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Le document traite de la protection de l'enfant en droit congolais, définissant un enfant comme toute personne de moins de 18 ans et soulignant l'importance de la médiation comme mécanisme de résolution des conflits. Il aborde également les spécificités des procédures judiciaires pour les enfants, y compris l'absence de toge lors des audiences pour réduire l'intimidation et la priorité donnée à l'intérêt supérieur de l'enfant. Enfin, il souligne que les décisions judiciaires ne sont pas définitives et peuvent être adaptées en fonction de l'évolution de la situation de l'enfant.

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Le document traite de la protection de l'enfant en droit congolais, définissant un enfant comme toute personne de moins de 18 ans et soulignant l'importance de la médiation comme mécanisme de résolution des conflits. Il aborde également les spécificités des procédures judiciaires pour les enfants, y compris l'absence de toge lors des audiences pour réduire l'intimidation et la priorité donnée à l'intérêt supérieur de l'enfant. Enfin, il souligne que les décisions judiciaires ne sont pas définitives et peuvent être adaptées en fonction de l'évolution de la situation de l'enfant.

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EXAMEN DE PROTECTION DE L’ENFANT

1. Qui est enfant en droit congolais ?

Selon l’article 2, point 1 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009,

« Enfant : toute personne âgée de moins de dix-huit ans. »

Donc, en droit congolais de la protection de l’enfant, est enfant toute


personne n’ayant pas encore atteint 18 ans révolus.

Le cours précise que cette définition est propre à la loi portant protection
de l’enfant, car d’autres textes (Code de la famille, Code du travail…)
utilisent la notion d’enfant dans un sens différent (filiation, capacité, etc.).

2. En quoi la médiation constitue-t-elle une particularité en matière de


protection de l’enfant en conflit avec la loi ?

La médiation est prévue à l’article 8 de la loi 09/001.

La loi dispose que :

Outre la procédure judiciaire, il est prévu le recours à l’accompagnement


psychosocial et à la médiation comme mécanismes de résolution à
l’amiable concernant l’enfant en conflit avec la loi.

Elle constitue une particularité parce que :

Elle privilégie une solution amiable

Elle évite la stigmatisation judiciaire

Elle favorise la réinsertion sociale de l’enfant

Elle met l’accent sur l’éducation et non la répression

Le cours précise que la procédure applicable à l’enfant est dérogatoire au


droit commun et repose sur un principe de spécialité.

Ainsi, la médiation reflète l’esprit de protection plutôt que de punition.

3. Pourquoi l’audience en matière de protection de l’enfant se déroule sans


toge ?

Même si la loi ne parle pas directement de la toge, cela découle du


principe de l’intérêt supérieur de l’enfant (article 6).

La procédure est spéciale et adaptée à la personnalité de l’enfant.

Le cours explique que :

L’enfant est un être vulnérable

Il doit être traité avec humanité (article 11)


L’audience doit éviter de l’intimider ou de l’effrayer

L’absence de toge vise donc à :

Dédramatiser la procédure

Mettre l’enfant en confiance

Garantir un climat psychologique favorable

Cela s’inscrit dans la logique de protection judiciaire spécialisée.

4. Quelle est la particularité de l’appel en droit de protection de l’enfant ?

La loi prévoit une procédure spéciale devant le Tribunal pour enfants (Titre
III).

La particularité réside dans :

La rapidité de la procédure

L’assistance obligatoire d’un conseil (article 12)

La décision rendue dans un bref délai

La priorité donnée à l’intérêt supérieur de l’enfant

Les voies de recours sont organisées spécialement pour garantir la


protection de l’enfant et éviter une prolongation abusive de la procédure.

L’objectif n’est pas la sanction, mais la protection et la rééducation.

5. Dans quelles hypothèses l’enfant peut subir une peine ?

Selon l’article 2 point 9 de la loi, est en conflit avec la loi :

L’enfant âgé de 14 à moins de 18 ans qui commet un manquement


qualifié d’infraction à la loi pénale.

Donc :

Un enfant de moins de 14 ans ne peut pas subir une peine pénale.

Un enfant entre 14 et 18 ans peut faire l’objet de mesures.

Cependant :

La peine de mort est interdite (article 9)

La servitude pénale à perpétuité est interdite

La privation de liberté est une mesure ultime (article 10)

Elle doit être la plus brève possible


En réalité, on parle plus de mesures éducatives, de rééducation ou de
protection, et non de peines au sens classique.

EXAMEN 1

1. Quelles sont les limites prévues pour le travail d’intérêt général dans le
cadre de la médiation ?

La médiation est prévue par l’article 8 de la loi 09/001.

Dans le cadre de la médiation, le travail d’intérêt général :

Ne peut pas constituer une peine déguisée.

Doit respecter l’intérêt supérieur de l’enfant (art. 6).

Ne peut porter atteinte à :

Sa dignité

Sa santé

Son éducation

Par analogie avec les règles sur le travail des enfants (art. 50 à 55) :

Il ne peut être dangereux

Il ne peut compromettre la scolarité

Il doit respecter l’âge de l’enfant

Donc le travail d’intérêt général est : éducatif

proportionné

non humiliant

compatible avec la scolarité

2. Les décisions rendues par le juge en matière de protection de l’enfant


ne sont jamais définitives. Expliquez.

En droit de protection de l’enfant :

Le principe directeur est l’intérêt supérieur de l’enfant (art. 6).

La situation de l’enfant évolue.

Les mesures sont éducatives et protectrices, non répressives.

Ainsi :

Les décisions peuvent être modifiées si l’intérêt de l’enfant l’exige.


Le juge peut adapter la mesure selon l’évolution de la situation.

L’enfant peut contester certaines décisions (art. 12).

Donc elles ne sont pas figées : elles sont révisables car orientées vers la
protection.

3. En quoi l’appel en matière de protection de l’enfant est spécial ?

La spécialité découle :

De la compétence exclusive du Tribunal pour enfants

De la procédure dérogatoire au droit commun

Du respect de l’intérêt supérieur

De la rapidité exigée

L’enfant bénéficie :

D’un conseil obligatoire (art. 12)

D’une procédure adaptée à son âge

D’un traitement prioritaire

L’appel reste soumis à l’objectif de protection et non de sanction.

4. Différence entre établissement de garde et d’éducation de l’État et


établissement de garde et de rééducation de l’État ?

Selon la loi (art. 67 et suivants) :

Établissement de garde et d’éducation

Accueille les enfants en situation difficile

Objectif : encadrement et éducation

Approche préventive et sociale

Établissement de garde et de rééducation

Concerne surtout les enfants en conflit avec la loi

Objectif : réinsertion après un manquement

Dimension corrective et éducative

Différence essentielle : L’un est préventif (protection sociale)

L’autre est correctif (protection judiciaire)

5. Quelles sont les limites prévues pour le droit de l’enfant au travail ?

Les limites sont prévues aux articles 50 à 56 de la loi :


Interdiction d’emploi avant 16 ans (art. 50)

Dérogation possible à 15 ans avec autorisation judiciaire

Entre 16 et 18 ans : uniquement travaux légers et salubres (art. 54)

Interdiction des pires formes de travail (art. 53)

Maximum 4 heures par jour (art. 55)

Interdiction du travail de nuit (18h – 6h)

Droit à poursuivre les études (art. 51)

Le travail ne doit jamais :

Porter atteinte à la santé

Compromettre l’éducation

Nuire au développement moral et social

EXAMEN L3

1. Pourquoi la notion de minorité pose-t-elle problème ?

Le problème vient de la pluralité des définitions :

Code de la famille : notion liée à la filiation

Code du travail : capacité à 16 ans

Loi 09/001 : enfant = moins de 18 ans (art. 2)

Donc : La minorité n’a pas une définition uniforme selon les branches du
droit.

En protection de l’enfant, la référence est moins de 18 ans.

2. Enumérez tous les titres de la loi 09/001

La loi comporte 5 titres :

Titre I : Des dispositions générales

Titre II : De la protection sociale de l’enfant

Titre III : De la protection judiciaire de l’enfant

Titre IV : De la protection pénale

Titre V : Des dispositions transitoires, abrogatoires et finales

3. Pourquoi le tribunal pour enfants siège sans toge ?

Cela découle :
Du principe de l’intérêt supérieur (art. 6)

Du traitement humain de l’enfant (art. 11)

Du huis clos pour éviter l’intimidation (art. 33)

L’objectif : éviter d’effrayer l’enfant

humaniser la justice

instaurer un climat de confiance

4. Sièges ordinaires des tribunaux pour enfants à Kinshasa

Les tribunaux pour enfants siègent dans les ressorts des tribunaux de
grande instance.

À Kinshasa, ils sont établis notamment dans les ressorts correspondant


aux TGI :

Gombe

Kalamu

Matete

Ngaliema

Ndjili

5. Objectifs de la médiation en droit de protection de l’enfant

Selon l’article 8 et le cours :

Résolution amiable

Eviter la stigmatisation

Responsabiliser l’enfant

Favoriser la réparation

Préserver l’équilibre familial

Promouvoir la réinsertion sociale

La médiation privilégie l’éducation à la répression.

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