RÉPUBLIQUE DE CÔTE
D’IVOIRE
CENTRE UNIVERSITAIRE PROFESSIONNALISÉ
UNION - DISCIPLINE -
EXPOSÉ
SUJET
LA CRISE ÉCONOMIQUE
PRESENTÉ PAR :
Mlle. LOHOU YEBLE AURELIA JESSICA ANNAELLE
PROFESSEUR : Dr DIBI FLORE
FILIÈRE & NIVEAU : LICENCE 1 SCIENCES ÉCONOMIQUES
MATIÈRES : HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES
EXPOSÉ DU27 MARS 2026
SOMMAIRE
SOMMAIRE………………………………………………………………………. 2
INTRODUCTION…………………………………………………………………. 3
1-C'est ainsi que la crise de 1929………………………………………………..….. 4
1.1-Les racines de la crise de 1929…………………………………………………. 4
1.2-Les conséquences de la crise de 1929………………………………………….. 4
2-les chocs pétroliers des années 1970……………………………………………… 5
2.1-Définition……………………………………………………………………….. 5
2.2- contexte………………………………………………………………………… 5
2.3- histoire des principaux chocs pétroliers……………………………………….. 5
2.3.1-1973 : le premier choc pétrolier………………………………………………. 5
2.3.2-1979 : le second choc pétrolier………………………………………………. 6
2.3.3-2008 : le troisième choc pétrolier ?................................................................... 6
2.3.4- Crainte d'un futur choc pétrolier ……………………………………………. 6
2.3.5-Les conséquences……………………………………………………………. 6
3-La crise des subprimes ………………………………………………………….. 7
3.1- définition et contexte………………………………………………………….. 7
3.2- Causes de la crise des subprimes………………………………………………. 7
3.3-Conséquences de la crise des subprimes……………………………………….. 7
4-la crise du COVID-19 ……………………………………………………………. 8
4.1-définition et contexte …………………………………………………………… 8
4.2-Répercussions économiques de la crise de la COVID-19……………………… 9
CONCLUSION……………………………………………………………………. 9
BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………………… 10
2
INTRODUCTION
La crise économique est devenue au fil des ans comme une constante dans le paysage
politico-économique, elle est structurelle et non conjoncturelle. Les origines sont multiples et
loin de susciter le consensus, d'où l'impossibilité de corriger ou d'atténuer les effets
dévastateurs qui s'accumulent et se renforcent. Ces effets ne sont pas à mesurer dans les
turbulences des marchés, l’insolvabilité des entreprises ou les déficits budgétaires des Etats,
mais bien au-delà.
Le site du Le Monde diplomatique définit une crise économique comme une dégradation
brutale de la situation économique et des perspectives économiques d’un pays ou d’une zone
économique. Elle peut ne concerner qu’un seul secteur pendant un temps limité ou s’étendre à
l’ensemble de l’économie mondiale pendant plusieurs années ; on parlera alors de récession
économique ou, plus grave, de dépression. Elle se traduit généralement – en fonction de sa
temporalité – par une baisse du PIB et/ou des valeurs boursières, un accroissement du nombre
de faillites d’entreprises et une augmentation du chômage, et souvent, par voie de
conséquence, par des tensions sociales.
Selon PNUD dans son rapport du 26 octobre 2011 de Près d’un milliard et demi de gens de
par le monde ne disposent que d’un peu plus d’un dollar par jour pour vivre. La hausse
marquée des prix alimentaires survenue en 2008 a exposé 100 millions de personnes
vulnérables de plus à la pauvreté, provoquant des émeutes et menaçant de déstabiliser les
gouvernements.
Ainsi les conséquences réelles et ultimes sont observables dans la dégradation du niveau de
vie des masses, le renforcement de l’écart séparant le nord du sud et la redistribution
inéquitable des richesses. Toujours selon PNUD La crise économique mondiale prenne
l’aspect de crise du développement humain et, pour les plus vulnérables de nos semblables,
elle est encore aggravée par les difficultés existantes.
En effet, les origines des crises économiques sont généralement très complexes, difficile à
cerner, et ne relèvent plus de la sphère économique, elles sont davantage d’ordre idéologique,
politique et historique. Ainsi Cet exposé se veut comme une tentative d’étude et
compréhension des principales causes et conséquences sur l’humanité des crises
économiques de façon générale et plus particulièrement la crise la Grande Dépression de
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1929, les chocs pétroliers des années 1970, la crise des subprimes en 2008 et la crise du
Covid-19 en 2020.
Une crise économique est le moment de retournement d'un cycle économique, où le système
économique entame une phase de décroissance et de pertes. Le terme a aussi été utilisé dans la
théorie marxiste pour désigner la phase où le système de production chute du fait de ses
contradictions internes, permettant l'émergence d'un nouveau système. C'est ainsi que la crise
de 1929 est souvent appelée « Grande Dépression »
1- C'est ainsi que la crise de 1929
La crise de 1929 est née d’un excès d’endettement du secteur privé et d’une gigantesque bulle
spéculative. Elle a été l’une des plus violentes qu’ait connues l’économie mondiale. Ses
conséquences sociales et politiques ont été considérables. La crise de 1929 a provoqué un
ralentissement économique profond au cours des années 1930 connu sous le nom de « Grande
Dépression ». Cette crise, partie des États-Unis, mais aux répercussions planétaires, a favorisé
l’émergence du nazisme (arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933) et constitue l’une des
causes de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).
1.1- Les racines de la crise de 1929
Cette crise est liée à une bulle spéculative qui a concerné à la fois la bourse et l’immobilier.
La spéculation est une opération financière ou commerciale dont le but est de profiter des
fluctuations et des anomalies du marché, pour réaliser des bénéfices. Ainsi L’euphorie des
années 1920 (parfois surnommées les « Années folles ») a provoqué une hausse du prix des
actions en bourse en octobre 1929, et plus particulièrement le jeudi 24 octobre, surnommé le
« jeudi noir ».
1.2- Les conséquences de la crise de 1929
À partir de 1930, elle se propage à d’autres pays et notamment en Europe qui n’a pu échapper
malgré une décennie de prospérité économique, hérités de la Première Guerre mondiale. Elle
a provoqué une déflation c’est-à-dire la baisse générale des prix et des salaires, provoquant un
cercle vicieux de réduction de la consommation. Elle a favorisé le protectionnisme. C’est
ainsi que certains pays ont augmenté les droits de douane, paralysant le commerce
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international. Les conséquences sont aussi sociales avec plus 12 millions de chômeurs aux
États-Unis, et un taux 44% de chômage en Allemagne. Enfin elle a eu des conséquences
politiques. On a commencé à l’intervention de l'État dans les affaires économiques, la
naissance du front populaire en France et la Montée des extrêmes fragilisant des démocraties
2- les chocs pétroliers des années 1970
2.1- Définition
Fin des Trente Glorieuses, d’une croissance élevée et du plein-emploi, les chocs pétroliers des
années 1970 mettent un terme à la reconstruction d’après-guerre et à l’essor des pays
occidentaux. Éminemment politiques, ces crises rappellent les dangers de l’instabilité sur nos
économies interdépendantes. Un « choc pétrolier » est un phénomène de hausse brutale du prix
du pétrole ayant une incidence négative sur la croissance économique mondiale. Selon les
économistes, deux chocs pétroliers ont marqué l’histoire du XXe siècle : le premier en 1973, le
second en 1979
2.2- contexte
Depuis plus d’un siècle, le pétrole est l’un des moteurs fondamentaux de la croissance
économique mondiale, d’où son surnom « d’or noir ». Le pétrole est utilisé directement ou
indirectement dans un grand nombre de processus de production industrielle et de transport.
Les variations de son prix ont donc un impact marqué sur la conjoncture économique. L’impact
s’avère d’autant plus important qu’il n’existe pas de « bien de substitution de court-terme » au
pétrole, c'est-à-dire de produit différent pouvant répondre rapidement aux mêmes besoins à un
prix plus faible. Les chocs pétroliers ont donc profondément affecté les économies à l’échelle
mondiale
Un choc pétrolier peut être dû à plusieurs facteurs. Un « choc d’offre », qui lui-même peut être
dû à une crise politique ou un conflit armé dans un pays ou un ensemble de pays producteurs ou
de transit, ou une diminution de l’activité économique consécutive à une déstabilisation
économique liée aux transferts monétaires massifs des pays importateurs de pétrole vers les
pays exportateurs que provoque la hausse des prix du brut.
2.3- histoire des principaux chocs pétroliers
2.3.1- 1973 : le premier choc pétrolier
Le 6 octobre 1973, l’Etat d’Israël est attaqué par une coalition d’Etats Arabes menée par
l’Egypte et la Syrie. Cette guerre est prétexte à l’augmentation des prix du baril de brut
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décidée par l’OPEP en réponse au soutien de certains pays occidentaux à Israël. Lors de la
conférence de Koweït le 19 octobre 1973, l’OPEP décide une augmentation de 70% des prix
du baril et quelques jours plus tard une réduction mensuelle de 5% de la production pétrolière.
2.3.2- 1979 : le second choc pétrolier
Une révolution iranienne éclate fin 1978 et aboutit le 11 janvier 1979 à la chute du Shah.
C’est le point de départ du choc pétrolier. La dégradation des relations entre l’Iran et l’Irak
débouche sur une guerre de 1980 à 1988. La déstabilisation de ces deux grands pays
producteurs de pétrole entretient les tensions sur le marché pétrolier au début des années 80.
Au plus haut le baril de brut atteint 39 dollars soit, en tenant compte de l’inflation,
l’équivalent de 100 dollars de 2008. Ce choc pétrolier entraînera le monde dans une crise
économique jusqu’en 1982.
2.3.3- 2008 : le troisième choc pétrolier ?
L'expression « troisième choc pétrolier » est utilisée par certains journalistes, économistes et
hommes politiques pour désigner une augmentation des cours en 2008 initiée entre 2003 et
2005. Le « choc pétrolier » de 2008 est différent des deux précédents : il n’est pas dû à une
crise de l’offre causée par des instabilités géopolitiques, mais à un surcroît de demande ;
Sans facteur déclencheur ponctuel, la question de sa nature même se pose : choc pétrolier ou
fluctuation conjoncturelle
2.3.4- Crainte d'un futur choc pétrolier
L’accroissement inévitable à moyen terme des besoins énergétiques mondiaux et l’épuisement
progressif des ressources, les tensions au moyen orient avec la guerre menée par les États-
Unis et Israël qui veulent étendre leur influence dans la région contre l'Iran laissent penser que
de nouveaux chocs pétroliers pourraient survenir dans les années à venir.
2.3.5- Les conséquences
Les conséquences sont surtout économiques. Un choc pétrolier engendre d’abord un
ralentissement de la croissance : une spirale négative s’amorce, par laquelle les ménages
consomment moins, ce qui entraine une diminution de la production des entreprises. Ce
ralentissement est source d’une augmentation du chômage et donc par effet de chaine d’une
baisse encore accrue du pouvoir d’achat et ainsi de suite. Ces périodes de crise pétrolières
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peuvent donc engendrer des périodes de récession durant lesquelles le PIB (Produit Intérieur
Brut) des pays ralentit sa croissance ou même diminue.
3- La crise des subprimes
3.1- définition et contexte
Déclenchée aux États-Unis en 2007-2008, la crise des subprimes trouve son origine dans un
excès d’endettement des particuliers. Du fait de l’interdépendance économique et financière
entre les pays, elle s’est rapidement propagée au monde entier. En effet, ces crédits
immobiliers à long terme et à taux variables jugés risqués mais rentables avaient attiré de
nombreux ménages américains de condition modeste. Ces crédits immobiliers avaient aussi
obtenu la meilleure note (soit AAA) des agences de notation financières incitant les banques
et les investisseurs à les titriser.
3.2- Causes de la crise des subprimes
La crise des subprimes trouve son point de départ au deuxième semestre 2006, lorsque les
différents emprunteurs n’ont plus été en mesure de rembourser le taux d'intérêt variable à
cause de la baisse des prix du marché de l'immobilier américain et de la hausse des taux
directeurs de la Réserve fédérale. Plusieurs ménages attirés par ces taux d’intérêt faible
pratiqué entre 2003 et 2004 se retrouvèrent insolvables après la hausse de règlements
mensuels de leurs hypothèques. Parmi les causes de cette crise on mentionne donc la vague
d’insolvabilité créée par un rehaussement brutal des taux directeurs de la Réserve Fédérale
des Etats -Unis (FED), ainsi que sa politique incitative des taux d’intérêt bas après la
formation de la bulle internet et à la suite des attentats du 11 septembre.
3.3- Conséquences de la crise des subprimes
Les conséquences de la crise des subprimes furent la fragilisation du système bancaire
mondial et une crise économique planétaire qui avait créé une hausse de méfiance envers les
banques et tout le système financier. La crise des subprimes avait touché le marché mondial
des crédits, au-delà du marché immobilier et bancaire Américain provoquant une chute
immédiate des indices boursiers et une panique sur les places boursières. Les conséquences de
la crise des subprimes furent la fragilisation du système bancaire mondial et une crise
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économique planétaire qui avait créé une hausse de méfiance envers les banques et tout le
système financier.
Elle aussi amplifier la dette de certains pays comme la France et l’Allemagne.
4- la crise du COVID-19
4.1- définition et contexte
Selon l'OMS, Le virus du COVID-19 est un nouveau virus de la même famille que d’autres
virus tels que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et certains types de rhumes
courants.
D’abord appelée « nouveau coronavirus 2019 » ou « nCoV-2019 », la maladie provoquée par
le nouveau coronavirus identifiée pour la première fois à Wuhan, en Chine, a été rebaptisée «
maladie à coronavirus 2019 » (COVID-19) – « CO » pour corona, « VI » pour virus et « D »
pour maladie en anglais L’épidémie de Covid-19 généralisée à partir du début de l’année
2020 a eu un impact économique considérable, notamment lorsque les pays ont eu recours à
des mesures de confinement.
4.2- Répercussions économiques de la crise de la COVID-19
La pandémie de COVID-19 a provoqué une onde de choc dans l’économie mondiale et
déclenché la plus grande crise économique mondiale depuis plus d’un siècle. Celle-ci a
entraîné une augmentation spectaculaire des inégalités dans les pays et entre ceux-ci.
Contrairement à de nombreuses crises antérieures, l’apparition de la pandémie a donné lieu à
une réponse de politique économique d’envergure et décisive qui a généralement permis
d’atténuer les pires coûts humains à court terme. Cependant, les mesures d’urgence prises en
réponse à la pandémie ont également créé de nouveaux risques — tels que l’augmentation
spectaculaire des niveaux d’endettement privé et public dans l’économie mondiale — qui ont
menacé une sortie équitable de la crise. Les répercussions économiques de la pandémie ont
été particulièrement graves dans les économies émergentes, où les pertes de revenus causées
par la pandémie ont révélé et aggravé certaines fragilités économiques préexistantes. Au fur et
à mesure que la pandémie se développait en 2020, il est apparu clairement que de nombreux
ménages et entreprises étaient mal préparés à résister à une chute des revenus de cette ampleur
et de cette durée.
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CONCLUSION
Cet exposé avait pour objectif de définir la crise économique en citant celle les plus critiques
que l'humanité ait connu. Nous avons énuméré les multiples causes, certains volontaristes,
d’autres résultantes des politiques économiques conduites au fil du temps sans que soient
Mesurées leurs portées sur le long terme.
Ainsi La crise économique est une composante inhérente et cyclique du capitalisme, marquant
une rupture brutale de la croissance. Elle déstabilise durablement les sociétés par le chômage,
la dette et l'augmentation des inégalités. Ces crises imposent une restructuration du système
financier, une intervention accrue de l'État et redéfinissent la géopolitique mondiale
Aussi nous retenons que les crises économiques ont une nature cyclique, Les crises de 1929
ou 2008 ne sont pas des anomalies, mais des chocs qui surviennent quand la demande ne suit
pas la production (surproduction) ou quand la rentabilité chute.
Elles ont des conséquences sociales et humaines : Elles provoquent chômage de masse,
faillites, et augmentation de la pauvreté, affectant durablement le niveau de vie.
Elles font intervenir l'État, car elle marque souvent le passage de politiques libérales à des
interventions keynésiennes (relance, investissements publics) pour soutenir l'activité.
Elles ont des conséquences géopolitiques c’est-à-dire qu’elles peuvent accélérer le déclin des
puissances établies et favoriser l'émergence de nouveaux acteurs, ainsi que la montée de
tensions internationales. Elles Transforment le système financier en forçant à une meilleure
régulation financière et une redéfinition des flux de capitaux internationaux
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BIBLIOGRAPHIE
Ouvrage
Les théories des crises économiques Par Bernard Rosier
La crise économique dans le monde, essai sur les causes et les
Origines Volume: 17 / N°: 01 (Juin 2022), pp 512- 533
Bulletin d’information du PNUD Mars 2009
Site web
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