0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues21 pages

Chapitre V - Mode de Rupture Introduction

Ce document traite des différentes formes de rupture dans les matériaux, en se concentrant sur les mécanismes d'endommagement et de rupture, ainsi que sur les méthodes de détection des fissures. Il décrit les types de ruptures, notamment ductiles, fragiles et quasi-fragiles, ainsi que les méthodes d'analyse comme la microfractographie et l'utilisation de microscopes électroniques. L'étude met en évidence l'importance de comprendre ces phénomènes pour prévenir les catastrophes industrielles.

Transféré par

halaimad133
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues21 pages

Chapitre V - Mode de Rupture Introduction

Ce document traite des différentes formes de rupture dans les matériaux, en se concentrant sur les mécanismes d'endommagement et de rupture, ainsi que sur les méthodes de détection des fissures. Il décrit les types de ruptures, notamment ductiles, fragiles et quasi-fragiles, ainsi que les méthodes d'analyse comme la microfractographie et l'utilisation de microscopes électroniques. L'étude met en évidence l'importance de comprendre ces phénomènes pour prévenir les catastrophes industrielles.

Transféré par

halaimad133
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPITRE V-PARTIE A

LA RUPTURE

(Etude qualitatif de la rupture)

Introduction

Nombreuses sont les catastrophes maritimes, aériennes ou terrestres, survenues suite à la

défaillance de certains éléments de constructions et qui ont causés des pertes considérables,

tel est le cas pour la navette spatial Apollo explosant en plein vol; Le pétrolier Erika coulant

a plein flot et l’explosion dans la centrale nucléaire de Tchernobyl au niveau de l’un de ces

réacteurs ; pour ne citer que ces exemples.

Dans la plupart des cas, ces accidents ont eus comme origine soit la malveillance des

opérateurs soit à l’endommagement des organes constitutifs de ces installations.

Dans le cadre de notre recherche, nous allons nous intéresser à la deuxième hypothèse qui

est l’endommagement.

Point de vue scientifique, l’endommagement correspond au début du processus de la rupture

c'est-à-dire amorçage et propagation des fissures jusqu'à une taille critique après laquelle on

assiste à la rupture ; Et pour éviter ce genre de catastrophes, on se voit dans l’obligation

d’effectué des examens de contrôle et d’expertise afin de pouvoir détecter toute anomalies qui

peuvent résidées au sein de ces installations.

1/ Méthodes d’examens et différents modes de ruptures

Méthodes de détection des fissures.

Il va de soi que le plus bel avenir que l’on puisse rêver pour nos connaissances sur les

phénomènes de rupture serait que, du fait de ces connaissances, ces phénomènes vinssent à

disparaître complètement de la pratique des constructions. Malheureusement, on est pas a


l’abri de ces accidents qui survient aux cours de service ou en essais ; Ceci nous a mener a

effectué des examens afin de pouvoir étudier les surfaces de rupture.

Cette étude se base sur l’application de la microfractographie, qui utilise le pouvoir de

résolution et la profondeur de champ qui est du point de vue de l’utilisation, les deux

caractéristiques essentielles du microscope électronique.

Les surfaces de rupture sont observées soit par l’intermédiaire de répliques a l’aide du

microscope électronique a transmission, soit directement dans le microscope a balayage.

A/Microscope électronique à transmission

Le pouvoir de résolution théorique du microscope électronique à transmission est limité à

environ 5 Aº, a la fois par les phénomènes de diffraction et par l’aberration de sphéricité des

lentilles qui croit comme le cube de l’ouverture. Les angles d’ouverture résultent donc d’un

compromis et sont inférieurs à 10-2 radians. Cette ouverture est en pratique à peu prés trois

cents fois plus faible que celle d’un objectif photonique à immersion. La diminution de

l’ouverture numérique a pour conséquences une augmentation considérable de la profondeur

de champ qui lui est inversement proportionnelle ; Cette caractéristique est encore de 2μ pour

une résolution de [Link] n’y a par ailleurs pas de problèmes de distance frontale.

La difficulté est d’une autre nature : l’observation se fait par transmission, les électrons

doivent traverser l’objet et il exclu d’examiner directement les cassures. Rupture des métaux

.B/Microscope électronique à balayage

Le microscope électronique a balayage permet d’examiner directement les surfaces de

rupture; la dimension des échantillons est cependant limitée par les possibilités de porte-

objets.
Dans cet appareil, l’objet est exploré séquentiellement, ligne après ligne, par une sonde

électronique très fines formées a partir d’un faisceau d’électrons focalisés sur la surface

métallique au moyens de lentilles magnétiques. La surface, ainsi irradiée, émet différents

signaux dans les principaux sont :

Des électrons primaires rétrodiffusés, d’énergies voisines de celles des électrons

incidents.

Des électrons secondaires de faibles énergies, issues de la cible et dues a la collision

d’électrons primaires avec ceux du métal.

L’un ou l’autre de ces signaux module la brillance du faisceau d’un oscillographe

cathodique sur l’écran duquel s’inscrit l’image.

Le microscope a balayage à aussi une très grande profondeur de champ et son pouvoir de

résolution est, en première approximation, de l’ordre de grandeur du diamètre de la sonde

électronique, c'est-à-dire environ 200A. Rupture des métaux

2/ Différents types de rupture

La rupture d’une pièce nécessite de formuler un diagnostic sur les causes et les

mécanismes mis en jeu, C’est le role de la fractographie à l’échelle macrographique, et de la

microfractographie à l’échelle du microscope électronique. Rupture des métaux

Et pour différencier les types de rupture, plusieurs critères ont étés proposés pour cet effet,

parmi eux :

1- Un critère macroscopique ou mécanique : Avec la présence ou non d’une

déformation plastique avant la rupture. Exemple lors de l’essai de traction.


Ductile Fragile

∆L

Figure 1 : Rupture ductile (a gauche) ; Rupture fragile (a droite) ;

2- Un critère microscopique, fondé sur l’observation de faciès de rupture, et qui peut

dépendre de l’échelle à laquelle est observé la cassure.

–Il existe généralement deux types de rupture, si on prend en considération la vitesse de

propagation des fissures.

A/ Les ruptures par fissuration rapide : Ce genre de rupture peut se présenter sous trois

formes bien distinctes :

 Rupture ductile.

 Rupture quasi-fragile.

 Rupture fragile.

B/ Les ruptures après fissuration progressive : Dans ce cas la, la propagation des fissures peut

être due a des :

 Sollicitations cycliques, telles que la fatigue mécanique ou thermique.

 Sollicitations statiques, telles que la corrosion sous contraint, fluage,

etc. ;
 Sollicitations complexes, telles que la fatigue-corrosion, fatigue -

fluage.

Or, la propagation de ces fissures peut être, soit :

 Transgranulaires.

 Intergranulaires. Précis de métallurgie

Comme nous l’avons mentionné préalablement, la classification de faciès de rupture peut se

faire à partir de l’apparence de la rupture, fragile ou ductile. C’est la classification la plus

ancienne.

Une autre classification peut se faire à partir du mode rupture, intergranulaire ou

transgranulaire. Cette classification [3] présente l’avantage d’insister sur le mécanisme de

propagation de la fissure. Elle peut se résumer à :

1-La rupture transgranulaire :

 Par la coalescence des microvides.

 Par clivage.

 Par fatigue.

2-La rupture intergranulaire :

 Par coalescence de microvides.

 Par rupture fragile le long des joints des grains. A.G


DISCRIPTION DES DIFFERENTS TYPES DE RUPTURE

Les ruptures par propagation rapide des fissures :

1/Rupture ductile : Ce mode de rupture est caractérisé par une forte déformation plastique

après la phase élastique. L’énergie de rupture est alors beaucoup plus élevée. (Figure 5) ;

Les ruptures ductiles se produisent donc après le déplacement ou le glissement d’un grand

nombre de dislocations. Certaines d’entre elles viennent buter sur des obstacles tels que les

joints de grains, inclusions, précipités, etc. Cela entraîne des empilements de dislocations qui

conduisent à la formation des microvides ou microfissures. Lorsque ces défauts deviennent

importants, le métal se déchire. L’apparition de ces microvides a lieu surtout sur des

inclusions, par rupture de ces dernières ou par décohésion de leur interface avec la matrice.

A l’échelle macroscopique, la cassure a un aspect fibreux, et a l’échelle microscopique, on

voit des cupules correspondant à chaque cavité, ce qui confirme la présence de la déformation

plastique. L’allongement à la rupture est fonction de la contrainte hydrostatique, du fait la

pression hydrostatique tend à renfermer les cavités. Dunod aide mémoire.

σ a

σr σ Rupture ductile

σèl

0 ε

a b

Figure 2 : a/ Courbe de déformation d’un matériau ductile. Dislocations et plasticité


b/ Rupture ductile. (Faciès en cupules).
2/Rupture fragile :

Contrairement à la rupture ductile, la rupture fragile ce produit sans déformation plastique ou

avec une faible déformation. Prenons l’exemple de l’essai de traction, l’allongement ou la

striction à rupture seront nuls ou très petits. La déformation avant la rupture sera presque

élastique. Le phénomène de la rupture fragile correspond au cas ou les dislocations ne peuvent

pas se déplacer ou les mouvements sont difficiles et limités. C’est le cas des solides à liaisons

très orientées (ioniques ou covalentes) tels que les céramiques, les composés métalliques, etc.

C’est le cas aussi des alliages métalliques dans lesquels on à augmenté fortement les

caractéristiques de résistance (durcissement structural, précipitation, etc.).

Ces caractères expliquent que, généralement, la fragilité augmente avec la limite

d’élasticité. Les ruptures fragiles se faisant sans déformation plastique, elles se produisent par

décohésion de plans cristallographiques et présentent un aspect de facettes. Dunod (mat Mét)

. Dislocations et plasticité.

Figure 3 : Courbe de déformation d’un matériau fragile.


3/ Rupture quasi-fragile : C’est une rupture brutale qui se propage sans déformation

plastique macroscopique, mais avec une déformation plastique microscopique. Ce type de

rupture intervient dans une zone de transition qui sépare les deux modes citer plus haut,

(fragile, ductile).Les surfaces des cassures semi fragiles offrent dans une plage normale à la

direction de l’effort, un relief rayonnant à chevrons plus ou moins bien dessinés, lié au fait

que cette déchirure se réamorce constamment dans l’épaisseur de la pièce. Dans une lame, ce

relief prend une disposition en chevrons emboîtés. La pointe des chevrons est dirigée vers

l’amont de la déchirure, ainsi l’examen macroscopique permet de connaître le sens de

propagation de la rupture, et dans le cas d’une rupture amorcée sur une hétérogénéité de

structure, il aide à localiser ce défaut dont la nature pourra être ensuite identifiée, par

exemple, par un examen micrographique.

Figure 4 : Déchirure quasi fragile d’un tube d’acier doux : Amorce en


surface se propageant par des chevrons dans l’épaisseur de la paroi du tube.
(Zone en rouge). T.I
Rupture transgranulaire : Rupture qui se produit au travers des joints de grains de la
structure.

A/ Rupture par coalescence de microvides : Souvent, même dans les matériaux purs, on

rencontre des particules fragiles ou ayant une résistance plus faible que la matrice. Ces

particules peuvent être des fines précipitées, des carbures, des sulfures (souvent des sulfures

de manganèse dans les aciers) ou précipitées de seconde phase (γ dans les aciers

inoxydables).Ces particules sont peu déformables. Aussi quand la matrice se déforme

beaucoup il se crée, autour de ces particules, un champ de contraintes élevées qui peut amener

la rupture de l’interface particule-matrice. Les régions de fortes contraintes vont se déformer

plastiquement. Quand le matériau a atteint sa capacité maximale de déformation, il y à

rupture. Les traces de ces ruptures locales sur la surface de rupture s’appellent des cupules.

La rupture transgranulaire par coalescence de cupules est rencontrée très fréquemment dans

les métaux faiblement alliés, ou dans les ruptures survenant au-delà de la température de

transition ductile-fragile.

La taille et le nombre des cupules dépendent du nombre de centres d’initiation de la rupture

et de la plasticité du métal. Les défauts les plus efficaces sont des précipités de deuxième

phase, le plus souvent des inclusions. Il est à noter qu’il existe une taille minimale des

précipités pour initier les cupules. A.G

a b

Figure 5 : a) Rupture transgranulaire par coalescence des microvides. Mécanisme


b) Rupture transgranulaire par coalescence des microvides aux joints de grains du de la
nitrure d'aluminium AlN. déformation
B/ Rupture par clivage : Ce type est particulièrement dangereux, car la rupture se produit a

grande vitesse (40% de la vitesse du son dans le matériau) selon des plans cristallographiques

définis, avec une faible déformation plastique. Les conditions pour que le clivage se produise

sont liées à la structure cristallographique, au mode de chargement, et d’une façon générale à

tous les facteurs qui favorisent la triaxialité des contraintes. Ainsi des ruptures par clivage

transgranulaire se produisent dans les cubiques centrés et les hexagonaux compacts. La

rupture transgranulaire par clivage idéal sera donc, telle que les deux surfaces de rupture

correspondent exactement.

La contrainte qu’il faut exercer localement pour amorcer un clivage est très élevée (de

l’ordre du dixième du module d’Young). Le processus se déclenche par des déformations

plastiques hétérogènes qui créent de très importantes concentrations de contraintes, à l’échelle

microscopique, par poinçonnage interne : ces déformations peuvent être des bandes de

glissement étroites ou des macles. L’apparition du clivage a lieu quand la contrainte est

suffisante dans l’élément de volume. σ a atteint une contrainte critique σf ; cette contrainte de

clivage est peu fonction de la température. Elle diminue quand la vitesse de sollicitation

augmente. Cette contrainte dépend essentiellement de la taille d du grain et elle varie comme

d –1/2. Il est important de comprendre que, de toute façon, le clivage, d’après le mécanisme

décrit, ne peut survenir que si la limite d’élasticité a été atteinte. A.G

a b

Figure 6 : a) Rupture transgranulaire par clivage.


T.I
b) Rupture par clivage d’un acier extra-doux : a partir d’un joint de grain vers un autre.
C/ Rupture par fatigue : Les grandes lignes du comportement en fatigue d’une fissure sont

aujourd’hui bien connues. Grossièrement, on peut rappeler que le comportement d’une fissure

se décompose en trois stades : L’initiation, la propagation et la rupture finale.

1- La zone d’amorçage de la fissure, qui est une région de concentration de contraintes

constituée de défauts préexistants, très souvent des inclusions, ou de chargement brusque

de section. En l’absence de tels défauts, des bandes de glissement créent des amorces.

2- Une zone de propagation de la rupture de fatigue, d’aspect lisse et soyeux, sans

déformation plastique apparente. Cette zone est souvent striée ; chaque strie peut

correspondre à un chargement de régime de fatigue (arrêt, démarrage) ou même à chaque

cycle.

3- Une zone de rupture. A.G

Figure 7 : Cassure par fatigue à la surface et à 20 mm de profondeur d’un cylindre de laminoir à froid .

T.I
La rupture intergranulaire :

C’est une rupture qui se produit le long des joints des grains. Le joint est plus faible que la

matrice ; Plus les précipités seront grands, plus la rupture sera intergranulaire. La rupture peut

être ductile ou fragile. Les ruptures intergranulaires sont a la fois celles qui se propagent aux

interfaces séparant les grains d’une même phase et celles qui se propagent aux limites entre

des phases de nature différente.;

Les joins de grains peuvent perdre leur cohésions quand les constituant étranger vient

s’intercaler entre les deux réseaux des grains adjacents. Il faut envisager deux cas selon que la

présence d’impuretés aux joints se manifeste ou non par la formation d’une seconde phase.

Dunod

Un autre cas peut être mis a jour, par la présence ou non d’impuretés, c’est la fragilité

intergranulaire induite par la formation d’une seconde phase aux joints de grains. De

nombreux cas de fragilité intergranulaire sont dus à des précipitations le long des joints.

Lorsqu’un alliage contenant des précipités intergranulaires est soumis à une déformation a

froid. Les précipités, souvent plus durs que la matrice jouent un rôle mécanique important ; ils

ne peuvent suivre les déformations du métal sans se rompre ou se décoller ; il y a ainsi

formation d’amorces de rupture susceptibles de favoriser, voir de provoquer la propagation de

la rupture le long des joints, par un mécanisme analogue a celui d’une rupture ductile ;

immédiatement en avant du front de rupture. En raison de la forte triaxialité des contraintes, le

mécanique d’amorçage joue de proche en proche, produisant ainsi les trous qui donnent

naissance aux cupules. Ce type de rupture intergranulaire pressente donc une grand similitude

d’aspect « d’intergranulaire ductile ».

L’aspect des surfaces de rupture de ce type dépend de la dimension et de la reptation des

précipites dans le joint : plus le nombre de précipités par unité de surface est élevé plus grand

est la nombre de cupules, et du fait l’épaisseur de la zone déformée est réduite, le long du
joint par la propagation de la rupture ; ainsi l’énergie dépensée pour cette propagation décroît

quand la densité des particules croit.

La formation des précités intergranulaire s’accompagne toujours d’une modification de la

composition chimique de la matrice.

Il peut en résulter une variation de la ductilité des zones voisines du joint, c’est l’un autre

facteur qui doit également intervenir dans le mécanisme de la fragilité intergranulaire.

Dans certaines cas, la fragilité intergranulaire provoquée par des précipites peut en partes

disparate lorsque la matrice est le siège d’une précipitation intracristalline dense ; la présence

des précipites semble modification les conditions dans lesquelles peuvent se former les

contraintes aux joint de gains. Rupture des métaux

IL existe deux types de rupture intergranulaire comme nous l’avons mentionné

précédement :

A/ Rupture par coalescence des microvides : Ce mode de rupture a été observé dans les

alliages contenant des précipités dans les joints de grains. Ces deuxièmes phases, souvent plus

dures que la matrice (carbures, carbonitrures,…) agissant, surtout à basse température comme

amorce de rupture.

La déformation plastique est ainsi concentrée dans la zone moins riche en élément

d’alliages. Les précipités longs et plats auront tendance à engendrer un faciès de rupture

fragile.

Les faciès de rupture intergranulaire ductile sont caractérisés par des surfaces de grain bien

marqué, avec des cupules, généralement un peu moins bien définis que celles des ruptures

transcristallines. Ce type de rupture a été observé comme conséquence de certains traitements


thermiques conduisant à une précipitation d’une seconde phase aux joints de grains. C’est le

cas de la fragilité après surchauffe des aciers faiblement alliés austénitisés a hautes

température. A.G

Figure 8 : Rupture intergranulaire par coalescence des microvides.

B/Rupture fragile le long des joints des grains : Ce faciès de rupture est rencontré dans

tous les matériaux ou la cohésion du joint de grain est moindre que celui de la matrice. La

rupture intergranulaire fragile engendre un faciès ou les grains sont très évidents, bien

découpés, les surfaces des joints de grains très lisses.

Ce type de rupture se rencontrer à haute température, sous des conditions de fluage, de

corrosion, de fragilisation par l’hydrogène, en fatigue. Exemple des aciers inoxydables qui

sont sensibles à la fragilisation intergranulaire par précipitation de carbure dans les joints de

grains. A.G .

Figure 9 : Rupture intergranulaire fragile le long des joints des grains.


3/ Influence des facteurs métallurgiques

Le mécanisme de rupture est un phénomène qui dépend de plusieurs facteurs, qui peuvent

avoir une grande influence sur le processus d’amorçage et propagation des fissures.

Parmi ces facteurs, on peut citer :

3-1/ Influence de la vitesse de déformation :

Compte tenu de la vitesse de déplacement des dislocations, on comprend qu’une déformation

trop rapide limite le mouvement de ces dislocations ; Par conséquent, la ductilité diminue.

C’est cette déformation, au voisinage immédiat de la pointe de fissure, qui entraîne la

réalisation des étapes microscopiques d’extension de la fissure. (Dans le cas ou il y’a jonction

entre cette déformation et une cavité, on assiste alors a la formation d’une cupule) . Rupture des

métaux.

Figure10 : Modélisation et visualisation expérimentale de la localisation de la déformation


plastique suivant des bandes de Portevin Le Chatelier, avec une vitesse imposée dans une
éprouvette plate entaillée, sollicitée en traction simple

Echelles Pertinentes en mécanique des matériaux


3-2/ Influence de l’effet d’entaille :

La présence d’un défaut ou d’une entaille entraîne une concentration de contraintes qui peut

modifier le régime de rupture.

Pour l’essai de traction par exemple, les résultats dépendent essentiellement, de la géométrie

de la pièce, mais aussi de la profondeur de l’entaille, si elle existe. Dunod (Mat .Méta).

L’effet d’entaille est une action analogue à un affaiblissement superficiel qu’exerce tout

accident de forme constituant une entaille non parallèle à la contrainte principale responsable

de la fissuration. Deux cas sont à considérer : effet d’entaille perpendiculaire à la contrainte

principale et effet d’entaille oblique. Lorsque l’effet d’entaille est perpendiculaire, on observe

un étalement de la cassure le long de l’effet d’entaille.

S’il y a obliquité de l’effet d’entaille par rapport à la direction générale des contraintes, la

fissure suit d’abord le fond de l’entaille, la fissure se subdivise en une série de fissures

distinctes, orthogonales à la direction générale des contraintes, et plus ou moins imbriquées

les unes dans les autres. Rupture des métaux.

a) b)
Dunod
Figure 11 : a) Evolution de la limite d’élasticité en fonction de la température, par effet de l’entaille (Mét).
b) Variation de la grandeur caractéristique a dans la formule de la sensibilité à T.I
l’entaille. (a étant la profondeur de l’entaille) ;
.
3-3/ Influence de la température de transition :

Quand la température détroit, le mouvement des dislocations, qui est activé thermiquement,

devient de plus en plus difficile ; Par conséquent, la scission nécessaire pour les déplacer

augmente et avec elle la limite d’élasticité. A une température assez basse, la déformation

plastique devient impossible avant rupture du matériau.

Ainsi, il existe une température dite de transition au-dessous de laquelle le matériau devient

fragile. Dunod (Mat.Mét)

Figure 12 : Transition fragile – ductile d'un acier ferritique (0.09 % C) : Aspect de la surface de
rupture

.
MECANISMES
DE LA DEFORMATION PLASTIQUE

3-4/ Influence du facteur d’intensité de contrainte K :

Le paramètre K, qui fait la synthèse a lui tout seul de la géométrie de la pièce fissurée, de la

longueur de la fissure et du chargement appliqué, est appelé facteur d’intensité des

contraintes.

Dans de nombreuses études, il a été prouvé que la rupture s’initie à fond de fissure dans le

plan ou la contrainte KI est [Link] rupture se produit lorsque le facteur d’intensité de


contrainte KI atteint une valeur critique KIC. Cette valeur caractérise quantativement la

résistance du matériau à la propagation brutale de la fissure. T.I

Les principales causes de concentrations de contraintes sont les discontinuités, telles que les

trous, les entailles, les écoulements, etc. ;

Figure 11 : Illustration schématique qualitative montrant l’origine de la concentration de contraintes.

3-5/ Influence de l’épaisseur de la pièce :

La ténacité à rupture des matériaux décroît quand l’épaisseur augmente. Puisque le mode de

rupture passe d’un mode en contrainte plane à un mode de déformation plane.

Cet effet se produit en raison du fait que le facteur de concentration de contrainte plastique

décroît quand le degré de déformation décroît. Et par conséquent, une augmentation de la

contrainte appliquée nécessite une augmentation de la taille de la zone plastique.

Rupture des métaux

Figure 12 – Dépendance de Kc en fonction de l’épaisseur de la pièce

T.I
3-6/ Influence de la limite élastique :

La limite élastique d’un alliage métallique n’est pas une propriété intrinsèque puisqu’elle

correspond à l’apparition de la déformation plastique. Or celle-ci repose sur des mécanismes

microscopiques qui sont sensibles à la température.

Si la déformation plastique est difficile à mettre en oeuvre, le matériau pourra atteindre sa

contrainte de rupture sans déformation plastique : le matériau sera dit fragile et présente un

comportement presque élastique. Si ce n’est pas le cas, la déformation plastique peut se

développer avec une amplitude suffisante avant la rupture, on parlera dans ce cas la d’une

rupture ductile.

Selon les conditions de sollicitation en contrainte et en température, la limite élastique peut

évoluer de manière différente de la contrainte de rupture, et un même matériau pourra être

fragile ou ductile.

En règle générale, la limite élastique diminue avec l’élévation de température, mais cette

variation dépend fortement à la fois de la microstructure et du processus de déformation

plastique le plus favorable à température donnée.

Il faut prendre en compte la vitesse de chargement en contrainte ou la vitesse de

déformation imposée, car c’est une donnée souvent contingente dans l’utilisation des pièces

métalliques. Et de ce fait, on peut conclure que, plus la limite d’élasticité diminue, et plus le

matériau devient plus tenace, c’est-à-dire, augmentation de la fragilité.


3-7/ Influence du taux d’austénite résiduelle :

En sachant que l’austénite diminue vraisemblablement la ductilité du matériau, ce dernier a

tendance à se rompre, si il y’a rupture d’une façon fragile.

Rupture des métaux


Figure 13 : Variation de limite d’élasticité avec la teneur d’austénite résiduelle.

4/ Technique de détection

Il existe d’autre méthodes or les dtfférents microscopes pour la détection d’éventuelles

fissures dans les pièces lors de leur mise en service, et qui peuvent provoquer des cassures.

Pour les cassures franches séparant une pièce en fragments distincts, il n’y a naturellement

pas d’autre problème de détection que de retrouver tous les fragments de la pièce, ce qui n’est

d’ailleurs pas toujours facile. Par contre, la détection des fissures qui ne sont pas franchement

ouvertes peut nécessiter des moyens plus surs que la simple observation à l’œil nu, surtout si

ces fissures ne débouchent pas ou si elles débouchent dans une région non accessible de la

surface de la pièce.
Fissures Internes

Parmi les essais non destructifs la radiographie se prête mal à la recherche des fissures,

surtout lorsque leur orientation est inconnue. On utilise le plus souvent les procédés

électriques (courant de Foucault° et surtout le sondage par écho d’ultrasons, cette dernière

technique permettant quelquefois de déterminer l’étendue des fissures décelées.

La présence d’une fissure peut également se traduire par une modification décelable de la

rigidité de la pièce et cette modification permet de recourir au sonnage de certaines pièces

particulières pour savoir si elles sont fissurées.

Fissures débouchant à l’extérieur

Lorsque les fissures débouchent à l’extérieur dans une région accessible de la surface de la

pièce, on peut utiliser plusieurs méthodes de recherche. La plus simple est l’examen à l’œil nu

ou à la loupe. Cet examen donne de meilleurs résultats si la surface de la pièce a subi au

préalable une préparation soignée (polissage etc...) terminée par une attaque chimique ou un

polissage électrolytique. Lorsque la surface à examiner n’est pas plane, on retrouve plus

sûrement l’ensemble des fissures dont elle est affectée en prenant une réplique

nitrocellulosique de haute fidélité. Le second avantage de cette méthode est que cette réplique

peut être examinée à de plus forts grossissements que la loupe et une préparation très poussée

de la surface peut être dans certains cas superflue.

Vous aimerez peut-être aussi