Université Sultan Moulay Slimane
Faculté des sciences et techniques de Béni Mellal
DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE
Module de résistance des matériaux / vibrations
NOTES DE COURS
Adil Fahsi
Ing., Ph.D.
2021/2022
PARTIE I : RESISTANCE DES MATERIAUX
PREFACE
La résistance des matériaux, désignée souvent par RDM, est la science du
dimensionnement. C’est une discipline particulière de la mécanique des milieux continus qui
permet de concevoir une pièce mécanique, un ouvrage d’art ou tout objet utilitaire. Ce
dimensionnement fait appel à des calculs qui prévoient le comportement de l’objet dont la
conception doit réunir les meilleures conditions de sécurité, d’économie et d’esthétique.
L’objet de la résistance des matériaux est l’étude de la stabilité interne c’est à dire la
détermination des contraintes et déformations à l’intérieur de la matière et les déplacements
des lignes moyennes des structures générés (machines en génie mécanique, bâtiment en
génie civil, …). Elle est basée sur des hypothèses simplificatrices vérifiées expérimentalement.
Ces notes ont été rédigées dans le but d'apporter aux étudiants et aux professionnels
de formation génie mécanique les principes fondamentaux de RDM essentiels à un exercice
de dimensionnement. Elles comprennent huit chapitres dont l'ordre de présentation sera
respecté durant le cours. Après une revue des caractéristiques des sections planes, sont
introduites deux étapes utiles à la compréhension des théories des poutres : la statique et
l’étude des poutres droites isostatiques. Ensuite sont présentés et analysés les différentes
sollicitations simples. Pour chacune d'entre elles sont exposés le principe, les spécificités et la
condition de résistance. Finalement, le principe de superposition et les sollicitations
composées sont les dernières étapes qui permettent d'aborder en détails le dimensionnement
d’une structure mécanique.
Ces notes sont le fruit d'une revue bibliographique et de l'expérience personnelle. Les
chapitres comportent des exemples concrets résolus tandis que les exercices des travaux
dirigés séparés des présentes notes, permet à l'étudiant(e) de vérifier et d'approfondir ses
connaissances.
Bonne session.
Adil Fahsi
A. Fahsi, FST BM, 2021/2022 1
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CHAPITRE I
CARACTERISTIQUES DES SECTIONS
PLANES
1. Moment statique d’une section plane
Soient une aire plane 𝑆 et une droite ∆ (Figure 1). Le moment statique de la section 𝑆 par
rapport à ∆ est défini par l’intégrale :
𝑚(𝑆)/∆ = ∬𝑆 𝛿 𝑑𝑆 (dorénavant, on note le moment statique par rapport à ∆ 𝑚∆ ).
Figure 1 : Moment statique d’une section plane.
Les moments statiques par rapport aux axes 𝑥 et 𝑦 s’expriment par :
𝑚𝑥 = ∬ 𝑦 𝑑𝑆 et 𝑚𝑦 = ∬ 𝑥 𝑑𝑆
𝑆 𝑆
Remarques :
Le moment statique est homogène à un volume. Il s’exprime en 𝑚𝑚3 , 𝑐𝑚3 … etc. ;
Le moment statique d’une section 𝑆 par rapport à un axe quelconque passant par son
centre de gravité est nul ;
Le moment statique d’une section par rapport à un axe de symétrie est nul, puisque cet axe
passe par son centre de gravité ;
Sur la figure ci-dessus, on peut noter que : 𝑦 ′ = 𝑦 + 𝑑. Par conséquent : 𝑚𝑥 ′ = 𝑚𝑥 + 𝑆. 𝑑
(expression valable uniquement si les droites 𝑥 et 𝑥 ′ sont parallèles). Si l’axe 𝑥 passe par le
centre de gravités de 𝑆, le moment statique par rapport à 𝑥 ′ est donné par : 𝑚𝑥 ′ = 𝑆. 𝑑.
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2. Centre de gravité d’une section plane
La distance dG du centre de gravité d’une section plane S à une droite ∆ est définie par la
relation suivante :
𝑚∆
𝑑𝐺 =
𝑆
Cette relation permet aussi de calculer le moment statique d’une section connaissant la
position de son centre de gravité.
3. Moment quadratique d’une section plane
Le moment quadratique de la section 𝑆 par rapport à ∆ est défini par l’intégrale :
𝐼∆ = ∬ 𝛿 2 𝑑𝑆
𝑆
Pour les axes 𝑥 et 𝑦, nous avons :
𝐼𝑥 = ∬ 𝑦 2 𝑑𝑆 et 𝐼𝑦 = ∬ 𝑥 2 𝑑𝑆
𝑆 𝑆
Le moment quadratique, souvent appelé moment d’inertie, est utilisé en résistance des
matériaux, il est indispensable pour calculer la résistance et la déformation des poutres sollicitées
en flexion (𝐼𝑥 et 𝐼𝑦 ). En effet, la résistance d'une section sollicitée selon un axe donné varie avec
son moment quadratique selon cet axe.
3.1. Théorème d’Huygens
Le moment quadratique 𝐼∆ d’une section 𝑆 par rapport à un axe quelconque ∆, situé dans
le plan de cette section, est égal au moment quadratique 𝐼∆𝐺 par rapport à l’axe ∆𝐺 , parallèle à ∆
et passant par le centre de gravité 𝐺 augmenté du produit de l’aire de la section par le carré de
distance entre les deux axes ∆ et ∆𝐺 :
𝐼∆ = 𝐼∆𝐺 + 𝑆. 𝑑𝐺2
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4. Moment polaire d’une section plane
Le moment quadratique polaire (ou moment d’inertie polaire) d’une section 𝑆 par rapport
au point 𝑂 est donné par l’intégrale :
𝐼𝑂 = ∬ 𝑟 2 𝑑𝑆
𝑆
𝐼𝑂 = ∬ (𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑑𝑆 = 𝐼𝑥 + 𝐼𝑦
𝑆
Le moment quadratique polaire est indispensable pour calculer la résistance et
la déformation des poutres sollicitées en torsion. 𝐼𝑂 peut aussi être qualifié de moment
quadratique par rapport à l'axe 𝑧 (perpendiculaire au plan de la section), et noté 𝐼𝑧 .
5. Application
Exercice 1 :
Soit une section rectangulaire de largeur 𝑏 et de hauteur ℎ.
On demande de calculer le moment statique et le moment
quadratique de cette section par rapport aux deux axes suivants :
Un axe vertical (𝑦) passant par le côté gauche
de la section ;
Un axe vertical (𝑦𝐺 ) passant par le centre de gravité
de la section.
Solution :
par rapport à l’axe vertical (𝑦) :
𝑏 ℎ 𝑏
𝑦=ℎ
𝑚𝑦 = ∬ 𝑥 𝑑𝑆 = ∫ (∫ 𝑥𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [𝑥𝑦]𝑦=0 𝑑𝑥
𝑆 0 0 0
𝑏 2
𝑥 𝑏 𝑥=𝑏
𝑚𝑦 = ∫ 𝑥ℎ 𝑑𝑥 = [ℎ ] =ℎ
0 2 𝑥=0 2
De même :
ℎ2
𝑚𝑥 = 𝑏
2
Remarque : Le choix de la position de l’axe 𝑥 n’influe pas sur la valeur du moment statique
(𝑥 ∈ [0, 𝑏] ou 𝑥 ∈ [−𝑏/2, 𝑏/2]).
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𝑏 ℎ 𝑏
𝑦=ℎ
𝐼𝑦 = ∬ 𝑥 2 𝑑𝑆 = ∫ (∫ 𝑥 2 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [𝑥 2 𝑦]𝑦=0 𝑑𝑥
𝑆 0 0 0
𝑏 𝑥=𝑏
𝑥3 𝑏3
𝐼𝑦 = ∫ 𝑥 2 ℎ 𝑑𝑥 = [ℎ ] =ℎ
0 3 𝑥=0 3
De même :
ℎ3
𝐼𝑥 = 𝑏
3
Trouvons la position du centre de gravité par rapport à l’axe 𝑦 et par rapport à l’axe 𝑥 :
𝑚𝑦 ℎ𝑏 2 /2 𝑏 𝑚𝑥 𝑏ℎ2 /2 ℎ
𝑑𝑦 = = = 𝑑𝑥 = = =
𝑆 𝑏ℎ 2 𝑆 𝑏ℎ 2
par rapport à l’axe vertical (𝑦𝐺 ) :
𝑏/2 ℎ/2 𝑏/2
𝑦=ℎ/2
𝑚𝑦𝐺 = ∬ 𝑥 𝑑𝑆 = ∫ (∫ 𝑥𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [𝑥𝑦]𝑦=−ℎ/2 𝑑𝑥
𝑆 −𝑏/2 −ℎ/2 −𝑏/2
𝑏/2 𝑥=𝑏/2
𝑥2 ℎ 𝑏2 𝑏2
𝑚𝑦𝐺 =∫ 𝑥ℎ 𝑑𝑥 = [ℎ ] = ( − )=0
−𝑏/2 2 𝑥=−𝑏/2 2 4 4
𝑏/2 ℎ/2 𝑏/2
𝑦=ℎ/2
𝐼𝑦𝐺 = ∬ 𝑥 2 𝑑𝑆 = ∫ (∫ 𝑥 2 𝑑𝑦) 𝑑𝑥 = ∫ [𝑥 2 𝑦]𝑦=−ℎ/2 𝑑𝑥
𝑆 −𝑏/2 −ℎ/2 −𝑏/2
𝑏/2 𝑥=𝑏/2
𝑥3
2
ℎ 𝑏3 𝑏3 𝑏3
𝐼𝑦𝐺 =∫ 𝑥 ℎ 𝑑𝑥 = [ℎ ] = ( + )= ℎ
−𝑏/2 3 𝑥=−𝑏/2 3 8 8 12
De même :
ℎ/2 𝑏/2 ℎ/2
𝑦=𝑏/2
𝐼𝑥𝐺 = ∬ 𝑦 2 𝑑𝑆 = ∫ (∫ 𝑦 2 𝑑𝑥 ) 𝑑𝑦 = ∫ [𝑦 2 𝑥]𝑦=−𝑏/2 𝑑𝑦
𝑆 −ℎ/2 −𝑏/2 −ℎ/2
ℎ/2 𝑥=ℎ/2
𝑦3 𝑏 ℎ3 ℎ3 ℎ3
𝐼𝑥𝐺 = ∫ 𝑦 2 𝑏 𝑑𝑦 = [𝑏 ] = ( + )= 𝑏
−ℎ/2 3 𝑥=−ℎ/2 3 8 8 12
Exercice 2 :
Calculer le moment statique et le moment d’inertie d’une
section circulaire de diamètre 𝑑, par rapport aux deux axes
vertical (𝑦) et horizontal (𝑥) passant par son centre de gravité.
Rappel : Utiliser les coordonnées polaires
𝑥 = 𝑟. 𝑐𝑜𝑠𝜃 𝑑
{ 𝜃 ∈ [0, 2𝜋] et 𝑟 ∈ [0, ]
𝑦 = 𝑟. 𝑠𝑖𝑛𝜃 2
𝑑𝑆 = 𝑟. 𝑑𝑟. 𝑑𝜃
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Rep. :
𝜋 𝑑4 𝜋 𝑑4 𝜋 𝑑4
𝑚𝑦 = 0, 𝑚𝑥 = 0, 𝐼𝑦 = , 𝐼𝑥 = , 𝐼𝐺 = 𝐼𝑥 + 𝐼𝑦 =
64 64 32
Exercice 3 :
Mêmes questions pour une section circulaire creuse
(voir figure ci-contre).
Rep. :
𝜋
𝑚𝑦 = 0, 𝑚𝑥 = 0, 𝐼𝑥 = 𝐼𝑦 = (𝑑4 − 𝑑′4 )
64
Devoir à la maison :
Exercice 4 :
Soit la cornière représentée ci-contre. On demande
de calculer :
Son centre de gravité ;
Les moments d’inertie par rapport à 𝑥𝐺 et 𝑦𝐺 .
Exercice 5 :
Mêmes questions pour la section ci-contre :
Application numérique :
𝑏 = 150 𝑚𝑚 ;
ℎ = 75 𝑚𝑚 ;
𝑒 = 10 𝑚𝑚.
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CHAPITRE II
LA STATIQUE
Nous nous limitons dans le cadre de ce cours aux solides indéformables en configuration
bidimensionnelles.
1. Les forces
Une force est une action mécanique capable de créer une accélération, ce qui induit un
déplacement ou une déformation de l’objet. En résistance des matériaux, une force est une
grandeur vectorielle définie par :
une direction : droite d’action ;
un sens : permet d’estimer le mouvement qu’elle va produire (force motrice ou de
résistance) ;
un point d’application ;
une intensité : exprimée en Newton.
1.1. Actions et réactions
Un corps placé sur un sol horizontal, soumis uniquement à son poids propre, reste en
équilibre parce que le sol exerce sur la surface de contact (entre le corps et le sol) une réaction 𝑅⃗
égale et opposée au poids du corps (voir exemple ci-après).
1.2. Les degrés de liberté de déplacement d’un solide
Les degrés de liberté de déplacement d’un solide représentent les possibilités de
déplacements d’un solide lorsqu’il est libre. Dans le cas d’un problème bidimensionnel, le degré de
liberté de déplacement d’un solide est égal à 3 :
deux translations dans les directions x (ux ) et y (uy ) ;
une rotation dans le plan (xy) autour de l’axe z (θz ).
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Exemple :
Un corps, d’une masse de 2 𝑘𝑔 est posé sur une surface plane. Son poids 𝑃⃗ est une force
caractérisée par :
Sa direction : verticale.
Son sens : vers le bas (pesanteur).
Son point d’application : centre de gravité du corps.
Son intensité : 𝑃 = 𝑚 ∙ 𝑔 = 19.62 𝑁 .
La réaction de la surface de pose est aussi schématisée.
Ce corps peut se déplacer selon les deux directions 𝑥 et 𝑦, et peut tourner autour d’un axe
perpendiculaire au plan 𝑥𝑦.
1.3. Les moments de forces
Le moment d’une force par rapport à un point 𝐴 est égal au produit vectoriel du vecteur
distance par le vecteur force.
𝑀𝑡(𝐹 )/𝐴 = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 ∧ 𝐹
Soit la force 𝐹 située dans le plan, 𝐵 est l’origine de cette force ;
Soit 𝐴 un point quelconque situé dans le plan 𝑥𝑦.
S’agissant d’un produit vectoriel de 2 vecteurs situés dans le plan 𝑥𝑦, le produit est porté
perpendiculairement au plan 𝑥𝑦 c.-à-d. parallèlement à l’axe 𝑧. Pour connaître le sens du vecteur
moment on peut utiliser la règle du « tire-bouchon ».
En pratique on utilise une méthode appelée « sens conventionnel ». On choisit un sens
conventionnel positif puis l’on exprime les moments de toutes les forces par rapport à ce
sens. Nous reviendrons sur cette méthode dans les paragraphes prochains.
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2. Applications en génie mécanique
2.1. Types de forces
Les forces en génie mécanique sont diverses. Elles peuvent être :
Ponctuelles (ou concentrées exprimées en 𝑘𝑔 , 𝑡 , 𝑁 ….) : s'applique en un point d'un objet ;
Réparties (exprimées en 𝑘𝑔/𝑚, 𝑡/𝑚, 𝑁/𝑚 …) : effet du vent, poids de la neige, pression
appliquée par un liquide …etc.
2.2. Types de liaisons
Les liaisons (appuis) sont des dispositifs permettant d’empêcher totalement ou
partiellement un ou plusieurs déplacements (translation ou rotation).
Appui simple :
Un appui simple permet de bloquer la translation dans
une seule direction. Pour l’exemple ci-contre :
𝑢𝑦 = 0
{
𝑢𝑥 ≠ 0 𝑒𝑡 𝜃𝑧 ≠ 0
Afin que la translation dans la direction 𝑦 soit bloquée,
une force verticale (𝐹𝑦 ) se développe au niveau de
l’appui (réaction d’appui).
Appui double (articulation) :
Un appui double permet de bloquer les translations
dans les deux directions. Pour l’exemple ci-contre :
𝑢 𝑥 = 𝑢𝑦 = 0
{
𝜃𝑧 ≠ 0
Afin que les translations soient bloquées, deux
forces verticales (𝐹𝑥 et 𝐹𝑦 ) se développent au
niveau de l’appui.
Encastrement :
L’encastrement bloque tous les déplacements
(translations et rotation) :
𝑢𝑥 = 𝑢𝑦 = 𝜃𝑧 = 0
Par conséquent, les efforts développés au niveau
de l’encastrement sont : 𝐹𝑥 ≠ 0, 𝐹𝑦 ≠ 0, 𝑀𝑧 ≠ 0.
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3. Equilibre d’un solide
L’équilibre d’un système est régi par le principe fondamental de la statique (𝑃𝐹𝑆) :
Deux conditions sont nécessaires et suffisantes pour l’équilibre d’un solide indéformable :
La résultante générale des forces (actions et réactions) appliquées à ce solide est nulle :
∑ 𝐹 = ⃗0 ;
Le moment résultant de toutes les forces appliquées à ce solide, calculé par rapport à un
⃗.
⃗⃗ = 0
point quelconque est nul : ∑ 𝑀
Dans le cas bidimensionnel, et après projection des efforts, l’équilibre du corps est donné par :
∑ 𝐹𝑥 = 0
∑ 𝐹𝑦 = 0
{∑ 𝑀𝑧 = 0
Nous disposons de trois équations (𝑘 = 3), et les inconnues du problème (𝑟) sont les
réactions d’appui. Nous pouvons constater les trois cas suivants :
si 𝑟 < 𝑘 : le système est instable ou hypostatique ;
si 𝑟 = 𝑘 : le système est isostatique (statiquement déterminé).
si 𝑟 > 𝑘 : le système est hyperstatique. Le degré d’hyperstaticité du système est égal à
(𝑟 − 𝑘).
Ces trois cas sont illustrés dans la figure ci-dessous.
Un appui simple en 𝐴 et 𝐶
Un appui simple en 𝐴 (𝐹𝑦𝐴 ). (𝐹𝑦𝐴 , 𝐹𝑦𝐶 ).
Un appui simple en 𝐴 (𝐹𝑦𝐴 ). Un appui double en 𝐵 Un appui double en 𝐵
Un appui simple en 𝐵 (𝐹𝑦𝐵 ). (𝐹𝑦𝐵 , 𝐹𝑦𝐵 ). (𝐹𝑥𝐵 , 𝐹𝑦𝐵 ).
𝑟 = 2 et 𝑘 = 3, le système 𝑟 = 𝑘 = 3, le système est 𝑟 = 4 et 𝑘 = 3, le système
est instable. En effet, le isostatique. Les équations est hyperstatique. Les
déplacement selon 𝑥 n’est de la statique permettent de équations de la statique sont
pas bloqué. déterminer les réactions insuffisantes pour
d’appui. déterminer les réactions
d’appui.
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Remarque :
L’hyperstaticité d’un système ne dépend pas du chargement. Elle dépend uniquement du type de
liaisons et de leur nombre.
3.1. Application
Soit une poutre de longueur 𝑙, soumise à une charge
uniformément répartie 𝑞 = 3 𝑡/𝑚. +
On demande de calculer les réactions d’appuis.
En 𝐴 : un appui simple, donc une réaction
verticale 𝐹𝑦𝐴 .
En 𝐵 : un appui double (ou articulation),
donc une réaction verticale 𝐹𝑦𝐵 et une
réaction horizontale 𝐹𝑥𝐵 .
Le principe fondamental de la statique (𝑃𝐹𝑆) permet d’écrire que :
∑ 𝐹𝑥 = 𝐹𝑥𝐵 = 0 (1)
∑ 𝐹𝑦 = 𝐹𝑦𝐴 + 𝐹𝑦𝐵 − 𝑞 ∙ 𝑙 = 0 (2)
𝑙
{ ∑ 𝑀𝑧/𝐴 = 𝐹𝑦𝐵 ∙ 𝑙 − 𝑞 ∙ 𝑙 ∙ 2
=0 (3)
Remarque :
Pour le calcul du moment, il faut choisir un sens de rotation positif. Dans ce calcul, nous avons
choisis de le calculer les moments par rapport au point 𝐴. Ce choix permet d’avoir une expression
⃗⃗ (𝐹
en 𝐹𝑦𝐵 seul, car le moment de 𝐹𝑦𝐴 par rapport à 𝐴 est nul (𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑦𝐴 )/𝐴 = 𝐴𝐴 ∧ 𝐹 = 0).
L’équation (1) donne directement 𝐹𝑥𝐵 = 0 ;
L’équation (3) permet de calculer 𝐹𝑦𝐵 = 𝑞 ∙ 𝑙/2 ;
L’expression de 𝐹𝑦𝐵 injectée dans l’équation (2) permet de calculer 𝐹𝑦𝐴 = 𝑞 ∙ 𝑙 − 𝐹𝑦𝐵 = 𝑞 ∙ 𝑙/2 .
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« RDM/Vibrations »
CHAPITRE III
ETUDE DES POUTRES DROITES
ISOSTATIQUES
1. Théorie des poutres
1.1. Définition d’une poutre
Une poutre est un solide engendré par une aire plane (Σ) dont le centre de gravité 𝐺 décrit
une courbe 𝐶 et qui se déplace en restant normale à cette courbe.
On appelle (Σ) la section droite ou la section transversale de la poutre ;
Lorsque la courbe C est une droite, la poutre est dite droite.
1.2. Hypothèses fondamentales de la théorie des poutres
A. Hypothèses sur le matériau
«L’homogénéité, l’isotropie et la continuité du matériau : On suppose que le matériau a les
mêmes propriétés élastiques en tous les points du corps, dans toutes les directions et que le
matériau est assimilé à un milieu continu (pas de défaut macroscopique tels que fissures,
criques)».
B. Hypothèse des petites déformations
«Les déformations dues aux charges sont négligeables par rapport aux dimensions des
composants étudiés».
C. Loi de Hooke
«L’élasticité et la linéarité du matériau : On suppose qu’en chaque point contraintes et
déformation sont proportionnelles et qu’près déformation, l’élément revient à son état initiale».
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« RDM/Vibrations »
D. Hypothèse de Saint Venant
«Les contraintes (et par suite les déformations qui leur sont liées par la loi de Hooke), dans une
région éloignée des points d’application d’un système de forces, ne dépendent que de la
résultante générale et du moment résultant de ce système de forces».
Pour la définition des contraintes et des déformations voir le paragraphe suivant.
Le coefficient de proportionnalité entre la contrainte et la déformation est appelé module d’Young
ou module élastique 𝐸.
E. Hypothèse de Navier-Bernoulli
«Au cours des déformations, les sections droites restent planes et perpendiculaires à la ligne
moyenne».
2. Contraintes généralisées et sollicitations
2.1. Sollicitations
Partie gauche Partie droite
Soit une poutre en équilibre sous l’action d’un système de forces extérieures (forces
ponctuelles, forces réparties, moments … etc.). Effectuons une coupe afin d’isoler la partie gauche
de la partie droite. Afin que la partie gauche reste en équilibre, il doit exister un torseur d’action
de continuité appliqué par la partie droite sur la partie gauche (principe fondamental de la
statique). Ce torseur s’exprime dans le repère (𝐺, 𝑥, 𝑦, 𝑧) par :
Une résultante générale : 𝑅⃗ = 𝑁 ∙ 𝑥 + 𝑉𝑦 ∙ 𝑦 + 𝑉𝑧 ∙ 𝑧
La projection de 𝑅⃗ selon l’axe 𝑥 est l’effort normal 𝑁, et selon les axes 𝑦 et 𝑧 est l’effort
tranchant selon la direction considérée.
Un moment résultant : ⃗⃗ (𝐺) = 𝑀𝑡 ∙ 𝑥 + 𝑀𝑦 ∙ 𝑦 + 𝑀𝑧 ∙ 𝑧
𝑀
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« RDM/Vibrations »
𝑀𝑦 et 𝑀𝑧 sont les moments de flexion et 𝑀𝑡 est le moment de torsion.
L’effort normal, l’effort tranchant, le moment de torsion et le moment de flexion sont
appelés sollicitations.
2.2. Contraintes généralisées
Soit un point 𝑃 situé sur la surface Σ (voir figure ci-dessous). Ce point est défini par les
coordonnées (𝑥, 𝑦, 𝑧) et par une surface élémentaire 𝑑𝑆 (infiniment petite). On admet qu’en
chaque point de la surface 𝑑𝑆, la partie droite exerce une force de cohésion proportionnelle à la
surface 𝑑𝑆 : 𝑑𝐹 = 𝑓 (𝑃, 𝑛⃗) ∙ 𝑑𝑆
𝑓 (𝑃, 𝑛⃗) est le vecteur contrainte en 𝑃. L’unité du vecteur contrainte est le rapport d’une force par
unité de surface soit 𝑁/𝑚2 ou 𝑃𝑎 .On définit les contraintes normales et tangentielle
respectivement la projection de 𝑓 (𝑃, 𝑛⃗) sur la normale 𝑛⃗, et la projection de 𝑓 (𝑃, 𝑛⃗) sur le plan de
l’élément de surface 𝑑𝑆 : 𝑓 (𝑃, 𝑛⃗) = 𝜎 𝑛⃗ + 𝜏⃗𝑡, avec 𝜎 est la contrainte normale, 𝜏 la contrainte
tangentielle, 𝑛⃗ le vecteur normale à l’élément 𝑑𝑆 et ⃗𝑡 le vecteur tangent à l’élément 𝑑𝑆.
Si l’on considère successivement les trois directions orthogonales 𝑥, 𝑦 et 𝑧, on peut définir
le tenseur des contraintes au point 𝑃 par :
𝜎𝑥 𝜏𝑥𝑦 𝜏𝑥𝑧
𝜎 = (𝜏𝑦𝑥 𝜎𝑦 𝜏𝑦𝑧 )
𝜏𝑧𝑥 𝜏𝑧𝑦 𝜎𝑧
Si on s’intéresse à la surface ayant pour normale le vecteur unitaire dirigé selon 𝑥, les contraintes
appliquées à cette surface sont :
une contrainte normale 𝜎𝑥 (dirigée selon 𝑥) ;
une contrainte tangentielle 𝜏𝑥𝑦 dirigée selon 𝑦 ;
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« RDM/Vibrations »
une contrainte tangentielle 𝜏𝑥𝑧 dirigée selon 𝑧.
Remarques :
La contrainte dépend du système de forces extérieures appliqué et de la section considérée
(aire et orientation de la normale) ;
Expérimentalement, et pour chaque type de matériau, une contrainte limite admissible est
définie. Au-delà de cette contrainte, l’élément considéré subit une détérioration de ses
caractéristiques mécaniques. Le calcul de la « Résistance des matériaux » est de vérifier que
les contraintes engendrées par les efforts extérieures ne dépassent pas la contrainte limite
admissible du matériau.
Exemple :
Soit un tirant d’une section 𝑆 soumis à un effort de
⃗ . Si l’on effectue une coupure à une
traction 𝑁
distance 𝑥 de l’extrémité gauche du tirant,
le principe fondamental de la statique permet de déduire que toutes les sections
(indépendamment de la distance 𝑥) sont sollicitées en traction. La contrainte appliquée à toutes
ces sections est donnée par :
𝐹
𝜎𝑥 =
𝑆
La contrainte est homogène à une pression. Sous l’effet de la force appliquée (contrainte), le
matériau subit un allongement Δ𝑙 . En supposant que la longueur initiale du tirant est 𝑙0 , sa
longueur après déformation est donc : 𝑙 = 𝑙0 + Δ𝑙 . La déformation longitudinale dans la direction
𝑥 est définie par :
l − 𝑙0 Δ𝑙
𝜀𝑥 = =
𝑙0 𝑙0
Selon la loi de Hooke, la relation entre la contrainte appliquée et déformation engendrée est la
suivante : 𝜎𝑥 = 𝐸 ∙ 𝜀𝑥
𝐸 est le module d’Young ou le module élastique.
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« RDM/Vibrations »
2.3. CONVENTION DE SIGNE
Nous considérons les sollicitations positives Comme illustré sur la figure ci-dessous.
3. Elaboration des diagrammes de variation de M, V et N
Nous présentons à travers l’exemple illustré ci-après les étapes à suivre pour établir les
diagrammes de variation de 𝑀, 𝑉 et 𝑁.
Soit une poutre de longueur 𝑙 = 6 𝑚, soumise
à une charge uniformément répartie 𝑞 = 4 𝑡/𝑚.
On demande de tracer les diagrammes du
moment fléchissant 𝑀, de l’effort tranchant
𝑉 et de l’effort normal 𝑁.
Les appuis :
En 𝐴 : un appui simple, donc une réaction verticale 𝐹𝑦𝐴 ;
En 𝐵 : un appui double (articulation), donc une réaction verticale 𝐹𝑦𝐵 et une réaction horizontale
𝐹𝑥𝐵 .
A. Calcul des réactions d’appuis
Les réactions d’appuis ont déjà été calculées dans le chapitre « La statique ». Nous rappelons ci-
dessous les résultats obtenus :
𝐹𝑥𝐵 = 0 𝑡 et : 𝐹𝑦𝐴 = 𝐹𝑦𝐵 = 𝑞 ∙ 𝑙/2
B. Définition des repères locaux
Pour cette poutre les repères locaux sont présentés sur la figure ci-dessous :
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« RDM/Vibrations »
Remarque :
Dans le cas d’un portique, l’axe des abscisses 𝑥 correspond à la fibre moyenne de l’élément
(montant ou traverse).
Un portique est un système
constitué de montant(s) et de
traverse (s).
C. Effectuer des coupures
Les expressions des sollicitations (𝑀, 𝑉 et 𝑁) dépendent du chargement et des conditions
d’appuis. Dès que ces expressions changent, il faut effectuer une découpe supplémentaire. Deux
cas sont illustrés ci-dessous :
Une seule coupure 𝐶1 suffit Deux coupures 𝐶1 et 𝐶2 sont nécessaires
D. Tracer les diagrammes de M, V et N
Afin de tracer les diagrammes du moment fléchissant 𝑀, de l’effort tranchant 𝑉 et de l’effort
normal 𝑁, il faut établir leurs expressions et ce pour chaque coupe.
Reprenons l’exemple de la poutre isostatique soumise à une charge uniforme 𝑞.
En effectuant la coupure 𝐶1 , la poutre est séparée en deux parties (droite et gauche). La
détermination des sollicitations s’effectue en exprimant l’équilibre de l’une des deux parties.
Il faut noter que les efforts appliqués à droite de la coupure équilibrent les efforts appliqués à
gauche de cette même coupure (voir leur sens sur la figure ci-dessous).
A. Fahsi, FST BM, 2021/2022 18
« RDM/Vibrations »
Partie gauche Partie droite
En appliquant le principe fondamental de la statique à la partie gauche de la poutre, on obtient :
∑ 𝐹𝑥 = 𝑁(𝑥) = 0 (1)
∑ 𝐹𝑦 = 𝐹𝑦𝐴 + 𝑉(𝑥) − 𝑞 ∙ 𝑥 = 0 (2)
𝑥
{∑ 𝑀𝑧/𝐴 = 𝑀(𝑥) + 𝑉(𝑥) ∙ 𝑥 − 𝑞 ∙ 𝑥 ∙ =0 (3)
2
(1) ⇒ 𝑁(𝑥) = 0
(2) ⇒ 𝑉(𝑥) = 𝑞 ∙ 𝑥 − 𝑞 ∙ 𝑙/2 = 𝑞(𝑥 − 𝑙/2)
Donc :
En 𝐴(𝑥 = 0), l’effort tranchant est égal à : 𝑉(0) = −𝑞𝑙/2 = −12𝑡 (équilibre la réaction d’appui) ;
En 𝐵(𝑥 = 𝑙), l’effort tranchant est égal à : 𝑉(𝑙) = 𝑞𝑙/2 = 12𝑡 (équilibre la réaction d’appui) ;
𝑥2 𝑥2 𝑙 𝑞𝑙 𝑥 2 𝑞𝑥
(3) ⇒ 𝑀(𝑥) = 𝑞 − 𝑉(𝑥) ∙ 𝑥 = 𝑞 − 𝑞 (𝑥 − ) 𝑥 = 𝑥−𝑞 = (𝑙 − 𝑥)
2 2 2 2 2 2
Donc, sur appuis en 𝐴(𝑥 = 0) et en 𝐵(𝑥 = 𝑙) le moment fléchissant est nul :
𝑀(0) = 𝑀(𝑙) = 0 𝑡 ∙ 𝑚 . Le moment maximum est obtenu à mi-travée pour 𝑥 = 𝑙/2 :
𝑞𝑙 𝑙 𝑙 2 𝑞𝑙 2
𝑀(𝑙/2) = −𝑞 = = 18 𝑡 ∙ 𝑚
22 8 2
Remarque :
Si on applique le principe fondamental de la statique à la partie droite de la poutre, nous
retrouvons les mêmes expressions de 𝑀, 𝑉 et 𝑁.
Démonstration :
∑ 𝐹𝑥 = 𝑁(𝑥) = 0 (1)
∑ 𝐹𝑦 = 𝑉(𝑥) + 𝑞(𝑙 − 𝑥) − 𝐹𝑦𝐵 = 0 (2)
𝑙−𝑥
{∑ 𝑀𝑧/𝐴 = 𝑀(𝑥) − 𝑉(𝑥) ∙ (𝑙 − 𝑥) − 𝑞 ∙ (𝑙 − 𝑥) ∙ 2 = 0 (3)
A. Fahsi, FST BM, 2021/2022 19
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(1) ⇒ 𝑁(𝑥) = 0
𝑙 𝑙 𝑙
(2) ⇒ 𝑉(𝑥) = 𝑞 ∙ − 𝑞 ∙ (𝑙 − 𝑥) = 𝑞 ∙ 𝑥 − 𝑞 ∙ = 𝑞 (𝑥 − )
2 2 2
(𝑙 − 𝑥)2 𝑙 (𝑙 − 𝑥)2 𝑞𝑥
(3) ⇒ 𝑀(𝑥) = 𝑉(𝑥) ∙ (𝑙 − 𝑥) + 𝑞 = 𝑞 (𝑥 − ) (𝑙 − 𝑥) + 𝑞 = (𝑙 − 𝑥)
2 2 2 2
A partir des expressions de 𝑀(𝑥), 𝑉(𝑥) et 𝑁(𝑥), il est possible de tracer leurs variations.
Remarque :
L’effort tranchant est la dérivée du moment fléchissant par rapport à 𝑥 : 𝑉(𝑥) = −𝑑𝑀(𝑥)/𝑑𝑥. La
relation entre l’effort tranchant et la charge est : 𝑞𝑦 (𝑥) = −𝑑𝑉(𝑥)/𝑑𝑥.
4. Types de sollicitations simples
On présente ci-après quelques types de sollicitations (voir les chapitres suivants)
4.1. Traction ou compression simple
Si les sollicitations appliquées sur une section se
résument en :
𝑁(𝑥) ≠ 0
{ 𝑉(𝑥) = 0
𝑀𝑧 (𝑥) = 0
on dit qu’elle soumise à la traction ou à la
compression simple.
Exemples :
un tirant : élément sollicité en traction simple ;
un poteau : élément encastré soumis à un effort de compression.
A. Fahsi, FST BM, 2021/2022 20
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4.2. Cisaillement pur
Si les sollicitations appliquées sur une section se
résument en :
𝑁(𝑥) = 0
{ 𝑉(𝑥) ≠ 0
𝑀𝑧 (𝑥) = 0
on dit qu’elle soumise au cisaillement pur.
4.3. Flexion simple
Si les sollicitations appliquées sur une section se
résument en :
𝑁(𝑥) = 0
{𝑉(𝑥) ≠ 0 ou 𝑉(𝑥) = 0
𝑀𝑧 (𝑥) ≠ 0
on dit qu’elle soumise à la flexion simple.
Lorsque l’effort tranchant est nul (moment
fléchissant constant), la section est soumise à la
flexion pure.
4.4. Torsion simple
Si les sollicitations appliquées sur une section se
𝑀𝑥 (𝑥)
résument en :
𝑁(𝑥) = 0 𝑒𝑡 𝑀𝑥 (𝑥) ≠ 0
{ 𝑉(𝑥) = 0
𝑀𝑧 (𝑥) = 0
on dit qu’elle soumise à la torsion simple.
A. Fahsi, FST BM, 2021/2022 21
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