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Banque PT 2023 - Épreuve C

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Lycée Laetitia Bonaparte Spé PT

Banque PT 2023 – Épreuve C

Préambule

Dans ce qui suit, on désigne par x1 , x2 et x3 trois réels distincts, et par P une fonction polynomiale de
degré strictement plus petit que trois, qui ne s’annule pas en x1 , x2 et x3 . Soit Q la fonction polynomiale
définie, pour tout réel x, par :
Q(x) = (x − x1 )(x − x2 )(x − x3 )
On pose, pour tout réel x de R \ {x1 , x2 , x3 } :
P (x)
g(x) =
Q(x)
On admet qu’il existe trois réels a1 , a2 , a3 tels que, pour tout réel x de R \ {x1 , x2 , x3 } :
a1 a2 a3
g(x) = + +
x − x1 x − x2 x − x3
1. En calculant, de deux façons différentes :
lim (x − x1 ) g(x)
x→x1

établir que :
P (x1 )
a1 =
Q′ (x1 )
Donner les expressions analogues pour a2 et a3 (en les justifiant brièvement).
2. On suppose désormais que, pour tout réel x :
P (x) = 1
avec l’hypothèse suivante :
1
x1 = 0 , x2 = −1 , x3 = −
2
Donner les valeurs explicites de a1 , a2 et a3 .

Partie I

On considère la fonction F qui, à tout réel x de son domaine de définition DF , associe :


x(x + 1)
!
F (x) = ln
(2x + 1)2
1. Déterminer DF . Ce résultat sera nécessairement justifié à l’aide d’un tableau de signes.
2. Justifier que F est dérivable sur DF . On désigne par f sa dérivée.
3. Montrer que, pour tout réel x de DF :
1
f (x) =
x(x + 1)(2x + 1)

1
4. On s’intéresse, dans ce qui suit, à la série entière f (n)x2n+1 .
X

(a) Déterminer son rayon de convergence R.


(b) Rappeler le développement en série entière de la fonction x 7→ ln(1 − x), ainsi que son rayon de
convergence.
1
(c) i. Donner le développement en série entière de la fonction x 7→ , en précisant le rayon de
1 − x2
convergence.
1
ii. Vérifier que, pour tout réel x ∈ R \ {−1, 1}, peut s’exprimer comme une combinaison
1 − x2
1 1
linéaire de et .
1−x 1+x
(d) Déduire de la question précédente, en justifiant le résultat à l’aide d’un théorème de cours, le
1 1+x
développement en série entière de la fonction x 7→ ln , en précisant le rayon de convergence,
2 1−x
que l’on comparera à la valeur R obtenue en a.
(e) Montrer que, pour tout réel x de ] − R, R[ :
+∞
x2n+1
= −x ln(1 − x2 )
X

n=1 n

(f) Pour tout réel x de ] − R, R[ , exprimer, à l’aide de fonctions usuelles :


+∞
X x2n+1
n=1 n(n + 1)(2n + 1)

Indication : on pensera à utiliser les résultats du Préambule.


(g) Déterminer :
+∞
!
x2n+1
lim
X

n=1 n(n + 1)(2n + 1)


x→1

5. On considère désormais la série de terme général f (n), pour n ≥ 1.


(a) Étudier la convergence de la série de terme général f (n), pour n ≥ 1.
(b) Pour tout entier naturel non nul n, on pose :
n
1
H(n) =
X

k=1 k

Montrer que, pour tout entier naturel non nul n :


n
1 1
= H(2n + 1) − H(n)
X

k=0 2k + 1 2

(c) Montrer que, pour tout entier naturel non nul n :


n
1
f (k) = 3 + 4H(n) − 4H(2n + 1) +
X

k=1 n+1

Partie II

Soit h une fonction de classe C1 sur [1, +∞[, à valeurs positives, et an une série à termes strictement
P

positifs.

2
Pour tout réel positif x, on désigne par nx = ⌊x⌋ la partie entière de x, et on pose :
nx
A(x) =
X
ak
k=1

avec la convention A(0) = 0.

1. Tracer, sur deux graphes distincts, les courbes représentatives respectives de la fonction partie entière,
et de la fonction qui, à tout réel t ≥ 1, associe t − ⌊t⌋ (échelle : 1 cm pour une unité).
2. Dans cette question uniquement, on désigne par (un )n∈N∗ une suite réelle. Montrer que, pour tout
entier naturel non nul n :
n n
A(k){uk+1 − uk } = {A(k − 1) − A(k)}uk + A(n)un+1
X X

k=1 k=1

3. Vérifier que, pour tout réel x ≥ 1 :


A(nx ) = A(x)
4. Montrer que, pour tout entier naturel non nul k :
Z k+1 Z k+1
A(t)h′ (t)dt = A(k) h′ (t)dt
k k

5. Montrer que, pour tout réel x ≥ 1 :


Z nx nX
x −1

A(t)h′ (t)dt = A(k){h(k + 1) − h(k)}


1 k=1

6. Exprimer, pour tout entier naturel k ≥ 2, A(k) − A(k − 1) en fonction de ak .


7.(a) Montrer que :
nX
x −1 nx
A(k){h(k + 1) − h(k)} = {A(k − 1) − A(k)}h(k) + A(nx )h(nx )
X

k=1 k=2

(b) À l’aide des questions précédentes, montrer que, pour tout réel x ≥ 1 :
nx Z x
ak h(k) = A(x)h(x) − A(t)h′ (t)dt
X

k=1 1

8. On suppose désormais que, pour tout entier naturel non nul n : an = 1.


(a) Montrer que, pour tout réel t ≥ 1, A(t) est égal à la partie entière de t :
A(t) = nt

(b) Montrer que, pour tout réel x ≥ 1 :


Z nx Z nx
nx h(nx ) − h(1) = h(t)dt + th′ (t)dt
1 1

(c) À l’aide des relations des questions précédentes, montrer que, pour tout réel x ≥ 1 :
nx Z nx Z nx
h(k) = h(1) + {t − nt }h′ (t)dt +
X
h(t)dt
k=1 1 1

9. Dans ce qui suit, on suppose désormais que h est la fonction qui, à tout réel t ≥ 1, associe :
1
h(t) =
t
3
(a) i. Montrer que, lorsque t tend vers +∞ :
t − nt 1
 
2
=O 2
t t
ii. Montrer la convergence de l’intégrale :
+∞ dt
Z
{t − nt }
1 t2
iii. Que vaut :
+∞ dt
Z
lim {t − nt } ?
N →+∞ N t2
(b) Montrer que, pour tout entier naturel N ≥ 2 :
N
1 N dt N dt
Z Z
=1+
X
− {t − nt }
k=1 k 1 t 1 t2

(c) Montrer qu’il existe une constante réelle γ telle que, lorsque l’entier N tend vers l’infini :
N
1
= ln N + γ + o(1)
X

k=1 k

10. À l’aide des résultats précédents, déterminer : lim {4H(n) − 4H(2n + 1)}.
n→+∞

+∞
11. En déduire la valeur de f (n), où f désigne la fonction introduite au début de la partie I, question 2.
X

n=1

La constante d’Euler, qui permet d’obtenir un équivalent des sommes partielles de la série harmonique,
est très utile pour calculer explicitement des sommes de séries, comme cela est fait au cours de la première
partie du problème. Elle peut s’exprimer en fonction d’une intégrale généralisée faisant intervenir la partie
fractionnaire, comme cela est étudié au cours de la seconde partie.

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