Classification
Les technologies utilisées actuellement dans les processus de dessalement
d’eau peuvent se classer en fonction de différents critères, principalement:
1. Changement de phase de l’eau à traiter
2. Type d’énergie
3. Processus employé
Sur la base de ces critères de classification, les principales technologies
associées se divisent en:
Technologies d’évaporation contre
technologies de filtrage
On trouve actuellement de petites stations d’évaporation pour dessaler de l’eau de mer ou de
l’eau de puits salubres, qui consomment de petites quantités d’énergie électrique qui peut être
obtenue par des moulins à vent, des plaques photovoltaïques ou d’autres moyens d’obtenir de
l’énergie électrique renouvelable.
Dans les processus d’évaporation, pour obtenir de l’eau potable à partir d’eau salée, la
consommation énergétique ne dépend pas de l’eau à traiter, ils sont donc plus avantageux de
ce point de vue, plus l’eau d’entrée est saline, par rapport aux processus d’osmose inversée.
En comparant les deux technologies, on peut dire que celles à base d’évaporation sont très
effectives pour la production d’eau potable à partir d’eau salée, indépendamment de la salinité
de l’eau d’entrée, concernant sa fiable consommation énergétique, comparable uniquement à
l’osmose forcée (technologie de filtrage), dont les consommations énergétiques sont très
faibles.
Cet article reprend en général les différentes technologies relatives aux deux processus et il
tente d’expliquer l’évolution et les perspectives de celles-ci, en commençant par les processus
d’évaporation précurseurs des technologies de dessalement.
L'évaporation sous vide est-elle efficace pour traiter
mes eaux salines?
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recevoir une réponse personnalisée
Processus de dessalement par
évaporation
Les origines des technologies de dessalement datent de l’époque d’Aristote
(384-322 av. J.C.) quand celui-ci a fabriqué le premier évaporateur connu
et dans ses travaux il parlait de dessalement de l’eau de mer.
Avant l’apparition et l’industrialisation des membranes d’osmose inverse,
aux alentours de la moitié des années 60, la méthode pour dessaler l’eau
de mer et la transporter s’effectuait exclusivement par équipement
ompression thermique de Vapeur (TCV)
La compression thermique de vapeur permet d’obtenir de l’eau
distillée avec le même processus qu’une distillation par effets multiples,
mais elle utilise une source d’énergie thermique différente : ce que l’on
appelle les compresseurs thermiques (ou compresseurs thermiques), qui
consomment de la vapeur à moyenne pression en provenance de la
centrale de production électrique (en cas de centrale dual, sinon la vapeur
sera obtenue par un processus créé exclusivement à cet effet) et qui aspire
une partie de la vapeur générée dans la dernière étape à très basse
pression, qui est comprimée pour donner de la vapeur à pression
intermédiaire aux précédentes adaptée pour un apport à la 1ère étape, qui
est la seule qui consomme de l’énergie dans le processus.
Le rendement de ce type de centrales est similaire à celui des centrales
MED (distillation par effets multiples), cependant, leur capacité de
dessalement peut être bien supérieure car elle permet une meilleure
adaptabilité de prise de vapeur des centrales productrices de vapeur. Elles
sont souvent considérées comme le même processus, mais nous le
traiterons ici individuellement car la consommation d’énergie de la centrale
s’effectue avec un équipement différent.
d’évaporation qui consommaient une importante quantité d’énergie.
istillation à Multiples effets (MED)
Dans les processus MED, l’eau à traiter passe au travers d’une série
d’évaporateurs mis en série. La vapeur de l’une des cellules est utilisée
pour évaporer l’eau de la suivante tandis que l’apport d’énergie primaire
s’effectue sur la première des étapes.
Ce type de centrales sont de taille moyenne et elles sont spécialement
indiquées dans les cas où l’on peut profiter de chaleurs résiduelles en
provenance d’installations de cogénération, de turbines.
Distillation subite (MSF)
L’eau à dessaler est chauffée à basse pression ce qui permet une évaporation subite et
irréversible, ce processus se répétant dans des étapes successives dans lesquelles la pression
diminue en fonction des différentes conditions.
Elle est indiquée pour les eaux à salinité élevée. Elle est aussi indiquée pour des eaux aux
températures plus élevées et une contamination plus importante. Le plus grand inconvénient
présenté par les stations MSF est une forte consommation énergétique.
Il existe actuellement des installations qui combinent la production d’énergie électrique des
champs solaires avec la production d’eau potable à partir de stations d’évaporation de type
flash.
Compression mécanique de vapeur (CMV)
Les évaporateurs sous vide par compression mécanique de vapeur (CMV) évaporent le
liquide, dans ce cas de l’eau salée, sur un côté de la surface d’échange, et il est comprimé
suffisamment pour se condenser de l’autre côté et ainsi le cycle de distillation de l’eau peut
être maintenu, ce qui permet de réduire les pertes du processus et l’élévation de la température
d’ébullition de l’eau salée par rapport à l’eau pure.
Ces petits équipements sont beaucoup plus fiables et faciles à opérer que les équipements
d’osmose inversée et ils n’ont presque pas besoin de maintenance, ce qui en fait l’outil idéal
pour approvisionner en eau douce de petits noyaux de population, des secteurs isolés, des
zones insulaires, etc.
La consommation spécifique de ces installations est inférieure à celle des autres processus de
distillation : normalement la consommation électrique équivalente est d’environ 10 kWh/m3.
La principale limite de ce type de technologie est la taille maximale des compresseurs
volumétriques employés. Leur capacité maximale ne permet pas de production importante
d’eau dessalée.
Autres alternatives d’évaporation : Évaporation d’eau
sous vide
Un autre moyen d’obtenir de l’eau potable en provenance de la mer ou de sources salubres
est en utilisant des évaporateurs d’eau sous vide, qui mettent à profit les sources de chaleur
résiduelle en provenance de circuits de réfrigération de moteurs à cogénération. Cela permet
d’augmenter le pourcentage de récupération d’énergie et d’atteindre les objectifs minimums
afin de pouvoir profiter des primes d’énergie vendue au réseau.
Processus de dessalement par filtrage
Les premières stations de dessalement ne sont pas apparues avant la fin de la seconde guerre
mondiale.
Osmose Forcée
si l’on approfondit le champ des applications industrielles, dans lesquelles l’osmose inversée
bénéficie d’une hégémonie claire en termes d’efficacité, on observe l’existence d’une série de
techniques complémentaires qui, dans les situations concrètes, peuvent même améliorer ses
prestations. C’est le cas de l’osmose forcée, où la pression osmotique créée par l’ajout d’un
composé facilement séparable est la force d’impulsion du flux au travers de la membrane
semi-perméable. Elle produit de l’eau dessalée et elle s’effectue `très basse pression et à
température ambiante , ce qui conduit à une faible consommation d’énergie.
Cette technologie présente une efficacité énergétique élevée et dans certains cas elle peut
s’avérer une grande concurrente de l’osmose inversée. Il s’agit d’une technique avec un
avenir prometteur.
Distillation par membranes
Cette technologie est relativement récente et elle se présente comme une solution pour les
mélanges difficiles à séparer et que la combinaison de la différence de pressions de vapeur et
d’une perméabilité différente au travers d’une membrane semi-perméable font que la
séparation peut être effective et viable.
Les deux technologies complètent l’osmose inversée et elles préparent le terrain à la
conception du traitement optimal dans de nombreuses industries.
Osmose Inversée (RO): Actualité et Perspectives
En 1960, à l’Université de Californie la première membrane d’osmose inversée est
construite en acétate de cellulose, elle est capable d’empêcher le passage des sels et de
permettre le passage d’un flux d’eau raisonnable. À partir de cette membrane basique, la
technologie n’a cessé d’évoluer pour parvenir à un meilleur rendement énergétique et un coût
de fonctionnement inférieur.
Actuellement, cette technologie est utilisée pour le dessalement des eaux salubres et d’eau de
mer en fonction des information générales de fonctionnement suivantes:
Eaux Salubres: La salinité de ce type d’eaux est de 2000 mg/L – 10000 mg/L. Pour son
traitement on utilise des pressions de 14 bar – 21 bar afin d’obtenir des coefficients
de rejet supérieurs à 90 % et à obtenir des eaux avec des concentrations salines
inférieures à 500 mg/L, qui sont les valeurs recommandées par WHO comme
condition de potabilité. Les stations de traitement utilisent des modules de
membranes enroulées en spiral. On estime que les coûts de capital de ce type de
stations sont de l’ordre de 0.25 $US/L d’eau traitée par jour, les coûts d’exploitation
étant du même ordre.
Eau de Mer: En fonction de la zone géographique, la salinité de ce type d’eaux est de
30000 mg/L – 40000 mg/L. Pour obtenir des conditions de potabilité, on utilise des
membranes en polyamide de type fibre creuse qui permettent d’obtenir des
coefficients de rejet supérieurs à 99.3 % avec des pressions de travail de 50 bar – 70
bar. Les coûts d’exploitation de ce type de station de traitement sont estimés à 1 –
1.25$US/ L d’eau traitée/jour, ce qui rend ce système de traitement non compétitif,
comparé à d’autres systèmes comme les processus d’évaporation multi étape, si les
besoins en eau dépassent les 40000 m3 d’eau traitée/jour.
Défis du dessalement
Le rendement énergétique ne peut pas augmenter sans limite, car il y a un coût
thermodynamique qui exige un coût minimum qu’il est impossible de réduire. Cela dépend
des caractéristiques physiques-chimiques de l’eau à dessaler, du pourcentage de récupération
du processus et de la salinité. Ainsi, théoriquement, la consommation énergétique minimum
nécessaire pour dessaler l’eau de mer avec une salinité de 35 g/L et avec une récupération
standard de 45% est 1,97 kWh/m3.
Avec la meilleure technologie actuellement disponible, la consommation minimum
industrielle est à 2,51-2,74 kWh/m3 en fonction de si l’on utilise des turbines Pelton ou des
chambres isobariques –plus efficaces– pour la récupération de la pression. À la lumière de ces
valeurs, on observe que les marges disponibles pour réduire les consommations énergétiques
sont déjà très réduites.
Actuellement, on peut construire des stations de dessalement avec une consommation
énergétique dans la phase d’osmose de 2 kWh/m3, avec un indice de récupération d 45%, ce
qui équivaudrait à une consommation globale de 2,5 kWh/m3. Un facteur important pour
maintenir la consommation énergétique sous contrôle lors du dessalement est d’éviter
l’encrassement des membranes (fouling), lequel concentre les objectifs de nombreuses lignes
de recherche. Le fouling influence directement le rendement énergétique, la vie utile des
membranes et le taux de production d’eau.
Pour continuer à réduire la consommation énergétique, il convient de signaler que des progrès
ont été effectués sur les équipements auxiliaires aux membranes et aux circuits hydrauliques,
car elles ne disposent pratiquement pas de marge d’amélioration. Les lignes de recherche les
plus prometteuses se concentrent sur la réduction des pressions de travail sans que cela ne
diminue le flux de perméat. Les principaux fabricants de membrane travaillent dans cette
direction et il existe déjà des membranes avec un fonctionnement très satisfaisant en
travaillant à une pression totale de 55 atm, au lieu de 70 atm comme c’était le cas depuis peu
de temps.
Le futur à moyen terme est préoccupant, car les réserves d’eau douce seront de moins en
moins fiables et de moins en moins disponibles. On calcule qu’en 2016, 1% de la population
mondiale s’approvisionne en eau dessalée et qu’en 2025 ce pourcentage atteindra les 14%.
Face à ce scénario, les progrès en matière de réduction de la consommation énergétique dans
le dessalement permettront que la construction de stations de dessalement basées sur l’osmose
inversée continue à proliférer
La consommation énergétique dépend fortement de la salinité de l’eau à traiter, il sera donc
nécessaire de prioriser les sources dont on obtient de l’eau douce. L’avenir passe
inexorablement par la réutilisation des eaux usées, premièrement, et par le dessalement des
eaux salubres de l’intérieur, ensuite. Le dessalement d’eau de mer devra se faire en dernier
recours.
En Israël, pays à l’avant-garde pour l’utilisation efficace de l’eau et des technologies
hydriques, 80 % des eaux usées sont réutilisées.
Avenir du dessalement
Une alternative économique qui a tendance à se mettre en place actuellement consiste à traiter
par osmose inversée les eaux usées urbaines, épurées précédemment , pour leur injection dans
des aquifères souterrains. Leur recharge grâce à cette technique est rapide et contrôlée, ce qui
permet que la potabilisation postérieure de cette eau ne soit pas complexe. En Espagne, la
réutilisation des eaux usées urbaines pour son utilisation comme eau potable est possible
techniquement mais la législation ne le permet pas. La seule exception est précisément si l’eau
usée traitée par osmose inversée est injectée préalablement dans un aquifère souterrain avant
sa potabilisation.
Le rapport de 2014 des Nations Unies sur le développement de l’eau dans le
monde constate qu’il y a plus de 16.000 stations de dessalement réparties dans le monde pour
un total de plus de 150 pays, avec une capacité de production qui pourrait aller jusqu’à
doubler en 2020. Il y a des projets de recherche autour de l’osmose inversée qui font penser
que : (1) cette technique restera, dans les 10 prochaines années, la technologie de référence
pour la production d’eau douce avec certaines améliorations, certaines substantielles, et (2)
certains projets de recherche sont très prometteurs et finiront par offrir des résultats utiles et
de grande valeur qui permettront de réduire encore plus les coûts énergétiques et
environnementaux, en plus des coûts ´économiques.
Parmi les projets de recherche les plus prometteurs pour de nouvelles technologies de
dessalement, on trouve les projets suivants :
Technologie ReFlex de l’entreprise Desalitech (USA)Cette technologie se base sur un
système d’osmose inversée conventionnel qui fonctionne en batch. Le pourcentage
de récupération est déterminé par la fréquence des étapes de purge qui sont
commandées par un software spécifique, au lieu de la conception mécanique et le
nombre d’étapes comme le serait un système d’osmose inversée conventionnel. Le
système ReFlex commence à réaliser des batchs à basse pression et celle-ci
augmente progressivement à mesure que la concentration augmente, jusqu’à
atteindre le degré de récupération indiqué. Ce fonctionnement fait que la pression
moyenne est inférieure à la pression constante du système conventionnel. De plus, la
pression de la purge est minime, à la différence du système conventionnel. Grâce à
ce type d’opération, la consommation d’énergie est réduite de 20-35% par rapport au
système conventionnel.
Technologie de l’entreprise IDE Technologies (Israël)IDE Technologies a développé
des membranes de 16″ en disposition verticale, de manière à réduire les récipients
sous pression, les collecteurs, les appareils de contrôle et à réduire la taille de la
station. Grâce à cette technologie, on peut construire des stations très compactes et
cela est particulièrement important lorsqu’il s’agit de concevoir des stations de
dessalement à capacité élevée. Grâce à cette technologie avancée, cette entreprise a
conçu et construit la plus grande et la plus moderne station de dessalement du
monde à l’heure actuelle, à Sorek (Israël), laquelle possède une capacité de 624.000
m3/jour.
Membranes d’oxyde de graphène, Université de Berkeley (USA)Un groupe de
chercheurs de l’Université de Berkeley (USA) a conçu et construit une membrane en
oxyde de graphène perforée de la taille d’un atome, qui permet le dessalement avec
une part minimale du coût provenant de l’osmose inversée conventionnelle. Les
pores peuvent être manipulés pour faire varier la perméabilité de la membrane. Si
son application à échelle industrielle est confirmée, les systèmes actuels d’osmose
inversée seront révolutionnés et les coûts économiques d’exploitation seront
considérablement réduits.
Les améliorations innovantes qui sont introduites dans l’osmose inversée, fruit de la
recherche, font de cette technologie la référence pour la suppression des sels à court et moyen
terme, autant pour la production d’eau pour la consommation ou au niveau industriel. Il
convient de souligner l’adaptabilité de cette technologie pour les applications industrielles
basées sur le concept de déversement zéro.
Pour toutes les raisons exposées, dans un futur proche, l’osmose inversée -avec les
technologies associées- restera la première option pour la séparation de sels, autant dans le
dessalement d’eau pour la consommation humaine que pour les différentes applications
industrielles. Actuellement, le coût de l’eau pour la consommation humaine est le double de
celui de l’eau douce de surface. Celle-ci sera toujours plus rare et de moins en moins fiable.
En 2025, on prévoit que les coûts de dessalement seront égaux aux coûts d’extraction de l’eau
douce.
Quel type d'évaporateur est le plus efficace dans mon cas?
Veuillez contacter nos ingénieurs experts en évaporation sous vide pour recevoir
une réponse personnalisée.
Contact
Par Sergio Tuset
Plus de 30 ans d'expérience dans la gestion d'entreprises industrielles.
Particulièrement concentré sur les projets environnementaux pour les
clients, spécialiste reconnu en ingénierie conceptuelle appliquée aux eaux
usées, aux déchets liquides et solides, et à la pollution de l'air. Travail
d'équipe, leadership et expertise en gestion de projets. Conseil en
processus industriels.
Contact
Distillation subite (MSF)
L’eau à dessaler est chauffée à basse pression ce qui permet une évaporation subite et
irréversible, ce processus se répétant dans des étapes successives dans lesquelles la pression
diminue en fonction des différentes conditions.
Elle est indiquée pour les eaux à salinité élevée. Elle est aussi indiquée pour des eaux aux
températures plus élevées et une contamination plus importante. Le plus grand inconvénient
présenté par les stations MSF est une forte consommation énergétique.
Il existe actuellement des installations qui combinent la production d’énergie électrique des
champs solaires avec la production d’eau potable à partir de stations d’évaporation de type
flash.
Compression mécanique de vapeur (CMV)
Les évaporateurs sous vide par compression mécanique de vapeur (CMV) évaporent le
liquide, dans ce cas de l’eau salée, sur un côté de la surface d’échange, et il est comprimé
suffisamment pour se condenser de l’autre côté et ainsi le cycle de distillation de l’eau peut
être maintenu, ce qui permet de réduire les pertes du processus et l’élévation de la température
d’ébullition de l’eau salée par rapport à l’eau pure.
Ces petits équipements sont beaucoup plus fiables et faciles à opérer que les équipements
d’osmose inversée et ils n’ont presque pas besoin de maintenance, ce qui en fait l’outil idéal
pour approvisionner en eau douce de petits noyaux de population, des secteurs isolés, des
zones insulaires, etc.
La consommation spécifique de ces installations est inférieure à celle des autres processus de
distillation : normalement la consommation électrique équivalente est d’environ 10 kWh/m3.
La principale limite de ce type de technologie est la taille maximale des compresseurs
volumétriques employés. Leur capacité maximale ne permet pas de production importante
d’eau dessalée.
Autres alternatives d’évaporation : Évaporation d’eau
sous vide
Un autre moyen d’obtenir de l’eau potable en provenance de la mer ou de sources salubres
est en utilisant des évaporateurs d’eau sous vide, qui mettent à profit les sources de chaleur
résiduelle en provenance de circuits de réfrigération de moteurs à cogénération. Cela permet
d’augmenter le pourcentage de récupération d’énergie et d’atteindre les objectifs minimums
afin de pouvoir profiter des primes d’énergie vendue au réseau.
Processus de dessalement par filtrage
Les premières stations de dessalement ne sont pas apparues avant la fin de la seconde guerre
mondiale.
Osmose Forcée
si l’on approfondit le champ des applications industrielles, dans lesquelles l’osmose inversée
bénéficie d’une hégémonie claire en termes d’efficacité, on observe l’existence d’une série de
techniques complémentaires qui, dans les situations concrètes, peuvent même améliorer ses
prestations. C’est le cas de l’osmose forcée, où la pression osmotique créée par l’ajout d’un
composé facilement séparable est la force d’impulsion du flux au travers de la membrane
semi-perméable. Elle produit de l’eau dessalée et elle s’effectue `très basse pression et à
température ambiante , ce qui conduit à une faible consommation d’énergie.
Cette technologie présente une efficacité énergétique élevée et dans certains cas elle peut
s’avérer une grande concurrente de l’osmose inversée. Il s’agit d’une technique avec un
avenir prometteur.
Distillation par membranes
Cette technologie est relativement récente et elle se présente comme une solution pour les
mélanges difficiles à séparer et que la combinaison de la différence de pressions de vapeur et
d’une perméabilité différente au travers d’une membrane semi-perméable font que la
séparation peut être effective et viable.
Les deux technologies complètent l’osmose inversée et elles préparent le terrain à la
conception du traitement optimal dans de nombreuses industries.
Osmose Inversée (RO): Actualité et Perspectives
En 1960, à l’Université de Californie la première membrane d’osmose inversée est
construite en acétate de cellulose, elle est capable d’empêcher le passage des sels et de
permettre le passage d’un flux d’eau raisonnable. À partir de cette membrane basique, la
technologie n’a cessé d’évoluer pour parvenir à un meilleur rendement énergétique et un coût
de fonctionnement inférieur.
Actuellement, cette technologie est utilisée pour le dessalement des eaux salubres et d’eau de
mer en fonction des information générales de fonctionnement suivantes:
Eaux Salubres: La salinité de ce type d’eaux est de 2000 mg/L – 10000 mg/L. Pour son
traitement on utilise des pressions de 14 bar – 21 bar afin d’obtenir des coefficients
de rejet supérieurs à 90 % et à obtenir des eaux avec des concentrations salines
inférieures à 500 mg/L, qui sont les valeurs recommandées par WHO comme
condition de potabilité. Les stations de traitement utilisent des modules de
membranes enroulées en spiral. On estime que les coûts de capital de ce type de
stations sont de l’ordre de 0.25 $US/L d’eau traitée par jour, les coûts d’exploitation
étant du même ordre.
Eau de Mer: En fonction de la zone géographique, la salinité de ce type d’eaux est de
30000 mg/L – 40000 mg/L. Pour obtenir des conditions de potabilité, on utilise des
membranes en polyamide de type fibre creuse qui permettent d’obtenir des
coefficients de rejet supérieurs à 99.3 % avec des pressions de travail de 50 bar – 70
bar. Les coûts d’exploitation de ce type de station de traitement sont estimés à 1 –
1.25$US/ L d’eau traitée/jour, ce qui rend ce système de traitement non compétitif,
comparé à d’autres systèmes comme les processus d’évaporation multi étape, si les
besoins en eau dépassent les 40000 m3 d’eau traitée/jour.
Défis du dessalement
Le rendement énergétique ne peut pas augmenter sans limite, car il y a un coût
thermodynamique qui exige un coût minimum qu’il est impossible de réduire. Cela dépend
des caractéristiques physiques-chimiques de l’eau à dessaler, du pourcentage de récupération
du processus et de la salinité. Ainsi, théoriquement, la consommation énergétique minimum
nécessaire pour dessaler l’eau de mer avec une salinité de 35 g/L et avec une récupération
standard de 45% est 1,97 kWh/m3.
Avec la meilleure technologie actuellement disponible, la consommation minimum
industrielle est à 2,51-2,74 kWh/m3 en fonction de si l’on utilise des turbines Pelton ou des
chambres isobariques –plus efficaces– pour la récupération de la pression. À la lumière de ces
valeurs, on observe que les marges disponibles pour réduire les consommations énergétiques
sont déjà très réduites.
Actuellement, on peut construire des stations de dessalement avec une consommation
énergétique dans la phase d’osmose de 2 kWh/m3, avec un indice de récupération d 45%, ce
qui équivaudrait à une consommation globale de 2,5 kWh/m3. Un facteur important pour
maintenir la consommation énergétique sous contrôle lors du dessalement est d’éviter
l’encrassement des membranes (fouling), lequel concentre les objectifs de nombreuses lignes
de recherche. Le fouling influence directement le rendement énergétique, la vie utile des
membranes et le taux de production d’eau.
Pour continuer à réduire la consommation énergétique, il convient de signaler que des progrès
ont été effectués sur les équipements auxiliaires aux membranes et aux circuits hydrauliques,
car elles ne disposent pratiquement pas de marge d’amélioration. Les lignes de recherche les
plus prometteuses se concentrent sur la réduction des pressions de travail sans que cela ne
diminue le flux de perméat. Les principaux fabricants de membrane travaillent dans cette
direction et il existe déjà des membranes avec un fonctionnement très satisfaisant en
travaillant à une pression totale de 55 atm, au lieu de 70 atm comme c’était le cas depuis peu
de temps.
Le futur à moyen terme est préoccupant, car les réserves d’eau douce seront de moins en
moins fiables et de moins en moins disponibles. On calcule qu’en 2016, 1% de la population
mondiale s’approvisionne en eau dessalée et qu’en 2025 ce pourcentage atteindra les 14%.
Face à ce scénario, les progrès en matière de réduction de la consommation énergétique dans
le dessalement permettront que la construction de stations de dessalement basées sur l’osmose
inversée continue à proliférer
La consommation énergétique dépend fortement de la salinité de l’eau à traiter, il sera donc
nécessaire de prioriser les sources dont on obtient de l’eau douce. L’avenir passe
inexorablement par la réutilisation des eaux usées, premièrement, et par le dessalement des
eaux salubres de l’intérieur, ensuite. Le dessalement d’eau de mer devra se faire en dernier
recours.
En Israël, pays à l’avant-garde pour l’utilisation efficace de l’eau et des technologies
hydriques, 80 % des eaux usées sont réutilisées.
Avenir du dessalement
Une alternative économique qui a tendance à se mettre en place actuellement consiste à traiter
par osmose inversée les eaux usées urbaines, épurées précédemment , pour leur injection dans
des aquifères souterrains. Leur recharge grâce à cette technique est rapide et contrôlée, ce qui
permet que la potabilisation postérieure de cette eau ne soit pas complexe. En Espagne, la
réutilisation des eaux usées urbaines pour son utilisation comme eau potable est possible
techniquement mais la législation ne le permet pas. La seule exception est précisément si l’eau
usée traitée par osmose inversée est injectée préalablement dans un aquifère souterrain avant
sa potabilisation.
Le rapport de 2014 des Nations Unies sur le développement de l’eau dans le
monde constate qu’il y a plus de 16.000 stations de dessalement réparties dans le monde pour
un total de plus de 150 pays, avec une capacité de production qui pourrait aller jusqu’à
doubler en 2020. Il y a des projets de recherche autour de l’osmose inversée qui font penser
que : (1) cette technique restera, dans les 10 prochaines années, la technologie de référence
pour la production d’eau douce avec certaines améliorations, certaines substantielles, et (2)
certains projets de recherche sont très prometteurs et finiront par offrir des résultats utiles et
de grande valeur qui permettront de réduire encore plus les coûts énergétiques et
environnementaux, en plus des coûts ´économiques.
Parmi les projets de recherche les plus prometteurs pour de nouvelles technologies de
dessalement, on trouve les projets suivants :
Technologie ReFlex de l’entreprise Desalitech (USA)Cette technologie se base sur un
système d’osmose inversée conventionnel qui fonctionne en batch. Le pourcentage
de récupération est déterminé par la fréquence des étapes de purge qui sont
commandées par un software spécifique, au lieu de la conception mécanique et le
nombre d’étapes comme le serait un système d’osmose inversée conventionnel. Le
système ReFlex commence à réaliser des batchs à basse pression et celle-ci
augmente progressivement à mesure que la concentration augmente, jusqu’à
atteindre le degré de récupération indiqué. Ce fonctionnement fait que la pression
moyenne est inférieure à la pression constante du système conventionnel. De plus, la
pression de la purge est minime, à la différence du système conventionnel. Grâce à
ce type d’opération, la consommation d’énergie est réduite de 20-35% par rapport au
système conventionnel.
Technologie de l’entreprise IDE Technologies (Israël)IDE Technologies a développé
des membranes de 16″ en disposition verticale, de manière à réduire les récipients
sous pression, les collecteurs, les appareils de contrôle et à réduire la taille de la
station. Grâce à cette technologie, on peut construire des stations très compactes et
cela est particulièrement important lorsqu’il s’agit de concevoir des stations de
dessalement à capacité élevée. Grâce à cette technologie avancée, cette entreprise a
conçu et construit la plus grande et la plus moderne station de dessalement du
monde à l’heure actuelle, à Sorek (Israël), laquelle possède une capacité de 624.000
m3/jour.
Membranes d’oxyde de graphène, Université de Berkeley (USA)Un groupe de
chercheurs de l’Université de Berkeley (USA) a conçu et construit une membrane en
oxyde de graphène perforée de la taille d’un atome, qui permet le dessalement avec
une part minimale du coût provenant de l’osmose inversée conventionnelle. Les
pores peuvent être manipulés pour faire varier la perméabilité de la membrane. Si
son application à échelle industrielle est confirmée, les systèmes actuels d’osmose
inversée seront révolutionnés et les coûts économiques d’exploitation seront
considérablement réduits.
Les améliorations innovantes qui sont introduites dans l’osmose inversée, fruit de la
recherche, font de cette technologie la référence pour la suppression des sels à court et moyen
terme, autant pour la production d’eau pour la consommation ou au niveau industriel. Il
convient de souligner l’adaptabilité de cette technologie pour les applications industrielles
basées sur le concept de déversement zéro.
Pour toutes les raisons exposées, dans un futur proche, l’osmose inversée -avec les
technologies associées- restera la première option pour la séparation de sels, autant dans le
dessalement d’eau pour la consommation humaine que pour les différentes applications
industrielles. Actuellement, le coût de l’eau pour la consommation humaine est le double de
celui de l’eau douce de surface. Celle-ci sera toujours plus rare et de moins en moins fiable.
En 2025, on prévoit que les coûts de dessalement seront égaux aux coûts d’extraction de l’eau
douce.
Quel type d'évaporateur est le plus efficace dans mon cas?
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Par Sergio Tuset
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Particulièrement concentré sur les projets environnementaux pour les
clients, spécialiste reconnu en ingénierie conceptuelle appliquée aux eaux
usées, aux déchets liquides et solides, et à la pollution de l'air. Travail
d'équipe, leadership et expertise en gestion de projets. Conseil en
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