Projet de Fin D'Annee: Thème
Projet de Fin D'Annee: Thème
UNIVERSITE DE GABES
Thème :
Hedi ATTIA
Avant tout développement sur cette expérience, il nous apparaît opportun de commencer ce rapport
par exprimer notre gratitude envers tous ceux qui nous ont beaucoup appris au cours de ce projet.
Nous tenons à remercier notre encadrante de ce projet, madame Nessrine ESSID enseignante de
l’école nationale d’ingénieur de Gabes pour sa confiance et les connaissances qu’elle a su partager
avec nous. Nous la remercions aussi pour sa disponibilité et la qualité de son encadrement.
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Table des matières
1. Introduction ............................................................................................................................... 9
1. Introduction ............................................................................................................................. 23
1. Introduction ................................................................................................................................ 34
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2.4.1 Résistances superficielles d’une paroi verticale extérieure............................................ 36
4.1 Solution n°1 : isolation par l’intérieur de la construction (laine de polyuréthane) ............... 37
4.2.1 Solution n°2 : isolation intérieure avec interpolation d’une lame d’air (laine de verre) ... 41
3
Tableau 9: La caractéristique du mur intérieur[1] ............................................................................. 35
4
Figure 20:Histogramme 1 .................................................................................................................. 40
5
Introduction Générale
De grandes quantités de gaz à effet de serre sont émises dans l’atmosphère lors de l’extraction
des ressources fossiles du sous-sol et de leur transformation en énergie (carburant, chauffage…). A
lui seul, le gaz est à l’origine de 20% des émissions de CO2 d’origine énergétique.
Les trois principales ressources énergétiques sont aujourd’hui le pétrole (35%), le charbon
(25%) et le gaz (20%). Les 20% restants sont partagés entre le bois, le nucléaire, l’hydroélectricité et
les énergies renouvelables. La consommation mondiale d'énergie primaire s’élève à 168 500 TWh en
2019(calculs SDES, d'après les données de l'AIE), soit deux fois plus qu’en 1979 (83 700 TWh).
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les émissions énergétiques ont augmenté de
410 millions de tonnes pour atteindre 37,4 milliards de tonnes en 2023. Les besoins vont au moins
doubler et pourrait même quadrupler et serait en 2100 de 830 à 1750 exajoules par an.[1]
Les systèmes de climatisation sont parmi les plus grands consommateurs d'énergie dans
l'ensemble des infrastructures, ce qui génère une demande énergétique en hausse et une pression sur
les réseaux électriques. En outre, l'usage excessif de la climatisation est en partie responsable des
émissions de gaz à effet de serre, accentuant davantage le défi du changement climatique. Face à ces
enjeux, l'efficacité énergétique dans la conception et l'exploitation des systèmes de climatisation est
devenue une nécessité cruciale.[2]
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énergétique des bâtiments s'avère essentiel. Cela nécessite de faire des économies d'énergie pour le
refroidissement et le chauffage en investissant dans une isolation thermique de qualité.
Nous nous proposons dans ce travail de faire une étude approfondie des différentes matériaux isolants
utilisés dans les enveloppes des bâtiments.
Dans le premier chapitre on va faire une étude bibliographique sur les différents matériaux
d’isolation utilisés dans les bâtiments, leurs origines de fabrication et leurs classements.
Au cours de deuxième chapitre nous présentons des tableaux comparatifs basés sur les
paramètres et les caractéristiques physique des matériaux dans le but de faire une comparaison de ces
derniers.
Dans le troisième chapitre nous effectuons des exemples de calcul pour analyser l’efficacité
thermique de ces matériaux lorsqu’ils sont utilisés dans les enveloppes de bâtiment en souhaitant tirer
une solution meilleure pour le cas de ce projet.
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1. Chapitre 1 : Recherche bibliographique
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Projet de fin d’année chapitre 1
1. Introduction
La protection hydrothermique fait partie de la conception globale d'une construction et doit être
prise en compte dès l'avant-projet. Les exigences particulières à l'isolation thermique et à la protection
contre l'humidité doivent être intégrées à toutes les étapes de la conception et de l'exécution. Les
mesures prises pour la protection thermique d'hiver et d'été doivent être telles que l'on puisse aussi
bien utiliser les gains solaires passifs pour le chauffage que se protéger du rayonnement solaire en
été.
Isoler un bâtiment de manière écologique consiste à utiliser des matériaux écologiques et surtout
à concevoir la composition générale des murs et des toitures de manière à laisser respirer le bâtiment.
La composition classique des murs et des toitures rend l'intérieur des bâtiments complètement étanche
à l'air et à l'humidité. Les isolants classiques sont accompagnés d'un parevapeur, généralement en
matière plastique. Cette manière de construire peut faire apparaître des problèmes liés à l'humidité
ambiante, emprisonnée dans les espaces intérieurs. Ce constat a amené à devoir ventiler naturellement
ou mécaniquement ces espaces.[4]
Dans ce chapitre, une recherche bibliographique est faite essentiellement pour étudier les
différents types d’isolants et de mieux savoir de quoi est fabriqué un matériau d’isolation.
Le principe d'un matériau isolant consiste à emmagasiner la plus grande quantité possible d'air
dans un maximum d'alvéoles et par cela empêchent la propagation de la chaleur conçue pour réduire
les échanges de chaleur entre l'intérieur et l'extérieur d'un bâtiment. En hiver, il conserve la chaleur à
l'intérieur et en été, il bloque la chaleur extérieure. Son objectif est de maintenir une température
confortable tout au long de l'année, ce qui se traduit par des économies d'énergie et une réduction des
factures de chauffage et de climatisation.
Devant la croissance exponentielle des mesures d'économies d'énergie, l'industrie propose une
gamme très étendue d'isolants thermiques.
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Projet de fin d’année chapitre 1
Les matériaux isolants se divisent en plusieurs catégories, dont les principales sont les matériaux
fibreux et les matières cellulaires. Ils peuvent être issus d'une vaste gamme de matières premières,
d'origine minérale, végétale, animale ou pétrochimique.
Laine de verre :
Les fibres de verre font essentiellement usage de cullet. Le cullet est du verre recyclé intérieur
qui a été broyé et constitue jusqu’à 80 % en chiffre d’affaires, du sable quartzeux, de carbonate de
soude, du borax et de la dolomie. Puis ce sont des résines synthétiques de polymérisation.
La laine de verre à une composition uniforme. Elle est utilisée dans tous les domaines de la
rénovation : murs, façades, toitures inclinées en toitures plates), planchers. La laine de verre offre de
bonnes performances d’isolation thermiques à l’état neuf qui sont fortement réduites à l’état neuf qui
fortement réduites à l’état humides.
Elle se présente sous forme de panneaux nus ou composites (associés avec un pare-vapeur ou
une plaque de plâtre) et sous forme de rouleaux.[5]
Laine de roche :
Est un matériau fabriqué à partir de matières premières naturelles et considérées comme
inépuisables (basalte, coke, chaux, matières recyclées tel que laitier et rebuts de production). Après
de mélanger, la masse rocheuse est fondue dans des fours à une température de 1500°C. Puis par
centrifugation, soufflage et extrusion. Elles sont liées à l’aide de résines synthétiques polymérisées
pour former des rouleaux ou des panneaux.
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Projet de fin d’année chapitre 1
La laine de roche est utilisée dans tous les domaines de la construction ou de la rénovation :
murs, façades, toitures inclinées, planchers. Elle offre de bonnes performances d’isolation thermique
à l’état neuf, fortement réduites à l’état humide.
Elle se présente sous forme de panneaux nus ou composites (associés avec un pare-vapeur ou
une plaque de plâtre) et sous forme de rouleaux.[4]
Verre cellulaire :
Est un matériau écologique de faible densité composé de 98% de verre (sable, feldspth…) 2%
d’adjuvant minéraux, dont la structure comporte de nombreuses bulles de gaz. À partir de 1000°c, le
verre recyclé devient de verre cellulaire, une mousse de verre obtenue par expansion lorsque est en
fusion, qui peut être utilisé dans tous les domaines de la construction ou de la rénovation mais son
coût élevé limite son utilisation.
Mousse minérale :
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Projet de fin d’année chapitre 1
Est un matériau extrêmement léger et donc facile à manipuler et composé de ciment portland,
eau, additifs fluidifiants et d’un agent moussant. le béton mousse est un matériau fluide qui contient
des particules d’air uniformément distribuées dans le mélange sous forme de mousse. La mousse
confère au produit final d’excellente capacité d’isolation thermique et permet une vaste gamme
d’application (isolation toit terrasse, ravoirage…) [6]
Perlite expansée :
Elle est obtenue à partir de pierre volcanique rhyolitique concassée. Chauffée autour de
1000C, une violente réaction libère l’eau liée chimiquement à la matière et la vapeur lui fait subir
une expansion jusqu’à 15 fois son volume initial, sous forme de perles.
La perlite expansée est mélangée à des fibres cellulosiques et à un liant bitumineux pour
former des panneaux.
Elle est souvent utilisée en vrac pour isoler des sois, les combles perdus ou les creux de murs
doubles.
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Projet de fin d’année chapitre 1
Issu de l’industrie pétrochimique, le polystyrène extrudé est soumis à un agent gonflant sous
pression qui lui assure une meilleure résistance à la vapeur d’eau et à la compression, permettant une
utilisation en milieu humide.
Il se présente en vrac sous forme de billes qui sont insuflées et de panneaux nus ou
composites.[7]
Ouate de polyester :
Est un isolant écologique fabriqué à partir de fibres de polyester en haute quantité. Ces fibres
sont généralement issues du recyclage de bouteilles plastiques (entre 60 à 85 % du recyclage) qui
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Projet de fin d’année chapitre 1
s’utilise en isolation intérieure des murs et des toitures. Elle existe sous forme de panneau, de rouleau
et en vrac.[8]
Le polyuréthane :
Il est utilisé principalement pour l’isolation extérieure des murs, l’isolation sous dalles de
planchers, l’isolation des toitures plates.
Il se présente sous forme de panneaux nus ou composites (associé avec des plaques de plâtre
ou du bois) ; c’est aussi une mousse de remplissage pour les interstices autour des dormants de
fenêtres.[4]
Figure 8: Polyuréthane
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Projet de fin d’année chapitre 1
2.2.3. Matériaux d’origine végétale :
Liège :
Le liège est un matériau isolant naturel, obtenu du chêne-liège, qui pousse dans les pays
méditerranéens. Ressource fragile, renouvelable mais avec une gestion parcimonieuse de la forêt.
L'écorce enlevée se régénère très lentement, après la plantation d'un arbre, il faut attendre 25 ans pour
en récolter l'écorce une première fois, la récolte se fait tous les dix ans environ.
Il existe en vrac et en panneaux. En vrac, pour l'isolation des combles, planchers, toitures,
cloisons, en panneaux pour l'isolation des dalles, murs et toitures.
Figure 9:liège
Chanvre :
Plante cultivée depuis le Moyen Age en Europe à l'usage de vêtements, cordages, alimentation.
Ce n'est que récemment qu'elle est utilisée pour la construction et l'isolation. Les fibres sont
essentiellement utilisées pour la fabrication de laines isolantes. Après le défibrage mécanique des
tiges de chanvre qui permet de séparer la chènevotte (le bois) des fibres, celles-ci sont affinées et
calibrées, puis liées par d'autres fibres pour former des matelas en rouleaux souples ou en panneaux
semirigides.
Les qualités mécaniques des fibres de chanvre permettent d'obtenir des produits présentant une
bonne résistance mécanique, même avec de faibles densités et une résistance thermique du même
niveau que celles des laines minérales. [4,10]
Le chanvre s'utilise principalement pour les toitures, les combles, les murs
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Projet de fin d’année chapitre 1
Figure 10:chanvre
Lin :
Plante vivace sous sa forme sauvage, est devenu, au fil des sélections opérées par l’homme au
cours des millénaires, une plante annuelle et herbacée, sous sa forme cultivée. Il est utilisé pour son
pouvoir isolant depuis l'empire romain. Les produits actuels sont fabriqués à partir des fibres courtes
de la plante qui ne sont pas utilisées par l'industrie textile. La matière brute reçoit, d'abord, un premier
traitement aux sels minéraux (sel de bore et silicte de sodium), puis elle est cardée ou démélée et
thermoliée avec des fibres de polyester pour former la ouate, enfin, elle est séchée, aérée et découpée.
Figure 11:lin
Paille :
La paille, issue du blé, La paille est un sous-produit naturel issu de l’agriculture qui se forme
après la récolte des céréales et des légumineuses. Depuis des siècles, après avoir été séchées, les tiges
et les feuilles des plantes sont utilisées comme matériau de construction, que ce soit pour les toits de
chaume traditionnels ou en combinaison avec de l’argile pour la construction de bâtiments.
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Projet de fin d’année chapitre 1
Pour être utilisée comme isolant naturel, la paille est transformée en bottes ou en panneaux.
La technique de compression n’a pas beaucoup changé depuis le 19e siècle : les bottes de paille sont
pressées très densément à l’aide de presses mécaniques (90 à 130 kg/m3). Cette compression garantit
un taux d’humidité inférieur à 15%, ce qui prévient naturellement la formation de moisissures et
l’installation de parasites. Une autre option consiste à utiliser des brins de paille en vrac comme
matériau isolant soufflé.
Figure 12:paille
Fibre de bois :
Les panneaux de « laine » de bois sont connus et fabriqués depuis 1945 pour leurs propriétés
isolantes, mais ont été largement supplantés par les isolants minéraux et synthétiques depuis 1970.
Leur renouveau est venu d'Europe du Nord avec des fabrications améliorées et des applications
étendues
La laine de bois est obtenue à partir du défibrage de chutes de bois résineux et parfois utilisée
à ce stade comme isolant en vrac, destiné à être insuflé ou projeté. Généralement, elle est transformée
en pâte par adjonction d'eau, puis coulée, laminée et séchée pour produire des panneaux de différentes
densités, profilages et épaisseurs. Il y a des panneaux mous, semi-rigides. Composites multicouches.
Ces panneaux s'utilisent pour l'isolation des toitures, des sous-toitures ou comme support
d'enduits pour isolation extérieure.
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Projet de fin d’année chapitre 1
La fibre de bois est respectueuse de l'environnement, durable, et recyclable.[11]
Ouates cellulose :
Ce matériau est obtenu à partir de papiers recyclés, défibrés et réduit en flocons (journaux
neufs invendus et/ou chutes de coupes de papiers neufs d’imprimerie), puis stabilisés par
incorporation de divers agents de texture et ignifugeants tels que gypse, sels de bore, sels de sodium
pour assurer la résistance au feu et aux moisissures du produit.
La cellulose se présente sous forme de flocons (en vrac) ou en panneaux et sert pour l'isolation
de toitures, des combles, des planchers, des murs à ossature bois.
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Projet de fin d’année chapitre 1
Textile recyclé :
Le textile recyclé est fabriqué à partir de matériaux recyclés tels que des vêtements, des draps
et des couvertures usagées, Il peut être utilisé pour isoler les murs, les plafonds et les planchers.
Laine de mouton :
Le duvet des oiseaux, les poils des mammifères sont les seuls isolants produits en tant que tels
par la nature. Cette ressource a été utilisée très tôt comme protection thermique. Depuis 1990 en
Allemagne, la laine de mouton a été conditionnée industriellement pour devenir un matériau
homologué du bâtiment.
Les produits de la tonte sont d'abord lavés au savon et à la soude, puis la laine reçoit un
traitement insecticide et contre le feu. Puis elle est cardée et texturée avec des fibres de polyester.
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Projet de fin d’année chapitre 1
Les plumes :
Le duvet des oiseaux est utilisé depuis longtemps comme protection thermique. Depuis
quelques années, les rouleaux de plumes sont conditionnés industriellement pour devenir en France
un matériau homologué du bâtiment. Traitées à 150°C, les plumes utilisées sont intégralement
débarrassées de toute matière allergène (acariens...).
Le MCP :
Un matériau de changement de phase est un matériau qui stocke ou cède de l’énergie par
changement d’état, tout en conservant une température et une pression constante. Le changement de
phase peut être solide-liquide, solide-gaz, liquide-gaz. La transition « solide-liquide reste la plus
répandue et utilisée dans le secteur de bâtiment.[12]
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Projet de fin d’année chapitre 1
Figure 18:MCP
21
Chapitre 2 : Comparaison entre les matériaux isolants
22
Projet fin d’année chapitre 2
1. Introduction
Pour réaliser une isolation thermique, différentes solutions et matériaux sont disponibles, selon
les cas, construction ou rénovation. Lorsque l'isolation est réalisée indépendamment de la structure
porteuse du bâtiment
Les critères de choix d'un produit d'isolation dépendent de ses performances, de son épaisseur, de
son domaine d'emploi, de son emplacement dans la construction, de son prix, de ses caractéristiques
environnementales et de sa disponibilité.[4]
Dans un bâtiment comme dans tout corps solide, la chaleur se propage de trois façons différentes
: par conduction, par convection ou par rayonnement. Cela a des incidences directes sur la façon dont
il faut concevoir un bâtiment et avec quels matériaux.
La convection est le transfert de la chaleur d'un corps solide vers un corps gazeux et inversement.
La quantité de chaleur transmise dépend de la différence de température entre les éléments, de la
vitesse de l'air et de la surface de contact. Par exemple, une paroi exposée à un vent froid et puissant
se refroidira très rapidement.
3.1. Propriétés :
Conductivité thermique :
Chaque matériau possède une conductivité thermique. Pour classer les matériaux selon ce
critère, on utilise le coefficient lambda (λ) Il s’exprime en watts par mètre kelvin (W/m.k ou parfois
en W/m.°C), et mesure la capacité d'un matériau à transmettre la chaleur (représente la quantité de
chaleur traversant un mètre carré de matériau d’une épaisseur d’un mètre, soit un mètre cube, avec
une différence de température d’un degré entre les deux faces, dans un temps donné). Plus λ est faible,
plus le matériau est isolant.
L’épaisseur du matériau :
L’épaisseur de l’isolant est un critère très important dans le choix des matériaux car plus il est
épais, plus il assure une meilleure isolation thermique. En effet, pour une même conductivité
thermique, le niveau d’isolation varie en fonction de l’épaisseur de l’isolant.
Résistance thermique R :
Est une mesure de la capacité d’un matériau à freiner le flux de chaleur qui le traverse. Elle
est généralement indiquée par la lettre R et s’exprime en m2.k/w. Pour les matériaux homogènes, la
résistance thermique est égale au rapport de l’épaisseur du matériau en mètres (e) par sa conductivité
thermique (R = e/λ). L’intérêt est que la valeur obtenue dépend de l’épaisseur du matériau, alors que
le coefficient λ est toujours exprimé pour une épaisseur fixe d’un mètre. Plus R est important, plus
la paroi est isolante. (On peut augmenter R en augmentant l’épaisseur du matériau).
C’est un coefficient qui permet d’évaluer la quantité de chaleur traversant une paroi
hétérogène, à la manière du coefficient lambda, mais sans ses contraintes (Le lambda ne peut pas être
donné pour un mur, puisqu’en pratique, celui-ci est toujours constitué de divers matériaux de
différentes épaisseurs). Il s’exprime en W/m2.K et représente la quantité de chaleur traversant un
mètre carré de paroi pour une différence de température d'un degré entre les deux faces. U est un
coefficient égal au rapport de 1 sur la résistance totale de la paroi (U = 1/Rtotale). Plus U est faible,
plus la paroi est performante.
24
Projet fin d’année chapitre 2
S’exprime en g/[Link] Hg. Elle représente la quantité d'humidité traversant un mètre
d'épaisseur de matériau par heure pour une différence de pression d'un millimètre de mercure entre
les deux faces.
La perméance (p) :
La perméance (P) permet d'évaluer le niveau de perméabilité à la vapeur d'eau d'un matériau
homogène pour une épaisseur donnée. On la détermine à partir de la perméabilité P = ϖ / épaisseur
en mètres du matériau. Elle caractérise la quantité de vapeur d'eau traversant un mètre carré de
matériau en une heure pour une différence de pression d'un millimètre cube de mercure entre les deux
faces. P s'exprime en g/m².[Link] Hg.
Représente la capacité d'un matériau à résister à la diffusion de vapeur d'eau. Il existe plusieurs
valeurs pour exprimer cette capacité. La plus simple et la plus utilisée en Europe utilise le coefficient
de résistance à la diffusion de vapeur d'eau µ, dont la valeur est basée sur la perméabilité à la vapeur
d'eau de l'air ϖ.
Capacité thermique :
Est une grandeur qui mesure la chaleur qu'il faut lui transférer pour augmenter sa température
d'un kelvin. Inversement, elle permet de quantifier la possibilité qu'a ce corps d'absorber ou de
restituer de la chaleur au cours d'une transformation pendant laquelle sa température varie. Elle
s'exprime en joules par kelvin (J K−1).
Chaleur spécifique :
Elle fait référence au rapport entre la capacité thermique d'un matériau et sa masse, qui régit
la quantité d'énergie nécessaire pour élever la température d'un gramme d'un degré Celsius (ou
Kelvin). Elle s’exprime en joules par kilogramme kelvin (J/kg.K).
Est une mesure de la masse d'un matériau par unité de volume lorsqu'il est complètement sec,
c'est-à-dire lorsque toute l'humidité a été éliminée. Elle s’exprime en kilogramme par mètre cube
(kg/m3).
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Projet fin d’année chapitre 2
Déphasage :
Le déphasage thermique correspond au temps que va mettre la chaleur pour pénétrer dans un
bâtiment. Selon le type de matériau isolant, cette chaleur va mettre un certain nombre d’heures pour
être restituée à l’intérieur et faire augmenter la température dans le logement. [1]
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Projet fin d’année chapitre 2
Tableau 1:masse volumique sèche {3,4]
classe RB 60<ρ<180
Liège 120<ρ<200 16 à 20
Panneaux de chanvre 35<ρ<40 18 à 22
Laine de lin 30<ρ 16 à 23
Paille 150<ρ 20 à 24
Fibre de bois 100<ρ<240 18
Ouates cellulose 30<ρ<70 20 à 22
Polystyrène 28<ρ<40 10 à 13
Laine de mouton 12<ρ<35 18 à 21
Plumes de canard 20<ρ< 30
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Projet fin d’année chapitre 2
Tableau 2:conductivité[3,4]
Matériaux Conductivité Résistance thermique
thermique λ moyenne R=e/λ
(en W/m.K) (m2.K/W)
classe VA 0,034 à 0,047 5
classe VB 0,035 à 0,051 5
Laine de classe VC 0,036 à 0,056 5
verre classe VD 0,043 à 0,054 5
classe VE 0,037 à 0,039 5
Laine de roche classe RA 0,038 à 0,047 5
classe RB 0,039 à 0,041 5
Verre cellulaire 0,050 5
Mousse minérale 0,07 à 0,10 5
Plaques à base de perlite expansé 0,056 à 0,062 5
Mousse de découpé dans des blocs 0,030 à 0,045 5
moulés en discontinu
polyuréthane
moulé en continu 0,030 5
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Projet fin d’année chapitre 2
29
Projet fin d’année chapitre 2
perlite NC non
30
Projet fin d’année chapitre 2
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Projet fin d’année chapitre 2
Tableau 6: Inflammable ?
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Chapitre 3 : Etude de cas
33
Projet fin d’année chapitre 3
1. Introduction
Dans ce chapitre on va étudier l’isolation thermique des murs d’une villa, cette étude vise à
évaluer l'impact de l'isolation thermique sur les performances énergétiques d'une villa, puisque nous
avons analysé les matériaux isolants disponibles, leurs propriétés thermiques et leurs coûts. Les
résultats de cette étude fourniront des recommandations pratiques pour améliorer l'efficacité
énergétique des murs de la villa, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre
et à la préservation des ressources énergétiques.
2. Description du projet
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Projet fin d’année chapitre 3
3. Caractéristique des matériaux de construction
L’exemple de notre cas s’agit d’un mur extérieur composé d’un enduit extérieur, enduit mortier,
brique, enduit mortier, enduit plâtre.
3.3 Plancher
35
Projet fin d’année chapitre 3
Hourdis 0.019 1.70 0.011
Béton léger (chape) 0.05 0.15 0.33
Carrelage 0.01 1.20 0.008
On va négliger les déperditions thermiques par les ponts thermiques, le plancher bas, linéique et
par renouvellement d’air.
1 1
= ℎ + Renduit extérieur + Rmortier + Rbrique + Rmortier + Renduit plâtre + ℎ
𝑖 𝑒
Nous avons donc une déperdition de 0.71 par mètre carré de paroi, pour un degré Celsius
d’écart entre la température intérieure Ti et la température extérieure Te.
36
Projet fin d’année chapitre 3
1
UPorte = = 2,94 W/m2.°C
𝑅
Pmûr = Umûr*Smûr*ΔT
• Total :
Ptot = U*S*ΔT
4. Solutions d’isolation
Isolation sur l'intérieur de la paroi par panneaux rigides de polyuréthane thermo-comprimé, avec
contre-cloison traditionnelle et enduit de finition
4.1.2 Applications :
37
Projet fin d’année chapitre 3
4.1.4 Bilan qualitatif
Ces travaux sont faciles à exécuter, ils ne nécessitent pas l'installation d'échafaudage, et
l'aspect extérieur de la construction est préservé. Mais ce type d'isolation demande une remise en état
complète des papiers, peintures et la reprise de l'installation de chauffage et d'électricité. Il implique
une réduction du volume habitable de la pièce, surtout dans le cas de création d'une lame d'air. Le
traitement des ponts thermiques (angle, about de plancher...) est pratiquement impossible. Par contre,
vous augmentez les risques de fissuration du mur en cas de grands froids ou de grosses chaleurs. Dans
tous les cas, l'avis d'un technicien serait souhaitable lorsque les travaux sont réalisés par un
particulier.[2]
Tableau 10:mûr1
• Coefficient de déperdition
𝑒
Rmûr1 = Rmûr + 𝜆
polyuréthane
0,04
=1,4 + 0,041 = 2,35 m2°C/W
38
Projet fin d’année chapitre 3
• Puissance de climatisation globale :
P1 = U1 * s1 * ΔT
• Différence de puissance :
𝑃 − 𝑃1
× 100 = ∆𝑃%
𝑃
3937,1 − 3491,9
× 100 = 11,3%
3937,1
➔On conclure alors en ajoutant l’isolant à l’intérieur du mur, on économie jusqu’à 11,3%
d’énergie
Conductivité Rmûr1(m2°C/
matériaux : λ (W/m.°C) W) Umûr1(W/m2.K) Pmûr1(W) p1(W)
39
Projet fin d’année chapitre 3
4.1.8 Histogramme de transmission surfacique de solution n°1 :
U MÛR1
0,43
0,43
0,42
0,42
0,41
0,41
0,40
0,40
0,39
Figure 20:Histogramme 1
600
500
400
300
200
100
0
0 20 40 60 80 100 120
40
Projet fin d’année chapitre 3
On remarque que plus on augmente l’épaisseur plus la puissance diminue, donc
l’augmentation de l’épaisseur est très utile mais dans certains cas, elle peut provoquer un problème
d’espace à l’isolation intérieure.
4.2.1 Solution n°2 : isolation intérieure avec interpolation d’une lame d’air (laine de verre)
Définition de la solution :
Isolation sur l'intérieur de la paroi par panneaux semi-rigides de laine minérale(verre), revêtus
d'un pare-vapeur, contre-cloison traditionnelle et enduit de finition
Applications
41
Projet fin d’année chapitre 3
Panneaux semi-rigides en laine de verre imprégnée de résines synthétiques, collés sur un
papier kraft bitumé faisant office de pare-vapeur. λ = 0,041. Ces panneaux ont des épaisseurs de 45,
60, 75 et 100 mm pour des longueurs de 135 cm et des largeurs de 60 cm.
Bilan qualitatif
=0,11 + 0,013 + 0,107 + 0,0975 + 0,155 + 0,09 + 0,022+ 0,08 = 1,6745 W/m2.°C
1
Umûr2= = 0,597 W/m2.°C
Rmûr2
P2 =U2 * S2 * ΔT
Définition de la solution :
Ce panneau sandwich isolant de couverture d’une largeur utile de 1 000 mm est constitué
d'une âme en polyisocyanurate (PIR) et de deux parements en acier prélaqué. Les nervures de son
parement extérieur sont de forme trapézoïdale.
Tableau 14 : mûr3
P3 =U3 * S3 * ΔT
43
Conclusion générale
Dans ce contexte notre projet contient une étude sur la comparaison de différents matériaux
en utilisant plusieurs types d'isolation thermique.
L'objectif principal de notre travail est de contribuer à l'étude de l'isolation thermique des
bâtiments, pour réduire la consommation énergétique dans les bâtiments à partir de la réduction des
échanges thermiques avec son milieu extérieur. Et pour trouver l'épaisseur optimale d'isolation, et
l'emplacement idéal d'isolant dans l'enveloppe du bâtiment.
L'analyse des différents résultats obtenus par les simulations nous ont montré clairement
qu'il est possible de réduire la consommation énergétique des bâtiments résidentiels et ce en prenant
en considération quelques aspects simples et importants dès la conception architecturale.
Afin d'assurer une bonne isolation thermique il faut d'utiliser les meilleures techniques
d'isolation thermique, et il faut travailler de poser des fondements et des lois pour améliorer et
développer l'isolation thermique des bâtiments par la compréhension et l'étude des propriétés
physiques et thermiques des matériaux, et de choisir des bons matériaux d'isolation thermiques dans
la construction des bâtiments.
En effet, nous avons prouvé qu'un le choix des matériaux de construction a à faible
conductivité thermique pu réduire de manière non négligeable les besoins énergétiques des
bâtiments en chauffage en hiver et en climatisation en été.
Les résultats ont montré que L'isolation thermique joue un rôle principal dans la réduction
des consommations énergétiques et également dans la création d'un espace de vie sain et plus
confortable dans le bâtiment. En effet, une bonne isolation thermique entraine le choix
d'équipements de climatisation moins puissants donc plus économiques. Cette étude expérimentale
prouve que l'inertie thermique des isolant de panneaux en polyuréthane et polystyrène à une
influence positif sur le confort thermique des constructions existe dans les zones arides.
La plupart des déperditions énergétiques dans l’isolation d’essai sont dues au mur ou nous
avons trouvé une différence de Consommation d'énergie entre les deux isolant allons jusqu'au
11,3%.
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Nous avons également démontré que l'utilisation d'isolant en polyuréthane est une solution
plus efficace qui donne les meilleurs résultats en termes d'économie d'énergie.
Comme perspectives de notre travail, nous proposons d'abord de réaliser des simulations
pour vérifier les aspects liés å la réglementation thermique des bâtiments, et ensuite d'améliorer I
'étude sur l'optimisation des caractéristiques de l'enveloppe en ajoutant d'autres paramètres tels que
l'inertie thermique et la ventilation.
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Référence
CHAPITRE 1 :
[1] : MAO, BLAISE. LES ENERGIES FOSSILES, [Link], 2009-07-15T21 :28 :00+02 :00
[10] : GERBEAUD. « LES PLANTES A FIBRES : COTON, LIN, CHANVRE, SISAL... », 14 JUILLET 2019.
[Link] CONSULTE LE 01
MAY. 24
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CHAPITRE 2:
[1]: WIKIPEDIA
CHAPITRE 3 :
[1] : J.-M. BLOCH-LAINE, (1977), GUIDE PRATIQUE DE L’ISOLATION THERMIQUE DES BATIMENTS,
FRANCE, EDITIONS EYROLLES 61, BOULVARD SAINT-GERMAIN _ PARIS.
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