G
G
[Link] mésoporeux
I.4.1.Généralités
[Link] carbone
Le carbone est le quatrième élément le plus abondant dans l'univers et l'élément essentiel dans
le domaine du vivant. L’atome de carbone, premier élément de la colonne IV de la
classification périodique de Mendeleïev.
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[Link] du carbone
Carbone11,12,13,14
Le carbone fossile désigne l'élément carbone présent sous différentes formes dans la croûte
terrestre : ressources naturelles riches en carbone comme le charbon, le pétrole et le gaz
naturel, ainsi que de nombreuses roches sédimentaires.
• Lignite
• Houille
• Anthracite
• Plombagine
• Shungite
• Chaoite
[Link] formes
[Link] actif
Le Charbon actif peut parvenir de sources de carbone très variées allant de résidus ou dérivés
du pétrolirs(polymères) aux végétaux en passant par la houille. Il peut être produit notamment
à partir de toute matière organique végétale riche en carbone(bois, écorces, pate de
bois,,coque de noix de coco,,coques de cacahuètes,noyaux d'olives, de peches, ou d'abricots) .
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[Link] sp2/sp3
• Noir de carbone
• Charbon de bois
• Fibre de carbone
• Feutre de carbone
Pour former une liaison chimique, les électrons des couches supérieures (2s et 2p) du carbone
se répartissent sur des orbitales atomiques hybrides, appelées « sp » car combinant les
orbitales 2s et 2p. La réorganisation des orbitales est l'hybridation. Cet atome tétravalent peut
alors adopter 3 différentes configurations de liaison :
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• La configuration sp2 où l’atome est « trivalent ». Un des 4 électrons de valence établit une
liaison π plus faible avec une orbitale pπ voisine.
• La configuration sp1 où l’atome est « divalent », car seulement deux électrons de valence
participent à des liaisons fortes σ. C'est l'état d'hybridation permettant la formation d'une
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triple liaison. Une orbitale s et une orbitale p se combinent pour former 2 orbitales sp situées
sur le même axe. Elles permettent la formation des liaisons σ. Les 2 orbitales p non hybrides
complètent la triple liaison par recouvrement latéral et formation de 2 liaisons π .
sp2 et sp3 créent des liaisons liantes et anti-liantes s et s* (simple liaison covalente)
pz créent des liaisons liantes et anti-liantes p et p* (double liaison)
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• d'une part il est résistant aux acides et aux bases, ce qui permet une utilisation dans des
milieux corrosifs ;
• d'autre part les électrodes de diamant plongées dans de l'eau pure ne subissent aucune
réaction électrochimique ; elles sont donc très efficaces.
• En soumettant le carbone à une forte pression et à une haute température pendant plusieurs
heures en présence de catalyseurs dont de l'hydrogène, il est possible de réaliser un diamant
de synthèse.
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Au-dessus d'une température de 1 700 °C dans une atmosphère neutre sans oxygène le
diamant se transforme en graphite.
I.[Link]. Forme sp
carbone acétylénique linéaire, également appelé carbyne, constitué de chaînes linéaires –
[C≡C–]n1. Dans ce type de structure, les atomes de carbone présentent une géométrie linéaire
avec une hybridation sp.
Autres formes
• Carbone amorphe
• Nanomousse de carbone
• Carbone trempé
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le précurseur de carbone est introduit dans les pores de la silice puis, après un traitement
thermique sous atmosphère inerte, on obtient un composite silice carbone. Après
carbonisation, il est possible de retirer le moule de silice avec une solution aqueuse de NaOH.
Dans le cas de cette synthèse, le carbone obtenu, appelé Carbon Mesoporous Korea-1 (CMK-
1) de structure I41/a, n’est pas une réplique négative du MCM-48 qui lui est de forme Ia3d .
Pratiquement en même temps, un autre groupe a fait la même synthèse, mais avec un
précurseur de carbone à base de phénol et formaldéhyde.46 À partir de cette synthèse, de
nombreuses structures de carbone ont été synthétisées dans les années suivantes. Dans tous les
cas, des pores interconnectés sont nécessaires pour obtenir un carbone mésoporeux ordonné.
Le MCM-41, par exemple, n’est pas approprié puisque les pores sont individuels et sans
connexion. Le carbone de structure de type CMK-3 a permis de confirmer la présence
d’interconnexions dans la silice aux plus grands pores de type SBA-15. La structure
développée par Ryoo et al.47 le CMK-5, est aussi faite à partir de la SBA-15, mais elle est
faite avec des tubes vides. On peut voir l’intérêt du CMK-5 par la double porosité qui induit
de très grandes surfaces au carbone final (~2000 m2/g). À la suite de la synthèse de la silice
avec une structure 3D Ia3d par Kleitz et al.48 l’imprégnation de cette structure avec un
précurseur de sucrose a permis d’obtenir un carbone mésoporeux de type Ia3d. On peut voir
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dans la figure 16, les carbones mésoporeux sont des répliques des silices utilisées pour leur
synthèse, soit la KIT-6 pour le carbone 3D CMK-8 et la SBA-15 pour les carbones 2D CMK-
3 et CMK-5.
Figure 16. Représentation schématique des carbones mésoporeux faits par « hard template »
A) CMK-8, B) CMK-3 et C) CMK-5
Beaucoup de structures sont actuellement disponibles par cette méthode puisqu’elle est
efficace avec toutes les silices mésoporeuses interconnectées et permet d’obtenir un carbone
mésoporeux connecté. En revanche, cette façon de faire, même si très répétable, est
difficilement économiquement viable dans le domaine industriel. Outre le coût des
manipulations de synthèse, la silice est une perte économique importante puisqu’elle est
sacrifiée lors de la synthèse.
I.4.2. [Link] par « soft templating »
Une méthode qui ressemble beaucoup aux synthèses utilisées dans la silice a été développée
comme alternative au carbone produit par « hard templating ». Ces synthèses sont faites en
solution et la porosité est induite avec un tensioactif. On peut remarquer dans le schéma de la
figure 1744 le principe de formation d’un carbone mésoporeux. Ici, le précurseur de carbone
polymérise autour du surfactant pour former une nanostructure. Finalement, après un
traitement thermique sous atmosphère inerte, le surfactant est éliminé et on obtient un carbone
mésoporeux. Donc, pour obtenir un carbone avec cette méthode, le mélange réactionnel doit
respecter les règles suivantes : 44
1. Le précurseur de carbone doit de s’assembler en nanostructure (polymérisation);
2. Il est nécessaire d’avoir un composant qui dirige la formation de pores et, bien sûr,
un précurseur de carbone;
3. Le surfactant doit pouvoir résister aux conditions de synthèse, typiquement sous
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condition acide, mais doit pouvoir facilement être retiré par le traitement thermique;
4. Le précurseur de carbone doit pouvoir garder sa forme de nanostructure lors de la
carbonisation et de l’élimination de l’agent structurant.
Une des premières synthèses s’est grandement inspirée de la synthèse de MCM-41 avec des
molécules amphiphiles. Le surfactant utilisé était à base de cetyltrimethylammonium bromide
(CTAB) et le précurseur de carbone, une résine phénolique.49 Le précurseur s’assemble autour
du CTAB par présence de charges positives sur le CTAB et négatives sur la résine, pour
former le polymère de carbone. En variant les ratios dans la réaction, il est possible d’obtenir
différentes structures, soit lamellaire ou poreuse hexagonale ou poreuse désordonnée.49 Par la
suite, plusieurs autres couples efficaces pour la formation de carbone ont été produits,
principalement à base de surfactant de polymère block (P123, F127) et de résorcinol/
formaldéhyde.44 La formation de structures poreuses est majoritairement dirigée par la
formation de liaisons hydrogène alors que les micelles contrôlent la formation des pores.
Figure 17. Schéma de synthèse de carbone mésoporeux fait par la technique de «soft
template »44
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FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE PETROCHIMIE
UEM3 MATIERE 1 :
SILICES MESOPOREUSES
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plasma produit les silices plasma. Ce sont des poudres de silice ultra fines.
La silice précipitée est formée par coagulation et précipitation de particules discrètes en
milieu aqueux sous forme d'agrégats lâches (la croissance du gel est évitée). La silice est
ensuite lavée et séchée.
Les différents types de silices sont regroupés dans le tableau 11-1.
Tableau Il-l: Classification des différents types de silice en général [3]
Les domaines d'utilisation sont également très variés. Par exemple, la silice précipitée,
constituée d'agrégats de silice poreuse, est utilisée comme renfort d'élastomère dans
l'industrie pneumatique afin d'améliorer l'élasticité et l'anti-adhérence. Dans les dentifrices,
elles apportent les propriétés polissante et nettoyante tout en permettant de maîtriser la
rhéologie des pâtes. La silice pyrogénée, amorphe, à grande surface spécifique est
fréquemment utilisée pour renforcer des élastomères silicones ou dans un but de modificatïon
rhéologique. Quant aux gels de silice, particulièrement hygroscopiques, ils sont fréquemment
employés comme agents déshydratants, aussi bien dans l'industrie agro-alimentaire qu'en
électronique.
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Les SMO sont constituées d’une charpente en silice amorphe délimitant des canaux
et/ou des cavités bien ordonnées et de tailles régulières. Le caractère amorphe des parois
traduit la présence de groupements silanol qui rendent la surface hydrophile. Ces groupements
peuvent être judicieusement utilisés pour greffer des fonctions organiques ou
organométalliques et ainsi modifier les propriétés de surface et/ou massiques du matériau.
Cependant, la présence de silanols réduit la stabilité hydrothermique de ces matériaux. Enfin,
le caractère hydrophobe/hydrophile de la surface gouverne également ses propriétés
d’adsorption. C’est pourquoi, suivant l’application visée, il est nécessaire de pouvoir moduler
la teneur en silanols ainsi que leur nature. En effet, les silanols de surface Si-OH présentent un
caractère hydrophile grâce à la possibilité de former de liaisons hydrogène avec les molécules
d’eau, alors que les ponts siloxanes Si-O-Si ont un caractère hydrophobe.
Les premiers travaux sur les solides mésoporeux organisés datent de 1990 [1].
Yanagisawa et al. publient la synthèse de matériaux formés à partir de tensioactif de type
ammonium quaternaire de formule CxH2x+1N+(CH3)3 ou CnTMA+ avec 12<n<18. Ces
tensioactifs s’intercalent entre les feuillets d’un silicate de sodium hydraté de structure
lamellaire, la kanémite de formule NaHSi2O5, 3H2O, et permettent de former un réseau
hexagonal de mésopores cylindriques après restructuration de l’ensemble. Les solides obtenus
sont appelés FSM-n (FSM : Folded Sheets Mesoporous materials), avec 12 < n < 18.
Une équipe de recherche de la société Mobil Oil dépose un brevet en 1991 sur des
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D’autres travaux ont suivi ces découvertes, motivés par l’engouement et les potentialités
offertes par ces matériaux aux pores plus larges.
En 1994 l’équipe de G. D. Stucky a ouvert une nouvelle voie de synthèse des matériaux
mésoporeux organisés appelée famille des SBA-n (SBA : Santa Barbara Amorphous).
Huo et al. rapportent la synthèse des premiers matériaux mésoporeux de type SBA-n préparés
à partir de tensioactifs anioniques et cationiques [8]. Ces synthèses ont conduit à la formation
des matériaux de type SBA-1, SBA-2 et SBA-3 [9,10]. En 1995, Tanev et al. [11] proposent
une nouvelle voie de synthèse en utilisant des tensioactifs neutres. La première famille de
matériaux obtenue a été nommée HMS (Hexagonal Mesoporous Silica) synthétisée à partir
d’amines primaires. Bagshaw et al. présentent par la suite, une deuxième famille de matériaux
appelée MSU-n (MSU : Michigan State University) synthétisée à partir des oxydes
polyéthoxylés [12]. En outre, Zhao et al. ont synthétisés à partir de tensioactif non ionique
d’autres types de matériaux de la famille SBA-n comme les SBA-11 et SBA-12 en utilisant
des tensioactifs polyoxyéthylés ou des SMO de type SBA-15 et SBA-16 à partir des
copolymères à blocs [13,14].
De nombreuses autres structures ont été découvertes au cours des dernières années telles
que les structures de type CMI [15], FDU [16], KIT [17], TUD [18]… L’ensemble de ces
solides mésostructurés est présenté par Zhao [19].
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Parmi ces nombreuses silices synthétisées, deux types de matériaux ont tout
particulièrement intéressé les chercheurs: les solides MCM-41 (Mobil Concept Matter) et
SBA-15 (Santa Barbara),tous deux à structure hexagonale.
Les matériaux MCM-41 sont synthétisés à partir de structurants cationiques tels que le
bromure de cétyltriméthylammonium (CTAB), les solides SBA-15, mis au point par Zhao et
al., en 1998, sont obtenus à partir de copolymères triblocs « Poly(ethylene glycol)-blockpoly(
propylene glycol)-block-poly(ethylene glycol) » ou Pluronic P123 neutres en milieu
acide.L’utilisation de ces copolymeres entraine la formation de solides qui presentent des
pores de diamètre plus élevé que ceux des MCM-41 (30 – 200 Å pour SBA-15 au lieu de 20 –
40 Å pour MCM-41), des parois de silice nettement plus épaisses (20 – 50 Å) d’ou une
meilleure stabilité mécanique et thermique des matériaux SBA-15.
[Link] mésoporeux de type MCM-41(Mobile composition of matter number 41)
[Link]èse de MCM-41
Exemple1
Cette méthode a ensuite été adaptée, tout d’abord en jouant sur le pH (synthèse en
milieu acide, pH<5) et en présence du contre ion H-.20,21 Tanev et Pinnavaia ont été les
premiers à utiliser un précurseur neutre, avec lequel la formation de la structure
mésoporeuse est basée sur les interactions des liaisons hydrogène et sur l’autoassemblage
entre les micelles d’amines primaires (C12H25NH2) et les précurseurs
inorganiques neutres ((C2H5O)4Si).22 Dans un protocole type, le tétraéthylorthosilicateTEOS (1,0
mol) est ajouté sous vive agitation à une solution d’amine (0,27 mol) dans de l’éthanol (9,09 mol)
et de l’eau déminéralisée (29,6 mol). La solution est alors laissée au repos à l’ambiante
pendant 18 heures, puis la silice mésoporeuse hexagonale obtenue est mise à sécher à
l’air. Le précurseur résiduel est ensuite éliminé en mélangeant la silice séchée à de
l’éthanol chaud selon un rapport de 1 g de silice pour 150 mL d’éthanol pendant 1 heure.
Le produit est finalement filtré et lavé avec 100 mL d’éthanol, la procédure d’extraction
étant répétée deux fois avant le séchage sous air à 353 K.
Exemple2
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I.3. Matériaux mésoporeux de type SBA-15. (Santa Barbara Amorphous number 15)
I.3.1.Généralités
La famille des SBA-n découverte fin des années 90 par Zhao et al. à l’Université de
Santa Barbara en Californie [13]. La synthèse des premiers matériaux de ce type repose sur
l’utilisation de tensioactifs gemini,
noté Cn-s-m, contenant deux parties hydrophiles séparées par une partie hydrophobe. Leur
formule est de type CnH2n+1 [(CH3)2N+(CH2)s-N+(CH3)2] (CmH2m+1). Les solides obtenus
peuvent être de la phase SBA-1 de structure cubique de groupe d’espace Pm3n, SBA-2 de
structure 3D-hexagonale de groupe d’espace P63/mmc ou SBA-3 de structure 2D-hexagonale.
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Cependant, toutes les phases SBA-n ne sont pas synthétisées à partir de tensioactifs gémini.
Des tensioactifs polyéthoxylés ayant pour formule Cm(OE)nOH sont également utilisés et
donnent lieu à la phase SBA-11 de structure cubique de groupe d’espace Pm3m à partir du
tensioactif C16(EO)10, SBA-12 de structure hexagonale tridimensionnelle de groupe d’espace
P63/mmc à partir du C18(EO)10 ou à la phase SBA-14 de structure cubique à partir du
C12(EO)4 [14].
Des copolymères amphiphiles à blocs ayant pour formule (POE)n(POP)m(POE)n avec
OE=(CH2CH2O) et OP=(CH2CH(CH3)O) pour 0≤n≤120 et 0≤m≤70, [13,14] ont été
également utilisés. En particulier la synthèse de SMO type de SBA-15 de structure
2Dhexagonale (P6mm) est réalisée à partir du Pluronic P123 de formule
(POE)20(POP)70(POE)20 alors que la SMO de type SBA-16 de structure 3D-cubique (Im3m)
est obtenue à partir du Pluronic F127 de formule (POE)106(POP)70(POE)106.
Quelques structures mésoporeuses sont représentées sur la Figure I.4.
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d’un début de précipitation. La suspension obtenue est maintenue à 35°C ( 1.5 °C) au
moins 24 heures. Le but est d’éliminer les traces d’éthanol qui nuiraient à la formation des
micelles cylindriques. Ensuite, la suspension est divisée en quatre fractions pour obtenir 4
échantillons à partir d’une même préparation :
- la première est directement séchée et la partie solide est récupérée (cette fraction ne subit
pas de traitement hydrothermal)
- la seconde fraction, placée dans un flacon hermétique en téflon, est mise dans une étuve
réglée à 100°C. Après ce traitement hydrothermal de 24 heures, on constate qu’il y a un
précipité blanc important au fond du flacon (matériau hybride à la fois organique et
inorganique). Après retour à la température ambiante, on récupère la partie solide par
filtration.
La calcination, qui permet d’éliminer totalement le surfactant. Elle permet de libérer deux
types de porosité; d’une part des mésopores organisés qui se forment par l’élimination des
micelles cylindriques et d’autre part des micropores désorganisés, traces des chaînes EO
partiellement engagées dans la silice.
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[Link] P123 est un surfactants neutres, copolymères triblocs amphiphiles, contenant une
alternance de chaines polyethyloxyde (poly-EO) et de chaines polypropyloxyde (poly-PO).
Les chaines poly-PO sont plus hydrophobes que les chaines poly-EO. A température ambiante
une chaine poly-EO seule est soluble dans l’eau, quelle que soit sa longueur.
Le Pluronic P123, surfactant commercialisé par BASF, est constitué de deux blocs
hydrophiles encadrant un bloc hydrophobe. Les blocs hydrophiles sont formés par un
enchaînement de 20 motifs d’oxyde d’éthylène (EO), tandis que le bloc hydrophobe contient
70 motifs d’oxyde de propylène (PO). La première lettre du nom utilisé par les industriels
symbolise l’état physique du composé à température ambiante. Les deux premières lettres
décimales correspondent au poids moléculaire de la partie hydrophobe divisé par 300. La
dernière décimale correspond au pourcentage massique de groupements hydrophiles multiplié
par 10. Soit, P123 (nomenclature BASF) où P correspond à pâte, 12 correspond à 3600g/mol
pour la partie hydrophobe et le chiffre 3 correspond à 30% de groupements hydrophiles dans
ce surfactant.
[Link] diamètre des pores peut être modulé en jouant soit sur les conditions de synthèse en
prenant des copolymères triblocs de longueurs de chaînes variées soit en ajoutant des agents
de gonflement, molécules organiques (TMB) qui vont se localiser au coeur des agrégats et
augmenter leur diamètre apparent. Soit encore, en utilisant un même tribloc,consiste à
modifier la taille des mésopores en faisant subir au matériau hybride un traitement
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tensioactif dans une solution aqueuse très acide selon le procédé sol-gel. Le processus de
formation de SMO de type SBA-15 est représenté sur la Figure I.6.
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Cours MMM Master2: Génie pétrochimique 2024/2025
Suite cours1'
Il existe différentes stratégies d’introduction de mésopores dans les zéolithes, soit directement
pendant la synthèse, soit par des traitements post-synthèse. Elles ont été classées par Chal et
al. [49] en deux grandes catégories : les méthodes dites destructives ou constructives (Figure
11). Les méthodes destructives consistent à détruire partiellement la structure microporeuse
d’une zéolithe par des traitements physico-chimiques pour introduire les mésopores. Tandis
que les voies constructives créent, de manière directe ou en plusieurs étapes, des matériaux
micro-mésoporeux à l’aide d’agents structurants.
La désalumination est une des premières méthodes de création de mésoporosité dans les
zéolithes et c’est la technique de démétallation la plus utilisée dans l’industrie [50-52]. Elle
est réalisée soit par traitement à la vapeur d’eau (steaming), soit par traitement acide. Des
méthodes moins courantes par traitement thermique [53-55] ou traitement chimique [51, 56]
sont également décrites dans la littérature mais restent moins utilisées.
Le traitement par steaming est la méthode la plus employée pour la génération de mésopores
dans les zéolithes. Il est réalisé à haute température, généralement au dessus de 500°C, sous
flux de vapeur d’eau. Le traitement acide utilise quant à lui des solutions d’acides concentrées
afin d’hydrolyser les liaisons Si-O-Al. La nature de l’acide utilisé et la structure de la zéolithe
ont une grande influence sur l’efficacité de la méthode [57, 58].1
Cependant, en plus de la modification de la porosité des matériaux, cette méthode provoque
une diminution de la densité des sites acides. En effet, l’élimination de l’aluminium du réseau
est responsable entre autre de la perte des sites acides de Brønsted. De plus, la désalumination
a tendance à créer une accumulation des atomes d’aluminium à l’extérieur du réseau, ce qui
peut provoquer l’augmentation du nombre de sites acides de Lewis. Généralement, un
deuxième traitement de steaming ou lavage à l’acide dans des conditions plus douces est
appliqué au matériau pour éviter ce problème.
I.2.1.2. La dessilication
La dessilication est la deuxième méthode de démétallation utilisée pour la création de
mésopores dans les zéolithes. C’est une technique qui est maintenant assez bien décrite dans
la littérature [47, 59] et qui consiste cette fois à extraire sélectivement les atomes de silicium
du réseau de la zéolithe à l’aide d’une solution basique.
C’est généralement la soude (NaOH) qui est employée en tant que solution alcaline, mais on
trouve également des travaux rapportant l’utilisation de bases organiques comme l’hydroxyde
de tétrapropylammonium (TPAOH) par exemple [60].
zéolithique. En effet les deux agents structurants agissent plutôt de manière compétitive et le
contrôle des interactions entre le tensio-actif et la silice pour la formation des mésopores et
entre l’agent structurant moléculaire et la silice pour la formation des micropores est très
délicat.
Afin d’éviter les compétitions entre les deux agents structurants, l’équipe de Holland et al.
[68] a remplacé l’agent structurant mou de formation des mésopores par un agent structurant
dur, dans ce cas des billes de polystyrène. C’est après calcination du polymère qu’on obtient
un matériau macroporeux aux parois microporeuses zéolithiques. Les conditions
d’imprégnation sont également essentielles pour l’obtention de matériaux homogènes. Il faut
en effet que la nucléation de la zéolithe ait lieu seulement dans les pores interstitiels du
substrat pour éviter la formation de zones purement microporeuses. Pour cela, il est préférable
de procéder par des imprégnations successives du substrat par le gel de synthèse de la
zéolithe. Cette méthode permet alors l’obtention de matériaux micro-mésoporeux dont il est
possible de contrôler la taille, la forme et la connectivité des mésopores en fonction du choix
de l’agent structurant. En effet, de nombreux autres agents structurants durs ont depuis été
étudiés et sont résumés dans les revues de Tao et al. [59] et Egeblad et al. [69].
Dans un premier temps, la zéolithe est partiellement dissoute dans une solution basique à
température ambiante. Un tensio-actif, agent structurant de mésopores, est ensuite ajouté au
milieu et le mélange subit un traitement hydrothermique sous pression autogène pendant une à
plusieurs heures. C’est au cours de cette étape que la zéolithe dissoute recristallise autour des
micelles de tensio-actif. Après refroidissement à température ambiante, le solide est récupéré
Responsable Du cours de la matière1 (UEM3) : Mr. [Link]
y.yahaya1451@[Link]
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par filtration, lavé puis séché. L’élimination de l’agent structurant organique dans le matériau
se fait par calcination pour laisser place au matériau composite microporeux/mésoporeux.
Finalement, de même que pour la dessilication, si la solution basique utilisée est la soude, un
échange ionique est nécessaire pour retrouver la forme acide de la zéolithe.
Parmi les applications possibles pour de tels matériaux, une récente étude montre des résultats
remarquables pour la réaction d’hydrocraquage des hydrocarbures. Le catalyseur utilisé dans
ce cas était une faujasite à porosité trimodale, obtenue par les traitement de désalumination et
dessilication successivement [90].