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TDM-6 Rachis

Le document présente les protocoles de tomodensitométrie (TDM) pour l'exploration du rachis lombaire et cervical, en détaillant les indications, les paramètres techniques, et les procédures de reconstruction. Il souligne l'importance de l'examen orienté selon des données cliniques précises et décrit les conditions particulières pour des cas spécifiques comme les traumatismes ou les anomalies. Les résultats attendus incluent l'analyse des structures osseuses et des éléments du canal rachidien, facilitant le diagnostic de diverses pathologies.

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TDM-6 Rachis

Le document présente les protocoles de tomodensitométrie (TDM) pour l'exploration du rachis lombaire et cervical, en détaillant les indications, les paramètres techniques, et les procédures de reconstruction. Il souligne l'importance de l'examen orienté selon des données cliniques précises et décrit les conditions particulières pour des cas spécifiques comme les traumatismes ou les anomalies. Les résultats attendus incluent l'analyse des structures osseuses et des éléments du canal rachidien, facilitant le diagnostic de diverses pathologies.

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PROTOCOLES

TDM
TOMODENSITOMETRIQUES
TDM du rachis

EL YOUNOUSSI LAILA

FILIERE: TS
Option: Radiologie
INTRODUCTION
Etude osseuse pure :
➢Excellent examen à tous les étages
➢Fracture, lésion suspecte…

Etude du canal (hernie discale…)


➢Très bon examen à l’étage lombaire (bon contraste
spontané / graisse épidurale)
➢Bcp moins performant à l’étage cervico-thoracique

• Préférer l’IRM (NCB notamment)


• Si IRM impossible : scanner IV +
Add a footer 2
Exploration du rachis
TDM lombaire
FR
INDICATIONS
• Le rachis lombaire a beaucoup bénéficié de l'apport du
scanner qui permet dans un même temps à la fois l'étude
du contenu rachidien et des structures osseuses.
• Le scanner rachidien lombaire garde de nombreuses
indications pour l’exploration :
✓des lomboradiculalgies d’origine disco-vertébrale:
✓douleurs lombaires,
✓sciatique,
✓syndrome de la queue de cheval
✓de la pathologie traumatique,
✓de la pathologie tumorale et infectieuse.
Add a footer 4
FR
Généralités
• L'examen doit être orienté en fonction de données
cliniques précises.
• Position du patient :
✓décubitus dorsal, genoux fléchis soutenus par une
cale triangulaire ou un coussin, talons écartés, les
orteils se rejoint.
✓bras au-dessus de la tête ou croisés haut sur la
poitrine.
✓Vérifier que la position du rachis est bien centrée
au milieu du plan de la table et maintenir l’axe des
épaules parallèle à l’axe des épines antéro-
supérieurs
• l’injection d’iode n’est pas nécessaire.
Add a footer 5
FR
Paramètres techniques
Tension Mode d’acquisition
• 120 kV en règle générale
Acquisition
• 100 kV chez les patients
minces, hélicoïdale.
• 140 kV chez les patients
corpulents).

Charge par rotation Champ de vue


selon le poids du patient entre 150 et 12 à 16 cm
350 ms
Le temps de rotation varie de 0,3 à
0,7 sec.
entre 200 et 300 mAs en mode
séquentiel.
Add a footer 6
Description de la procédure
FR
• Topogramme : orientation latérale, de l'appendice xiphoïde à la symphyse
pubienne.
• Volume d’examen : en fonction de l’indication
• sciatique : 3 derniers espaces intervertébraux, du plateau inférieur de L2
jusqu’à S3
• cruralgie : 4 derniers espaces intervertébraux, du plateau inférieur de L1
jusqu’à S2
• Longueur d’acquisition : 15 à 20 cm.
• Epaisseur des coupes : de 3 mm jointives
• Les images définitives sont obtenues par posttraitement des images natives.
• Il n'est pas recommandé d'incliner le statif pour "enfiler" chaque disque. Cette pratique augmente
l'irradiation, inclut les ovaires dans le faisceau, diminue la qualité d'image, et ne donne pas de résultats
meilleurs que les reconstructions obliques dans le plan des disques obtenues à partir d'un volume hélicoïdal
ou d'une série de coupes séquentielles jointives.
Reconstruction FR
• Visualisation dans le plans axial en coupes de 2 mm
jointives, les coupes sont orientées parallèlement au
disque- intervertébral et espacées de manière à couvrir la
région du pédicule sus-jacent au pédicule sous-jacent +
image de référence
• les reconstructions plus fines sont particulièrement
indiquées pour le post traitement (3D, MPR…).
• Critères de réussite d'incidence : symétrie des éléments
vertébraux si sujet non scoliotique
• Filtre de reconstruction : filtre densité et filtre spatial.
• Fenêtres de lecture :
• une série en fenêtre osseuse (largeur 2000, niveau 300)
Reconstruction FR
• 1- Reconstructions sagittales : dont l’axe doit être
parallèle à l’axe du corps vertébral et passant par
l’apophyse épineuse. Ces reconstructions débuteront de la
partie latérale droite de la vertèbre (la pointe de l’apophyse
transverse droite) jusqu'à la partie latérale gauche de la
vertèbre (la pointe de l’apophyse transverse gauche).
• 2- Reconstructions coronales : dont l’axe doit être
parallèle à l’axe du canal rachidien lombaire. Les
reconstructions débuteront du mur antérieur des corps
vertèbres lombaires jusqu’au pointes des apophyses
épineuses.
• 3- Reconstructions tridimensionnelles : qui
permettent d’avoir un regard en 3D du rachis lombaire
selon les indications.
Conditions particulières FR

• Anomalie transitionnelle, on étudie les 4 derniers


espaces intervertébraux.

• Une chirurgie discale, l’étage opéré est réétudié à


l’identique dans un 2ème temps, après injection de
produit de contraste : ne se localiser que sur l’étage
opéré : 95 ml d’un produit de contraste iodé à 300, à
2 ml/s avec un retard de 210 s.
Conditions particulières FR
• Un traumatisme l’examen comprendra le rachis lombaire dans sa
totalité si le traumatisme est très important, ou seulement la
vertèbre traumatisée ainsi que la vertèbre sus-jacente et celle sous
jacente, pour finir l’étude par des reconstructions. coupes axiales
d’orientation cranio-caudale et dont le plan doit être parallèle à
l’axe de l’articulation concernée par le traumatisme.

• Dans certaines indications (diagnostic d’une tumeur extra-durale,


récidive douloureuse après cure chirurgicale de hernie discale),
chez des patients ayant une contre-indication à l'IRM, une
injection de produit de contraste sera nécessaire.
Résultats FR
• L'analyse des structures osseuses : trous de conjugaison, recessus latéral, articulations
vertébrales postérieures.
• Différents diamètres peuvent être directement mesurés pour préciser une étroitesse du canal
lombaire .
• Le disque intervertébral: la limite postérieure du disque intervertébral est facilement
identifiable.
• Le disque L4-L5 comme les disques sus-jacents, présente un bord postérieur concave; la
limite postérieure du disque L5-S 1 est plus souvent convexe.
• La graisse épidurale, dont la quantité est variable, sépare le rebord discal postérieur du sac
dural.
• Les éléments veineux épiduraux sont parfois visualisés au sein de la graisse.
• Le sac dural arrondi et les racines sont aisément reconnaissables et ce d'autant mieux qu'il
existe beaucoup de graisse épidurale.
• Le ligament jaune est retrouvé en arnere tapissant les lames.
Add a footer 12
Fenêtre osseuse FR

Rachis lombaire : coupe axiale


passant par les pédicules de L5 et
étudiée en fenêtre osseuse.
1 recessus latéral,
2 articulation vertébrale postérieure.

Add a footer 13
Fenêtre parties molles FR

Rachis lombaire : coupe axiale


passant par le Disque L5-S1.
1 sac duraI,
2 racine,
3 ligament jaune,
4 disque intervertébral.

Add a footer 14
Fenêtre parties molles : débord FR
discal/hernie trajet radiculaire?
Bombement discal
en L3-L4

Hernie discale médiane


en L4-L5

Add a footer 15
Exploration du rachis
TDM cervical
Indications FR

• Étude des éléments squelettiques du rachis cervical, os,


canal rachidien, contenu du canal (moelle cervicale, racines
cervicales, espaces épiduraux), parties molles péri-
vertébrales (muscles, axes vasculaires, parties molles
antérieures).
• pathologie tumorale, traumatique, dégénérative et
infectieuse:
✓ Douleurs cervicales,
✓ névralgies cervico-brachiales, cervicales, cervico-occipitales,
✓ syndrome de compression médullaire,
✓ tout syndrome tumoral rachidien ou extra rachidien.
✓ Traumatologie.

Add a footer 17
FR
Généralités
• pas de préparation. ablation de tout objet métallique..
• Position du patient :
✓décubitus dorsal, Les bras sont allongés le long du corps. Bien
expliquer au patient qu’il faut qu’il décontracte bien les épaules
vers le bas pendant l’examen, afin de voir la dernière vertèbre
cervicale (les mains sous les hanches).
✓Prendre la têtière crâne sans mettre le patient en flexion. La tête
est mise de face.
✓Pour une meilleure symétrie, l’axe des épaules et l’axe des
épines antéro-supérieures des ailles iliaques doivent être
parallèles au plan de l’examen.
✓L’utilisation des moyens de contention est souhaitable pour une
bonne immobilisation: cale cervicale souvent nécessaire,
système de traction sur les épaules en cas de cou court.
Add a footer 18
FR
Paramètres techniques
Tension Mode d’acquisition
• 80à120 kV .
Acquisition
hélicoïdale.

Charge par rotation Champ de vue


100 à 200 mAs ( adaptation possible 8à 10 cm
pour le rachis cervical bas)
diminution des mAs en cas de
recherche purement osseuse

Add a footer 19
Description de la procédure FR
• Topogramme : orientation latérale, du méat auditif externe au manubrium.
• Volume d’examen : série d’acquisitions d’orientation cranio-caudale et dont
l’axe doit être perpendiculaire au grand axe du canal rachidien
• habituellement l'étude du rachis cervical de C3 à T1
• pour une névralgie cervico-brachiale de C4 à T1
• Longueur d’acquisition : 15 cm.
• Epaisseur des coupes : de 2 mm jointives
• Dans la presque totalité des indications, l’injection d’iode n’est pas
nécessaire.
• Les images définitives sont obtenues par posttraitement des images natives.
Reconstruction FR
• Reconstruction : chevauchée
• Visualisation dans le plan axial en coupes de très fines
(1 à 1,5 mm) parallèles au disque, passant par les
pédicules, les trous de conjugaison et l'espace
intervertébral, de manière à couvrir la région du
pédicule sus-jacent au pédicule sous-jacent + image de
référence
• Filtre de reconstruction : filtre densité et filtre spatial.
• Fenêtres de lecture :
• une série en fenêtre osseuse ( 2000 / 300)
• une série en fenêtre "parties molles"(300 / 30).
Reconstruction FR
• Reconstructions sagittales : de 2 mm espacées de manière à
couvrir les 2 foramens + image de référence (.
• L’axe des reconstructions sagittales doit être parallèle à l’axe du
corps de la vertèbre cervicale et passant par son apophyse
épineuse.
• Les reconstructions sagittales débuteront de la partie latérale
droite de la vertèbre (la pointe de l’apophyse transverse droite)
jusqu’à la partie latérale gauche de la vertèbre (la pointe de
l’apophyse transverse gauche).
• Reconstructions coronales : L’axe des reconstructions coronales
doit être parallèle à l’axe du canal rachidien cervical.
• Les reconstructions débuteront du mur antérieur des vertèbres
cervicales jusqu’au pointes des apophyses épineuses.
• reformations frontales ou frontales curvilignes selon les
indications.
Conditions particulières FR
• Traumatisme
• Avant la réalisation d’une TDM il faut consulter les radiographies face
et profil du rachis cervical, ce qui permet de positionner le sujet avec
précaution.
• Augmentation du pas à 2 pour l’exploration de longs segments
(polytraumatisé par exemple).
Conditions particulières FR
• Contraste intraveineux : L’injection de contraste n’est plus nécessaire
avec les appareils récents (meilleure résolution en densité).
• Si injection, administration de 90 ml de produit de contraste d’au moins
350 mg/ml d’iode à 2 ml/s.
• Acquisition spiralée 1 minute après la fin de l’injection d’un volume
couvrant la région d’intérêt
• L'injection intraveineuse de produit de contraste permet de mieux
visualiser les espaces épiduraux et facilite la recherche des hernies
discales cervicales.
Conditions particulières FR
• Contraste intra-thécal : myélo-scanner cervical.
• Même protocole, mais après injection intra thécale de produit de
contraste le plus souvent
• soit par ponction lombaire (injection de 10 à 15 ml de contraste opaque
• soit par voie haute (cervicale par ponction sous-occipitale ou en C1-C2).
• Indications : étude du canal rachidien cervical et de son contenu : étude
des racines du plexus brachial, avulsion des racines cervicales, recherche
de pseudo-méningocèles, contre indication à l’IRM (l’étude de la moelle
cervicale relève de l’IRM).
Conditions particulières FR
• Etude de la charnière cervico-occipitale :
• Indications : Cervicalgies hautes, névralgie d'Arnold.
• Position du patient : essayer de diminuer la lordose cervicale en mettant
une petite cale sous la base du crâne.
• Acquisition : du méat auditif externe jusqu’au plateau inférieur de C3.
• Réaliser une acquisition de référence avec un champ de vue élargi (25
cm), de façon à inclure les branches montantes de la mandibule, ce qui
permet de vérifier que la tête est bien de face (luxation).
Résultats FR

• La moelle est visible. Son image ovalaire peut être précisée par l'adjonction de
produit de constraste dans les espaces sous-arachnoïdien.
• L'injection intraveineuse de produit de contraste permet de mieux visualiser les
espaces épiduraux et facilite la recherche des hernies discales cervicales.
• Analyse de la statique rachidienne et de la morphologie et de la trame
vertébrale.
• Analyse de l’arc neural.
• Analyse des contours et des hauteurs des disques intervertébraux.
• Analyse des dimensions et du contenu du canal rachidien.
• Analyse des régions paravertébrales.
• Analyse des artères vertébrales lorsque l’examen est réalisé après injection.

Add a footer 27
Images radiologiques FR
Rachis cervical:
coupe axiale
passant par les
pédicules.
1 corps vertébral,
2 pédicule,
3 lame.

Rachis cervical : coupe


axiale passant par les
trous
de conjugaison. Rachis cervical : coupe axiale passant par l'espace
1 corps vertébral, intervertébral. 1 disque intervertébral, 2 moelle,
2 uncus, 3 racine;
3 trou de conjugaison,
4 articulation
interapophysaire.

Add a footer 28
Exploration du rachis
TDM dorsal
Indications FR

• Si l'étude tomodensitométrique de la vertèbre dorsale


n'entraîne aucune difficulté, le contenu du canal rachidien
dorsal n'est pratiquement pas analysable en scanographie
sans l'injection intrarachidienne de produit de contraste.
• Dans ces conditions, on peut individualiser l'ombre
médullaire qui présente un aspect arrondi.

• L’examen T D M du rachis dorsal est plus intéressant dans les cas de


traumatismes.

Add a footer 30
FR
Généralités
• pas de préparation. ablation de tout objet métallique..
• Position du patient :
✓Sujet en décubitus dorsal, les jambes légèrement fléchis,
les bras au dessus de la tête.
✓Equidistance de l’axe des deux épaules par rapport au plan
de l’examen, ainsi que l’équidistance des deux épines
iliaques antéro-supérieures permet une bonne symétrie.
✓La tête en légère extension.
• L’examen T D M du rachis dorsal se réalise en apnée
pour éviter les flous de l’image, d’où l’intérêt de
réaliser l’examen en mode spiralé avec temps
d’acquisition très court.
Add a footer 31
Description de la procédure FR
• Topogramme : antéropostérieur (face stricte).
• Volume d’examen : série d’acquisitions hélicoidale
d’orientation cranio-caudale et dont l’axe doit être parallèle à
l’axe formé par les deux pédicules (droit et gauche) des
vertèbres sur la zone d’intérêt
• Epaisseur des coupes : de 2 mm jointives
• Les images définitives sont obtenues par posttraitement des
images natives.
Reconstruction FR
Reconstructions bidimensionnelles :
• Ces reconstructions se font selon un axe parallèle à
l’axe passant par le milieu du corps vertébral et de
l’apophyse épineuse. Les reconstructions sagittales
débutent de la partie latérale droite du rachis dorsal
jusqu’à la partie latérale gauche.

Reconstructions tridimensionnelles :
• Permettent d’avoir un regard en 3D sur le rachis
dorsal.
Images radiologiques FR

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Images radiologiques FR

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