Thème n°3.
Le corps humain et la santé Cycle 4 (Troisième) 2025-2026
Chapitre 1 : Le monde microbien et la santé
I. A la découverte des microorganismes
Activité 1 : Quels sont les microorganismes qui nous entourent ?
Notre organisme est en permanence au contact des microorganismes présents partout dans notre environnement et
sur notre corps
Les micro-organismes (=MO) sont des êtres vivants de très petite taille : de l’ordre du micromètre
(1µm=0.001mm=10-6 m) ou du nanomètre (1nm=0.000001mm=10-9 m).
Il existe une très grande diversité de MO, appartenant à différents groupes (bactéries, virus, champignons
microscopiques….)
Certains sont pathogènes (à l’origine de maladies, d'intoxications ou parfois mortels), d’autres sont protecteurs (ex. :
microbiote intestinal : ensemble des bactéries à l’intérieur du tube digestif aidant à la digestion et protégeant contre
certaines maladies) ou encore utiles (ex : bactéries lactiques du yaourt).
Echelle/calcul de taille
Calculer un grossissement ou la taille réelle d’un Calculer la taille réelle à partir d’une barre
objet à partir d’un grossissement. d’échelle.
Tableau de proportionnalité :
𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝ℎ𝑜𝑡𝑜 Longueur
Longueur de la
𝐺𝑟𝑜𝑠𝑠𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = Longueur sur la photo (unités)
barre d’échelle
mesurée sur la
𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒 photo
Longueur dans
Longueur réelle (unités)
la réalité
x
Remarque :
Attention, un grossissement est un rapport entre deux
longueurs, les longueurs doivent être exprimées dans
la même unité !!!
Unités de l’infiniment petit : 1µm = 10-6 m = 0,000001 m et 1nm = 10-9 m = 0,000000001 m
Exemples :
Th3 p.1
II. De la contamination à l’infection
Activité 2 :
Comment expliquer la présence des micro-organismes pathogènes dans le milieu intérieur du corps
lorsqu'on est malade ?
La peau et les muqueuses qui recouvrent les cavités de l’organisme constituent des barrières naturelles contre les
microorganismes pathogènes. Certains parviennent à franchir ces barrières : c’est la contamination.
La transmission des microorganismes d’un individu à l’autre peut se faire selon les cas :
- par l’air (muqueuse respiratoire)
- l’eau ou la nourriture (muqueuse de l’appareil digestif)
- les objets, le sang (coupure de la peau)
- lors de rapport sexuels non-protégés (muqueuse génitale)
Une infection est la multiplication des microorganismes dans l’organisme et l’ensemble des symptômes (douleur,
fièvre,…) qui en résultent.
- Les bactéries sont des unicellulaires qui se divisent dans les tissus/organes et peuvent libérer des toxines qui nous
rendent malades ou peuvent être mortelles.
- Les virus, pénètrent dans les cellules pour s’y multiplier, se sont des parasites intracellulaires. Les cellules infectées
sont détruites lorsque les virus sortent, ce qui endommage notre organisme.
Comment limiter les risques de contamination et d’infection ?
Les microorganismes pathogènes sont présents partout. Ils peuvent provoquer des infections ou des maladies, dont
certaines sont facilement traitées, tandis que d'autres peuvent entraîner la mort.
De simples précautions pour limiter le passage des microorganismes par les voies d’entrées permettent de limiter la
contamination :
- La voie respiratoire : porter un masque de protection
- La voie digestive : se laver les mains, faire cuire les aliments et/ou respecter la chaine du froid pour limiter la
multiplication des bactéries ou les tuer, respecter les dates de péremption, boire de l’eau assainie
- La voie génitale : utiliser un préservatif, seul moyen contraceptif également efficace contre les microorganismes
responsables des IST.
- La voie cutanée : désinfecter les plaies
On considère deux approches principales dans la prévention des infections : l'asepsie et l'antisepsie.
Asepsie vient du grec "a-" (privatif, signifiant "sans") et "sêpsis" (signifiant "putréfaction").
L'asepsie désigne donc l’ensemble des méthodes préventives qui éliminent les microorganismes d'un lieu
donné ou qui évitent leur propagation. Ces méthodes permettent ainsi d'éviter la contamination et l'infection.
Antisepsie vient du grec "anti-" (contre) et "sêpsis" (putréfaction).
L'antisepsie désigne l'ensemble des méthodes qui évitent l'infection en détruisant les microorganismes à la
surface ou à l'intérieur de l’organisme.
Th3 p.2
III. Les réactions du corps pour lutter face à l’infection
Activité 3 : Comment l’organisme réagit-il à l’endroit où sont entrés les micro-organismes ?
Une réaction immédiate et localisée
Le sang est composé d’un liquide appelé plasma qui transporte différentes cellules comme les
………………………………………………… (transport O2) et les ………………………………………………………………. (leucocytes).
Lors d’une infection, le nombre de leucocytes du sang ……………………………………………. Une réaction rapide
permet le plus souvent de stopper l’infection : la phagocytose. En effet, des leucocytes particuliers, appelés
…………………………………………………….., qui circulent ………………………………………………….., se dirigent en grand
nombre vers les MO pathogènes qu’ils détruisent en les capturant et en les digérant.
En deux ou trois jours, la phagocytose stoppe en général l’infection.
Dans un 2ème temps, le corps fabrique d'autres leucocytes, les ……………………………………………………………….,
qui vont aider le corps à continuer de se défendre.
Toutes ces défenses sont notre système …………………………………………………….
Réaction inflammatoire : Première réaction du système immunitaire lors d’une contamination
Illustration de la phagocytose :
Th3 p.3
Activité 4 : Comment l’organisme lutte-t-il contre les infections plus graves ?
Des réactions de défense lentes et spécifiques
Certains lymphocytes, les lymphocytes B (LB) produisent des molécules = ……………………………………….., qui
circulent dans le sang, capables de se fixer sur des MO pathogènes par reconnaissance de leurs
…………………………………………….. (molécules présentes à la surface des MO), pour ainsi les neutraliser afin qu'ils
soient ensuite détruits par les phagocytes.
Lorsqu’un LB rencontre un antigène, il produit des anticorps et se multiplie au niveau des ganglions, ce qui
explique les ganglions gonflés lorsqu’on est malade.
Illustration de la phagocytose d’un complexe anticorps-pathogène :
La présence d’anticorps dans le sang appelée séropositivité prouve la présence d’un antigène donné ou
d’une rencontre passée avec celui-ci.
D'autres lymphocytes, les lymphocytes T (LT) reconnaissent les cellules infectées par …………………………… et
les détruisent directement.
La production d’anticorps et/ou l’élimination des cellules infectées sont des réactions immunitaires plus
lentes, qui sont déclenchées par l’infection et qui sont ………………………………………. du microbe qui infecte
(elles ne permettent de détruire QUE ce microbe).
À chaque contact avec un nouvel antigène, des lymphocytes …………………………………………. se forment aussi.
En cas de nouvelle infection ils sont prêts à nous défendre plus rapidement et plus efficacement.
Th3 p.4
Schéma Bilan des réactions immunitaires
+ LB mémoires + LB mémoires
Th3 p.5
Activité 5 : Qu’est-ce que la mémoire immunitaire et comment peut-on l’utiliser en médecine ?
Comme nous l’avons vu, au niveau individuel, chacun peut veiller à diminuer les risques de contaminations
en appliquant des mesures d'hygiène (lavage de mains, respect de la chaine du froid, utilisation de
préservatif,….).
Mais il existe en plus de cela, une méthode qui peut aider notre système immunitaire contre les MO
pathogènes : ………………………………………………….. Cette méthode prépare nos défenses immunitaires en
activant les lymphocytes …………………………………………. par l’injection de particules inoffensives (avec
antigènes) de microorganismes pathogènes.
Chaque vaccin est donc spécifique à un pathogène et une diminution du taux de vaccination dans la
population peut entrainer le retour de maladies très contagieuses et graves.
Finalement, dans le cas d’une infection bactérienne, il est aussi possible d’avoir recours à des antibiotiques.
Un antibiotique est un médicament qui sert à tuer ou empêcher la multiplication des
……………………………………. responsables de certaines maladies.
Un usage trop important et déraisonnable des antibiotiques sélectionne des bactéries pathogènes
résistantes qu'on ne sait plus éliminer.
Attention, les antibiotiques sont sans effet sur les virus qui sont à l’abri dans nos cellules.
Un peu d’histoire…
Th3 p.6