La femme, considérée comme mineure, reste toute sa vie soumise
à une tutelle masculine : d'abord celle de son père (le pater
familias), puis celle de son mari. Elle peut se marier à partir de 12
ans (âge légal) contre 14 ans pour les garçons.
Durant la fondation de Rome, l'image de la femme reste absente et
seul l'enlèvement des Sabines marque l'entrée des femmes dans la
construction du futur Empire.
Des débuts difficiles (sous la royauté et le début de la
république) :
Dès le début, la jeune fille (virgo) , qui est en générale l'ainée car
on ne gardait que la 1ere fille, est élevée dans le foyer et il faudra
attendre plusieurs siècles pour qu'elle suive un enseignement
scolaire.
En public, elles doivent se couvrir la tête pour ne rien dévoiler
d'elles et la femme mariée doit porter une « palla » qui est un long
manteau la couvrant des épaules aux [Link] palla a aussi
pour but d'entraver les mouvements de la femme, la force
symbolique de l'habit est donc puissante.
Il faudra attendre la fin de la République pour voir apparaître le
maquillage et les parfums.
Aux yeux de la loi, la Romaine n'a pas le droit de vote ni
d'éligibilité, et n'est pas comptée parmi les citoyens. Elles n'ont
pas le droit de se rassembler et doivent passer par leurs époux pour
présenter une requête. D'après Lactance dans son Eptione, Cicéron
aurait dit : « Quelle sera l'infortune d'une cité où les femmes
occuperont les charges des hommes »
il y a 3 types de mariages :
- la « confarreatio » : cérémonie la plus ancienne, à caractère
religieux et qui rendait le mariage indissoluble. Après la prise des
auspices, les deux nouveaux époux offraient à Jupiter un gâteau de
froment qu'ils se partageaient ensuite devant l'autel domestique. A
la fin de la République ce mariage n'est plus en usage que dans les
familles de prêtres.
- La « coemptio » consistait en un achat symbolique de la jeune
fille par le fiancé. Le père accomplissait l'acte rituel de « vente »
en prononçant la formule consacrée : "Quirites, par l'airain (pièce
de monnaie) et la balance, je transfère la propriété".
- Le mariage « per usum » qui légitime une cohabitation d'une
anné
Une mise en beauté physique et intellectuelle :
alors que les femmes cachaient leur corps avec des capes sous la
Royauté, elles cherchent plutôt à l'exposer et à le mettre en valeur.
L'habillement évolue et les bijoux, parfums et autres maquillages
prennent de plus en plus de place dans l'attirail beauté dont
dispose la romaine. Cette liberté se reflète notamment dans
l'évolution de la coiffure ( petites nattes serrées derrière la tête à
fantaisies capillaires
On peut aussi noter une grande évolution concernant l'éducation :
les filles reçoivent désormais des connaissances de base tels que le
calcul et la lecture et quelques unes sont même initiées a la
musique et a la littérature.
Une femme mariée devient « matrona », fonction entourée
d'honneurs : c'est la gardienne du foyer et elle dirige la maison et
ses habitants (elle détient un trousseau de clés symbolisant
l'emblême de son pouvoir ), l'éducation des enfants ( qui restent
sous leur autorité jusqu'à l'adolescence ) et, d'une manière
générale, toute l'économie de la famille. La femme romaine est
beaucoup plus libre que la femme grecque car elle n'est pas
enfermée à l'intérieur de la maison mais peut assister aux banquets
et aux fêtes, elle est instruite, éduquée, elle participe à la vie
mondaine, culturelle et politique et elle est écoutée par les
hommes.
Au II siècle après J-C, les femmes ont le droit de divorcer et de
récupérer leur dot, et certains écrivains, comme Juvénal, voient
d'un œil inquiet la multiplication des divorces et de la présence des
femmes dans des domaines autrefois réservés aux hommes, tels
que la littérature et les sports de combat.
Durant toute l'histoire de Rome, certaines femmes avaient
d'importants privilèges comme les vestales et les prêtresses, dont
la présence était indispensable.
Les femmes au sommet ( fin de la République ) :
A la fin de la république, les trois anciennes formes de mariage
laissent place au « nuptiae » basé sur le consentement des deux
époux.
Elles sont à peu prés semblables dans les diverses formes de
mariages.
Cérémonie préalable : les fiançailles . A l'époque impériale, elles
consistent en un engagement réciproque des fiancés devant
témoins. Le fiancé passe un anneau à l'annulaire gauche de la
jeune fille et lui offre des cadeaux : souvenir probable des arrhes
qui scellaient le contrat des fiançailles à l'époque de la coemptio.
La veille du mariage, la fiancée revêt une tunique blanche, tissée
de façon traditionnelle et coiffe ses cheveux en six tresses
ramenées autour de la tête à la manière des vestales. Le matin du
mariage, elle s'entoure d'un manteau couleur safran, chausse des
sandales de la même teinte, et se couvre la tête d'un voile orangé
flamboyant sur lequel est posée une couronne de fleurs. Au
domicile des parents de la mariée, on fait un sacrifice sur l'autel
domestique et l'on consulte les auspices. Puis une matrone n'ayant
été mariée qu'une seule fois, joint, devant dix témoins, les mains
droites des nouveaux époux en signe d'engagement mutuel à vivre
ensemble.
A l'apparition de l'étoile Vesper, un simulacre d'enlèvement de la
mariée met fin au festin de noces. Un cortège, précédé de porte-
torches et de joueurs de flûte accompagne la mariée jusqu'au
domicile de l'époux. Les amis des deux nouveaux époux chantent
alternativement un chant d'hyménée interrompu par des
exclamations rituelles et des plaisanteries grivoises qui fusent de
toutes parts. On lance des noix aux enfants. Deux amies de la
mariée portent le fuseau et la quenouille : symboles de ses vertus
domestiques. Accueillie par son époux qui lui demande son nom,
elle répond par la formule rituelle: "Ubi tu Gaius, ego Gaia" (Où
tu seras Gaius, je serai Gaia). Elle orne les montants de la porte
avant d'entrer puis les amis du marié la soulèvent pour lui faire
franchir le seuil (souvenir de l'enlèvement des Sabines et souci
d'éviter un mauvais présage) Son époux lui présente l'eau et le feu,
symboles de la vie commune et du culte familial, ainsi que les clés
de la maison. Elle offre à son tour trois pièces de monnaie, l'une à
son époux, l'autre au dieu Lare, la troisième au dieu du carrefour
le plus proche.
Enfant de moins de 7ans : « infans »
fille : « puella »
fille un peu plus grande : virgo
femme mariée : uxor
vieille femme : anus
Rome :
-753 à -509 Royauté
-509 à -27 République
- 27 à -496 Empire