Faraday
Faraday
Dans cette optique, ce TP a été structuré selon une logique pédagogique progressive, illustrant
une chaîne de valeur type d'un procédé, de l'analyse d'entrée à la création d'un produit.
Ensuite, l'extraction mécanique des huiles végétales et leur caractérisation nous ont
permis d'étudier une opération unitaire de séparation physique. L'analyse des huiles obtenues
met en lumière les enjeux du contrôle qualité des produits intermédiaires et l'impact du
procédé d'extraction sur leurs propriétés.
Le but de cette manipulation est de déterminer la viscosité des fluides (liquides) en se servant
de diverses techniques ; chute de billes (Stock Einstein) dans un premier temps, technique du
viscosimètre d’Ostwald ensuite et enfin mesure par viscosimètre numérique.
2- PRINCIPE
Cas de la chute d’une bille dans le fluide (loi de Stockes)
Le principe est basé sur la loi de Stockes qui lie la vitesse de chute d’une particule sphérique
dans un liquide sous l’effet de la gravite à la viscosité du fluide contenu dans le milieu. Ceci
se traduit par la figure qui suit :
La viscosité d'un fluide caractérise la résistance du milieu à un écoulement uniforme sans turbulence.
La dimension d'une viscosité est M. L−1. T −1. L'unité légale de viscosité est le poiseuille ou kg / (m.s).
On considère une bille de masse volumique ρ, de rayon R et de masse m. On laisse tomber (sans vitesse
initiale) cette bille dans une tube contenant un liquide visqueux de masse volumique ρ et de viscosité η.
W =4/3 πr^3 ρs g
et la loi de stock
F= 6π ηrv
Avec :
Cette force est donnée par la formule de Stokes. En régime laminaire, cette force est proportionnelle à la
viscosité, au rayon de la bille et à la vitesse.
2 2
η= r (ρ ¿ ¿ s− ρL )g .t ¿
9L
Ce méthode relative consiste à mesurer le temps d'écoulement d'un volume fixe de liquide à travers un
capillaire de dimensions connues, sous l'effet de la gravité. En comparant le temps d'écoulement d'un
liquide inconnu à celui d'un liquide de référence (ici, l'eau) dont la viscosité est connue, on peut déduire la
viscosité inconnue.
Figure 2: Viscosimètre d’ OSTWALD
MATERIEL ET METHODE
a) Matériel
Matériels Rôles
Eau Fluide dont on veut déterminer la viscosité
Glycérol Fluide dont on veut déterminer la viscosité
Huile des graines d’hévéa Fluide dont on veut déterminer la viscosité
Propanol Fluide dont on veut déterminer la viscosité
Hydrogène peroxyde Fluide dont on veut déterminer la viscosité
Billes solides en acier et billes en plastique Pour la mesure de la vitesse de chute
Burette Milieu opératoire
Chronomètre Pour la mesure du temps de chute
Viscosimètre d’Ostwald Milieu opératoire
Viscosimètre numérique Pour la mesure de la viscosité
b) Méthode
o Avec la burette (chute de bille)
Introduire le fluide à analyser (eau, huile ou glycérine) dans la burette dont la longueur
a été préalablement déterminée par mesurage à partir du l’indice zéro.
Une fois ceci fait, laisser tomber en chute libre la bille.
Lancer le chronomètre au même instant to auquel on introduit la bille
Relever le temps de chute de la bille
NB : Répéter le processus pour chacun des trois fluides tout en s’assurant de bien nettoyer la burette à
chaque fois.
Introduire le fluide dans un petit tube cylindrique un mobile tournant (NB : Le mobile
est choisi en fonction de la nature, la consistance et la gamme de viscosité du fluide à
analyser).
Relever la valeur de la viscosité qui s’affiche à l’écran (elle est calculée
automatiquement par l’appareil au moyen du rapport contrainte /vitesse de
cisaillement).
RESULTATS ET DISCUSSION
Resultats et calculs
Afin de déterminer la valeur de la viscosité dynamique on à partir des formules suivantes :
L(distance) 2
V= t (temps)
= 2r9 g ¿ ) ainsi à partir de la formule précédente nous pouvons tirer l’expression
2 2
η = 2r9 g¿ ) =
2r
9. L
g ( ⍴ s−⍴l ) .t
η= C.t
Les données recensées au cours de notre manipulation sont dans le tableau ci-dessous :
240.7
Glycérol 245 236 235 0.0125 1.10-5 1257
7
238.7 145.58
-5
Peroxyde 200 190 192 9.76.10 1.10 976
-3
d'hydrogène
194 122.78
Propanol 183 175 179 7.67.10 1.10-5 767
-3
179 116.34
Huile 1022 1031 973 8.97.10 1.10-5 897
-3
d’hévéa
1008.7 644.90
L= 55.6.10-2 (m) ; Vs = 0.4.10-3 (m3) ; ms = 3.485.10-3 (kg) ; masse volumiques(ms/Vs)= 8712.5 (kg/m3)
Tableau N°2 : Viscosités (dynamique et cinématique) et les masses volumiques des fluides
BUT :
Le but de cette manipulation est d’extraire et de caractériser les huiles végétales d’arachide,
de soja, de sésame, et de pistache du nom scientifique respectif d’arachis hypogaea, glycine
max, sesacumm indicum cocos nucifera et pistacia vera.
PRINCIPE :
Le principe de cette manipulation repose sur l’utilisation d’une presse mécanique électrique
pour une extraction à chaud des différentes huiles puis de les caractériser.
Matériels Réactifs
Chronomètre Soja
Erlenmeyer Pistache
Balance KOH
Chronomètre Phénolphtaléine
MODE OPERATOIRE
mh
R= * 100
ms
L’huile d’ARACHIDE
Masses de l’échantillon ms = 1000g
376 , 65
R= * 100 = 37.665
1000
R= 37,665%
L’huile de COCO
212 ,58
R= * 100
393 ,02
R= 54,23%
L’huile de SOJA
85 ,55
R = 1000 * 100
R= 8,555%
L’huile de PISTACHE
64 , 02
R= * 100
152, 05
R= 42,10%
Huiles Masse Masse %age Masse %age Perte Temps Cinétique
initiale huile Masse tourteaux Masse (%) (s) d’extraction
(g) (g) huile (g) tourteaux
Ce tableau compare les paramètres d'extraction de quatre types d'huiles végétales : Arachide,
Pistache, Noix de Coco et Soja.
1. Rendement en Huile
Le pourcentage de masse d'huile par rapport à la masse initiale permet d'évaluer le rendement
de l'extraction :
Noix de Coco présente le meilleur rendement (environ 54,23%), suggérant que la
matière première est la plus riche en huile ou que la méthode d'extraction est la plus
efficace pour cette matière.
2. Cinétique d'Extraction
La Cinétique d'extraction est définie par le rapport: masse huile(g)/temps(s). Elle mesure la
rapidité de production de l'huile.
Arachide (0,35) et Pistache (0,32) ont les cinétiques d'extraction les plus élevées,
signifiant que l'huile a été extraite le plus rapidement pour ces deux matières
premières, même si l'extraction de la Pistache a nécessité beaucoup moins de temps
total (200 s vs 1088,4 s).
Soja (0,057) a la cinétique la plus faible, confirmant que le processus a été le plus lent
en termes de masse d'huile extraite par seconde.
3. Perte (%)
La Perte est calculée par la formule : masse huile initiale−(masse tourteaux+masse huile).
Elle représente la matière non comptabilisée (probablement de l'humidité perdue, des fines de
tourteaux, ou des pertes durant le transfert).
Les pertes sont relativement faibles et comparables pour tous les échantillons, allant de 3,97%
(Noix de Coco) à 5,31% (Arachide). La noix de coco présente la perte la plus faible, indiquant
un bon bilan de masse.
💬 Discussion
La Noix de Coco se distingue clairement comme la matière première la plus riche en huile
(meilleur rendement). Cependant, la cinétique d'extraction est modérée, ce qui peut
s'expliquer par :
La structure physique de la noix de coco (pulpe) qui peut offrir plus de résistance mécanique
que les graines pour la libération de l'huile.
La nécessité d'un temps de traitement plus long pour atteindre cette quantité d'huile élevée
(922 s).
Le cas du Soja est le plus notable avec un rendement très faible et la cinétique la plus basse.
Cela peut signifier :
La variété de soja utilisée est naturellement pauvre en lipides (ce qui est peu probable en
général pour les graines oléagineuses, qui ont souvent un contenu autour de 20%).
Pertinence de la Cinétique
La cinétique d'extraction est un paramètre clé dans un contexte industriel, car il est
directement lié à la productivité du processus. Une cinétique élevée signifie qu'une plus
grande quantité d'huile peut être traitée par unité de temps, ce qui est économiquement
avantageux. Bien que la noix de coco donne le meilleur rendement, l'arachide et la pistache
sont plus rapides à extraire, ce qui pourrait être un facteur décisif dans le choix de la matière
première pour un équipement donné.
🎯 Conclusion
L'étude des paramètres d'extraction révèle des disparités significatives entre les quatre huiles
analysées, mettant en évidence l'importance de la nature de la matière première et de
l'adéquation du procédé d'extraction.
Cas du Soja : L'extraction du Soja est la moins performante (rendement de 8,56% et cinétique
de 0,057), ce qui nécessite une investigation approfondie sur l'efficacité du procédé utilisé ou
la qualité de la graine initiale.
MANIPULATION 3 : CARACTERISATION DES HUILES EXTRAITES
But
Le but de la caractérisation des huiles végétales est multiple :
Qualité et Pureté : Assurer que les huiles répondent aux normes de qualité requises.
Sécurité : Vérifier l'absence de contaminants ou d'impuretés nocives
Performance : Évaluer l'aptitude des huiles à des applications spécifiques en fonction
de leurs propriétés physico-chimiques.
Standardisation : Garantir une constance dans les propriétés des huiles pour des
applications industrielles ou commerciales.
Principe
Évaluer l’analyse physico-chimique et chimique d’huile extraite.
Indice d’acide
a) But
Détermination de l’indice d’acide par titration. L’indice d’acidité est déterminé par un dosage
volumétrique de type acide/base.
b) Principe
Une masse de corps gras est dissoute dans un mélange éthanol-éther et neutralisé par de la
potasse alcoolique (KOH), en présence de phénolphtaléine (indicateur coloré). La quantité de
KOH contenue dans le volume versé donne directement l’indice d’acidité.
c) Matériel et méthode
Résultat et discussion
1. Résultats
Arachide Soja pistache Noix de coco
Indice d'acide 0.2244 0,336 3.0855 3.983
Turbidité 34 189 235 48.4
Viscosité (Pa.s) 36 22 21.8 24
pH 6.09 6.52 6.78 5.71
Masse volumique (kg/m3) 950 854.54 888
Température (°C) 26.5 26 26.4 26.5
[Link]
∘
Le Tableau N 4 compare la qualité et la composition des huiles d'Arachide, de
Pistache, de Soja et de Noix de Coco à travers leurs paramètres physiques (Turbidité,
Viscosité, Masse Volumique) et chimiques (pH, Indice d'Acide, Indice de Saponification).
Qualité Chimique et Stabilité (Indice d'Acide et pH)
L'Indice d'Acide (Ia), qui mesure les acides gras libres (AGL), est le principal indicateur de la
qualité et de la dégradation (hydrolyse) d'une huile.
L'Arachide (0,22%) et le Soja (0,34%) affichent les I a les plus faibles, indiquant une bonne
qualité initiale ou un stockage approprié.
Inversement, la Noix de Coco (3,98%) et la Pistache (3,09%) présentent des I a élevés. Pour la
Noix de Coco, cela est souvent dû à sa forte teneur en acides gras à chaîne courte, qui
s'hydrolysent plus facilement, générant des AGL et un pH plus acide (5,71), signe d'une
dégradation avancée.
Le pH basique (9,09) de l'Arachide est très inhabituel pour une huile végétale brute et suggère
fortement une contamination alcaline ou qu'elle a déjà subi une étape de raffinage
(neutralisation) sans rinçage adéquat.
La Noix de Coco (252,45) présente, de manière attendue, un I Sap élevé, cohérent avec sa
richesse en acides gras à chaîne courte (acide laurique), qui ont une masse moléculaire faible.
Les valeurs des autres huiles sont très dispersées et anomales : l'indice de la Pistache (803,63)
est physiquement impossible pour une huile végétale (indiquant une erreur expérimentale
certaine), et celui de l'Arachide (112,2) est anormalement bas, suggérant des problèmes de
mesure ou d'échantillon.
La Pistache (235) et le Soja (189) sont très turbides, indiquant que ces échantillons sont peu
ou pas raffinés et nécessitent une clarification (décantation, filtration, dégommage) pour
améliorer leur apparence et leur stabilité.
L'Arachide (34) et la Noix de Coco (48,4) sont significativement moins turbides, suggérant
une meilleure efficacité de la filtration initiale.
🎯 Conclusion
L'analyse combinée des paramètres révèle une hétérogénéité significative de la qualité et des
problèmes de fiabilité des données pour certains échantillons.
Stabilité : L'Arachide et le Soja sont les plus stables selon le critère de l'Indice d'Acide, tandis
que la Noix de Coco est la plus dégradée.
Raffinage : La Pistache et le Soja sont les moins purs physiquement (plus turbides) et
nécessitent le plus de purification.
Définition :
Relargage
Le relargage est une technique qui consiste à séparer une substance en solution de son solvant
en introduisant une autre substance plus soluble qui prend sa place. Le relargage peut être
suivi d'une distillation.
Chauffage a reflux
Est utilisé pour accélérer et permettre une réaction chimique sans perte de réactifs ou de
produit.
Pierre ponce
Est une roche volcanique très poreuse et de faible densité, fréquemment inférieure à 1, ce qui
lui permet de flotter à la surface de l'eau et son rôle, il reflue l’ébullition favorisant la
formation de bulles d’air aux seins du mélange fonctionnel. On peut la remplacer par de
petites billes de verre.
Principe :
Les savons sont obtenus par réaction de saponification de triesters appelés corps gras ou
triglycérides. L'action de l'hydroxyde de sodium (soude) ou de potassium (potasse) sur le
triester conduit à un carboxylate de sodium (ou de potassium) constituant le savon et à du
propan-1, 2,3- triol (glycérol). La fabrication du savon se fait en plusieurs étapes :
Saponification : qui est une transformation chimique qui permet d'obtenir le savon mélangé à
d'autres substances. Le relargage : qui permet de faire précipiter le savon grâce à une solution
très concentrée en sel. La filtration : qui permet d'isoler le savon des autres substances.
. PARTIE EXPÉRIMENTALE
Saponification à chaud :
Saponification à froid :
(Le savon réagit avec l’acide pour former l’acide gras R-COOH).
Justification des observations : L’acide gras formé (R-COOH) est peu soluble dans
l’eau. Il précipite sous forme de flocons ou de trouble blanc/jaunâtre.
Conclusion : Le savon est inefficace en milieu acide car l’agent lavant est transformé
en acide.
[Link] milieu salin (Solution S2 : solution salée)
Équation de la réaction :
(Le savon réagit avec les ions Ca 2+ ou Mg2+ de l’eau dure pour former un sel de calcium
insoluble).
Observation : Le pouvoir moussant est maximal dans l’eau distillée (tube 1) et faible
ou nul dans l’eau minérale/robinet (tubes 2 et 3) à cause de la précipitation du savon
de chaux.
Conclusion sur le rinçage : Un rinçage effectué dans une eau douce (distillée) est
préférable. L’eau douce dissout et emporte le savon et les salissures sans former de
précipité collant qui pourrait se déposer sur les surfaces (linge, peau).
Éthanol utilisé comme solvant réagit avec l’acide gras (ou le triglycéride), il y a formation
d’esters éthyliques (ex : C17H33COO − C2H5).
Conséquences : La formation de ces produits est une réaction secondaire qui diminue
le rendement en savon (le produit souhaité) et peut modifier les propriétés finales du
savon (les esters sont souvent plus solubles et volatils que le savon lui-même).
L’éthanol agit comme un solvant pour homogénéiser les réactifs (huile, qui est apolaire, et
soude, qui est polaire), facilitant ainsi le contact et accélérant la réaction de saponification.
La pierre ponce n’est pas mentionnée dans la saponification elle-même, mais si elle est
ajoutée au savon final ou au cours d’un test de lavage :
La pierre ponce est utilisée comme agent abrasif ou exfoliant, augmentant le pouvoir
mécanique
Cette étude comparative démontre la faisabilité des deux méthodes de saponification tout en
soulignant leurs domaines d'application privilégiés. La saponification à chaud s'avère
particulièrement adaptée aux procédés industriels nécessitant rapidité et reproductibilité,
tandis que la méthode à froid trouve sa pertinence dans les productions artisanales valorisant
la préservation des qualités originelles des matières premières.
Les résultats obtenus confirment l'importance fondamentale des paramètres opératoires sur les
caractéristiques du produit fini. La maîtrise de la température, de la concentration en réactifs
et du temps de réaction apparaît comme un élément clé pour l'obtention d'un savon aux
propriétés optimales.
MANIPULATION 4 : EXTRACTION SOXHLET DES BIOMOLECULES
DANS LES FEUILLES DE CITRONNELLE ET FEUILLES DE
PAPAYES.
1. But de la manipulation
Le but de cette manipulation est de séparer et de concentrer les biomolécules présentes
dans les feuilles de papaye (Caricapapaya) et de citronnelle (Cymbopogoncitratus) à l’aide
d’un appareil Soxhlet.
Plus précisément, cette manipulation permet d’extraire les composés bioactifs (huiles
essentielles, flavonoïdes, alcaloïdes, pigments, polyphénols, etc.) contenus dans les matrices
végétales. Obtenir un extrait concentré permettant des analyses ultérieures (chromatographie,
spectroscopie, tests biologiques…).
Illustrer l’intérêt de l’extraction continue par solvant chaud pour augmenter le rendement
d’extraction. Comprendre le fonctionnement d’un montage Soxhlet et son avantage par
rapport aux extractions simples (macération, infusion, décoction).
2. Principe de la manipulation (Extraction Soxhlet)
L’extraction Soxhlet repose sur une extraction continue et répétée des biomolécules à
l’aide d’un solvant chaud (dans cette manipulation nous utiliserons l’eau) qui se recycle
dans un circuit fermé.Le solvant organique (ex : éthanol, méthanol, hexane selon les
composés ciblés) est placé dans un ballon et chauffé. Les vapeurs de solvant montent dans le
réfrigérant, se condensent puis tombent dans la chambre d’extraction contenant la poudre de
feuilles de papaye ou de citronnelle. Le solvant condensé imbibe progressivement le végétal
et dissout les biomolécules. Lorsque le niveau du solvant atteint le siphon latéral, celui-ci se
vide automatiquement, ramenant le solvant chargé en biomolécules dans le ballon.
MATÉRIELS ET MÉTHODES
1. Matériel Végétal
Échantillon : Feuilles séchées de citronnelle entières
· Préparation : Les feuilles ont été utilisées telles quelles, sans broyage
2.2. Protocole Expérimental
1. Préparation : 25 g de feuilles sèches entières
2. Macération :
· 250 mL d'éthanol à 70% comme solvant
· Durée : 48 heures à température ambiante
· Agitation manuelle occasionnelle
3. Filtration : Filtration simple sur coton
4. Évaporation : Évaporation partielle du solvant
3. RÉSULTATS ET OBSERVATIONS
3.1. Données d'Extraction
· Masse initiale de feuilles : 25,0 g
· Volume d'extrait obtenu : 180 mL
· Rendement estimé : Environ 6-7% (extrait non concentré)
MANIPULATION 5 : FORMULATION D’UN DENTIFRICE
But de la manipulation
Le but de cette manipulation est de préparer un dentifrice à partir des matières premières
utilisées en cosmétique dentaire, tout en comprenant le rôle fonctionnel de chaque ingrédient.
Plus précisément, cette manipulation vise à :
Principe de la manipulation
La formulation d’un dentifrice repose sur la préparation d’un gel homogène et stable, obtenu
par incorporation contrôlée des différents constituants. On a entre autre,
a. Matériels
Réactifs Verrerie
Glycérine Plaque chauffante ou bunsen
Amidon Toile métallique
Hydrogenophosphate de calcium Becher
Dodecylsulfate de sodium Gobelets en plastique
Eau distillée Eprouvette graduée de 25mL
Sirop de menthe Balance
Sirop de grenadine Compte-gouttes
Spatule
b. Protocole experimental
Dans un gobelet, peser 15g d’amidon et les transvaser dans le bécher, peser 15g de
glycérine que l’on transvase aussi dans le bécher. Mesurer 20mL d’eau et ajouter au contenu
du bécher. Mélanger convenablement à l’aide de la spatule et chauffer en continuant à agiter
jusqu’à l’obtention d’une pate un peu épaisse et translucide. Cesser le chauffage et ajouter à la
pâte 20g de sel de calcium remuer et, lorsque le mélange est refroidi, ajouter en mélangeant à
nouveau 1g de dodecylsulfate de sodium et quelques gouttes de sirop pour aromatiser et
colorer et dentifrice.
RESULTATS ET DISCUSSION
a. Resultats
Conclusion
L'application directe a été l'étude des huiles végétales, extraites par la technique du
soxhlet. Cette méthode nous a offert une compréhension pratique de l'extraction solide-liquide,
en mettant en lumière l'importance du choix du solvant et de la cyclicité de l'opération pour
l'efficacité et le rendement. Les caractérisations ultérieures (indice d'iode, indice de
saponification, etc.) ont démontré que l'huile extraite n'est pas une simple matière première,
mais un mélange complexe de propriétés chimiques et physiques définies, déterminantes pour
son utilisation finale.