Laporte Loïc DPS 2 Année 2003-2004: Malakoff 92240 - Tous Droits Réservés. Site Web: HTTP
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Tout d’abord, je remercie l’Ecole des Métiers de la Communication et tous ces professeurs
qui m’ont permis de poursuivre ces études et de les mener à bien.
Introduction 4
II Historique 9
1 Les débuts 10
2 Le retour de la musique classique 12
Bibliographie 32
Le sound design englobe des univers parfois contradictoires et des styles qui ne pourraient
jamais s'harmoniser si la musique de film n'existait pas.
C’est un métier méconnu mais pourtant extrêmement important. Il englobe les bruitages, les
créations musicales et d’atmosphères ainsi que la créations de sons typés (tel le sabre laser de
Luke Skywalker).
Il met en évidence la part que peut prendre la création sonore dans l'aménagement
d'espaces publics ou privés
S'il est une musique qui passionne et intrigue de nombreux musiciens, c'est bien la
musique de film. Musique qui soutient le scénario et les éléments maîtres d’un film.
Les sons construisent l'espace comme la lumière. L'architecture et l'environnement
contiennent des composantes sonores qui les singularisent, les qualifient ou les disqualifient dont
le sound designeur est l'architecte, l'urbaniste et le paysagiste.
Mais la question qui se pose est comment fait-il et avec quoi ; il compose, crée et triture.
1) Le sound design
Le terme sound designer a été inventé par Walter Murch sur le film Apocalypse Now. Ce film
est une référence de la profession, Walter Murch qui avait déjà beaucoup fait pour le son, a pu
s’exprimer de manière très libre sur ce film car il en était aussi le monteur, cela explique peut être
qu’il est pu laisser autant de place pour le son. Sans doute l’un des premier a s’intéressé d’aussi
prêt que le faisait Tati.
En effet, ce cinéaste français de génie adore le son, bien que son personnage phare, Mr
Hulot, soit muet. Dans les films de Tati il y a très peu de dialogue mais la bande son apporte, au
même titre que l’image, l’univers et le comique du film. Beaucoup de soin y est apporté, sur Play
time Tati travaillera un an en post production uniquement sur le son. Dans mon Oncle, qui est
une critique amusée du monde moderne, toutes les inventions sensées nous faciliter la vie et se
révélant peu pratique ont un son qui leur est propre. Les sons sont froids, mécaniques, et sans vie
ce qui contraste avec l’univers de Mr Hulot, qui chez lui n’a rien de tout ça mais les enfants crient
et les oiseaux chantent.
Le sound design est la création du contenu sonore d’une "oeuvre multimédia" tel que la
musique, les dialogues et les effets sonores et bruitages.
Cette « œuvre musicale » peut être aussi bien un film, qu’un jeu vidéo, ou la bande son d’un site
Internet.
C’est l’étude du son de façon à ce qu’il corresponde le plus à sa destination. Le son est un atout.
Il donne du sens à l'image. Il peut également remplir un rôle fonctionnel ou participer de façon
active à la trame narrative du scénario
Pour cela l'illustrateur sonore est souvent musicien. Il doit être capable de composer ou de
sonoriser des images ou des séquences interactives en répondant aux souhaits de l'auteur et du
scénariste. Il doit aussi pouvoir s'accommoder du timing imposé par le scénario interactif. Il est
amené à travailler en étroite collaboration avec le directeur artistique mais aussi avec le directeur
technique et l'ingénieur du son ainsi qu’avec la musique, les dialogues et les effets sonores.
Il doit être passionné par la musique et par toutes les nouveautés techniques en matière de son
et de musique.
Il est avant tout un musicien et un compositeur ayant une grande connaissance dans divers
genres musicaux.
Son travail consiste à imaginer ce que fera le son dans un film et ce qu’il ne fera pas. Il
devra imaginer les différentes sonorités des «personnages» du film; par exemple: un monstre
peut avoir un son plus gluant, lourd, strident, vaporeux ... cela joue sur sa personnalité. Ainsi des
personnages comme Dark Vador doivent leur gloire en partie grâce au sound designer. Egalement
dans Jurassic Park les dinosaures ont d'abord été imaginés musicalement par Gary Rydstrom
avant d'être modélisés
. Il doit aussi imaginer le son de tout ce qui est dans le film et qui n’est pas personnage. Les
bruitages, une porte doit elle grincer longuement pour le suspens ou avoir un grincement plus
strident plus évocateur de terreur. Ainsi chaque sonorité du film est définie par le sound designer.
Une des grosse partie du sound design est sans aucun doute les ambiances. Une ambiance de
foule dans un stade par exemple peut avoir un grand nombre de sonorités différentes suivant les
sentiments qu’elle doit produire sur le spectateur.
La musique d'un film, elle, n'est pas forcément composée par le sound designer mais c'est
lui qui décide laquelle mettre, quand et pendant combien de temps. La musique est une part
importante du sound design d'un film. Elle apporte tout un univers et aide les sentiments à
passer, où date l'époque du film, ou encore définit le genre des personnages.
De grands films utilisent des musiques déjà existantes de façon très prononcées. Kubrick
dans Orange mécanique utilise Beethoven de manière remarquable, " Ludwig Van " comme
l'appelle le héros devient d'ailleurs un vrai personnage. Les musiques choisies par Tarantino pour
Pulp fiction ont marqué nombre d'esprits et donné au film un vrai caractère très personnel. Un
autre film très important dans l'histoire du sound design est sans aucun doute Apocalypse now de
Coppola, l'une des grandes scènes de ce film est sans aucun doute l'attaque en hélicoptère qui est
très connue pour sa musique : La chevauchée des Walkyries. Grâce a cette musique, qui passe
par les trois stades : commence IN, puis devient OUT, pour finir OFF, cette scène gagne en
émotion et est devenue culte. Ce film a gagné par ailleurs un BAFTA Film Award en 1979 pour la
Meilleur musique originale avec Carmine Coppola qui a aussi composé la musique de Godfather
pour F. F. Coppola
A la frontière entre musique Originale et "empruntée" on trouve des films comme Moulin
rouge qui utilise des mélodies connues et les "remet à sa sauce". Les personnages discourent
ainsi en chantant et en revisitant du KISS et du Whitney Houston. Cela change des comédies
musicales où les textes originaux sont écrits en conséquence du scénario.
D'autres grands films sont très connus pour leurs musiques originales. Sans doute l'un des
duos réalisateur/compositeur les plus connus est Ennio Morricone/Sergio Leone pour leurs grands
westerns.
Dans Il était une fois dans l'ouest, la musique prend un rôle très particulier appelé "lite
motif". En effet chaque personnage a sa musique qui lui est propre et qui l'annonce souvent avant
que ce dernier n'apparaisse à l'écran. Un des personnages: l'Harmonica, a d'ailleurs son histoire
très liée à son thème musical. La musique suit également l'humeur des personnages, à la fin un
des personnages meurt et son thème musical est joué très ralenti pour montrer sa fatigue et sa
souffrance.
On peut également faire appel à un sound designer durant la post production du film juste
pour que celui-ci imagine quel son conviendrait sur telle ou telle image déjà tournée. Par exemple
Ron Bochar n'a imaginé le son de la transformation de Jack Nicholson en bête dans Wolf qu'en fin
de post production.
Pour l'heure, la profession reste assez confidentielle et ne dispose toujours pas de formation
spécifique. Louis Dandrel vient de créer, au sein de l'Ircam, une unité de design sonore pour la
faire sortir de son anonymat et grossir les troupes de ses représentants
1) Les débuts
Les premières projections de film bénéficiaient d'un accompagnement musical; en 1908, le
compositeur français Camille Saint-Saëns écrivit ce qui fut sans doute la première partition
originale pour un film, celui de Charles Le Bargy :
L'assassinat du duc de Guise.
Avec le cinéma parlant, tous les grands studios américains possédaient leurs départements
musicaux avec compositeurs, orchestrateurs et chefs d'orchestre.
Au début, la musique était médiocrement ajustée à l'action et souvent les films se voyaient
imposer des séquences musicales préenregistrées. Mais, en 1933, le compositeur Max Steiner,
directeur musical de la RKO, montra avec le film King Kong quel résultat on pouvait obtenir avec
une musique originale parfaitement adaptée à l'action
C'est au cours des années 1950 que s'essouffla cette tradition symphonique, avec
notamment Nino Rota en Italie et les musiciens des films des «nouvelles vagues» de tous les pays
européens, France, Pologne, Grande-Bretagne, etc.
De nouveaux compositeurs émergèrent, parfois issus de la musique légère ou du jazz.
Le recours au jazz n'a été qu'un des aspects de la recherche d'une plus grande simplicité et
d'une atmosphère nouvelle. Nino Rota (notamment dans les films de Fellini) et Ennio Morricone
ont offert d'autres types d'alternatives : musiques en rupture, recherches sonores, fusion avec des
musiques populaires d'origines diverses.
Les compositeurs français de la fin des années 1950, qui bénéficiaient de l'héritage de
Maurice Jaubert (films de Vigo, Carné, Duvivier) et de Joseph Kosma, ont joué un grand rôle dans
cette évolution : les plus célèbres d'entre eux se nommaient Georges Delerue, François de
Roubaix, Pierre Jansen, Antoine Duhamel ou Maurice Jarre. Maurice Jarre, contrairement à
Georges Delerue, modifia son style lorsqu'il partit travailler pour Hollywood.
Les Italiens Giovanni Fusco puis Ennio Morricone exercèrent une grande influence dans le
monde entier.
Maurice Jarre
Malgré de nombreux apports nouveaux, la musique de film eut tendance par la suite à
revenir aux grandes masses orchestrales et aux anciennes méthodes.
Toutefois, Terry Riley a composé pour des cinéastes européens, dont Alain Tanner, et
Philip Glass a été sollicité pour une dizaine de films dont ceux de Godfrey Reggio où la musique
guide véritablement l'image.
Parmi ceux que la tradition de cette musique souvent nommée répétitive ou minimaliste a
inspiré figurent Vangelis, Wendy Carlos, le Britannique Michael Nyman, le Hongrois Tibor
Szemszö, mais également des adeptes de la lutherie électronique experts en musique décorative.
Les réalisateurs qui ont eux-mêmes composé de la musique pour leurs films sont très rares
(Charlie Chaplin, Jean Grémillon, Satyajit Ray).
Le cinéma, qui fut si souvent à l'origine de grands succès du disque, et qui a créé un
marché spécifique de la musique de film, a utilisé à toutes les étapes de son existence des
vedettes de la chanson ou de l'opérette, de Lilian Harvey à Elvis Presley en passant par Luis
Mariano.
Il a aussi développé des genres cinématographiques musicaux et trouvé dans les
biographies d'artistes comme dans le répertoire (celui de l'opéra, notamment) la matière de
nombreuses productions.
Parmi tous ces hommes, il y a deux personnes qui sortent du lot et qui ont activement
participer à créer cette profession :
Randy Thom est né aux Etats-Unis à Shreveport dans l'état de Louisianne en 1951. Il n'a jamais
fait d'étude de son ni de cinéma à proprement parler. Très tôt en 1971 il
commence néanmoins à travailler à la radio. Ses débuts se font à la
station radio de l'Antioch College, dans l'état d'Ohio. Il dit donc que tout ce
qu'il a appris vient de ses rencontres, de ses lectures et de ses
expérimentations
C'est sur ce film que Randy Thom rencontre Ben Burtt qui deviendra par la suite le sound
designer de George Lucas. A l'époque Ben Burtt est sur un projet qui s'appelle More American
Graffiti (film sorti en 1979 réalisé par Bill L. Norton). Dans ce film il y a des scènes de guerre au
vietnam du coup l'équipe de Apocalypse Now et de More American Graffiti joignent leurs forces
pour certains enregistrements sur le terrain d’entraînements de tir en tous genres ou autres
explosions.
A la fin de son travail sur Apocalypse Now Ben Burtt lui propose de travailler avec lui sur
son prochain film qu'est The Empire Strikes Back, le deuxième volet de la guerre des étoiles.
Randy Thom saute sur l'occasion, ce qui lui vaut de faire partie de la prestigieuse équipe du
Skywalker Sound, et ce depuis un peu plus de vingt ans.
En 1984, il reçoit ses premières récompenses. Au Academy Awards il est nominé deux fois
dans la catégorie meilleur son. Pour Star War : Episode VI-Le retour du Jedi et pour Never cry
wolf un film de Carroll Ballard. Cette même année il gagnera l'Academy Awards du meilleur son
pour The right stuff (l’étoffe des héros). Il a travaillé sur ce film en tant que sound re-recording
mixeur.
En 1986, il prend enfin les commandes de la partition sonore et devient sound designer sur
Howard the duck un dessin animé de Willard Huyck.
Cette même année il est nominé aux Emmy Awards pour le mixage d'un téléfilm Ewocks : The
battle for Endor
Ses idées
Randy Thom a des idées assez précises de l'importance du son au cinéma. Pour lui le
designer son doit faire partie du projet du film avant le début du tournage au minimum. Le mieux
étant bien sur d'intervenir dés l'écriture du film. Ceci dans le but bien précis d'enrichir le film en
amenant un autre point, plus sonore. Un sound designer pourra effectivement mieux juger de
l'impact de tel ou tel effet sonore sur le spectateur, mais surtout proposer une mise en scène
différente plus axée sur la bande son.
En effet, le cinéma actuel a trop souvent tendance à ne penser qu'à des effets de mise en
scène visuels, il oublie toute les possibilités du hors champ que le surround permet et les
possibilités énormes et sous estimées du son.
Mais en plus de ces problèmes de production il faut savoir que souvent lors des tournages
l'équipe son, très inférieure en nombre par rapport aux autres équipes de corps de métier
présente sur le tournage, est souvent peu écoutée. L'équipe image et lumière ont la priorité sur
presque toutes. Les projecteurs seront toujours placés au mieux pour la lumière sans aucun
compromis avec l'équipe son. Le perchiste n'a qu'à trouver une autre place et le buz que
l'ingénieur du son entend sera supprimé en post production.
Tous ces exemples sont tirés d'une lettre ouverte qui circule sur Internet pour informer les
différents corps de métiers qui participent au tournage des problèmes que rencontrent les équipes
son, et je vous invite activement à la lire.
Ses récompenses
Année Récompense Cérémonie Catégorie
2002 nominé Golden Reel Award Best Sound Editing - Animated Feature Film, Domestic and Foreign for:
Final Fantasy: The Spirits Within (2001)
Nomination shared with:
Dennis Leonard (supervising sound editor)Andrea S. Gard (supervising
foley editor)Sue Fox (I) (supervising adr editor)David C. Hughes (sound
effects editor)Robert Shoup (sound effects editor)Jim McKee (sound
effects editor)Christopher Scarabosio (sound effects editor)Ernie
Cheesley (dialogue editor)
Best Sound Editing - Sound Effects & Foley: Domestic Feature Film for:
Cast Away (2000)
Nomination shared with:
Dennis Leonard (supervising sound editor)Andrea S. Gard (supervising
2001 nominé Golden Reel Award
foley editor)Sue Fox (I) (supervising foley editor)David C. Hughes
(sound editor)Ken Fischer (sound editor)Stephen Kearney (II) (sound
editor)
Après cette victoire Ben Burtt commence des études de cinéma à l'université de Syracuse, il
y réalise un film d'animation Genesis, il y fait un gros travail sur les effets spéciaux. Ce film décida
l'éditeur Mc Graw-Hill à lui offrir une bourse d'étude de cinéma. Ben Burtt s'inscrit donc à la
prestigieuse University of Southerne Calofornia et en ressort diplômé.
C'est à cette période de sa vie que Ben Burtt prend conscience de son amour pour la
conception sonore. A la sortie de l'université Ben Burtt croise le chemin de George Lucas et Gary
Kurtz (producteur) qui font appel à lui pour le son de Star Wars.
Son premier travail sur Star Wars : un nouvel espoir lui vaut un prix spécial aux oscars de 1978
pour ses créations de voix de droïdes et aux créatures Star Warsiennes.
Depuis 1975 Ben Burtt est donc resté fidèle à ses premiers collègues de travail. Il crée le
son de tous les très grands succès de Lucasfilm : star wars : un nouvel espoir, et, Les aventuriers
de l'arche perdue, ainsi que Indiana Jones et la dernière croisade, pour ces quatre films là il a été
récompensé.
La carrière de Randy Thom a fréquemment croisé celle de Ben Burtt, ils ont travaillé
ensemble sur Star wars I et IV, Howard the Duck, ou encore Always.
Ben Burtt n'est pas seulement un concepteur sonore hors pair il est également un touche à
tout du cinéma. Il a été, monteur, assistant réalisateur, réalisateur, scénariste, s'est occupé des
effets spéciaux de The Milpitas Monster (1975), et a même fait l'acteur pour Star wars : Episode I
- La menace Fantôme (1999).
Monteur:
- Star Wars: Episode II - Attack of the Clones (2002)
- The Adventures of Young Indiana Jones: The Trenches of Hell (1999) (V)
- Star Wars: Episode I - The Phantom Menace (1999)
- Special Effects: Anything Can Happen (1996)
- Young Indiana Jones and the Attack of the Hawkmen (1995) (TV)
- The Young Indiana Jones Chronicles (1992) TV
- The True Story of Glory Continues (1991)
Réalisateur:
- Manassas: End of Innocence (2002)
- Special Effects: Anything Can Happen (1996)
- Young Indiana Jones and the Attack of the Hawkmen (1995) (TV)
- Destiny in Space (1994)
- The American Gangster (1992)
- The True Story of Glory Continues (1991)
- Blue Planet (1990)
Scénariste:
- Special Effects: Anything Can Happen (1996)
- Young Indiana Jones and the Attack of the Hawkmen (1995) (TV)
Assistant réalisateur:
-Adventures of Young Indiana Jones: The Phantom Train of Doom, The (1999) (V) (second unit
director)
Effets Spéciaux:
-The Milpitas Monster (1975) (special effects)
Autre:
- Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi (1983) (lyricist: Ewokese lyrics)
- E.T. the Extra-Terrestrial (1982) (E.T.'s voice design)
- Porklips Now (1980) (military advisor)
Réponse : Depuis 15 ans, c’est à peu près à l’émergence de ce nouveau métier en France, il faut
bien préciser que c’est un métier un peu artificiel.
Q : Cela devait être moins évident de créer au début, quand on voit les possibilités actuelles ?
R : Non, car la production était à la hauteur des moyens du moment, par contre c’était très
difficile de livrer des produits finis comme actuellement car pour atteindre le standard du moment,
il fallait beaucoup de matériel. Donc on était soumis à des restrictions techniques et budgétaires.
A ce moment il y a avait pas mal de home studios, et on avait l’habitude de prendre des
personnes extérieures pour finaliser le travail.
R : J’ai commencé en jouant avec un groupe, où j’étais au clavier, et avec le matériel on faisait
des maquettes, après j’ai commencé a le faire pour plusieurs groupes .et je suis passé au Sound
design car la diversité est intéressante.
R : J’ai une formation à l’Ecole de Musique Nationale et l’American School of Modern Music, de
plus je suis autodidacte pour tous ce qui est technologie d’enregistrement, car j’ai commencé tôt
et j’ai suivi de près l’évolution technologique.
Q : Est-ce le fait d’aborder différents styles musicaux et différents supports qui « motive » la
création ?
R : C’est totalement indéniable pour moi, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, je trouve que
sa motive l’imagination.
Q : Vous êtes assez représentatif de la diversité inhérente de ce métier, mais comment faites
vous par ne pas perdre l’inspiration ?
R : Je crois en la vertu du travail, c’est aussi grâce à l’expérience, à la fin on sait comment gérer
une commande. Le plus difficile est de composer pour rien, sans destination. Et pour l’inspiration,
sa vient avec le travaille et je sais la motiver.
R : C’est un peu obligatoire, car il rester dans le mouvement. Et cela résulte aussi du client, avec
les tendances du moment qui peut de la technologie très récente ou plus ancienne, tous comme
les inspirations.
1) En hardware
Avant l’avènement de l’ordinateur et de la grande révolution qu’il a entraîné, l’analogique
régnait. Petite merveille technologique qui permettait de triturer le son à travers des filtres de
tous types. Plus tard on trouvera la technologie numérique embarquer dans différents
synthétiseurs pour des banques de son ou des DSP, pour être a la fin des synthétiseurs
entièrement numériques.
• Synthétiseurs analogiques polyphoniques : ils permettent d’avoir des textures plus riches :
nappes chaudes, pêches de cuivres, ensembles de cordes. Ils ont des commandes en
temps réel, modulations multiples et plein de filtres analogiques
• Synthétiseurs à modélisations : cela a commencé depuis le Nord Lead Clavia de 1995, les
clones de synthétiseurs analogiques sont multiples mais concurrencés par des clones
logiciels. Ils ont pour but d’émuler les anciens synthétiseurs.
• Les synthétiseurs de recherches : ils sont plutôt réservés aux designers à la quête du son
sans comparaison. Ces synthétiseurs permettent en autre d’exploser la structure sonore
d’échantillons recomposés en leurs éléments constitutifs, en bref on sépare la tonalité, le
timbre et le volume d’un échantillon pour travailler sur les formants.
2) Sur ordinateur
Grâce à la popularisation de l’ordinateur, le sound design a pris un tournant.
En effet les ordinateurs permettant de simuler ou de construire des sons et des instruments à
partir de presque rien.
Instruments virtuels
Un instrument virtuel existe seulement sur ordinateur, c’est soit une émulation d’un
instrument (plus ou moins connu) ou un sampleur. L’instrument virtuel est en fait le plus souvent
un synthétiseur et/ou un échantillonneur avec une table d’onde, il est comparable à un
expandeur et commandé par le MIDI qui génère un flux audio.
• Les synthétiseurs "à modélisation", sont des synthés cherchant à imiter des instruments
analogiques de manière la plus fidèle possible. Ils modélisent pour cela de manière
simplifiée chaque composant électronique (ou groupe de composants) de l'instrument
analogique à imiter, puis connectent (toujours virtuellement) ces composants entre eux. Le
résultat est souvent plutôt réussi.
• Les samplers virtuels : ‘en français, échantillonneurs). La principale différence avec les
synthétiseurs "lecteurs d'échantillons" est que les échantillonneurs lisent à peu près
n'importe quel type d'échantillon (WAV, AIFF, ou formats propriétaires) et que de nouvelles
banques d'échantillons sonores apparaissent régulièrement sur le marché. De plus, ils
disposent de nombreux traitements sur les échantillons (notamment les filtres).
NB : la différence entre les lecteurs d'échantillons sonores et les samplers est moins flagrante
dans le domaine virtuel que dans le monde " physique ", dans la mesure où l'une des grandes
différences dans le monde du hardware entre les synthés / expandeurs et les samplers est la
capacité de stockage des échantillons sonores. La différence qui subsiste encore concerne peut-
être les possibilités de traitement, supérieures à celles d'un lecteur d'échantillons
Un peu d’histoire
Au début des années 80, avec l'explosion et la démocratisation de l'informatique, les
ordinateurs ont commencé à envahir les foyers de la planète. Lorsque quelques années plus tard,
la norme MIDI fut mise au point, il devint possible de relier les instruments de musique avec les
ordinateurs.
C'est ce que comprit bien vite la firme Atari en intégrant d'origine dans ses modèles
d’ordinateurs, une entrée et une sortie MIDI. Devant une telle prédominance, les autres
constructeurs se sont également lancés dans la course à l'informatique musicale.
C’est le standard VST, crée en premier par Steinberg, qui par la suite est devenu le leader
incontesté en terme de quantité, car disponible sur PC et MAC, mais aussi il a été le premier plug-
in natif véritablement optimisé pour l’utilisation temps réel.
De plus la simplicité du format VST a contribué à son succès auprès des développeurs permettant
ainsi de pouvoir en créer à foison.
De ce fait beaucoup de développeurs ont crées des plug-ins, avec leur propre format. Puis
beaucoup se sont tournés vers les cartes DSP, qui ne monopolisent plus les ressources de
l’ordinateur.
Plug-ins :
En " plug-in " : ce sont des petits logiciels destinés à ajouter leur fonctionnalité au logiciel
principal, appelé hôte, en s’intégrant a lui de manière transparente ; car le Plug-in n’a pas de
moteur audio donc est totalement dépendant.
• Si vous utilisez un séquenceur du type Cubase, Logic ou Sonar pour composer, cette
méthode est préférable.
• Vous pouvez insérer des instruments virtuels au sein de votre séquenceur d'un simple
clic. Il existe différents formats d'instruments virtuels, certains propriétaires, sous
forme de plug-ins.
• Les Plug-ins reprennent la plupart des instruments et effets hardwares, allant jusqu’à
l’émulation de circuits analogiques, d’amplis à lampes ou autres recoins.
• Les VSTi sont utilisés sous Cubase, Logic et tous les séquenceurs compatibles VST (Virtual
Studio Technology)
• Les DXi quand à eux sont utilisés dans Sonar notamment ainsi que dans Cubase, et sont au
format Microsoft DirectX
• Les instruments au format MAS (Motu Audio System) sont conçus pour le séquenceur
Digital Performer de MOTU
• Les instruments au format RTAS (RealTime Audiosuite), TDM (Time Division Multiplexing)
et HTDM (Host TDM) ont été créés pour la plateforme ProTools de Digidesign.
• Les instruments au format TC utilisé avec les cartes DSP Powercore de T.C. electronic
• Les instruments au format SCOPE utilisé avec les cartes DSP Scope de Creamw@re
• IL existe aussi des instruments au format AU (Audio Unit), format crée par Apple
• le fait qu’il prend ces ressources sur des cartes DSP comme pour les formats TDM, HTDM,
TC et SCOPE.
• Qu’il existe aussi un format propriétaire qui ne permet que de l’utiliser avec certains
séquenceurs tel que pour ProTools avec les formats RTAS, TDM, HTDM ; le format MAS
pour Digital Performer, au format TC pour les cartes Powercore et SCOPE pour le système
Creamw@re.
• Que les formats AU et MAS ont été créés pour marcher uniquement que sur un ordinateur
APPLE.
Il est totalement autonome et n’a pas besoin d’application hôte. Dans ce cas, c'est lui qui
gère les entrées / sorties MIDI et audio, il est indépendant de tout autre logiciel. Vous pouvez
dans ce cas dédier un instrument à un ordinateur, pour en faire une station de travail et utiliser
un séquenceur sur un autre ordinateur relier à celui-ci en MIDI.
Beaucoup d’instruments virtuels sont de simples logiciels, n’utilisant que les ressources
propres de l’ordinateur (comme pour la gamme Native instruments), mais les instruments
standalone existent au format propriétaires marchant seulement et uniquement avec une carte
son dédiée (comme le système pulsar ou gigasampler)
De plus ils peuvent être tout de même reliés à un séquenceur, ils sont parfois pourvus de
pont, S’ils sont installés sur un ordinateur dédié, soit en interne grâce a des ponts
audionumériques qui utilisent des protocoles de communications, tel que le REWIRE (crée par
Propellerhead) ou le DIRECTCONNECT (norme Apple)
L’avenir ??
Depuis peu, émerge un nouveau type d’instrument virtuel : des lecteurs dédiés à une
banque de sons exclusive, inexploitable par tout autre synthétiseur ou sampler.
Le but étant de proposer une solution immédiate de choix de sons. Mais aussi un moyen
offert aux éditeurs de CD de sons d’arrêter de développer pour tous les formats actuellement
disponibles, plus que pléthoriques : Akaï 1000, 3000, 5000/6000, Z4/8, E-mu III, ESI, IV,
Soundfonts, Halion1 et 2, exs24, Unity, Kontack, Giga, Roland, Kurzweil, Creamw@re,
Samplecell…et la liste n’en finit plus.
• Le prix : les synthés et samplers virtuels coûtent bien moins cher que leurs homologues
hardware, et pour cause : développer des code s'avère moins coûteux que de construire
des instruments matériels.
• La place : avoir 15 synthés virtuels dans son PC ne prend pas plus de place qu'un seul
instrument virtuel, alors que 15 synthés hardware dans votre salon, ça prend de la place
!la facilité d'utilisation : tout étant virtuel, vous pouvez facilement router les sorties de
chaque instrument ici ou là, ajouter un effet sur l'une des sorties… Tout le câblage se fait
sans nœud.
• Si vous utilisez uniquement des synthés et sampleurs virtuels, vous pouvez vous passer
de table de mixage. Encore un gain de place et une économie non négligeable d'argent.
• L'évolution : les synthés hardware peuvent certes être mis à jour au niveau de leur OS,
mais guère plus. Les synthés virtuels, comme tout logiciel, peuvent être mis à jour.
• Simplicité de gestion des sons d'un sampler virtuel : pour ce qui est des samplers, il
est beaucoup plus simple d'intégrer de nouveaux samples dans un sampleur virtuel (simple
"glisser déposer") que sur un sampleur hardware.
• Le feeling : c'est l'absence de boutons à tripoter comme sur un vieux synthé analogique,
par exemple. Ce n'est pas avec la souris que vous allez pouvoir retranscrire les nuances de
vos modulations. La solution existe cependant : les contrôleurs MIDI, qui sont en fait des
• La stabilité : utiliser un ordinateur sur scène est plus risqué que d'utiliser des machines
physiques, robustes et rarement buggées. Attention, la stabilité n'est pas à confondre avec
la fiabilité ! En effet, un logiciel est plus fiable (il ne tombe pas en panne matérielle) alors
qu'un vieux synthétiseur analogique dont les composants vieillissent peuvent tomber en
panne.
• Les limites de votre ordinateur : chaque synthétiseur hardware possède son propre
CPU et sa propre mémoire vive qui ne sont utilisés que par lui. A contrario, chaque synthé
virtuel consomme du temps de calcul sur le CPU de l'ordinateur, en fonction de nombreux
paramètres (type de synthèse, polyphonie utilisée, effets ajoutés etc.). Ce qui veut dire que
si vous utilisiez 10 synthétiseurs hardware, vous disposiez de 10 CPU indépendants. Si vous
utilisez maintenant 10 synthétiseurs en software, vous ne disposez que d'un seul CPU !
Vous pouvez donc être rapidement limité et devez disposer d'un microprocesseur puissant
ainsi que de beaucoup de RAM. Et malgré tout, il faudra vous limiter, car souvent, les
synthés virtuels sont utilisés au sein d'une séquence qui contient également des effets, des
traitements sur le son (égalisation, etc.), bref, de nombreux éléments qui eux aussi
consomment du temps machine !
Le fait est qu’à l’heure actuelle, la différence entre le numérique et l’analogique est
purement financier; a cause principalement pour le numérique des convertisseurs et l’analogique
des composants classe A ou des lampes.
Nous sommes plusieurs, intimement persuadés, que ce débat a été construit de toutes
pièces par des entreprises, peu scrupuleuses, dans un but de faire plus de bénéfices.
Donc les pro analogique et pro numérique sont en fait des ignares manipulés par les entreprises
Cela me rappelle une histoire drôle qui est vraiment arrivé : un homme téléphone a un
spécialiste hi-fi et demande si il peut changer les câbles en cuivre fournis avec la chaîne hi-fi par
des câbles plaqués or. Car la conduction est meilleure, vous auriez vu la tête du spécialiste qui me
racontait cette histoire, et tout cela car des entreprises font un maximum de pub dans des
magazines spécialisés pour des audiophiles dont les trois-quarts ont les oreilles totalement
bouchées.
En fait tout est affaire de goût et c’est tout, rien ne sert de dire que le numérique est
mieux que l’analogique, c’est la situation et l’utilisation qui le dira qui est le mieux, donc rien n’est
vraiment définitif.
Encore beaucoup de gens pensent que le numérique prendra définitivement le pas sur le
numérique, et de plus ne sachant ne se servir aucunement du numérique
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