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La Deliv Rance

Le document traite de la délivrance du pouvoir du péché selon l'épitre aux Romains, en soulignant que la conversion par l'Esprit de Dieu amène une prise de conscience des péchés et du pardon en Christ. Il explique que, bien que les croyants soient justifiés par la foi, ils doivent également comprendre leur délivrance de la nature pécheresse qui les habite. L'auteur insiste sur l'importance de vivre selon cette vérité, en servant Christ plutôt que la loi, pour expérimenter pleinement cette délivrance.

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La Deliv Rance

Le document traite de la délivrance du pouvoir du péché selon l'épitre aux Romains, en soulignant que la conversion par l'Esprit de Dieu amène une prise de conscience des péchés et du pardon en Christ. Il explique que, bien que les croyants soient justifiés par la foi, ils doivent également comprendre leur délivrance de la nature pécheresse qui les habite. L'auteur insiste sur l'importance de vivre selon cette vérité, en servant Christ plutôt que la loi, pour expérimenter pleinement cette délivrance.

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La délivrance

de la puissance du péché
La délivrance

de la puissance du péché

L’expérience de chapitre 7 de l’épitre aux Romains


La délivrance
de la puissance du péché

L’expérience de chapitre 7 de l’épitre aux Romains

****

Traduction en français d’un livre édité par


Stichting In Grazige Weiden
Postbus 2152
1780 BE Den Helder (NL)
Qui en a donné l’autorisation

Traduit et édité par :


[Link] – bible@[Link]
Rue du Château d’Or 16/6 à B-1180 Bruxelles
La délivrance
du pouvoir du péché

Introduction
Lorsqu'une personne est amenée à la conversion par l'Esprit de
Dieu, elle est d'abord préoccupée par le poids de ses nombreux
péchés, par la culpabilité qui pèse sur sa conscience. Elle ap-
prend à voir que Christ est mort sur la croix pour ces péchés et
qu'en croyant en Lui, elle reçoit le pardon de ses péchés. elle
devient un enfant de Dieu et sait qu'elle est justifiée par la croix
de Christ. Elle est reconnaissante pour son salut, loue Dieu et n'a
d'autre désir que de vivre pour son Sauveur.

Ensuite, elle doit toutefois encore apprendre qu'elle est égale-


ment délivrée du pouvoir du péché, cette vieille nature, la chair,
qui habite en elle. On peut lui expliquer cette doctrine – et il est
important de le faire ! –, mais ce n'est que par l'expérience qu'elle
la fera véritablement sienne.

La question revient sans cesse : « Comment quelqu'un comme


moi peut-il être accepté par Dieu ? Je pèche encore si souvent !
Me suis-je peut-être terriblement trompé en pensant que j'étais
sauvé ? Suis-je vraiment sauvé ? »

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Cette expérience n’a aucun rapport avec la dette que nous avions
envers Dieu à cause de nos nombreux péchés. A ce sujet le Sei-
gneur Jésus a subi pour nous le jugement et nos péchés nous ont
été entièrement pardonnés. Cette question de nos nombreux pé-
chés, pour lesquels le Seigneur Jésus est mort, a été abordée
par l'apôtre dans l'épître aux Romains, jusqu’au verset du cha-
pitre 5. Mais, depuis le verset 12 de ce chapitre 5, jusqu’à la fin
du chapitre 8, le sujet est le péché (au singulier), c'est-à-dire la
nature pécheresse, la chair, qui est en nous.

Il s'agit maintenant de la délivrance du pouvoir que notre nature


pécheresse, la chair, exerce sur nous.

Examinons donc le chapitre 7 de l’épitre aux Romains.

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Romains 7
Versets 1 à 3
1 Ignorez-vous, frères, (car je parle à gens qui entendent
ce que c’est que la loi,) que la loi a autorité sur l’homme
aussi longtemps qu’il vit ? 2 Car la femme qui est soumise
à un mari, est liée à son mari par la loi, tant qu’il vit ; mais
si le mari meurt, elle est déliée de la loi du mari. 3 Ainsi
donc, le mari étant vivant, elle sera appelée adultère si elle
est à un autre homme ; mais si le mari meurt, elle est libre
de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en étant à un
autre homme.

Le principe de base est simple : une loi ne s'applique à un homme


que tant qu'il est en vie. Si quelqu'un est décédé, il serait absurde
que les autorités exigent de lui qu'il respecte la loi. Cela est
compréhensible pour tous ceux qui savent ce qu'est une loi, en
particulier les croyants de Rome qui, pour la plupart, s'étaient
convertis étant issus du judaïsme.

L'apôtre prend le mariage comme exemple pour la simple raison


que la mort met fin à cette union entre l'homme et la femme. Une
femme est liée à son mari par la loi du mariage tant qu'il est en
vie. Dès qu'il meurt, elle est libre. Cela vaut bien sûr également

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pour l'homme lorsque la femme décède.

Verset 4
4 C’est pourquoi, mes frères, vous aussi, vous avez été
mis à mort à la loi par le corps du Christ, pour être à un
autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que
nous portions du fruit pour Dieu.

Cet exemple du mariage s'applique désormais à notre position


chrétienne. Dans le paragraphe précédent, nous avions le rôle de
l'épouse, la femme ; notre époux, l'homme, le rôle de la loi. Les
croyants issus du judaïsme avaient été en effet liés à la loi, c'est-
à-dire soumis à elle. Mais au verset 4, ce n’est plus la loi qui est
considérée comme morte, c’est eux, qui sont « morts à la loi par
le corps du Christ », afin d'appartenir à un autre Homme : Christ
ressuscité d'entre les morts, pouvant ainsi porter du fruit pour
Dieu.

L'image du mariage est appliquée ici de manière inverse : ce


n'est plus « notre époux » qui est mort, c’est-à-dire la loi, nous
rendant libres, mais c’est nous-mêmes qui sommes morts et ainsi
délivrés de la loi.

Quiconque croit au Seigneur Jésus-Christ est mort. Cela est

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clairement expliqué en Romains 6 v.1-11 (*). Cependant, nous
ne sommes pas morts par la loi, nous n'avons pas été condamnés
et tués par la loi, car dans ce cas, nous serions non seulement
morts, mais aussi perdus pour l'éternité. Non, c’est Christ qui a
subi le jugement que la loi portait sur nous. Il a subi dans son
propre corps les conséquences de nos péchés et est mort ; et nous
qui croyons, nous sommes morts avec lui.
(*) « 1 Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché
afin que la grâce abonde ? 2 — Qu’ainsi n’advienne ! Nous qui
sommes morts au péché, comment vivrons-nous encore dans
le péché ? 3 — Ignorez-vous que nous tous qui avons été bap-
tisés pour le christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa
mort ? 4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême,
pour la mort, afin que comme Christ a été ressuscité d’entre les
morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions
en nouveauté de vie. 5 Car si nous avons été identifiés avec
lui dans la ressemblance de sa mort, nous le serons donc aus-
si dans la ressemblance de sa résurrection ; 6 sachant ceci, que
notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du
péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché. 7
Car celui qui est mort est justifié du péché. 8 Or si nous sommes
morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec
lui, 9 sachant que Christ, ayant été ressuscité d’entre les morts,
ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui. 10 Car en ce
qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché ; mais

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en ce qu’il vit, il vit à Dieu. 11 De même vous aussi, tenez-vous
vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu
dans le christ Jésus » (Romains 6 v.1-11).

Nous sommes donc morts à la loi. Si l'on considère la relation


qui existe entre la loi et nous, la loi est vivante, mais c’est nous
qui sommes morts. C'est ainsi que Dieu nous voit, et c'est ainsi
que nous devons aussi nous voir nous-mêmes. Par conséquence,
la loi n'a plus d'emprise sur nous. Christ a pris la place de la loi ;
nous sommes unis à lui, il est désormais notre Maître et nous
pouvons dès lors le servir.

Verset 5
5 Car, quand nous étions dans la chair, les passions des
péchés, lesquelles sont par la loi, agissaient dans nos
membres pour porter du fruit pour la mort ; ...

Quelle différence avec notre situation antérieure ! À propos du


temps avant notre conversion, il est dit : « Quand nous étions
dans la chair ». Cela ne s'applique donc plus à nous ; c'est du
passé. Tout homme non converti est « dans la chair ». Cela si-
gnifie qu'il est entièrement dominé et caractérisé par sa chair, sa
nature pécheresse. Il ne peut pas faire autrement, car il n'a pas
reçu la nature de Dieu lors de la nouvelle naissance. Il se tient

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devant Dieu sur la base du premier Adam après sa chute dans le
péché.

Quand quelqu'un est encore dans cet état naturel, il suit son
propre chemin et cherche à faire sa propre volonté. Il a bien une
conscience qui lui dit qu'il ne peut pas se présenter ainsi devant
Dieu, mais il ne ressent ni l'horreur du péché, ni le pouvoir que
le péché exerce sur lui.

Il se laisse porter par le courant, apprécie même le péché et ne


se rend pas compte qu'il est entièrement sous l'emprise du péché.
Il n'essaie d'ailleurs pas du tout de se libérer de cette emprise.
Pourquoi le ferait-il ? Après tout, il s'y sent bien !

Lorsque nous étions encore dans la chair, c'est-à-dire avant notre


conversion à Dieu, nous étions liés à la loi comme dans un ma-
riage. Cependant, cette loi ne nous donnait ni vie, ni force, ni
confiance en Dieu. Elle ne faisait que nous interdire les péchés
et nous condamner parce que nous ne pouvions pas la respec-
ter.

Mais pas seulement cela : la loi incitait également notre nature


pécheresse à agir. « Quand nous étions dans la chair, les pas-
sions des péchés, lesquelles sont par la loi, agissaient dans nos
membres pour porter du fruit pour la mort ».

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En interdisant les péchés et les convoitises, la loi attirait juste-
ment notre attention sur eux. Elle suscitait ainsi ces convoitises.
Nous portions alors des fruits qui nous conduisaient ipso facto à
la mort.

Verset 6
… 6 mais maintenant nous avons été déliés de la loi, étant
morts dans ce en quoi nous étions tenus, en sorte que nous
servions en nouveauté d’esprit, et non pas en vieillesse de
lettre.

Alors que le verset 5 décrit notre situation avant notre conver-


sion, le verset 6 parle justement de ce qu'est notre position ac-
tuelle : « Mais maintenant nous avons été déliés de la loi, étant
morts dans ce en quoi nous étions tenus, en sorte que nous ser-
vions en nouveauté d’esprit, et non pas en vieillesse de lettre ».

Autrefois, nous étions sous le joug de la loi et notre chair était la


source de nos nombreux péchés. Mais maintenant, nous sommes
morts, crucifiés avec Christ – l'œil de la foi le voit ! –, afin de ne
plus servir la loi. Nous servons désormais Christ auquel nous
sommes liés, en nouveauté d'esprit. Notre mort avec Christ
marque cette formidable transition : auparavant, nous servions
la loi comme des esclaves, mais maintenant nous servons Christ

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dans la liberté de la vie nouvelle .

Remarque importante
Telle est la doctrine.

Dans la suite de Romains 7, l'apôtre parle de l'expérience, de


l'application de cette doctrine dans la pratique de notre vie. La
doctrine de Dieu est parfaite, notre expérience est faible et pleine
de lacunes. Cependant, notre expérience ne peut en aucun cas
annuler la doctrine de Dieu. Au contraire, elle ne fait que la
confirmer.

La doctrine est clairement présentée dans la Parole de Dieu, mais


comment la mettre en pratique ? De nombreux chrétiens,
conformément à cette doctrine, savent qu'ils sont morts, ense-
velis et aussi ressuscités avec Christ. Ils le croient parce que les
Écritures, la Bible, le disent. Ils ne doutent pas qu'ils sont enfants
de Dieu et que chaque enfant de Dieu possède cette position.
Mais malgré tout cela, ils ne sont pas vraiment délivrés !

Il y a même beaucoup de chrétiens sincères qui, lorsqu'ils ne


vivent pas comme ils le souhaiteraient, commencent à douter de
leur conversion. Ils se demandent s'ils ne sont pas hypocrites,
s'ils ne se sont pas trompés en pensant qu'ils s'étaient convertis
et étaient devenus enfants de Dieu. Ils pensent – et en cela ils ont

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bien raison ! – que Dieu veut voir en eux autre chose que ce qu'Il
voit. Mais leur grande erreur est de tout faire dépendre de ce
qu'ils sont en eux-mêmes, et non de ce que Christ a fait pour eux
et de ce qu'il est. Ils continuent à penser selon le principe de la
loi et non selon celui de la grâce.

La réponse à la question de savoir comment nous pouvons être


délivrés du pouvoir du péché dans la pratique est développée à
partir du verset 7.

Versets 7 à 11
7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? —
Qu’ainsi n’advienne ! Mais je n’eusse pas connu le péché,
si ce n’eût été par la loi ; car je n’eusse pas eu conscience
de la convoitise, si la loi n’eût dit : « Tu ne convoiteras
point ». 8 Mais le péché, ayant trouvé une occasion par le
commandement, a produit en moi toutes les convoitises,
car sans la loi le péché est mort. 9 Or moi, étant autrefois
sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le
péché a repris vie, et moi je mourus ; 10 et le comman-
dement qui était pour la vie, a été trouvé lui-même pour
moi pour la mort. 11 Car le péché, ayant trouvé une oc-
casion par le commandement, me séduisit, et par lui me

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tua.

Si la loi suscite en nous des désirs coupables, la question sui-


vante se pose naturellement : « La loi est-elle péché ? » La ré-
ponse est toutefois sans équivoque : « Absolument pas ! » Deux
choses sont ensuite démontrées : la loi nous fait connaître le
péché et la loi stimule le péché.

Connaissance du péché
Lorsque l'homme était sans loi, s'il n'allait pas concrètement et
directement à l'encontre de sa propre conscience, il ne sentait pas
que Dieu, comme Juge, devait prononcer la sentence de mort à
son encontre. « Je n'aurais pas connu le péché sans la loi »
(verset 7a). Il vivait tranquillement, sans avoir le sentiment que
Dieu devait le condamner, du moins s'il se tenait à l'écart des
péchés grossiers.

Mais lorsque la loi est venue, Dieu a prononcé son jugement :


non seulement sur les mauvaises paroles et les mauvaises ac-
tions, mais aussi sur les convoitises. « Je n'aurais pas connu la
convoitise si la loi n'avait pas dit : Tu ne convoiteras point »
(verset 7b). Notre expérience nous apprend que ces convoitises
sont présentes dans notre cœur. À présent, notre conscience
ressent la condamnation de Dieu.

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Éveil du péché
Le verset suivant va encore plus loin : « Le péché, ayant trouvé
une occasion par le commandement, a produit en moi toutes
les convoitises, car sans la loi le péché est mort » (verset 8).

Si je dis : « Dans ce tiroir se trouve quelque chose dont personne


ne doit connaître l'existence », tout le monde, jeunes et vieux,
sera curieux de savoir ce que c'est et aura tendance à regarder en
cachette dans ce tiroir.

Cependant, les désirs de la nature pécheresse ne proviennent pas


de la loi, mais de nous-mêmes. Ils sont seulement éveillés par la
loi. Leur racine est la chair, notre vieille nature. Parce que la loi,
par son interdiction, a activé ces convoitises, elle nous a apporté
la mort.

« Or moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais le comman-


dement étant venu, le péché a repris vie, et moi je mourus ; et le
commandement qui était pour la vie, a été trouvé lui-même pour
moi pour la mort. Car le péché, ayant trouvé une occasion par
le commandement, me séduisit, et par lui me tua. » (versets 9-11).

Comme la loi promettait la vie à tous ceux qui la respectaient,


elle était donnée « pour la vie ». Cependant, comme la chair n'est
pas soumise à la loi et ne peut la respecter, il apparaît clairement

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que la loi, en réalité, apportait la mort à l'homme.

Versets 12-13
12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint,
et juste, et bon. 13 Ce qui est bon est-il donc devenu pour
moi la mort ? — Qu’ainsi n’advienne ! Mais le péché, afin
qu’il parût péché, m’a causé la mort par ce qui est bon,
afin que le péché devînt par le commandement excessi-
vement pécheur.

Le verset 12 reconnaît que la loi est sainte et que le commande-


ment est saint, juste et bon. Cela est facile à comprendre, car la
loi a été donnée par Dieu ; et tout ce qui vient de Dieu est bon.
Cependant, cela soulève naturellement la question suivante :
« Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi la mort ? » Est-il
possible que quelque chose de bon ait de telles conséquences ?
La réponse de l'apôtre est à nouveau sans équivoque : « Abso-
lument pas ! »

Qu'est-ce qui nous a apporté la mort ? La loi ? Non, le péché !


« le péché, afin qu’il parût péché, m’a causé la mort par ce qui
est bon ».

La cause de la mort est le péché que nous commettons, nous, les

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êtres humains. La loi, ce bien donné par Dieu, n'a fait que mettre
en lumière le péché et le révéler au grand jour. Elle a démontré
la véritable nature du péché, et celui-ci est même devenu « ex-
cessivement pécheur » en s'emparant de ce bien de Dieu, la loi,
pour engendrer la mort. Le péché est si mauvais qu'il abuse
même de ce qui est bien pour multiplier le mal.

Le péché est toujours en soi complètement mauvais, mais


lorsque Dieu a donné la loi, le péché est devenu désobéissance.
Cela a donné au péché un poids supplémentaire. Ainsi, par le
commandement, il est devenu « excessivement pécheur ».

Si un enfant traîne ça et là au lieu de faire ses devoirs, ce n'est


pas bien. Cependant, si en tant que père, je lui interdis de traîner
ainsi, et lui ordonne de faire ses devoirs, et que cet enfant
n'écoute pas et continue à traîner, c'est en plus de la désobéis-
sance.

Cela montre que l'homme n'a pas seulement de mauvais désirs,


mais qu'il a en lui une propre volonté, qui le pousse à faire le mal
malgré l'interdiction de Dieu – ou, pire encore, précisément à
cause de cette interdiction. Cet homme méprise Dieu et Son
commandement. Cela ne fait qu'aggraver sa culpabilité.

Verset 14

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14 Car nous savons que la loi est spirituelle : mais moi je
suis charnel, vendu au péché ; ...

Dieu utilise en outre la loi pour nous enseigner une leçon im-
portante : celle de notre impuissance totale, même lorsque nous
voulons faire le bien. Un homme qui s’est converti et qui a reçu
la vie nouvelle de Dieu, mais qui n'est pas encore délivré du
pouvoir de la nature pécheresse qui habite en lui, ne parvient pas
à faire ce qu'il souhaite : le bien. Il n'en a pas la force. À cause
de la triste expérience de trébucher sans cesse et de faire le mal,
ce qu'il ne veut pas du tout, il en arrive à la conclusion que « la
loi est spirituelle », mais que lui-même est « charnel, vendu au
péché ».

Remarque importante
Il est important ici de prêter attention à la différence entre, d'une
part, un homme naturel, un incroyant, qui n'a qu'une conscience,
et, d'autre part, un homme qui est né de nouveau et qui a ainsi
reçu de Dieu, la vie nouvelle. Ce qui est décrit dans notre cha-
pitre, c'est la situation et l'expérience de ce dernier et non pas
d’un incroyant !

Dans Sa grâce, Dieu a fait en sorte que l'homme, après être de-
venu pécheur, reçoive une conscience. La conscience de

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l'homme naturel distingue également le bien du mal. Cette
conscience condamne ce qui est mal ; pourtant, il fait le mal.
C'est pourquoi chaque homme est condamné par sa conscience.
Il se rend compte que ses péchés l'empêchent de se présenter
devant Dieu. Cependant, dans son état naturel, cet homme pos-
sède une nature et une volonté pécheresses. Il peut dire : « Je sais
que ma conscience me dit ce qui est bien, mais je ne veux pas le
faire ; au contraire, je veux faire ce que Dieu condamne, ce dont
ma conscience m’avertit ». Tel est l'homme naturel, non
converti.

Ce n'est toutefois pas le cas de l'homme dont parle l'apôtre ici !


L'homme qui s'exprime dans ce chapitre – s’exprimant à la pre-
mière personne dans les versets 7 à 26 – est né de nouveau. Il a
donc reçu la nature divine et une volonté renouvelée. Il prend
plaisir à la loi de Dieu. C'est là la disposition d'esprit du Seigneur
Jésus-Christ lui-même. Cela prouve que cet homme s'est bien
converti à Dieu et a bien reçu la vie nouvelle. Il est né de Dieu
et est sauvé.

La conscience de l'homme non converti lui fait savoir ce qui est


bien et ce qui est mal, mais la volonté de sa chair reste inchan-
gée et tend vers le mal. Il vit dans la chair ; il a certes une
conscience, mais pas une vie nouvelle, ni une volonté

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renouvelée. En revanche, l'homme décrit dans Romains 7 pos-
sède bien la volonté renouvelée, aspirant à faire le bien, mais ce
qui lui manque, c’est de la force d'accomplir ce à quoi il aspire.
Il s'agit clairement de la situation d'un homme qui veut le bien,
ce qui prouve qu'il a reçu la vie nouvelle de Dieu.

Cet homme régénéré qui s'exprime ici à la première personne


constate donc qu'il est toujours sous l'emprise du péché et qu'il
en est esclave, « vendu au péché ». Il sait que la loi est spirituelle,
donnée par Dieu et donc bonne, mais qu'il est lui-même charnel,
sous le joug du péché, vendu à cette puissance de mal pour la
servir comme esclave. Sa conscience est active ; il connaît la
volonté de Dieu et la loi. Il se rend compte que la loi ne contient
pas seulement des prescriptions concernant ses actes, ses paroles
et ses actions, mais qu'elle condamne également la source du mal
dans son propre cœur.

Extérieurement, on peut être irréprochable ; c'était le cas, par


exemple, de Paul (*) – mais la justice qu'il possédait était sa
propre justice et non celle qui vient de Dieu. Quant à son état
intérieur, la loi condamnait Paul comme n'importe qui d'autre.
C'est pour cette raison que Dieu a ajouté le dixième comman-
dement : « Tu ne convoiteras point » (Exode 20 v.17). C'est une
pierre de touche pour l'homme. Même si quelqu'un n'a pas péché

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par ses paroles et ses actes et si, après sa conversion, il aspire à
la véritable sainteté, ce commandement met clairement en lu-
mière sa vieille nature et son état. Il ne peut atteindre la sainteté
qu'il recherche. Si la loi condamne également tous ceux dans le
cœur desquels surgit un mauvais désir, il est clair qu'il n'existe
pas un seul être humain qui ne soit condamné par cette loi.
(*) « Quant au zèle, persécutant l’assemblée ; quant à la justice
qui est par la loi, étant sans reproche » (Philippiens 3 v.6).

Pour être véritablement délivré du pouvoir du péché, nous de-


vons apprendre – et ce, par l'expérience ! – que nous sommes
prisonniers du pouvoir de ce péché et que nous n'avons pas la
force pour nous en libérer, même si nous le souhaitons ardem-
ment. Pour nous enseigner cela, Dieu utilise la loi en combinai-
son avec le désir du nouvel homme d'être libéré du joug du pé-
ché qu'il déteste. C'est ainsi qu'un chrétien apprend qu'en lui-
même, alors qu'il souhaite atteindre la sainteté, un principe de
péché est à l'œuvre dans sa chair.

La loi lui enseigne que Dieu ne peut tolérer le péché ; son cœur
et son esprit renouvelés comprennent que Dieu ne peut tolérer
ce péché ; et lui-même ne le veut pas non plus. Et pourtant, ce
principe du péché est présent en lui, oui, il agit même avec une
telle force qu'il ne peut s'en libérer ! Cela atteint profondément
une personne qui s'est sincèrement et véritablement convertie.

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Versets 15 à 20
… 15 car ce que je fais, je ne le reconnais pas, car ce n’est
pas ce que je veux, que je fais, mais ce que je hais, je le
pratique. 16 Or si c’est ce que je ne veux pas que je pra-
tique, j’approuve la loi, reconnaissant qu’elle est bonne.
17 Or maintenant, ce n’est plus moi qui fais cela, mais
c’est le péché qui habite en moi. 18 Car je sais qu’en moi,
c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de bien ; car le
vouloir est avec moi, mais accomplir le bien, cela je ne le
trouve pas. 19 Car le bien que je veux, je ne le pratique
pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais. 20 Or si ce
que je ne veux pas, moi, — je le pratique, ce n’est plus
moi qui l’accomplis, mais c’est le péché qui habite en
moi.

Il ne s'agit donc pas ici de ce que j'ai fait, mais de ce que je


suis. Je fais la douloureuse découverte qu'il n'y a rien de bon en
moi ! Je veux faire le bien, mais je ne le fais pas, car je n'en ai
pas la force. Je reconnais pleinement que la loi est bonne et je
déteste le péché, mais je continue à pécher. Je constate à chaque
fois que je suis prisonnier du péché, étant sous le joug du pé-
ché.

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Il est question ici d’un homme né de nouveau. Il a été sauvé par
Christ, il est un enfant de Dieu et aspire à vivre dans la justice,
sans pécher, mais sa vie chrétienne est totalement différente de
ce qu'il avait imaginé. Ce qui se passe est un mystère pour lui :
« Je ne comprends pas ce que je fais ». Il constate : « Je ne fais
pas ce que je veux, c'est-à-dire la justice, mais je fais ce que je
déteste, c'est-à-dire le péché ». Il ne se comprend pas : comment
est-il possible qu'il veuille de tout son cœur faire le bien, mais
qu'il échoue sans cesse et fasse le mal ?

Il comprend et admet que la loi de Dieu est juste, car « si c’est


ce que je ne veux pas que je pratique, j’approuve la loi, recon-
naissant qu’elle est bonne ». En effet, il ne veut pas du péché, et
le condamne, tout comme la loi. Il est donc tout à fait en accord
avec la loi, mais il agit en contradiction avec elle.

Cependant, ce qu'il déteste, ce n'est pas lui-même, car personne


ne se déteste soi-même. Il apprend ainsi à faire la distinction
entre lui-même et sa nature pécheresse, comme il est dit : « ce
n’est plus moi qui fais cela, mais c’est le péché qui habite en
moi ».

Il apprend à travers d’expériences douloureuses qu'il n'y a rien


de bon en lui : « je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il
n’habite point de bien ; car le vouloir est avec moi, mais

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accomplir le bien, cela je ne le trouve pas ». Dans sa vieille na-
ture, la chair, il n'y a tout simplement rien de bon. C'est pourquoi
il est absolument inutile de le chercher là. Pourtant, beaucoup
l'ont fait pendant longtemps !

Dans sa grande détresse il redit la même chose : « Le bien que je


veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le
fais ». Et encore : « si ce que je ne veux pas, moi, — je le pra-
tique, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais c’est le péché qui
habite en moi ». Tout cela traduit son désespoir face à l'obscu-
rité dans laquelle il se trouve, mais les premières lueurs du ma-
tin pointent à l'horizon.

Il a maintenant appris une leçon importante et fait un grand pas


sur le chemin de la délivrance totale. Il a d'abord dû apprendre
la dure leçon qu'il n'y a rien de bon en lui, mais il a maintenant
aussi appris à faire la différence entre, d'une part, lui-même en
tant que personne convertie et née de nouveau et, d'autre part, la
nature pécheresse qui est toujours en lui et qui exerce un pouvoir
sur lui.

Il veut le bien et s'efforce d'y parvenir. Ce qui lui manque encore,


c'est la force de faire effectivement ce bien, car il ne connaît pas
encore pleinement la délivrance du pouvoir de sa nature péche-
resse. L'expérience lui apprend non seulement qu'il ne fait pas le

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bien, mais aussi qu'il ne peut pas le faire. Le pouvoir de sa na-
ture pécheresse est toujours présent. C'est un esclavage dont il
lui est impossible de se libérer.

C'est précisément ce que nous devons tous apprendre, à savoir


que nous n'avons pas en nous-mêmes la force d'accomplir la
volonté de Dieu ! C'est une leçon douloureuse, car celui qui
s'exprime ici est encore plein de lui-même et s’attend encore à
quelque chose venant de lui-même. Dans la partie allant du
verset 7 au verset 26, il dit plus de quarante fois « je », « moi »
et « mon ». Ce sont donc ses expériences. Seul le verset 14a fait
exception, mais il s'agit là d'une vérité générale. Celui qui est
ainsi centré sur lui-même n'a pas Christ présent à l'esprit.

Versets 21 à 23
21 Je trouve donc cette loi (*) pour moi qui veux pratiquer
le bien, que le mal est avec moi. 22 Car je prends plaisir à
la loi de Dieu selon l’homme intérieur ; 23 mais je vois
dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi
de mon entendement et qui me rend captif de la loi du
péché qui existe dans mes membres.

(*) ici dans le sens de « loi naturelle » comme la loi de la pesen-


teur.

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Il tire la conclusion suivante : « Je trouve donc cette loi pour moi
qui veux pratiquer le bien, que le mal est avec moi ». C'est le
triste diagnostic de son problème. Il développe ensuite cette
idée.

Il exprime son désir de faire la volonté de Dieu : « Je prends


plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur ». C'était le dé-
sir sincère de son cœur. On ne peut pas en dire autant d'un
homme naturel non converti. Ici, c'est un homme né de nouveau
qui parle, un homme qui a reçu de Dieu la vie nouvelle.

Le désir de vivre dans la pratique de la justice et de faire la vo-


lonté de Dieu est normal dans la vie d'un homme passé par la
nouvelle naissance. En effet, ce qui est né de Dieu ne peut pé-
cher (*). Se réjouir de la volonté de Dieu, c'est comme une loi
naturelle pour la nouvelle vie.
(*) « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la
semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce
qu’il est né de Dieu » (1 Jean 3 v.9).

Il remarque cependant en lui-même un conflit, car sa vieille na-


ture pécheresse est toujours présente. Pour cette chair, c'est aus-
si une loi naturelle que d’aimer le péché, le rechercher et le
poursuivre. Ces deux « lois naturelles » sont toutes deux pré-
sentes en lui et s'affrontent. La « loi naturelle » de son cœur et

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de son esprit renouvelés s'oppose diamétralement à la « loi na-
turelle » de sa vieille nature. Cette dernière fait de lui un esclave
et un prisonnier du péché.

Quelle misère !

Versets 24 à 25
24 Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce
corps de mort ? 25 Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ
notre Seigneur. Ainsi donc moi-même, de l’entendement
je sers la loi de Dieu ; mais de la chair, la loi du péché.

En effet, c'est pourquoi il s'écrie : « Misérable homme que je


suis ! ». C'est un cri de détresse qui vient du plus profond de son
cœur. Il pensait qu'après sa conversion, il en aurait fini avec le
péché et qu'il aurait vécu en pratiquant la justice, mais il a fait
au contraire, la terrible découverte qu'il était toujours sous puis-
sance du péché. Il en est l’esclave et le prisonnier ! Ne mérite-
rait-t-il donc pas le jugement ? Serait-il vraiment sauvé ?

Il est arrivé à la conclusion qu'il ne peut se délivrer lui-même de


la puissance de la nature pécheresse. Il doit donc nécessaire-
ment être délivré. Cette prise de conscience doit mûrir en lui ;
c'est le résultat des expériences qu'il fait et qui sont décrites dans

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dans ce chapitre 7 de l’épitre aux Romains.

Il exprime cette prise de conscience dans un cri désespéré :


« Qui me délivrera ? ». Il montre ainsi clairement qu'il a com-
pris et accepté qu'il ne peut se délivrer lui-même, mais qu'il a
besoin d'un autre. C'est ce qu'il doit apprendre, après avoir reçu
le pardon de ses péchés : sa faiblesse totale, son impuissance
absolue, sa dépendance totale de Dieu.

Il est évident que seul quelqu'un qui a vécu cette situation et qui
en est sorti peut la décrire, pour ainsi dire, quelqu’un qui est
devenu « expert » par le fait de l’expérience. Une personne en-
lisée dans un marécage ne peut pas décrire calmement sa situa-
tion tant qu'elle est en train de s'enfoncer. À ce moment-là, elle
ne fait que ressentir le fait qu'elle s'enfonce de plus en plus pro-
fondément et qu'elle est en train de mourir, de sorte qu'elle ne
peut rien faire d'autre que d'appeler à l'aide, dans un appel de
détresse. Cependant, une fois qu'elle a été tirée hors du maré-
cage, et se trouve en sécurité sur la terre ferme, s’étant calmée,
cette personne peut mettre des mots sur toutes ses expériences.
Quelqu'un qui n'a jamais été dans une telle situation pourrait lui
dire : « Pourquoi n'as-tu pas rampé lentement vers la terre ferme
jusqu'à ce que tu sois en sécurité ? » Elle recevrait alors la ré-
ponse : « C'est facile à dire, mais quand j'ai essayé de sortir un

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pied de la boue, l'autre s'est enfoncé encore plus
profondément ! ». Telle est la situation de l'homme dans Ro-
mains 7, qui est décrite par un chrétien qui s'est lui-même trouvé
dans cette situation, mais qui en a été libéré.

L'homme né de nouveau qui vit cette expérience reste fortement


attaché à la loi pendant ces expériences. Il reconnaît que la loi
est bonne, oui, il trouve même sa joie dans cette loi. Il agit aussi
selon le principe de la loi : il veut faire lui-même le bien avec
ses propres forces. Sa conscience fonctionne bien et sa volonté
est juste, mais c’est à la loi que celles-ci font référence.

Cependant, au verset 25, le stade de la véritable délivrance du


pouvoir de la nature pécheresse est atteint et le chrétien libéré
rend grâce à Dieu : « Misérable homme que je suis, qui me dé-
livrera de ce corps de mort ? Je rends grâces à Dieu par Jésus
Christ notre Seigneur ! ».

La manière dont cette délivrance s'opère est expliquée plus en


détail dans Romains 8. Ici, cependant, il se rend compte tout
d'abord qu'il a besoin d'une aide extérieure. Et deuxièmement, il
est clair pour lui que ce salut ne peut venir que de Dieu, par notre
Seigneur Jésus-Christ.

Dans le dernier verset du chapitre, il résume ce qui se passe en

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lui : « Ainsi donc moi-même, de l’entendement je sers la loi de
Dieu ; mais de la chair, la loi du péché ».

La délivrance
1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour
ceux qui sont dans le christ Jésus ; 2 car la loi de l’Esprit
de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du pé-
ché et de la mort ; 3 car ce qui était impossible à la loi, en
ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son
propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour le
péché, a condamné le péché dans la chair, 4 afin que la
juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne
marchons pas selon la chair, mais selon l’Esprit.

(Romains 8 v.1-4)

Les versets 2 et 3 du chapitre 8 de l’épitre aux Romains montrent


la véritable délivrance. Pour nous qui croyons, il n'y a plus de
condamnation, « car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus,
m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ».

Nous sommes soustraits à l'influence de la « loi naturelle » du


péché et de la mort par une autre « loi naturelle » qui est plus
forte. C'est la « loi naturelle » du Saint-Esprit, l'Esprit de la vie
nouvelle que nous avons reçue en Jésus Christ. Cette vie

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nouvelle en nous est l’oeuvre du Saint Esprit de Dieu, et Il ha-
bite personnellement en nous. Il est l'Esprit de vie, et c'est
comme une loi naturelle qu'Il est à l’oeuvre en nous pour faire
ce qui juste devant Dieu. La puissance du Saint-Esprit est plus
grande que la puissance de la nature pécheresse.

Si vous lâchez une vis, elle tombe naturellement par terre. C'est
à cause de la pesanteur, la force d'attraction de la terre. Mais si
quelqu'un tient un aimant puissant au-dessus, la vis s’élève et se
colle à l'aimant. C'est à cause de la force d'attraction de l'aimant.
Deux lois naturelles sont à l'œuvre, mais l'une est plus forte que
l'autre. Le nouveau converti est comme un bébé qui est bien vi-
vant, mais qui n’a pas encore assez de force ; il s’en suit que la
force de notre chair est plus forte que la force de la vie nouvelle
en nous. Mais en même temps, comme c’est le cas de l’aimant,
la force de l'Esprit en nous est plus forte que celle de notre na-
ture pécheresse.

De plus, Dieu a « condamné le péché dans la chair » à Golgo-


tha. Cela était impossible à la loi. Car la loi condamnait la nature
pécheresse et prononçait sa condamnation, mais Dieu a réelle-
ment anéanti le péché sur la croix en condamnant son propre
Fils.

C'est pourquoi nous savons que la nature pécheresse en nous, qui

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refait sans cesse surface, a été vaincue et condamnée à Golgotha.
Et pour notre vie pratique, nous avons en nous le Saint-Esprit,
qui est « la puissance d'en haut » (Luc 24 v.49). Il nous libère de
l'esclavage et de la captivité de notre nature pécheresse. Si nous
laissons l'Esprit de Dieu agir en nous, le péché habitant en nous
est vaincu.

Il est vrai que la lutte se poursuit tant que nous sommes sur la
terre. C'est ce que nous apprend Galates 5 v.16-18 : « Marchez
par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la
chair. Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre
la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que
vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez. Mais si
vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes pas sous la loi ». Si
nous marchons et sommes guidés par le Saint-Esprit, nous ne
sommes plus sous la loi, nous ne sommes donc plus dans la si-
tuation décrite dans Romains 7, mais nous sommes alors arrivés
au chapitre 8.

Nous pouvons réaliser qu'à Golgotha, Dieu n'a pas seulement


exercé son jugement sur nos péchés, mais aussi sur notre nature
pécheresse ; il a fait Christ « péché pour nous » (2 Corinthiens 5
v.21). Nous sommes morts, crucifiés avec lui : « Je suis crucifié
avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi »

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(Galates 2 v.20).

Heureusement, nous ne sommes appelés nulle part à lutter contre


la puissance de la nature pécheresse qui est encore en nous, car
nous ne pouvons qu’être vaincus dans ce combat, mais soyons
occupés de Christ et à nous nourrir de lui. « Celui qui mange ma
chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6
v.56).

Chaque jour, nous pouvons lever les yeux vers Celui qui est allé
à la croix pour nous. C'est ce que le Saint-Esprit veut toujours
accomplir en nous : attirer notre attention sur le Seigneur Jésus.
En regardant à Lui, le Saint-Esprit nous donne la force de res-
sembler davantage à notre Sauveur et de Le suivre.

Autrefois, un homme se promenait avec deux grands chiens, un


noir et un blanc. Partout où il allait, il faisait se battre les deux
animaux. Quelques jours avant le combat, il demandait aux gens
de parier sur le chien qui allait gagner. Les paris étaient clos la
veille du combat. C'était toujours le chien sur lequel les gens
avaient le moins parié qui gagnait, de sorte que l'homme empo-
chait à chaque fois ses gains. Sa tactique était simple : le chien
qui devait perdre n'était pas nourri la veille du combat et était
affaibli. Le chien bien nourri en sortait vainqueur.

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Si nous nourrissons notre nouvelle vie en nous concentrant sur
le Seigneur Jésus et les choses de Dieu, en lisant attentivement
la Parole de Dieu et en priant intensément, l'Esprit prendra le
dessus dans notre vie et nous ferons le bien, pour notre propre
bénédiction, mais surtout pour la gloire de notre Sauveur !

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