pour travailler le
plus longtemps (minimum 20 heures/Jour) pour minimiser les débits et la taille des ouvrages.

2- Le diamètre
La dénivelée H correspond aux pertes de charges disponibles pour le transport du débit Q sur
une longueur L, dans une canalisation dont le diamètre D est à déterminer. Aucune pression résiduelle
n’est exigée en B.
Plusieurs formules peuvent être utilisées. Le plus courant est celui de Manning-Strickler et on
peut poser :

𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝒁𝑨 − 𝒁𝑩 = 𝑳
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
Avec :
Q : débit (m3/s) KS : Coefficient de Strickler
D : Diamètre intérieur de la conduite en (m)
L : Longueur de la conduite en (m) ∆H : Perte de charge en (m)
ZA : côte amont de l’eau au départ et ZB côte aval de l’eau à l’arrivée

Ce qui signifie qu’on peut retenir un diamètre D qui laisserait passer le débit Q désiré en
engendrant des pertes de charge au plus égale à H. Connaissant le débit Q(m3/s) à véhiculer au travers
d'une canalisation de diamètre intérieur D(m) et de longueur L(m), l'expression des pertes de charge
par la formule Manning Strickler s'écrit:

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 59
𝟒𝟏𝟎/𝟑 𝒙 𝑸²
∆𝑯 = 𝟐 𝑳
𝝅𝟐 𝒙 𝑲𝒔 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑
Le diamètre théorique ou minimum sera déduit :
𝟑/𝟏𝟔
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸²
𝑫𝒕 = ( 𝑳)
𝑲𝒔 𝟐 𝒙 ∆𝑯
Lorsque V fixé, alors:
𝟒𝒙𝑸
𝑫= √
𝝅𝒙𝑽
Avec Q et D connus, on obtient j à l’aide de la formule des pertes de charges linéaires J=j x L.
La valeur à retenir est le diamètre standard immédiatement supérieur. Ce diamètre risque
d’engendrer de fortes vitesses si la dénivelée ∆H est très grande devant le débit Q et la longueur L.
Dans ce cas, il faudra refaire les calculs en imposant la vitesse V.
Ce diamètre commercial doit être supérieur ou égal au diamètre calculé pour garantir des
pertes de charge inférieures ou égale à H. Avec ce diamètre commercial on vérifie que Q s’écoule avec
une vitesse comprise entre Vmin = 0,50 m/s et Vmax= 2,00 m/s.

3- La vitesse
Le diamètre calculé risque d’engendrer de fortes vitesses si la dénivelée (∆𝐻) est très grande
devant le débit Q et la longueur L.
Si la vitesse est trop faible, le diamètre sera gros et par conséquent risque de dépôt dans la
canalisation. Les gros diamètres rendent les frais d’investissement élevés.
Si la vitesse est trop forte, il y aura davantage de risque de ‘coup de bélier’ pouvant entrainer
des dommages sur la conduite.

Exemple :
Données : Côte de l’eau à la source : 𝒁𝑨 = 𝟏𝟓𝟎 𝒎
Côte de l’eau à l’arrivée au réservoir : 𝒁𝑩 = 𝟏𝟏𝟐 𝒎
Longueur de la conduite : L = 2 km
Débit à transiter : Q = 30 l/s
Conduite en fonte

Déterminer le diamètre de la conduite à poser

Résolution
La perte de charge disponible
∆𝑯 = 𝒁𝑨 − 𝒁𝑩 = 𝟏𝟓𝟎 − 𝟏𝟏𝟐 = 𝟑𝟖 𝐦
Conduite en fonte :
3
10.29 𝑥 (0,030)2 16
𝐷𝑡 = ( . 2000) = 0,161 𝑚 = 161 𝑚𝑚
902 𝑥 38

Le diamètre standard immédiatement supérieur : DN = 200 mm

𝟒 𝒙 𝟎,𝟎𝟑𝟎
La vitesse V = = 𝟏, 𝟎𝟐 𝒎/𝒔 admissible
𝝅 𝒙 (𝟎,𝟐)²

IV- Adduction par refoulement


L’adduction est dite par refoulement lorsque le déplacement de l’eau est mû par une pompe.
Elle s’impose dès que le niveau de l’eau est plus bas au départ qu’à l’arrivée.
Alors, une pompe électrique est immergée dans la source et refoule l’eau vers un château
d’eau qui, à son tour, distribue l’eau par gravité dans tout le réseau.
Le débit transité est alors discontinu, variable dépendant du débit de pompage. Il est
commandé par l’amont avec la mise en marche des pompes.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 60
L’adduction par refoulement est constituée d’une conduite d’aspiration (si la pompe n’est pas
immergée), une pompe et une conduite de refoulement.

IV.1- Mode de pompage


La pompe est choisie à partir des caractéristiques hydrauliques suivantes :
 Débit Q ;
 Hauteur Manométrique Totale HMT ;
 Charge nette requise à l’aspiration NPSH (Net Positive Suction Head)
Les pompes peuvent être à :
- aspiration seulement : cas très rare (ne sera pas étudié),
- aspiration puis refoulement,
- refoulement uniquement.

Cas n°1 : Aspiration, puis refoulement

Hgr

Hga Réservoir

Bâche d’eau

L’aspiration de la pompe se fait au niveau le plus haut de la surface de l’eau. Le principe d’aspiration a
lieu lorsqu’on dégage une partie de l’air à l’intérieur de la conduite de refoulement d’une pompe en
l’aspirant, il se crée une dépression qui permet à l’eau de remonter.

Une pompe aspirante est une pompe dont le dispositif d’aspiration (piston) est situé au-dessus du plan
d’eau, dans le corps de l’appareil. L’eau est pompée par l’intermédiaire d’une conduite dite
d’aspiration. La dénivelée est limitée à 6 mètres. Ces pompes conviennent aux points d’eau peu
profonds.

Une pompe est dite immergée lorsque son dispositif d’aspiration est situé en dessous du niveau
dynamique du plan d’eau. L’aspiration se limite aux crépines d’entrée de l’eau dans la pompe.

Une pompe foulante est une pompe (aspirante ou immergée) capable de porter l’eau au-dessus du
niveau du sol, par exemple dans un réservoir surélevé.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 61
Le pompage est caractérisé par :
 Hmt = Hgt + ∆𝑯t ou Hgt est la hauteur géométrique totale = ZR - ZB
 ∆𝑯t = Perte de charge totale (aspiration + refoulement) = ∆𝑯a + ∆𝑯r
 NPSH disponible = 10,33 – Hma
Avec Hma : hauteur manométrique à l’aspiration.

Si ∆𝐻a est la perte de charge (linéaire et singulière) et Hga, la hauteur géométrique à l’aspiration,
différence de niveau entre l’axe de la pompe et le plan à l’aspiration, alors on peut poser :
Hma = Hga + ∆𝑯a
Pour le refoulement, on peut également poser par analogie : Hmr = Hgr + ∆𝑯r
La hauteur géométrique de refoulement qui est la différence de niveau entre le niveau de refoulement
et l’axe de la pompe.

La pompe choisie doit permettre d’obtenir le débit Q, à la hauteur Hmt et avoir un NPSH requis
inférieur ou égal à la valeur calculée, c’est-à-dire pouvant aspirer à une hauteur égale ou supérieure à
la hauteur d’aspiration.

Cas n° 2 : La pompe est alimentée gravitairement

Hgt -Hgr

Réservoir

Bâche d’eau

Si ∆𝑯a < h, il n’ya pas de problème de NPSH (cas des stations de pompage)
∆𝑯t = ∆𝑯a + ∆𝑯r
Hgt = Hgr

Cas n° 3 : Refoulement uniquement

Hgt =Hgr

Réservoir

Forage

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 62
La pompe immergée avec un moteur de surface ou un groupe moto pompe immergée qui assure
l’exhaure. Pas d’aspiration, NPSH = 10,33 m n’a pas d’intérêt.
Hgt = Hgr et ∆𝑯t = ∆𝑯r

IV.2- Choix et montage de la pompe


Le choix d’une pompe est fonction de sa position par rapport au plan d’eau et de son accès à
l’installation. On dénombre quatre types d’installations couramment utilisés en AEP :
Le pompage des eaux de surface peut se faire à sec. Lorsque la pompe fonctionne par
aspiration et refoulement, le groupe moteur + pompe est situé au-dessus du niveau le plus haut de plan
d’eau (pompages en rivière et sur les retenues d’eau). La hauteur d’aspiration est limitée par le NPSH
de la pompe, dans tous les cas elle ne pourra jamais excéder 6 m.
Lorsque la pompe fonctionne par aspiration en charge, la pompe est en sécurité. C’est celle
que l’on retrouve souvent lorsque la station est incorporée à la digue d’un barrage. La condition de
NPSH est toujours satisfaite.

Le pompage des eaux profondes peut se faire à travers une pompe à axe vertical ou immergée.
Si la prise est peu profonde, mais de profondeur supérieure à 6 m, on utilise une pompe à axe vertical.
Le moteur est situé au-dessus du niveau maximum du plan d’eau.

Si la prise est profonde (cas de puits et forages profonds), on utilise une pompe immergée. L’ensemble
du bloc (pompe + moteur) est immergé. Un câble électrique alimente le groupe électropompe.

La performance d’une pompe est donnée par sa courbe caractéristique traduisant la relation
(Q,H) et sa courbe de rendement. Ces données sont fournies par le constructeur.
La courbe caractéristique d’une conduite est définie par la relation (Q, Hmt). Ces données sont
imposées par les installations.

Les courbes caractéristiques d’une pompe sont au nombre de quatre :


- la courbe débit/hauteur (ou débit/pression) : le point nominal correspond au débit pour lequel
le rendement passe par son maximum. Ce débit nominal QN est le débit de calcul de la pompe;
- la courbe débit/puissance ou la courbe de puissance : elle présente un maximum pour un
débit plus élevé que le débit nominal pour une courbe débit / hauteur plate;
- la courbe débit/ rendement ou la courbe de rendement : elle passe par un maximum pour le
débit nominal de la pompe;
- la courbe débit / NPSHr ou la courbe de NPSHr : lorsque la pression absolue d’un liquide
devient inférieure à une certaine valeur TV dite tension de vapeur saturante, le liquide se vaporise.

Les courbes caractéristiques se déterminent expérimentalement en mesurant la variation de la


charge en fonction du débit entre l’aspiration et le refoulement de la pompe.
𝑷 𝑽²
𝑯 = 𝒛 + +
𝝆𝒈 𝟐𝒈

Courbe caractéristique conduite

M
Hmt
Courbe caractéristique pompe

Hg Courbe de rendement

Qp Q

M est le point de fonctionnement du système de pompage

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 63
La pompe doit être choisie pour que le débit Qp voulu soit refoulé à la hauteur HMT et avec un bon
rendement (≥ 80%). Pour plus de détail, voir cours de Station de Pompage.

Les pompes peuvent être montées en :

En série : les hauteurs de refoulement s’ajoutent


Deux pompes fonctionnent en série lorsque l’une refoule dans la conduite d’aspiration de
l’autre. Le débit véhiculé est le même, mais la pression d’aspiration de la deuxième est la pression de
refoulement de l’autre. Pour des conduites en série, la courbe caractéristique de l’ensemble s’obtient
en additionnant les ordonnées des courbes ∆𝐻 (𝑄).

Courbe caractéristique conduite


Hmt(1+2) M(1+2)

Hmt2 M2 Pompes montées en série


Hmt1 M1
Courbe caractéristique résultant P1 +P2 en série

Hg Courbe de rendement

Q1 Q2 Q(1+2) Q

En parallèle : les débits s’ajoutent pour assurer le besoin


Deux pompes fonctionnent en parallèle lorsqu’elles débitent dans une même conduite.
Lorsque les pompes associées sont identiques, la caractéristique commune des pompes associées
s’obtient en ajoutant pour chaque hauteur manométrique totale les débits individuels des pompes. La
courbe caractéristique de l’ensemble est obtenue en additionnant les abscisses des courbes ∆𝐻 (𝑄).

Courbe caractéristique de la conduite

Hmt(1+2)
M(1+2) Courbe caractéristique résultant de
Hm1 deux pompes identiques en parallèle
M1

Hg Courbe de rendement

Q1 Q(1+2) Q

Pompe montées en parallèle


IV.3- Puissance, rendement et énergie

i- La puissance hydraulique fournie par la pompe est l’effort nécessaire pour permettre à l’eau de
monter au réservoir.
La puissance Hydraulique Ph (en watt) est donnée par 𝝆. 𝒈. 𝑸. 𝑯𝒎𝒕

Hmt : hauteur manométrique totale de la pompe ou la chute nette de la turbine (en m)
Q : débit qui les traverse (m3/s)
𝜌 : masse volumique en g/m3

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 64
ii- Le groupe moto-pompe fonctionne avec un rendement ƞ𝑡. La puissance électrique consommée par
𝑷𝒉
la pompe Pe = ƞ𝒕
ƞ𝒕 = ƞ𝒑 + ƞ𝒎 : Rendement total du groupe
avec ƞ𝑝 : rendement de la pompe et ƞ𝑚 : rendement du moteur

iii- L’énergie consommée par un groupe moto-pompe est W = Pe x t (en wh ou kwh)


t est le temps de fonctionnement en heures.

IV.4- Débit de pompage


Il est calculé à partir du temps de pompage T. Plus le pompage est de longue durée, plus le
débit est faible, la conduite et la pompe sont de taille modeste.
𝑩𝑱𝑷 𝑫𝒋𝒎 . 𝑪𝒑𝒔 . 𝑪𝒑𝒋
𝑸𝒑 = =
𝑻 𝜼𝒓 . 𝑻
avec BJP : Besoins de production du jour de pointe
On adopte généralement un temps de pompage de 10 à 20 heures par jour pour les petites et moyennes
installations et de 24 heures pour les grands centres :
- Evite le pompage aux heures ou l’énergie électrique est chère,
- Le pompage aux heures de faibles consommations d’eau nécessite un volume plus important
pour le réservoir,
Lorsque la localité est petite, il ya risque d’arrêt par panne, prévoir une marge de sécurité.

IV.5- Diamètre de la conduite


Le coût de la conduite est fonction de son diamètre. Lorsqu’il est grand, il coûte plus cher
alors que les pertes de charge et l’énergie consommée décroissent, dans le cas contraire, ils sont
élevés.
Le choix du diamètre économique doit être fait suite à un calcul pour déterminer le plus
économique (investissement + exploitation).
La vitesse doit être limitée 0,5 ≤ 𝑽 ≤ 𝟏, 𝟓 à 𝟐 𝒎/𝒔

Le diamètre peut s’évaluer à partir de :

Formule de BRESSE : 𝑫 = 𝟏, 𝟓 √𝑸 avec D en m et Q en m3/s


𝟏/𝟑
Formule de Bresse modifiée : 𝑫 = 𝟎, 𝟖 𝑸
Formule mise au point à l’EIER par MAIGA et SAVARY en 1987 : 𝑫 = 𝟎, 𝟗𝟗𝟕 𝑸𝟎,𝟒𝟔
𝟎,𝟓
Formule simplifiée de Munier (1961): 𝑫 = (𝟏 + 𝟎, 𝟎𝟐𝒏) 𝑸 n : nbre d’heures de pompage /jour

IV.6- Nature des conduites


Les mêmes conduites sont utilisées pour l’adduction comme pour la distribution.
En adduction gravitaire, on peut utiliser les conduites à surface libre, mais non exposées à l’air libre.
i- Les fontes
Les conduites en fontes ductile coutent très chère mais sont résistantes à l’écrasement et peuvent
supporter des pressions supérieures à 25 bars. Elles sont désignées par leur diamètre intérieur en mm.
La fonte grise n’est plus utilisée, elle est remplacée par la fonte ductile.
ii- Les plastiques
Les conduites en PVC (polychlorure de vinyle) sont les plus utilisées surtout en Afrique. Elles sont
rigides et sont moins résistantes au choc et à l’écrasement au cours de leur vieillissement. Elles sont
désignées par leur diamètre extérieur en mm.

iii- L’acier
Les conduites en acier ne sont que utilisées pour des équipements spéciaux (station de pompage) à
cause de leur corrodabilité très élevé.

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iv- L’Amiante – ciment
Les conduites en amiante-ciment ne sont plus utilisées en AEP. Les conduites en ciment sont utilisées
dans de rare cas en adduction gravitaire.

V- Renforcement d’un système d’adduction existant


Le renforcement des conduites peut être nécessaire lorsqu’on veut accroitre le débit. Il peut se
faire avec ou sans renforcement de conduite.

V.1- Au niveau de la conduite


i- Si la conduite est à renforcer
Soient D1, L1, KS1, le diamètre, la longueur et le coefficient de Strickler de la conduite existante
transitant un débit Q1,
On veut augmenter un débit Q2 dans les mêmes conditions de pression avec Q1, il faudra
installer une 2ème conduite en parallèle de diamètre D2, de longueur L2 (si le tracé est différent) et de
coefficient de Strickler KS2 (si les conduites sont de nature différente),
Alors, le diamètre D2 est calculé pour provoquer la même perte de charge ∆𝐻 que D1,
Selon Manning – Strickler
𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸𝟏 ² 𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑸𝟐 ²
∆𝑯 = 𝑳𝟏 = 𝑳𝟐
𝑲𝒔𝟏 𝒙 𝑫𝟏 𝟏𝟔/𝟑 𝑲𝒔𝟐 𝒙 𝑫𝟐 𝟏𝟔/𝟑
Si L1 = L2, et les conduites ont le même matériau, alors la relation devient :
𝑸𝟏 ² 𝑸𝟐 ² 𝑸 𝟑/𝟏𝟔
𝟏𝟔/𝟑 = 𝟏𝟔/𝟑 d’ou 𝑫𝟐 = 𝑫𝟏 ( 𝟐)
𝑫𝟏 𝑫𝟐 𝑸𝟏

ii- Si la conduite n’est pas à renforcer


Dans ce cas la hauteur manométrique du pompage sera augmentée. Ceci est acceptable lorsque les
pressions et les vitesses que les nouvelles données engendrent ne dépassent pas les valeurs admissibles
pour les conduites.

V.2- Au niveau du pompage


L’augmentation du débit de Q2 peut s’obtenir par plusieurs méthodes :
i- Remplacement de la pompe existante (pompe amortie)
Elle est remplacée par une nouvelle pompe dont le débit est Q= Q1 + Q2 et Hmt de la nouvelle pompe
sera égale Hmt1 de l’ancienne pompe.

Si la conduite n’est pas renforcée, ou si elle est avec une conduite de diamètre différent D2 calculé plus
haut, alors il faudra rechercher la Hmt de la nouvelle pompe.

ii- Installation d’une 2ème pompe en série avec la pompe existante


Lorsque les pompes sont en série, Hmt = Hm1 + Hm2
Avec le nouveau débit, les deux pompes fonctionneront ensemble à une hauteur Hmt. La pompe P1
seule refoulera ce débit à une hauteur Hm1.

La pompe P2 devra être choisie pour envoyer le même débit Q à une hauteur Hm2, avec
Hm2 = Hmt – Hm1
Hmt : calculée en fonction de l’option prise au niveau de la conduite d’adduction.

Cette option peut être retenue lorsque la pompe existante n’est pas encore amortie et que les nouvelles
conditions de fonctionnement (débit, hauteur) n’engendrent pas de mauvais rendements.

iii- Installation d’une 2ème pompe en parallèle


Deux pompes fonctionnent en parallèle lorsqu’elles débitent dans une même conduite. La pompe P1
fonctionnera à la nouvelle hauteur manométrique Hmt avec un débit 𝑸′𝟏 < 𝑸𝟏
La pompe P2 devra être choisie pour fournir un débit 𝑸𝟐 = 𝑸 − 𝑸′𝟏 et à la même hauteur Hmt.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 66
Les ouvrages de stockage

Chapitre 6
I- Définition
Les ouvrages de stockage servent à l’accumulation de quantité d’eau pour résoudre un
problème technique et/ou un problème économique (coût de l’énergie). Le château d'eau remplit une
double fonction : il joue le rôle de réservoir tampon entre la production d'eau et la distribution aux
consommateurs et celui de livrer l'eau. Les réservoirs assurent également les fonctions techniques et
économiques.
Les ouvrages de stockage sont les réservoirs (ouvrage posé au sol, semi-enterré, enterré) et les
châteaux d’eau (ouvrage surélevé selon les besoins). Ils peuvent être réalisés en béton armé, en acier
ou en matières plastiques.
Les châteaux d’eau sont construits au sol lorsque le terrain ne présente pas de point assez haut,
et permettent de créer une différence de niveau artificielle. Le château d'eau est composé de deux
parties principales : la cuve et le support de la cuve appelé tour ou fut.
Les réservoirs au sol ou enterrés sont construites dans les zones ou la topographie présente des
points hauts pour que l’eau s’écoule gravitairement vers les consommateurs. Dans une zone plate, on
peut également construire réservoir au sol, mais en équipant un surpresseur. Ils possèdent une grande
capacité de stockage.
Les tuyaux des canalisations transportent l’eau, de l’usine aux consommateurs, en passant par
les réservoirs.
Le stockage d’eau se fait :
- aux stations de traitement ;
- aux stations de pompage de reprise ;
- sur le réseau de distribution.
Dans la suite, les ouvrages de stockage seront dénommés les réservoirs.

II- Fonction des réservoirs


De manière générale, le château constitue une réserve d'eau pour la localité qu'il alimente (rôle
de stockage). Il joue également le rôle de filtration d’eau et permet de livrer l'eau à une pression
correcte. Il permet de faire face aux demandes d’eau en cas d'incendie.
Les ouvrages de stockage participent à la sécurisation du système de distribution, à la
continuité du service et à l’amélioration de sa qualité. La capacité des réservoirs sur un réseau de
distribution est déterminée à partir des fonctions indiquées ci-dessous.

II.1- Fonction technique


 Régulation de débits
Les réservoirs assurent un approvisionnement en eau potable constant pendant les heures de pointe et
en quantité suffisante. Ils accumulent le surplus d’eau pompée aux heures de faible consommation et
la restitue pendant les heures de forte consommation (heures de pointe). La quantité d’eau dans le
réservoir n’est stockée que pour répondre à la consommation d'eau du réseau sur 24 heures. Le
réservoir joue un rôle tampon entre l’offre et la demande :

sse l’offre le complément est apporté par le réservoir.

 Régulation de la pression
Le réservoir permet la régulation de pression sur le réseau de distribution et le maintien d’une pression
sur le réseau indépendamment du fonctionnement des pompes de refoulement. Ils garantissent une
pression minimale dans le réseau : c'est le principe de distribution gravitaire de l'eau.

Le réservoir réduit la pression que l'eau acquiert à l'intérieur des canalisations au gré des pentes et des
dénivellations des terrains qu'elles parcourent.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 67
Lorsque la zone est en hauteur, la pression sera forte et il faudra installer une brise-pression pour
réduire la force qu'exerce l'eau dans les tuyaux.

La différence d’altitude entre la surface de l'eau et le point de puisage correspond à la pression


maximale disponible (10 m de hauteur d'eau donne 1 bar de pression).

 Sécurité d’approvisionnement
En cas d'incident ou de panne sur les équipements d'alimentation du réseau de distribution, le réservoir
assure une sécurité d'approvisionnement : pollution de la ressource, pannes d'origines diverses de la
station de pompage, rupture d'une canalisation d'adduction,... Les réserves d’eau dans le réservoir
permettent de continuer l'approvisionnement en eau de qualité pour les consommateurs.

 Simplification de l’exploitation
Il permet la simplification des problèmes d'exploitation en permettant les arrêts de production d’eau
pour entretien ou réparation de certains équipements ou installations: ouvrages de production, station
de pompage, canalisations maîtresses...en offrant toujours une quantité d'eau disponible.

 Réacteur participant au traitement


Les réservoirs disposés à l'aval immédiat d'une station de traitement jouent un rôle de réacteur
participant au traitement en assurant un temps de contact suffisant entre l'agent désinfectant et l'eau,
garantissant ainsi une désinfection adéquate de celle-ci (amélioration de la qualité de l’eau) avant
distribution.

II.2- Fonction économique


Les fonctions économiques d’un réservoir sont la :
 Réduction des investissements sur les ouvrages de production
 Réduction des investissements sur le réseau de distribution
 Réduction des dépenses d’énergie

Les réservoirs peuvent conduire à des économies significatives sur les investissements à réaliser sur le
réseau de distribution, en réduisant le diamètre des canalisations maîtresses (réservoirs dits d'équilibre
desservant les extrémités de réseaux, cas des refoulements -distributions, ...). Les réservoirs permettent
de privilégier le pompage pendant les heures de plus faible coût de l'énergie.

III- Description et fonctionnement des réservoirs


Les réservoirs jouent un rôle très important dans le système de gestion de réseau.
En adduction gravitaire, le réservoir permet de stocker l’eau au moment de faible consommation et la
restituer aux heures de la pointe.
En adduction par refoulement, en cas de panne électrique ou de pompe, ou en cas de travaux sur
l’adduction, l’absence d’un réservoir entraine une coupure d’eau. Sa présence permet la régularité
dans le fonctionnement du pompage (débit et perte de charge constant), ce qui permet une régularité
de la pression dans le réseau.

III.1- Description des réservoirs


Les réservoirs sont constitués de cuve et de la chambre des vannes. La cuve est constituée
d’une réserve et d’une aération. La chambre des vannes comprend un escalier, une conduite de
distribution, une conduite d’adduction, une évacuation de trop plein, une vidange, un arrivé d’eau, une
conduite de départ vers les réseaux de distribution, de la robinetterie et une fondation.

III.2- Fonctionnement des réservoirs


Les réservoirs sont constitués par une cuve montée sur un support appelé une tour, l’ensemble
posé sur une fondation. Les réservoirs fonctionnent comme un système de vase communicant : l’eau
est envoyée dans le château d’eau par pompage et elle redescend par gravité. Trois conduites
fonctionnent en permanence dans un réservoir :

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 68
i-Une conduite mène l’eau du point de captage au sommet de la tour dans une grande cuve. La
conduite est généralement d'un gros diamètre (permettant le transit de débits importants).
Si l’altitude du point de captage est inférieure à celle du réservoir, on utilise les pompes pour relever
l’eau jusqu’au sommet de la tour (station de relevage) ;
Sinon normalement si l’altitude du point d’eau est supérieure à celle du réservoir. La cuve a une
capacité de plusieurs milliers de litres pour stocker le maximum d’eau en hauteur.
La réserve peut être remplie par le haut et l'eau tombe directement dans le réservoir, au fond du
réservoir, ou même déverser au-dessus de la surface libre.
Pendant la journée, la cuve est vidée parce que l’eau stockée est utilisée et la nuit (quand la
consommation est basse), l’eau est pompée et stockée dans la cuve.

ii-Un autre tuyau permet à l’eau de redescendre à la demande grâce à son propre poids (pression
exercée) et ensuite envoyée dans un réseau de distribution gravitaire pour être distribuée vers
l’ensemble des habitations.

iii-Enfin, un dernier tuyau permet d’évacuer l’eau en cas de débordement par le trop plein.

Le château d’eau n’est vidé complètement que lorsqu’on veut nettoyer la cuve. La réserve d’eau
permet de faire face à une consommation moyenne du réseau sans rupture de distribution et de
maintenir une certaine pression pour assurer la distribution.
Même pendant des coupures d’électricité, le château d'eau peut fournir de l'eau dans les réseaux de
distribution, parce qu'il utilise la pression produite par gravité.
Cependant, la distribution d’eau ne s’effectuera pas longtemps sans électricité, parce qu'une pompe est
exigée pour remplir à nouveau le réservoir de stockage.

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III.3- Comparaison entre château d’eau et réservoir posé au sol

Château d’eau Réservoir posé au sol


Remplissage des cuves Consommation en énergie Forte consommation en énergie
faible
Alimentation des Pas de pompe de surpression
usagers pour la distribution
Fiabilité grande sécurité, bonne fiabilité
maintien de la pression
Coût de fonctionnement coût maintenance et entretien coût investissement faible
faible coût fonctionnement élevé
coût équipements
électromécaniques élevé

IV- Dimensionnement des réservoirs


Le dimensionnement d'un réservoir doit prendre en compte l'évolution de la population et ses
habitudes de consommation.

IV.1- Hauteur des réservoirs


La hauteur du réservoir fournit une pression hydrostatique pour le système
d'approvisionnement en eau. Le château d’eau doit être implanté dans une zone plus élevée que
l’ensemble des bâtiments qu’il alimente.
Cette surélévation permet aussi d'alimenter les consommateurs à une pression suffisante. Le
réservoir doit être placé à une hauteur située au-dessus du plus haut des robinets à desservir. La
hauteur d'eau ne devrait pas dépasser 6,00 m.
Lorsque le remplissage s’effectue à la partie supérieure du réservoir, la hauteur de la cuve, liée
à la forme du réservoir détermine la HMT de la pompe. Lorsque cette hauteur est importante, le débit
aux robinets sera meilleur, et le réseau utilisera une tuyauterie plus petite en diamètre, mais augmente
la HMT lors de la production et donc le débit de la pompe.
La hauteur de remplissage dépend de trois paramètres :
• la hauteur du radier (hauteur du support du réservoir) ;
• le volume du réservoir et sa forme (rapport surface de base/hauteur) ;
• le mode de remplissage.

IV.2- Débit et pression des réservoirs


Lorsque les maisons ou les immeubles à alimenter sont situés à un niveau supérieur à celui de
la cuve, un système de pompage permet d’envoyer l'eau vers les points de consommation (les robinets)
situés à un niveau plus haut. Le système de pompage nécessite une dépense d’énergie (électricité), ce
qui a un coût.
La surélévation du château d’eau permet donc de faire circuler l’eau dans les conduites vers
les maisons en quantité suffisante avec une certaine force (= pression) suffisante et une certaine
vitesse (= débit). Le débit est la quantité d'eau qui sort du robinet par unité de temps. La pression fait
pousser l'eau dans les kilomètres de tuyaux qu'elle va parcourir.
La pression de l'eau qui est fournie au robinet des abonnés est proportionnelle à la dénivelé qui
existe entre le niveau d'eau dans le château d'eau et l'habitation : 10 mètres de dénivelé équivalent à 1
bar de pression, 20 mètres à 2 bars de pression,... La pression sur le réseau doit être comprise entre 20
et 60 m.
Lorsque le robinet des consommateurs est situé à une altitude inférieure à celle de la réserve
d'eau, la pression d'arrivée de l'eau est élevée. Dans le cas où les maisons à alimenter sont situés à un
niveau supérieur à celui de la cuve du château d'eau, un système de pompage permet de propulser l'eau
vers les points de consommation (les robinets) situés à un niveau plus haut.
Si un approvisionnement en eau n'est pas suffisamment pressurisé, plusieurs choses peuvent
arriver :
• L'Eau ne peut pas atteindre les étages supérieurs d'un bâtiment;
• L'Eau ne peut pas couler d'un robinet avec un flux suffisant ;

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 70
Lorsqu’une pression négative est constatée sur le réseau, elle peut fragiliser les conduites du
réseau, ce qui peut entrainer une pollution de l’eau du réseau de distribution dû à son contact avec des
nappes d’eau souterraine peu profonde. La pollution peut provenir des microorganismes, des déchets,
du sable, des engrais et autres polluants toxiques…

IV.3- Capacité des réservoirs


La capacité d’un réservoir est la quantité d’eau qu’il peut contenir lorsqu’il est remplit au
maximum. Elle est variable et est calculée en fonction des besoins (besoins publics, exploitations
agricoles, alimentation humaine, besoins des végétaux,…).
Une capacité de stockage insuffisante entraînera une perte d’eau. Le volume du réservoir et le
diamètre de la tuyauterie sont calculés pour supporter le débit qui doit transiter.
Le réservoir de stockage sert à stocker de l'eau potable pendant les heures de faible
consommation avant d'être envoyée au réseau de distribution pendant les heures de pointe. La capacité
de stockage dépend du nombre d'habitants, d'industriels et d'agriculteurs que les réservoirs doivent
alimenter.
La capacité de stockage d’un réservoir se compose en trois parties : la réserve de distribution,
la réserve de sécurité et la réserve incendie. La capacité de stockage sur les réseaux de distribution est
comprise au minimum entre 25% et 50% de la consommation journalière de pointe, exclue la réserve
incendie.

Réserve de distribution

Vu
Réserve de sécurité

Réserve incendie

1- La réserve de distribution
La réserve de distribution est la quantité d’eau stockée utilisée pour la consommation de la
population aux heures de pointe. Cette réserve doit être suffisante pour pallier à la consommation
moyenne pour une journée.
La capacité théorique de la réserve de distribution est fonction du débit d’adduction, de la
variation horaire de la consommation, des périodes de pompage et des fluctuations du débit de
distribution.
Les pompes fonctionnent en général à débit Qp peu variable, alors que le débit de
consommation d’eau Qc est très variable dans la journée.
Le cumul des débits d’adduction est égal au cumul des débits de distribution au cours d’une
journée. ∑ 𝑞𝐴 = ∑ 𝑞𝐷. La réserve de distribution peut être déterminée par la méthode analytique,
graphique ou simplifiée.

La méthode analytique

Période Ressources Distribution Bilan


Res.1 Res.2 [Link]ée Profil Horaire De la Cumulée m3 Cumulée
(m3/h) (m /h) m3
3
(%) (m3/h) période m3 m3

La réserve de distribution est la somme de la plus grande valeur positive et de la valeur


absolue de la plus faible valeur négative.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 71
Exemple

Le débit du dimensionnement d’un réseau d’adduction est estimé à 1204,57 m3/j = 14 l/s pour un
temps de pompage de 13 h/j. le débit provenant de la ressource 1 est de 92,66 m3/h et la ressource 2
n’est pas exploitée. Nous voulons calculer la capacité utile du réservoir.
L’exploitation de la ressource est fonction de la variation horaire de pointe de la journée.

PERIODES
RESSOURCES DISTRIBUTION BILAN
De la
Ress.01 Ress.02 Total Ress. [Link]. Profil Horaire Cumulés Cumulés
période
(m3/h) (m3/h) (m3) (m3) (%) (m3/h) (m3) (m3)
(m3)

0 5 0,00 0,0 0,0 0,0 0 0,0 0,0 0,0 0,0


5 6 92,66 0,0 92,66 92,7 10 120,5 120,5 120,5 -27,8
6 9 92,66 0,0 278,0 370,6 15 60,2 180,7 301,1 69,5
9 11 92,66 0,0 185,3 556,0 5 30,1 60,2 361,4 194,6
11 12 92,66 0,0 92,7 648,6 15 180,7 180,7 542,1 106,6
12 14 92,66 0,0 185,3 833,9 5 30,1 60,2 602,3 231,6
14 16 92,66 0,0 185,3 1019,3 30 180,7 361,4 963,7 55,6
16 18 92,66 0,0 185,3 1204,6 20 120,5 240,9 1204,6 0,0
18 19 0,00 0,0 0,0 1204,6 0 0,0 0,0 1204,6 0,0
19 20 0,00 0,0 0,0 1204,6 0 0,0 0,0 1204,6 0,0
20 24 0,00 0,0 0,0 1204,57 0 0,0 0,0 1204,6 0,0
100 1204,6

Capacité Cu (m3) 259,4

Période 00h-05h 00h-06h 06h-08h 08h-11h 11h-14h 14h-18h 18h-19h 19h-20h 20h-22h 22h-24h
Durée 0 0 2 3 3 4 1 0 0 0
Q pompée 0,00 0,00 92,66 92,66 92,66 92,66 92,66 0,00 0,00 0,00
V pompée =
0,00 0,00 185,32 277,98 277,98 370,64 92,66 0,00 0,00 0,00
Qp x Tp
Vp cumulée 0,00 0,00 185,32 463,30 741,27 1111,91 1204,57 1204,57 1204,57 1204,57
Coef 0 0,1 1,5 3 1,5 1,05 0,5 0,5 0,35 0,00
Q distribuée =
0,00 5,02 75,29 150,57 75,29 52,70 25,10 25,10 17,57 0,00
Qp x Coef
V ditribuée =
0,00 0,00 150,57 451,71 225,86 210,80 25,10 0,00 0,00 0,00
Qd x Td
Vd cumulée 0,00 0 150,57 602,29 828,14 1038,94 1064,04 1064,04 1064,04 1064,04
Vpcum-Vdcum 0,00 0,00 34,75 -138,99 -86,87 72,97 140,53 140,53 140,53 140,53

Capacité Cu (m3) 279,52

La méthode graphique
La méthode graphique de détermination de la réserve de distribution permet de visualiser les
compensations entre les temps de faible consommation et ceux des fortes consommations afin
d’ajuster les périodes de pompage pour minimiser les risques de rupture de fourniture pendant les
heures de forte consommation.
En pratique, on se fixe un temps de pompage journalier t, les périodes de pompage et on
déduit le débit de pompage Qp. Qp et Qc peuvent être exprimés en pourcentage du volume journalier
W.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 72
Sur le même graphique, on trace la courbe cumulative des débits pompés et celui consommé
sur 24 heures. Puis l’on représente successivement pour une journée (24 heures) :
- l’adduction A et la distribution D, simplifiées en tranche horaire qA, qD
- les courbes de cumul des débits précédents
- la superposition des courbes de cumul des débits
- la mesure de la plus grande distance V1 en excès entre les deux courbes, puis V2 en déficit.

Le cumul de ces deux courbes correspond au volume théorique noté Vu

Qp en m3/h (ou en % de W) Qc en m3/h (ou en % de W)

6 12 18 24 6 Temps (en h) 6 12 18 24 6 Temps (en h)

Histogramme des débits pompés Histogramme des consommations horaires

Qp en m3/h (ou en % de W) Qc en m3/h (ou en % de W)

100%
de W
Qp24 Qc24

6 12 18 24 6 Temps (en h) 6 12 18 24 6 Temps (en h)

V2

Qp24 = Qc24
V1

Translation parallèle

6 12 18 24 6 Temps (en h)
Figure - Détermination graphique de la réserve de distribution

La méthode simplifiée
La méthode simplifiée est plus adaptée pour les localités où il n’existe pas encore de données
statistiques conséquentes. Une réserve de distribution de 25% de la consommation journalière de
pointe suffit à satisfaire les besoins dans les grandes agglomérations de plus de 200 000 habitants. Ce
minimum sera porté à 1/3 de la consommation journalière de pointe pour les petites adductions d’eau
où la disponibilité du matériel et la durée des interventions sur les installations peuvent induire de
longues périodes de rupture de la production.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 73
2- La réserve de sécurité
La réserve de secours est aléatoire ; elle dépend du confort que l’on veut offrir aux usagers.
Elle correspond à un volume représentant une fourchette de 6 heures à 14 heures de la distribution du
jour moyen.

3- La réserve incendie
La réserve incendie est la quantité d’eau stockée pour lutter contre les incendies dans la ville.
Un réservoir ne peut atténuer un incendie à la fois.
Le volume de la réserve incendie est estimé à partir du nombre probable d’incendies
simultanés, du débit (30 à 60 m3/h) et du temps pour les étouffer (1 à 2 h).

Le pompage aux heures de pointe permet de limiter la nécessité de réserve, donc de diminuer
le volume du réservoir. Plus le temps de pompage est long, plus le débit est faible et plus la capacité
du réservoir est minimisée. Il est préférable d’adopter un volume au moins égal aux besoins journaliers
pour les petites localités (< 5000 ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠) pour faire face aux risques des pannes de longues
durées.

IV.4- Côte du réservoir


La côte du radier du réservoir est calculée pour assurer une pression minimale dans le réseau.
Elle dépend essentiellement du besoin de pression minimal des installations situées à l’aval de
l’ouvrage. La hauteur du radier (le fond du réservoir), détermine la charge minimum donnée au réseau.
La charge statique minimum de chaque robinet correspondra à la différence de niveau entre le radier et
le robinet.
Lorsqu’il s’agit d’ouvrage de régulation, situé à l’amont d’installation de traitement par
exemple, c’est le besoin minimal de pression qui fixe la côte du radier du stockage.
S’il s’agit d’une bâche d’aspiration de pompe, c’est la hauteur nette positive d’aspiration
requise (NPSHr) qui sera la contrainte principale pour le choix de la côte relative par rapport à la
disposition de la pompe.
L'altitude du radier s’obtient en évaluant la perte de charge entre le réservoir et le point de plus
haute cote piézométrique à desservir.
Le choix des côtes des stockages situés sur les réseaux de distribution est soumis à deux
contraintes majeures :
 L’ouvrage doit assurer la pression de service contractuelle au point hydrauliquement le plus
défavorisé en pression tant qu’il délivre un débit d’eau.
 La pression dans le réseau doit rester inférieure à la pression nominale des conduites et
accessoires de distribution.

IV.5- Emplacement des réservoirs


Le réservoir doit être placé sur un site dont l’altitude lui garantit une pression suffisante sur le
réseau aux heures de pointe. L’emplacement du réservoir doit concilier trois contraintes :
- être aussi proche que possible du centre de la zone desservie pour minimiser la longueur et le
diamètre des conduites principales ;
- être construit au point géométriquement le plus haut de la zone couverte pour minimiser sa hauteur
par rapport au terrain naturel et en réduisant le diamètre;
- doit se trouver de préférence entre le forage et les bornes-fontaines, pour limiter les pertes de charge
et le coût des tuyauteries de remplissage et de distribution.

L’emplacement optimal d’un réservoir se situe au centre de gravité de l’agglomération à


desservir :
L’adduction transite le débit de la pointe journalière : 𝑸𝒋𝒑 = 𝑪𝒑𝒋 . 𝑸𝒋𝒎𝒑
Qjp =Demande du jour de pointe (m3/j)
Qjmp = Demande journalière moyenne du mois de pointe (m3/j)
Le réseau de distribution transite le débit de la pointe horaire : 𝑸𝒑𝒉 =𝑪𝒑𝒉. 𝑸𝒎𝒉
Qph = Débit distribué à l’heure de pointe (m3/j)
Qmh = Débit de distribution horaire moyenne sur 24 h (m3/j)

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 74
IV.6- Forme des réservoirs
Le réservoir peut être enterré, semi-enterré ou surélevé (château d’eau) selon l’altitude et la
nature du terrain où il doit être implanté d’une part, et la côte piézométrique exigée d’autre part. La
surélévation d’un réservoir à un impact important sur son coût de construction.
Lorsque la zone est un terrain plat, la solution optimale consiste à placer le réservoir au centre
de gravité du réseau de distribution. Dans la mesure du possible, ces réservoirs sont placés en hauteur
pour fournir passivement de la pression au robinet. Une grande hauteur de réservoir pénalise la phase
de production (HMT grand), mais favorise la phase de distribution de l’eau (petit diamètre).
Les réservoirs enterrés et semi-enterrés sont de forme rectangulaire ou circulaire, sont utilisés
pour de grandes capacités (rectangulaires : V > 3000 m3 et circulaires : V < 3000 m3) et sont moins
chers que les réservoirs surélevés. Ils doivent être couverts pour protéger l’eau contre les
contaminations, aérés pour laisser passer l’air, visitables et être bien protégés contre la chaleur et le
froid. Le réservoir doit comporter un système de drainage périphérique et sous le radier.
Les réservoirs surélevés sont de forme cylindrique (V < 1000 m3) ou tronconique (V > 1000
m3). Ils peuvent avoir la forme rectangulaire pour des petites capacités. Ils sont réalisables que si les
conditions topographiques l’imposent à cause de leur coût élevé. Généralement, on opte pour des
châteaux de formes cylindriques mais leur construction est difficile de par le fait qu’elle requiert de
nombreuses exigences en termes de qualité.

IV.7- Matériaux et étanchéité des réservoirs


Les réservoirs enterrés et semi-enterrés sont généralement réalisés en béton armé ou
précontraint. Ils peuvent être construits en maçonnerie de moellons ou de briques pleines avec de bons
enduits d’étanchéité et de stabilité de parois. Les réservoirs semi-enterrés sont toujours construits sur
des points hauts au-dessus des habitations à desservir en eau ceci afin d'avoir de la pression dans les
tuyaux.
Les réservoirs surélevés sont en béton armé ou béton précontraint. Ils peuvent aussi être
construits en métalliques lorsque la capacité dépasse 200m3. Les parois doivent être étanches pour
éviter les pertes d’eau et les infiltrations des eaux extérieures. L’étanchéité peut être assurée par
l’application d’enduits au mortier de ciment ou plastiques, etc.
Les réservoirs en béton ont l’avantage que le matériau de construction est disponible sur place,
résistant aux conditions climatiques, étanches à l’eau et de longue durée de vie. Ils sont faciles à
l'entretien et la main d’œuvre est locale. Mais avec beaucoup d’inconvénients :
• Grosse mise en œuvre
• Excavation plus profonde que lors de l’utilisation de bâche
• Risque de mauvaise étanchéité (fissures difficiles à réparer)
• Restrictif quant à la forme du bassin
• Finitions délicates
• Nécessité d'une couche imperméable pour le recouvrir
Les réservoirs en métal ont un faible coût d’investissement, mais difficile à entretenir et la
mise en œuvre difficile. La réalisation de ce type de réservoir est rapide et court.
L’aération des réservoirs est assurée par des prises d’air avec protection grillagée pour faire
obstacle à l’entrée des poussières.

IV.8- Les dispositions constructives


Le réservoir doit être conçu pour répondre aux exigences de résistance, de durabilité et
d’étanchéité. Le matériau de construction ne doit pas altérer les qualités du liquide et le revêtement
intérieur doit protéger le matériau de l’eau.
Le volume utile du stockage est obtenu par l’addition de la réserve de distribution, la réserve
de sécurité et la réserve incendie. La capacité totale de la cuve prend en compte la garde entre le trop-
plein et la couverture pour loger les équipements de régulation, du volume mort entre la crépine
d’aspiration et le fond de la cuve qui reçoit les boues décantées.
La hauteur optimale de la cuve varie entre 3 et 6 m. Les tuyauteries sont enterrées sur lit de
sable dans des tranchées de 60 à 80 cm de profondeur avec grillage avertisseur.
Les ouvertures d’aération pour le renouvellement de l’air seront protégées par un grillage fin
en matière inoxydable pour éviter sa corrosion par le chlore et ses dérivés. On évitera l’éclairage par la
lumière du jour, source de prolifération des algues sur les parois de la cuve et dans l’eau.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 75
La couverture de la cuve doit avoir une pente à l’extérieur de 1 à 2% pour le ruissellement des
eaux météorites et la limitation des radiations directes du soleil qui influent sur l’élévation de la
température de l’eau.
Le fond de la cuve en forme de cunette aura au moins une pente de 2% pour concentre les
boues et faciliter leur enlèvement.

IV.9- Les équipements de contrôle


1. Les équipements hydrauliques
Un réservoir doit avoir les équipements suivants pour faciliter son exploitation :

- une conduite d'arrivée d'eau : cette conduite provient soit d'un captage (conduite d'adduction
d'eau), soit d'un autre réservoir. Cette canalisation est le plus souvent équipée d'une boîte à boue, d'un
réducteur de pression et d'une vanne de sectionnement. Il n'y a généralement pas de compteur sur la
conduite d'arrivée d'eau. Il peut y avoir plusieurs conduites d'arrivée d'eau dans un réservoir.

- une boîte à boue (ou filtre horizontal) : est un appareil hydraulique utilisé dans le cas où l'eau
d'arrivée provient d'un captage. La boîte à boue est un filtre en inox dans un corps en fonte qui est
toujours placée avant le compteur divisionnaire et les appareils de régulation ou de pompage. Elle
permet de retenir d'éventuels débris qui seraient restés dans l'eau captée et ainsi de protéger le
compteur situé en aval d'elle. Il s'agit d'un dégrillage sommaire de l'eau. La cartouche filtrante de la
boîte à boue doit être régulièrement nettoyée.

- un régulateur de pression : l’eau venant d’un captage ou d'un autre réservoir pour le réservoir, peut
provenir avec une pression telle qu'elle peut endommager les différents appareils hydrauliques comme
les compteurs ou les boîtes à boue. Pour atténuer la "force" de l'eau en réduisant sa pression, un
régulateur de pression (appelé aussi réducteur ou stabilisateur de pression) est installé. Il est réglable et
permet de maîtriser la pression de l'eau en amont et en aval du réducteur de pression.

- une conduite de départ d'eau : la distribution de l’eau s’effectue par cette conduite. La conduite de
départ d'eau part du fond de la réserve. La plupart du temps, elle est également équipée d'une ventouse
automatique pour faire échapper l'air emprisonnée dans la canalisation. Elle est évidemment équipée
d'une vanne de sectionnement pour interrompre la distribution d'eau en cas de problème. Il peut y
avoir plusieurs conduites de départ d'eau dans un réservoir suivant les besoins.

- une ventouse automatique : lors d’une fuite, la canalisation est vidée et a pour conséquence de faire
pénétrer de l'air dans la conduite. Cet air n'a qu'un seul choix pour s'échapper de la canalisation :
remonter jusqu'à son extrémité. La solution est d'installer une ventouse automatique au niveau de tous
les points hauts ce qui va permettre à l'air de s'évacuer naturellement.
- un compteur de distribution encore appelé compteur divisionnaire, compteur général ou compteur
de sectorisation, permet de mesurer les volumes d’eau distribués. il y a systématiquement un compteur
divisionnaire sur la conduite de départ d'eau pour connaître la consommation des abonnés.

- une chambre de visite : appelée également chambre sèche ou chambre de vannes, c'est la partie du
réservoir où les agents peuvent venir faire des prélèvements d'eau, contrôler les compteurs généraux
ou inspecter le niveau du réservoir. La vidange de la réserve se fait également au niveau de la chambre
de visite dans un puisard prévu à cet effet. Ce puisard permet aussi d'évacuer l'eau nécessaire au
nettoyage de la chambre de visite.
C'est aussi dans la chambre de visite qu'arrive et parte les conduites d'arrivée et de départ d'eau. C'est
également en haut de la chambre de visite que se trouvent les aérations permettant d'assécher l'air du
réservoir et d'éviter ainsi la condensation sur les murs.

- une réserve d'eau : est l'autre partie du réservoir bien distincte de la chambre de visite, qui contient
l'eau. L’eau arrive par le haut de la réserve, apportée par la conduite d'arrivée. Elle passe par un
robinet fermé par un flotteur. Au fond de la réserve se trouve la vidange et la canalisation de départ en
distribution dont l'extrémité est équipée d'une crépine.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 76
- une crépine : installée à l'intérieur de la réserve, la crépine est fixée à l'entrée de la canalisation qui
part de la réserve pour alimenter les consommateurs. Elle est généralement en plastique, parfois en
aluminium, et a pour but d'arrêter d'éventuels débris, comme des brindilles par exemple, avant qu'ils
n'entrent dans la canalisation. La crépine est une sorte de gros filtre qui effectue un dégrillage
sommaire sur l'eau.

- un système d’arrêt de son alimentation : robinet à flotteur, vanne à commande hydraulique ou


vanne à commande électrique. Ces vannes permettent d'interrompre l'arrivée de l'eau dans le réservoir
ou le départ de l'eau en distribution. Il y a une vanne permettant de vidanger le réservoir située au-
dessus du puisard

- Un robinet de prise pour l’analyse de la qualité de l’eau sera placé sur la conduite de distribution.

- Robinets- vannes sont prévus dans chaque canalisation (arrivée, départ, vidange…..) pour pouvoir
effectuer le sectionnement de chacune de ces conduites en cas de besoin.

- un robinet et un flotteur de fermeture : Lorsque le réservoir est plein, l'eau transportée par la
conduite d'arrivée continue à couler dans la réserve et part à l'extérieur de l'ouvrage par le tuyau de
trop-plein.
Pour éviter un tel gâchis et pour essayer de ponctionner le moins possible les ressources naturelles, un
robinet équipé d'un flotteur permet d'interrompre l'arrivée de l'eau dans le cas où le réservoir est plein.
Pour être plus exact, ce système se ferme au fur et à mesure que le niveau de l'eau s'élève dans la
réserve. Plus le niveau de l'eau est élevé et plus le débit de la canalisation d'arrivée est réduit par le
robinet
- une conduite de soutirage de la réserve incendie dont le dispositif d’ouverture est la disposition
permanente des sapeurs-pompiers.
- une conduite de trop plein : en fonte d'assez large section qui longe la paroi interne de la réserve. Il
peut arriver que le réservoir déborde lorsque ce dernier reçoit plus d'eau qu'il n'en distribue ou que le
robinet de fermeture ne soit pas assez obturé. Pour éviter que l'eau ne passe par-dessus le mur de la
réserve et ne se retrouve dans la chambre de visite, l'ouvrage est muni d'un trop-plein.
La hauteur de ce tuyau est légèrement inférieur à la hauteur de la réserve ce qui fait que lorsque l'eau
monte trop haut dans l'ouvrage elle tombe par surverse dans le tuyau de trop-plein. L'eau est dégagée
par le puisard de la chambre de visite et évacuée hors du captage.
- une conduite de vidange munie de vanne située dans la chambre de visite et au pied de la réserve
permet de vider le contenu du réservoir par un trou au fond de la réserve. Le sol de la réserve est fait
de telle manière que l'eau s'écoule naturellement vers cette vidange.
- un clapet anti-retour en sortie de vidange : la sortie de la vidange située à l'extérieur du réservoir
doit être équipée d'un clapet anti-retour muni d'un joint en caoutchouc. Cette sortie permet d'évacuer
l'eau du réservoir lorsque celui-ci est vidangé ou lorsque l'eau déborde par le trop-plein ou lorsque l'on
nettoie la chambre de visite et que l'eau s'évacue par le puisard.
- un by-pass est une conduite qui communique entre la conduite d'arrivée et la conduite de départ
d'eau, équipée généralement de deux vannes et d'un réducteur de pression, qui permet d'alimenter la
conduite de départ d'eau par la conduite d'arrivée sans passer par la réserve. Elle assure la continuité
du service pendant l’entretien du réservoir pour vider cette dernière sans interrompre la distribution
d'eau.
- une aération : pour éviter la condensation de l'eau sur les parois du réservoir, ce qui aurait pour
conséquence la dégradation du béton, les réservoirs sont équipés d'aération. Ils sont d'abord équipés de
grilles d'aération situées en haut de la chambre de visite. Ces trous dans les murs sont protégés par des
grilles moustiquaires à mailles très fines pour éviter la pénétration des petits insectes. Enfin, les plus
gros réservoirs sont dotés d'une cheminée d'aération au sommet de leur réserve afin d'assécher l'air
ambiant de l'ouvrage.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 77
- un accès : l’accès au réservoir se fait soit par un capot en fonte pour les plus petits réservoirs, soit par
une porte métallique pour les plus grands ouvrages. Ces deux éléments doivent être étanchéifiés par
des joints pour inviter toute intrusion d'insectes.

2. Les équipements de pilotage


Le niveau d’eau dans le château, l’index du compteur, l’état du système d’arrêt du débit
d’adduction peuvent faire l’objet de transmission au bureau de pilotage des installations. La
transmission se fera manuellement, par transmission hydraulique, par transmission radio,
électriquement, par le réseau téléphonique (analogique, numérique).

3- Quelques définitions
Le château d’eau est un ouvrage de stockage d’eau qui constitue une réserve disponible
même lorsque la pompe est arrêtée. L’eau provient d’un forage.

Un forage est un ouvrage de captage équipé d’une pompe à motricité humaine pour alimenter
un PEA ou une AEV. La tête de forage comprend principalement le compteur volumétrique qui
affiche le nombre de m3 produits par la pompe depuis son installation. Sa lecture quotidienne permet
de calculer le volume pompé chaque jour. En mesurant le nombre de m3 pompés en une heure, on peut
aussi calculer le débit de la pompe.

Le refoulement est la partie située entre la pompe et le réservoir qui permet d’amener l’eau de
la pompe dans le château d’eau. La conduite de refoulement peut être enterrée pour aller vers le
château d’eau. Une partie de la conduite sera à l’air libre pour monter au réservoir, cette partie doit
être très solide ; elle est souvent en acier ou en fonte.

Le réseau de distribution répartit l’eau du château d’eau vers les points de distribution :
bornes fontaines, branchements particuliers. Il est constitué d’un ensemble de canalisations enterrées
dans le sol (en PVC, en polyéthylène ou en acier galvanisé), comprenant des pièces particulières
destinées à faciliter l’entretien et la maîtrise de l’eau (raccords, vannes, ventouses, regards).

Les bornes-fontaines sont les points d’eau publics qui desservent les habitants non abonnés
(qui n’ont pas de branchement particulier). Elles ont un grand débit et la plupart du temps deux
robinets, ou parfois plus.

Les branchements particuliers sont des points d’eau équipés d’un compteur volumétrique
situés à l’intérieur des concessions. Le ménage ou le service bénéficiant de ce type de point d’eau doit
être abonné au service de l’eau et payer sa facture selon une périodicité fixée dans le contrat
d’abonnement.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 78
Les réseaux de distribution

Chapitre 7
I- Introduction
Le réseau de distribution a pour rôle de transporter l’eau du stockage jusqu’à chez les
consommateurs ou à un point collectif de distribution afin d’assurer la desserte vers tous les
utilisateurs.
Il est constitué de l'ensemble des canalisations, robinetteries, appareils hydrauliques et
ouvrages de génie civil qui participent au transport et à la livraison de l'eau de consommation.
La distribution doit satisfaire aux exigences ci-après:
- L’accessibilité technique et financière aux usagers
- Une qualité de l’eau répondant aux normes de potabilité
- La continuité du service en toute saison et à toute heure
- Une pression de service suffisante : Pminimal de service ≤ P ≤ PN
- Les vitesses d'écoulement dans les canalisations de distribution doivent respecter les conditions de
vitesse minimale et maximale Vmin ≤ V ≤ Vmax.
- Les conduites doivent obligatoirement avoir une pente minimale (1 % dans le sens où l’eau monte et
4 % dans le sens où elle descend) pour faciliter l’évacuation de l’air aux points hauts et la vidange aux
points bas. On est obligé parfois de créer artificiellement ces pentes par une série de points hauts et de
points bas.
Ces paramètres vont influer sur la structure et les dimensions du réseau. Dimensionner le
réseau d'eau potable revient à estimer les ramifications et la longueur nécessaire pour les canalisations
ainsi que les performances des pompes mises en place.

II- Tracé du réseau


L’objectif du tracé du réseau de distribution est d’assurer une distribution optimale de l’eau,
économique tout en prévenant les difficultés d’exploitation et d’entretien.
Le tracé d’un réseau consiste à relier entre eux les points de desserte de la façon la plus
économique et la plus simple en ce qui concerne le fonctionnement d’ensemble.
Le tracé du réseau est effectué après identification des différentes catégories de
consommateurs et leur positionnement sur le plan. Sur le plan, on notera les différentes densités de
population, les zones industrielles, les zones de branchements privés (BP) et les bornes fontaines (BF).
Le tracé s’appuiera sur l’emplacement et la caractérisation des rues et des places publiques, les
données topographiques et les projets d’extension. Le tracé est précédé de l’implantation du réservoir
de distribution.
La disposition du réseau suivra l’itinéraire des voiries et traversera le moins possible les
propriétés privées. Il sera important d’éviter de poser des conduites sous la chaussée ou de les passer
dans les domaines privés.
Le réseau peut être :
ramifications: réseau ramifié

III- Structure des réseaux de distribution


Un système de distribution est subdivisé en sous-réseaux afin de maximiser les performances
du système. Sur un réseau de distribution on distingue :

Les conduites principales desservent principalement les zones de distribution; il n'y a


généralement pas de branchement sur ces conduites afin de minimiser les points de faiblesse. Les
conduites ont les plus grands diamètres. Le choix des conduites est conséquent de leur défaillance sur
la qualité et la continuité du service.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 79
Les conduites de distribution assurent la répartition des débits dans la zone de distribution. L’eau
est amenée à proximité des points de livraison et les branchements y sont effectués sur ces conduites,
ainsi que la connexion des dispositifs de défense contre l’incendie. Les conduites de distribution
seront en polyéthylène haute densité (PEHD) avec des diamètres extérieurs de 63 mm.

Les conduites de branchement transportent et distribuent l’eau aux usagers. Les différents points
de livraison (branchements privés, bornes fontaines) sont installés sur ces conduites.
Le diamètre des branchements particuliers ou courant est inférieur à 60 mm. Celui des écoles, de
l’administration, des industries, des établissements sanitaires est supérieur à 60 mm.
Les différents sous-réseaux d’un système de distribution sont agencés sous la forme d’un réseau
ramifié, un réseau maillé ou la combinaison des deux.

Conduite principale

Conduite de distribution
Branchement particulier

III.1- Réseaux ramifiés


Un réseau ramifié est un ensemble de conduites construit sous forme d’arbre prenant sa source
aux conduites primaires pour des conduites tertiaires. Le sens de l'écoulement est unique et s’effectue
de l’amont vers l’aval.
Il est adapté aux réseaux de faible densité des points de livraison et une continuité de service
peu exigée.
Le réseau à l’avantage d’avoir une longueur de conduite faible et un coût relativement
bas à l’investissement, mais en cas de panne sur un tronçon de conduite, le réseau connait un
arrêt de distribution dans sa partie aval.
Le réseau engendre également des pertes de charge élevées du système, l’apparition de zones
mortes en cas d’arrêt ou de baisse de consommation, la création de grandes zones d’interruption de la
fourniture d’eau en cas de défaillance. Les frais de pompage sont également élevés.
Après avoir effectué le tracé du réseau, on procède à la détermination des diamètres des
canalisations, la côte piézométrique en tête et la pression aux différents nœuds connaissant la
demande, la pression de service et la côte en ces derniers. Les données du problème sont donc les
suivantes :
l- Les points de desserte sont recensés et définis (coordonnées et côtes)
2-Pour chacun d’eux, le débit et la pression de service ou de sécurité sont connus. La pression
de service est la pression nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des appareils de desserte
(robinets, bornes d’irrigation, bornes d’incendie, etc.).
Le calcul nécessite qu’une numérotation des nœuds et des conduites et la définition numérique
de la topologie du réseau soit réalisé.

III.1.1- Numérotation des nœuds


Plusieurs procédés existent pour y arriver :

La numérotation des nœuds en séquence par proximité de l’aval vers l’amont : il est plus
conseillé pour le dimensionnement. Les numéros des nœuds sont consécutifs jusqu’à ce que l’on
rencontre un nœud avec dérivation non encore numérotée ; on continue la procédure à l’aval de cette
dérivation jusqu’à arriver en tête du réseau.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 80
I
RG, AB, BD, DG : Tronçons primaires
H H1 C BC, BE, EF, GH, HI: Secondaires
HH1: Tertiaires
R: Réservoir
R D B A

E F

La numérotation des nœuds en séquence par proximité de l’amont vers l’aval: Les
numéros des nœuds sont consécutifs sur une branche jusqu’au nœud terminal. La procédure est répétée
pour la branche dérivée du plus grand numéro de nœud non encore numéroté.

I
RA, AB, BC, CD : Tronçons primaires
H J E CE, BF, FG, AH, HI: Secondaires
HJ : Tertiaires
R: Réservoir
R B C D

F G

La numérotation hiérarchisée des nœuds par proximité : On procède de la même manière mais les
numéros ne sont pas séquentiels.
A2
RA, AB, BC, CD : Tronçons primaires
A1 A11 C1 AA1, A1A2, BB1, B1B2, CC1: Secondaires
A1A11, B1B11 : Tertiaires
R: Réservoir
R B C D

B1 B2

III.1.2- Numérotation des Tronçons


Un tronçon est dénommé par un couple (orienté) de deux valeurs des nœuds extrêmes et
permet de reconstituer le sens de l’écoulement dans chaque tronçon avec les conventions.

III.1.3- Débits et diamètres des tronçons


Le débit se calcule sur chaque tronçon. Chaque valeur de débit permettra de calculer un
diamètre théorique correspondant, puis choisir le diamètre nominal ou commercial directement
supérieur.
A la fin de toute cette procédure, on dispose désormais pour le réseau de toutes ses propriétés :
nature (rugosité), longueur L, diamètre D, débit Q des tronçons d’une part, côtes du terrain naturel ZTN
et pressions de service PS des nœuds d’autre part. On peut dès lors procéder au calcul de la côte
piézométrique nécessaire en tête du réseau (réservoir).

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 81
Exemple

Soit le réseau ramifié suivant :

C(z=99)
B(z=101)
D(z=100)

R F(z=98)
A(z=107) E
z=104 72l/s
G(z=102)

Les besoins au jour de pointe Djp = 54 l/j/hab pour un Cph = 3. Le rendement du réseau est ηr = 90%.

Tronçon Longueur (m) Population Qph (m3/s) Amont Aval


RA 350 0 0 252 234,00
AB 500 2000 16,2 81,0 64,8
BC 250 3500 28,35 28,35 0
BD 300 4500 36,45 36,45 0
AE 250 1000 8,10 153,00 144,9
EF 400 5000 40,5 112,5 72
EG 200 4000 32,4 32,4 0

III.1.4- Côte piézométrique en tête du réseau


1- Calcul de la ligne de charge à partir de l’aval (aller)
Le calcul de la ligne de charge consiste à calculer la perte de charge tronçon par tronçon de
l’aval vers l’amont par application de la loi de perte de charge retenue et le coefficient de perte de
charge singulière choisi.
La cote piézométrique obligée du nœud i considéré peut être :
La côte du terrain naturel ZTN + la pression de service ou de sécurité PS du nœud i lui-même
La côte piézométrique obligée de tous les nœuds dérivés K + la perte de charge du tronçon (i,K).
La côte piézométrique nécessaire en tête du réseau sera la plus grande valeur des deux côtes
piézométriques. La côte choisit permet de garantir les pressions de service ou de sécurité aux nœuds.
La côte peut également être obtenue dans certains cas par la surélévation du radier d’un
réservoir ou par installation d’une station de pompage.

2- Calcul de la ligne de charge à partir de l’amont (retour)


Si une côte en tête supérieure ou égale à la côte piézométrique nécessaire calculée ci-dessus
est imposée, on procède de l’amont vers l’aval.
Pour chaque tronçon (i,K) dérivé de i, sa perte de charge déjà calculée est déduite de la côte
piézométrique définitive du nœud amont i pour obtenir la côte piézométrique définitive du nœud K.

III.2- Réseaux maillés


Un réseau maillé est un ensemble de conduites dont la plupart des extrémités des conduites
principales et conduites de distribution sont connectées entre elles pour former des mailles. Ce réseau
est plus conseillé dans les zones à fortes densité de consommation (centre-ville, zone industrielle,
etc…) et des zones à édifices délicats (hôpitaux, commerce, etc..).
Les points de rencontre des conduites sont des nœuds et les conduites représentent les
tronçons, qui sont la portion de conduite comprise entre deux nœuds. Le nœud est un lieu de
concentration de points de livraison de l’eau aux usagers.
En cas de panne sur un tronçon, la maille permet le bouclage et l'isolement du tronçon sans
perturbation de la distribution sur le reste du réseau.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 82
Le sens de l’écoulement de l’eau à l’intérieur des mailles dépend de la demande, ce qui assure
une certaine sécurité dans la distribution. Il n’y a pas de zones mortes tant qu’il y a un minimum de
consommation ; ce qui contribue à préserver la qualité de l’eau.
Le réseau présente une sécurité dans la distribution et la qualité du service, qui sont plus
grandes. Le réseau maillé coûte cher à la construction et les débits sont difficiles à contrôler.

G
R
R : Réservoir
B E AB- BD-DC-CA et BE-EF-FD-DB : Mailles
A EG, FHJ, HI, CK : Antennes

C
D F
H
K J I

Exemple

IV- Mode de distribution


Généralement le réseau de distribution est alimenté par gravité à partir du réservoir. Il peut
être entièrement gravitaire à partir du réservoir ou en adduction-distribution. La distribution peut se
faire par points d'eau collectifs (borne fontaine) et/ou par branchements.

IV.1- La distribution gravitaire


La distribution est gravitaire lorsqu’elle se fait à partir d’un stockage situé sur le point
hydrauliquement le plus haut du réseau. La pression de service est atteinte ou dépassée sur l’ensemble
des zones sans l’intervention d’une pompe.

IV.2- L’adduction - distribution


Le refoulement distributif est adopté dans le cas où le stockage serait inexistant ou qu’il se
situe à l’opposé de la source d’eau potable, obligeant à traverser toute la localité pour joindre les deux
installations.
Lorsque l’emplacement du réservoir oblige de traverser toute ou une grande partie de la ville
en adduction, il est plus économique de distribuer sur cette adduction. Ce sont les pompes qui assurent
les pressions de service.
Ce système est plus simple de gestion et les pompes ne sont pas soumises aux variations
continues de la consommation dans le réseau.
Réservoir

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 83
Source

V- Dimensionnement des réseaux de distribution

V.1- Conditions de dimensionnement d’un réseau


1- Conditions de pression
Chaque consommateur doit être satisfait au moment voulu avec une pression suffisante. La
pression minimale à assurer est fixée en fonction de la taille des immeubles et de l’utilisation de l’eau.
Les pressions de service varient entre 10m et 20m au-dessus du sol en Afrique que ce soit dans
les petites localités ou les grands centres urbains. Il s'agit de la pression de service à l'heure de pointe.
Les pressions maximales ne doivent pas excéder les pressions nominales (PN) des conduites
(6, 10, 16 bars pour les PVC), et des robinets et équipements hydrauliques: compteurs, ventouses
etc…
Généralement, pour les grands immeubles à plusieurs niveaux, il faudra installer des
surpresseurs (station de relevage) pour permettre une pression du réseau suffisante pour l’alimentation
des étages supérieurs.

2- Condition de débit
Le réseau est calculé avec les débits de l'heure de pointe pour garantir le minimum de
pression.
𝑸𝒑𝒉 = 𝑸𝒎𝒉 𝒙 𝑪𝒑𝒉
Le coefficient de pointe horaire exprime donc les habitudes du consommateur au cours de la
journée.
Cph = Consommation horaire Max / Consommation moyenne horaire
Cph peut être calculé à partir de formules empiriques

i- La formule dite du Génie Rural (France)

𝟐.𝟓
𝑪𝒑𝒉 = 𝟏. 𝟓 + Qmh : m3/h
√𝑸𝒎𝒉

Qph = Débit distribué à l’heure de pointe (m3/j)


Qmh = Débit moyen horaire du jour de pointe (m3/j)
𝟏. 𝟓 < 𝑪𝒑𝒉 < 𝟑

2.5 à 3 pour les localités de moins de 10.000 habitants


2 à 2.5 pour les localités de 10.000 à 50 000 habitants
1.5 à 2 pour les villes de 50 000 à 200.000 habitants
≈1.5 pour les localités de plus de 200.000 habitants

ii- La formule dite des plombiers


𝒏
𝑸𝒑𝒉 = ∑ 𝒒𝒊 + n : nombre d’appareils
√𝒏−𝟏
qi : débit des appareils
Cette formule est surtout utilisée dans l’équipement en plomberie des bâtiments.

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3- Condition de vitesse
Les vitesses admissibles vont de 0,3 à 1,50 m/s. Des vitesses élevées traduisent de faibles
diamètres donc des pertes de charge élevées entraînant un réservoir élevé donc des pompes avec une
HMT élevée.

4- Diamètre
Pour dimensionner les canalisations d’un réseau à créer on recherchera le diamètre qui
transitera le débit demandé avec V= 1 m/s.
𝑽 𝒙 𝝅 𝒙 𝑫²
𝑸=𝑽𝒙𝑺=
𝟒

𝟒 𝒙 𝑸 𝟎.𝟓
⟹ 𝑫 = (𝝅 𝒙 𝑽)

Tableau pour le choix des diamètres des canalisations en pvc

Diamètre
33,6 42 53 63,2 75,8 92,4 112,4 125,8 143,2 179 201,8
(mm) PVC
Q(l/s) pour
0,9 1,4 2,2 3,1 4,5 6,7 9,9 12,4 16,1 25,2 32,0
V= 1m/s

V.2- Calcul des réseaux ramifiés


V.2.1- Répartition des débits dans les conduites
Après avoir tracé le réseau, on identifie les débits desservis à chaque nœud (consommation
ponctuelle) ou de service en route. Le débit desservi est celui consommé à l’endroit dit le débit
transitant celui qui coule dans la conduite.
Le débit desservi à un nœud est la somme des débits ponctuels soutirés à ce nœud.
Le débit de calcul d’un tronçon : à partir des débits desservis, les débits transitant sont répartis en
respectant la loi des nœuds. Le débit initial de calcul de chaque tronçon comporte deux éléments :
- le débit transité par le tronçon pour desservir la demande du nœud situé à son aval ;
- le débit desservi par le tronçon lui-même qui peut prendre deux formes, soit une répartition de ce
débit entre les deux nœuds, soit un service en route.
Dans les réseaux de distribution, il existe deux modes de desserte :

i- Desserte ponctuelle
Dans la desserte ponctuelle, le tronçon assure uniquement une fonction de transport. La desserte
ponctuelle correspond aux points de prélèvement bien localisés et suffisamment distants les uns des
autres (usine, borne fontaine, campus, groupe d’immeubles). Les points de desserte peuvent être
considérés comme des nœuds délimitant des tronçons.
Q1 Q2 Q3
A B C D

qb qc qd
AB, BC et CD sont des tronçons de la conduite
qb , qc , et qd sont dits débits ponctuels desservis
Q1, Q2 et Q3 sont des débits transitant

Le tronçon de conduite est calculé avec un débit transitant fixe égal au débit demandé à l’aval.
AB est dimensionné pour transporter Q1
BC est dimensionné pour transporter Q1 – qb
CD est dimensionné pour transporter Q3 = qd
Le tronçon en aval de D est dimensionné pour transporter Q3 - qd
Q2 = Q3+qc et Q1 = Q2 + qb

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 85
ii- Desserte en route
La desserte en route assure à la fois la fonction de transport et de distribution. La desserte est
répartie quand les prélèvements se font de façon quasi uniforme sur un tronçon et généralement à de
faibles débits. C’est le cas des branchements particuliers exécutés sur les conduites de distribution.
D

qd
A B C

qAB qBC

qAB et qBC : débits desservis en route


qd : débit ponctuel en D
Le tronçon AB est caractérisé par son débit d’entrée en A (Q1) et sortant en B (Q2).
Q1 = qAB +qBC + qd = Q2 + qAB
Q2 = qBC + qd
LAB : longueur du tronçon

Le tronçon AB est calculé avec un débit fictif constant Qf provoquant la même perte de charge
que le vrai débit variable de Q1 à Q2.
Pour faciliter les calculs des conduites, on recherche le débit fictif de calcul qui entraîne la même
perte de charge. Trouver un débit fictif permet aux diamètres des tronçons AB et BC de transporter le
débit d'extrémité et la desserte en route. C’est la formule du service en route.
La variation étant linéaire, le débit Qm au milieu du tronçon sera :
𝒒𝑨𝑩 𝑸𝟏 − 𝑸𝟐
𝑸𝒎 = 𝑸𝟏 − = 𝑸𝟏 −
𝟐 𝟐
𝑸𝟏 + 𝑸𝟐
𝑸𝒎 = = 𝟎, 𝟓 𝑸𝟏 + 𝟎, 𝟓 𝑸𝟐
𝟐
Pour être en sécurité, le débit fictif Qf est pris légèrement supérieur à Qm.
Pour faciliter le calcul des réseaux maillés avec service en route, compte tenu de l’imprécision
sur la loi de perte de charge et le débit du service en route uniformément réparti, le débit fictif de
calcul est pris 𝑸𝒇 = 𝟎. 𝟓𝟓𝑸𝟏 + 𝟎. 𝟒𝟓𝑸𝟐
Q1 = Débit entrant dans le tronçon
Q2 = Débit sortant du tronçon
𝑸 −𝑸
q = Débit unitaire de service en route 𝒒 = 𝟏 𝟐
𝑳
L = longueur de la conduite

Après le tracé du réseau, les débits desservis sur chaque tronçon et à chaque nœud leurs sont rapportés.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 86
Exemple : soit le réseau suivant :
C D

B 1.8 1.4 1.5


A
F

E 1.2
Tronçon CD : débit fixe QCD =1,5
Tronçon CF : débit variable
Q2 (sortant) = 0 et Q1 (entrant) = 1,4
Qf CF = 0,55 x 1,4 + 0,45 x 0 = 0,77

Tronçon BC : débit variable


Q2 (sortant) = 1,5 + 1,4 = 2,9
Q1 (entrant) = 2,9 + 1,8 = 4,7
Qf BC = 0,55 x 4,7 + 0,45 x 2,9 = 3,89

V.2.2- Etude d’un réseau de distribution


1. Analyse d’un réseau ramifié existant
L’analyse d’un réseau ramifié existant intervient lorsqu’il faut déterminer sa capacité face à
une augmentation de la demande ou une extension du réseau.
Les débits soutirés ainsi que le diamètre des conduites sont des données. L’analyse consiste à
déterminer par calcul les paramètres suivants:
- la vitesse dans chaque conduite
- les pertes de charge
- la pression aux différents nœuds
Les pertes de charge et les vitesses sont obtenues par calcul en utilisant les formules de pertes
de charge. La côte piézométrique est déterminée par soustraction de la perte de charge entre le nœud
considéré et la charge du nœud amont.
La pression est calculée d’amont vers l’aval à partir de la relation de Bernouilli : la différence
entre la côte piézométrique et la côte géométrique.

ZC
ZR

ZA
ZB C

B
ZR = Zx+ Yx+ ∆HR - x

ZR : Côte piézométrique la plus basse au départ de la distribution


Zx: Côte géométrique du point i connu (m)
Yx : Pression à déterminer (m)
∆HR - x : perte de charge entre le réservoir et le point x

Yx = ZR - Zx+ ∆HRx

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 87
La hauteur piézométrique est la hauteur de pression en un point quelconque de la conduite.

Deux tableaux sont dressés l’un relatif aux tronçons et l’autre relatif aux nœuds pour permettre
l’appréciation des vitesses dans les conduites et les pressions de service aux différents nœuds.

Tableau : Perte de charge des tronçons du réseau ramifié

Données Résultats
Tronçon No Débit Débit Débit fictif Diamètre Longueur Perte de charge Vitesse
entrant sortant

Tableau : Détermination des pressions aux nœuds d’un réseau ramifié

Nœud No ZR (m) Zx (m) ∆𝐻𝑍𝑅−𝑥 (m) ∑ ∆𝐻𝑅−𝑥 (m) Yx (m)

ZR : Côte du radier du réservoir


Zx : Côte du nœud considéré
∑∆HR-x : Perte de charge
Yx : Pression au nœud considéré

2. Analyse d’un réseau neuf


Lorsqu’il s’agit de créer un système de distribution entièrement neuf, les débits à soutirer aux
nœuds du réseau, la côte géométrique de chaque nœud ainsi que le(s) pression(s) de service sont des
données générées par le projeteur.
Le nouveau système sera défini en déterminant les diamètres des conduites, ainsi que la côte
du radier du réservoir.
Après le tracé du réseau, la conception se fait en plusieurs étapes :
- détermination des débits de prélèvements aux différents nœuds,
- calcul des débits des différents tronçons,
- mise en cohérence par le respect de la loi des nœuds : ∑ 𝑸𝒊 = 𝟎
- choix de la pression de service aux points de livraison,
- calcul des diamètres intérieurs des conduites avec la limitation de la vitesse (0,6 à 1,2 m/s) par
l’utilisation de formules simples : Bresse, Vibert, etc.
- choix des diamètres nominaux des conduites et du type de conduites,
- détermination de la côte piézométrique en tête du réseau nécessaire au stockage par un calcul de la
ligne de charge de l’aval vers l’amont,
- la hauteur piézométrique en tête du réseau détermine la côte du radier du réservoir ou la hauteur
manométrique de refoulement de la pompe (pour le réseau à refoulement distributif).

Le point dit hydrauliquement le plus défavorisé est celui qui exige la valeur de ZR la plus
élevée. C’est lui qui détermine la côte à retenir.
ZR à chercher, Zx : connu, Yx : imposé, ∆𝐻R-x : calculé
ZR retenu = Max (Zx + Yx + ∆𝐻R-x )

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 88
Exemple : Réseau ramifié
Soit le schéma ci-après :
D
0,3 0,5
Zr
1,3

1,5 C
A
3 0,8
B
Réservoir R E

ZR = Zx+ Yx+ ∆HR - x


ZR : Côte piézométrique la plus basse au départ de la distribution
Zx: Côte géométrique du point i connu (m)
Yx : Pression à déterminer (m)
∆HR - x : perte de charge entre le réservoir et le point x

Le point dit hydrauliquement le plus défavorisé est celui qui exige la valeur de ZR la plus
élevée. C’est lui qui détermine la côte à retenir.
ZR à chercher, Zx : connu, Yx : imposé, ∆𝐻 R-x : calculé
ZR retenu = Max (Zx + Yx + ∆𝐻 R-x)

Les débits consommés sont en l/s. les conduites sont à choisir en PVC. Ks = 120

i) Données

Tronçons RA AB BC AD BE
Longueur (m) 250 280 380 360 250

Points R A B C D E
Altitude du TN (m) 100 87 88 85 84 86

ii) Calcul
1- Choisir les diamètres à poser
2- Déterminer la hauteur du radier du réservoir

Résolution
1- Choisir les diamètres à poser
i) Recherche des débits transités

D
0,5 0,5 ≤ V(m/s) ≤ 1,5
Zr 1,2
1,3 j = 15% J x L

A 1,5 C
10 1
4 3 𝑄2
7,9 2,1 B 𝐽 = (𝐾2 𝜋2 𝐷16/3)
𝑆

0,8 E

Réservoir R
𝑸𝒇 = 𝟎. 𝟓𝟓𝑸𝒆 + 𝟎. 𝟒𝟓𝑸𝒔

-Les conduites avec service en route sont affectées de débit entrant et de débit sortant.
Elles sont calculées avec le débit fictif Qf.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 89
-Les conduites sans service en route sont affectées au débit fixe qu’elles transitent.

ii) Choix des diamètres, calcul des pertes de charge et des vitesses
Proposition V =1m/s.

Tronçon Longueur Débit Débit Service Débit Diamètre Diamètre Perte de Vitesse
(m) entrant sortant en sortant théorique standard charge (m/s)
(l/s) (l/s) route fictif (l/s) (mm) retenu (m)
(m) (mm)
R-A 250 - 7,90 - 7,90 100,3 92,40 3,63 1,18
A-B 280 5,10 2,1 3,00 3,75(fictif) 69,11 75,8 2,63 0,83
B-C 380 1,30 1,30 0 1,30 40,70 63,2 1,13 0,41
A-D 360 1,30 0,5 0,3 0,94 (fictif) 34,60 63,2 0,56 0,30
B-E 250 0,80 0,80 0 0,80 31,90 63,2 0,28 0,25

2- Déterminer la hauteur du radier du réservoir


Recherche de la côte du radier du réservoir et des pressions
Imposer une pression minima de 10 mCE à tous les nœuds
ZR = Zx+ Yx+ ∆HR - x

Nœud No Côte Pression Perte de Côte du Pression


(X) du TN mini Yx charge radier finale
Zx (m) (m) ∆𝐻𝑍𝑅−𝑥 ZR (m) Yx (m)
(m)
A 87 10 3,63 100,63 14,40
B 88 10 6,26 104,26 10,74
C 85 10 7,39 102,39 12,60
D 84 10 4,19 98,19 16,80
E 86 10 6,54 102,54 12,50

ZR maxi est donné par le nœud B (hydrauliquement le plus défavorisé), soit


104,26m.
ZR = 105 m
La hauteur du radier du réservoir par rapport au sol
HR = 105 -100 = 15 m

V.3- Calcul des réseaux maillés


V.3.1- Répartition des débits dans les conduites
Le débit entrant et le débit sortant se définissent par rapport au nœud et exprime le bilan des
écoulements à ce nœud. Les débits desservis aux nœuds (ponctuels) et le long des tronçons (service en
route) sont établis comme ceux au réseau ramifié (Cf. paragraphe V.2.1). Mais pour les débits
transitant dans les tronçons de conduite, on distingue deux groupes : Les tronçons qui appartiennent à
une maille et Les tronçons de ramification (antennes). Le calcul est basé sur la méthode d’égalisation
des charges.

i) Tronçons appartenant à une maille : On procède comme suit:


Après avoir déterminé les mailles et les tronçons, Etablir la consommation linéaire sur chaque
tronçon et la consommation ponctuelle sur chaque nœud.
Ramener la consommation linéaire sur les tronçons en consommation ponctuelle aux nœuds à
𝑸
raison de 𝒆𝒏 𝟐𝒓𝒐𝒖𝒕𝒆 (le sens d'écoulement n'étant pas à priori connu) à chaque extrémité du tronçon.
Ramener la consommation dans les ramifications en consommation ponctuelle aux nœuds de
départ de la ramification.
Effectuer une répartition provisoire et arbitraire des débits dans les tronçons des mailles en
respectant la loi d’équilibre des nœuds (∑ 𝑸𝒊 = 𝟎) ∑𝑸𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒏𝒕 = ∑𝑸𝒔𝒐𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕
Loi des mailles : c’est le principe de la conservation de l’énergie. Chaque nœud ayant une
charge unique, la perte de charge est nulle sur chaque maille.
Indiquer les points d'alimentation du réseau (réservoirs et éventuellement pompage direct dans
le réseau).
Calculer les diamètres des tronçons en fonction de la répartition arbitraire ci-dessus
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 90
Donner un sens de circulation dans les mailles (garder le sens choisi au niveau de toutes les
mailles). Pour chaque tronçon, les débits et les pertes de charge sont exprimés positivement si
l’écoulement s’effectue dans le sens de circulation choisi (sens des aiguilles d’une montre) et
négativement dans le cas contraire.

ii) Tronçons des conduites en ramification :


La procédure de calcul est la même que dans un réseau ramifié sauf en ce qui concerne le calcul de la
côte piézométrique en tête du réseau.
On fait d’abord l’équilibrage des débits dans les mailles pour trouver les vrais débits dans les tronçons
car la répartition arbitraire faite ne correspond pas à la réalité.

Equilibrage
A partir des débits arbitraires, choisir des diamètres en se fixant des limites de vitesse (si le
réseau est à créer),
Donner un sens d’écoulement positif arbitraire,
Calculer le système à l’aide de la méthode de Hardy Cross,
Vérifier les valeurs de vitesse,
Changer de diamètre si nécessaire (si le réseau est à créer) et reprendre le calcul d’équilibrage.

Méthode de Hardy Cross


Elle consiste à fixer sur chaque maille une répartition supposée des débits ainsi qu’un sens
supposé d’écoulement. On associe un signe négatif ou positif au débit et à la perte de charge dans
chaque tronçon. Soit à considérer la maille simplifiée suivante :
Q1

QA Q2 + QB

Suivant le sens donné ici Q1 est compté négativement et Q2 positivement.


Le calcul est basé sur la loi d’équilibre des débits aux nœuds et la loi d’équilibre de la charge dans les
mailles :
Pour les nœuds A et B, QA = Q1 + Q2 = QB
Pour les mailles ∑ ∆𝐻 = ∆𝐻1 + ∆𝐻2 = 0

Si à la première répartition arbitraire, on choisit des débits fictifs Q’1 et Q’2 alors ces débits seront liés
aux vrais débits Q1 et Q2 par la relation :
𝑄1 = 𝑄’1 + ∆𝑄
𝑄2 = 𝑄’2 + ∆𝑄

∆𝑄 est l’erreur faite à la première approximation des débits. La perte de charge dans un tronçon est
affectée du signe de son débit.

La forme générale de perte de charge est exprimée par une loi du type :
𝒂 𝒙 𝑳𝒊 /𝑸𝒊 /𝒏−𝟏
∆𝑯𝒊 = 𝑸𝒊
𝑫𝒊 𝒎
Le coefficient a et l’exposant m dépendent de la formule de perte de charge adoptée.
D’après la formule de Manning Strickler,

𝟏𝟎. 𝟐𝟗 𝒙 𝑳
∆𝑯 = 𝑸²
𝑲𝒔 ² 𝒙 𝑫𝟏𝟔/𝟑

Q étant la variable, on peut écrire, ∆𝐻 = 𝐶𝑄²

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 91
La méthode consiste à rechercher une correction de débit dq ou ∆𝑸 uniforme pour tous les
tronçons de la maille (uniforme pour que la loi des nœuds continue à être respectée) qui permette de
respecter la loi des mailles.

La correction ∆𝑸 doit être telle que la perte de charge ∆𝐻 le long de la maille soit nulle.
Si
∑ ∆𝐻 = 𝐶1 𝑄²1 + 𝐶2 𝑄²2 = 0

2 2
𝐶1 (𝑄 ′1 + ∆𝑄) + 𝐶2 (𝑄 ′ 2 + ∆𝑄) = 0

En développant et en négligeant ∆𝑄², on aura :

∆𝐻′
∑ ∆𝐻′ = 2∆𝑄 ∑ [ ]=0
𝑄′

∑ ∆𝑯′
∆𝑸 = − =𝟎
[∆𝑯′]
𝟐∑ [ ]
𝑸′

∆𝐻 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙é 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑑𝑒𝑠 𝑑é𝑏𝑖𝑡𝑠

La forme générale s’écrira :


𝒊=𝑵
𝒂 𝒙 𝑳𝒊 /𝑸𝒊 + ∆𝑸 /𝒏−𝟏
∆𝑯𝒊 = ∑ 𝑸𝒊 + ∆𝑸 = 𝟎
𝑫𝒊 𝒎
𝒊=𝟏

∑ 𝒂 𝒙 𝑳𝒊 /𝑸𝒊 /𝒏−𝟏 . 𝑸𝒊 ∑ ∆𝑯𝒊


∆𝑸 = = − =𝟎
𝒏 ∑ 𝒂 𝒙 𝑳𝒊 /𝑸𝒊 /𝒏−𝟏 [∆𝑯 ]
𝒏∑ [ 𝑸 𝒊 ]
𝒊

V.3.2- Etude des cas pratiques


Cas d’une maille
Elle s’applique dans les conditions où les éléments suivants sont définis :
- Diamètres des conduites
- Longueurs des tronçons
- Débit de service en route
- Débit entrant et sortant à chaque nœud
- Cote géométrique de chaque nœud
La procédure de calcul est la suivante :
- choix d’une formule de calcul de perte de charge
- choix d’un sens de circulation pour le calcul de perte de charge. En général le sens positif est
celui des aiguilles d’une montre
- répartition provisoire des débits en respectant la loi des nœuds :
𝛴𝑄 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑒𝑢𝑑 = 𝛴 𝑄 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠
𝛴𝐽 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 = 0
- calcul itératif d’ajustement des débits pour respecter la loi des mailles. Le calcul sera répété
jusqu’à ce que l’ensemble du réseau respecte la loi des mailles avec une certaine précision
- Vérification des vitesses par rapport à l’optimum prédéterminé
- Calcul des pressions et calage du radier du réservoir
L’équilibre des débits étant fait, les sens d’écoulement sont déterminés. Il est alors possible de calculer
la pression à chaque nœud et de déterminer la côte du radier du réservoir.
La formule approximative utilisée pour le calcul itératif d’ajustement des débits dans la méthode de
HARDY-CROSS se définit comme suit :
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 92
B C

QA QB
A D

Soit ∆𝐻, la somme des pertes de charge au point A lorsqu’on parcourt la maille dans le sens ABCD.
En utilisant les débits répartis arbitrairement ∆𝐻 vaut :
∆𝐻 = 𝐽𝐴𝐵 + 𝐽𝐵𝐶 + 𝐽𝐶𝐷 + 𝐽𝐷𝐴 ≠ 0
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
∆𝐻 = 𝑎𝐴𝐵 𝑞𝐴𝐵 + 𝑎𝐵𝐶 𝑞𝐵𝐶 + 𝑎𝐶𝐷 𝑞𝐶𝐷 + 𝑎𝐷𝐴 𝑞𝐷𝐴 ≠0
Si la variation de débit qui assure l’application de la loi des mailles est ∆𝐻
∆𝐻 = 𝑎𝐴𝐵 (𝑞𝐴𝐵 + ∆𝑞)𝑛 + 𝑎𝐵𝐶 (𝑞𝐵𝐶 + ∆𝑞)𝑛 + 𝑎𝐶𝐷 (𝑞𝐶𝐷 + ∆𝑞)𝑛 + 𝑎𝐷𝐴 (𝑞𝐷𝐴 + ∆𝑞)𝑛 ≠ 0

∆𝐻𝑖𝑗
∆𝐻 = ∑ ∆𝐻𝑖𝑗 + 𝑛∆𝑞 ∑ ≅0
𝑞𝑖𝑗
𝑖𝑗 𝑖𝑗

∑𝒊𝒋 ∆𝑯𝒊𝒋
∆𝒒 = −
∆𝑯𝒊𝒋
𝒏 ∑𝒊𝒋 𝒒
𝒊𝒋
n a la valeur correspondant à l’exposant du débit Q dans la formule de perte de charge utilisée.
- équilibrage des débits : Des différentes formules de perte de charge, l’on tire la valeur de ∆𝑞 :
* De Manning-Strickler
∑𝒊𝒋 ∆𝑯𝒊𝒋
∆𝒒 = −
∆𝑯𝒊𝒋
𝟐 ∑𝒊𝒋
𝒒𝒊𝒋
* De Calmon - LeChapt (k = 0,5 mm)
∑𝒊𝒋 ∆𝑯𝒊𝒋
∆𝒒 = −
∆𝑯𝒊𝒋
𝟏, 𝟗𝟔 ∑𝒊𝒋
𝒒𝒊𝒋
Cas d’un réseau à deux ou plusieurs mailles
Lorsqu’un tronçon est adjacent à deux mailles, il subit la correction de chacune des mailles.
- Les débits de service en route sont répartis entre les deux nœuds les plus proches
- Les débits des tronçons ramifiés du réseau sont reportés à leur nœud d’attache du réseau maillé.
- Le calcul de ∆𝑞 est fait pour chaque maille
- Chaque débit de tronçon est corrigé du ∆𝑞 de sa maille
- Pour les tronçons adjacents à deux mailles, le débit est affecté d’une double correction.

A C
B
Maille I Maille II
D E F

L’opération dépend de la maille d’où on mène le raisonnement. Le tronçon adjacent est BE

De la maille (I), 𝑄𝐵𝐸 = 𝑄′𝐵𝐸 + ∆𝑞𝐼 − ∆𝑞𝐼𝐼


De la maille (II), 𝑄𝐵𝐸 = 𝑄′𝐵𝐸 + ∆𝑞𝐼𝐼 − ∆𝑞𝐼

Soit ∆𝑞𝐼 , la correction à apporter par rapport à la maille I sur 𝑄𝐵𝐸 et ∆𝑞𝐼𝐼 la correction à apporter sur
𝑄𝐵𝐸 par rapport à la maille II.
𝑄𝐵𝐸 et 𝑄′𝐵𝐸 auront la même valeur absolue, mais sont de signe contraire.

Le calcul d’équilibrage se poursuit par itérations successives : cette étape est répétée autant de
fois qu’il y’a de mailles.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 93
Le débit à considérer pour un tronçon contigu à deux mailles est le dernier débit corrigé
(maille précédente) en tenant compte du sens du débit (inversion de signe). La correction est donc faite
deux fois pour un tel tronçon.
En théorie les débits réels dans les tronçons sont atteints après des itérations successives
jusqu'à ∑ ∆𝐻 = 0 dans chacune des mailles. Si tous les ∆𝒒 en valeur absolue sont inférieurs à une
petite valeur 𝜀 (10−4 à 10−6 𝑚3/𝑠), on arrête. Sinon, on calcule dq et les débits corrigés Qi+dq avec
comme nouvelle répartition des débits, les derniers débits corrigés.

Calcul des pressions et calage de la côte du radier du réservoir


L’équilibrage des débits étant fait, on connait exactement le débit et le sens d’écoulement dans
les tronçons.
Le calcul ou le choix des pressions (réseau existant ou à créer), le calcul des vitesses et le
calage du radier sont faits comme celui du réseau ramifié (paragraphe V.2.2).

Application:

Tableau d'itérations pour le calcul de réseau maillé

Maille Tronçon L(m) Q(l/s) DN ∆h(m) ∆𝑯 ∑ ∆𝑯 ∆𝑸 Q (l/s)


∑ ∆𝑯 (𝒎)
(mm) 𝑸 𝑸 (𝒍/𝒔)

II

III

Tableau de calcul de pertes de charge et des vitesses dans le réseau

Tronçon Long (m) Diamètre (mm) Débit de calcul Perte de charge Vitesse
(l/s) ∆h(m) (m/s)

Les vitesses sont pour la plus part assez faibles pour les valeurs admissibles
Calcul des pressions : 𝑍𝑅 (𝑚)

Nœuds (X) A B C D E
Altitude du TN 𝑍𝑥 (𝑚)
∆𝐻𝑅−𝑥 (𝑚)
Pression en X (m)

Pour une petite localité dont les bâtiments ne dépassent pas 2 niveaux, une pression minimale de 10 m
est suffisante aux nœuds.
Calcul avec service en route
Cette méthode Hardy-Cross peut être appliquée en tenant compte du service en route. La
répartition initiale des débits respecte la loi des nœuds et tient compte du débit de service en route. Le
calcul Hardy-Cross est fait avec le débit équivalent. On en déduit ensuite les débits réels et on vérifie
que la loi des nœuds est bien respectée.
Dans le cas d’un calcul avec service en route, la valeur du débit équivalent change quand le
sens du courant change.
On peut simplifier le calcul avec service en route en répartissant le débit de service en route en
deux moitiés égales aux nœuds amont et aval de chaque tronçon.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 94
Exemple : Réseaux maillés
Soit le schéma ci-après :
2
R A B C D

3
1,5 1,5
1,4

E F
1,0
H 0,8
1,2
1,5

Tronçon RA AB BC CD AE BF EF FG EH CF
Longueur (m) 210 250 240 310 190 230 220 420 500 300
Diamètre
200 150 100 80 100 60 100 80 60 60
fonte (m)

Nœuds R A B C D E F G H
Altitude (m) 100 90 91 95 93 92 90 91 94

La hauteur du radier du réservoir par rapport au sol est égale à 15 m.

Question : Le système de distribution d’eau schématisé est –il en équilibre ?

Solution
Soit le schéma ci-après :
2
R A B C D

3
1,5 1,5
1,4

E F
1,0
H 0,8
1,2
1,5

1- On isole d’abord les mailles pour les calculer


2
R A B C D

3
1,5 1,5
1,4

E F

H
1,2 + 1,8
1,5

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2- On reporte les débits consommés aux nœuds

2/2 + 3/2
R A B C D

3/2
1,5 + 2/2

E F

H
1,2 + 1,8 + 1,5/2 + 1,4/2
1,5 + 1,4/2

3- On repartit provisoirement les débits transitant en commençant par les nœuds les plus
éloignés et en respectant les lois de nœuds.

13,9 7,2 3,25


R A B 2,95 C D

1,5
5,2 1,0 (II) 2,5
(I) 3,0 0,45

E F

H
4,45
2,2

Si le réseau était à créer, le choix des diamètres se ferait à partir de ces débits provisoires

4- Equilibrage par la méthode de Hardy Cross

La forme générale de perte de charge est exprimée par une loi du type :
𝒂 𝒙 𝑳𝒊 /𝑸𝒊 /𝒏−𝟏
∆𝑯𝒊 = 𝑸𝒊
𝑫𝒊 𝒎

Manning Strickler Colebrook et Calmon-Lechapt Hazen Williams


Matériaux Ks K(mm) K’
Fonte et acier non revêtus (neuf) 80 1 100

Calmon - Lechapt en fonction de la rugosité k

K (mm) a x 103 n m
1 1,601 1,975 5,25

Formule a n m
10/3 2 16/3
4
Manning-Strickler
𝜋²𝐾𝑠 ²

Débit correctif
Pour une maille : Pour un tronçon :
∑ ∆𝑯
∆𝑸 = − =𝟎
[∆𝑯]
𝒏∑ [ 𝑸 ]
𝑸 = 𝑸′ + ∆𝑸
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1ère itération
Maille Tronçon L(m) Q’(l/s) DN ∆h(m) ∆𝑯
∑ ∆𝑯 (𝒎)
∑ ∆𝑯 ∆𝑸 (𝒍/𝒔) Q (l/s)
(mm) 𝑸 𝑸
AB 250 -7.2 150 -0.517 71.753 -7.39
AE 190 +5.2 100 +1.780 342.36 +5.01
I +0.703 1848 -0.19
EF 210 +3.0 100 +0.655 218.30 +2.81
BF 230 -1.0 60 -1.215 1215.18 -1.19
BC 240 -2.95 100 -0.724 245.33 -2.99
II BF 230 +1.00 60 +1.215 1215.18 +0.17 2174 -0.04 +0.96
CF 300 -0.45 60 -0.321 713.26 -0.49

L’opération dépend de la maille d’où on mène le raisonnement. Le tronçon adjacent est BF


De la maille (I), 𝑄𝐵𝐹 = 𝑄′𝐵𝐹 + ∆𝑞𝐼 − ∆𝑞𝐼𝐼 = -1,0 + (-0,19) – (0,04) = -1,15
De la maille (II), 𝑄𝐵𝐸 = 𝑄′𝐵𝐹 + ∆𝑞𝐼𝐼 − ∆𝑞𝐼 = +1,0 - (-0,19) + (0,04) = 1,15
Soit ∆𝑞𝐼 , correction à apporter par rapport à la maille I sur 𝑄𝐵𝐹 et ∆𝑞𝐼𝐼 la correction à
apporter sur 𝑄𝐵𝐹 par rapport à la maille II.𝑄𝐵𝐹 et 𝑄′𝐵𝐹 auront la même valeur absolue, mais
sont de signe contraire.

2ème itération
DN ∆𝑯 ∑ ∆𝑯
Maille Tronçon L(m) Q(l/s) ∆h(m) ∑ ∆𝑯 (𝒎) ∆𝑸 (𝒍/𝒔) Q (l/s)
(mm) 𝑸 𝑸
AB 250 -7.39 150 -0.544 73.65 -7.38
AE 190 +5.01 100 +1.652 329.82 +5.02
I -0.04 2054.41 +0.0096
EF 210 +2.81 100 +0.574 204.45 +2.82
BF 230 -1.19 60 -1.722 1446.49 -1.18
BC 240 -2.99 100 -0.743 248.59 -2.99
II BF 230 +0.96 60 +1.122 1167.53 -0.001 2191.54 +0.00016 +0.96
CF 300 -0.49 60 -0.379 775.42 -0.49

Après la 2ème itération, le débit varie moins et la ∑ ∆H (m) est à 10-3 près. Nous allons arrêter
l’itération.

5- Calcul des pertes de charge

Tronçon Long (m) Diamètre (mm) Débit de calcul Perte de charge Vitesse
(l/s) ∆h(m) (m/s)
RA 210 200 13.90 0.349 0.44
AB 250 150 7.38 0.543 0.42
BC 240 100 2.99 0.743 0.38
CD 310 80 1.50 0.795 0.30
EF 210 100 2.82 0.578 0.36
AE 190 100 5.02 1.659 0.64
BF 230 60 0.96 1.122 0.34
CF 300 60 0.49 0.379 0.17
EG 420 80 1.35 (fictif) 0.872 0.27
EH 500 60 1.50 5.944 0.53

6- Calcul des pressions ZR (m) = 100 +15 = 115 m. pour une petite localité dont le bâtiment
ne dépasse pas 2 niveaux, une pression minimale égale à 10 m est suffisante.

Nœuds (X) A B C D E F G H
Altitude du TN 𝑍𝑥 (𝑚) 90 91 95 93 92 90 91 94
∆𝐻𝑅−𝑥 (𝑚) 0.35 0.90 1.64 2.43 2.007 2.59 3.46 7.95
Pression en X (m) 24.65 23.11 18.37 19.57 20.99 22.41 20.54 13.05

V.4- Cas d’un réseau avec deux ou plusieurs réservoirs


Soit n le nombre de réservoirs
Le calcul est fait en considérant (n-l) conduites fictives reliant les différents réservoirs entre eux. Ce qui donne
(n-l) mailles fictives, supplémentaires par rapport au réseau.

Les conditions supplémentaires pour exécuter le calcul des conduites sont les suivantes :
 le débit d’une conduite fictive est nul,
 la perte de charge dans cette conduite est fixe et équivaut à la différence de niveau entre les deux
réservoirs qu’elle relie. le terme ∆𝐻 est nul pour cette même conduite fictive

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 97
Cas d’un réseau à deux réservoirs :

Conduite fictive
ZR1

B H
ZR2

QR1 (I) (III)


R1 (maille fictive)
QR2
A C R2

(II)
G E D F

Le réseau est calculé en considérant une maille supplémentaire fictive formé par les tronçons R 1A, AB, BC, CR2
et le tronçon imaginaire R1R2, avec comme hypothèses :
- Nombre de réservoir : 2
- Nombre de conduite fictive 1 : R1 R2
- Nombre de maille fictive 1 : R1A, AB, BC, CD, DR2, R2Rl
- Conditions supplémentaires QRIR2 = 0
∆𝐻𝑅1 𝑅2 = 𝑍𝑅1 − 𝑍𝑅2 (𝑓𝑖𝑥𝑒)
∆𝑯𝑹𝟏 𝑹𝟐
=𝟎
𝑸𝑹𝑰𝑹𝟐
Le débit sortant de chaque réservoir est donc calculé comme ceux des tronçons par équilibrage à l’aide
de la méthode de Hardy Cross.

Cas d’un réseau à trois réservoirs :


Dans ce cas de figure, il y aura deux conduites et deux mailles fictives. Avec n réservoirs, il y
aura (n-1) conduites et (n-1) mailles fictives.

Conduite fictive
ZR1

B H
ZR2

QR1 (I) (III)


R1 (maille fictive)
QR2
A C R2

(II) (IV)
(maille fictive)
G E D F

ZR3
Conduite fictive

QR3 R3

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 98
V.5- Cas d’un réseau à refoulement – distributif
Les cas étudiés sont basés sur une distribution gravitaire à partir du réservoir. Lorsqu’une
partie ou la totalité de la distribution se fait avant le réservoir, celui-ci n’injectera pas dans le réseau
qu’un complément au débit d’adduction, le calcul étant fait avec la distribution de l’heure de pointe
qui est souvent supérieure au débit d’adduction.

B H
ZR2

QP (I)

Pompe QR2
A C R2

(II)

E D F

Qc : débit distribué = QP + QR
QP : débit de pompage (quasi fixe)
QR : débit restitué par le réservoir

V.6- Cas d’une ville à plusieurs réseaux hydrauliques


Des contraintes topographiques (zone haute ou basse) peuvent amener à concevoir deux ou
plusieurs réseaux hydrauliques.
Chaque réseau est alors calculé séparément. Des connexions avec vannes fermées sont établies
entre les réseaux.

ZR1

B H
ZR2

QR1 (I)
R1

A réseau 1 C R2

(II) réseau 2

E D

Le réservoir R2 peut être alimenté à partir du réservoir R1, si celui-ci est suffisamment haut. Sinon il
sera alimenté par pompage à partir d’une station de reprise (surpresseur).

V.7- Quelques contraintes dans le choix des diamètres


Dans un réseau de distribution, le choix final des diamètres peut être influencé par :
Les disponibilités du marché,
Lorsque la norme impose un minimum (60 mm pour la fonte et 63,2 mm (Dint) pour le PVC).
Lorsque la conduite dessert une bouche incendie. Le débit et la pression doivent être suffisante
pour étouffer une incendie et est fonction de la taille des édifices à protéger.
Le débit Q = 20 – 60 m3/h et pression minimale = 20m.
Le désir de ne pas avoir trop de diversification de diamètre dans le réseau afin de faciliter
l’exploitation et la gestion.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 99
V.8- La protection et régulation des réseaux de distribution
La gestion et l’optimisation du fonctionnement des réseaux de distribution passent par une
protection et une régulation des réseaux.
V.8.1- La protection des réseaux de distribution
i- Les retours d’eau
Les retours d'eau peuvent se produire par dépression dans le réseau public (rupture de
canalisation, incendie,...) ou par contre-pression. Le réseau public doit être protégé d'éventuelles
entrées d'eau de différents réseaux (réseaux sanitaires et alimentaires, réseaux à usage technique ou
professionnel). Les réseaux à usage domestique doivent être protégés des clapets de non-retour.
ii- L'air dans les conduites
Lorsque le remplissage est trop rapide dans la canalisation ou après un arrêt de l'écoulement,
de l'air peut être emprisonnée dans les conduites. Cette accumulation de l'air se fait aux points hauts de
la canalisation et l’installation des ventouses ou purgeurs d'air serviront à évacuer l'air au remplissage
ou durant le fonctionnement du réseau.
iii- Le coup de bélier
Le coup de bélier survient en cas d’arrêt brusque de la circulation de l'eau (arrêt d’une pompe,
fermeture brusque d’une vanne). Les conséquences qu’engendre ce phénomène sont :
�La surpression qui provoque la fatigue des conduites
�La déformation par l’onde de dépression
�La cavitation et la rupture des conduites
On peut avoir recours à plusieurs techniques de prévention et de limitation de coup de bélier:
�Volants d’inertie sur les pompes �Cheminées d’équilibres
�Les soupapes de décharge �Les réservoirs anti-bélier
�Les vannes de régulation de pression, les ventouses
iv- La corrosion
Les conduites doivent être protégées contre la corrosion. Le passage des conduites sous des
voies électrifiées facilite l’attaque de la canalisation.
La protection contre la corrosion externe consiste au:
�Revêtement isolant
�Remblai de sable dans les sols argileux (La zone argileuse est très corrosive)
�Protection cathodique (zone calcaire) si zone humide (R < 50Ω)
V.8.2- La régulation des réseaux de distribution
La régulation sur un réseau de distribution se déroule à plusieurs niveaux :
i- Les vannes de réglage
Il existe quatre types de vannes :
Vannes à boisseau sphérique - Vannes papillons
Vannes à opercule (robinet) - Vannes de régulation hydraulique
ii- Régulation de débit
La vanne est pilotée par la mesure d’une perte de charge sur un diaphragme: Si ΔP augmente, le pilote
se ferme ainsi que la vanne.
iii- Régulation de pression amont
La vanne est pilotée par la pression amont. Si la pression amont augmente, le pilote s’ouvre et la vanne
également. La régulation de pression amont permet l’alimentation d’un réseau basse pression par les
excédents d’un réseau amont et limiter la pression amont.
iv- Régulation de pression aval
La vanne est pilotée par la pression aval. Si la pression aval augmente, le pilote se ferme et la vanne
également. La régulation de pression aval permet la réduction de pression sur un secteur et la
protection contre les surpressions.
v- Régulation de niveau
La vanne est pilotée par la pression hydrostatique dans le réservoir : lorsque le niveau est atteint la
vanne se ferme.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 100
AEPS et les équipements de la distribution

Chapitre 8
I- Introduction
L’éloignement des points d’eau dans les zones rurales ou périurbaines amène la population à
consommer de l’eau insalubre, favorisant l’émergence des maladies d’origine hydrique (diarrhées,
choléra, dysenterie, etc.). Les femmes et enfants en général, parcourent des kilomètres pour
s’approvisionner de cette eau à la qualité douteuse.
Pour améliorer leurs conditions de vie et de santé, plusieurs pays mettent en place un mini
réseau de distribution d’eau contribuant à un accès durable et de proximité à l’eau potable.

II- L’Approvisionnement en Eau Potable Simplifié (AEPS)


L’AEPS est un système d’approvisionnement en eau potable adapté aux zones rurales ou
périurbaines, dans les quartiers à faible revenu des villes, dans les zones d'habitat spontané, éloignées
des réseaux de distribution urbains. Le système mis en place est simple à réaliser, de faible dimension
et moins coûteux.
Les systèmes simplifiés d’AEP visent essentiellement les objectifs ci-après :
- L’amélioration des conditions d’AEP par rapport à l’hydraulique rurale;
- La réduction des coûts d’investissement;
- La réduction des charges d’exploitation

II.1- Constitution d’un système AEPS


Le système est constitué de:
Un système de captage d’une source : Il consiste à puiser l’eau de la nappe phréatique par prise ou
par captage. L’eau captée est ensuite envoyée dans le réseau soit par gravité, soit à l’aide d’une pompe
motorisée ou solaire.

Une conduite servant à refouler l’eau de rivière ou de forage vers un réservoir. Un système de
pompage motorisé alimenté par énergie thermique ou solaire pourra être associé à cette conduite
lorsque la topographie du terrain le permet.

Un réservoir de stockage qui peut être un château d’eau ou un réservoir enterré ou posé au sol
servant de tampon entre la production et la distribution. Pour minimiser le coût d’investissement, le
réservoir sera placé en hauteur (château d’eau) pour permettre l’alimentation du mini-réseau par
gravité. Il doit fournir une pression constante dans le mini-réseau et assurer une disponibilité
permanente de l’eau aux usagers. La capacité du réservoir sera fonction du nombre d’usagers sur le
mini-réseau.

Une station de traitement peut être aménagée en amont du réservoir dans le cas où la source est
superficielle pour traiter l’eau avant d’être distribuée aux populations. Si la source est un forage, le
réservoir sera suivi d’un dispositif de traitement simple qui peut être une filtration sur sable.

Un mini réseau de distribution d’eau desservant des bornes-fontaines et parfois, des branchements
privés. Le réseau de distribution est constitué de conduites qui peuvent être soit des tuyaux en
plastique (PVC ou PET) soit des tuyaux en métal galvanisé.

Points de consommation
Ils sont constitués des bornes fontaines, des points de lavage et des points d’abreuvement. La borne
fontaine est un appareil ou un aménagement comportant des robinets simples ou associés à un abri qui
sert de distribution d’un service publique de l’eau potable. Elle est généralement raccordée au réseau.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 101
Implantation des bornes fontaines
- le nombre de bornes fontaines est fonction de :
la taille de la population totale et du nombre d'usagers par BF,
la répartition spatiale des habitations: distance maximale à parcourir pour accéder à une BF.
les habitants ne doivent pas parcourir plus de 250m pour y accéder.
- Le nombre de robinets par BF est défini par :
la population desservie (environ 250 personnes par robinet)
la consommation journalière de la population desservie
le débit unitaire des robinets
le coefficient de pointe horaire de la consommation (des puisages) de la population
- Autres considérations
Pour des raisons de sécurité on évitera les traversées des routes à fort trafic,
On tiendra compte de l'accessibilité en toute saison,
On peut être amené à prendre en compte la spécificité de certains lieux (marchés, lieux de
culte, écoles et lycées etc…),
En milieu rural un point d’eau dessert 300 habitants et en milieu semi-urbain 500 personnes.

Exemple
Nous voulons dimensionner une borne fontaine en zone semi-rurale, nous avons supposé qu’elle
fonctionne pendant un temps (Tbf) de 8 heures par jour et la consommation spécifique (Cs) est de 30l/j.
Débit à chaque borne fontaine :
𝑪𝒔 𝒙 𝟓𝟎𝟎 𝟑𝟎 𝒙 𝟓𝟎𝟎
𝑸𝑩𝑭 = = = 𝟎. 𝟓𝟐 𝒍/𝒔
𝟑𝟔𝟎𝟎 𝒙 𝑻𝒃𝒇 𝟑𝟔𝟎𝟎 𝒙 𝟖

Pour le dimensionnement nous choisissons QBF = 0.5 l/s

Pour une population estimée à 9550 personne dans la zone, nous avons supposé qu’il y aura 60% de la
population qui va utiliser les bornes fontaines.

Nombre de bornes fontaines :


𝟗𝟓𝟓𝟎𝒙 𝟔𝟎%
𝑵= = 𝟏𝟏. 𝟒𝟔
𝟓𝟎𝟎
Prendre N = 12

Chaque borne fontaine possède 04 robinets de puisage. Le débit total des bornes fontaines donne:
QTBF = 12*0.5 *4=24 l/s

Equipements et aménagement des BF


L’équipement des BF est constitué des robinets et du compteur d'eau. Le robinet sert de
puisage aux usagers et le compteur permet de relever la consommation des usagers.
L'aménagement se compose d’une aire de dallage comportant des rigoles de drainage des eaux
perdues et un puits d'infiltration. Il y a également un abri protégeant la BF.
Il est important d’associer étroitement la population, et en particulier les femmes au choix de
leur emplacement.

Quelques branchements
Dans certaines zones, le mini réseau en plus d’alimenter les BF peut également alimenter quelques
lieux publics comme l’école, un petit centre de santé ou des toilettes, ainsi que quelques branchements
privés si certaines familles en ont les moyens.
Un abri machine pour le groupe électrogène servant à alimenter les pompes motorisées qui servent à
maintenir la pression dans les canalisations.
Un petit entrepôt où sont stockées les pièces de rechange. Il est important d’avoir à disposition sur
place des pièces de rechange pour pouvoir intervenir rapidement en cas de panne qui entrainerait la
coupure du réseau.
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II.2- Exécution de la borne fontaine
Une borne fontaine est constituée d’un local technique construit en béton armé, d’une aire de
puisage (couloir de circulation autour de la borne fontaine) et suivi d’une dalle de propreté.
Le point d’eau est doté d’un système d’assainissement et les eaux sont conduites vers le puits
perdu par une tuyauterie d’évacuation des eaux usées (pente 3%) en PVC simple de diamètre
100 mm et sera enterrée dans le sol avec une pente minimale de dix (10) pour cent.
La borne fontaine peut être protégée par un muret construit tout autour et deux portillons en
grilles métalliques sont posés pour faciliter le contrôle d`accès.

La borne fontaine peut équipée de 02 à 04 robinets débitant chacun 0,2 à 0,50 l/s et d’un
compteur.

II.3- Coût d’un système AEPS


Les besoins quotidiens essentiels d’un individu par jour est de 20 litres minimum d’eau. Lors du
dimensionnement, il est préférable d’aller au-delà de ce volume. Le coût de réalisation d’un système
AEPS dépend de la topographie des lieux, de la distance de la source à la zone à alimenter et de la
population à desservir.

II.4- Gestion d’un système AEPS


Tous les ouvrages mis en place doivent durer le plus longtemps possible. Pour tenir compte de
la pérennité des ouvrages, il est conseillé d’impliquer la population locale dans la réalisation des
ouvrages pour que les habitants se sentent concernés par son entretien et sa maintenance.
Les points d’eau doivent être gérés par un comité de gestion d’eau. La gestion des points d’eau
consiste à :
• assuré le fonctionnement courant des installations (mise en marche, arrêt, contrôle du
fonctionnement)
• l’entretien courant du réseau (réparation des conduites, changement de la robinetterie,
entretien périodique…) et des installations électromécaniques
• diagnostic et réparation de petites pannes
• relevage des compteurs des bornes fontaines régulièrement pour contrôler la consommation
de l’eau.
La population doit se procurer de l’eau moyennant une contribution. Le coût de l’eau
distribuée comprend : le coût du personnel, les charges d’amortissement, d’entretien et de
maintenance, les charges de fonctionnement en tenant compte du rendement du réseau.
Les fuites d’eau au niveau des robinets ou des conduites doivent être surveillées pour y
remédier directement. La présence de fuites d'eau peut engendrer une surfacturation sur la
consommation. La réparation immédiate des fuites est un moyen de prévention des pertes d’eau
inutiles.
L’entretien consiste à veiller au bon fonctionnement des ouvrages, à garder l’environnement
des ouvrages propre et à réparer ces ouvrages en cas de panne. Un contrôle hebdomadaire doit être
effectué pour s’assurer que tous les éléments constituants le réseau est en bon état.

III- Les équipements de la distribution

III.1- Les conduites dans le réseau


La canalisation et la distribution d’eau dans le réseau d’AEP sont faites à travers des tuyaux. Le
réseau de distribution est subdivisé en 2 catégories:
 Les tuyaux principaux transportent l’eau le long du réseau,
 Les tuyaux secondaires transportent l’eau jusqu‘aux points de consommation.

Les conduites les plus utilisées pour la distribution d’eau sont des tuyaux en plastique (PVC et PET) et
des tuyaux métalliques galvanisés (GI).

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 103
Les tuyaux en plastique sont subdivisés en deux groupes :
- les tuyaux sans pression qui sont utilisés pour transporter de l’eau ne subissant aucune pression. Ils
ne doivent pas être enterrés à une profondeur de plus de 20 centimètres. Leur diamètre extérieur varie
entre 32 mm et 110 mm.
- les tuyaux à pression qui sont quant à eux référencés en fonction de la pression qu’ils peuvent subir
(4, 6, 10, 16 ou 25 bars). On peut citer les conduites en plastique (conduites PVC et PeHD), en béton
armé, en acier et en fonte ductile.

i- Les conduites en polychlorure de vinyle (PVC) sont très sensibles aux chocs qui les rompent, aux
charges trop lourdes qui les ovalisent ou les écrasent, enfin à l’insolation qui leur fait perdre leur
résistance aux pressions. Elles existent en des éléments de longueur courante de 5,50 à 6,00 m pour
des raisons de transport et quelquefois 12 m. Les épaisseurs varient en fonction de la pression
nominale. Les diamètres extérieurs varient de 20 mm à 315 mm. Les conduites en PVC doivent être
posées dans un lit de sable afin d’éviter de les endommager au contact de gravats. Elles sont
inadaptées à une utilisation dans les zones marécageuses ou dans la nappe phréatique.

Tableau 2 : Les dimensions des tuyaux PVC

Désignation Diamètre intérieur et Capacité à pression


commerciale extérieur (np)
Tuyau 110 98.8 x110 10
Tuyau 90 80.6 x 90 10
Tuyau 75 68.6 x75 6
Tuyau 75 63 x 75 10
Tuyau 63 56.6 x 63 6
Tuyau 63 53 x 63 10
Tuyau 50 43.6 x 50 6
Tuyau 50 42 x 50 10
Tuyau 40 35 x 40 6
Tuyau 40 33 x 40 10
Tuyau 32 28 x 32 6
Tuyau 32 26.8 x 32 10
Tuyau 25 21 x 25 10

DN 50 63 75 90 110 125 140 160 180 200 225 250 280 315 355 400

Dint PN 6 46,4 59,2 70,6 84,6 103,6 117,8 131,8 150,6 188,2 211,8 235,4 396,2 376,6

PN 10 45,2 57,0 67,8 81,4 99,4 113,0 126,6 144,6 180,2 203,4 226,2 285 361,8

PN 16 42,6 53,6 63,8 76,6 93,6 106,0 119,2 136,2 170,2 191,6 212,8 267,4 340,6

Diamètre extérieur en
P.N. 16 bars P.N. 10 bars P.N. 6 bars
mm
D int. x D ext. e D int. x D . e D int. x D ext. e
20 14,8 x 20 16,8 x 20
2,6 1,6
25 18,6 x 25 21 x 25 De 20 à 50 mm, prendre la
3,2 2,0
32 24 x 32 26,8 x 32 série de pression supérieure
4,0 2,6
40 30 x 40 33,6 x 40
5,0 3,2
P.N. représente la pression nominale en bars.
e est l’épaisseur nominale en mm.

ii- Les conduites en polyéthylène haute densité (PeHD) sont des conduites flexibles utilisées
pour les branchements (petits diamètres). Elles ont pratiquement les mêmes caractéristiques que les
conduites PVC et sont en rouleaux de 25, 50 ou 100 m

Les tuyaux en métal galvanisé sont utilisés dans les zones où les canalisations du réseau ne
peuvent pas être enterrées (sur des rochers, dans les zones marécageuses, etc.). Ces tuyaux en acier

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 104
possèdent des qualités chimiques qui les permettent de résister à la rouille. Ils sont souvent désignés en
pouces.

Tableau : Dimensions et longueurs des fils

Tuyau 3/8 ½ ¾ 1 11/4 11/2 2 21/2 3 4


Longueur (mm) 10 13 15 17 19 19 24 27 30 40

DN de canalisations en polyéthylène.

PE Basse Densité. Pression de service à 20° C (Pression nominale)


4 bars 6 bars 10 bars
Poids métrique Poids métrique Poids métrique
Diamètre (mm) (kg) Diamètre (mm) (kg) Diamètre (mm) (kg)
12 / 16 0,082 10 / 16 0,114
16 / 20 0,106 15 / 20 0,128 13 / 20 0,169
21 / 25 0,135 19 / 25 0,193 16 / 25 0,270
27 / 32 0,216 25 / 32 0,292 21 / 32 0,426
34 / 40 0,325 31 / 40 0,467 26 / 40 0,675
42 / 50 0,538 39 / 50 0,715 33 / 50 1,035
Nota: Dans les colonnes des diamètres le premier nombre correspond au diamètre intérieur, le second au diamètre extérieur.

DN de canalisation en acier galvanisé

Dénomination nouvelle Diamètre extérieur Diamètre intérieur (mm) Masse / mètre (kg) Ancienne appellation
(mm) (1) Tube lisse nu pour mémoire
1/2 21,3 16 1,220 15 - 21
3/4 26,9 21,6 1,580 20 - 27
1 33,7 27,2 2,440 26 - 34
11 / 4 42,4 35,9 3,140 33 - 42
11 / 2 48,3 41, 8 3,610 40 - 49

(1) Le diamètre intérieur ne figure pas dans la norme. Les dimensions sont approximatives.

III.2- La robinetterie
Les vannes sont des pièces qui permettent de sectionner, régler, régulariser l’écoulement de
l’eau dans le réseau et d’assurer une exploitation rationnelle. Les appareils de robinetterie sont
identifiés par principalement deux éléments : le diamètre nominal DN et la pression nominale de
service PN.

III.2.1- Les robinets


Un robinet ou vanne est une sorte de lentille épaisse qui s'abaisse ou s'élève verticalement à
l'aide d’une vis tournant dans un écran fixé à la vanne.
Il est constitué de :
1. Manivelle
2. Boîte à manivelle
3. Serre – joint
4. Joint
Il en existe plusieurs types :

i- Les vannes de sectionnement


Robinet-vanne à opercule
Appareil de sectionnement pour isoler un tronçon de conduite, fonctionnant soit en ouverture totale,
soit en fermeture totale.

Les robinets vanne à papillon

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Appareil de réglage de débit et de sectionnement utilisés pour les gros diamètres (> 300 mm) et dont
l'encombrement est faible. Elle permet un arrêt automatique et rapide en cas de rupture de conduite.
La vanne est généralement placée prioritaire sur le réseau primaire et les stations de traitements.

Choix du type de vannes


Dn ≤ 200mm vanne à opercule
Dn ≥ 200mm vanne papillon

ii- Les vannes de régulation


Réducteurs de pression et de débit
Les réducteurs de pression permettent de réduire ou stabiliser une pression, limiter un débit ou encore
contrôler le niveau d'eau dans un réservoir.
Stabilisateurs de débit - de pression
Il existe des équipements conçus pour maintenir un débit constant dans une canalisation sous pression,
on les appelle stabilisateurs de débit.

Les clapets anti-retour


Ils permettent de diriger l’écoulement de l’eau dans un seul sens. Ils sont installés au palier de pression
sur les réseaux, sur les conduites de refoulement, après les pompes.
Vanne stop
Organe de sécurité, placé en tête de la canalisation, permettant d'arrêter l'encombrement si le débit
dépasse une certaine valeur.
iii- Les autres types de vannes
Vannes flottantes : installées dans des réservoirs de stockage ou des réservoirs de casse pression, pour
arrêter ou activer leur alimentation. Les réservoirs de casse pression sont situés le long des tuyaux
pour casser ou réduire la verticale de 70 à 100 mètres selon la puissance du tuyau.
Vannes d’embranchements ou de décharge : sont installées sur les tuyaux de décharge pour servir
l’eau aux points de collection.

Vannes de branchement : sont fixées aux endroits de branchements. Ils sont constitués de robinet
d'arrêt et de robinet de prise.

iv- Les raccordements


Il existe plusieurs forme de raccords selon leurs types : en plastique (unités métriques ou en
chiffres), galvanisés (en pouces) à pression ou non. Un raccord est décrit par son nom, son type et sa
taille et selon un ordre respecté.

III.2.2 - Les éléments de protection des réseaux


Afin de garder les réseaux en parfait état de fonctionnement, ils doivent être protégés contre la
présence de l’air dans les conduites, les surpressions et les dépressions, les pertes de capacités dues à
l’accumulation des impuretés dans les conduites.

a) Ventouses : Appareils fixés aux niveaux des points hauts de la canalisation pour évacuer l’air qui
pourrait s’accumuler afin de rétablir le diamètre de la conduite pour l’eau.
b) Les soupapes de décharge de type mécanique
Les soupapes de décharge de type mécanique, servent à la protection contre la surpression dans le
réseau. Ils sont capables uniquement d’évacuer instantanément un débit important d’eau afin
d’abaisser la pression dans une conduite.
c) Les réservoirs anti-bélier
Ils utilisent l’air comprimé pour protéger les conduites contre les surpressions et les dépressions.
d) Vannes de purge : sont fixées en dépression de terrain(ou points bas) du réseau pour permettre la
vidange des conduites en cas d’entretien du réseau.

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e) Filtre : il sert à protéger les appareils raccordés à l’aval contre les impuretés, corps étrangers,
graviers, etc...
f) Pièce de démontage : elle permet de changer des appareils sans démonter une partie de la
tuyauterie.

III.2.3- Le comptage
Le compteur permet de mesurer les volumes d’eau pour une gestion optimale des systèmes
AEP. Son rôle est d’assurer une surveillance des débits dans les réseaux. Un compteur est caractérisé
par trois valeurs :
- son diamètre nominal
- le débit nominal Qn et l’étendue de la mesure (Qmin, Qmax)
- la perte de charge singulière provoquée lors de l’utilisation à débit maximal.

- Qmax (débit maximal) est le débit le plus élevé auquel le compteur doit pouvoir fonctionner sans
détérioration.
- Qn (débit nominal) ce débit est égal à la moitié du débit maximal(Qmax), exprimé en mètres cubes par
heure. Il sert à désigner le compteur.
- Qmin (débit minimum) est le débit à partir duquel tout compteur doit respecter les erreurs maximales
tolérées par la réglementation (±2% et ±5%). Au-dessous de celui-ci, le compteur tourne mais le
constructeur ne garantit aucune précision.

Trois types de compteurs sont couramment utilisés :


 les compteurs mécaniques : compteurs de vitesses à hélices et les compteurs volumétriques;
 les compteurs électromagnétiques qui ont l’avantage de pouvoir être bidirectionnels
 les débitmètres à ultrason : débitmètre avec report d’index à distance.

Les compteurs sont choisis en fonction de cinq critères.


- la qualité de l’eau (physico-chimique, température);
- l’étendue de la mesure ;
- la pression de service ;
- la précision souhaitée ;
- les conditions de pose ;
- l’indépendance vis-à-vis des sources d’énergie.
Le choix d’un compteur s’effectue à partir des abaques et des tableaux des constructeurs.

III.3- Les points de livraison


Le point de livraison est l’emplacement où est délivré de l’eau potable à l’abonné.

III.3.1- Le branchement particulier


Le raccordement d’une habitation au service d’eau ou branchement particulier relie La
conduite de distribution tertiaire ou secondaire au domicile de l’utilisateur. Un branchement particulier
comprend :
- un collier de prise permettant de réaliser la jonction entre la conduite de distribution et le robinet de
prise ;
- un robinet de prise qui comporte un embout fileté et une bride de raccordement. Il est logé dans un
tabernacle qui le protège et d’une bouche à clé qui permet les manœuvres de vanne par une clé à
béquille.
- un système de comptage le cas échéant
- une conduite de faible diamètre allant couramment de 20 mm à 50 mm.

Le choix des diamètres de la conduite ainsi que du compteur se fait en fonction du débit
demandé (nombre de point d’eau) et de la longueur de conduite.
Le débit de calcul des installations se calcule par la formule des plombiers en fonction du débit
de base pour chaque point d’eau ou robinet (0.10 à 0.20 l/s) et du coefficient de simultanéité
(Probabilité d’ouverture simultanée de plusieurs robinets).

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Dans la pratique, le choix des diamètres de compteur et de la conduite d’alimentation du
branchement, sur les abaques établis en fonction du nombre de points d’eau, leurs débits, la longueur
de la conduite d’alimentation.

III.3.2- La borne fontaine publique


La borne fontaine publique est un ouvrage installé dans des espaces publics pour
l’approvisionnement en eau des populations à faibles revenus. Elle compte 1 à 3 robinets à des débits
de 0,2 à 0,5 l/s. Le type de borne fontaine est choisi en fonction du mode de gestion :
- Borne fontaine automatique : Borne fontaine YAKOLI
- Concession de la gestion à une personne privée : Borne fontaine à 4 robinets
Le nombre de borne-fontaine est évalué en fonction de la distance de parcours pour y accéder (300 à
500 m) et du nombre de personnes par borne fontaine (300 à 1000).
La borne fontaine publique est utilisée par des revendeurs ou porteurs d’eau qui distribuent
l’eau dans les ménages moyennant une paye.

III.3.3- Le poste de distribution collective


Un poste de distribution collective est un branchement commun ou une borne fontaine
améliorée construit sur un lieu public ou chaque ménage y dispose d’un compteur et d’un seul robinet
de puisage.

III.3.4- Les appareils de lutte contre l’incendie


Les appareils de lutte contre les incendies sont des points de livraison de proximité qui
permettent au service des incendies (sapeurs-pompiers) d’une ville de puiser l'eau sur le réseau pour
étouffer un incendie dans l’agglomération.
Leur débit (30 et 60 m3/h), leur disposition et leur nombre dépendent de la surface des
installations à protéger, de leur accessibilité.
Les lieux d’approvisionnement sont les poteaux d’incendie qui sont des prises apparentes
disposées dans le domaine public et les bouches d’incendie qui sont intégrés de façon discrète dans
l’environnement urbain.

III.4- Les pièces hyfrauliques


Les branchements constituent le raccordement des usagers au réseau de distribution. Les
principaux éléments constitutifs du branchement sont :

● Colliers et le robinet de prise en charge


Branchements à partir des canalisations en charge. Ils permettent de réaliser le piquage sur la
conduite principale sans arrêter l'eau. Ils comprennent un orifice taraudé permettant le perçage de la
canalisation et sur lequel vient s'adapter un robinet de branchement. Le tuyau de branchement est
généralement en polyéthylène ou en PVC ;

Fig. - Collier en acier forgé avec joint intégré pour adduction

Pour tuyaux PVC de DN 63 à 350 mm Pour tuyaux fonte, acier, éternit de DN 60 à 1200 mm

 un robinet de prise en charge, comportant un bout fileté et un autre avec bride. Il se monte
directement sur le collier, la conduite principale étant en charge

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 108
Fig.12

● la bouche à clé pour manœuvrer le robinet de prise depuis le domaine public et ainsi ouvrir ou
fermer le branchement ;

● le regard de compteur placé en général en limite du domaine public et privé.

● les clapets de retenue


Ils sont destinés à empêcher le passage d’un fluide dans certaines conditions.
Ils sont surtout utilisés dans les stations de pompage au point bas des canalisations d'aspiration
(désamorçage) ou sur la conduite de refoulement (arrêt de la colonne d'eau).

III.5- L’entretien des installations


Il est important d’entretenir périodiquement les ouvrages de captage, le site de traitement, les
ouvrages de pompage et les appareils de robinetterie. La qualité de l'eau doit être contrôlée aux
différentes étapes de la filière de potabilisation.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 109
Installation sanitaire individuelle

Chapitre 9
I- Généralités
Une installation sanitaire, comprend en plus des appareils sanitaires, les robinetteries, les
canalisations, les alimentations, les évacuations et les raccordements nécessaires au bon
fonctionnement des sanitaires. Une installation sanitaire commence avec l'alimentation en eau par le
réseau de distribution de la zone.
Dans la plus petite habitation moderne, le nombre des appareils essentiels aux besoins
courants est relativement important (lavabo, douche, WC, évier, etc) et des accessoires (bonde, clapet
de vidage, porte-gobelet, siphon, trop-plein) nécessaires au bon fonctionnement des sanitaires. Le
choix d’un appareil dépend de la matière, de la forme et de la robinetterie.

II- Matière employée à la fabrication des appareils


Les matières les plus généralement employées à la fabrication des appareils sanitaires sont les
céramiques qui comprennent :
 Les faïences (pièces sont fragiles et de petite dimension) ;
 Les grès (matière très résistante telle que la baignoire, …) ;
 Les porcelaines (produits très homogènes, inaltérables, imperméable et incraquable).

III- Éléments composant une installation sanitaire


Du réseau d’eau au point de consommation, les points caractéristiques d’un branchement se présentent
comme suit:
1. La prise: point de raccordement de la conduite du branchement à celle du réseau.
2. La conduite du branchement: chemin de l’eau pour accéder au domaine privé.
3. Le compteur: témoin du gérant, il totalise les volumes d’eau qui serviront à la facturation.
Il doit répondre à l’attente des deux parties.
4. Le puisage regroupe tous les points de consommation d’eau dans l’enceinte du domaine
privé.

Une installation sanitaire débute après le compteur d'eau. Au besoin on peut installer un
surpresseur, un réducteur de pression, un anti bélier, mais le clapet anti retour est obligatoire.

III.1- Le compteur d’eau


1. Généralités
L’installation sanitaire débute à la douille de raccordement du compteur d'eau qui est installé
par l’agent de gestion de l’eau de la ville.
Le compteur d'eau est destiné à évaluer la consommation en eau d’une habitation sur une
durée donnée. Chaque compteur d'eau présente un numéro de série qui lui est propre et il est scellé
pour assurer la protection contre les tentatives frauduleuses.
Le compteur d'eau est placé en début du réseau, en amont de l’installation. Vous avez donc
d'amont en aval :
 l'arrivée du réseau ; un robinet d'arrêt général ;
 le scellé ; le compteur ;
 la douille de raccordement ; votre réseau.

2. Compteurs
Le compteur constitue un point de partage des responsabilités entre les services des eaux et le
consommateur :

- la partie amont (compteur compris), relève du service des eaux. Informé sur toutes
anomalies de fonctionnement, il se doit d’intervenir dans les meilleurs délais afin de limiter les
pertes.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 110
- l’aval incombe au consommateur qui se doit de veiller au bon fonctionnement de ses
installations. Il doit aussi veiller à la protection du compteur contre d’éventuels bris, il est en
général posé dans sa propriété, dans une niche murale ou dans un regard).

D’une façon générale, il faut remarquer qu’un compteur de diamètre:


- trop grand entraînera une diminution importante des vitesses de l’eau qui le traverse:
diminution des précisions des enregistrements;
- trop petit, il sera traversé par des vitesses élevées pour lesquelles il n’a pas été conçu: usure
rapide et détérioration prématurée.

III.2- Le surpresseur
Placé après le compteur d'eau, le surpresseur est installé au cas où la pression est trop faible
(moins de 0,3 bar au robinet) pour augmenter la pression. Il est composé d'une pompe et d'un
réservoir. Il est raccordé à l'installation :
 soit avec des manchons souples ;
 soit des flexibles.

III.3- Le réducteur de pression


Placé après le compteur d'eau, le réducteur de pression permet de réduire la pression lorsque la
pression venant de la canalisation publique est trop importante. En effet, une pression trop importante
peut entraîner des problèmes sur vos canalisations comme les coups de bélier. Il existe deux types de
réducteur de pression :
 Ceux qui ont une pression constante et vous assurent une pression régulière et fixe.
 Ceux qui sont réglables et vous permettent de choisir la pression. Ils sont munis d'un
manomètre.

III.4- L’anti bélier


Lorsqu’à la fermeture des robinets, les canalisations font du bruit, résultant d'une brutale
montée de pression ou d'un robinet mal monté ou abîmé : on est en présence de coups de bélier. Il est
judicieux d’installer un anti-bélier pour remédier au problème.

III.5- Le clapet anti retour


Le clapet anti-retour sert à contrôler le sens d'un fluide, quel qu'il soit. Il se place après le
compteur d'eau et le robinet d'arrêt général. le robinet d'arrêt général permet l'arrêt de la distribution de
l'eau dans toute l'habitation en cas de problème ou lors de l'intervention sur votre installation.
Le robinet de purge installé sur la canalisation publique permet la vidange de l'installation.

IV- Équipements sanitaires


Le choix des équipements sanitaires dépend de plusieurs facteurs : la place disponible, le
confort recherché, le budget envisagé ainsi que les goûts personnels.
L’installation d'équipement sanitaire consiste au montage de la robinetterie et le raccordement
des divers appareils. Les principales installations d'équipement sanitaire sont:
Lavabo : montage de la robinetterie et son raccordement à l'alimentation en eau et l'évacuation
des eaux usées.
Baignoire : montage de la robinetterie et son raccordement à l'alimentation en eau et
l'évacuation des eaux usées.
Douche : montage de la robinetterie et son raccordement à l'alimentation en eau et à
l'évacuation des eaux usées.
WC : installation d'un réservoir, d'une cuvette ainsi que le montage d'une chasse d'eau.
Evier : montage de la robinetterie et son raccordement à l'alimentation en eau et l'évacuation
des eaux usées.
Lave-vaisselle ou lave-linge : la réalisation du branchement de vos appareils et le
raccordement à l'évacuation des eaux usées.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 111
IV.1- Etude d’un lavabo
Un lavabo est un équipement sanitaire d’une salle de bain servant au lavage de la main ou
pour le brossage des dents. Il existe plusieurs formes de lavabo : lavabo simple ou double mais aussi
un lave-main pour les WC. Il peut être suspendu sur consoles (accroché au mur via des boulons ou des
crochets ou maintenu à l'aide de tiges filetées), encastré dans un plan de travail (il est alors appelé «
vasque »), ou posé sur une colonne. Fixée dans la paroi, la colonne sert à cacher la tuyauterie non pour
tenir le lavabo.
Un lavabo est constitué de trois parties :
 La cuvette et son support,
 La robinetterie d’alimentation,
 La vidange (évacuation et trop plein).

i- La cuvette
De forme simple avec bords au profil arrondi et présentant le minimum de moulure pour
faciliter le nettoyage, elle peut être de type avec ou sans dosseret.
Le type de dosseret est fait pour être appliqué contre un mur avec un léger encastrement du
dosseret dans l’enduit et calfeutrement au mastic.
Le type sans dosseret est fait pour être détaché complètement du mur pour faciliter le
nettoyage complet de l’appareil.

ii- La robinetterie d’alimentation


Les lavabos modernes sont équipés d’une batterie fixée sur la partie plate arrière du lavabo ou
sur le mur au-dessus du lavabo. Elle est munie d’un seul bec déverseur qui permet le lavage sous le jet.
Le diamètre est en général de 10 mm.

iii- La vidange
Elle s’effectue par le fond de la cuvette au moyen d’un orifice de sortie, la bonde qui
communique avec le siphon à godet ou en tube. Le siphon est placé à la sortie de la bonde et raccordé
à la tuyauterie d’évacuation. Un joint est placé entre le siphon et la bonde pour lutter contre
l'étanchéité. Le diamètre des tuyauteries de vidage est généralement voisin de 30 mm.
Pour la vidange, seuls les appareils à clapet mobile assurent une évacuation rapide, un
démontage et nettoyage facile et un passage intégral évitant les dépôts des matières en suspension. Le
tuyau d’évacuation (en PVC) peut être apparent ou encastré dans le mur.
L’installation du lavabo consiste au montage de la robinetterie, de la bonde, du clapet et se
termine avec le raccordement du lavabo à l'alimentation en eau et à l'évacuation des eaux usées. A la
fin, le lavabo est placé à son emplacement définitif.
Le raccordement à l'alimentation en eau chaude et froide se fait à l'aide de flexibles (ou
raccords bicônes ou raccords à collet battu) et celui de l'évacuation se fait à l'aide du siphon.

IV.2- Etude d’une baignoire


Une baignoire est un équipement sanitaire de grande capacité permettant l’immersion du corps
dans une position allongée. Elle peut aussi servir à prendre une douche ou un bain. Une baignoire est
constituée de trois parties :
 La cuve,
 La robinetterie d’alimentation,
 La vidange.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 112
i- La cuve
On distingue différents modèles de baignoire, mais le plus courant rectangulaire mesurant
entre 120cm × 70cm et 180cm × 70cm. Elle nécessite une consommation en eau de 150 à 200 l pour
prendre un bain. La cuve a une inclinaison des parois et du fond pour assurer une position commode
de l’usager, un écoulement rapide et complet de l’eau lors du vidage.

ii- La robinetterie d’alimentation


La baignoire est équipée d’une robinetterie murale ou sur gorge (sur le rebord), en encastrée
ou non en cas d'îlot.
Il ya possibilité d’avoir une batterie mixte de robinetterie à baignoire et de douche à main. Elle
est munie d’un seul bec déverseur qui permet la sortie de l’eau sous le jet. Le diamètre est en général
de 15 à 20 mm.

iii- La vidange
Elle s’effectue par le fond de la cuve au moyen d’un orifice de sortie, la bonde qui
communique avec le siphon. Le raccordement à l’évacuation se fait en posant la bonde, le trop-plein et
le siphon. Le diamètre de l’orifice est de 35, 40 et 50 mm. Parfois le vidage se fait par un système à
clapet actionné par manette métallique.
L'installation de la baignoire commence par la pose de la robinetterie et se termine avec le
raccordement à l'alimentation en eau chaude et froide et la pose du système de vidage avec le
raccordement à l'évacuation.

IV.3- Etude d’une douche


La douche est un aménagement dans la salle de bain, conçu pour donner au corps les soins de
nettoyage par aspersion. Elle n’exige qu’une faible quantité d’eau (30 l environ). Elle est constituée
d’un receveur de douche avec vidage, la robinetterie et la colonne de douche.

i- Le receveur et vidage
Le receveur de douche classique est un bac en céramique, fonte,…et est le plus souvent carré
(70 -80 cm) et peu profond (12 cm environ).
Une douche est définie en fonction de son receveur :
• Le receveur à encastrer dans le sol, dans un socle en brique ou polystyrène ou toute autre
matière solide. Ce type de receveur peut être plat avec 4 cm de profondeur ou bien standard entre 13 et
16 cm.
• Le receveur à poser est scellé sur le sol. Il est en émail pour assurer la solidité de l'ensemble et
reste apparent.
Il comporte un orifice de sortie muni d’une bonde à grille pour le vidage (d= 40/49).
Les douches disposent d'un système à bonde siphoïde : la bonde et le siphon forment un seul bloc. La
surface du receveur doit présenter une pente légère vers l’orifice de vidage et ne pas être glissante.

ii- La robinetterie et distribution d’eau


La robinetterie d'une douche se fait généralement en pose encastrée dans le mur. La
commande est assurée au moyen d’une batterie à deux robinets. La distribution se fait au moyen d’un
déverseur fixe, colonne d’eau orientable ou à main, ou par une combinaison de flexible de douche et
de pomme de douche.

Pommes de douche flexible mitigeur mélangeur

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IV.4- Etude d’un Water Closets (WC)
Un WC est une installation sanitaire servant à recevoir et évacué les excréments. Un WC est
composé d’une cuvette et d'un système de chasse d'eau. Le récepteur prend le nom de siège pas
nécessairement s’il s’agit de s’assoir. On distingue :
- Le siège à la turque : disposé de manière à y poser les pieds dans sa position accroupie,
- Le siège à l’anglaise : légèrement surélevé au-dessus du sol et destiné à la station assise.
En général, les WC sont à l'anglaise, fait en faïence, grès cérame ou céramique.

Cuvette
Le siège à l’anglaise est constitué d’un abattant (en bois ou en matière plastique) fixé par
charnière à la cuvette profonde. L’abattant est garni de tampons en caoutchouc pour amortir le choc au
moment du rabattement.
Le siège est complété par un couvercle pour éviter les émanations d’odeur. On distingue deux
principaux types de cuvettes :
• les cuvettes posées au sol ;
• les cuvettes suspendues.
Ces cuvettes sont à clapet (avec ou sans effet d’eau) ou à effet de chasse (nécessite une quantité
importante d’eau).
Les cuvettes à effet de chasse sont à obturation hydraulique c-à-d fonctionnant sous l’action du
siphon.
Le plus courant est la cuvette à chasse directe. Une arrivée massive d’eau se produit dans la
cuvette et une petite quantité se répartit au moyen d’une gorge pour laver les parois. Les matières et
l’eau contenue dans la cuvette sont chassées dans le tuyau de chute par la masse d’eau s’écoulant d’un
réservoir placé à 1,50m min du dessus de la cuvette.
L’entrainement étant terminé avant la fin de la chasse, le siphon se désamorce et les derniers
filets d’eau servent à le remplir jusqu’au seuil, de manière à assurer l’obturation permanente.
Le diamètre de tuyau de sortie de la cuvette est généralement de 80 mm intérieur et 100 mm
extérieure.
Malgré la présence du trou (siphon), il ya toujours de l’eau dans la cuvette. Ceci est dû à la
trappe au fond de la cuvette qui se referme avant la fin et l’eau s’écoule en continu. En plus, l'entrée du
tuyau d'évacuation est au-dessus de la base de la cuvette et le tuyau d’évacuation forme un S à l’arrière
de la cuvette et empêche l’eau de tarir de la cuvette.
La cuvette à action siphonique, l’eau est canalisée dans une rainure aménagée au fond de la
cuvette. En un jet puissant, l’eau entraine le contenu de la cuvette, remplit le siphon et la pipe de sortie
en créant un vide qui produit une violente aspiration. La sortie doit être d’un diamètre réduit de 0,07
intérieure et se prolonge sur un parcours vertical de 0,70 à 0,80 m de longueur.
Que la cuvette soit à chasse directe, à action siphonique ou à injection, le modèle à siphon
direct est le plus couramment utilisé. Les cuvettes se distinguent par les profils et l’emplacement des
tubulures de sortie. Il existe des appareils :
A sortie externe arrière : horizontale, verticale ou oblique ;
A sortie externe oblique : latérale droite ou gauche ;
A sortie cachée verticale : arrière ou centrale
Les appareils sont fixés au sol au moyen de boulons qui serrent le socle sur une bride métallique avec
interposition d’un joint étanche. Les joints de la sortie se garnissent en mortier ou au mastic
bitumineux.

Réservoir de chasse
Une chasse d'eau est un dispositif dont le rôle est d'évacuer les excréments de la cuvette des
sanitaires. La chasse d'eau est reliée à l'alimentation en eau soit par le dessus, soit par le côté sur lequel
se situe le robinet d'arrêt. Le réservoir est constitué du mécanisme de chasse (flotteur, tige filetée et
bouton poussoir).
i- Robinet de chasse haut à siphon
Le réservoir est un récipient en tôle, en fonte, en céramique ou en matière plastique que l’on
suspend au mur (1,50m environ au-dessus du plan d’eau de la cuvette) et dont la contenance (8, 10 et
12 l suivant les appareils) fixe le volume max d’une chasse.

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Le remplissage se fait au moyen d’une alimentation de 8 à 12 mm. La chasse se produit à
volonté lorsqu’on agit sur une chaine de tirage ou sur un bouton poussoir par un tuyau d’évacuation de
35 mm de diamètre relié à la cuvette de WC. Il existe de réservoir de chasse haut, bas et robinet de
chasse.
ii- Robinet de chasse bas
Ce robinet est indiqué lorsque la cuvette est d’un type à action siphonique. La capacité du
réservoir est d’environ 16 l (canalisation d’arrivée 10 mm, départ 32 mm). Les plus courants sont avec
cuvette et réservoir séparé.

Principe de fonctionnement

Lorsque l'usager relève le levier de la chasse (8), l'obturateur (6) se soulève et l'eau s'échappe
par la conduite (12) vers la cuvette en quelques secondes ; l’obturateur retombe sous son propre poids.
Le flotteur (1) s'abaisse en même temps que le niveau d'eau dans le réservoir et enfonce le robinet
(11).
Ce robinet provoque l'admission d'eau vers le réservoir via le tuyau (4), jusqu'à ce que la
remontée du flotteur avec l'eau referme le robinet d'admission. La nourrice (5), lorsqu’elle existe, sert
à remplir d’eau la cuvette et le siphon anti-retour, lorsque la chasse d'eau est si rapide qu'elle ne laisse
plus suffisamment d'eau dans ces éléments. Le tube vertical (7) sert d'évacuateur de trop-plein, au cas
où le flotteur n'obturerait plus convenablement le robinet (11).

Les éléments d’un WC

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Abattant : Siège percé d’un trou que l’on soulève ou abaisse.
Couvercle : Pièce couvrant l’ouverture de la cuvette.
Chaînette de levage : Tige composée de mailles entrelacées qui, tirée par le levier de déclenchement,
permet de soulever le clapet.
Flotteur : Dispositif mobile qui, en s’abaissant avec le niveau d’eau, provoque l’ouverture du robinet
et, en remontant, sa fermeture.
Levier de déclenchement : Dispositif qui, actionné par la manette de chasse d’eau, permet de tirer la
chaînette de levage et de libérer l’eau du réservoir dans la cuvette.
Trop-plein : Tuyau d’évacuation par lequel l’eau d’un appareil s’écoule si elle atteint un certain
niveau.
Cuvette : Partie creuse de l’appareil dont l’évacuation de l’eau, à travers le siphon, entraîne les
déchets.
Tuyau de chute : Tuyau dans lequel les eaux usées sont déversées et acheminées vers le collecteur
principal.
Anneau d’étanchéité en cire : Joint inséré entre le siphon de la cuvette et le tuyau de chute pour
prévenir les fuites d’eau dans la pièce.
Siphon : Partie du WC qui retient une certaine quantité d’eau pour empêcher la remontée de l’air vicié
provenant du circuit d’évacuation.
Robinet d’arrêt : Valve permettant d’interrompre l’arrivée d’eau dans le WC
Conduite principale : Tuyau qui permet de distribuer l’eau vers le WC.
Rondelle conique : Joint d’étanchéité inséré dans l’orifice de la cuvette pour empêcher les fuites
d’eau.
Siège : Dispositif d’étanchéité dans lequel s’insère le clapet pour remplir à nouveau le réservoir.
Clapet : Bouchon qui, soulevé par la chaînette de levage, permet l’écoulement de l’eau du réservoir
dans la cuvette, et s’abaisse ensuite pour le remplir à nouveau.
Robinet flotteur à clapet : Dispositif destiné à permettre ou à interrompre l’arrivée d’eau dans le
réservoir. Il est actionné par le flotteur.
Couvercle de réservoir :
Tube de remplissage de la cuvette : Tuyau par lequel l’eau provenant de la conduite principale est
acheminée vers la cuvette.
Manette de chasse d’eau : Dispositif qu’on abaisse pour vider le contenu de la cuvette. Elle actionne
le levier de déclenchement.
Tube de remplissage du réservoir : Tuyau par lequel l’eau provenant de la conduite principale est
acheminée vers le réservoir.

IV.5- Etude d’un bidet


Le bidet est une cuvette en porcelaine, émail, céramique ou en métal destiné au lavage des
parties génitales externes et de l'anus de la femme en général pas après défécation, mais pour optimiser
l’hygiène. Le bidet est équipé d'un robinet mélangeur généralement orienté pour faciliter la projection
de l’eau dans les parties génitales, et d'un drain pour les vider. Le robinet a un diamètre de 10 mm. Le
système de vidage est à clapet type externe avec bonde de diamètre d=33/42.

IV.6- Etude d’un évier


Un évier est une installation sanitaire en zinc, en inox, en grès ou en céramique indispensable
de la cuisine servant au lavage de la vaisselle ou au nettoyage de la nourriture. Il est constitué d’un
bassin de forme rectangulaire qui s’accompagne des accessoires tel que : le robinet, la bonde et le

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siphon. Il est associé à un dispositif appelé égouttoir sur lequel la ménagère dépose la vaisselle avant
de l’essuyer.
L’évier peut être à simple ou double cuve reposé sur des piédroits en maçonnerie d’une «
paillasse », lisse ou rainurée, où l’on place les objets à égoutter. L’égouttoir attenant en légère pente
vers le bac pour permettre l’écoulement de l’eau. L'évier est parfois solidaire d'un socle appelé « plan
de travail reposant lui-même sur la maçonnerie.
On distingue deux principaux types d'évier :
• les éviers à encastrer :
 par le dessus, les plus courants ;
 par le dessous, en grès ou inox.
• les éviers à poser :
 sur un meuble, ils sont à la taille du dessus du meuble ;
 sur un plan de travail à la manière des anciens bacs.
La robinetterie et la bonde se placent avant l'installation de l'évier avant le raccordement à
l’alimentation en eau et à l'évacuation par l'intermédiaire du siphon. La canalisation d'évacuation des
eaux usées est équipée d'un siphon placé sous l'évier. La présence d’eau permanente dans le siphon de
forme en S (coudé) ou en bouteille (plein) empêche la remontée des odeurs désagréables provenant de
la conduite d’évacuation.

La bonde permet l’évacuation de l’eau de la cuvette vers la canalisation, et le raccordement de


l’évier au siphon. La bonde est souvent raccordée au trop-plein. Sinon, le trop-plein est intégré dans la
structure de l’évier. L’orifice de la bonde est fermé par un bouchon en caoutchouc attaché avec une
chaînette qui permet de soulever pour laisser passer l’eau. L’étanchéité est assurée par un joint sous
l’évier et un joint entre la grille et le fond du bac.
Lorsque l’eau s’évacue difficilement et stagne au fond de l’évier, cela signifie que la
canalisation ou le siphon est bouché. Plusieurs techniques peuvent être utilisé pour y remédier : usage
de la ventouse, le déboucheur chimique, le démontage du siphon ou l’utilisation du furet.
L’utilisation de la ventouse demande à ce que le fond de l’évier soit remplit d’eau de façon à
couvrir le caoutchouc de la ventouse. La ventouse positionnée sur la bonde sera appuyée fermement
puis soulevée fortement. L’appel d’air permettra de libérer le siphon obstrué et l’évier se videra.
Lorsqu’on utilise le déboucheur chimique, il suffit de verser la juste quantité de produit et de
le laisser agir. Il devrait éliminer les impuretés. Il suffira alors de rincer en faisant couler de l’eau dans
la canalisation.
Le démontage du siphon consiste à dévisser le culot du siphon à la main, en maintenant
fermement la canalisation pour ne pas faire tourner le siphon, ce qui risquerait de l´endommager, faire
couler de l’eau dans le seau pour enlever les déchets restants, nettoyer le culot et le siphon et enfin
remettre en place le joint d´étanchéité dans le culot du siphon et remonter le siphon.
Dans le cas où le bouchon se situe au-delà du siphon, la solution consiste à utiliser un furet.
C'est un outil muni d’une tige métallique et flexible dont l’extrémité est garnie de petites brosses ou
d’un fil en forme de tire-bouchon. Par des mouvements rotatifs, le furet accroche les déchets et détruit
l’amas.

La robinetterie est réduite à un simple robinet de puisage d’eau froide. Les robinets doivent
être très robustes parcequ’ils subissent beaucoup de manœuvre.
Au cas où la ménagère veut accumuler de l’eau dans la cuvette, on place un tube amovible de
surverse sur la bonde. Pour faciliter le remplissage des récipients, le bec des robinets est souvent muni
d’un brise-jet flexible.

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Le trop-plein est relié à la sortie filetée et à l'évier par l'intermédiaire d'un joint. À la sortie de
la bonde est monté le siphon en plastique avec le joint pour l'étanchéité. Le siphon est raccordé à la
canalisation.
Dans les grands établissements, il faudra associer au l’évier un récupérateur de graisse pour
éviter qu’elle se retrouve dans la canalisation des eaux usées.

Quelques définitions
La bonde
La bonde permet le vidage de l'eau dans les canalisations. Elle peut s'ouvrir et se fermer à
l'aide d'un clapet. Il convient de la monter avant la pose du lavabo.
Le robinet d’arrêt ou vanne
Il est recommandé de munir chaque appareil d’un robinet d’arrêt individuel disposé aussi près
que possible des appareils d’utilisation. En position ouverte, elle laisse passer l'eau à son débit
maximum grâce à sa poignée quart de tour. En effet, l'eau n'est alors pas limitée, ni en pression ni en
débit.
Dans les logements, c'est généralement une poignée papillon, moins encombrante, qui est
utilisée.
Le siphon
Un siphon est un dispositif obturateur hydraulique dont le rôle est d’empêcher le passage de
l'air en raison de l'immersion permanente d'une partie de la conduite sans gêner l’évacuation des
liquides et matières. Il est utilisé dans les canalisations d'évacuation d'eau pour empêcher les odeurs de
remonter vers l'orifice d'évacuation. L’écoulement de tout appareil sanitaire doit être muni d’un siphon
de dimension appropriée, placé immédiatement à la sortie de l’appareil. L’eau dans le siphon doit être
permanente avec une hauteur de 20-30 mm pour bloquer les gaz.

Un trop plein
Un trop-plein est un système permettant la régulation, par débordement, du niveau de l'eau
d'un réservoir ou d'un récipient. Un trop-plein peut-être constitué d’un simple trou dans une paroi,
placé au niveau auquel on souhaite ajuster l'eau : le trop-plein des lavabos, éviers et baignoires est
construit sur ce principe. L'orifice est relié à un tuyau connecté à la vidange.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 118
Etude de la plomberie

Chapitre 10
I- Introduction
La plomberie s’intéresse à la circulation de l’eau dans une habitation. De l’alimentation en eau
potable à l’évacuation des eaux usées, en passant par la production d’eau chaude, elle recouvre tout.
La plomberie sanitaire est tout ce qui regroupe l'alimentation en eau d'un logement ainsi que
l'évacuation des eaux usées mais aussi la production d'eau chaude et l'installation des sanitaires.
Dans une construction, les eaux usées provenant des WC, bains, buanderies et cuisines sont
recueillies par des colonnes de chutes indépendantes des descentes d’eaux pluviales.
Ces colonnes ne supportant généralement que des pressions faibles. Chaque colonne doit
comporter un regard à la base en prévision du nettoyage. Chaque appareil doit être muni d’un siphon
ou d’un dispositif empêchant la remontée des odeurs d’égout.
La garde d’eau minimale des siphons doit être de :
- 100mm pour les siphons de cours, EP,
- 70 mm pour les appareils sanitaires et buanderies,
- 50 mm pour les siphons de WC.

Afin d’alimenter le bâtiment en eau potable, plusieurs étapes sont à étudier :

1- Schématiser le réseau d’alimentation,


2- Faire le bilan des sanitaires en fonction des blocs,
3- Déterminer le nombre de robinet par appareil et par tronçon de chaque équipement sur un
tronçon,
4- Déterminer le débit spécifique de chaque équipement sur le tronçon,
5- Déterminer le coefficient de simultanéité sur le tronçon,
6- Déterminer le débit total sur chaque tronçon,
7- Déterminer le débit de dimensionnement,
8- Calculer la perte de charge pour une vitesse de 1m/s,
9- Choisir le diamètre intérieur et extérieur,
10-Calculer les pertes de charge linéaire,
11-Déduire les pertes de charge singulière,
12-Déterminer la côte du radier du réservoir avec une pression minimale imposée de 10mCE,
13-Calculer les pressions finales.

Inspiré du document :
La plomberie – les équipements sanitaires, G Bugaux et M Garrigou

Aussi, j’ai emprunté plusieurs textes de Mr RAZAKI BALLE


DIMENSIONNEMENT DES RESEAUX D'ALIMENTATION EN EAU POTABLE ET
D'EVACUATION DES EAUX USEES DANS UN LOGEMENT
(Conception assistée par ordinateur)

I- Canalisations horizontales
Situées dans le sol, ces canalisations sont en général exécutées par les maçons. Pour les petites
installations :
- Canalisation d’un WC ∅ 120 𝑚𝑚
- Canalisation salle de bain ou cuisine ∅ 150 𝑚𝑚
- Descente d’eaux pluviales ∅ 100 𝑚𝑚

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 119
Dans le cas de groupement de plusieurs appareils, ou de plusieurs descentes d’eau sur une même
canalisation, on tient compte de la somme des débits unitaires en appliquant cependant un coefficient
de simultanéité.

1- Branchement d'eau général conduite amenant l'eau du réseau public jusqu'au compteur général ou
robinet d'arrêt général.
2- Compteur général: compteur placé sur le branchement d'eau général enregistrant la totalité de la
consommation de ce branchement.
3- Ceinture principale ou conduite principale : Tuyauterie d'allure horizontale partant du compteur
général, généralement placée au plafond du sous-sol et sur laquelle sont raccordées les prises partielles
d'alimentation des divers services.
4- Rampe d'alimentation : tuyauterie horizontale partant de la colonne montante et alimentant les
appareils sanitaires. Dans les immeubles collectifs le compteur divisionnaire est placé à l'origine de
cette canalisation.
5-Conduite d'alimentation: tout tuyau transportant l'eau du compteur ou du robinet d'arrêt général
jusqu'à un appareil d'utilisation.
Robinet d'arrêt général : robinet placés sur le branchement d'eau général et commandant l'arrivée de
l'eau de tous les bâtiments desservis.
Robinet d'arrêt : Robinets placés sur les différents éléments décrits ci-dessus. Ils permettent d'isoler
les différentes parties d'installation.
Les robinets d'arrêt doivent être placés aux endroits suivants
- origine de la ceinture principale ;
- pieds des colonnes montantes ;
- départ de rampe d'alimentation
- à côté et avant le compteur général.

Un robinet d’arrêt ou une vannette de branchement: généralement équipés de brides aux extrémités,
leur pose après un Té ou à quelque distance du collier nécessite une interruption du service d’eau sur
le tronçon.

Fig.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 120
Fig. - Robinets d'arrêt avant / après compteur

Robinet d’arrêt, tête à Double femelle avec


manette en laiton bouton de purge
matricé, double femelle

Entrée mâle, sortie Robinet d’arrêt à


femelle tournant sphérique,
double femelle

Fig. - Robinets de puisage

Modèle droit à manette Modèle droit à cache-


entrée

à boisseau sphérique,
modèle droit tête à Clé de manoeuvre
manette

Tête droite à manette à manette quart de


sans brise jets tour, tête inclinée avec
brise-jet

6- Nourrice : renforcement du diamètre d'une tuyauterie d'alimentation d'eau sur lequel sont groupées
des prises partielles d'alimentation des divers services, ainsi que leurs robinets d'arrêt et de vidange,
afin de centraliser en un point la manœuvre des robinets d'arrêt et de départ.

7- Anti-bélier: dispositif situé généralement au point le plus élevé d'une colonne montante en vue
d’atténuer les chocs produits par les brusques variations de pression de l'eau

8- Evacuation des eaux pluviales


Sur le sol, l’eau est récoltée soit sur une dalle en béton brute, soit sur un dallage recouvert
d’une chape. La pente minimale à donner à la chape pour permettre un écoulement dépend de la
rugosité de la surface. Le siphon de cour permet de récolter les eaux en bas de pente des chapes. Le
diamètre de la conduite est de 50mm.

9- Regard
Le regard est un raccordement joignant le radier des différentes canalisations. Il permet
d’opérer le nettoyage des différentes conduites.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 121
II- Canalisations verticales
Ces canalisations servent à la montée des eaux (alimentation) et à la descente des eaux
(évacuation) dans une habitation. Le diamètre de la conduite est fonction de l’usage qu’on veut en
faire.

Colonne montante : tuyauterie verticale desservant les différents étages.

III- Appareils de robinetterie et divers


Pour agir sur l’écoulement du fluide (eau), il est nécessaire d’équiper les canalisations d’un
certain nombre d’appareil.

- Action sur le débit :


o robinet d’arrêt
o Robinet de vidange
o Robinet de puisage

- Action sur la pression :


o Anti-béliers
o Réducteurs
o Surpresseurs

- Type de robinet
o type courant
 à rodage
 à clapet
o type spéciaux
 fermant seul
 commande à distance
 à débit limiter

- Appareils de comptage
o compteur général
o compteur divisionnaire

Le diamètre d’un robinet est choisi en fonction du débit désiré. Mais en principe, il ne doit pas être
supérieur à celui de la tuyauterie sur laquelle il est branché.

III.1- La robinetterie
La robinetterie désigne l’ensemble des organes constituant une installation d’alimentation et
de distribution d’eau à l’intérieur ou à l’extérieur d’une construction. La robinetterie se compose de la
robinetterie sanitaire et de la robinetterie du bâtiment.

III.1.1- La robinetterie sanitaire


La robinetterie sanitaire comprend différents robinets qui vous permettent d'avoir accès à de
l'eau chaude ou froide. Les gammes proposées sont esthétiques et fonctionnelles.
On distingue couramment en robinetterie sanitaire :

Le robinet simple
Le robinet simple utilisé pour l’alimentation en eau chaude ou froide est composé d'une seule
commande. Le bec verseur d'un robinet simple peut être orientable.

Le robinet mélangeur
Le robinet mélangeur permet de mélanger manuellement l'eau chaude et l'eau froide mais ne
permet pas d'adapter la température comme le mitigeur thermostatique ou le mitigeur cascade. Il est
composé d'un bec verseur et de deux commandes : une pour l'eau chaude et une pour l'eau froide.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 122
Robinet simple Robinet mélangeur Vanne

III.1.2- La robinetterie du bâtiment


Elle est plus fonctionnelle qu'esthétique, offre des gammes de robinets variées mais on trouve
aussi une gamme de vannes d'arrêt. La vanne permet le passage ou non, de l'eau dans une canalisation.

1- Les appareils de sectionnement


Ce sont des appareils qui permettent d’interrompre l’écoulement d’un fluide. Il fait naitre des
pertes de charge variable avec la vitesse, la forme et la fraction d’obturation qui augmentent la force
motrice nécessaire au mouvement du fluide.
Ils sont généralement des appareils comportant un obturateur principal pour modifier ou
interrompre le débit. On distingue :

i- Les robinets à soupape qui nécessite un rodage, mais avec une bonne étanchéité et des pertes de
charge élevées.
- Les robinets vannes utilisés pour les conduites ayant un diamètre supérieur à 0,04 m ;
- Les robinets à clapet utilisés pour les canalisations de diamètre inférieur à 1,5 cm ;
- Les clapets de retenue utilisés lorsque le réseau comprend un système de suppression tendant à
refouler l’eau. Ils sont placés en aval du robinet d’arrêt et sont destinés à retenir l’eau
contenue dans une canalisation après ouverture de ce dernier.
- Les robinets de puisage : plusieurs sont utilisés dans un logement suivant leurs qualités et leur
forme.

ii- Les robinets à vanne : les pertes de charge sont très faibles. Il convient pour tous débits et tous
fluides et la manœuvre est lente. L’étanchéité est excellente.

iii- Les robinets à tournant : l’étanchéité est médiocre et les pertes de charge sont réduites. La
manœuvre est rapide. Ils sont utilisés pour des faibles débits et des pressions modérées.

iv- Les robinets à papillon : la manœuvre est rapide, les pertes de charge faibles et l’étanchéité
médiocre.

2- Les appareils de sécurité


Ce sont des appareils qui permettent de protéger le réseau de canalisation contre les vibrations
et les coups de bélier. Ces derniers sont provoqués par la présence des poches d’air dans les points
haut des canalisations. Le déplacement de ces bulles d'air provoque de brusques appels d'air formant
des coups de bélier. Lors d'une pression ou dépression provoquée par une brusque fermeture ou
ouverture d'un robinet, on assiste également à ces inconvénients. Afin de remédier à ces inconvénients,
il est recommandé d'utiliser des ventouses à chaque point haut des canalisations. Ces ventouses
automatiques son': montées sur des canalisations dont le diamètre excède 40 mm.

3- Les limiteurs de pression


Les logements comprenant un grand nombre d'appareils, très souvent au niveau des tous
premiers tronçons, on dispose d'une pression trop forte pour les appareils de puisage en l'occurrence,
les robinets. Il est indiqué d'utiliser les limiteurs de pression qui ont pour rôle de palier à cet
inconvénient. Ce sont des appareils délicats dont le fonctionnement dépend beaucoup je la constance
des pressions à réduire.

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4- Systèmes de surpression d'eau et réservoirs
Pour les immeubles à grande hauteur ou comportant un important nombre d'appareils, il peut
arriver que la pression disponible au niveau du branchement général sur le réseau public soit
insuffisant~ pour le bon fonctionnement du réseau intérieur.
Ainsi des surpresseurs sont nécessaires pour ramener cette pression au niveau adéquat, et un
réservoir pour stocker l'eau refoulée par ces surpresseurs qui pourra servir aux heures de pointe. Les
systèmes de surpression ou d'alimentation en eau comportent une ou plusieurs pompes alimentées.
- En aspiration : par puits ou forage.
- En charge : par bâche ou réservoir de stockage ou par réseau de distribution publique.
Les surpresseurs ont en général un débit de 0,5 à 6 m3/h et une pression de refoulement de 20 à
60 mce.
Le choix d'un système est avant tout le choix d'une pompe en fonction des performances à
réaliser.
- Un débit d'eau à assurer.
- Une hauteur manométrique (ou pression de refoulement).

III.2- La canalisation

Définition
La plomberie c'est avant tout un réseau d'alimentation et d'évacuation et cela passe par les
canalisations.

Composition d'une canalisation


Une canalisation est composée entre autres :
De tuyauterie : différents tuyaux existent sur le marché de la plomberie avec leurs avantages et leurs
inconvénients.
De raccords plomberie : à chaque type de tuyau ses raccords.
De joints de plomberie : ils assurent l'étanchéité des raccords mécaniques. Il existe autant de joints
que d'usage.

Les différents tuyaux de canalisation


La tuyauterie permet l'alimentation en eau et l'évacuation des eaux usées du réseau.

Tuyaux d’alimentation en eau


Le choix de tuyaux de canalisation est important, pour acheminer l'eau potable jusqu'aux
robinets:
Le tuyau en cuivre qui est le plus classique d'entre eux et existe sous deux formes :
le cuivre recuit ;
le cuivre écroui.
Le tuyau PVC : il remplace le plomb, qui est interdit. Le PVC est employé pour les
évacuations en particulier.
Le tuyau PER, en matériau semi-rigide se présente en différentes couleurs pour un repérage
aisé de leur fonction.
Le tube multicouche : dérivés des tubes en PER, ils assurent une étanchéité parfaite mais leur
installation demande un outillage spécifique.
Le tuyau flexible est utilisé pour des systèmes d'alimentation en eau et pour les évacuations
des eaux usées dans les cas difficiles. C'est un tube polyvalent qui permet une plomberie sans soudure
comme tous les tubes synthétiques.

Tuyaux d’évacuations des eaux usées


Les eaux usées doivent être rejetées selon leur origine. On trouve deux types principaux d'eaux usées :
Les eaux ménagères :
 cuisine ;
 salle de bains ;
 douche.
Les eaux vannes : WC.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 124
L’évacuation des eaux usées se déroule à plusieurs niveaux:
 Celles de chaque appareil.
 Les collecteurs des appareils avec les canalisations horizontales sur lesquelles se raccordent
les évacuations.
 Les descentes d'eaux ménagères, eaux vannes avec les canalisations verticales qui peuvent être
uniques ou séparées.
 Les collecteurs principaux pour collecter les descentes et les acheminer à l'égout.
Le diamètre des tubes doit correspondre au type d'appareil à raccorder pour permettre l'évacuation des
eaux usées.

Les raccords
Un raccord est une liaison mécanique entre deux tuyaux, permettant le passage du fluide sans
fuite. À chaque type de tuyaux de canalisation ses raccords :
Le raccord en cuivre : le collet battu est assez simple à réaliser mais il demande un outillage
spécifique.
Le raccord en laiton : le raccord classique pour l'arrosage extérieur.
Le raccord en PVC : une multitude de raccords traditionnels plus des raccords spécifiques au PVC.
Le raccord en PER : exclusivement des raccords spéciaux pour les tuyaux PER, ils sont conçus pour
être vissés sur des équipements de distribution sanitaire ou de chauffage.
Le raccord rapide ou raccord bicône / américain, à visser pour faciliter le raccord des tuyaux de
cuivre.
Le raccord à sertir : il exige un outillage spécifique mais offre une bonne rapidité de travail.

Raccords de robinetterie
1 - cuivre à souder 4 - laiton visser/souder
2 - acier à visser 5 - collet battu
3 - bicones

Les joints
Le joint de plomberie est très important pour assurer l'étanchéité des canalisations et des
robinetteries. Le joint de plomberie doit être choisi en fonction de l'usage qu'il en est fait. Les joints
peuvent avoir une collerette large ou étroite :
 large pour les raccords mécaniques ;
 étroite pour l'étanchéité de la robinetterie.
Le joint de plomberie doit parfaitement s'adapter au raccord dans lequel il va se poser, côté
femelle.

Les différentes parties d’une canalisation


La canalisation constitue l’ouvrage principal d’un réseau. Les parties de la canalisation
exposées aux chocs doivent être protégées ou exécutées en matériaux résistants. Les tuyaux sont de
différentes natures : en acier, en cuivre, en PVC ou en fonte. Les variables fondamentales à leur
utilisation sont : l’étanchéité, la porosité, la résistance mécanique et la corrosion.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 125
Les différents tuyaux, raccords et accessoires utilisés sont :
Les tuyaux en acier : ils sont les plus utilisés dans la distribution d’eau d’un logement. Ils ont de
grandes longueur (jusqu’à 12 m) pour réduire le nombre de joints. Pour l’aménagement extérieur, on
utilise les tubes lisses avec joints flexibles ou brides soudés ou rivées. On peut également utiliser les
tubes à emboitement forgé pour assemblage avec joint de caoutchouc.
Les assemblages se font par joints soudés au chalumeau. A l’intérieur les tuyaux en aciers filetés sont
les plus utilisés. La jonction se fait par raccords filetés. Les joints mécaniques (angle de déviation), les
joints soudés et l’assemblage par brides sont les joints utilisés pour l’assemblage des tubes en acier.
Les tubes en acier peuvent supporter une pression de 60 bars pour des diamètres intérieurs à 150 mm
et leur flexibilité leur permet de suivre la sinuosité du tracé.

Les tuyaux en cuivre : utilisés pour les installations soignées sont très répandus. Ils supportent une
pression de 10 bars. On distingue le cuivre rouge recuit utilisé pour les parcours sinueux et le cuivre
rouge écroui, plus rigide épouse mieux les tracés rectilignes. Ils ont l’avantage de s’assembler sans
adjonction de pièces de raccord.
L’assemblage avec raccords est le plus courant et offre la possibilité de les démontés. Les tuyaux en
cuivre sont plus résistants, légers et facile à travailler, mais se ternissent facilement à l’air.
Les tuyaux en fonte : sont utilisés conne raccords. On distingue les joints à emboitement et les joints
souples avec des rondelles. Ils sont très résistants à la pression de l’eau et au choc, mais coûtent cher.

III.3- Les robinets


Un robinet est un appareil métallique permettant le contrôle et/ou l’arrêt d’un fluide. En
général les robinets sont utilisés sur des tuyauteries de faibles diamètres.
Une "vanne" est tout organe de robinetterie dont l'obturateur (pièce interne servant à couper
le fluide) se déplace perpendiculairement au fluide. En général les vannes sont utilisées sur des
tuyauteries de gros diamètres

IV- Matériaux pour le réseau d’alimentation


Le choix des matériaux est fonction de la température de l’eau à transporter et de la longueur
de la conduite à poser. Le plomb et les matières plastiques sont très sensibles à l’eau chaude.
1- Tubes en matière plastique
Ces tubes se présentent sous trois aspects :
- les tubes souples sont le plus souvent des éléments de raccords ou des tuyaux utilisés pour l’arrosage,
- les tubes semi-rigides pour des canalisations enterrées et des raccords pour lesquels des risques de
casses doivent être écartés,
- les tubes rigides sont des canalisations aériennes, réseaux de distribution et sanitaires.
La paroi interne de ces tubes est parfaitement lisse et indemne à la corrosion, prévient la
sédimentation et l’entartrage.
Les PVC sont des excellents isolent électrique et thermique. Ils ne consument pas, se
carbonisent sans bruler et se ramollissent à la chaleur.
Ces tubes ne sont pas indiqués pour le transport des fluides chauds.
2- Le fer
Le est corrosif et ceci grâce à la présence d’oxygène dans l’eau. Les sels ferreux qui se
forment ne sont pas nocifs pour la sante. L’inconvénient est la saveur marquée et une coloration
rougeâtre qui tâche l’email des appareils sanitaires.
3- Le cuivre
L’oxygène présent dans l’eau crée la corrosion du cuivre. L’eau minéralisée, en contact avec
l’eau forme du carbonate de cuivre qui protège le tube et permet son utilisation.
4- Le plomb
Il est très résistant aux acides et se laisse attaquer par l’acide carbonique de l’air rendant l’eau
à son contact dangereuse à la consommation.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 126
V- Appareils ayant une action sur la pression
Coup de bélier
La pression de l’eau dans une distribution joue un rôle très important. Elle ne doit être ni trop
grande (cause de bruit, épaisseur excessive des tuyaux,…), ni trop insuffisante (étage supérieur non
desservis), ni trop rapidement variable.
L’eau qui débite d’une canalisation possède une énergie cinétique. La fermeture d’un robinet
transforme cette énergie en travail. Si la fermeture est brusque, la transformation de l’énergie
s’effectue avec rapidité d’un choc : c’est le coup de bélier.
Il se manifeste par un ébranlement bruyant de la canalisation pouvant entrainer sa rupture. On
peut palier en équipant la canalisation d’un anti-bélier, en diminuant la vitesse ( 𝑣 < 1𝑚/𝑠), par
utilisation de tuyaux de diamètre > à ceux des robinets (solution coûteuse) ou en évitant les fermetures
brutales.
L’anti-bélier est placé à l’extrémité de la colonne montante (peuvent se mettre à proximité
d’un robinet de puisage susceptible de produire les coups de bélier.

VI- Rappel des formules d’hydrodynamique

VI-1- La pression dans les conduites


L’eau est acheminée chez les usagers par le réseau de distribution via un système de tuyaux
d'eau potable. La pression de l'eau est la force qu'exerce l'eau sur la tuyauterie. Elle est exprimée en
bars. Lorsque la pression devient importante, le réducteur de pression, réduit la pression de l'eau du
réseau public. Lorsqu’elle est faible, le surpresseur augmente la pression de l'eau.
Elle dépend du niveau et de l'éloignement du point de piquage par rapport à la source. En règle
générale, la valeur de la pression origine est fournie par la société de Distribution de l’eau.
Si la pression est trop faible, il devient nécessaire de faire appel à un ou plusieurs surpresseurs.
Si la pression est trop forte, il devient nécessaire d’introduire dans le réseau un ou plusieurs
réducteurs de pression (cas des étages inférieurs des immeubles à grande hauteur).

Enfin, pour un bon fonctionnement du réseau, il est consigné une pression comprise entre 2 ou
3 bars dans les canalisations. Ce qui signifie que l'installation disposera de cette marge pour équilibrer
les pertes de charge et conserver comme le prescrit le code, une pression résiduelle de 2 mCE ou de 5
mCE au-dessus du dernier robinet, suivant que celui-ci sera un puisage ordinaire ou une valve de
chasse.
La Pression P mimimum = 5 m CE + perte de charge sur le branchement + colonne d’eau.
D’une manière générale l’eau est distribuée avec 3 bars minimum.

J branchement

5 mCE
P min

Colonne d’eau

La pression résiduelle Pr subsistant au raccord de tout robinet ou appareil soit au moins égale au
minimum Pr nécessaire pour assurer le débit normal. Il s'agit de l'appareil que l'on supposera le plus
défavorisé :
Robinet de puisage Pr = 2,00 m de charge d'eau.
Robinet de chasse Pr = 5,00 m de charge d'eau.
Les éléments déterminants pour l'étude des pressions dans un réseau:
1 - Somme des pertes de charge ∑ ∆𝐻

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 127
2 - Les différences de niveau ∆ℎ
3 - Les pertes de charges locales ∆𝐻𝐿
4 - Les pressions résiduelles 𝑃𝑟

Il faut donc que la pression au branchement soit égal ou supérieur à la somme des termes ci-dessus.
𝑷𝒎 = ∑ ∆𝑯 + ∆𝒉 + ∆𝑯𝑳 + 𝑷𝒓
Et lorsqu'on admet que les pertes de charges locales représentent 15 % des pertes en tuyauteries :
𝑷𝒎 = ∑ ∆𝑯. 𝟏𝟓 𝑱 + ∆𝒉 + ∆𝑯𝒍 + 𝑷𝒓
ici ∆𝑯𝒍 correspond aux pertes de charges locales particulières telles que compteurs ou appareils
divers.

i- Calcul de la pression minimale ou hauteur manométrique totale


La pression minimale ou hauteur manométrique totale de refoulement permettent d'assurer une
alimentation convenable des appareils sanitaires situés à la partie haute de l'immeuble et est égale à la
somme de :
- la hauteur géométrique ou différence de niveau entre les robinets les plus élevés.
- la perte de charges dans le circuit de distribution pour le débit calculé.

ii- Détermination des pompes


Les pompes sont déterminées de la façon suivante :
La hauteur manométrique totale (HMT) à débit nominal correspond au point de fonctionnement de la
pompe tel qu'on peut le choisir sur la courbe débit-pression fourni en général par le fabricant de la
marque choisie.
Deux cas de figure se présentent :
- Aspiration en bâche
HMT : hauteur manométrique d'aspiration + hauteur manométrique de refoulement.
- Aspiration sur le réseau de ville :
HMT hauteur manométrique de refoulement diminue la pression minimum garantie de la ville.

VI-2- Le débit
Le débit est la quantité d'eau qui passe dans les canalisations sur un laps de temps donné et
s'exprime en litre par seconde. Il dépend directement du diamètre des canalisations.
Dans les canalisations intérieures beaucoup de considérations doivent être prises en compte :
le débit de puisage ou débit de soutirage des différents bâtiments, le nombre d'appareils qui s'y
trouvent et susceptibles de fonctionner en même temps.
Dans un projet de réseau, pour la détermination du calibre du compteur et du diamètre de
branchement, il est évident que le débit de pointe servira d'hypothèse de calcul.
Cependant, pour des raisons économiques, on doit tenir compte du nombre d'appareils
susceptibles de fonctionner en simultanéité.
Le débit probable est obtenu par : le produit du débit total de l'ensemble des points de puisage
et du coefficient de simultanéité.
Dans le cas général, c'est à dire où une même colonne dessert à la fois la colonne des robinets
de chasse et celle des autres appareils, on applique à chaque catégorie d'appareils son coefficient de
simultanéité propre. Le débit de calcul est la somme des deux résultats obtenus.

1. Débit des appareils ou débit unitaire

Désignation Débit (l/s) Diamètre Diamètre du Diamètre intérieur


intérieur conduit de minimum des
minimal du raccordement canalisations
siphon (mm) (mm)

Evier 0,2 40 12
Evier, machine à laver 1,00 40 50
Poste d’eau, lave-main 0,5 10

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 128
Lavabo individuel 0,10
Lavabo collectif (par jet) 0,05
Lavabo 0,7 32 40 10
Bidet 0,10 32 40 10
Baignoire (eau chaude) 0,35 13
Baignoire 1,50 40 50
Douche (eau froide ou mélangée) 0,25 40 50 10
Water-Closet avec réservoir de 0,10 80 10
chasse
Water-Closet avec robinet de chasse 1,50
Water-Closet à la turque à réservoir 2 60 100
Urinoirs avec réservoir de chasse 0,005 80 100
automatique
Urinoirs avec robinet de chasse 0,10 32 50
Buanderie 0,4
Robinet de cour 0,7
Siphon de sol 0,5-0,8 40-50 60
Bac à laver 0,7 40 50
Poste d'eau 12
0,33
Robinet ½
Poste d'eau 13
0,42
Robinet ¾
Poste d’eau 0,15

Désignation d’appareils Qs(l/s) Désignation d’appareils Qs(l/s)


Evier / Timbre d’office 0,20 Urinoir avec robinet de chasse individuel 0.15
Lavabo individuel (simple) 0,20 Urinoir à action siphonique 0.50
Lavabo collectif (par robinet) (n > 2) 0,05 Urinoir avec réservoir de chasse 0,005
Bidet 0,20 Lave mains 0.10
Baignoire 0,33 Bac à laver domestique 0,33
Douche 0,20 Robinet d’arrosage 0,40
Poste d’eau à robinet 1/2 0,33 Robinet de puisage de garage 0.30
Poste d’eau à robinet 3/4 0,42 Machine à laver le linge 0.20
W-C. avec réservoir de chasse 0,12 Machine à laver la vaisselle 0.10
W-C avec robinet de chasse 1.50

Lorsque la production d’eau chaude est individuelle, ces débits servent de base au calcul des diamètres des
canalisations d’eau froide à usage collectif et des canalisations intérieures jusqu’au piquage alimentant l’appareil de
production d’eau chaude. Ces diamètres tiennent compte des conditions d’utilisation des divers appareils sanitaires.

2. Coefficient de simultanéité
La consommation d’eau d’un immeuble varie avec les activités de ses occupants aux divers
moments de la journée. Pour fixer les diamètres nécessaires aux canalisations, il faut donc déterminer
la pointe maximale de consommation. Pour une installation standard :
𝑸𝒎 = ∑ 𝒒 𝒙 𝒌
1
Coefficient de simultanéité k = x−1 ≥ 0,2

x : nombre de robinets installés
q : débit brute (somme des débits de base)

Dans le calcul, il faudra mettre à part les robinets de chasse.


Le débit de base (Q) est déterminé pour les zones à activité commerciales:
 Hôtels
𝑸𝒎 = ∑ 𝒒 𝒙 𝒌 𝒙 𝟏, 𝟐𝟓
 Restaurants
𝑸𝒎 = ∑ 𝒒 𝒙 𝒌 𝒙 𝟏, 𝟓

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 129
VI-3- La vitesse
Les canalisations intérieures et extérieures (jusqu'au branchement), étant en général, de
diamètre faible, la vitesse, pour un bon fonctionnement, doit être comprise entre 0,5 et 1,5 mis. La
vitesse doit être le plus possible maintenue constante à l'intérieur des canalisations pour éviter
certaines anomalies dont le plus important est le "coup de bélier".

VI-4 – La Pertes de charge


Un réseau de distribution est formé par un ensemble de canalisations de raccords, de robinets
de puisage et leurs accessoires. Ils influent sur le réseau de par leurs particularités.
Ainsi distinguera-t-on les pertes de charge linéaires (canalisations) et les pertes de charge
singulières (coudes, tés, robinetterie, compteurs, opercules).

VI-5- Calcul du diamètre des canalisations intérieures et branchement général


Le calcul des diamètres d'un réseau est basé sur:
- le schéma du réseau (éventuellement ses accessoires et accidents de parcours)
- les longueurs des tronçons
- les niveaux des extrémités des tronçons
- les débits à assurer (débits probables)
- les caractéristiques du réseau qui doit alimenter l'installation, à savoir :
a) - pression disponible pour le débit maximal de l'installation
b) - niveau du point de branchement.
On appellera extrémité amont de la canalisation son origine sur la conduite publique et extrémité aval,
le point le plus éloigné de cette conduite.
Le diamètre peut être obtenu par la formule suivante :
𝟒 𝑸𝒑
𝑫𝒕𝒉 = √
𝝅. 𝑽
avec : Qp : débit probable (m3/s)
V : vitesse de conception choisie (m)

VII- Cas pratiques de réseau d’alimentation

VII.1- Circulation de l’eau dans les canalisations sous pression


1- Théorème de Bernouilli
𝒖²
𝒁𝒎 + 𝒉𝒑 + = 𝒁𝟏 = 𝒄𝒕𝒆
𝟐𝒈
𝑍𝑚 : Côte d’altitude du centre de la section
ℎ𝑝 : Pression de l’eau dans la section
u : vitesse moyenne de l’eau dans la section
𝑢²
2𝑔
+ 𝜆 = J = perte de charge
𝜆 : Énergie absorbée par le frottement
𝐽
j= = perte de charge linéaire
𝑙
l : longueur de la conduite

2- Formule de Darcy
Applicable aux canalisations circulaires sous pression
𝟏
𝒅 𝒙 𝒋 = 𝒃𝟏 𝒖²
𝟒
j : perte de charge linéaire due aux frottements et à la vitesse d : diamètre de la conduite (m)
b1 : coefficient numérique u : vitesse moyenne de l’eau (m/s)
𝟏𝟐,𝟗𝟒
𝒃𝟏 = (𝟓𝟎𝟕 + 𝒅 ) 𝒙 𝟏𝟎−𝟔 Pour les canalisations en service
Pour les canalisations neuves, on diviserait la valeur de b1 par 2.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 130
Exemple :
Dans une exploitation agricole, on veut alimenter avec le débit entier d’une source, soit 0,2 l/s une
fontaine à écoulement libre. Quel est le diamètre à donner à la canalisation d’alimentation, compte
tenu des données suivantes :
- niveau de l’eau dans le bassin de captage : 460,63
- niveau du bec de la fontaine : 457,12
- longueur développée de la canalisation : 240ml

460,63

3,51
457,12

240m

Solution :
La pression est nulle au bec de la fontaine.
A) Perte de charge totale : J = 460,63 – 457,12 = 3,51 m
3,51
B) Perte de charge unitaire : j = 240 = 0, 014625 = 14, 63 𝑚𝑚/𝑚
La perte de charge la plus voisine par défaut figurant dans le tableau P 146 est de 12 mm/m
∅ = 30 𝑚𝑚 assurera un débit Q = 0,219 l/s, soit sensiblement le Qdemandé= 0,2 l/s.

3- Formule de Flamant
Applicable aux canalisations circulaires sous pression
𝒖 𝟒 𝟕
𝑱 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟗𝟐 𝒙 √𝒅𝟓 Canalisation en service

𝒖 𝟒 𝟕
𝑱 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟕𝟒 𝒙 √ 𝟓 Tuyaux neufs et provisoires
𝒅
Les pertes de charge permettent la détermination de distribution dans les bâtiments. Darcy convint
mieux pour les ∅ > 𝟓𝟎 𝒎𝒎.
VII.2- Calcul d’une installation basée sur les vitesses
On détermine parfois les canalisations d’un immeuble par la seule considération des vitesses
admissibles à pleins débit, sans s’inquiéter des pertes de charge.
L’application de cette méthode exige une pression minimale p dans la conduite publique
évaluée en mètre d’eau.

Vérifié : 𝒑 ≥ 𝟏, 𝟕 𝒉 + 𝑨 et sous réserve qu’on ait 𝒍𝟏 ≤ 𝟓𝒉 𝒆𝒕 𝒍𝟐 ≤ 𝒉


h : hauteur d’eau en mètre au-dessus du sol de la voie publique du plancher du dernier étage,
A : hauteur d’eau variable avec l’équipement de l’étage précédent suivant qu’il possède :
Pour A = 10,00 m, seulement des robinets de puisage
Pour A = 12,00 m, chauffe-bains à accumulation
Pour A = 14,00 m, chauffe-bain à gaz + robinet WC
l1 : distance en plan évaluée en mètre, entre l’appareil du RDC le plus éloigné de la conduite publique
et cette conduite, mesurée suivant le plan horizontal de la canalisation
l2 : distance comme ci-dessus ; mais se rapportant à l’appareil le plus éloigné placé en étage

Exemple : Distribution d’un immeuble de 5 étages à usage d’habitation


Le plancher du 5e étage se trouve à 16,00 m au-dessus du trottoir, possède un chauffe-bain instantané à
gaz A= 14,00 m
Dans ces conditions, on pourra négliger le calcul des pertes de charge si la pression minimale P dans la
conduite publique est au moins égale à :
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 131
(1,7 x 16,00) + 14= 41,20 m de hauteur d’eau
Supposons que l’immeuble comporte uniquement 6 appartements identiques (1 par étage + 1 au RDC)
et que soient installés :
1 évier, avec 2 robinets (eau chaude et froid) q = 0,40 l/s
1 lavabo q= 0,20 l/s
1 baignoire q= 0,50 l/s
1 bidet q = 0,20 l/s
1 réservoir de chasse, 1 robinet q = 0,10 l/s

Total / appartement : 9 robinets Q = 1,40 l/s

Qui coulent ensemble, consommeraient 1,40 l/s. le chauffe-eau instantané placé dans chaque
appartement n’entre pas en compte, parceque sa consommation est comprise dans celle des appareils
divers qu’il alimente.
Pour l’immeuble entier, il faut considérer (9 robinets x 6 appartements) + (1 robinet (lavage à la cour)
= 55 robinets qui coulant ensemble consommeraient : (1,40 x 6) +0,7l/s = 9,10 l/s.

1- Branchement de l’immeuble et base de la colonne montante

Coefficient de simultanéité
𝟏 𝟏
𝒌 = = = 0,14 < 0,20
√𝒙−𝟏 √𝟓𝟓−𝟏
Prendre 𝒌 = 𝟎, 𝟐𝟎

Le débit Q = 9,10 l/s x 0,20 = 1,82 l/s


Au diamètre 36,25 mm (tube en acier 33/42) correspond une section S de 1032 mm² (P 165), d’où
𝑄 1820 𝑐𝑚3 /𝑠
résulte une vitesse V = 𝑆
= 10,32 𝑐𝑚²
= 176𝑐𝑚/𝑠 = 1,76 𝑚/𝑠

Pour 34 mm ≤d ≤40mm, V= (6,2 x d) cm/s = (6,2 x 36) = 224 cm/s montre que le tube 33/42 convient
bien. Ce même tube peut constituer la base de la colonne montante jusqu’au branchement
d’alimentation du premier étage.

2- Robinet de lavage de la cour (robinet de 20 mm, Q= 0,70 l/s)


700 𝑐𝑚3 /𝑠
Au diamètre 21,75 mm (tube acier 21/27) correspond la vitesse V = = 188 𝑐𝑚/𝑠 qui
3,72 𝑐𝑚²
dépasse la limite max (21,75 x 6,6) = 144 cm/s, essayer le diamètre supérieur, soit 28 mm, si l’on s’en
tient aux tubes d’acier. Ce dernier diamètre conduit à une vitesse admissible
700 𝑐𝑚3 /𝑠 144𝑐𝑚
V= 6,16 𝑐𝑚²
= 𝑠
< 28 𝑥 6,3 et convient bien.

3- Branchement alimentant un appartement


Pour 9 robinets, le coefficient de simultanéité
𝟏 𝟏
𝒌 = = = 0,354 > 0,20
√𝒙−𝟏 √𝟗−𝟏
Prendre 𝒌 = 𝟎, 𝟑𝟔
Le débit Q = 1,40 l/s x 0,36 = 0,504 l/s
Un calcul analogue au précédent montre que le tube en acier 21/27 convient. Nous l’adopterons
également pour la colonne montante au-dessus du 4e étage.

4- Colonne montante entre les 2e et 4e étages


Les trois (03) appartements à desservir au-dessus du 2e étage comportent 9 robinets x 3 = 27 robinets
qui ouverts ensemble provoqueraient une consommation de 1,40 l/s x 3= 4,20 l/s. pour 27 robinets,
𝟏 𝟏
𝒌 = = = 0,196 ≈ 0,20
√𝒙−𝟏 √𝟐𝟕−𝟏
Le débit Q = 4,20 l/s x 0,20 = 0,84 l/s

On vérifie aisément que le diamètre 28mm (tube 26/34) convient.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 132
21/27 21/27
Niveau du plancher du 5e étage
21/27
26/34
21/27

21/27

33/42 21/27

21/27
Robinet de lavage ∅ 20
33/42
21/27 ou 26/34 Canalisation publique
Vanne d’arrêt

VII.3- Calcul d’une distribution basée sur les pertes de charge


Quand la pression P est très faible, ne satisfait pas 𝑃 ≥ 1,7 ℎ + 𝐴, il devient nécessaire de
réduire la perte de charge linéaire j en dessous de 0,25 m/m, valeur sur laquelle est basée cette
inégalité.
Connaissant la pression P dans la distribution publique, déterminer le diamètre des tuyaux
pour qu’après déduction de toutes les pertes de charge qui se produisent sur leur longueur, la pression
résiduelle Pr subsistant au raccord de tout robinet ou appareil soit au moins = S nécessaire pour en
assurer le débit normal.

a- Détermination de la canalisation devant guider le calcul


Elle aura son origine sur la conduite publique, l’appareil ou le robinet présentant le niveau de sujétion
le plus élevé en constituant l’extrémité supérieure.
H : hauteur au-dessus de l’axe de la conduite publique du niveau de sujétion de cet appareil.
La canalisation guide comprendra de façon générale :
- Le branchement de l’immeuble,
- La colonne montante,
- Le branchement alimentant le robinet ou l’appareil visé plus haut.
Extrémité amont de la canalisation, son origine sur la conduite publique,
Extrémité aval, le point le plus éloigné de cette conduite

b- Déterminer la perte de charge linéaire moyenne admissible sur la canalisation guide :

𝑷 − ( 𝑯′ + 𝑪𝒕)
𝑷𝒎 =
𝟏, 𝟏𝟓 𝒍

H’ : hauteur au-dessus de l’axe de la conduite publique du niveau de sujétion de cet appareil


Ct : perte de charge due à la traversée du compteur
l : longueur développée de la canalisation guide (canalisation devant guider le calcul)
Canalisation-guide = branchement + "colonne montante"
1,15 pour tenir compte des pertes de charge singulières (ainsi évaluées à 15% des pertes de charge
linéaires).

c- fixer le calibre du compteur


En considérant d’une part le Qmax en l/s et d’autre part la consommation journalière moyenne.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 133
d- Diviser la canalisation guide en tronçons
Calculer le débit afférent à chaque tronçon, compte tenu des débits de base des appareils et du
coefficient k.

e- Chercher au moyen des abaques ou d’une table de perte de charge,


Les diamètres pour lesquels dans chaque tronçon, la perte de charge j présente une valeur voisine de
Pm mais autant que possible inférieure.

f- Déterminer ensuite les pressions dans les branchements secondaires


Tableau 1 : Déterminer les débits et les énumérés pour chaque tronçon.
Tableau 2 : Calcul des pressions en prenant comme base de départ la pression dans la conduite
principale.
PA : pression à l’origine amont du tronçon
PB : pression à l’extrémité aval du tronçon
J = PB –PA : somme des pertes de charge

Exemple : Distribution d’eau froide d’une villa


Le chauffe bain instantané à gaz de l’étage présente le niveau de sujétion le plus élevé : niveau de
plancher de l’étage = 3,85 m
Hauteur entre plancher et raccord d’arrivée d’eau à l’appareil = 1,10 m
Pression résiduelle nécessaire = 5,50 m
Niveau de sujétion = 3,85 + 1,10 + 5,50 = 10,45 m

Le service public de distribution a indiqué que la pression minimale P de la conduite publique à 20 m


de hauteur d’eau, valeur qui ne vérifie pas :
𝑝 ≥ 1,7 ℎ + 𝐴 = 1,7 x 3,85 +14 = 20,545 ≥ 20,00 𝑚 avec h = 3,85 m et A= 14,00 m
Nécessité du calcul de perte de charge

Perte de charge linéaire admissible


Origine = conduite publique
Extrémité = appareils ou robinet présentant le niveau de sujétion le plus élevé
Développement de la canalisation l = 34,57 m ≈ 35,00 m
Développement fictif tenant compte des pertes de charge : 1,15 l = 35 x 1,15 = 40,25 m
Perte de charge à la traversée du compteur : Ct = 3,00 m
Niveau de sujétion = 10,45 m
Côte de la canalisation publique = 1,80 m
La perte de charge : J= P-(H'+Ct) = 20 – ((10,45 +1,80) + 3) = 4,75 m

La perte de charge linéaire admissible :


J 4,75
Pm = 1,15 l = 40,25 = 0,118/𝑚𝑙

Valeur faible, car on trouve fréquemment Pm = 0,20/ml


Pression résiduelle : Pr = P – (H +jl + ∑ 𝐶 )
Robinet de puisage : S = 2mCE
Robinet de chasse (WC) = 5mCE
Pr = 5,50m

Débit maximum

Bac à levier 1 robinet: 0,10 l/s


WC (réservoir à chasse) 1 0,10
Chaufferie 1 0,20
Robinet d’arrosage 1 0,40
Evier de cuisine 1 0,10
Chauffe-eau de cuisine 1 0,10

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Baignoire 2 0,50
Bidet 2 0,20
Lavabo (salle bain) 2 0,20
Lavabo (toilette) 1 0,10

Total 13 2,10 l/s

Coefficient de simultanéité
𝟏 𝟏
𝒌 = = = 0,289 ≈ 0,29 > 0,20
√𝒙−𝟏 √𝟏𝟑−𝟏
𝒌 = 𝟎, 𝟐𝟗
Débit à prendre en compte : 2,10 x 0,29 = 0,61 l/s

Calibre du compteur
La villa abritera au maximum 8 personnes. Ce qui correspond à une consommation journalière
moyenne de 80 l x 8 = 640l
Arrondir à 800 l pour tenir compte de l’arrosage du jardin.

Tableau compteur : D = 12 mm suffirait ou pour Q = 0,60 l/s D = 12 mm provoquerait une


perte de charge Ct de 12,00 m.
Pour Q= 0,60 l/s Ct= 3,00 m Calibre du compteur D= 20 mm

Détermination de la canalisation guide


 Diviser la canalisation en tronçon,
 Calculer le débit afférent à chaque tronçon, Q = 0,61 l/s
 Chercher au moyen d’un abaque les pertes de charge, j= 0,118 m d = 26,5 mm
 les diamètres pour lesquels dans chaque tronçon, D = 26 mm (tube 26/34)
 la charge présente une valeur voisine de Pm mais autant que possible inférieur,
 la perte de charge à 0,130 m
 Déterminer ensuite les pressions dans les branchements secondaires.
Perte de charge due à la dénivellation, 1,80 + 0,50 = 2,30 m
Perte de charge due au compteur, 3,00 m
Perte de charge linéaire, 0,130 x (8,50 x 1,15) = 1,27 m

VII- Réseau d’évacuation des eaux usées en bâtiment

VII.1- Besoins en appareillages


Le réseau d'évacuation intérieur d’un bâtiment est constitué des éléments suivants :
Le branchement de chaque appareil d'utilisation (le diamètre varie avec l'appareil, mais dépasse 50
mm pour les water-closets).
Les collecteurs d'appareils : canalisation d'allures horizontales recueillant les eaux usées et
raccordant les différents appareils sanitaires aux tuyaux de chute.
Les canalisations verticales qui font suite aux collecteurs.
Les descentes d'eaux usées : canalisations verticales recevant les décharges d'éviers, baignoires,
bidets et urinoirs, lavabos, douches.
Les chutes desservant uniquement des water-closets.
Les chutes uniques assurant à la fois les fonctions de descentes et de chutes (dans ce cas la ventilation
secondaire est obligatoire) voir ci-dessous.
Les collecteurs principaux : canalisations d'allure horizontale recueillant, en cave, les descentes et les
chutes
La ventilation partie de tuyauterie prolongeant les tuyaux d'évacuation verticaux.
La ventilation secondaire : tuyau amenant l'air nécessaire pendant les évacuations et empêchant
l'aspiration de la garde d'eau des siphons.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 135
Les siphons sont des dispositifs obturateurs hydrauliques qui doivent former la solution de
continuité indispensable entre l'air vicié des canalisations et l'air des locaux. Ils doivent avoir la plus
faible perte de charge possible, ne posséder ni arrêtes, ni rugosité susceptibles de retenir les corps
étrangers et résidus évacués avec les eaux usées. La garde d'eau à observer dans tous les siphons sera
d'au moins 5 cm. Le siphon peut également être défini comme un tuyau qui permet de faire circuler un
liquide entre deux bassins (ou récipients) et installé, il est entièrement remplie de liquide.
L'écoulement de tout appareil sanitaire doit être muni d'un siphon de dimension appropriée placé
immédiatement à la sortie de l'appareil. Il fonctionne selon le principe des vases communicants.
Les dimensions minimales des siphons et orifices d'écoulement des appareils sanitaires ainsi que leur
débit et le diamètre des amorces de ventilation secondaire correspondantes sont fixés.
En aucun cas, l'écoulement d'un appareil sanitaire quelconque ne pourra se faire dans la tubulure d'un
siphon de WC ou dans le branchement des WC.
Tous les siphons qui ne sont pas démontables doivent avoir un bouchon de dégorgement ou tampon
hermétique suffisant pour le nettoyage.
Lorsqu'un branchement doit évacuer des eaux chargées d'une quantité anormale de graisses pouvant
obstruer les canalisations, les siphons doivent être pourvus d'une boîte à graisse. Ces appareils doivent
être placés dans un endroit facilement accessible et aussi près que possible des appareils qu'ils
vidangent.

Garde d'eau : hauteur d'eau tenue en réserve dans les siphons et formant obturateur
hydraulique.

L'égout est la canalisation recevant les eaux pluviales, ménagères et les évacuations des water-closets
de l'intérieur des immeubles.

Le nombre de canalisations verticales, parfois gênantes et toujours coûteuses est réduit par l'emploi
des chutes uniques. Les règlements sanitaires n'admettent pas l'évacuation des eaux ménagères dans
les descentes d'eaux pluviales situées sur la façade de la voie publique. Les chutes, les chutes uniques
et descentes d'eaux ménagères s'établissent en général à l'intérieur des immeubles.

VII.2- Ventilations primaire et secondaire


l - Ventilation primaire des canalisations verticales d'évacuation
La ventilation primaire des canalisations verticales d'évacuation permet aux tuyaux de chute et
de descente d'eaux ménagères d'être prolongés dans leur diamètre jusqu'à l'air libre et au - dessus des
locaux habités. Ceci présente un avantage principal à savoir: l'accélération du mouvement de l'eau,
d'où diminution des risques d'obstruction.
La ventilation primaire apparaît donc indispensable au bon fonctionnement des évacuations
verticales. La ventilation primaire des chutes et des descentes d'eaux ménagères présente encore un
avantage hygiénique important, celui de contribuer à ventiler l'égout public.

2 - Ventilation secondaire des branchements d'évacuation


La ventilation secondaire des branchements d'évacuation à l'intérieur des immeubles permet au
siphon posé à la sortie de chaque appareil d'empêcher normalement la communication entre
l'atmosphère des locaux et l'air vicié des canalisations. Cependant, l'efficacité d'un siphon réside dans
sa garde d'eau.

VII.3- Type d'ouvrages d'évacuation utilisés dans la concession

1- Fosse septique
Elles sont destinées à assurer le traitement des eaux vannes en provenance des WC pour
qu'elles puissent être rejetées dans des drains ou des puits absorbants sans risquer de contaminer la
nappe souterraine. Ce traitement s'opère en deux compartiments.
Les eaux provenant des WC doivent être directement rejeté dans le premier compartiment
pour être liquéfier par les microorganismes et envoyées dans le deuxième compartiment.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 136
Ne doivent pas être envoyées dans la fosse septique les eaux pluviales ou de lavage des cours
et les eaux de bains et de lessive.

2- Puits perdu ou puisard


Réalisé près des fosses septiques pour accueillir les eaux de cuisine, de toilette et de lessive.

3- Regards d’évacuation
Exécuté en maçonnerie de parpaings pour recevoir des conduites d’évacuation, ils jouent des
rôles différents suivant leur emplacement :

Regards de façade
- siphoïde pour les eaux usées et non siphoïde pour les eaux pluviales (de préférence sans tampons
pour les eaux usées)
- ils jouent un rôle de siphon.

Regards de branchement pour descentes d'eaux pluviales : reçoivent les eaux de pluies issues des
descentes et sont le plus souvent faits de P V C.

Regards de visite
Exécutés en réseau public ils permettent l'accès au réseau pour l'entretien et la surveillance. Elles sont
positionnées aux raccordements de 2 collecteurs et aux changements de direction.

VII.4- Dimensionnement des tuyaux d’évacuation

1- Détermination des diamètres des tuyaux de chute et de descentes


Les diamètres des chutes et descentes, ainsi que ceux des conduits de ventilation secondaire
sont déterminés, conformément aux indications fournies par le tableau ci-après, en fonction du nombre
réel des appareils desservis (norme N.F.P. 41-202).

APPAREILS Chute/Descente/ Chute/Descente/ Colonne de


-/ventilo +/ventilo ventilation

WC à chasse directe:
- jusqu'à 3 appareils 90 90 40
- plus de 3 appareils 100 100 50
Baignoire:
- jusqu'à 3 appareils 80 60 40
- de 4 à 7 appareils 80 80 40
- de 8 à 15 appareils 90 80 40
- plus de 15 appareils 100 90 50
LAVABOS OU BIDETS
- jusqu'à 3 appareils 50 50 20 50 50 20
- de 4 à 7 appareils 60 50 20 60 50 20
- de 8 à 15 a:~pareils 80 60 30 80 60 30
- plus de 15 appareils 90 80 40
EVIERS OU TIMBRES
- jusqu'à 3 appareils 80 80 30 80 80 30
- de 3 à 12 appareils 90 80 30 90 80 30
- plus de 15 appareils 100 90 40
Chute unique dont tous les
appareils autres que les W.C sont ventilés 100
secondairement

2-Détermination des diamètres des tuyaux collecteurs


Le débit des eaux usées à évacuer sera déterminé en faisant la somme des débits individuels
des appareils et en leur affectant un coefficient de simultanéité calculé.
La hauteur maximum d'eau à admettre dans la canalisation principale d'évacuation d'eaux
usées doit être au plus égale à la moitié du diamètre de cette canalisation. Toutefois, et pour tenir
compte de l'évacuation des eaux pluviales en cas de violent orage, on pourra admettre une hauteur
d'eau maximum égale aux 7/10 du diamètre du collecteur.
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 137
VII.5- Evacuation des eaux pluviales

1- Diamètres des descentes d'eaux pluviales


En vue de recueillir et de canaliser les eaux pluviales vers les tuyaux de descente / on établit
au bas de chaque versant d'une toiture des ouvrages spéciaux, généralement métalliques, parfois
encore en amiante-ciment, présentant une légère inclinaison ou pente. Ce sont les gouttières et les
chéneaux.

i) Les gouttières
Les gouttières sont des ouvrages en zinc, cuivre ou tôle galvanisée, dont le profil différé selon
le mode de pose. On distingue en particulier la gouttière pendante et la gouttière havraise ou nantaise.
Toutes les gouttières reposent sur des supports métalliques : crochets ou supports spéciaux.

ii) Les chéneaux


Les chéneaux sont des ouvrages analogues aux gouttières, reposant non sur des supports
métalliques mais sur une forme en bois, présentant une légère pente, établie sur l’entablement du mur
de goutte. Ils sont généralement encastrés entre deux parois en maçonnerie ou en charpente. Il est
recommandé d'établir un réseau de descentes pluviales séparé des tuyaux de chute et de descente
d'eaux ménagères.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 138
Technologie - Pose des canalisations

Chapitre 12
Introduction
Les canalisations sont des conduites posées au sol ou enterrées. Elles jouent plusieurs rôles dans un
système d’AEP :
transport des eaux brutes (conduite d’adduction),
transfert dans les réservoirs de stockage,
desserte d’eau vers tous les utilisateurs (réseau de distribution),
La pression nominale (épaisseurs des parois)
Sur un réseau, on distingue plusieurs raccords pour s’adapter au tracé :
 Les coudes (Changement de direction)
 Les tés (Raccordement à l’équerre d’une conduite sur une autre)
 Les cônes (Diminution de diamètre)
L’objectif est de poser et assembler dans les règles de l'art les différents composants du réseau d’AEP
pour assurer le fonctionnement du réseau, faciliter l’entretien du réseau et effectuer les réparations.

I. Nature des conduites. Technologie des canalisations


Les types de matériaux varient suivant la nature du sol, la profondeur, le diamètre, la
pression...Comme matériaux, on peut citer : fonte ductile, acier galvanisé, béton, PVC, PEHD, etc….
Les diamètres des conduites varient de 40 mm à des valeurs supérieures à 1,00 m. Selon la
norme française NF EN 545 (décembre 1994), l'épaisseur nominale des tuyaux et raccords est calculée
en fonction du DN. Les diamètres nominaux DN, désigne le diamètre intérieur pour la fonte et l'acier
galvanisé; le diamètre extérieur pour le PVC et le PEHD.
- e = épaisseur nominale de paroi en mm
- K = coefficient utilisé pour désigner la classe d'épaisseur. K est choisi dans la série des nombres
entiers 8, 9, 10, 11, 12,..Pour les tuyaux K= 9 et pour les raccords K = 12 selon la norme NF EN 545.

Matériaux
1- les canalisations en fonte et en acier
Le terme fonte recouvre une large variété d'alliages Fe-C-Si. Les fontes sont classées en
familles selon l'état du graphite. Les grandes familles sont la fonte grise et la fonte ductile.

2- les canalisations en plastique: Polychlorure de vinyle -PVC- / Polyéthylène –PE


Le PVC appartient à la famille des matières plastiques. Le plastic est un mélange de matière
première appelée "résine" et divers adjuvants. Les matières plastiques tirent leur origine
essentiellement du monde végétal (houille) et animal (pétrole).
Toutes les matières plastiques sont classées en deux grandes classes:
- la classe des thermodurcissables: la forme donnée aux objets est définitive, ils ne se ramollissent plus
sous l'action de la chaleur.
- la classe des thermoplastiques, à l'inverse des thermodurcissables ils peuvent se déformer à chaud.
Les PN du PVC et du PEHD sont PN 4, PN 6, PN 10, PN 16.

Contrairement à la fonte leur diamètre nominal correspond à leur diamètre extérieur.


– PVC appartient à la classe des thermoplastiques. Il est
obtenu par polymérisation du chlorure de vinyle (résine) qui est le monomère (gazeux) de base.
Le PVC est fabriqué à base de deux matières naturelles: le pétrole et le sel et sont fabriqués en
longueur de 6,00 m.

canalisations en polyéthylène haute densité –PehD


Le polyéthylène est obtenu par polymérisation de l'éthylène qui la résine de base. Les
fabricants de tubes PE utilisent deux résines (une seule à la fois).

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 139
Sous le terme pression il y a lieu de distinguer les terminologies,
- du concepteur de réseau
- du fabricant (liées aux performances des produits)
- de l'utilisateur du réseau (liées au service)

Dimensionnement d'une canalisation et/ou d'un composant de réseau


Lors du choix d'une canalisation et/ou d'un composant, il faut s'assurer que les inégalités ci-dessous
sont respectées.
- DP ≤ PFA
- MDP ≤ PMA
- STP ≤ PEA

Terminologie du concepteur
- Pression de calcul en régime permanent
Pression maximale de fonctionnement de la zone de pression, fixée par le projeteur mais non compris
le coup de bélier.

- Pression maximale de calcul


Pression maximale de fonctionnement de la zone de pression, fixée par le projeteur mais comprenant
le coup de bélier et tenant compte de développements futurs.

- Pression d'épreuve du réseau


Pression hydrostatique appliquée à une conduite nouvellement posée de façon à s'assurer de son
étanchéité.

Terminologie du fabricant
- Pression interne de fonctionnement admissible
Pression interne, non compris le coup de bélier, qu'un composant peut supporter en toute sécurité de
façon continue en régime hydraulique permanent.

- Pression maximale admissible


Pression interne maximale, y compris le coup de bélier, qu’un composant peut supporter de façon sûre
en service.

- Pression d'épreuve admissible


Pression hydrostatique maximale qui peut être appliquée sur site à un composant d'une canalisation
nouvellement installée.

Terminologie de l'utilisateur

- Pression de fonctionnement
Pression interne qui a lieu à un instant donné et en un point déterminé du réseau d'alimentation en eau.

- Pression de service
Pression interne fournie au point d'écoulement au consommateur.

- pression nominale (au sens de la norme NF EN 545)


Désignation numérique exprimée par un nombre utilisé à des fins de référence .Tous les composants à
brides ayant un même DN et désignés par un même PN ont des dimensions de raccordement
compatibles.

Matériaux composant la canalisation

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 140
Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 141
II. Pose des conduites ou des canalisations
1. Technique de pose
La pose des canalisations peut se faire en tranchée ou sans tranchée (suspendu). Les tranchées
pour canalisations posées dans les tranchées en terre sont creusées soit à l’aide d’un engin mécanique
ou manuellement à la pelle. Ensuite un lit de pose de 10 à 15 cm est régalé, étalé et bien compacté en
fond de fouille, puis un grillage avertisseur de couleur fonction du type d’eau pour signaler la présence
d’une conduite. Enfin un remblai en terre ferme les tranchées.
L’épaisseur du lit de pose est fonction de la nature du terrain d’assise. Le lit de pose peut être
réalisé en matériaux :
• du sable, pour des terrains rocheux ou hétérogènes ;
• du gravier, pour des terres ordinaires ;
• de la pierre concassée (formant drain) en cas de terrains imperméables et en pente (attention
toutefois de contrôler préalablement la possibilité d’utiliser ces matériaux après du fabricant de la
canalisation) ;
• de grave ciment pour des sols mouvants.

Réseau Profondeur habituelle (m) Couleur du grillage avertisseur


Eau usée 1,50 Marron
Eau potable 1,20 Bleu

La pose des conduites dans les tranchées doivent respecter certaines distances ou espacements entre
réseaux concessionnaires.
Eau potable – eau pluviale/usée = 20 cm
Eau pluviale/usée – électricité = 20 cm
Eau potable – électricité = 30 – 60 cm

Les tranchées doivent être exécutées avec une légère pente pour faciliter l’écoulement de l’eau par
gravité et pour chasser l’air aux points hauts avec des ventouses et vidanger la conduite aux points bas.

2- Profil en long
Le profil en long doit être le plus régulier possible afin d’éviter la multiplication des « faux »
points hauts et des « faux » points bas.

Terrain naturel

Conduite D

Profil en long

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 142
3- Les dimensions de la tranchée
Les tranchées doivent avoir les dimensions suivantes :

• en profondeur : épaisseur du lit de pose + diamètre extérieur de la canalisation + épaisseur du


remblai. En agglomération, ne pas oublier les épaisseurs des fondations de la chaussée ou du trottoir ;
• en largeur : diamètre extérieur du tuyau (DN) + espace de part et d’autre du tuyau + épaisseur du
blindage ou boisage.

Tuyau rigide Tuyau flexible


Grillage
avertisseur Remblai
20 cm Enrobage

Lit de pose

Blindage ou boisage

L'air est néfaste au fonctionnement d'une canalisation sous pression. Des poches d'air se concentrent
aux points. La présence de ces poches d'air peut entraîner,
- Une réduction du débit d'eau,
- Un gaspillage d'énergie,
- Des risques de coup de bélier.
Le tracé de la canalisation doit être établit de manière à faciliter le rassemblement de l'air en des points
hauts bien déterminés où sont installés les appareils assurant son évacuation.
Il convient de prendre les précautions suivantes:
à la canalisation pour faciliter la montée de l'air (la conduite idéale est à pente
constante: 2 à 3mm/m représente la pente minimale souhaitable).

grands diamètres nominaux.

afin d'obtenir une pente de:


- le blindage, la protection du chantier et des personnes
- 2 à 3mm/m dans les parties montantes,
- 4 à 6mm/m dans les pentes descendantes.
Un tel profil, à montées lentes et descendantes rapides facilite le rassemblement de l'air aux points
hauts tout en s'opposant à l'entraînement éventuel des poches d'air. Le profil inversé est déconseillé.
nstaller:
- Un appareil d'évacuation d'air à chaque point haut,
- Un appareil de vidange à chaque point bas.

4- Les contraintes mécaniques


Une conduite enterrée subit une pression provenant du sol et des actions provenant de
certaines charges. Le comportement mécanique du sol qui reçoit la conduite doit être étudié
préalablement avant toute pose.
Les conduites, une fois posées, doivent subir des essais de pressions afin de tester la capacité
des assemblages à limiter fuites, inévitables même sur un réseau neuf, dans des proportions
acceptables. Les protocoles d’essais de pression sont fixés en fonction de la qualité et du diamètre des
conduites.
Sur une conduite composée de joints « souples » mécaniques, ceux-ci peuvent accepter des
déviations angulaires permettant dans certaines limites de compenser sans fuite les tassements
différentiels – les joints réagissent individuellement à l’instar des rotules.
Dans le cas de joints rigides tels que des conduites assemblées par soudures ou par brides, des
efforts de flexion longitudinale sont exercés sur l’ensemble du linéaire de la canalisation.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 143
Les différents efforts appliqués sur le fût d’un tuyau posé en terre sont :
• le poids propre des remblais sur la conduite ;
• les pressions verticales dues aux charges roulantes (voirie) ;
• les efforts de réaction sur l’arc de la conduite qui équilibrent ceux des remblais ;
• la pression hydrostatique due à la présence d’une éventuelle nappe phréatique, exercée
normalement à la conduite (poussée d’Archimède) ;
• la pression horizontale du sol qui tend à réduire le moment d’ovalisation de la conduite.

trafic routier

remblai

pression
horizontale

réaction du sol

poussée d’Archimède

5- Nettoyage et désinfection
La conduite posée contient de la terre ou des pierres, qui peuvent g^éner le fonctionnement
des appareils de robinetterie (leur manœuvre, détériorer les sièges et les clapets de retenue). Avant la
mise en service définitive du réseau d’eau potable, il convient donc d’effectuer correctement le
nettoyage et désinfection des conduites.
Les conduites d’alimentation en eau potable neuves ou remaniées doivent être lavées
intérieurement au moyen de la pression de l’eau envoyée dans la conduite. Le procédé est répété
jusqu'à ce que la turbidité de l’eau soit inférieure au minimum admis par les normes et règlements en
vigueur pour la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Il est ensuite procédé à la
désinfection et au rinçage des conduites, aux prélèvements d’eau pour le contrôle conformément aux
instructions en vigueur.
La désinfection peut s’effectuer soit au chlore, soit au permanganate de potassium. Il faudra
obtenir aux extrémités une coloration violacée pour le permanganate de potassium ; une teneur de 5
mg/l de chlore.
Il est impératif de respecter un temps de contact minimum pour l’opération de désinfection,
fonction du produit utilisé et de la dose introduite.
Lorsque le réseau désinfecté a été convenablement rincé, des prélèvements de contrôle sont
faits immédiatement par un laboratoire agrée. Si les résultats sont défavorables, l’opération est
renouvelée dans les mêmes conditions.

6- Mise en service des conduites


L’opération de désinfection terminée, il faut procéder au rinçage du réseau à l’eau claire et au
remplissage pour la mise en consommation.

6- Facteurs de désordre du réseau

i- Désordres lies à l’eau distribuée


Désordre d’ordre qualitatif :
-eau agressive (phénomène de corrosion interne)
-eau incrustante (entartrage)
-turbidité-fer, manganèse

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 144
Désordre d’ordre hydraulique :
-vitesse insuffisante (encrassement)
-mauvaise étanchéité (fuites)
-variations de pression (coup de bélier, demande irrégulière,…)

ii- Désordres lies à la canalisation elle-même


 mauvais choix initial du matériau ou du diamètre
 mauvaise qualité du matériau : défaut du revêtement (mauvaise résistance à l’abrasion) ou
défaut de structure (fissuration, ovalisation, graphitisation…)
 joints des tuyaux défectueux ou inadaptés
 défaut de pose

iii- Désordres lies au milieu environnant


�Caractéristiques mécaniques médiocres des terrains, et les charges de ceux-ci transmises aux
canalisations
�Présence de nappes phréatiques
�Pose ou remplacement de réseaux variés ou tous autres travaux de voirie (mouvements et
déstabilisations des sols)
�Courants «vagabonds »générés par des installations électriques
�Variations de température (chocs thermiques fatiguent les conduites ; la charge supportée
par la canalisation augmente lorsque le sol est gelé)
�Agressivité naturelle des terrains ou des remblais (phénomènes de corrosion externe)
�Présence dans le terrain de produits corrosifs ou chimiques

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Sujet 1 : Construction d’un forage pastoral à énergie solaire photovoltaïque à Touloum

1- Situation géographique

La Commune de TOULOUM est située à 160 Km de Maroua, Chef-lieu de la Région de l’Extrême-


Nord, et à environ 50 Km de Kaélé, chef-lieu du Département du Mayo-Kani, dont elle dépend
administrativement et s’étend sur une superficie de 257 Km² (PCD, 2011).
Elle est limitée au Nord par la commune de Moulvoudaye, au Nord-est par la commune de Kalfou, à
l’Est par la commune de Karhay, à l’Ouest par la commune de Guidiguis et au Sud par les communes de
Tchatibali et Taibon.

A.1- Relief et hydrographie


D’après le Plan Communal de Développement de TOULOUM, la ville se situe dans un relief plat et
presque uniforme.
Quant à l’hydrographie, elle est dominée par les marigots, qui sortent de leur lit en saison de pluies
créant des interruptions des chemins. Certains lacs arrosent la partie nord du territoire communal : lacs de Porhi,
de Guidi, de Mantidar et de Pargaye.
Partout dans l’espace communal, il existe de nombreuses mares naturelles qui constituent les sources
d’abreuvage de bétails à partir d’Octobre à Janvier.

A.2- Climat, végétation et sol


Le régime climatique est de type Soudano-Sahelienne avec une pluviométrie moyenne annuelle située
entre 600 et 800 mm. Les températures moyennes journalières varient entre 18°C et 45°C.
La végétation est dominée par plusieurs formations végétales : le Fedherbia, l’Albina, le Neem, le
Prosopis, les Acacias ainsi que de nombreuses végétations herbeuses résistantes au climat tropical se
répartissent selon la nature des sols. La végétation est caractérisée par une savane herbacée, une savane
arborée/arbustive et de steppe et des plaines marécageuse.
La Commune de TOULOUM présente des sols sablo-argileux.

A.3- Peuplement
La population de la Commune est composée essentiellement des Toupouri (99 %) avec des tribus
Guiziga, Massa, Mousgoum, et Moundang en minorités (1 %). (PCD, 2011).
La Commune contient 38 809 habitants (PCD, 2011), composé de 18 187 hommes et 20 622 femmes.
Sa répartition par sexe est de 46,87 % d’hommes et 53,13 % de femmes. Le nombre moyen de personnes par
ménage est estimé à 10. La population de TOULOUM est essentiellement rurale, avec une dominance féminine.

II- Description du projet

Objectif global du Microprojet


L’objectif du Microprojet est de fournir une eau potable pour la consommation de 2897 animaux dans le
canton de Touloum. Coordonnées GPS : X = 10°168 Y= 14°844 Z=349,11 m.

Objectifs spécifiques :
 Fournir une eau saine à la consommation des animaux;
 Fournir une eau en quantité suffisante pour abreuver les animaux durant toute l’année ;
 Préserver le bien-être et la santé des animaux et de la population;
 Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
 Mettre en place un comité de gestion du point d’eau

Bénéficiaires du microprojet :
Bénéficiaires directs : 803 gros bétails et 1873 petits bétails
Bénéficiaires indirects : 151 gros bétails et 70 petits bétails en transhumance
2257 habitants de Touloum

Description sommaire du projet


Le projet consiste à la réalisation d’un (01) forage pastoral équipé de pompe solaire photovoltaïque
servant à abreuver 803 gros bétails et 1873 petits bétails vivant dans le canton de TOULOUM.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 146
III- Ouvrages à dimensionner
1- Forage
Déterminer la capacité du forage. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de production
(pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier du canton, donner les
caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).
2- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.
3- Pompe
Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT) choisir dans le catalogue “
GRUNDFOS ”des groupes électropompes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le
Rendement ηp (°/°).
4- Source d’énergie
Pour le pompage par énergie photovoltaïque, déterminer la Puissance du champ solaire, le Choix et la disposition
des modules.
5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine et les trois abreuvoirs. La
distribution se fera gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera
constituée des raccords et des regards.
Les pressions de service contractuelles sont de 5 mCE. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit,
diamètre intérieur Din, rugosité des parois intérieures k (mm) et longueur L.
6- Borne fontaine
La borne fontaine sera construite en béton armé et équipée de 02 robinets de puisage. Elle sera également
aménagée une aire de dallage comportant une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation,
une rigole de drainage des eaux et un puits d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par
un muret en maçonneries d’agglos de 15. La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler
les eaux de débordement pour les évacuer par un chenal de drainage cimenté.
Déterminer les débits de pointe aux bornes fontaines, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.

7- Abreuvoirs
Les abreuvoirs seront construits en béton armé. Les abreuvoirs des gros bétails auront une dimension de 7,00 x
1,80 x 0,70 m. Ceux du petit bétail auront une dimension de 5,00 x 1,80 x 0,50 m. L’épaisseur des parois est pris
à 12 cm.
Pour le dimensionnement, nous allons considérer au niveau des abreuvoirs, un débit équivalent à quatre (04)
robinets. Déterminer les débits de pointe aux abreuvoirs, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.

8- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura la forme rectangulaire exécuté en béton armé. Le remplissage s’effectuera
par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les éléments
hydrauliques du château (dimensions du réservoir, diamètre de la conduite d’adduction, de distribution, du trop-
plein et de la vidange).
348.51m

351.47m
B 348.25m
349.11m
349.11m
E
L = 10.00m L = 15.00m
F L = 10.00m 348.82m
L = 25.00m
L = 10.00m
R A
348.93m 348.25m
L = 15.00m D
L = 25.00m
C F

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 147
Sujet 2 : Construction d’un forage pastoral à énergie solaire photovoltaïque dans à Bizili dans la
commune de Touloum

1- Situation géographique

La Commune de TOULOUM est située à 160 Km de Maroua, Chef-lieu de la Région de l’Extrême-


Nord, et à environ 50 Km de Kaélé, chef-lieu du Département du Mayo-Kani, dont elle dépend
administrativement et s’étend sur une superficie de 257 Km² (PCD, 2011).
Elle est limitée au Nord par la commune de Moulvoudaye, au Nord-est par la commune de Kalfou, à
l’Est par la commune de Karhay, à l’Ouest par la commune de Guidiguis et au Sud par les communes de
Tchatibali et Taibon.

A.1- Relief et hydrographie


D’après le Plan Communal de Développement de TOULOUM, la ville se situe dans un relief plat et
presque uniforme.
Quant à l’hydrographie, elle est dominée par les marigots, qui sortent de leur lit en saison de pluies
créant des interruptions des chemins. Certains lacs arrosent la partie nord du territoire communal : lacs de Porhi,
de Guidi, de Mantidar et de Pargaye.
Partout dans l’espace communal, il existe de nombreuses mares naturelles qui constituent les sources
d’abreuvage de bétails à partir d’Octobre à Janvier.

A.2- Climat, végétation et sol


Le régime climatique est de type Soudano-Sahelienne avec une pluviométrie moyenne annuelle située
entre 600 et 800 mm. Les températures moyennes journalières varient entre 18°C et 45°C.
La végétation est dominée par plusieurs formations végétales : le Fedherbia, l’Albina, le Neem, le
Prosopis, les Acacias ainsi que de nombreuses végétations herbeuses résistantes au climat tropical se
répartissent selon la nature des sols. La végétation est caractérisée par une savane herbacée, une savane
arborée/arbustive et de steppe et des plaines marécageuse.
La Commune de TOULOUM présente des sols sablo-argileux.

A.3- Peuplement
La population de la Commune est composée essentiellement des Toupouri (99 %) avec des tribus
Guiziga, Massa, Mousgoum, et Moundang en minorités (1 %). (PCD, 2011).
La Commune contient 38 809 habitants (PCD, 2011), composé de 18 187 hommes et 20 622 femmes.
Sa répartition par sexe est de 46,87 % d’hommes et 53,13 % de femmes. Le nombre moyen de personnes par
ménage est estimé à 10. La population de TOULOUM est essentiellement rurale, avec une dominance féminine.

II- Description du projet

Objectif global du Microprojet


L’objectif du Microprojet est de fournir une eau potable pour la consommation de 1748 animaux vivant
dans le canton de Bizili. Coordonnées GPS : X = 10°226 Y= 14°867 Z=347,74 m.

Objectifs spécifiques :
 Fournir une eau saine à la consommation des animaux;
 Fournir une eau en quantité suffisante pour abreuver les animaux durant toute l’année ;
 Préserver le bien-être et la santé des animaux et de la population;
 Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
 Mettre en place un comité de gestion du point d’eau

Bénéficiaires du microprojet :
Bénéficiaires directs : 826 gros bétails et 729 petits bétails
Bénéficiaires indirects : 131 gros bétails et 63 petits bétails en transhumance
1505 habitants de Bizili

Description sommaire du projet


Le projet consiste à la réalisation d’un (01) forage pastoral équipé de pompe solaire photovoltaïque
servant à abreuver 826 gros bétails et 729 petits bétails vivant dans le Canton de Bizili.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 148
III- Ouvrages à dimensionner

1- Forage
Déterminer la capacité du forage. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de production
(pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier du canton, donner les
caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).

2- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.

3- Pompe
Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT) choisir dans le catalogue “
GRUNDFOS ”des groupes électropompes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le
Rendement ηp (°/°).

4- Source d’énergie
Pour le pompage par énergie photovoltaïque, déterminer la Puissance du champ solaire, le Choix et la disposition
des modules.

5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine et les trois abreuvoirs. La
distribution se fera gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera
constituée des raccords et des regards.
Les pressions de service contractuelles sont de 5 mCE. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit,
diamètre intérieur Din, rugosité des parois intérieures k (mm) et longueur L.

6- Borne fontaine
La borne fontaine sera construite en béton armé et équipée de 02 robinets de puisage. Elle sera également
aménagée une aire de dallage comportant une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation,
une rigole de drainage des eaux et un puits d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par
un muret en maçonneries d’agglos de 15. La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler
les eaux de débordement pour les évacuer par un chenal de drainage cimenté.
Déterminer les débits de pointe aux bornes fontaines, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.

7- Abreuvoirs
Les abreuvoirs seront construits en béton armé. Les abreuvoirs des gros bétails auront une dimension de 7,00 x
1,80 x 0,70 m. Ceux du petit bétail auront une dimension de 5,00 x 1,80 x 0,50 m. L’épaisseur des parois est pris
à 12 cm.
Pour le dimensionnement, nous allons considérer au niveau des abreuvoirs, un débit équivalent à quatre (04)
robinets. Déterminer les débits de pointe aux abreuvoirs, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.

8- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura la forme rectangulaire exécuté en béton armé. Le remplissage s’effectuera
par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les éléments
hydrauliques du château (dimensions du réservoir,diamètre de la conduite d’adduction, de distribution, du trop-
plein et de la vidange).
348.10m

350.62m
B 347.50m
347.74m
349.20m E
L = 15.00m
F L = 10.00m L = 10.00m 348.80m
L = 25.00m
L = 10.00m
R A
348.50m
L = 15.00m 347.80m D
C L = 25.00m

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 149
Sujet 3 : AEP dans la ville de Houndé

1- Situation géographique
La ville de Houndé est située au sud-ouest du Burkina Faso sur la RN1, à environ 105 Km de Bobo-
Dioulasso et à 252 Km de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Elle fait partie de la région des Hauts
Bassins qui comprend les provinces du Houet, du Kénédougou et du Tuy dont Houndé est le Chef-lieu. La
commune urbaine de Houndé est limitée à l’est par les villages de Boni et Mambo, à l’ouest par les villages de
Kari et Bouèré, au nord par les villages de Dohoum, Dakuy et Botoni et au sud par le village de Saho.

A.1- Relief et hydrographie


La région de Houndé est faiblement accidentée avec notamment la présence de collines ou buttes
cuirassées situées sur des roches métamorphiques.
Le réseau hydrographique de la ville de Houndé est pauvre. En effet, on note l’absence de cours d’eau
important malgré l’abondance relative des pluies dans la région et la présence de quelques cours d’eaux
temporaires.
D’autre part, l’importance de la nappe d’eau n’est pas bien connue, néanmoins le captage des eaux
souterraines à l’aide des puits et des forages constitue la principale source d’approvisionnement en eau potable
de la ville et de la zone périurbaine.

A.2- Climat, végétation et sol


La province du Tuy bénéficie d’un climat sud-soudanien et nord-soudanien, caractérisé par deux
grandes saisons : Une saison humide d’avril à octobre et une saison sèche de novembre à mars. On observe de
petites variations climatiques entre les deux grandes saisons sus- citées. Située entre les isohyètes 800 et 1000
millimètres, la province du Tuy est relativement bien arrosée par les pluies. Au cours des dernières années, la
pluviométrie de Houndé a connu de légères variations.
La végétation dans la ville de Houndé est essentiellement de type savane. On distingue à cet effet les
savanes arborées, arbustives et herbeuses. D’autre part, on rencontre de nombreuses espèces d’arbres comme le
caïlcédrat, les nîmes, et quelques arbres fruitiers.
On rencontre principalement trois types de sols à Houndé : les sols minéraux bruts, les sols tropicaux
ferrugineux lessivés et les sols hydromorphes.

A.3- Peuplement
Le dernier recensement administratif effectué en 1996 dénombrait la population de la ville de Houndé à
38954 habitants. (RGPH). La ville de Houndé comprend 5 secteurs qui englobent les quartiers centraux et deux
villages périphériques repartis sur un espace de 218,14 ha.

II- Description du projet

Objectif global du Microprojet


L’objectif général du projet est de concevoir un système entièrement rénové pour satisfaire les besoins
en eau de la population de la commune de Houndé à l’horizon du projet.

Objectifs spécifiques :
 Fournir une eau saine à la consommation de la population;
 Fournir une eau en quantité suffisante durant toute l’année ;
 Préserver le bien-être et la santé de la population;
 Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
 Mettre en place un comité de gestion du point d’eau

Bénéficiaires du microprojet :
La Population de Houndé était estimée à 23959 habitants selon le recensement administratif de
1996 et selon le recensement d’Avril 2004, la population de Houndé est passée à 38954 habitants, soit un taux de
croissance moyen de 6,3% entre 1996 et 2004. En 2008, elle est estimée à 44280 personnes.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 150
Description sommaire du projet : Echéance du projet 2018

Besoins en eau Domestique


Année 2008
Population 44292
Taux de desserte par BF (%) 33
Taux de desserte par BP (%) 13
Population desservie par BF 14616
Population desservie par BP 5758
Consommation spécifique BF (l/j/hbt) 25
Consommation spécifique BP (l/j/hbt) 40
Demande en eau BF (m3/j) 365
Demande en eau BP (m3/j) 230
Demande en eau domestique Totale (m3/j) 596

Besoins en eau des services publics


Ils couvrent les différents besoins pour les services publics : écoles, hôpitaux, bâtiments publics, arrosage des
jardins, abattoirs, installations sanitaires publics.

Année 2008 2013


Population 44292 52004
Demande en eau domestique (m3/j) 596 972
3
Demande en eau des services publics (m /j) 179 292

Besoins en eau des industries


Dans le cadre de la présente étude, il a été révélé l’existence des industries dans la ville de Houndé.
Année 2008 2013
3
Demande en eau domestique (m /j) 596 972
3
Demande en eau des industries (m /j) 119 194

Besoins du cheptel
Les besoins en eau du cheptel ne seront pas pris en compte pour le dimensionnement du système
d’approvisionnement en eau potable. En effet, compte tenu de l’importance de la demande et du fait que l’eau
sera vendue, les populations vont recourir à d’autres sources alternatives (barrages, puits, marigots, forages
équipés de PMH, etc.) pour l’abreuvement des animaux.

Profil de la consommation à Houndé


6h - 8h à 10 à 12 à 14 à 16 à 18 à 20 à 22 à 24 à 02 à 04 à
Périodes horaires
8h 10h 12h 14h 16h 18h 20h 22h 24h 02h 04h 06h
°/°
12,5 13 11,9 7,8 10,3 14,1 9,2 4,9 3,4 3,5 3,6 5,8
Consommation
Source : Georges SOLA ; 1986 ; Alimentation en Eau Potable de la ville de HOUDE ; Projet de fin d’étude ;
Ecole Nationale d’Ingénieur (ENI) ; Bamako, Mali, P.67.

III- Ouvrages à dimensionner

1- Forage
Déterminer la capacité de deux forages. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de
production (pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier, donner
les caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 151
2- Bâche de relevage
Une station de relevage constitué d’une bâche de relevage (section circulaire) munie d’un groupe électropompe,
servant de tampon entre les deux forages et le château d’eau.
Déterminer les caractéristiques de la bâche de relevage (Diamètre, Hauteur, Volume utile, Niveau min, Niveau
max et Revanche).

Nous présentons ci-dessous un schéma de principe pour la production :

3- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.

4- Pompe
Nous installerons trois pompes : deux pompes immergées au niveau des forages et une pompe de surface au
niveau de la bâche de relevage. Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT)
choisir des groupes électrogènes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le Rendement ηp
(°/°).

5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine. La distribution se fera
gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera constituée des raccords et
des regards. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit, diamètre intérieur Din, rugosité des parois
intérieures k (mm) et longueur L.

6- Borne fontaine
La borne fontaine sera construite en béton armé et équipée de 02 robinets de puisage. Elle sera également
aménagée une aire de dallage comportant une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation,
une rigole de drainage des eaux et un puits d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par
un muret en maçonneries d’agglos de 15. La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler
les eaux de débordement pour les évacuer par un chenal de drainage cimenté.
Déterminer les débits de pointe aux bornes fontaines, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.

7- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura une cuve de forme circulaire exécuté en béton armé. Le remplissage
s’effectuera par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les
éléments hydrauliques du château (dimensions du réservoir, diamètre de la conduite d’adduction, de distribution,
du trop-plein et de la vidange). Les besoins en eau du cheptel ne seront pas
pris en compte pour le de la

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 152
demande et du fait que l’eau sera vendue, les populations vont recourir à d’autres sources
alternatives (barrages, puits, marigots, forages équipés de PMH, etc.) pour l’abreuvement des
animaux.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 153
Sujet 4 : Construction d’un forage équipé de PMH à DEBO dans la commune de mayo-oulo

1- Situation géographique
La Commune de MAYO LOUTI est située à 150 Km de Garoua, Chef-lieu de la Région du Nord, et à
environ 35 Km de Guider, chef-lieu du Département du Mayo-Louti, dont elle dépend administrativement.
La Commune a été créée le 20 septembre 1982, répartie en 06 localités (04 Cantons et 02 groupements)
et s’étend sur une superficie de 1 271 Km² (PCD, 2014). Elle est limitée au au Nord par la commune de Bourha,
au Sud par l’Arrondissement de Bashéo et Dembo, à l’Est par la Commune de Guider et à l’Ouest par la
République Fédérale du Nigéria (District de Mubi) (PCD, 2014).

A.1- Relief et hydrographie


la ville se situe à une altitude moyenne entre 900 et 1200 m (prolongement des hauts plateaux de
l’Ouest). Le relief se caractérise par des chaînes de montagnes et des montagnes isolées.
Quant à l’hydrographie, elle est dominée par les marigots, qui sortent de leur lit en saison de pluies
créant des inondations. La nappe souterraine est suffisamment regorgée en eau, on estime la profondeur des puits
à 15,00 m.
A.2- Climat, végétation et sol
Le régime climatique est de type Soudano-Sahelienne avec une pluviométrie moyenne annuelle de 900
mm. La végétation est dominée par plusieurs formations végétales : une savane herbacée, une savane
arborée/arbustive et steppe, une savane forestière et des plaines inondables ou marécageuse. Les espèces
végétales qu’on y rencontre sont l’Acacia Albina, le Fedherbia, le Jujubier, le Tamarinier, le Baobab et le Mayo
Oulouer.
Le type de sol dominant de la zone est ferrugineux et sablo-argileux par endroit.

A.3- Peuplement
La Commune de Mayo Oulo ne connaît pas une grande hétérogénéité socio-ethnique, avec une
moyenne densité démographique. La population est à dominance Falli (70%), mais on y trouve également les
Dabas (15%), les Foulbés (7%), les Goudés (5%) et les Ndjaeings (3%).
En 2010, avec le nouveau recensement, la Commune contient 150 000 habitants (PCD, 2014), composé
de 60 000 hommes et 90 000 femmes. Sa répartition par sexe est de 40% d’hommes et 60 % de femmes. Le
nombre moyen de personnes par ménage est estimé à 10. La population de Mayo Oulo est essentiellement
rurale, avec une dominance féminine. Le pourcentage de femmes plus élevé favorise la polygamie..

II- Description du projet

Objectif global du microprojet


L’objectif du Microprojet est de fournir au personnel enseignant et aux élèves de l'EP de DEBO une eau
d’une bonne qualité et en quantité suffisante pour couvrir tous leur besoin.

Objectifs spécifiques
 Fournir une eau saine à la consommation du personnel enseignant et des élèves ;
 Fournir une eau en quantité et en qualité suffisante pour les bénéficiaires;
 Préserver le bien-être et la santé des occupants de l’école et de la population environnante;
 Mettre en place un comité de gestion du point d’eau

Bénéficiaires du microprojet
Bénéficiaires directs : 138 élèves, 01 Directeur et 03 enseignants
Bénéficiaires indirects : population environnante (100 personnes)

Description du projet
Le projet consiste à la construction d’01 forage équipé de PMH à l'EP de DEBO dans la commune de MAYO-
OULO pour le personnel enseignant et les écoliers bénéficiaires.

III- Ouvrages à dimensionner


- Forage
Déterminer la capacité du forage. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de production
(pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier du canton, donner les
caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 154
Sujet 5 : Construction d’un forage solaire à usage pastoral a KAPTA DOUMOUR LAM dans la
commune de figuil

1- Situation géographique
FIGUIL vient du nom du premier habitant FIGUIRMA. La Commune de FIGUIL est située à 132 Km
de GAROUA, Chef-lieu de la Région du Nord, et à environ 32 Km de GUIDER, chef-lieu du Département du
Mayo-Louti, dont elle dépend administrativement. La Commune longe la Nationale N°1 du côté Nord qui relie
la Région du Nord à celle de l’Extrême-Nord jusqu’à la limite de Kaélé.
La Commune a été créée le 20 septembre 1982, répartie en 05 Cantons : LAM, FIGUIL, BIOU,
BIDZAR et INDJODE et s’étend sur une superficie de 1 250 Km² (PCD, 2014). Elle est limitée au au Nord par
l’Arrondissement de Kaélé, au Sud par Bibémi, à l’Est par la République du TCHAD et à l’Ouest par GUIDER
(PCD, 2008).

A.1- Relief et hydrographie


D’après le Plan Communal de Développement de FIGUIL, la ville se situe dans un relief alternant des
zones de plateaux, des vallées, des plaines alluviales inondables et des chaînes de montagnes. Le relief est
accidenté au Sud et des plaines entourées des montagnes.
Quant à l’hydrographie, elle est dominée par les marigots, qui sortent de leur lit en saison de pluies
créant des inondations.

A.2- Climat, végétation et sol


Le régime climatique est de type Soudano-Sahelienne avec une pluviométrie moyenne annuelle située
entre 600 et 800 mm. Les températures moyennes journalières varient entre 18°C et 45°C.
La végétation est dominée par plusieurs formations végétales : une savane herbacée, une savane
arborée/arbustive et de steppe, une savane forestière et des plaines inondables ou marécageuse.
Les sols argileux, riches en argile qui présentent des failles lors du retrait des eaux et gonflent en
présence d’eau.

A.3- Peuplement
La population de la Commune de FIGUIL est composée des Guidars, des Bororo, des Mambayes, des Moundang
et des Sara. Les Toupouri, les Guiziga, les Massa, les Mousgoum, les Mada et les Zoulgo sont en minorités.
La Commune contient 70 000 habitants (PCD, 2008), composé de 32 900 hommes et 37 100 femmes. Sa
répartition par sexe est de 47% d’hommes et 53 % de femmes. Le nombre moyen de personnes par ménage est
estimé à 7. La population de FIGUIL est essentiellement rurale, avec une dominance féminine.

II- Description du projet

Objectif global du Microprojet


L’objectif du Microprojet est de fournir une eau potable pour la consommation de 4000 animaux vivant
dans le village KAPTA DOUMOUR LAM.

Objectifs spécifiques :
Fournir une eau saine à la consommation des animaux;
Fournir une eau en quantité suffisante pour abreuver les animaux durant toute l’année ;
Préserver le bien-être et la santé des animaux et de la population;
Fournir à la population une eau en quantité et en qualité suffisante ;
Mettre en place un comité de gestion du point d’eau

Bénéficiaires du microprojet :
Bénéficiaires directs : 1800 gros bétails et 2200 petits bétails
Bénéficiaires indirects : 200 gros bétails et 100 petits bétails en transhumance
13000 habitants de Kapta Doumour Lam

Description sommaire du projet


Le projet consiste à la réalisation d’un (01) forage pastoral équipé de pompe solaire
photovoltaïque servant à abreuver (1800 gros bétails et 2200 petits bétails) dans le village Kapta
Doumour Lam.

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 155
III- Ouvrages à dimensionner
1- Forage
Déterminer la capacité du forage. Après avoir estimé les besoins journaliers de pointe, le débit de production
(pompage) du forage et un temps de pompage T, pour couvrir les besoins en eau journalier du canton, donner les
caractéristiques du forage (profondeur, diamètre, niveau statique, niveau dynamique, profondeur de crépine,
diamètre de la colonne montante du forage et HMT).
2- Conduite de refoulement
Pour un débit de production donné, choisir une conduite PVC PN pour le refoulement de la tête du forage au
radier du réservoir (Conduite d’adduction). Déterminer le diamètre de la colonne montante du château.
3- Pompe
Pour le choix de la pompe, à l’aide de la Hauteur Manométrique Totale (HMT) choisir dans le catalogue “
GRUNDFOS ”des groupes électropompes immergés la Marque, le Type, la Puissance KW, le Poids et le
Rendement ηp (°/°).
4- Source d’énergie
Pour le pompage par énergie photovoltaïque, déterminer la Puissance du champ solaire, le Choix et la disposition
des modules.
5- Conduite de distribution
Le réseau de distribution conduira l’eau du château d’eau vers la borne fontaine et les trois abreuvoirs. La
distribution se fera gravitairement. La canalisation en PVC sera enterrée dans le sol. La canalisation sera
constituée des raccords et des regards.
Les pressions de service contractuelles sont de 5 mCE. Déterminer la caractéristique de la conduite (débit,
diamètre intérieur Din, rugosité des parois intérieures k (mm) et longueur L.
6- Local tête de forage et borne fontaine
Le local tête de forage sera construit en maçonneries pour contenir les équipements électromécaniques de
commande de la pompe et les équipements hydrauliques de suivi. Elle sera couverte d’une dalle en béton armé.
Une porte métallique avec une serrure permettant de fermer la chambre des vannes. Le local servira également
de borne fontaine.

La borne fontaine sera équipée de 03 robinets. Elle sera également aménagée d’une aire de dallage comportant
une dalle de propreté, une dalle de couverture, une aire de circulation, une rigole de drainage des eaux et un puits
d'infiltration rempli de moellons. La borne fontaine sera clôturée par un muret en maçonneries d’agglos de 15 de.
La dalle en béton armé aura une pente de 3% permettant de rassembler les eaux de débordement pour les évacuer
par un chenal de drainage cimenté.

7- Abreuvoirs
Les abreuvoirs seront construits en béton armé. Les abreuvoirs des gros bétails auront une dimension de 7,00 x
1,80 x 0,70 m. Ceux du petit bétail auront une dimension de 5,00 x 1,80 x 0,50 m. L’épaisseur des parois est pris
à 12 cm.
Pour le dimensionnement, nous allons considérer au niveau des abreuvoirs, un débit équivalent à quatre (04)
robinets. Déterminer les débits de pointe aux abreuvoirs, les diamètres des tronçons et les pertes de charge.

8- Château d’eau
Le château d’eau, stockera de l’eau provenant du forage dans la cuve pour desservir dans les conduites de
distribution. Le réservoir étudié aura la forme rectangulaire exécuté en béton armé. Le remplissage s’effectuera
par la partie supérieure du réservoir. Déterminer la côte minimale exploitable du réservoir et les éléments
hydrauliques du château (dimensions du réservoir, diamètre de la conduite d’adduction, de distribution, du trop-
plein et de la vidange).

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 156
Conclusion

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 157
Lexique

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 158
Bibliographie
Guide technique pour la réalisation et la gestion d’un captage d’eau potable à usage Uni-familial,
Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales des Pyrénées Orientales

Cours d’approvisionnement en eau potable, Denis ZOUNGRANA, Novembre 2003,

Cours d’Alimentation en eau potable, Amadou MAIGA, Septembre 1999,

Ouvrages constitutifs de systèmes d'AEP, Bèga Urbain OUEDRAOGO, Avril 2005.

Dimensionnement des réseaux d'alimentation en eau potable et d'évacuation des eaux usées dans un
logement, RAZAKI BALLE

Cours d’Approvisionnement en Eau Potable(AEP) /Par Ing. Germaine AMINA WASSILE, Janvier 2013 159

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