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Fastef

Le document traite de l'importance de l'histoire, en particulier de l'histoire africaine, et de la nécessité de rétablir la vérité historique face à la falsification et aux préjugés. Il souligne que l'Afrique a une riche histoire, souvent méconnue, et que les historiens doivent utiliser diverses sources, telles que la tradition orale et les documents écrits, pour reconstituer le passé. Enfin, il aborde les défis que rencontrent les historiens africains dans leur quête de vérité et d'objectivité.

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Le document traite de l'importance de l'histoire, en particulier de l'histoire africaine, et de la nécessité de rétablir la vérité historique face à la falsification et aux préjugés. Il souligne que l'Afrique a une riche histoire, souvent méconnue, et que les historiens doivent utiliser diverses sources, telles que la tradition orale et les documents écrits, pour reconstituer le passé. Enfin, il aborde les défis que rencontrent les historiens africains dans leur quête de vérité et d'objectivité.

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CONCOURS D’ENTREE A LA FASTEF : NIVEAU LICENCE

Test d’entrer pour l’année académique 2008-2009

Section F1A-Diplôme Licence

Durée 4H

Les candidats traiteront obligatoirement les deux sujets

Epreuve d’histoire :

Sujet :

Qu’est-ce que l’histoire ? Est-ce vraiment la science du passé, Et si tel est le cas, quel est
l’intérêt d’enseigner le passé de civilisations disparues depuis des millénaires ?

Discuter ces interrogations

Histoire : définition, objet et importance

Introduction

Mémoire des hommes et des évènements du passé, l’histoire s’applique à toute sorte
d’étude qui porte sur le développement de certains faits dans le temps. L’histoire est donc
une science primordiale pour la connaissance du passé de l’humanité, d’un peuple,
d’une société ou d’une personne.

Définition et objet

I-L ’histoire est le récit des événements dignes de mémoire. C’est la connaissance du
passé, des évènements, des actions des grands hommes qui ont marqué la vie de
l’humanité. Dans son sens académique, l’histoire est considérée comme une science qui
étudie, raconte et explique selon une méthode rigoureuse la succession des évènements
(révolution, guerre, régime…)

L’histoire à pour objet la reconstitution du passé humain. Pendant longtemps, elle était
considérée comme le récit des évènements qui avait bouleversé la vie des hommes.
Aujourd’hui elle dépasse le cadre des évènements et s’intéresse à l’étude des
civilisations. Elle est donc le moyen opératoire qui permet à l’homme de suivre et de
comprendre les principales phases de sa propre évolution culturelle et sociale dans le
temps et dans l’espace. Autrement dit, elle est la lecture patiente et difficile de tout le
cheminement culturel de l’homme sur terre.

II- L’importance de l’histoire

<<< Le monde est vieux mais l’avenir sort du passé >> fait parler Djibril Tamsir Niane, le
griot dans son ouvrage Soundjata. Ces propos montrent toute l’importance que revêt
l’histoire pour l’existence de l’homme. Elle représente pour l’homme ce que les yeux
représentent pour le corps. Sans yeux, ne peut pas voir la lumière et sans lumière,
l’homme ne peut éclairer les points obscurs de son existence.

L’histoire permet à chacun de connaître le passé du groupe auquel il appartient. Elle


permet aussi de connaître le passé de tous les hommes, d’apprécier et de mesurer les
progrès qu’ils ont accomplis dans la transformation des conditions de vie à la surface de
la terre. Enfin, enracinant L’homme dans sa culture et sa tradition, elle lui donne les
moyens d’élargir ses connaissances dans l’étude des autres civilisations humaines.

Conclusion

Ayant pour fonction première d’étudier, de restituer et d’expliquer les évènements du


passé, L’histoire doit être rigoureuse et objective. Mais aujourd’hui, l’on s’interroge sur sa
fonction scientifique tellement elle fait l’objet de beaucoup de polémiques au grand dam
de l’Afrique. Et pourquoi souffre-t-elle plus de cette polémique ?

PROBLEMATIQUE DE L’HISTOIRE AFRICAINE (SOURCES ET PROCEDES


D’INVESTIGATION)

Introduction

Jusqu’à une période assez récente, l’Afrique (l’Afrique noire en particulier) est considérée
comme un continent sans histoire. Ce qui est une aberration dans la mesure où l’histoire
a commencé en Afrique, terre d’apparition de l’homme et des premières civilisations
étatiques attestées. Aujourd’hui encore, l’histoire africaine est mal connue ; d’où
l’impérieuse nécessité d’une bonne utilisation des sources historiques (documents
écrits, tradition orale, archéologie, linguistique, anthropologie).

I. Problématique de l’histoire africaine


1. La falsification de l’histoire africaine

L’histoire africaine a été longtemps victime de préjugés et de considérations qui l’ont


mise sous un faux jour. Ainsi le philosophe allemand Hegel (1770-1831) déclare que
<<l’Afrique est une terre anhistorique ». L’historien et journaliste français Pierre Gaxotte
(1895-1982) affirme que les Africains n’ont rien produit, ni Euclide, ni Aristote, ni Galilée,
ni Lavoisier, ni Pasteur ». Raymond Mauny dit qu’« avant la colonisation, il y avait des nuits
noires en Afrique ». Il y a d’autres préjugés ou mythes selon lesquels les Africains seraient
frappées d’ immobilisme », d’apathie congénitale» et constitueraient une <<< race
maudite parce que descendante de Cham (le second des trois fils de Noé) ».

Ces considérations et préjugés ont produit chez l’Africain un complexe, une aliénation,
un mépris… Ces considérations procèdent d’une falsification de l’histoire africaine. On
refuse à l’Afrique l’existence d’une histoire, d’une mémoire collective. Ceux qui
l’acceptent pensent que l’histoire de l’Afrique commence seulement avec la
colonisation. Cette falsification de l’histoire africaine doit être battue en brèches.

2. La restauration de la vérité historique

C’est par rapport à cette falsification de l’histoire qu’on peut parler d’un rôle spécifique
de l’histoire et de l’historien en Afrique. Ainsi pour Cheikh Anta Diop, le rôle de l’histoire
en Afrique consistera d’abord à rétablir la vérité historique pour réconcilier l’Africain avec
lui-même. Cette tâche de reconstitution du passé africain, exécutée sous la direction de
l’Unesco, a permis une réécriture de l’histoire du continent par des historiens honnêtes.

Cette vérité retrouvée doit permettre de restaurer la conscience historique que C. A. Diop
définit comme le rempart contre l’aliénation, l’acculturation et les complexes divers pour
que l’Africain ait confiance ne lui-même, en ses capacités à innover, à inventer, à
assimiler.

En réalité, l’histoire de l’Afrique existe même en l’absence de l’écriture. Il n’y a pas de


peuple sans histoire. Mieux l’histoire de l’Afrique est le début de celle de l’Humanité.
Cependant certaines sources spécifiques de l’histoire africaine posent problème.

II. Les sources de l’histoire africaine

D’abondantes sources d’information fournissent des témoignages qui permettent à


l’historien de déchiffrer le passé africain. Ces témoignages peuvent être partiels ou
erronés, fragmentaires ou inexacts. C’est pourquoi les historiens se doivent de les
considérer de manière critique.

1. Les sources écrites

a) La tradition orale

Très riche d’informations, la tradition orale a longtemps été la principale source de


L’histoire africaine. La tradition orale est le mode de transmission de génération en
génération d’informations relatives à l’histoire d’un peuple. La tradition orale,
judicieusement interprétée, est une source irremplaçable de l’histoire africaine. Il faut
rappeler que l’Afrique subsaharienne n’a connu l’écriture que tardivement ; d’où
l’importance de la tradition orale dont les dépositaires sont les vieillards et les griots.
Aussi l’écrivain, historien et traditionaliste malien Amadou Hampâté Bâ (1901-1991)
disait-il : «En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ». Quant à
l’homme politique et historien malien Alpha Oumar Konaré (né en 1946), il affirme : «Si
l’Afrique perd sa mémoire sonore, elle perd sa mémoire tout court» (Jeune
Afrique/L’Intelligent, N° 2241, du 21 décembre 2003 au 3 janvier 2004, p. 122).

Cependant la tradition orale présente des insuffisances. D’abord, le cadre chronologique


n’est pas précis. Ensuite, les faits économiques sont rarement relatés. Enfin, la tradition
orale est souvent entachée de subjectivité. Il faut donc un travail sérieux pour bien traiter
les informations fournies par la tradition orale. La connaissance directe des langues
africaines est nécessaire.

b) Les sources écrites

Les sources écrites sont plusieurs ordres :

Les sources antiques qui vont des origines au VIIe siècle. Ce sont les pièces
archéologiques égyptiennes et nubiennes comme les papyrus, les documents
épigraphiques (peintures et gravures rupestres) et les textes des auteurs grecs et latins
comme Hérodote (v. 484-v. 425 av. J.-C.), Strabon (v. 58 av. J.-C.-v. 24 apr J.-C.), Diodore
de Sicile (v. 90-v. 21 av. J.-C.), Plutarque (v. 46-v. 120), Ammien Marcellin (v. 330-v. 400),
Achille Tatius, etc. ;

- Les sources arabes qui vont du IX au XVe siècle et sont le fait d’auteurs arabes
comme Al Bakri (1040-1094), Al Idrisi (1099-1164), Ibn Batouta (1304-1377), Ibn
Khaldun (1332-1406), etc. A ces auteurs, il faut ajouter des Africains qui ont écrit
en arabe leur propre histoire comme les chroniques (tarikh en arabe) de deux
lettrés de Tombouctou : Mahmoud Kati (Tarikh el-Fettach, qui rernseigne sur le
règne de l’Askia Mohamed) et Abderrahmane es-Sadi (Tarikh es-Sudan) ;

- Les sources européennes qui donnent des informations sur les peuples africains
depuis les premières découvertes (le Vénitien Alvise Ca Da Mosto, venu deux fois
au Sénégal par exemple) jusqu’à nos jours en passant par la période impérialiste
(missionnaires, explorateurs et administrateurs coloniaux). Par exemple David
Livingstone (1813-1873), René Caillié (1799-1838), Marcel Griaule (1898-1956),
Maurice Delafosse, le Révérend Père Henri Gravrand, etc., ont laissé des travaux
remarquables sur l’Afrique.

c) Importance et limites des sources écrites


Les documents écrits, lorsqu’ils sont contemporains des faits, constituent une source
précieuse d’informations. Cependant leur utilisation demande une certaine prudence
car le document écrit n’est pas « parole d’Evangile ». Il peut être en effet falsifié ou
amputé. Il n’est pas à l’abri de falsifications, d’exagérations ou de contrevérités. Dans
certaines œuvres laissées par les colonisateurs, on trouve des préjugés défavorables à
l’Afrique, où les rois sont souvent représentés comme cruels et sanguinaires.

2) Les autres sources : l’archéologie, la linguistique et l’anthropologie

a) L’archéologie

Du grec archaios (ancien ») et logos (< discours » puis « étude »), l’archéologie est l’étude
scientifique des cultures et des modes de vie du passé par l’analyse des vestiges
matériels. L’archéologie est ainsi devenue au fil du temps une science pluridisciplinaire,
associant l’histoire de l’art, l’anthropologie, l’ethnologie, la paléontologie, la géologie,
l’écologie, les sciences physiques, etc. Ainsi, pour établir une chronologie, les
archéologues utilisent les méthodes de datation mises au point par des chercheurs
d’autres disciplines : datation par le carbone 14, le potassium argon et le test au fluor
développée par les spécialistes de la physique nucléaire, datation stratigraphique par des
géologues, évaluation des faunes fossiles par des paléontologues, etc. Pour reconstituer
les modes de vie du passé, les archéologues utilisent également des méthodes issues de
la sociologie, de la démographie, de la géographie, de l’économie et des sciences
politiques. L’archéologie est encore peu exploitée en Afrique. La plupart des travaux
effectués dans le continent sont le fait d’archéologues occidentaux parmi lesquels le
paléoanthropologue et préhistorien kenyan d’origine britannique Louis Seymour Leakey
(1903-1972), les Français Jean Devisse et Yves Coppens (né en 1934), etc. L’archéologie
africaine se heurte aujourd’hui à certains problèmes dont le manque de moyens
financiers et matériels et les pillages.

b) La linguistique

C’est l’étude scientifique, historique et comparative des langues pour en établir la


parenté ou les affinités. Elle permet de déceler des contacts entre des peuples que les
mouvements ont dû séparer. Grâce aux travaux de C. A. Diop, on est parvenu à établir la
parenté entre l’égyptien ancien et les langues négro-africaines. Au Sénégal par exemple,
la parenté linguistique entre le wolof, le peul et le sérère résulterait de leur cohabitation
première au niveau de la vallée du fleuve Sénégal.

c) L’anthropologie
C’est l’étude des caractéristiques anatomiques, biologiques, culturelles et sociales des
êtres humains. Cette science est divisée en deux branches principales :

L’anthropologie physique, qui étudie l’évolution biologique et l’évolution physiologique de


l’Homme (homo sapiens). Par le biais de cette méthode, on est parvenu à une
classification raciale en fonction de la taille et de la forme du crâne. Ainsi les Noirs sont
dolichocéphales (crâne allongé), les Blancs sont brachycéphales (crâne plus large que
long) et les Jaunes sont mésocéphalées (crâne arrondi) ;

L’anthropologie sociale et culturelle, qui étudie la vie des sociétés humaines, présentes
et passées, les évolutions de leurs langues, des croyances et des pratiques sociales.
L’objet général de l’anthropologie est de faire de l’Homme et de toutes les dimensions de
la vie humaine l’objet d’un savoir positif. Par l’anthropologie culturelle, on en est arrivé à
établir une classification des civilisations en fonction des traditions et des genres de vie :
« civilisations du lait et du mil » par opposition aux << civilisations du riz et de l’huile de
palme» ; le patriarcat (car le pastoralisme est une activité dominée par les hommes) dans
les sociétés nomades par opposition au matriarcat (mode de succession utérin) dans les
sociétés sédentaires (les sociétés agraires où les femmes assurent l’essentiel des
activités).

Conclusion

Des progrès réels ont été enregistrés dans les recherches sur le passé africain. En
témoignent les nombreuses publications d’historiens africains et occidentaux.
L’historien africain a un atout maître dans la recherche grâce à son appartenance aux
peuples dont il écrit l’histoire, à la connaissance de la langue ou des langues, des
coutumes, des traditions. Mais cet historien africain, tout comme son homologue
occidental, n’est pas à l’abri de la subjectivité.

Problématique de l’histoire africaine

Introduction

Peut-on, en l’absence de la seule écriture, écarter l’Afrique de la marche de l’histoire ?


C’est ce prétexte que les européens se sont servis pour présenter l’Afrique comme un
continent ahistorique. Ayant pris conscience de ces dénigrements, les historiens
africains vont, avec l’utilisation croisée d’autres sources, tenter de réécrire l’histoire
africaine avec beaucoup plus d’objectivité.

I-L ’Afrique a-t-elle une histoire ?

Pendant longtemps, mythes et préjugés ont caché au monde l’histoire réelle de l’Afrique.
Ainsi, pour certains historiens et hommes de cultures principalement européens ont, à
travers leurs analyses, travesti l’histoire de l’Afrique soit par des considérations racistes
soit par complexe de supériorité. A ce propos Hegel, dans son livre intitulé cours sur la
philosophie de l’histoire, écrivait que l’Afrique n’est pas une partie historique du monde.
Elle n’a pas de mouvement de développement à montrer… ce qu’on entend toujours par
Afrique, c’est l’esprit historique non développé… ». Il est clair pour Hegel, l’Afrique est en
dehors de l’histoire de l’humanité. Elle est donc un continent peuplé par des hommes
animés simplement par des passions et l’instinct. Ce genre de conceptions racistes a
persisté jusqu’au milieu du XXème siècle. Ainsi, pour justifier la colonisation, les
européens ont falsifié, fraudé et quelque fois nié la réalité historique. Face à ces
aberrations, certains africains ont senti un profond besoin de rétablir sur des bases
solides l’historicité de leur continent. Cet effort s’illustre à travers les travaux d’éminents
historiens comme le professeur Cheikh Anta Diop ou encore l’historien Joseph Kizerbo.

11- Les sources d’étude de l’histoire africaine

Avant de réfléchir sur la succession des faits, il importe d’abord d’établir leur véracité.
L’historien tire les matériaux bruts des sources primaires, c’st à dire des textes écrits par
les acteurs ou témoins qui ont une connaissance directe des événements étudiés. Toutes
sources, écrites ou orales comportent une interprétation des faits. Le travail de l’historien
est de soumettre les sources à une critique objective et à les confronter à d’autres
sources.

1- La tradition orale

La tradition orale est définie comme une somme d’information (témoignages) transmise
oralement d’une génération à une autre. Oralité et transmission sont les deux
caractéristiques de la tradition orale. Elle se présente sous forme de devinettes, de
contes, de légendes, de proverbes, de chants… C’est pourquoi Joseph Kizerbo affirmait
que la tradition orale est de loin la science historique la plus intime, la plus succulente,
la mieux nourrie de sève d’authenticité ». Les vieillards et les griots, dépositaires de la
parole, apparaissent en Afrique comme de véritables << documents vivants ». A ce propos
Amadou Hampathé Ba disait qu’en Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui
brûle ».
2- Les sources écrites

a) Les sources antiques : Il s’agit des écrits égyptiens, nubiens, grecs et


romains apportant souvent la lumière sur le passé africain.

b) Les sources arabes : Elles nous viennent d’auteurs arabes ou de lettres


africaines de formation arabe. On peut citer les écrits de Mahmoud Kati,
auteur de « tarikh el-fettah >> (chronique du chercheur), d’Abdourahmane
es Saadi auteur de tarikh es Sudan >>> (historique du pays des noirs) et les
ouvrages do : Ibn khaldum, El Bekri, Ibn Battuta…

c) Les sources européennes : Ce sont les récits d’explorateurs et de


missionnaires constitués de rapports administratifs et des missions
militaires.

3- Les sources scientifiques

a) L’archéologie : C’est une science qui pour objet, la recherche et l’étude scientifique
des vestiges du passé. Grâce à la méthode de datation du carbone 14 ou du potassium
argon, on peut remonter au-delà de l’histoire des chronologies laissées par les textes
écrits et faire parler les vestiges exhumés. Grâce à ses investigations, elle a permis de
démontrer que l’Afrique est le berceau de l’humanité.

b) L’anthropologie : C’est une science qui étudie l’homme à travers ses manifestations
physiques et culturelles. L’anthropologie consiste à comparer les caractères biologiques
entre les races (couleur des yeux, crane…). Elle pout renseigner sur l’évolution de
l’homme (Egypte noire). L’anthropologie quant à elle se base sur la comparaison des traits
culturels =

d) La linguistique : C’est une science qui permet d’étudier les langues dans leur
structure, leur évolution et leurs relations. Elle a permis au professeur Cheikh Anta
Diop d’établir une parenté entre la civilisation égyptienne et colle négro-africaine
en générale et plus particulièrement entre la langue de l’Egypte ancienne et le
wolof. Exemple : am-saisir ; an-enlever ; mer-colère ; Ka-nom du dernier pharaon
et nom sénégalais peulh.

III- Les limites des sources

Certaines sources de l’histoire africaine doivent être manipulées avec beaucoup de


précautions. C’est ainsi que : pour la tradition orale, le griot peut manipuler, exagérer ou
omettre des faits qui pourraient ternir l’image de sa société. La tradition orale donne
souvent une chronologie relative (en référence à des évènements ou de grands
personnages).

Pour les sources arabes, certains auteurs n’ont jamais foulé le continent africain, ils n’ont
fait que recueillir des récits. Et comme les sources antiques, il peut se poser un problème
de traduction.

Concernant les sources européennes, la prudence est de mise dans la mesure oùles
documents peuvent être falsifiés, exagérés ou orientés. Il s’y trouve aussi que la langue
peut constituer une barrière l’archéologie exige quant à elle beaucoup de moyens
financiers. Les sites peuvent être aussi altérés soit par l’érosion hydrique ou éolienne soit
par l’édification d’édifices sur ces sites.

L’anthropologie, longtemps au service de la colonisation, a toujours présenté les sociétés


africaines comme attardées et primitives.

Pour la linguistique, il convient de la manipuler avec beaucoup de délicatesse pour ne


pas se tromper sur les illusions auditives. Exemples : nah-protéger en égyptien alors
qu’en wolof il signifie tromper.

Conclusion

Par souci de préserver leur ascendance et leur mythe auprès des africains, les historiens
ont tenté plus d’un demi-siècle de dévaloriser l’histoire africaine. Dès lors, il appartient
aux historiens africains, avec l’appui des procédés d’investigation et la tradition orale de
prouver que l’Afrique, en plus d’avoir une histoire, est le berceau de l’humanité.

Epreuve d’histoire :

Sujet :

Discuter cette réflexion de l’historien Djibril Tamsir Niane qui s’interroge << si pour la
reconquête de l’identité historique de l’Africain, on doit décoloniser l’histoire ou la
défalsifier >> ?
Source : Histoire et Diversités Culturelles, Paris, Unesco, 1984

La dissertation en histoire

Introduction

La dissertation d’histoire est proche de celle de lettres mais elle s’en différencie par sa
matière et ses objectifs. Car la dissertation d’histoire n’est pas un exercice d’érudit ni de
culture générale il s’agit d’élaborer à partir de connaissances correctement assimilées
une argumentation solide et convaincante. Pour faire une bonne dissertation il faut
respecter les trois parties.

I La lecture et la compréhension du sujet

Dans un exercice de dissertation historique il faut avant tout lire et comprendre le sujet
pour éviter le hors sujet. Pour cela il faut une démarche en trois temps :

1 Comprendre le libellé et le sens du sujet

Chaque mot du libellé a un sens qu’il faudra interpréter car les mots du libellé
déterminent la nature et l’orientation du sujet. Exemple des mots comme causes,
conséquences, conditions, bilans ont un sens précis dont le devoir ne doit pas s’écarter.

L’emploi du singulier ou du pluriel a un sens dans le devoir

L’ordre des termes du sujet

Les conjonctions de coordination méritent une attention particulière

La qualité d’une dissertation dépend donc en premier lieu d’une bonne compréhension
du sujet. Il s’agit de comprendre l’orientation générale donnée par l’intitulé et de réfléchir
au sens de chacun des termes.

2 La délimitation du champ du sujet

Après la lecture et la compréhension du sujet il s’agit de délimiter le champ du sujet

Le champ géographique il s’agit de définir l’étendu géographique sur lequel porte le sujet

Le champ chronologique c’est-à-dire la période qui concerne le sujet

Le champs thématique c’est le thème dont débat le sujet

3 L’élaboration de la problématique
La problématique, c’est l’étude du problème posé par l’intitulé du sujet. C’est un
questionnement (qui peut être interrogatif ou affirmatif) qu’on doit analyser tout au long
du travail. Ce questionnement doit être le fil conducteur du développement. La
problématique doit montrer l’idée maîtresse qui préside à la construction du devoir.

Le plus souvent la problématique découle tout naturellement du sujet. Si le sujet a


correctement été analysé et compris, l’élaboration de la problématique ne devra pas
poser de difficultés.

Lorsque le sujet est formulé à la forme interrogative il ne faut en aucun cas se contenter
de recopier l’intitulé du sujet. Là encore, c’est de l’analyse précise du sujet que découlera
la problématique.

La problématique naît d’une réflexion sur le sujet. Sa formulation doit être claire, car ce
questionnement initial détermine l’ensemble de l’argumentation.

II Elaborer un plan détaillé l’introduction le développement et la conclusion

1 Elaboration du plan détaillé

IL ne faut jamais élaborer le plan à partir des notes désordonnées mises sur les feuilles
de brouillon. Pour élaborer son plan il faut donc partir de la problématique et élaborer une
argumentation qui y réponde clairement. Les titres de partie doivent répondre à la
problématique.

Les types de plans sont souvent déterminés par le libellé du sujet. Il y a trois types de plan
qu’on retrouve dans les types de sujet

Les plans thématiques

Les plans chronologiques

Les plans mixtes

Il existe plusieurs familles de sujets qui offrent des types de plans bien précis. On peut
citer comme grandes familles de sujet : les sujets de type << tableau / bilan », les sujets
de type << évolutif », les sujets de type « confrontation >> ou « mise en relation », les sujets
de type << discussion >> ou « démonstration », les sujets de type << comparatif », les
sujets de type dialectique », etc.

• Les sujets de type « tableau / bilan : Pour ce type de sujet, il s’agit de


caractériser l’état d’une situation. Ici, c’est le plan thématique qui convient
le mieux.
Exemples : Le monde en 1945.

Bilan de la décolonisation.

Les sujets de type << évolutif» : Ici, il s’agit de décrire les transformations au cours d’une
période chronologique. Il faut donc trouver des dates ruptures significatives. Pour ce type
de sujet, c’est le plan chronologique qui convient le mieux

Exemples : Les relations Est/Ouest de 1947 à 1975.

L’évolution de la Chine de 1945 à 1993.

Les sujets de type << confrontation» ou « mise en relation» : Ici, il faut confronter pour
thématiser, spatialiser, périodiser. On peut traiter ce type de sujet selon un plan
chronologique si la situation s’inscrit dans la durée et selon un plan thématique si la
situation constitue un moment précis.

Exemples : L’URSS et la guerre froide.

La question allemande dans les relations Est/ouest.

Les sujets de type « discussion » ou « démonstration : Pour ce type de sujet, il faut


démontrer en suivant la problématique suggérée par le libellé.

Exemples : L’affirmation du Tiers Monde : réalités et limites.

L’Allemagne en 1945 : année zéro ou nouveau départ ?

• Les sujets de type << comparatif >> : Pour ce type de sujet, il faut faire une
étude alternée et éviter de faire une étude juxtaposée :

Exemple : Comparez la décolonisation de l’Inde et celle de l’Indochine.

Les sujets de type << dialectique» : Pour ce type de sujet, le plan suivant est à adopter :

<thèse, antithèse, synthèse ». C’est un sujet souvent présenté sous la forme d’une
affirmation accompagnée des expressions « Qu’en pensez-vous ?», «Partagez-vous cette
assertion ?quelle réflexion vous inspire cette affirmation ? », etc.
Dans la thèse, il faut expliquer la pensée qui fonde l’affirmation ; c’est-à-dire ce que
l’information veut insinuer.

Dans l’antithèse, il faut montrer les faiblesses ou les limites de l’affirmation.

Dans la synthèse, il faut réconcilier la thèse et l’antithèse ; c’est-à-dire qu’on cherche à


dépasser la contradiction. On cherche ce qu’il y a de vrai dans la thèse et dans l’antithèse.

Exemples : « L’ONU n’a plus sa raison d’être. >> Partagez-vous cette affirmation.

Le président Senghor affirme que la colonisation a été un mal nécessaire.

Qu’en pensez-vous ?

2 Elaboration de l’introduction

Compte tenu de l’importance de l’introduction et de la conclusion il s’avère nécessaire


de les rédiger au brouillon. L’élaboration de l’introduction répond à une démarche en trois
temps :

- Le préambule ; c’est, en quelque sorte, l’introduction de l’introduction. L’élève


amène le sujet en rappelant le sujet, ou en précisant de nouveau son contexte
général, ou encore en procédant à la définition des termes de l’intitulé. Pour
annoncer le sujet, on se réfère à L’histoire ou à l’actualité.

La problématique : elle consiste à poser le sujet, à donner un sens au sujet, à faire

Apparaître les questions qu’il suscite.

L’annonce du plan : elle consiste, par quelques propositions habilement agencées, à


indiquer les idées principales autour desquelles s’articule votre devoir.

NB : Dans l’introduction, il faut surtout éviter de développer ou de répondre à la question


posée

3 Rédiger le devoir

La rédaction du devoir obéit à trois règles impératives

Soigner la présentation du devoir : le devoir doit avoir une disposition claire et aérée, qui
fait ressortir les grandes articulations de l’argumentation.

Soigner la qualité de l’argumentation : la structure de l’argumentation doit être


particulièrement soignée.
Soigner la rigueur de l’expression : utiliser un vocabulaire simple et une expression
rigoureuse .

3 Elaborer la conclusion

La conclusion est un bilan : c’est l’aboutissement du raisonnement. Elle doit être courte.
Elle n’est jamais un résumé du devoir mais celui des résultats. En clair, elle apporte la
réponse à la problématique. On la divise en trois sous parties :

Le bilan ou le résumé des résultats ;

Le point de vue personnel, l’opinion personnelle sur l’intérêt du sujet ;

L’ouverture : elle oriente le lecteur vers des perspectives plus larges, cependant
directement liées aux résultats citées auparavant.

LA DISSERTATION HISTORIQUE

La dissertation est un exercice par lequel on cherche à résoudre un problème donné. Elle
permet de juger la capacité de l’élève à organiser et à mobiliser ses connaissances sur
une question posée. La dissertation historique n’est ni un bavardage ni une récitation de
cours, mais plutôt une réflexion personnelle soutenue par un effort d’argumentation et
d’analyse. Elle se soucie de cohérence et de logique et reflète plus souvent la
personnalité propre de l’élève.

1. PRELIMINAIRES

Pour aborder un sujet de dissertation historique, l’élève doit faire trois opérations
fondamentales : décomposer l’intitulé du sujet, identifier le type de sujet, établir une
problématique.

) Comment décomposer l’intitulé du sujet ?

L’élève doit d’abord lire attentivement et intelligemment l’intitulé du sujet, prenant le


temps d’apprécier convenablement les termes du libellé, de repérer les mots clés et de
les définir, de cerner les limites de la question posée. Mais, comme la forme de l’énoncé
est rarement interrogative, il convient de la ramener à une question (exemple : Le sujet :
La question allemande dans les relations internationales doit être transformée en
<Comment la question allemande s’inscrit-elle dans les relations internationales ?»). Il
faut cerner les limites du sujet à trois niveau au niveau spatial, au niveau temporel (les
bornes chronologiques) et au niveau thématique (thème économique, politique, militaire,
etc.). Il est ainsi nécessaire de construire un triangle d’analyse (au brouillon ; voir ci-
contre).

2) Comment identifier le type de sujet ?

Après avoir décomposé le sujet, l’élève devra identifier le type de sujet. Il existe plusieurs
familles de sujets qui offrent des types de plans bien précis. On peut citer comme grandes
familles de sujet : les sujets de type tableau / bilan, les sujets de type évolutif, les sujets
de type << confrontation» ou mise en relation, les sujets de type discussion ou <<
démonstration », les sujets de type comparatif », les sujets de type « dialectique », etc.

Les sujets de type <tableau/bilan : Pour ce type de sujet, il s’agit de caractériser l’état
d’une situation. Ici, c’est le plan thématique qui convient le mieux.

Exemples : Le monde en 1945.

Bilan de la décolonisation.

• Les sujets de type < évolutif» : Ici, il s’agit de décrire les transformations au cours
d’une période chronologique. Il faut donc trouver des dates ruptures significatives.
Pour ce type de sujet, c’est le plan chronologique qui convient le mieux

Exemples : Les relations Est/Ouest de 1947 à 1975-

L’évolution de la Chine de 1945 à 1993.

Les sujets de type confrontation» ou « mise en relation» : lci, il faut confronter pour
thématiser, spatialiser, périodiser. On peut traiter ce type de sujet selon un plan
chronologique si la situation s’inscrit dans la durée et selon un plan thématique si la
situation constitue un moment précis.

Exemples ; L’URSS et la guerre froide.

La question allemande dans les relations Est/ouest.

Les sujets de type discussion» ou «démonstration : Pour ce type de sujet, il faut démontrer
en suivant la problématique suggérée par le libellé.

Exemples : L’affirmation du Tiers Monde : réalités et limites.

L’Allemagne en 1945 : année zéro ou nouveau départ ?

Les sujets de type « comparatif : Pour ce type de sujet, il faut faire une étude alternée et
éviter de faire une étude juxtaposée :

Exemple : Comparez la décolonisation de l’Inde et celle de l’Indochine.

• Les sujets de type « dialectique : Pour ce type de sujet, le plan suivant est à
adopter : thèse, antithèse, synthèse ». C’est un sujet souvent présenté sous la
forme d’une affirmation accompagnée des expressions Qu’en pensez-vous ?»,
«Partagez-vous cette assertion ? quelle réflexion vous inspire cette affirmation ?»,
etc.

Dans la thèse, il faut expliquer la pensée qui fonde l’affirmation ; c’est-à-dire ce que
l’information veut insinuer.

Dans l’antithèse, il faut montrer les faiblesses ou les limites de l’affirmation.

Dans la synthèse, il faut réconcilier la thèse et l’antithèse ; c’est-à-dire qu’on cherche à


dépasser la contradiction. On cherche ce qu’il y a de vrai dans la thèse et dans l’antithèse.

Exemples : « L’ONU n’a plus sa raison d’être. » Partagez-vous cette affirmation.

<< Le président Senghor affirme que la colonisation a été un mal nécessaire. » Qu’en
pensez-vous ?

3) Comment établir une problématique ?

La problématique, c’est l’étude du problème ou des problèmes posés par l’intitulé du


sujet. C’est un questionnement (qui peut être interrogatif ou affirmatif) qu’on doit
analyser tout au long du travail. Ce questionnement doit être le fil conducteur du
développement. La problématique doit montrer l’idée maîtresse qui préside à la
construction du devoir.

➤ II. LA REDACTION

La rédaction de la dissertation ne doit intervenir que lorsque disposez du plan détaillé.


Pour ne pas perdre de temps dans la préparation (n’oubliez pas que le correcteur ne
regarde que votre travail final), il est conseillé de ne jamais rédiger le devoir au brouillon
(excepté l’introduction et la conclusion) : les notes, écrites sur les feuilles de brouillon,
que vous numérotez pour vous repérer sans risque de confusion, suffisent amplement
pour guider la rédaction.

1) L’introduction

Elle est essentielle car c’est elle qui annonce au correcteur si vous avez compris le sujet
ou si l’écriture est aisée. Elle doit, par conséquent, être extrêmement soignée. Elle se
présente sous la forme d’un bloc isolé, en tête du devoir, et doit comporter trois éléments
qui ont chacun un rôle bien précis.

- Le préambule : c’est, en quelque sorte, l’introduction de l’introduction. L’élève


amène le sujet en rappelant le sujet, ou en précisant de nouveau son contexte
général, ou encore en procédant à la définition des termes de l’intitulé. Pour
annoncer le sujet, on se réfère à l’histoire ou à l’actualité.
- La problématique : elle consiste à poser le sujet, à donner questions qu’il suscite.
Sujet, à faire apparaître les

- L’annonce du plan : elle consiste, par quelques propositions habilement


agencées, à indiquer les idées principales autour desquelles s’articule votre
devoir.

NB : Dans l’introduction, il faut surtout éviter de développer ou de répondre à la question


posée.

2) Le développement

C’est la réponse à la problématique. C’est le corps du devoir. Il comprend deux, trois ou


quatre parties qui correspondent à l’explication d’autant d’idées principales contenues
dans le sujet. Chaque partie est subdivisée en sous-parties ou paragraphes (deux ou trois
généralement), qui sont autant d’idées secondaires justifiant chaque idée principale.
Chaque idée secondaire est appuyée par des exemples concrets, des citations ou des
comparaisons. Chacune des grandes parties termine par une conclusion partielle qui
résume les résultats de l’argumentation et une phrase de transition qui annonce la partie
suivante.

Vous devez veiller à ce que les parties soient équilibrées dans leur longueur comme dans
l’importance de leur contenu. L’ordonnancement des idées et la mise en valeur de
l’argumentation doivent s’enchaîner de façon logique.

3) La conclusion

La conclusion est un bilan : c’est l’aboutissement du raisonnement. Elle doit être courte.
Elle n’est jamais un résumé du devoir mais celui des résultats. En clair, elle apporte la
réponse à la problématique. On la divise en trois sous-parties :

- Le bilan ou le résumé des résultats ;


- Le point de vue personnel, l’opinion personnelle sur l’intérêt du sujet ;
- L’ouverture : elle oriente le lecteur vers des perspectives plus larges, cependant
directement liées aux résultats citées auparavant.

Epreuve d’histoire :

Sujet : << L’histoire peut-être considérée comme élément-clé de la culture dans la


mesure où le passé aide à comprendre l’attitude présente d’un peuple »
Djibril Tamsir Niane, La reconquête de l’identité historique in Histoire et Diversité des
cultures, UNESCO, 1984, pp.226-226

Discuter cette réflexion de l’historien Djibril Tamsir Niane.

Histoire : définition, objet et importance

Introduction

Mémoire des hommes et des évènements du passé, l’histoire s’applique à toute sorte
d’étude qui porte sur le développement de certains faits dans le temps. L’histoire est donc
une science primordiale pour la connaissance du passé de l’humanité, d’un peuple,
d’une société ou d’une personne.

III- Définition et objet

L’histoire est le récit des événements dignes de mémoire. C’est la connaissance du


passé, des évènements, des actions des grands hommes qui ont marqué la vie de
l’humanité. Dans son sens académique, l’histoire est considérée comme une science qui
étudie, raconte et explique selon une méthode rigoureuse la succession des évènements
(révolution, guerre, régime…)

L’histoire à pour objet la reconstitution du passé humain. Pendant longtemps, elle était
considérée comme le récit des évènements qui avait bouleversé la vie des hommes.
Aujourd’hui elle dépasse le cadre des évènements et s’intéresse à l’étude des
civilisations. Elle est donc le moyen opératoire qui permet à l’homme de suivre et de
comprendre les principales phases de sa propre évolution culturelle et sociale dans le
temps et dans l’espace. Autrement dit, elle est la lecture patiente et difficile de tout le
cheminement culturel de l’homme sur terre.

IV-L ’importance de l’histoire

<< Le monde est vieux mais l’avenir sort du passé >> fait parler Djibril Tamsir Niane, le
griot dans son ouvrage Soundjata. Ces propos montrent toute l’importance que revêt
l’histoire pour l’existence de l’homme. Elle représente pour l’homme ce que les yeux
représentent pour le corps. Sans yeux, ne peut pas voir la lumière et sans lumière,
l’homme ne peut éclairer les points obscurs de son existence.

L’histoire permet à chacun de connaître le passé du groupe auquel il appartient. Elle


permet aussi de connaître le passé de tous les hommes, d’apprécier et de mesurer les
progrès qu’ils ont accomplis dans la transformation des conditions de vie à la surface de
la terre. Enfin, enracinant P’homme dans sa culture et sa tradition, elle lui donne les
moyens d’élargir ses connaissances dans l’étude des autres civilisations humaines.

Conclusion
Ayant pour fonction première d’étudier, de restituer et d’expliquer les évènements du
passé, P’histoire doit être rigoureuse et objective. Mais aujourd’hui, l’on s’interroge sur sa
fonction scientifique tellement elle fait l’objet de beaucoup de polémiques au grand dam
de l’Afrique. Et pourquoi souffre-t-elle plus de cette polémique ?

Problématique de l’histoire africaine

Introduction

Peut-on, en l’absence de la seule écriture, écarter l’Afrique de la marche de l’histoire ?


C’est ce prétexte que les européens se sont servis pour présenter l’Afrique comme un
continent ahistorique. Ayant pris conscience de ces dénigrements, les historiens
africains vont, avec l’utilisation croisée d’autres sources, tenter de réécrire l’histoire
africaine avec beaucoup plus d’objectivité.

IV-L ’Afrique a-t-elle une histoire ?

Pendant longtemps, mythes et préjugés ont caché au monde l’histoire réelle de l’Afrique.
Ainsi, pour certains historiens et hommes de cultures principalement européens ont, à
travers leurs analyses, travesti l’histoire de l’Afrique soit par des considérations racistes
soit par complexe de supériorité. A ce propos Hegel, dans son livre intitulé cours sur la
philosophie de l’histoire, écrivait que : L’Afrique n’est pas une partie historique du monde.
Elle n'a pas de mouvement de développement à montrer… ce qu’on entend toujours par
Afrique, c’est l’esprit historique non développé… ». Il est clair pour Hegel, l’Afrique est en
dehors de l’histoire de l’humanité. Elle est donc un continent peuplé par des hommes
animés simplement par des passions et l’instinct. Ce genre de conceptions racistes a
persisté jusqu’au milieu du XXème siècle. Ainsi, pour justifier la colonisation, les
européens ont falsifié, fraudé et quelque fois nié la réalité historique. Face à ces
aberrations, certains africains ont senti un profond besoin de rétablir sur des bases
solides L’historicité de leur continent. Cet effort s’illustre à travers les travaux d’éminents
historiens comme le professeur Cheikh Anta Diop ou encore L’historient Joseph Kizerbo.

V-Les sources d’étude de l’histoire africaine

Avant de réfléchir sur la succession des faits, il importe d’abord d’établir leur véracité.
L’historien tire les matériaux bruts des sources primaires, c’st à dire des textes écrits par
les acteurs ou témoins qui ont une connaissance directe des évènements étudiés. Toutes
sources, écrites ou orales comportent une interprétation des faits. Le travail de l’historien
est de soumettre les sources à une critique objective et à les confronter à d’autres
sources.
4- La tradition orale

La tradition orale est définie comme une somme d’information (témoignages) transmise
oralement d’une génération à une autre. Oralité et transmission sont les deux
caractéristiques de la tradition orale. Elle se présente sous forme de devinettes, de
contes, de légendes, de proverbes, de chants… C’est pourquoi Joseph Kizerbo affirmait
que la tradition orale est de loin la science historique la plus intime, la plus succulente,
la mieux nourrie de sève d’authenticité ». Les vieillards et les griots, dépositaires de la
parole, apparaissent en Afrique comme de véritables << documents vivants». A ce propos
Amadou Hampathé Ba disait qu’en Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui
brûle ».

Les sources écrites

Les sources antiques : Il s’agit des écrits égyptiens, nubiens, grecs et romains apportant
souvent la lumière sur le passé africain.

Les sources arabes : Elles nous viennent d’auteurs arabes ou de lettres africaines de
formation arabe. On peut citer les écrits de Mahmoud Kati, auteur de « tarikh el-fettah >>>
(chronique du chercheur), d’Abdourahmane es Saadi auteur de «tarikh es Sudan >>> (
historique du pays des noirs) et les ouvrages de : Ibn khaldum, El Bekri, Ibn Battuta…

Les sources européennes : Ce sont les récits d’explorateurs et de missionnaires

Constitués de rapports administratifs et des missions militaires.

Les sources scientifique

L’archéologie : C’est une science qui pour objet, la recherche et l’étude scientifique des
vestiges du passé. Grâce à la méthode de datation du carbone 14 ou du potassium argon,
on peut remonter au-delà de l’histoire des chronologies laissées par les textes écrits et
faire parler les vestiges exhumés. Grâce à ses investigations, elle a permis de démontrer
que l’Afrique est le berceau de l’humanité.

L’anthropologie : C’est une science qui étudie l’homme à travers ses manifestations
physiques et culturelles. L’anthropologie consiste à comparer les caractères biologiques
entre les races (couleur des yeux, crane…). Elle peut renseigner sur l’évolution de
l’homme (Egypte noire). L’anthropologie quant à elle se base sur la comparaison des traits
culturels

La linguistique : C’est une science qui permet d’étudier les langues dans leur structure,
leur évolution et leurs relations. Elle a permis au professeur Cheikh Anta Diop d’établir
une parenté entre la civilisation égyptienne et celle négro-africaine en générale et plus
particulièrement entre la langue de l’Egypte ancienne et le wolof. Exemple : am saisir ; an
enlever ; mer-colère ; Ka-nom du dernier pharaon et nom sénégalais peulh.
VI- Les limites des sources

Certaines sources de l’histoire africaine doivent être manipulées avec beaucoup de


précautions.

C’est ainsi que : Pour la tradition orale, le griot peut manipuler, exagérer ou omettre des
faits qui pourraient ternir l’image de sa société. La tradition orale donne souvent une
chronologie relative (en référence à des évènements ou de grands personnages).

Pour les sources arabes, certains auteurs n’ont jamais foulé le continent africain, ils n’ont
fait que recueillir des récits. Et comme les sources antiques, il peut se poser un problème
de traduction.

Concernant les sources européennes, la prudence est de mise dans la mesure où les
documents peuvent être falsifiés, exagérés ou orientés. Il s’y trouve aussi que la langue
peut constituer une barrière.

L’archéologie exige quant à elle beaucoup de moyens financiers. Les sites peuvent être
aussi altérés soit par l’érosion hydrique ou éolienne soit par l’édification d’édifices sur ces
sites.

L’anthropologique, longtemps au service de la colonisation, a toujours présenté les


sociétés africaines comme attardées et primitives.

Pour la linguistique, il convient de la manipuler avec beaucoup de délicatesse pour ne


pas se tromper sur les illusions auditives. Exemples : nah-protéger en égyptien alors
qu’en wolof il signifie tromper.

Conclusion

Par souci de préserver leur ascendance et leur mythe auprès des africains, les historiens
ont tenté plus d’un demi-siècle de dévaloriser l’histoire africaine. Dès lors, il appartient
aux historiens africains, avec l’appui des procédés d’investigation et la tradition orale de
prouver que l’Afrique, en plus d’avoir une histoire, est le berceau de l’humanité.

Epreuve d’histoire :

Sujet :

Discuter cette réflexion :

Ayant constaté que des théories pseudo-scientifiques sont encore véhiculées dans
maints ouvrages…et même dans les manuels scolaires de nos écoles, Djibril Tamsir
Niane pense qu’il est important de « Décoloniser l’histoire >>> de l’Afrique.
Djibril Tamsir Niane. Chapitre premier, Histoire Générale de l’Afrique. Vol. IV, L’Afrique du
XII au XVI siècle, page 34, UNESCO1985.

Epreuve de Géographie :

Sujet : <<< La mondialisation procède de la magie de la modernité….Elle devrait abolir les


frontières et obstacles aux échanges de toute nature entre individus, faire vibrer au même
instant tous les êtres des mêmes émotions aux événements survenus dans telle ou telle
partie du monde, enrichir matériellement et intellectuellement l’humanité toute entière
en commençant par les plus pauvres, grâce à la diffusion immédiate et sans réserve du
savoir et de l’innovation. Elle devrait conduire en fin de compte à l’avènement d’un nouvel
ordre mondial pacifique et harmonieux, régulé par les seules «lois naturelles » du marché;
et d’une <<< cyberculture >> universelle, fatale aux nationalismes et aux totalitarismes…

... La mondialisation suscite une immense inquiétude auprès de certaines couches de


populations… Elle précipiterait le pillage des ressources de la planète, détruirait parfois
de manière irréversible, l’environnement naturel. Elle durcirait la compétition entre les
peuples et provoquerait la suppression massive d’emplois. Elle écarterait les
gouvernements et les citoyens des décisions économiques… et menacerait le travail et
les acquis sociaux….

Thumerelle J-P, << Mondialisation et interrogations géographiques », in Annales de


géographie n° 621, sept-oct 2001, Paris A. Colin.

Départager partisans et adversaires de la mondialisation que l’auteur oppose dans le


texte ci-dessus, en illustrant les arguments pour et contre par des exemples précis.

LES MANIFESTATIONS DE LA MONDIALISATIO

1)- La mondialisation des échanges

La valeur des échanges été multipliée par 7 en 40 ans. Le commerce des biens
manufacturés est le plus important (75%) ensuite viennent les produits agricoles (12%),
énergétiques (10%) .

INTRODUCTION

LE SYSTEME MONDE : DES ESPACES INTERDEPENDANTS


Commerce des minerais (3%). Les 2/3 des exportations transitent par la mer, ce qui
renforce le rôle économique des villes portuaires comme New York, Rotterdam,
Amsterdam, Anvers, Singapour, Osaka- Kobe. La mondialisation des échanges poussent
les pays à adopter des stratégies de compétitivité en créant des espaces blocs à vocation
régionale ou sous régionale. Parmi ces ensembles nous pouvons citer l’Accord de Libre
Échange Nord Américain (ALENA), l’Union Européenne (UE) Association des Nations de
l’Asie du Sud-Est (ASEAN), le MERCOSUR (Mercado Común del Sur en espagnol /
Mercado Comum do Sul en portugais) ou Marché Commun du Sud, l’Union Économique
et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Chacun de ces ensembles est régi par une
réglementation qui favorise le libre échangisme. Les plus puissants dominent l’économie
mondiale : I’ALENA, I’UE, ‘ASIE PACIFIQUE. Dans chaque ensemble on note un ou des
pays qui jouent un rôle de locomotive. L’ALENA est dominée par les États-Unis, l’UE par
l’Allemagne et la France, l’ASIE-PACIFIQUE par le Japon et la Chine. Au plan mondial, les
échanges sont réglementés par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

2)- L’interdépendance à travers les flux de populations

Les migrations de populations renforcent les interdépendances entre les différents


espaces du système-monde. Parmi elles nous pouvons citer :

-les flux internationaux de travailleurs qui sont le reflet des inégalités économiques
mondiales. Ils permettent de parer aux déficits de mains d’œuvre des pays du Nord
fortement marqués par le vieillissement tout en contribuant à soulager la misère du sud
par d’importants transferts d’argent. Cette migration des travailleurs revêt une autre
forme avec le brain-drain» ou fuite des cerveaux. En effet les pays du Sud sont désertés
par des milliers de cadres compétents (médecins, enseignants, ingénieurs, chercheurs
et techniciens de haut niveau), au profit des pays du Nord où les conditions de vie et de
travail sont meilleures.

- Le tourisme international est aussi un reflet du système économique mondial. Il


est souvent le fait des populations du centre qui profitent de leur niveau de vie très
élevé pour sillonner le monde. Le tourisme apporte au pays du sud un supplément
de ressources non négligeables que seules les recettes du pétrole dépassent.

3)-L’interdépendance à travers les flux de capitaux et d’informations

a)- flux de capitaux

Le système financier international a fini de revêtir un caractère global grâce à


l’interconnexion des réseaux d’échanges et d’investissements. Les Etats et les
entreprises industrielles et financières peuvent investir et emprunter dans le circuit
financier international sans être soumis à une réglementation contraignante. Grâce à la
cotation boursière, les activités financières ont connu un essor considérable. Le volume
journalier des transactions financières mondiales est estimé1500 milliards de dollars, en
2007 la valeur totale du commerce mondial était de 13 570 milliards de dollars pour les
exportations et 13 940 milliards de dollars pour les importations. Les principales places
financières sont : New York, Tokyo, Londres, Frankfort, Paris et Shanghai. Les rapports
financiers entre les pays du centre et les pays en voie de développement empruntent trois
principales voies : l’aide au développement, Les crédits bancaires et les investissements
directs privés.

b)- Les flux d’informations

La maîtrise de l’information permet le développement des autres flux. Elle est un élément
essentiel de la compétitivité économique. Chaque année, Les habitants de la planète
échangent plus de 500 milliards d’appels téléphoniques. Les XXe et XXIe siècle, sont
marqués par une révolution des autoroutes de l’information ». Les différentes parties du
système-monde sont reliés par des réseaux téléphoniques et de câbles à fibres optiques
qui transportent à une grande vitesse d’énormes volumes d’informations numérisées
(sons, images et données). Grâce aux satellites et au développement du réseau mondial
d’internet fréquenté par environ 1 500 000 000 de personnes, le monde considéré
comme un « village planétaire ». Cependant le développement des flux d’informations
conforte les disparités entre le centre et les périphéries avec ce qu’on appelle le « gap
numérique » ou la « fracture Digitale ».

III)- LES CONSEQUENCES DE L’INTERDÉPENDANCE

L’interdépendance des espaces du système-monde communément appelée


mondialisation est accompagnée d’un déséquilibre profond de l’économie mondiale. En
effet, les pays du Centre assurent les 2/3 de la production de richesses et plus de 50%
des échanges mondiaux de marchandises. En 2007 pour une valeur totale de 13 570
milliards de dollars d’exportations, la part de l’Allemagne était de1 327 milliards, celle des
États-Unis 1 163 milliards de dollars, celle du Japon 713 milliards de dollars, la France
552 milliards de dollars, le Royaume Uni 436 millions de dollars, l’Amérique centrale et
du Sud 496, la part de l’Afrique 422 milliards de dollars. Par ailleurs pour les services et
les capitaux, les pays riches réalisent les 4/5 des exportations et % des importations.
Cependant, il faut noter la montée en puissance des pays de l’Asie du Sud-est (Chine,
Taïwan, Hongkong Corée du Sud, Indonésie, Malaisie…).

Les périphéries sont caractérisées par une forte instabilité économique qui se manifeste
par la pauvreté, le chômage, analphabétisme… La situation économique désastreuse de
ces pays est aggravée ces dernières années par la flambée des prix de l’énergie et des
denrées alimentaires. Cette positon des périphéries dans la mondialisation est dénoncé
par les <<< Altermondialistes » qui exigent plus d’équité dans le commerce et les
transactions financières internationales.

La mondialisation se traduit aussi par une multipolarité économique :

-Au Nord, les États-Unis sont leader dans les services, les marchés de l’informatique et
des communications, les banques et l’agro-alimentaires ; le Japon domine l’électronique
et l’automobile ; l’Allemagne domine la mécanique, la fabrication des machines et la
Chimie ; la France l’aérospatial, les biens de consommation.

-Au Sud, les Nouveaux Pays Industrialisés sont qualifiés pour le textile, le montage
électronique et la mécanique alors que les périphéries marginalisées dominent le
marché des matières premières agricoles et énergétiques.

On note aussi dans le système-monde une absence de multipolarité monétaire. Le dollar


reste la monnaie de référence pour les transactions financières et commerciales, en
dépit de la montée en puissance de l’Euro. Par ailleurs le système économique mondial
est caractérisé par une instabilité constante qui manifeste par des crises alimentaires,
énergétiques et financières.

CONCLUSION

Le système-monde est constitué d’un Centre dominant et des Périphéries souvent


marginalisées. Cependant ces deux entités sont interdépendantes dans le cadre de la
mondialisation. L’espace monde est fortement polarisé au bénéfice des pays de la triade
et des grandes métropoles où sont concentrés les principaux flux et les centres de
décisions.

Epreuve de Géographie :

Sujet :

<< La géographie change sans cesse », dit le discours populaire qui pense d’abord à la
carte politique mais qui est bien conscient aussi que cela concerne tous les aspects du
paysage géographique avec, bien sûr, des rythmes et des intensités variables pour les
différentes parties du Monde. Même les aspects qu’elle croyait naguère immuables et qui
composent ce qu’on appelle aujourd’hui l’environnement lui apparaissent en voie de
changement…».

J-M Decroly et H. NICOLAI, Mutation des territoires dans le Monde à l’aube du XXI siècle,
L’Harmattan, 2006.

Illustrer par des exemples précis le point de vue dégagé ci-dessus.


LA TERRE, UNE PLANETE MENACEE

LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES ET SES

CONSEQUENCES

INTRODUCTION

1/ Les ressources énergétiques et minières : plusieurs siècles d’évolution

1- Du charbon à l’énergie nucléaire


2- Le bilan énergétique mondial
3- Pour une politique énergétique viable
4- Les énergies nouvelles

II/Les ressources renouvelables

1- Renouvelable ou pérennité (si nécessaire)


2- La surexploitation des ressources .hydrauliques

. Alimentaires

. Océaniques ou halieutiques (n’est pas traité dans le document, les exemples pouvant
être multipliés. Ils sont laissés à l’appréciation des collègues)

INTRODUCTON

L’utilisation croissante des ressources naturelles pour une consommation de plus en


plus massive est à l’origine d’un énorme marché mondial et de disparités grandissantes
entre les pays. En relation avec ces phénomènes, l’environnement planétaire est de plus
en plus l’objet d’actions humaines agressives.

1/ Les ressources énergétiques et minières

1- Du charbon à l’énergie nucléaire

Sur la terre le soleil est la source fondamentale d’énergie car toutes les autres sources en
découlent.

Les charbons minéraux résultent de l’accumulation de matières végétales transformées


par les micro-organismes. La teneur carbone des charbons croît avec l’ancienneté du
gisement : 60% pour les tourbes, 65% pour les lignites, 75 à 90% pour les houilles, jusqu’à
94% pour les anthracites.
Le charbon a impulsé le processus de la révolution Industrielle qui dans son évolution a
utilisé d’autres sources d’énergie comme le pétrole. Aujourd’hui des sources nouvelles
apparaissent tel le nucléaire.

2- Le bilan énergétique mondial

Les combustibles fossiles, charbon, pétrole et gaz naturel, procurent aujourd’hui environ
85% de l’énergie mondiale. La production d’électricité absorbe plus de 50% du charbon
et plus de 30% des combustibles fossiles consommés dans le monde. Dans les années
80, la production d’électricité a augmenté de 60% dans les pays industrialisés et plus de
110% dans les pays en développement, ou la demande croît à un rythme de 8% par an.

La consommation d’énergie des pays en développement augmente rapidement, elle


dominera bientôt les marchés énergétiques dans le monde entier. En dépit des chocs
pétroliers et des crises financières, elle a triplé entre 1970 et 1990, représentant
maintenant 27% du total mondial. Dans ces pays, l’énergie vient en partie de la biomasse
destinée essentiellement à la consommation domestique(doc1) tandis que, au contraire,
l’hydroélectricité et l’énergie nucléaire n’en constituent qu’une faible part.

L’augmentation de la consommation des combustibles fossiles a fait craindre un


épuisement rapide des réserves mondiales. Or, on estime aujourd’hui que les ressources
en combustibles fossiles sont suffisantes pour répondre aux besoins énergétiques
mondiaux pendant encore un siècle. (doc 4). En revanche, il apparaît important de veiller
à la pollution atmosphérique.

3- Pour une politique énergétique viable

La crise a montré qu’un changement radical de la consommation et une meilleure gestion


de l’énergie s’imposaient pour une politique énergétique viable.

Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont révélé à l’Occident sa vulnérabilité et le coût de
la dépendance énergétique. Les pays riches en ont tiré des conséquences en réduisant
leur consommation grâce à des politiques d’économie d’énergie et ils ont commencé à
développer leur production de nouvelles énergies.

4- Les énergies nouvelles

L’énergie solaire, de biomasse et l’énergie nucléaire deviennent des sources alternatives.

Chaque année, la surface de la Terre reçoit une quantité d’énergie solaire qui équivaut à
dix fois l’énergie stockée dans les réserves mondiales de combustibles fossiles et
d’uranium :cela représente 15000 fois la demande mondiale d’énergie primaire. Cette
énergie peut être captée dans des centrales thermiques solaires mais aussi au moyen de
cellules photovoltaïques servant à produire de l’électricité.

L’énergie nucléaire est la seule énergie vraiment nouvelle. En 1950, elle n’existait pas et
en 1980 elle assure 10% de la production mondiale. Cependant, les problèmes des
risques ont pris une ampleur croissante et les solutions à la question du retraitement et
du stockage des déchets radioactifs compatibles avec l’environnement n’ont pas encore
été trouvées.

La force des eaux qui représente aujourd’hui près de 20% de la production mondiale
d’électricité, intéresse surtout les pays en développement qui bénéficient de
nombreuses ressources inexploitées. L’eau est le vecteur de la production d’énergie
géothermique : utilisation d’eau chaude profonde pour le chauffage ou de vapeur d’eau
naturelle pour produire de l’électricité. C’est le cas de l’Italie, au Japon et en Californie.
L’électricité mécanique des courants, de la houle et des marées est toujours au cœur des
recherches des énergies nouvelles. Les centrales marémotrices qui nécessitent des sites
exceptionnels et rares de fond de baie(exemple de la RANCE en Bretagne), et les
centrales E.T.M. (Energie Thermique des Mers) demeurent à l’état de prototypes à cause
du coût élevé de leur exploitation.

II/ Les ressources renouvelables

1-L’eau

Aujourd’hui, plus de deux milliards d’hommes ne disposent pas d’eau salubre en quantité
suffisante. Même les pays industriels aux ressources abondantes se trouvent
paradoxalement confrontés à de graves problèmes de pollution de l’eau. On estime que
80% des maladies qui affectent la population mondiale sont directement liées à l’eau.
L’accès à l’eau potable permettrait de réduire de moitié la mortalité infantile. Dans les
pays en voie de développement, femmes et enfants consacrent un temps et une énergie
considérable à se procurer de l’eau dont ils ont besoin.

Les besoins humains, industriels et alimentaires, en eau ne cessent de croître. Si


l’industrie est une grosse consommatrice (il faut 500m3 pour faire une tonne de papier)
l’agriculture n’est encore plus avec l’extension croissante des zones irriguées. Des
contentieux opposent les utilisateurs d’eau : Israël et la Jordanie se disputent les eaux du
Jourdain ; sur le littoral méditerranéen, l’eau rare en été, est convoitée par les citadins, les
touristes et les agriculteurs. L’eau est devenue un enjeu stratégique. Les hommes ont mis
au point des techniques sophistiquées pour maîtriser l’eau, adapter les ressources à
leurs besoins et rationaliser leur consommation. De l’irrigation à l’aspersion assistée par
l’ordinateur, le dessalement de l’eau de mer par distillation, la gamme est étendue.
3- Les ressources alimentaires

La répartition des ressources alimentaires est inégale selon les pays. La sous-nutrition et
la malnutrition touchent près du tiers de l’humanité alors qu’un quart de la population
mondiale consomment à lui seul 60% de tous les biens alimentaires. La distorsion
grandissante, accentuée par les changements de modes alimentaires, entre les pays
nourriciers et les pays importateurs a crée un vaste marché de denrées alimentaires. Pour
pallier les insuffisances alimentaires et préserver le potentiel productif menacé par une
exploitation trop intensive, différentes solutions ont été choisies :promotion des espèces
à meilleur rendement, limitation de la chemisassions artificielle des cultures et
l’extension des cultures hors sol.

Conclusion

A chaque grande étape du progrès de l’humanité, les économies et les sociétés ont
intégré des composantes nouvelles qui ont à terme, apporté plus de bien-être et de
confort pour les populations. Garder la Terre en bonne santé est devenu un nouvel enjeu
pour le XXIe siècle.

Les conséquences climatiques de l’exploitation économique de la planète

(Pollution-Réchauffement- Menace d’aridité)

INTRODUCTION

1/ De multiples pollutions qui menacent la planète

1- La pollution de l’eau
2- La pollution des sois
3- La pollution de l’air (atmosphérique)

II/ Les anomalies climatiques induites par la pollution atmosphérique

Conséquences du réchauffement refroidissement

Anomalies de température de l’océan pacifique (El Niño)

III/ Agir à tous les niveaux pour sauvegarder la terre

INTRODUCTION
Le développement économique, l’expansion récente de l’industrie, sont remis en
question depuis quelques années : on les accuse de provoquer pollution et dégradation
de la nature. Des mouvements de défense de la nature sont nés aux Etats-Unis puis ont
déferlé sur l’Europe Occidentale. Des groupements <<<< écologiques >> se sont parés
d’ambitions politiques.

En réalité, l’homme a toujours menacé la nature, l’homme l’a toujours dégradée et


polluée. C’est la conséquence directe et inévitable de toute activité de production.
Aujourd’hui, l’ampleur des besoins est devenue telle que l’exploitation hâtive des
richesses de la planète conduit l’homme à s’inquiéter de son proche avenir, voire à
remettre en cause deux siècles de ferme croyance dans les bienfaits du progrès face à
l’ampleur et à la multiplication des formes de gaspillage et de pollution.

I De multiples pollutions qui menacent la planète

Les concentrations industrielles et urbaines rejettent dans l’air, l’eau et le sol, des
quantités de déchets toujours croissantes.

1- La pollution de l’eau

Le déversement dans les rivières d’eaux usées et d’effluents agro-Industriels, le lessivage


par les eaux de pluies dans les régions agricoles où l’on utilise beaucoup d’engrais, ont
des conséquences plus ou moins graves qui vont de la disparition des poissons à la
contamination des hommes, particulièrement dans le Tiers-Monde ; l’utilisation d’eau
polluée pour boire et se laver propage nombre de maladies graves et provoque, chaque
année la mort de deux millions d’enfants.

2- La pollution des sols

Les produits à usage agricole (fongicides, insecticides, herbicides), les dépôts de


déchets, les retombées atmosphériques de gaz et de poussière peuvent être absorbées
par les sols, puis par les plantes ou migrer vers les eaux souterraines et ainsi contaminer
l’homme et les animaux par le biais de la chaîne alimentaire, de l’ingestion de poussières
produisant des effets toxiques, cancérigènes, tératogènes ou mutagènes.35000 marques
de pesticides et produits phytosanitaires sont aujourd’hui commercialisées dans le
monde provoquant 500000 intoxications par an (dans le Tiers- Monde, 15000 morts).

La pollution des sols agricoles devient préoccupante surtout dans les pays en
développement où les moyens financiers limités ne permettent par le traitement des
terres contaminées.

3- La pollution de l’air atmosphérique


Elle provient essentiellement de trois causes qui sont l’utilisation de l’énergie, les gaz
d’échappement des véhicules à moteur et la production industrielle. La pollution
atmosphérique devient très préoccupante. Ses effets se font sentir aussi bien à grande
échelle, comme dans la plupart des grandes agglomérations du monde, telles Los
Angeles, Mexico, Athènes ou Tokyo qu’à l’échelle planétaire. Dans ce domaine aussi, les
habitants des pays pauvres sont les plus exposés : L’industrialisation y est encore
globalement faible mais rien n’est fait pour contrôler les formes. Dans les pays de l’OCDE
(Pays industrialisés), la qualité de l’air s’est au contraire améliorée depuis [Link]
émissions de plomb, d’oxyde de soufre etc….ont diminué. Mais il reste beaucoup à faire.

Les rejets de gaz carbonique augmentent à long terme, l’effet de serre et le réchauffement
atmosphérique, les rejets de CFC (Chlorofluorocarbone)

Il est à prévoir une hausse du niveau de la mer par dilatation thermique et fonte des
glaciers. Cette hausse oscillera entre 15 à 95 cm, ce qui fragilisera plusieurs zones
littorales et entraînera une submersion des deltas où les habitations et l’activité
économique se sont concentrées et la disparition des petites îles. Des modifications des
écosystèmes et de la végétation pourront se produire. L’aire d’extension des maladies
infectieuses (paludisme, fièvre jaune etc…) risque de s’élargir.

2- Un possible refroidissement du climat

Pour d’autres météorologues, le rayonnement solaire ne sera pas emprisonné à cause de


l’effet de serre, car il n’arrivera pas même plus à traverser entièrement l’atmosphère. Une
prison froide sera créée par les particules dues à la pollution. L’air de l’Arctique contient
beaucoup de particules solides baignées d’acide sulfurique (caractéristique de la
pollution urbaine). Or les gouttelettes d’eau ont tendance à se former autour de ces
particules. Plus il y a des gouttes d’eau, moins il y a d’averse. Le grand nombre de
particules intensifie le pouvoir réfléchissant des nuages et une plus grande partie du
rayonnement venu du soleil repart dans l’espace.

4- Anomalies de températures de l’océan Pacifique central

<< EL Niño» (l’Enfant Jésus), certains hivers, tous 3 à 5 ans (vers Noël), des eaux chaudes
tropicales (réchauffées de & à 4º c) se déplacent le long de l’équateur depuis l’Australie
créent un courant Ouest- Est vers les côtes de l’Equateur et du Pérou, inversant de façon
durable le sens des alizés provoquant des pluies torrentielles en Colombie, au Nord du
Pérou et en Equateur (600 morts en 1983) et des sécheresses en Australie et en Indonésie.
El Niño de 1982-1983 provoqua tempêtes de sable et incendies de brousses en Australie,
sécheresse aux Philippines, en Bolivie, au Sud de Pérou et en Afrique du Sud.
III/ Agir à tous les niveaux pour sauvegarder la terre

L’idée de protéger l’environnement est relativement neuve, puisqu’elle date de quelques


décennies. Aujourd’hui, dans la plupart des pays développés, les citoyens ont acquis une
conscience écologique .Ils s’organisent en groupes de pression et en partis politiques(les
verts), les industriels, pour leur part cherchent à promouvoir des produits verts
biodégradables…

Dans certains Etats, les pouvoirs publics ont adopté des législations anti-pollution : la
France de 1970, à l’instar d’autres Etats, s’est doté d’un Ministère de l’Environnement, au
Sénégal, ce Ministère est rattaché à celui de la jeunesse, les Etats-Unis ont voté en 1990
le Clean Air Act (loi sur l’air pur).

Au plan mondial, le programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a pour
but de concilier environnement et développement. Des programmes non
gouvernementaux tels Greenpeace fondé en 1971 à Vancouver (Canada) ou la fondation
Cousteau en France visent également à promouvoir la défense de l’environnement.

De grandes conférences internationales comme la Conférence de Rio en 1992 ou la


Conférence de Berlin en 1995, la Conférence de Kyoto en 1997 et la Conférence de
Marrakech en 2001, cherchent à faire adhérer le plus grand nombre possible d’Etats à des
conventions qui visent à préserver par exemple la biodiversité, les forêts ou à la limite la
pollution atmosphérique.

Cependant les lois ne se traduisent pas toujours dans les faits. Le protocole de Kyoto qui
ambitionne de réduire les émanations de gaz à 5,2% à l’horizon 2012 n’est pas encore
adopté parce que n’ayant été signé par le nombre suffisant de pays (les Etats-Unis ne l’ont
pas encore signé). Seule la promotion d’une écocitoyenneté à l’échelle mondiale est
susceptible de responsabiliser tous les acteurs qui agissent sur l’environnement.

Conclusion

Pendant l’essentiel de son histoire, l’homme a subi le climat de la terre.

Depuis l’avènement de la révolution industrielle et l’accroissement important de


l’équipement industriel et de l’urbanisation, les hommes semblent désormais en mesure
d’influer sur le climat de la terre. Mais fort heureusement aujourd’hui ils en sont
conscients : Après les scientifiques, les dirigeants politiques s’interrogent à propos des
menaces sur la couche d’ozone, du réchauffement de la planète et du changement global
du climat. Ces menaces sont réelles mais les conséquences seront-elles aussi
apocalyptiques que l’on essaie de nous le faire croire.
Cancérigène : Se dit des agents physiques, chimiques ou biologiques qui peuvent
provoquer ou favoriser l’apparition d’un cancer.

Tératogène : Qui produit des malformations congénitales

Mutagène : Susceptible de provoquer chez les êtres vivants

Fongicide : Se dit d’une substance propre à détruire les champignons microscopiques

Insecticides : Se dit d’un produit qui détruit les insectes nuisibles

Herbicide : Qui détruit les mauvaises herbes

Effet de serre : Processus de réchauffement des basses couches de l’atmosphère dû à l’


absorption de la chaleur émise par le soleil et la surface de la terre par vapeur d’eau et
certains gaz présents dans l’ atmosphère (Co2, méthane, protoxyde d’azote, ozone de
basse altitude. Le réchauffement pourrait résulter en partie d’un effet de serre additionnel
d’origine anthropique.

Potentialité : Ressource éventuelle dont pourrait disposer un territoire, mais non encore
mise en valeur. L’exploitation dépend le plus souvent du niveau de développement.

Environnement : Au sens étroit, ensemble des éléments naturels (air, eau, relief,
végétation…) qui entourent

Epreuve de géographie :

Sujet :

Discuter en illustrant l’argumentation par des exemples précis, le propos suivant :

L’une des idées reçues concernant la mondialisation, est qu’elle homogénéise la


planète : la diffusion mondiale de quelques produits et une certaine convergence de
mode de vie de la société de consommation nourrissent ce sentiment. Mais (…) dans le
même temps, la mondialisation crée ou approfondit, les différences entre territoires à
l’échelle supranationale ou encore à l’échelle infranationale.

LA TERRE UNE PLANETE DIVISEE

INEGALITES DE DEVELOPPEMENT

INTRODUCTION

I/ DEVELOPPEMENT/SOUS DEVELOPPEMENT

1- Critères de classification
2- Les caractéristiques Pays développés et Pays sous – développés
II/ INTERPRETATION ET EXPLICATION

1- Les arguments physiques et culturels


2- Les arguments historiques
3- La domination ou rapports Nord-Sud

III/ COMMENT REDUIRE CE DESEQUILIBRE ?

INTRODUCTION

Le XXe siècle correspond à une prise de conscience de la réalité objective que constitue
l’inégalité de développement. Le développement et le sous-développement sont des
réalités très complexes dont il faut cerner les critères, déterminer les causes et jeter les
bases d’une réflexion pour un monde plus juste.

1/ DEVELOPPEMENT/SOUS-DEVELOPPEMENT

1- Critères de classification

La distinction entre pays développés et pays sous- développés est fréquemment retenue
depuis 1948. Le produit national brut et par an (PNB) et le PIB (produit intérieur brut) sont
des outils économiques employés pour définir le dé[Link] critères
économiques permettent de classer les pays dits à faible revenu, pays à revenu
intermédiaire, pays à revenu élevé .Depuis 1990, le PNUD met en avant un indicateur de
développement (IDH).Cet indicateur souligne le niveau sanitaire, le niveau d’instruction
et le niveau économique.

Les statistiques recueillies au niveau mondial sont incomplètes parfois et ne traduisent


pas la réalité. Toutefois la planète est divisée en deux groupes : pays développés et pays
sous- développés.

Pour mieux cerner les inégalités, il faut faire appel à la démographie, à l’économie agricole
et industrielle, à des critères sociaux et culturels, comme l’analphabétisme…

2-Caractéristiques

Pays Développés

Les pays d’Europe, les Etats-Unis et le Canada, le Japon, l’Australie et la Nouvelle Zélande
sont des pays développés selon les conventions des Nations Unies. Grâce à leur
révolution industrielle, ces pays sont capables de produire des biens matériels et de
satisfaire les besoins et les désirs de leur population. Dans ces pays nantis du NORD
comparés au SUD pauvre, la fécondité a beaucoup diminué, la natalité contrôlée. La
population, en grande partie urbanisée, vieillit et même diminue.

Pays sous-développés

Dans les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, les économies sont généralement
attardées, les ressources dépendent d’une agriculture et d’une industrie peu productives.
Ces pays communément appelés TIERS MONDE sont marqués par la faiblesse de
l’équipement sanitaire, l’analphabétisme, une population jeune, une fécondité élevée,
accroissement démographique considérable…

Toutefois il existe des pays très riches dans ce TIERS MONDE (les pays pétroliers arabes
par exemple) et des pays asiatiques qui aujourd’hui ont atteint un niveau de
développement industriel considérable (TAIWAN, HONG KONG, SINGAPOUR, COREE DU
SUD)

II/ INTERPRETATION ET EXPLICATION

Si le développement est un processus qui conduit une société à élargir pour ses
habitants, les possibilités de satisfaction des besoins aussi bien vitaux que crées, donc il
serait intéressant de voir les causes du sous-développement.

1-Arguments physiques et culturels

L’appartenance du monde sous développé aux zones intertropicales et subtropicales a


servi de base à certaines interprétations. Ainsi un certain déterminisme géographique a
été développé fatalité tropicale, malchance géographique…

A cela, il faut ajouter les théories racistes qui soulignent l’inaptitude par exemple des
sociétés noires au développement.

2--- Arguments historiques

Ces pays ont été profondément bouleversés par le contact qu’ils ont eu du XVI au XIX
avec les sociétés occidentales (traite négrière, colonisation). Ce contact s’est traduit par
la spoliation des ressources humaines, minières, agricoles… d’où la désorganisation et le
retard considérable des économies du Sud.

3--- La domination ou rapports Nord/SUD


Dans bien des Etats sous- développés l’essentiel des exportations repose sur un ou deux
produits vendus, la plupart du temps à l’ ancien colonisateur. Ainsi les pays du TIERS
MONDE ne réunissent qu’ à faire le quart du commerce mondial. Les fluctuations des prix
des produits primaires, la dégradation des termes de l’échange affectent
dangereusement le commerce des pays de la << périphérie >> en référence aux pays
développés qui occupent le « centre >>> de l’économie mondiale.

En raison de l’insuffisance de l’épargne, les pays en développement sont dans l’obligation


de recevoir des capitaux étrangers. Cependant la dette a pour conséquence d’étouffer
l’économie avec le phénomène du remboursement sous le contrôle du FMI et de la
BANQUE MONDIALE. Aujourd’hui la mondialisation ne fait qu’accroître les inégalités
entre pays du Nord et pays du Sud à cause de la fragilité des économies du Sud.

III/ COMMENT REDUIRE CE DESEQUILIBRE

C’est dans ce cadre national ou sous régional que chaque pays doit chercher et trouver
la voie de son développement.

Pour réduire les inégalités, les pays riches ont un rôle important à jouer. Il ne s’agit pas de
proposer aux pays du tiers monde des solutions toutes faites mais d’aider chacun des
pays à mobiliser les hommes et les ressources pour que ces pays concrètement, pas à
pas, réalisent leur propre développement. La diminution ou l’élimination de la dette des
pays du sud est de nature à les soulager. Enfin les pays sous développés ont l’obligation
de s’intégrer au commerce mondial (mondialisation-OMC) pour ne point subir les
contrecoups de ce dernier.

CONCLUSION

Les manifestations du développement et du sous développement sont observables et


leur étude suppose le passage en revue des caractéristiques globales des sociétés
humaines notamment l’agriculture, l’industrie, les échanges, la démographie… C’est à
travers cela que les différences entre pays développés et pays sous développés
apparaissent au grand jour. Ce monde éclaté est à refaire par une exigence de justice et
d’égalité.

BIBLIOGRAPHIE

(D’orfeuil), Henri Rouillé-le Tiers Monde découverte, Paris 1993

Géo Seconde : Images de la terre et des hommes, Belin, 1981

Histoire- Géographie 3è, Belin-1989


NOTIONS

P.I.B. : Produit Intérieur Brut : c’est l’ensemble des richesses produites par les entreprises
nationales ou étrangères dans le pays.

P.N. B. : Produit Intérieur Brut : C’est l’ensemble des richesses produites par les
entreprises nationales dans et en dehors du pays.

I.D. H. Indice du Développement Humain, étudie l’espérance de vie à la naissance, la


richesse produite, le niveau d’éducation, le P.I.B. à travers un coefficient compris entre 0
et 1.

P.N.U.D. : Programmes des Nations Unies pour le Développement.

Périphérie : Partie d’un pays ou du monde disposant de peu d’autonomie de décision,


subissant la domination d’un « centre ». Concepts vulgarisés par Samir Amin.

Mondialisation : Intégration croissante des économies des différentes régions du monde


à cause de l’accélération des échanges, des mouvements de capitaux, de la circulation
des informations et du développement des transports.

OMC : Organisation Mondiale du Commerce ; liberté d’échange et d’intervention dans les


conflits commerciaux entre les Etats.

Epreuve de géographie

La géographie et la catastrophe du 11 mars au Japon.

<< Les différentes catastrophes ont des causes géographiques, non seulement
telluriques (le séisme, ou plutôt les séismes, le tsunami…), mais aussi humaines (le
succès et les échecs de l’aménagement du territoire au Japon…), civilisationnelles (les
choix énergétiques, le regard de l’occident sur le Japon…). Elles impliquent des lieux, des
espaces, des rapports à eux, des rapports de peuples à peuples. (…) Sans compter le
nucléaire dont la géopolitique (logique du lieu, d’un aménagement du territoire, du
marché…) est plus ou traitée… >>>

Pellicier Ph. (2011), «Le Japon quatre fois frappé. » Echo Géo (en ligne),

Quelle analyse systémique peut-on tenter des événements du 11 mars au Japon, au-delà
d’une simple catastrophe naturelle ?
LA TERRE, UNE PLANETE MENACEE

LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES ET SES CONSEQUENCES

Proposition de plan

INTRODUCTION

1/ Les ressources énergétiques et minières : plusieurs siècles d’évolution

4- Du charbon à l’énergie nucléaire


5- Le bilan énergétique mondial
6- Pour une politique énergétique viable
7- Les énergies nouvelles

II/Les ressources renouvelables

3- Renouvelable ou pérennité (si nécessaire)


4- La surexploitation des ressources

.hydrauliques

. Alimentaires

. Océaniques ou halieutiques (n’est pas traité dans le document, les exemples pouvant
être multipliés. Ils sont laissés à l’appréciation des collègues)

INTRODUCTON

L’utilisation croissante des ressources naturelles pour une consommation de plus en


plus massive est à l’origine d’un énorme marché mondial et de disparités grandissantes
entre les pays. En relation avec ces phénomènes, l’environnement planétaire est de plus
en plus l’objet d’actions humaines agressives.

1/ Les ressources énergétiques et minières

1- Du charbon à l’énergie nucléaire

Sur la terre le soleil est la source fondamentale d’énergie car toutes les autres sources en
découlent.

Les charbons minéraux résultent de l’accumulation de matières végétales transformées


par les micro-organismes. La teneur en carbone des charbons croît avec l’ancienneté du
gisement : 60% pour les tourbes, 65% pour les lignites, 75 à 90% pour les houilles, jusqu’à
94% pour les anthracites.
Le charbon a impulsé le processus de la révolution industrielle qui dans son évolution a
utilisé d’autres sources d’énergie comme le pétrole. Aujourd’hui des sources nouvelles
apparaissent tel le nucléaire.

2- Le bilan énergétique mondial

Les combustibles fossiles, charbon, pétrole et gaz naturel, procurent aujourd’hui environ
85% de l’énergie mondiale. La production d’électricité absorbe plus de 50% du charbon
et plus de 30% des combustibles fossiles consommés dans le monde. Dans les années
80, la production d’électricité a augmenté de 60% dans les pays industrialisés et plus de
110% dans les pays en développement, ou la demande croît à un rythme de 8% par an.

La consommation d’énergie des pays en développement augmente rapidement, elle


dominera bientôt les marchés énergétiques dans le monde entier. En dépit des chocs
pétroliers et des crises financières, elle a triplé entre 1970 et 1990, représentant
maintenant 27% du total mondial. Dans ces pays, l’énergie vient en partie de la biomasse
destinée essentiellement à la consommation domestique(doc1) tandis que, au contraire,
l’hydroélectricité et l’énergie nucléaire n’en constituent qu’une faible part.

L’augmentation de la consommation des combustibles fossiles a fait craindre un


épuisement rapide des réserves mondiales. Or, on estime aujourd’hui que les ressources
en combustibles fossiles sont suffisantes pour répondre aux besoins énergétiques
mondiaux pendant encore un siècle. (doc 4). En revanche, il apparaît important de veiller
à la pollution atmosphérique.

3- Pour une politique énergétique viable

La crise a montré qu’un changement radical de la consommation et une meilleure gestion


de l’énergie s’imposaient pour une politique énergétique viable.

Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont révélé à l’Occident sa vulnérabilité et le coût de
la dépendance énergétique. Les pays riches en ont tiré des conséquences en réduisant
leur consommation grâce à des politiques d’économie d’énergie et ils ont commencé à
développer leur production de nouvelles énergies.

4- Les énergies nouvelles

***L’énergie solaire, de biomasse et l’énergie nucléaire deviennent des sources


alternatives.

Chaque année, la surface de la Terre reçoit une quantité d’énergie solaire qui équivaut à
dix fois l’énergie stockée dans les réserves mondiales de combustibles fossiles et
d’uranium : cela représente 15000 fois la demande mondiale d’énergie primaire. Cette
énergie peut être captée dans des centrales thermiques solaires mais aussi au moyen de
cellules photovoltaïques servant à produire de l’électricité.

*** L’énergie nucléaire est la seule énergie vraiment nouvelle. En 1950, elle n’existait pas
et en 1980 elle assure 10% de la production mondiale. Cependant, les problèmes des
risques ont pris une ampleur croissante et les solutions à la question du retraitement et
du stockage des déchets radioactifs compatibles avec l’environnement n’ont pas encore
été trouvées.

La force des eaux qui représente aujourd’hui près de 20% de la production mondiale
d’électricité, intéresse surtout les pays en développement qui bénéficient de
nombreuses ressources inexploitées. L’eau est le vecteur de la production d’énergie
géothermique : utilisation d’eau chaude profonde pour le chauffage ou de vapeur d’eau
naturelle pour produire de l’électricité. C’est le cas de l’Italie, au Japon et en Californie.
L’électricité mécanique des courants, de la houle et des marées est toujours au cœur des
recherches des énergies nouvelles. Les centrales marémotrices qui nécessitent des sites
exceptionnels et rares de fond de bale (exemple de la RANCE en Bretagne), et les
centrales E.T.M.(Energie Thermique des Mers) demeurent à l’état de prototypes à cause
du coût élevé de leur exploitation.

*** Chaque année, la surface de la Terre reçoit une quantité d’énergie solaire qui équivaut
à dix fois l’énergie stockée dans les réserves mondiales de combustibles fossiles et
d’uranium : cela représente 15000 fois la demande mondiale d’énergie primaire. Cette
énergie peut être captée dans des centrales thermiques solaires mais aussi au moyen de
cellules photovoltaïques servant à produire de l’électricité.

L’énergie nucléaire est la seule énergie vraiment nouvelle. En 1950, elle n’existait pas et
en 1980 elle assure 10% de la production mondiale. Cependant, les problèmes des
risques ont pris une ampleur croissante et les solutions à la question du retraitement et
du stockage des déchets radioactifs compatibles avec l’environnement n’ont pas encore
été trouvées.

La force des eaux qui représente aujourd’hui près de 20% de la production mondiale
d’électricité, intéresse surtout les pays en développement qui bénéficient de
nombreuses ressources inexploitées. L’eau est le vecteur de la production d’énergie
géothermique : utilisation d’eau chaude profonde pour le chauffage ou de vapeur d’eau
naturelle pour produire de l’électricité. C’est le cas de l’Italie, au Japon et en Californie.
L’électricité mécanique des courants, de la houle et des marées est toujours au cœur des
recherches des énergies nouvelles. Les centrales marémotrices qui nécessitent des sites
exceptionnels et rares de fond de baie (exemple de la RANCE en Bretagne), et les
centrales E.T.M.(Energie Thermique des Mers) demeurent à l’état de prototypes à cause
du coût élevé de leur exploitation.
II/ Les ressources renouvelables

1-L’eau

Aujourd’hui, plus de deux milliards d’hommes ne disposent pas d’eau salubre en quantité
suffisante. Même les pays industriels aux ressources abondantes se trouvent
paradoxalement confrontés à de graves problèmes de pollution de l’eau. On estime que
80% des maladies qui affectent la population mondiale sont directement liées à l’eau.
L’accès à l’eau potable permettrait de réduire de moitié la mortalité infantile. Dans les
pays en voie de développement, femmes et enfants consacrent un temps et une énergie
considérable à se procurer de l’eau dont ils ont besoin.

Les besoins humains, industriels et alimentaires, en eau ne cessent de croître.

Si l’industrie est une grosse consommatrice (Il faut 500m3 pour faire une tonne de papier)
l’agriculture l’est encore plus avec l’extension croissante des zones irriguées. Des
contentieux opposent les utilisateurs d’eau : Israël et la Jordanie se disputent les eaux du
Jourdain ; sur le littoral méditerranéen, l’eau rare en été, est convoitée par les citadins, les
touristes et les agriculteurs. L’eau est devenue un enjeu stratégique. Les hommes ont mis
au point des techniques sophistiquées pour maîtriser l’eau, adapter les ressources à
leurs besoins et rationaliser leur consommation. De l’irrigation à l’aspersion assistée par
l’ordinateur, le dessalement de l’eau de mer par distillation, la gamme est étendue.

5- Les ressources alimentaires

La répartition des ressources alimentaires est inégale selon les pays. La sous-nutrition et
la malnutrition touchent près du tiers de l’humanité alors qu’un quart de la population
mondiale consomment à lui seul 60% de tous les biens alimentaires. La distorsion
grandissante, accentuée par les changements de modes alimentaires, entre les pays
nourriciers et les pays Importateurs a crée un vaste marché de denrées alimentaires. Pour
pallier les insuffisances alimentaires et préserver le potentiel productif menacé par une
exploitation trop intensive, différentes solutions ont été choisies : promotion des espèces
à meilleur rendement, limitation de la chemisassions artificielle des cultures et
l’extension des cultures hors sol.

Conclusion

A chaque grande étape du progrès de l’humanité, les économies et les sociétés ont
intégré des composantes nouvelles qui ont à terme, apporté plus de bien-être et de
confort pour les populations. Garder la Terre en bonne santé est devenu un nouvel enjeu
pour le XXIe siècle.
LES PROBLÉMES DU MODÈLE ÉCONOMIQUE JAPONAIS

1)- Les problèmes liés à l’extraversion de l’économie

Le développement excessif de l’industrie au détriment de l’agriculture accroît la


dépendance alimentaire du Japon. En effet sa balance alimentaire est l’une des plus
déficitaires au monde.

L’absence de ressources énergétiques entraîne une forte dépendance en matières


premières. En plus, les entreprises japonaises dépendent de l’extérieur pour écouler
leurs produits et le japon doit beaucoup exporter pour prendre en charge ses besoins en
matières premières et en produits alimentaires (dépendance commerciale). Le Japon est
donc, parmi les développés, celul qui subit le plus les fluctuations de l’économie
mondiale. Cela s’est vérifié avec la crise économique et financière asiatique de 1998. Le
protectionnisme mené par les États-Unis et les pays de l’Union Européenne constitue
une limite à l’expansion de l’économie japonaise. En effet, l’économie japonaise est
fortement affectée par cette crise. Elle est entrée en récession, en novembre 2008. Les
deux secteurs de pointes de l’industrie japonaise que sont la production d’acier et
l’automobile ont été fortement affectés par la crise. La production d’acier a connu une
diminution de 35% alors qu’elle compte pour 61% de la croissance économique en 2007.
L’industrie automobile a subit les plus lourdes pertes de l’histoire (3,1 milliards d’Euro).
La production d’automobile a chuté de 37,9%. Les effets négatifs de la crise économique
et financière ont été aggravés par la catastrophe naturelle de Fukushima.

2)- Les problèmes sociaux et économiques

Le dualisme économique engendre des inégalités sociales. L’internationalisation de


l’économie japonaise et la recherche de la compétitivité amènent l’État à accorder la plus
grande partie des subventions aux grandes entreprises au détriment des Petites et
Moyennes Entreprises (PME) qui assurent plus de 75% des emplois. Ainsi ces PME
résistent difficilement à la conjoncture économique et plusieurs d’entre-elles tombent
en faillite, ce qui augmente considérablement le chômage. Avec la récession
économique qui sévit dans le pays, les licenciements et les emplois à temps partiels se
développent et bouleversent complètement la société japonaise. Le dualisme
économique se traduit par un statut désavantageux pour les travailleurs des PME dont le
niveau de vie est largement inférieur à celui des employés des grandes entreprises. Les
PME résistent difficilement à une conjoncture économique et plusieurs d’entres elles
tombent souvent en faillite, ce qui augment considérablement le taux de chômage. Par
exemple, avec la crise économique et financière (2007-2009) des milliers de PME
japonaises ont fait faillite et le taux de chômage a atteint un niveau record de 9%.

Le niveau de vie très élevé au Japon entraîne une réduction de la taille de la famille et un
vieillissement fortement soutenu par une espérance de vie très élevés. Avec une tranche
de vieillards représentant 20% de la population, un accroissement naturel de 0,02%, le
Japon a la population la plus vieille monde et dans un court ou moyen terme cela peut
peser négativement sur son dynamisme économique.

CONCLUSION

C’est grâce à une bonne organisation économique que le Japon est parvenu au 2 e rang de
l’économie mondiale derrière les États-Unis. Cependant son économie fortement
tournée vers l’extérieur entraîne sa dépendance énergétique, alimentaire, et
commerciale vis-à-vis du marché mondial.

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