Source de Normalisation de l'échelle internationale
L'IFAC constitue la source de normalisation à l'échelle internationale. Cet organisme fondé en 1977
suite à un accord signé par des organismes professionnels représentant 49 pays à pour objectif de
favoriser le développement d'une profession comptable qui soit en mesure de proposer dans
l'intérêt du public des services uniformes et de haute qualité en matière d'audit.
L'IFAC a émis un certain nombre de normes techniques mais également sur l'éthique
professionnelle et la formation. Il a entrepris plusieurs travaux de refonte de ses structures et de
ses tantôt pour suivre l’évolution de la profession comptable et des besoins des utilisateurs tantôt
pour répondre aux scandales qui ont ébranlé les places financières sur à l’implication de
professionnels comptables et les pressions subis par les organes de régulation (essentiellement les
bourses). Ces réformes ont visé les objectifs suivants :
contribuer à faire converger à l’échelle internationale les normes d’audit vers des normes
de haute qualité ;
s’assurer de la transparence du processus d’élaboration des normes d’audit afin d’accroître
leur fiabilité et de faciliter leur acceptation.
renforcer la crédibilité du public dans la profession comptable et démontrer que le mandat
de celle-ci est de servir l’intérêt général ;
Du fait de l’intérêt public de la mission de l’auditeur et de l’impact qu’ont connu les scandales
financiers, une des clés de réussite de la réforme est son acceptation par le public à travers la
participation des régulateurs externes. Pour cela, la réforme a été conçue et mise en place en
collaboration avec les grands régulateurs internationaux, citons à titre d’exemple : la Banque
Mondiale, la SEC, la Commission Européenne, l’Organisation Internationale des Commissions de
Valeurs (IOSCO), l’Association Internationale des Superviseurs d’Assurance (IAIS), le Comité
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de Bâle de Supervision Bancaire, etc… Ces organisations ont eu l’occasion d’approuver les objectifs
fixés par l’IFAC ainsi que la nouvelle organisation de la fédération et surtout la création d’un
organisme de surveillance du processus de normalisation.
L’organisation de l’IFAC
La réforme de l’organisation de l’IFAC au début des années 2000 visait la mise en place d’un
processus de normalisation totalement transparent impliquant le public et les autorités de régulation
à l’intérieur d’un cadre de surveillance réglementaire et de supervision permettant de réaliser les
objectifs suivants :
la mise en place d’un système de validation externe des mécanismes de normalisation et de
contrôle de conformité ;
une plus grande transparence dans fonctionnement de l’IFAC et de ses activités de
normalisation ;
l’ouverture de ces activités à une large participation externe ; et
l’optimisation, par un processus coopératif international, de la contribution des
comptables et des auditeurs à l’intégrité du système financier mondial.
La structure de l’IFAC se présente alors comme suit :
L’IFAC est gouvernée par une assemblée générale ou Council, rassemblant chaque année toutes les
organisations membres de l'IFAC. Le Council élit le Président et le Deputy-president et les
membres du conseil d’administration ou Board et approuve les orientations et la politique proposée
par le Board ; il adopte le budget ainsi que les éventuels changements de statuts.
Le Board est composé du Président de l’IFAC (élu pour 2 ans par le Council) et du Deputy
President (également élu pour 2 ans) et de 21 représentants des organisations membres de 18 pays
; il se réunit quatre fois par an ; il propose au Council la politique de l’IFAC, prépare le budget,
oriente les activités des comités et choisit les membres des différents comités techniques
permanents et temporaires.
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Le Président et le Deputy President, assistés d'un secrétaire général permanent (Chief Executive),
sont chargés de mettre en œuvre les orientations proposées au Board qui, après approbation,
constituent le programme opérationnel de l’IFAC.
Il existe aussi un Comité de nomination, désigné par le Council, qui propose au Board puis au
Conseil les listes de personnes appelées à participer aux différents Conseils et comités de l'IFAC
avec un mandat d’une durée de trois ans. En général, le renouvellement des Conseils et Comités se
fait selon un système de rotation par tiers tous les ans.
Les travaux de l'IFAC sont assurés essentiellement au sein de comités qui sont spécialisés dans des
domaines particuliers et appelés Conseils ou Boards, ont un rôle d’intérêt général et assurent la
préparation des normes internationales et des standards de référence.
Le Monitoring Group
Le Monitoring Group est un organisme composé des régulateurs internationaux et de leurs
organisations représentatives. Il tient le PIOB1 informé des évènements significatifs se rapportant
à l’environnement réglementaire et permet, entre autres, le dialogue entre les régulateurs
internationaux et la profession comptable au niveau international.
L’institution du Monitoring Group au sein de l’organisation de l’IFAC est justifiée par le fait que
l’audit touche aussi bien les sociétés cotées que les sociétés non cotées. Or les vraies difficultés
techniques concernent les sociétés cotées qui sont supervisées par des régulateurs. Il apparaît donc
légitime que ces régulateurs, qui ont besoin de la profession comptable pour vérifier et attester la
qualité de l’information financière, entretiennent avec elle une relation privilégiée. En effet, ce n’est
que par la coopération et le dialogue que l’on peut trouver des solutions à long terme pour prévenir
et réduire les scandales qui ébranlent la confiance du public dans les systèmes financiers.
Le lien permanent du Monitoring Group avec le Conseil de Surveillance de l’Intérêt Public (PIOB)
consiste essentiellement à délivrer des conseils et des avis. Il a en outre un pouvoir de nomination
et d’autorité pour mener des revues d’efficacité.
Le Public Interest Oversight Board (PIOB)
L’institution du PIOB est la conséquence des besoins urgents qui se sont faits ressentir dans les
milieux de la profession comptable exigeant, ainsi, plus de transparence dans le processus
d’élaboration des normes ; la nécessité de mettre en place un mécanisme de validation externe
permettant de satisfaire les besoins du public est devenue pressante.
La création du PIOB au sein de l’organisation de l’IFAC a permis de répondre à ces exigences. En
effet, le PIOB agit dans l’intérêt général. Il est responsable vis-à-vis du public et non vis-à-vis du
Board de l’IFAC ou des membres de l’organisation : il s’agit, en fait, d’un organisme indépendant.
Aussi, la relation entre l’IFAC et le PIOB est fondée sur des principes supérieurs qui sont :
l’intégrité, la transparence et l’expertise. Cela est de nature à permettre à l’IFAC et au PIOB de
travailler ensemble pour atteindre l’objectif qui leur est commun à savoir améliorer la confiance du
public dans la profession comptable et par voie de conséquence contribuer au développement des
marchés de capitaux et à la stabilité économique.
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Public Interest Oversight Board ou Conseil de Surveillance de l’Intérêt Public.
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Le PIOB approuve les règlements intérieurs des quatre comités ayant en charge respectivement la
normalisation en matière d’audit, d’éthique et de formation ainsi que l’élaboration des règles
régissant la comptabilité publique. Il approuve également leur constitution et dispose même de la
faculté de demander à l’IFAC la démission d’un président de l’un des comités si ce dernier ne
respecte pas les conditions préétablies.
Plus généralement, le PIOB doit s’assurer que l’institution fonctionne correctement et que les
processus sont respectés. Le PIOB a pour mission d’approuver aussi les attributions (devoirs et
étendue de mission, règlement intérieur, procédures opératoires, etc…) des groupes consultatifs
(Consultative Advisory Group, CAG) correspondants aux quatre comités normalisateurs. Les
membres de ces groupes sont tenus d’apporter leur contribution aux activités techniques de chaque
secteur.
Les comités spécialisés
La réforme a permis de clarifier le processus de normalisation. Désormais, la mission de
l’élaboration des normes est confiée à des normalisateurs qui sont des comités de l’IFAC 2 et dont
l’indépendance est préservée. Ces comités sont l’IAASB, le Comité d’Ethique (Ethics Committee),
le Comité d’Education (EDCOM) et le Comité du Secteur Public (PSC).
L’IAASB ou plus exactement l’International Auditing and Assurance Standards Board a pour
objectif de promouvoir des normes de qualité qui soient acceptées et reconnues par les utilisateurs,
les professionnels, les pouvoirs publics, les régulateurs et tout autre tiers intéressé par les domaines
suivants :
l’audit des comptes ;
les autres missions d’assurance sur des informations financières ou non financières ;
les autres services ; et
le contrôle de qualité des missions d’audit.
Pour ce faire, l’IAASB porte ses efforts non seulement sur le développement de normes de qualité
mais aussi sur la promotion de celles-ci dans le but de leur reconnaissance et de leur adoption par
le plus grand nombre de pays possible.
Pour ce qui est du comité d’éthique, sa tâche essentielle consiste à élaborer des normes d’éthique
et des recommandations qui, du fait de leur légitimité et de leur pertinence, sont destinées à être
reconnues et appliquées par les instituts membres de l’IFAC. Pour ce faire, le comité s’efforce de
créer et d’alimenter des débats sur toutes les questions d’éthique professionnelle de façon à apporter
des réponses appropriées aux attentes de tous ceux, qui dans la communauté du monde des affaires,
ont recours aux travaux des professionnels comptables.
En ce qui concerne le Comité d’Education, son domaine privilégié est l’étude et la normalisation
des conditions d’accès à la profession comptable et d’auditeur et du maintien des compétences.
Enfin, le Comité du secteur Public a pour objectif d’être reconnu comme le normalisateur
comptable international pour les entités du secteur public. Pour réaliser ses ambitions, il s’engage
dans des travaux ayant trait aux aspects techniques et à la promotion de son activité normalisatrice.
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Ces quatre comités normalisateurs (IAASB, Comité d’Ethique, EDCOM et PSC), dont l’activité concerne
l’intérêt public, sont dénommés « Public Interest Activity Committees » ou « PIACs »
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La refonte des normes
La réforme a été conduite principalement à deux niveaux :
Au niveau de l’éthique professionnelle
En décembre 2001, l’IFAC a publié une nouvelle norme d’indépendance à l’intention des pays
membres, laquelle norme est entrée en vigueur à l’échelle internationale en 2004. Ce code a été
révisé à plusieurs reprises.
Le code d’éthique est émis par le comité d’éthique.
Au niveau des normes techniques et de l’approche d’audit
L’IAASB émet des normes et directives suivantes :
o ISA : normes internationales d’audit appliquées pour émettre un avis sur
la crédibilité d’informations financières historiques (audit seulement)
o ISRE : normes internationales appliquées pour émettre un avis sur la
revue d’informations financières historiques (examen limité seulement)
o ISAE : normes internationales des missions d’assurance (autres que
des informations établies sur la base de coûts historiques);
o ISRS : normes internationales de services connexes (compilation,
procédures convenues et autres missions ne comportant pas l’émission
d’opinions).
o ISQC : normes internationales de contrôle qualité ;
o IAPS : Directives relatives aux missions d’audit pour apporter une aide
pratique à la mise en œuvre des normes édictées.
o IREPS : Directives relatives aux missions de revue pour apporter une
aide pratique à la mise en œuvre des normes édictées.
o IRSPS : Directives relatives aux missions de services connexes pour apporter
une aide pratique à la mise en œuvre des normes édictées.
Le schéma suivant présente l’architecture globale des normes et directives émises
par l’AASB :
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