Fastef
Fastef
Durée 4H
Epreuve d’histoire :
Sujet :
Qu’est-ce que l’histoire ? Est-ce vraiment la science du passé, Et si tel est le cas, quel est
l’intérêt d’enseigner le passé de civilisations disparues depuis des millénaires ?
Introduction
Mémoire des hommes et des évènements du passé, l’histoire s’applique à toute sorte
d’étude qui porte sur le développement de certains faits dans le temps. L’histoire est donc
une science primordiale pour la connaissance du passé de l’humanité, d’un peuple,
d’une société ou d’une personne.
Définition et objet
I-L ’histoire est le récit des événements dignes de mémoire. C’est la connaissance du
passé, des évènements, des actions des grands hommes qui ont marqué la vie de
l’humanité. Dans son sens académique, l’histoire est considérée comme une science qui
étudie, raconte et explique selon une méthode rigoureuse la succession des évènements
(révolution, guerre, régime…)
L’histoire à pour objet la reconstitution du passé humain. Pendant longtemps, elle était
considérée comme le récit des évènements qui avait bouleversé la vie des hommes.
Aujourd’hui elle dépasse le cadre des évènements et s’intéresse à l’étude des
civilisations. Elle est donc le moyen opératoire qui permet à l’homme de suivre et de
comprendre les principales phases de sa propre évolution culturelle et sociale dans le
temps et dans l’espace. Autrement dit, elle est la lecture patiente et difficile de tout le
cheminement culturel de l’homme sur terre.
<<< Le monde est vieux mais l’avenir sort du passé >> fait parler Djibril Tamsir Niane, le
griot dans son ouvrage Soundjata. Ces propos montrent toute l’importance que revêt
l’histoire pour l’existence de l’homme. Elle représente pour l’homme ce que les yeux
représentent pour le corps. Sans yeux, ne peut pas voir la lumière et sans lumière,
l’homme ne peut éclairer les points obscurs de son existence.
Conclusion
Introduction
Jusqu’à une période assez récente, l’Afrique (l’Afrique noire en particulier) est considérée
comme un continent sans histoire. Ce qui est une aberration dans la mesure où l’histoire
a commencé en Afrique, terre d’apparition de l’homme et des premières civilisations
étatiques attestées. Aujourd’hui encore, l’histoire africaine est mal connue ; d’où
l’impérieuse nécessité d’une bonne utilisation des sources historiques (documents
écrits, tradition orale, archéologie, linguistique, anthropologie).
Ces considérations et préjugés ont produit chez l’Africain un complexe, une aliénation,
un mépris… Ces considérations procèdent d’une falsification de l’histoire africaine. On
refuse à l’Afrique l’existence d’une histoire, d’une mémoire collective. Ceux qui
l’acceptent pensent que l’histoire de l’Afrique commence seulement avec la
colonisation. Cette falsification de l’histoire africaine doit être battue en brèches.
C’est par rapport à cette falsification de l’histoire qu’on peut parler d’un rôle spécifique
de l’histoire et de l’historien en Afrique. Ainsi pour Cheikh Anta Diop, le rôle de l’histoire
en Afrique consistera d’abord à rétablir la vérité historique pour réconcilier l’Africain avec
lui-même. Cette tâche de reconstitution du passé africain, exécutée sous la direction de
l’Unesco, a permis une réécriture de l’histoire du continent par des historiens honnêtes.
Cette vérité retrouvée doit permettre de restaurer la conscience historique que C. A. Diop
définit comme le rempart contre l’aliénation, l’acculturation et les complexes divers pour
que l’Africain ait confiance ne lui-même, en ses capacités à innover, à inventer, à
assimiler.
a) La tradition orale
Les sources antiques qui vont des origines au VIIe siècle. Ce sont les pièces
archéologiques égyptiennes et nubiennes comme les papyrus, les documents
épigraphiques (peintures et gravures rupestres) et les textes des auteurs grecs et latins
comme Hérodote (v. 484-v. 425 av. J.-C.), Strabon (v. 58 av. J.-C.-v. 24 apr J.-C.), Diodore
de Sicile (v. 90-v. 21 av. J.-C.), Plutarque (v. 46-v. 120), Ammien Marcellin (v. 330-v. 400),
Achille Tatius, etc. ;
- Les sources arabes qui vont du IX au XVe siècle et sont le fait d’auteurs arabes
comme Al Bakri (1040-1094), Al Idrisi (1099-1164), Ibn Batouta (1304-1377), Ibn
Khaldun (1332-1406), etc. A ces auteurs, il faut ajouter des Africains qui ont écrit
en arabe leur propre histoire comme les chroniques (tarikh en arabe) de deux
lettrés de Tombouctou : Mahmoud Kati (Tarikh el-Fettach, qui rernseigne sur le
règne de l’Askia Mohamed) et Abderrahmane es-Sadi (Tarikh es-Sudan) ;
- Les sources européennes qui donnent des informations sur les peuples africains
depuis les premières découvertes (le Vénitien Alvise Ca Da Mosto, venu deux fois
au Sénégal par exemple) jusqu’à nos jours en passant par la période impérialiste
(missionnaires, explorateurs et administrateurs coloniaux). Par exemple David
Livingstone (1813-1873), René Caillié (1799-1838), Marcel Griaule (1898-1956),
Maurice Delafosse, le Révérend Père Henri Gravrand, etc., ont laissé des travaux
remarquables sur l’Afrique.
a) L’archéologie
Du grec archaios (ancien ») et logos (< discours » puis « étude »), l’archéologie est l’étude
scientifique des cultures et des modes de vie du passé par l’analyse des vestiges
matériels. L’archéologie est ainsi devenue au fil du temps une science pluridisciplinaire,
associant l’histoire de l’art, l’anthropologie, l’ethnologie, la paléontologie, la géologie,
l’écologie, les sciences physiques, etc. Ainsi, pour établir une chronologie, les
archéologues utilisent les méthodes de datation mises au point par des chercheurs
d’autres disciplines : datation par le carbone 14, le potassium argon et le test au fluor
développée par les spécialistes de la physique nucléaire, datation stratigraphique par des
géologues, évaluation des faunes fossiles par des paléontologues, etc. Pour reconstituer
les modes de vie du passé, les archéologues utilisent également des méthodes issues de
la sociologie, de la démographie, de la géographie, de l’économie et des sciences
politiques. L’archéologie est encore peu exploitée en Afrique. La plupart des travaux
effectués dans le continent sont le fait d’archéologues occidentaux parmi lesquels le
paléoanthropologue et préhistorien kenyan d’origine britannique Louis Seymour Leakey
(1903-1972), les Français Jean Devisse et Yves Coppens (né en 1934), etc. L’archéologie
africaine se heurte aujourd’hui à certains problèmes dont le manque de moyens
financiers et matériels et les pillages.
b) La linguistique
c) L’anthropologie
C’est l’étude des caractéristiques anatomiques, biologiques, culturelles et sociales des
êtres humains. Cette science est divisée en deux branches principales :
L’anthropologie sociale et culturelle, qui étudie la vie des sociétés humaines, présentes
et passées, les évolutions de leurs langues, des croyances et des pratiques sociales.
L’objet général de l’anthropologie est de faire de l’Homme et de toutes les dimensions de
la vie humaine l’objet d’un savoir positif. Par l’anthropologie culturelle, on en est arrivé à
établir une classification des civilisations en fonction des traditions et des genres de vie :
« civilisations du lait et du mil » par opposition aux << civilisations du riz et de l’huile de
palme» ; le patriarcat (car le pastoralisme est une activité dominée par les hommes) dans
les sociétés nomades par opposition au matriarcat (mode de succession utérin) dans les
sociétés sédentaires (les sociétés agraires où les femmes assurent l’essentiel des
activités).
Conclusion
Des progrès réels ont été enregistrés dans les recherches sur le passé africain. En
témoignent les nombreuses publications d’historiens africains et occidentaux.
L’historien africain a un atout maître dans la recherche grâce à son appartenance aux
peuples dont il écrit l’histoire, à la connaissance de la langue ou des langues, des
coutumes, des traditions. Mais cet historien africain, tout comme son homologue
occidental, n’est pas à l’abri de la subjectivité.
Introduction
Pendant longtemps, mythes et préjugés ont caché au monde l’histoire réelle de l’Afrique.
Ainsi, pour certains historiens et hommes de cultures principalement européens ont, à
travers leurs analyses, travesti l’histoire de l’Afrique soit par des considérations racistes
soit par complexe de supériorité. A ce propos Hegel, dans son livre intitulé cours sur la
philosophie de l’histoire, écrivait que l’Afrique n’est pas une partie historique du monde.
Elle n’a pas de mouvement de développement à montrer… ce qu’on entend toujours par
Afrique, c’est l’esprit historique non développé… ». Il est clair pour Hegel, l’Afrique est en
dehors de l’histoire de l’humanité. Elle est donc un continent peuplé par des hommes
animés simplement par des passions et l’instinct. Ce genre de conceptions racistes a
persisté jusqu’au milieu du XXème siècle. Ainsi, pour justifier la colonisation, les
européens ont falsifié, fraudé et quelque fois nié la réalité historique. Face à ces
aberrations, certains africains ont senti un profond besoin de rétablir sur des bases
solides l’historicité de leur continent. Cet effort s’illustre à travers les travaux d’éminents
historiens comme le professeur Cheikh Anta Diop ou encore l’historien Joseph Kizerbo.
Avant de réfléchir sur la succession des faits, il importe d’abord d’établir leur véracité.
L’historien tire les matériaux bruts des sources primaires, c’st à dire des textes écrits par
les acteurs ou témoins qui ont une connaissance directe des événements étudiés. Toutes
sources, écrites ou orales comportent une interprétation des faits. Le travail de l’historien
est de soumettre les sources à une critique objective et à les confronter à d’autres
sources.
1- La tradition orale
La tradition orale est définie comme une somme d’information (témoignages) transmise
oralement d’une génération à une autre. Oralité et transmission sont les deux
caractéristiques de la tradition orale. Elle se présente sous forme de devinettes, de
contes, de légendes, de proverbes, de chants… C’est pourquoi Joseph Kizerbo affirmait
que la tradition orale est de loin la science historique la plus intime, la plus succulente,
la mieux nourrie de sève d’authenticité ». Les vieillards et les griots, dépositaires de la
parole, apparaissent en Afrique comme de véritables << documents vivants ». A ce propos
Amadou Hampathé Ba disait qu’en Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui
brûle ».
2- Les sources écrites
a) L’archéologie : C’est une science qui pour objet, la recherche et l’étude scientifique
des vestiges du passé. Grâce à la méthode de datation du carbone 14 ou du potassium
argon, on peut remonter au-delà de l’histoire des chronologies laissées par les textes
écrits et faire parler les vestiges exhumés. Grâce à ses investigations, elle a permis de
démontrer que l’Afrique est le berceau de l’humanité.
b) L’anthropologie : C’est une science qui étudie l’homme à travers ses manifestations
physiques et culturelles. L’anthropologie consiste à comparer les caractères biologiques
entre les races (couleur des yeux, crane…). Elle pout renseigner sur l’évolution de
l’homme (Egypte noire). L’anthropologie quant à elle se base sur la comparaison des traits
culturels =
d) La linguistique : C’est une science qui permet d’étudier les langues dans leur
structure, leur évolution et leurs relations. Elle a permis au professeur Cheikh Anta
Diop d’établir une parenté entre la civilisation égyptienne et colle négro-africaine
en générale et plus particulièrement entre la langue de l’Egypte ancienne et le
wolof. Exemple : am-saisir ; an-enlever ; mer-colère ; Ka-nom du dernier pharaon
et nom sénégalais peulh.
Pour les sources arabes, certains auteurs n’ont jamais foulé le continent africain, ils n’ont
fait que recueillir des récits. Et comme les sources antiques, il peut se poser un problème
de traduction.
Concernant les sources européennes, la prudence est de mise dans la mesure oùles
documents peuvent être falsifiés, exagérés ou orientés. Il s’y trouve aussi que la langue
peut constituer une barrière l’archéologie exige quant à elle beaucoup de moyens
financiers. Les sites peuvent être aussi altérés soit par l’érosion hydrique ou éolienne soit
par l’édification d’édifices sur ces sites.
Conclusion
Par souci de préserver leur ascendance et leur mythe auprès des africains, les historiens
ont tenté plus d’un demi-siècle de dévaloriser l’histoire africaine. Dès lors, il appartient
aux historiens africains, avec l’appui des procédés d’investigation et la tradition orale de
prouver que l’Afrique, en plus d’avoir une histoire, est le berceau de l’humanité.
Epreuve d’histoire :
Sujet :
Discuter cette réflexion de l’historien Djibril Tamsir Niane qui s’interroge << si pour la
reconquête de l’identité historique de l’Africain, on doit décoloniser l’histoire ou la
défalsifier >> ?
Source : Histoire et Diversités Culturelles, Paris, Unesco, 1984
La dissertation en histoire
Introduction
La dissertation d’histoire est proche de celle de lettres mais elle s’en différencie par sa
matière et ses objectifs. Car la dissertation d’histoire n’est pas un exercice d’érudit ni de
culture générale il s’agit d’élaborer à partir de connaissances correctement assimilées
une argumentation solide et convaincante. Pour faire une bonne dissertation il faut
respecter les trois parties.
Dans un exercice de dissertation historique il faut avant tout lire et comprendre le sujet
pour éviter le hors sujet. Pour cela il faut une démarche en trois temps :
Chaque mot du libellé a un sens qu’il faudra interpréter car les mots du libellé
déterminent la nature et l’orientation du sujet. Exemple des mots comme causes,
conséquences, conditions, bilans ont un sens précis dont le devoir ne doit pas s’écarter.
La qualité d’une dissertation dépend donc en premier lieu d’une bonne compréhension
du sujet. Il s’agit de comprendre l’orientation générale donnée par l’intitulé et de réfléchir
au sens de chacun des termes.
Le champ géographique il s’agit de définir l’étendu géographique sur lequel porte le sujet
3 L’élaboration de la problématique
La problématique, c’est l’étude du problème posé par l’intitulé du sujet. C’est un
questionnement (qui peut être interrogatif ou affirmatif) qu’on doit analyser tout au long
du travail. Ce questionnement doit être le fil conducteur du développement. La
problématique doit montrer l’idée maîtresse qui préside à la construction du devoir.
Lorsque le sujet est formulé à la forme interrogative il ne faut en aucun cas se contenter
de recopier l’intitulé du sujet. Là encore, c’est de l’analyse précise du sujet que découlera
la problématique.
La problématique naît d’une réflexion sur le sujet. Sa formulation doit être claire, car ce
questionnement initial détermine l’ensemble de l’argumentation.
IL ne faut jamais élaborer le plan à partir des notes désordonnées mises sur les feuilles
de brouillon. Pour élaborer son plan il faut donc partir de la problématique et élaborer une
argumentation qui y réponde clairement. Les titres de partie doivent répondre à la
problématique.
Les types de plans sont souvent déterminés par le libellé du sujet. Il y a trois types de plan
qu’on retrouve dans les types de sujet
Il existe plusieurs familles de sujets qui offrent des types de plans bien précis. On peut
citer comme grandes familles de sujet : les sujets de type << tableau / bilan », les sujets
de type << évolutif », les sujets de type « confrontation >> ou « mise en relation », les sujets
de type << discussion >> ou « démonstration », les sujets de type << comparatif », les
sujets de type dialectique », etc.
Bilan de la décolonisation.
Les sujets de type << évolutif» : Ici, il s’agit de décrire les transformations au cours d’une
période chronologique. Il faut donc trouver des dates ruptures significatives. Pour ce type
de sujet, c’est le plan chronologique qui convient le mieux
Les sujets de type << confrontation» ou « mise en relation» : Ici, il faut confronter pour
thématiser, spatialiser, périodiser. On peut traiter ce type de sujet selon un plan
chronologique si la situation s’inscrit dans la durée et selon un plan thématique si la
situation constitue un moment précis.
• Les sujets de type << comparatif >> : Pour ce type de sujet, il faut faire une
étude alternée et éviter de faire une étude juxtaposée :
Les sujets de type << dialectique» : Pour ce type de sujet, le plan suivant est à adopter :
<thèse, antithèse, synthèse ». C’est un sujet souvent présenté sous la forme d’une
affirmation accompagnée des expressions « Qu’en pensez-vous ?», «Partagez-vous cette
assertion ?quelle réflexion vous inspire cette affirmation ? », etc.
Dans la thèse, il faut expliquer la pensée qui fonde l’affirmation ; c’est-à-dire ce que
l’information veut insinuer.
Exemples : « L’ONU n’a plus sa raison d’être. >> Partagez-vous cette affirmation.
Qu’en pensez-vous ?
2 Elaboration de l’introduction
3 Rédiger le devoir
Soigner la présentation du devoir : le devoir doit avoir une disposition claire et aérée, qui
fait ressortir les grandes articulations de l’argumentation.
3 Elaborer la conclusion
La conclusion est un bilan : c’est l’aboutissement du raisonnement. Elle doit être courte.
Elle n’est jamais un résumé du devoir mais celui des résultats. En clair, elle apporte la
réponse à la problématique. On la divise en trois sous parties :
L’ouverture : elle oriente le lecteur vers des perspectives plus larges, cependant
directement liées aux résultats citées auparavant.
LA DISSERTATION HISTORIQUE
La dissertation est un exercice par lequel on cherche à résoudre un problème donné. Elle
permet de juger la capacité de l’élève à organiser et à mobiliser ses connaissances sur
une question posée. La dissertation historique n’est ni un bavardage ni une récitation de
cours, mais plutôt une réflexion personnelle soutenue par un effort d’argumentation et
d’analyse. Elle se soucie de cohérence et de logique et reflète plus souvent la
personnalité propre de l’élève.
1. PRELIMINAIRES
Pour aborder un sujet de dissertation historique, l’élève doit faire trois opérations
fondamentales : décomposer l’intitulé du sujet, identifier le type de sujet, établir une
problématique.
Après avoir décomposé le sujet, l’élève devra identifier le type de sujet. Il existe plusieurs
familles de sujets qui offrent des types de plans bien précis. On peut citer comme grandes
familles de sujet : les sujets de type tableau / bilan, les sujets de type évolutif, les sujets
de type << confrontation» ou mise en relation, les sujets de type discussion ou <<
démonstration », les sujets de type comparatif », les sujets de type « dialectique », etc.
Les sujets de type <tableau/bilan : Pour ce type de sujet, il s’agit de caractériser l’état
d’une situation. Ici, c’est le plan thématique qui convient le mieux.
Bilan de la décolonisation.
• Les sujets de type < évolutif» : Ici, il s’agit de décrire les transformations au cours
d’une période chronologique. Il faut donc trouver des dates ruptures significatives.
Pour ce type de sujet, c’est le plan chronologique qui convient le mieux
Les sujets de type confrontation» ou « mise en relation» : lci, il faut confronter pour
thématiser, spatialiser, périodiser. On peut traiter ce type de sujet selon un plan
chronologique si la situation s’inscrit dans la durée et selon un plan thématique si la
situation constitue un moment précis.
Les sujets de type discussion» ou «démonstration : Pour ce type de sujet, il faut démontrer
en suivant la problématique suggérée par le libellé.
Les sujets de type « comparatif : Pour ce type de sujet, il faut faire une étude alternée et
éviter de faire une étude juxtaposée :
• Les sujets de type « dialectique : Pour ce type de sujet, le plan suivant est à
adopter : thèse, antithèse, synthèse ». C’est un sujet souvent présenté sous la
forme d’une affirmation accompagnée des expressions Qu’en pensez-vous ?»,
«Partagez-vous cette assertion ? quelle réflexion vous inspire cette affirmation ?»,
etc.
Dans la thèse, il faut expliquer la pensée qui fonde l’affirmation ; c’est-à-dire ce que
l’information veut insinuer.
<< Le président Senghor affirme que la colonisation a été un mal nécessaire. » Qu’en
pensez-vous ?
➤ II. LA REDACTION
1) L’introduction
Elle est essentielle car c’est elle qui annonce au correcteur si vous avez compris le sujet
ou si l’écriture est aisée. Elle doit, par conséquent, être extrêmement soignée. Elle se
présente sous la forme d’un bloc isolé, en tête du devoir, et doit comporter trois éléments
qui ont chacun un rôle bien précis.
2) Le développement
Vous devez veiller à ce que les parties soient équilibrées dans leur longueur comme dans
l’importance de leur contenu. L’ordonnancement des idées et la mise en valeur de
l’argumentation doivent s’enchaîner de façon logique.
3) La conclusion
La conclusion est un bilan : c’est l’aboutissement du raisonnement. Elle doit être courte.
Elle n’est jamais un résumé du devoir mais celui des résultats. En clair, elle apporte la
réponse à la problématique. On la divise en trois sous-parties :
Epreuve d’histoire :
Introduction
Mémoire des hommes et des évènements du passé, l’histoire s’applique à toute sorte
d’étude qui porte sur le développement de certains faits dans le temps. L’histoire est donc
une science primordiale pour la connaissance du passé de l’humanité, d’un peuple,
d’une société ou d’une personne.
L’histoire à pour objet la reconstitution du passé humain. Pendant longtemps, elle était
considérée comme le récit des évènements qui avait bouleversé la vie des hommes.
Aujourd’hui elle dépasse le cadre des évènements et s’intéresse à l’étude des
civilisations. Elle est donc le moyen opératoire qui permet à l’homme de suivre et de
comprendre les principales phases de sa propre évolution culturelle et sociale dans le
temps et dans l’espace. Autrement dit, elle est la lecture patiente et difficile de tout le
cheminement culturel de l’homme sur terre.
<< Le monde est vieux mais l’avenir sort du passé >> fait parler Djibril Tamsir Niane, le
griot dans son ouvrage Soundjata. Ces propos montrent toute l’importance que revêt
l’histoire pour l’existence de l’homme. Elle représente pour l’homme ce que les yeux
représentent pour le corps. Sans yeux, ne peut pas voir la lumière et sans lumière,
l’homme ne peut éclairer les points obscurs de son existence.
Conclusion
Ayant pour fonction première d’étudier, de restituer et d’expliquer les évènements du
passé, P’histoire doit être rigoureuse et objective. Mais aujourd’hui, l’on s’interroge sur sa
fonction scientifique tellement elle fait l’objet de beaucoup de polémiques au grand dam
de l’Afrique. Et pourquoi souffre-t-elle plus de cette polémique ?
Introduction
Pendant longtemps, mythes et préjugés ont caché au monde l’histoire réelle de l’Afrique.
Ainsi, pour certains historiens et hommes de cultures principalement européens ont, à
travers leurs analyses, travesti l’histoire de l’Afrique soit par des considérations racistes
soit par complexe de supériorité. A ce propos Hegel, dans son livre intitulé cours sur la
philosophie de l’histoire, écrivait que : L’Afrique n’est pas une partie historique du monde.
Elle n'a pas de mouvement de développement à montrer… ce qu’on entend toujours par
Afrique, c’est l’esprit historique non développé… ». Il est clair pour Hegel, l’Afrique est en
dehors de l’histoire de l’humanité. Elle est donc un continent peuplé par des hommes
animés simplement par des passions et l’instinct. Ce genre de conceptions racistes a
persisté jusqu’au milieu du XXème siècle. Ainsi, pour justifier la colonisation, les
européens ont falsifié, fraudé et quelque fois nié la réalité historique. Face à ces
aberrations, certains africains ont senti un profond besoin de rétablir sur des bases
solides L’historicité de leur continent. Cet effort s’illustre à travers les travaux d’éminents
historiens comme le professeur Cheikh Anta Diop ou encore L’historient Joseph Kizerbo.
Avant de réfléchir sur la succession des faits, il importe d’abord d’établir leur véracité.
L’historien tire les matériaux bruts des sources primaires, c’st à dire des textes écrits par
les acteurs ou témoins qui ont une connaissance directe des évènements étudiés. Toutes
sources, écrites ou orales comportent une interprétation des faits. Le travail de l’historien
est de soumettre les sources à une critique objective et à les confronter à d’autres
sources.
4- La tradition orale
La tradition orale est définie comme une somme d’information (témoignages) transmise
oralement d’une génération à une autre. Oralité et transmission sont les deux
caractéristiques de la tradition orale. Elle se présente sous forme de devinettes, de
contes, de légendes, de proverbes, de chants… C’est pourquoi Joseph Kizerbo affirmait
que la tradition orale est de loin la science historique la plus intime, la plus succulente,
la mieux nourrie de sève d’authenticité ». Les vieillards et les griots, dépositaires de la
parole, apparaissent en Afrique comme de véritables << documents vivants». A ce propos
Amadou Hampathé Ba disait qu’en Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui
brûle ».
Les sources antiques : Il s’agit des écrits égyptiens, nubiens, grecs et romains apportant
souvent la lumière sur le passé africain.
Les sources arabes : Elles nous viennent d’auteurs arabes ou de lettres africaines de
formation arabe. On peut citer les écrits de Mahmoud Kati, auteur de « tarikh el-fettah >>>
(chronique du chercheur), d’Abdourahmane es Saadi auteur de «tarikh es Sudan >>> (
historique du pays des noirs) et les ouvrages de : Ibn khaldum, El Bekri, Ibn Battuta…
L’archéologie : C’est une science qui pour objet, la recherche et l’étude scientifique des
vestiges du passé. Grâce à la méthode de datation du carbone 14 ou du potassium argon,
on peut remonter au-delà de l’histoire des chronologies laissées par les textes écrits et
faire parler les vestiges exhumés. Grâce à ses investigations, elle a permis de démontrer
que l’Afrique est le berceau de l’humanité.
L’anthropologie : C’est une science qui étudie l’homme à travers ses manifestations
physiques et culturelles. L’anthropologie consiste à comparer les caractères biologiques
entre les races (couleur des yeux, crane…). Elle peut renseigner sur l’évolution de
l’homme (Egypte noire). L’anthropologie quant à elle se base sur la comparaison des traits
culturels
La linguistique : C’est une science qui permet d’étudier les langues dans leur structure,
leur évolution et leurs relations. Elle a permis au professeur Cheikh Anta Diop d’établir
une parenté entre la civilisation égyptienne et celle négro-africaine en générale et plus
particulièrement entre la langue de l’Egypte ancienne et le wolof. Exemple : am saisir ; an
enlever ; mer-colère ; Ka-nom du dernier pharaon et nom sénégalais peulh.
VI- Les limites des sources
C’est ainsi que : Pour la tradition orale, le griot peut manipuler, exagérer ou omettre des
faits qui pourraient ternir l’image de sa société. La tradition orale donne souvent une
chronologie relative (en référence à des évènements ou de grands personnages).
Pour les sources arabes, certains auteurs n’ont jamais foulé le continent africain, ils n’ont
fait que recueillir des récits. Et comme les sources antiques, il peut se poser un problème
de traduction.
Concernant les sources européennes, la prudence est de mise dans la mesure où les
documents peuvent être falsifiés, exagérés ou orientés. Il s’y trouve aussi que la langue
peut constituer une barrière.
L’archéologie exige quant à elle beaucoup de moyens financiers. Les sites peuvent être
aussi altérés soit par l’érosion hydrique ou éolienne soit par l’édification d’édifices sur ces
sites.
Conclusion
Par souci de préserver leur ascendance et leur mythe auprès des africains, les historiens
ont tenté plus d’un demi-siècle de dévaloriser l’histoire africaine. Dès lors, il appartient
aux historiens africains, avec l’appui des procédés d’investigation et la tradition orale de
prouver que l’Afrique, en plus d’avoir une histoire, est le berceau de l’humanité.
Epreuve d’histoire :
Sujet :
Ayant constaté que des théories pseudo-scientifiques sont encore véhiculées dans
maints ouvrages…et même dans les manuels scolaires de nos écoles, Djibril Tamsir
Niane pense qu’il est important de « Décoloniser l’histoire >>> de l’Afrique.
Djibril Tamsir Niane. Chapitre premier, Histoire Générale de l’Afrique. Vol. IV, L’Afrique du
XII au XVI siècle, page 34, UNESCO1985.
Epreuve de Géographie :
La valeur des échanges été multipliée par 7 en 40 ans. Le commerce des biens
manufacturés est le plus important (75%) ensuite viennent les produits agricoles (12%),
énergétiques (10%) .
INTRODUCTION
-les flux internationaux de travailleurs qui sont le reflet des inégalités économiques
mondiales. Ils permettent de parer aux déficits de mains d’œuvre des pays du Nord
fortement marqués par le vieillissement tout en contribuant à soulager la misère du sud
par d’importants transferts d’argent. Cette migration des travailleurs revêt une autre
forme avec le brain-drain» ou fuite des cerveaux. En effet les pays du Sud sont désertés
par des milliers de cadres compétents (médecins, enseignants, ingénieurs, chercheurs
et techniciens de haut niveau), au profit des pays du Nord où les conditions de vie et de
travail sont meilleures.
La maîtrise de l’information permet le développement des autres flux. Elle est un élément
essentiel de la compétitivité économique. Chaque année, Les habitants de la planète
échangent plus de 500 milliards d’appels téléphoniques. Les XXe et XXIe siècle, sont
marqués par une révolution des autoroutes de l’information ». Les différentes parties du
système-monde sont reliés par des réseaux téléphoniques et de câbles à fibres optiques
qui transportent à une grande vitesse d’énormes volumes d’informations numérisées
(sons, images et données). Grâce aux satellites et au développement du réseau mondial
d’internet fréquenté par environ 1 500 000 000 de personnes, le monde considéré
comme un « village planétaire ». Cependant le développement des flux d’informations
conforte les disparités entre le centre et les périphéries avec ce qu’on appelle le « gap
numérique » ou la « fracture Digitale ».
Les périphéries sont caractérisées par une forte instabilité économique qui se manifeste
par la pauvreté, le chômage, analphabétisme… La situation économique désastreuse de
ces pays est aggravée ces dernières années par la flambée des prix de l’énergie et des
denrées alimentaires. Cette positon des périphéries dans la mondialisation est dénoncé
par les <<< Altermondialistes » qui exigent plus d’équité dans le commerce et les
transactions financières internationales.
-Au Nord, les États-Unis sont leader dans les services, les marchés de l’informatique et
des communications, les banques et l’agro-alimentaires ; le Japon domine l’électronique
et l’automobile ; l’Allemagne domine la mécanique, la fabrication des machines et la
Chimie ; la France l’aérospatial, les biens de consommation.
-Au Sud, les Nouveaux Pays Industrialisés sont qualifiés pour le textile, le montage
électronique et la mécanique alors que les périphéries marginalisées dominent le
marché des matières premières agricoles et énergétiques.
CONCLUSION
Epreuve de Géographie :
Sujet :
<< La géographie change sans cesse », dit le discours populaire qui pense d’abord à la
carte politique mais qui est bien conscient aussi que cela concerne tous les aspects du
paysage géographique avec, bien sûr, des rythmes et des intensités variables pour les
différentes parties du Monde. Même les aspects qu’elle croyait naguère immuables et qui
composent ce qu’on appelle aujourd’hui l’environnement lui apparaissent en voie de
changement…».
J-M Decroly et H. NICOLAI, Mutation des territoires dans le Monde à l’aube du XXI siècle,
L’Harmattan, 2006.
CONSEQUENCES
INTRODUCTION
. Alimentaires
. Océaniques ou halieutiques (n’est pas traité dans le document, les exemples pouvant
être multipliés. Ils sont laissés à l’appréciation des collègues)
INTRODUCTON
Sur la terre le soleil est la source fondamentale d’énergie car toutes les autres sources en
découlent.
Les combustibles fossiles, charbon, pétrole et gaz naturel, procurent aujourd’hui environ
85% de l’énergie mondiale. La production d’électricité absorbe plus de 50% du charbon
et plus de 30% des combustibles fossiles consommés dans le monde. Dans les années
80, la production d’électricité a augmenté de 60% dans les pays industrialisés et plus de
110% dans les pays en développement, ou la demande croît à un rythme de 8% par an.
Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont révélé à l’Occident sa vulnérabilité et le coût de
la dépendance énergétique. Les pays riches en ont tiré des conséquences en réduisant
leur consommation grâce à des politiques d’économie d’énergie et ils ont commencé à
développer leur production de nouvelles énergies.
Chaque année, la surface de la Terre reçoit une quantité d’énergie solaire qui équivaut à
dix fois l’énergie stockée dans les réserves mondiales de combustibles fossiles et
d’uranium :cela représente 15000 fois la demande mondiale d’énergie primaire. Cette
énergie peut être captée dans des centrales thermiques solaires mais aussi au moyen de
cellules photovoltaïques servant à produire de l’électricité.
L’énergie nucléaire est la seule énergie vraiment nouvelle. En 1950, elle n’existait pas et
en 1980 elle assure 10% de la production mondiale. Cependant, les problèmes des
risques ont pris une ampleur croissante et les solutions à la question du retraitement et
du stockage des déchets radioactifs compatibles avec l’environnement n’ont pas encore
été trouvées.
La force des eaux qui représente aujourd’hui près de 20% de la production mondiale
d’électricité, intéresse surtout les pays en développement qui bénéficient de
nombreuses ressources inexploitées. L’eau est le vecteur de la production d’énergie
géothermique : utilisation d’eau chaude profonde pour le chauffage ou de vapeur d’eau
naturelle pour produire de l’électricité. C’est le cas de l’Italie, au Japon et en Californie.
L’électricité mécanique des courants, de la houle et des marées est toujours au cœur des
recherches des énergies nouvelles. Les centrales marémotrices qui nécessitent des sites
exceptionnels et rares de fond de baie(exemple de la RANCE en Bretagne), et les
centrales E.T.M. (Energie Thermique des Mers) demeurent à l’état de prototypes à cause
du coût élevé de leur exploitation.
1-L’eau
Aujourd’hui, plus de deux milliards d’hommes ne disposent pas d’eau salubre en quantité
suffisante. Même les pays industriels aux ressources abondantes se trouvent
paradoxalement confrontés à de graves problèmes de pollution de l’eau. On estime que
80% des maladies qui affectent la population mondiale sont directement liées à l’eau.
L’accès à l’eau potable permettrait de réduire de moitié la mortalité infantile. Dans les
pays en voie de développement, femmes et enfants consacrent un temps et une énergie
considérable à se procurer de l’eau dont ils ont besoin.
La répartition des ressources alimentaires est inégale selon les pays. La sous-nutrition et
la malnutrition touchent près du tiers de l’humanité alors qu’un quart de la population
mondiale consomment à lui seul 60% de tous les biens alimentaires. La distorsion
grandissante, accentuée par les changements de modes alimentaires, entre les pays
nourriciers et les pays importateurs a crée un vaste marché de denrées alimentaires. Pour
pallier les insuffisances alimentaires et préserver le potentiel productif menacé par une
exploitation trop intensive, différentes solutions ont été choisies :promotion des espèces
à meilleur rendement, limitation de la chemisassions artificielle des cultures et
l’extension des cultures hors sol.
Conclusion
A chaque grande étape du progrès de l’humanité, les économies et les sociétés ont
intégré des composantes nouvelles qui ont à terme, apporté plus de bien-être et de
confort pour les populations. Garder la Terre en bonne santé est devenu un nouvel enjeu
pour le XXIe siècle.
INTRODUCTION
1- La pollution de l’eau
2- La pollution des sois
3- La pollution de l’air (atmosphérique)
INTRODUCTION
Le développement économique, l’expansion récente de l’industrie, sont remis en
question depuis quelques années : on les accuse de provoquer pollution et dégradation
de la nature. Des mouvements de défense de la nature sont nés aux Etats-Unis puis ont
déferlé sur l’Europe Occidentale. Des groupements <<<< écologiques >> se sont parés
d’ambitions politiques.
Les concentrations industrielles et urbaines rejettent dans l’air, l’eau et le sol, des
quantités de déchets toujours croissantes.
1- La pollution de l’eau
La pollution des sols agricoles devient préoccupante surtout dans les pays en
développement où les moyens financiers limités ne permettent par le traitement des
terres contaminées.
Les rejets de gaz carbonique augmentent à long terme, l’effet de serre et le réchauffement
atmosphérique, les rejets de CFC (Chlorofluorocarbone)
Il est à prévoir une hausse du niveau de la mer par dilatation thermique et fonte des
glaciers. Cette hausse oscillera entre 15 à 95 cm, ce qui fragilisera plusieurs zones
littorales et entraînera une submersion des deltas où les habitations et l’activité
économique se sont concentrées et la disparition des petites îles. Des modifications des
écosystèmes et de la végétation pourront se produire. L’aire d’extension des maladies
infectieuses (paludisme, fièvre jaune etc…) risque de s’élargir.
<< EL Niño» (l’Enfant Jésus), certains hivers, tous 3 à 5 ans (vers Noël), des eaux chaudes
tropicales (réchauffées de & à 4º c) se déplacent le long de l’équateur depuis l’Australie
créent un courant Ouest- Est vers les côtes de l’Equateur et du Pérou, inversant de façon
durable le sens des alizés provoquant des pluies torrentielles en Colombie, au Nord du
Pérou et en Equateur (600 morts en 1983) et des sécheresses en Australie et en Indonésie.
El Niño de 1982-1983 provoqua tempêtes de sable et incendies de brousses en Australie,
sécheresse aux Philippines, en Bolivie, au Sud de Pérou et en Afrique du Sud.
III/ Agir à tous les niveaux pour sauvegarder la terre
Dans certains Etats, les pouvoirs publics ont adopté des législations anti-pollution : la
France de 1970, à l’instar d’autres Etats, s’est doté d’un Ministère de l’Environnement, au
Sénégal, ce Ministère est rattaché à celui de la jeunesse, les Etats-Unis ont voté en 1990
le Clean Air Act (loi sur l’air pur).
Au plan mondial, le programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a pour
but de concilier environnement et développement. Des programmes non
gouvernementaux tels Greenpeace fondé en 1971 à Vancouver (Canada) ou la fondation
Cousteau en France visent également à promouvoir la défense de l’environnement.
Cependant les lois ne se traduisent pas toujours dans les faits. Le protocole de Kyoto qui
ambitionne de réduire les émanations de gaz à 5,2% à l’horizon 2012 n’est pas encore
adopté parce que n’ayant été signé par le nombre suffisant de pays (les Etats-Unis ne l’ont
pas encore signé). Seule la promotion d’une écocitoyenneté à l’échelle mondiale est
susceptible de responsabiliser tous les acteurs qui agissent sur l’environnement.
Conclusion
Potentialité : Ressource éventuelle dont pourrait disposer un territoire, mais non encore
mise en valeur. L’exploitation dépend le plus souvent du niveau de développement.
Environnement : Au sens étroit, ensemble des éléments naturels (air, eau, relief,
végétation…) qui entourent
Epreuve de géographie :
Sujet :
INEGALITES DE DEVELOPPEMENT
INTRODUCTION
I/ DEVELOPPEMENT/SOUS DEVELOPPEMENT
1- Critères de classification
2- Les caractéristiques Pays développés et Pays sous – développés
II/ INTERPRETATION ET EXPLICATION
INTRODUCTION
Le XXe siècle correspond à une prise de conscience de la réalité objective que constitue
l’inégalité de développement. Le développement et le sous-développement sont des
réalités très complexes dont il faut cerner les critères, déterminer les causes et jeter les
bases d’une réflexion pour un monde plus juste.
1/ DEVELOPPEMENT/SOUS-DEVELOPPEMENT
1- Critères de classification
La distinction entre pays développés et pays sous- développés est fréquemment retenue
depuis 1948. Le produit national brut et par an (PNB) et le PIB (produit intérieur brut) sont
des outils économiques employés pour définir le dé[Link] critères
économiques permettent de classer les pays dits à faible revenu, pays à revenu
intermédiaire, pays à revenu élevé .Depuis 1990, le PNUD met en avant un indicateur de
développement (IDH).Cet indicateur souligne le niveau sanitaire, le niveau d’instruction
et le niveau économique.
Pour mieux cerner les inégalités, il faut faire appel à la démographie, à l’économie agricole
et industrielle, à des critères sociaux et culturels, comme l’analphabétisme…
2-Caractéristiques
Pays Développés
Les pays d’Europe, les Etats-Unis et le Canada, le Japon, l’Australie et la Nouvelle Zélande
sont des pays développés selon les conventions des Nations Unies. Grâce à leur
révolution industrielle, ces pays sont capables de produire des biens matériels et de
satisfaire les besoins et les désirs de leur population. Dans ces pays nantis du NORD
comparés au SUD pauvre, la fécondité a beaucoup diminué, la natalité contrôlée. La
population, en grande partie urbanisée, vieillit et même diminue.
Pays sous-développés
Dans les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, les économies sont généralement
attardées, les ressources dépendent d’une agriculture et d’une industrie peu productives.
Ces pays communément appelés TIERS MONDE sont marqués par la faiblesse de
l’équipement sanitaire, l’analphabétisme, une population jeune, une fécondité élevée,
accroissement démographique considérable…
Toutefois il existe des pays très riches dans ce TIERS MONDE (les pays pétroliers arabes
par exemple) et des pays asiatiques qui aujourd’hui ont atteint un niveau de
développement industriel considérable (TAIWAN, HONG KONG, SINGAPOUR, COREE DU
SUD)
Si le développement est un processus qui conduit une société à élargir pour ses
habitants, les possibilités de satisfaction des besoins aussi bien vitaux que crées, donc il
serait intéressant de voir les causes du sous-développement.
A cela, il faut ajouter les théories racistes qui soulignent l’inaptitude par exemple des
sociétés noires au développement.
Ces pays ont été profondément bouleversés par le contact qu’ils ont eu du XVI au XIX
avec les sociétés occidentales (traite négrière, colonisation). Ce contact s’est traduit par
la spoliation des ressources humaines, minières, agricoles… d’où la désorganisation et le
retard considérable des économies du Sud.
C’est dans ce cadre national ou sous régional que chaque pays doit chercher et trouver
la voie de son développement.
Pour réduire les inégalités, les pays riches ont un rôle important à jouer. Il ne s’agit pas de
proposer aux pays du tiers monde des solutions toutes faites mais d’aider chacun des
pays à mobiliser les hommes et les ressources pour que ces pays concrètement, pas à
pas, réalisent leur propre développement. La diminution ou l’élimination de la dette des
pays du sud est de nature à les soulager. Enfin les pays sous développés ont l’obligation
de s’intégrer au commerce mondial (mondialisation-OMC) pour ne point subir les
contrecoups de ce dernier.
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
P.I.B. : Produit Intérieur Brut : c’est l’ensemble des richesses produites par les entreprises
nationales ou étrangères dans le pays.
P.N. B. : Produit Intérieur Brut : C’est l’ensemble des richesses produites par les
entreprises nationales dans et en dehors du pays.
Epreuve de géographie
<< Les différentes catastrophes ont des causes géographiques, non seulement
telluriques (le séisme, ou plutôt les séismes, le tsunami…), mais aussi humaines (le
succès et les échecs de l’aménagement du territoire au Japon…), civilisationnelles (les
choix énergétiques, le regard de l’occident sur le Japon…). Elles impliquent des lieux, des
espaces, des rapports à eux, des rapports de peuples à peuples. (…) Sans compter le
nucléaire dont la géopolitique (logique du lieu, d’un aménagement du territoire, du
marché…) est plus ou traitée… >>>
Pellicier Ph. (2011), «Le Japon quatre fois frappé. » Echo Géo (en ligne),
Quelle analyse systémique peut-on tenter des événements du 11 mars au Japon, au-delà
d’une simple catastrophe naturelle ?
LA TERRE, UNE PLANETE MENACEE
Proposition de plan
INTRODUCTION
.hydrauliques
. Alimentaires
. Océaniques ou halieutiques (n’est pas traité dans le document, les exemples pouvant
être multipliés. Ils sont laissés à l’appréciation des collègues)
INTRODUCTON
Sur la terre le soleil est la source fondamentale d’énergie car toutes les autres sources en
découlent.
Les combustibles fossiles, charbon, pétrole et gaz naturel, procurent aujourd’hui environ
85% de l’énergie mondiale. La production d’électricité absorbe plus de 50% du charbon
et plus de 30% des combustibles fossiles consommés dans le monde. Dans les années
80, la production d’électricité a augmenté de 60% dans les pays industrialisés et plus de
110% dans les pays en développement, ou la demande croît à un rythme de 8% par an.
Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont révélé à l’Occident sa vulnérabilité et le coût de
la dépendance énergétique. Les pays riches en ont tiré des conséquences en réduisant
leur consommation grâce à des politiques d’économie d’énergie et ils ont commencé à
développer leur production de nouvelles énergies.
Chaque année, la surface de la Terre reçoit une quantité d’énergie solaire qui équivaut à
dix fois l’énergie stockée dans les réserves mondiales de combustibles fossiles et
d’uranium : cela représente 15000 fois la demande mondiale d’énergie primaire. Cette
énergie peut être captée dans des centrales thermiques solaires mais aussi au moyen de
cellules photovoltaïques servant à produire de l’électricité.
*** L’énergie nucléaire est la seule énergie vraiment nouvelle. En 1950, elle n’existait pas
et en 1980 elle assure 10% de la production mondiale. Cependant, les problèmes des
risques ont pris une ampleur croissante et les solutions à la question du retraitement et
du stockage des déchets radioactifs compatibles avec l’environnement n’ont pas encore
été trouvées.
La force des eaux qui représente aujourd’hui près de 20% de la production mondiale
d’électricité, intéresse surtout les pays en développement qui bénéficient de
nombreuses ressources inexploitées. L’eau est le vecteur de la production d’énergie
géothermique : utilisation d’eau chaude profonde pour le chauffage ou de vapeur d’eau
naturelle pour produire de l’électricité. C’est le cas de l’Italie, au Japon et en Californie.
L’électricité mécanique des courants, de la houle et des marées est toujours au cœur des
recherches des énergies nouvelles. Les centrales marémotrices qui nécessitent des sites
exceptionnels et rares de fond de bale (exemple de la RANCE en Bretagne), et les
centrales E.T.M.(Energie Thermique des Mers) demeurent à l’état de prototypes à cause
du coût élevé de leur exploitation.
*** Chaque année, la surface de la Terre reçoit une quantité d’énergie solaire qui équivaut
à dix fois l’énergie stockée dans les réserves mondiales de combustibles fossiles et
d’uranium : cela représente 15000 fois la demande mondiale d’énergie primaire. Cette
énergie peut être captée dans des centrales thermiques solaires mais aussi au moyen de
cellules photovoltaïques servant à produire de l’électricité.
L’énergie nucléaire est la seule énergie vraiment nouvelle. En 1950, elle n’existait pas et
en 1980 elle assure 10% de la production mondiale. Cependant, les problèmes des
risques ont pris une ampleur croissante et les solutions à la question du retraitement et
du stockage des déchets radioactifs compatibles avec l’environnement n’ont pas encore
été trouvées.
La force des eaux qui représente aujourd’hui près de 20% de la production mondiale
d’électricité, intéresse surtout les pays en développement qui bénéficient de
nombreuses ressources inexploitées. L’eau est le vecteur de la production d’énergie
géothermique : utilisation d’eau chaude profonde pour le chauffage ou de vapeur d’eau
naturelle pour produire de l’électricité. C’est le cas de l’Italie, au Japon et en Californie.
L’électricité mécanique des courants, de la houle et des marées est toujours au cœur des
recherches des énergies nouvelles. Les centrales marémotrices qui nécessitent des sites
exceptionnels et rares de fond de baie (exemple de la RANCE en Bretagne), et les
centrales E.T.M.(Energie Thermique des Mers) demeurent à l’état de prototypes à cause
du coût élevé de leur exploitation.
II/ Les ressources renouvelables
1-L’eau
Aujourd’hui, plus de deux milliards d’hommes ne disposent pas d’eau salubre en quantité
suffisante. Même les pays industriels aux ressources abondantes se trouvent
paradoxalement confrontés à de graves problèmes de pollution de l’eau. On estime que
80% des maladies qui affectent la population mondiale sont directement liées à l’eau.
L’accès à l’eau potable permettrait de réduire de moitié la mortalité infantile. Dans les
pays en voie de développement, femmes et enfants consacrent un temps et une énergie
considérable à se procurer de l’eau dont ils ont besoin.
Si l’industrie est une grosse consommatrice (Il faut 500m3 pour faire une tonne de papier)
l’agriculture l’est encore plus avec l’extension croissante des zones irriguées. Des
contentieux opposent les utilisateurs d’eau : Israël et la Jordanie se disputent les eaux du
Jourdain ; sur le littoral méditerranéen, l’eau rare en été, est convoitée par les citadins, les
touristes et les agriculteurs. L’eau est devenue un enjeu stratégique. Les hommes ont mis
au point des techniques sophistiquées pour maîtriser l’eau, adapter les ressources à
leurs besoins et rationaliser leur consommation. De l’irrigation à l’aspersion assistée par
l’ordinateur, le dessalement de l’eau de mer par distillation, la gamme est étendue.
La répartition des ressources alimentaires est inégale selon les pays. La sous-nutrition et
la malnutrition touchent près du tiers de l’humanité alors qu’un quart de la population
mondiale consomment à lui seul 60% de tous les biens alimentaires. La distorsion
grandissante, accentuée par les changements de modes alimentaires, entre les pays
nourriciers et les pays Importateurs a crée un vaste marché de denrées alimentaires. Pour
pallier les insuffisances alimentaires et préserver le potentiel productif menacé par une
exploitation trop intensive, différentes solutions ont été choisies : promotion des espèces
à meilleur rendement, limitation de la chemisassions artificielle des cultures et
l’extension des cultures hors sol.
Conclusion
A chaque grande étape du progrès de l’humanité, les économies et les sociétés ont
intégré des composantes nouvelles qui ont à terme, apporté plus de bien-être et de
confort pour les populations. Garder la Terre en bonne santé est devenu un nouvel enjeu
pour le XXIe siècle.
LES PROBLÉMES DU MODÈLE ÉCONOMIQUE JAPONAIS
Le niveau de vie très élevé au Japon entraîne une réduction de la taille de la famille et un
vieillissement fortement soutenu par une espérance de vie très élevés. Avec une tranche
de vieillards représentant 20% de la population, un accroissement naturel de 0,02%, le
Japon a la population la plus vieille monde et dans un court ou moyen terme cela peut
peser négativement sur son dynamisme économique.
CONCLUSION
C’est grâce à une bonne organisation économique que le Japon est parvenu au 2 e rang de
l’économie mondiale derrière les États-Unis. Cependant son économie fortement
tournée vers l’extérieur entraîne sa dépendance énergétique, alimentaire, et
commerciale vis-à-vis du marché mondial.